Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Pour une rentrée en fanfare !

Le 21 septembre 2018, NOLA French Connection Brass Band sort un album bourré d’énergie. Sept titres survitaminés pour aborder la rentrée en fanfare. Impossible de résister à la joyeuse bande de frappeurs, souffleurs, chanteurs. Ils dissipent l’ennui, effacent la fatigue et communiquent leur entrain joyeux.

NOLA French Connection Brass Band… c’est un brass band français venu en droite ligne de La Nouvelle-Orléans, la ville-mère des marching bands, ces fanfares populaires qui déambulent dans les rues.

Cette bande de neuf musiciens parisiens déborde d’énergie. Ils frappent caisses et percussions, soufflent dans trompettes, trombones et saxophone sans oublier de chanter à en perdre haleine avec un entrain étonnant et une énergie débordante.

« Street Kings » en témoigne…

Naissance de NOLA French Connection Brass Band

Lors d’un séjour en Louisiane à La Nouvelle-Orléans dans le quartier de Jackson Square, quelques-uns de ceux qui constituent le groupe actuel ont eu l’occasion de jouer avec des musiciens locaux. Amateurs des groupes phares du style, comme le Hot 8, Dirty Dozen Brass Band ou Rebirth Brass Band, les musiciens, dès leur retour en France décident de créer leur brass band en 2016.

NOLA French Connection Brass Band

NOLA French Connection Brass Band©Philip Ducap

En hommage à la Nouvelle-Orléans, ils le nomment NOLA (New Orleans Louisiana) French Connection Brass Band et les voilà partis… Les morceaux sont de leur cru, paroles et musique.

Ça sonne funk, soul, hip hop et jazz… ça envoie et ça donne la pêche !

Le groupe veut transmettre la musique des second lines néo-orléanaises. Dans les fanfares de rue, il y avait en première ligne les fanfares officielles, au jeu plutôt classique. Venaient ensuite les fanfares plus dansantes, celles qui constituaient la seconde ligne, qui exécutaient leurs pas de danse en ligne en jouant du jazz, un jazz qui au fil des années a trempé son expression dans le bain de la soul et la marmite du funk.

Depuis sa création, NOLA French Connection Brass Band enchaîne les déambulations de rues et se produit sur scène avec succès. En 2018, il est sélectionné pour le concours de La Défense Jazz Festival où il s’est produit le 27 juin.

Après la rue et les scènes… les studios

Aujourd’hui les neuf musiciens parisiens perpétuent la tradition néo-orléanaise dans les rues et sur les scènes. Pour mieux faire découvrir leur musique, ils sont entrés en studio et…  le 21 septembre 2018 sort leur album, NOLA French Connection (Fo Feo Productions).

Les neuf musiciens ont gravé sept titres qui résonnent comme un concentré de groove !

Avec Hippolyte Fevre (trompettes), Gabriel Levasseur (trompette), Nicolas Benedetti (trombone), Michael Ballue (trombone) et Bastien Weeger (saxophone ténor), les soufflants envoient des riffs puissants et cuivrés. Avec Johan Barrer (grosse caisse), Florent Berteau (caisse claire) et Tao Erhlich (percussions), caisses et percussions assurent avec Rémi Cretal (sousaphone) une rythmique infaillible. Les voix enivrantes chantent à en perdre haleine.Couverture de l'album NOLA French Connection Brass Band

De quoi transformer, salon, chambre, habitacle de voiture en un néo-Jackson Square. Idem dans le bus ou le métro, il suffirait de faire circuler les écouteurs pour que la musique dynamise l’atmosphère et transforme la monotonie quotidienne des transports en commun en un moment festif. On imagine sans peine le clip qui évoquerait cette transformation.

Les compositions de l’album s’articulent autour de questions/réponses entre les neuf instrumentistes. Les refrains chantés en chœur sont parsemés de chorus et riffs de cuivres avec des clins d’œil aux maîtres, Bootsy Coolins, George Clinton ou Maceo Parker.

On a un petit faible pour Coffee Machine Blues. Le sousaphone tient la ligne de basse en soutien aux mélodies, aux riffs et aux improvisations des trompettes, trombones et du saxophone ténor, tous soutenus par les solides rythmiciens.

 
Quelques RV de concerts pour écouter live Nola French Connection. Dès 19h30 les 15 & 16 octobre 2018 à Paris à La Boule Noire pour la sortie de l’album. Possible aussi de les retrouver le 12 octobre 2018 à Nancy en première partie de soirée sous le chapiteau du Parc de la Pépinière lors du Nancy Jazz Pulsations, le 18 octobre 2018 à Tourcoing lors du Tourcoing Jazz Festival.
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Samy Thiébault présente « Caribbean Stories »

Samy Thiébault présente « Caribbean Stories »

Voyage musical entre fête et spiritualité

Inspiré par les musiques de la Caraïbe, le saxophoniste Samy Thiébault présente « Caribbean Stories ». Empreint d’une musicalité festive, l’album invite à un voyage métissé qui vibre d’humanité et de spiritualité. Des histoires musicales caribéennes à découvrir dès le 21 septembre 2018.

En juin 2018, le single et le clip « Calypsotopia » ont déclenché intérêt et curiosité mais il aura fallu attendre jusqu’au 21 septembre 2018 pour découvrir « Caribbean Stories » (Gaya Music Production/L’Autre Distribution), le nouvel album du compositeur, saxophoniste et flutiste Samy Thiébault.

Le musicien a plongé son inspiration et ses instruments à la source et même jusque dans l’âme des musiques caribéennes. Il les a explorées et revient conter ses enchanteresses « Caribbean Stories ». L’opus célèbre l’esprit de la fête et incite à la danse mais il laisse aussi place à des instants introspectifs voire méditatifs.

Samy Thiébault

Samy Thiebault, Caribbean Stories

Samy Thiebault©Youri Lenquette

Né en Côte d’Ivoire, celui qui est à l’origine de « Caribbean Stories » est issu d’un père français et d’une mère marocaine. Il entreprend parallèlement un cursus de philosophie et de musique. Il entre au CNSM de Paris dans la classe de jazz dont il sort en 2008.

Depuis 2004 c’est dans le jazz que Samy Thiébault s’est fait un nom. Au fil des ans on le découvre sur « Blues For Nel » (2004). Ses productions discographiques se suivent : « Gaya Scienza » (2007), « Upanishad Experiences » (2010), « Clear Fire » (2013), « Feast of Friends (2015) autour des Doors et « Rebirth » (2016) porteur de ses nombreuses influences musicales parmi lesquelles Coltrane, les musiques du Maroc et de la Côte d’Ivoire sans oublier la musique classique occidentale. Au fur et à mesure des années, le succès ne se dément pas et il devient un artiste reconnu sur les scènes nationales et internationales.

« Caribbean Stories »

En 2018, on ne va pas ergoter pour savoir si « Caribbean Stories » est à classer dans le jazz ou non car de facto, il s’agit de la musique de Samy Thiébault, de celle qu’il pratique aujourd’hui. Une expression très personnelle mâtinée d’influences diverses qui émargent du côté de Cuba, des Antilles, du Vénézuela, de l’Afrique, de Puerto Rico sans oublier de regarder du côté de Coltrane. De fait, le maître mot qui préside à l’album est sans doute le terme métissage.

Couverture de l'album Caribbean Stories de Samy ThiebaultEn effet, les racines des musiques caribéennes plongent dans les origines et les cultures des hommes déracinés qui ont peuplé ces territoires de la mer des Caraïbes. Calypso, merengue, bolero, chachacha, valse, son et danson émanent des cultures africaines, européennes et sud-américaines qui les ont irrigués. Leur histoire porte les cicatrices mais témoigne surtout de la richesse de celles et de ceux qui, nés dans la souffrance ont fondé leur culture et leur identité dans le terreau de leur diversité. Les musiques de la Caraïbe sont multiples et diffèrent mais elles ont toutes en commun cette pluralité d’origines dont elles se nourrissent.

Pour porter le répertoire de son nouveau projet, Samy Thiébault est accompagné d’une nouvelle équipe à l’image de sa musique. Autour de lui le leader a réuni une solide section rythmique avec le percussionniste cubain Inor Sotolongo, le batteur Arnaud Dolmen, originaire de la Guadeloupe et le contrebassiste natif de Cuba, Felipe Cabrera chargé aussi des fondements harmoniques. Les guitaristes Hugo Lippi et Ralph Lavital apportent leur contribution et des influences venues d’Angleterre et de Martinique. Le tromboniste Fidel Fourneyron, très attaché aux musiques cubaines, dialogue avec le saxophone ténor et la flûte alto de Samy Thiébault.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Santeria. Le saxophone introduit seul le motif musical qu’il reprend soutenu par le groupe. La mélodie du ténor élève ensuite son chant qui croise celui de la guitare. Les improvisations du saxophone et de la guitare sont ponctuées par une section rythmique très présente. On a l’impression de suivre une procession de santeria, cette religion cubaine dérivée du culte yoruba.

Poesia Si Fin débute sur un tempo de chachacha qu’introduisent contrebasse et section rythmique. Le saxophone chante une mélodie mélancolique avant de souffler une incantation lascive aux aigus teintés de nostalgie. Il passe ensuite la main à la guitare qui fait claquer ses notes, façon Benson.

Les Mangeurs d’étoiles déroulent une voûte musicale hypnotique. Après une douce introduction du ténor sur un motif répétitif de guitare, Samy Thiébault s’enflamme et se lance dans un solo fiévreux au discours coltranien. On demeure captif du rythme lancinant et des volutes que le saxophone déroule. On est comme ensorcelé.

Sur un tempo de calypso, trombone et saxophone en totale symbiose incitent à une danse chaloupée que percussions et batterie soutiennent. Les chœurs reprennent en créole et ouvrent l’espace au trombone à la sonorité charpentée. Avec souplesse la guitare s’invite et l’on se prend à chanter avec le groupe jusqu’au bout de la nuit sur Calypsotopia.

Ballade teintée de mélancolie suave, Tanger la Negra adopte un tempo de bolero. Le ténor méditatif déroule son chant nostalgique soutenu par les accords caressants de la guitare et par les harmonies douces de la contrebasse.

Samy Thiebault sort Caribbean Stories

Samy Thiebault©Youri Lenquette

Puerto Rican Folk Song résonne du rythme de la jibara, une musique traditionnelle de Porto Rico. Trombone et ténor entrecroisent chants et contre-chants puis dialoguent par improvisations interposées. Leurs sonorités chaleureuses et cuivrées laissent ensuite place aux percussions et aux chœurs. L’ambiance se fait envoûtante.

Sur Let Freedom Reign le trombone de Fidel Fourneyron et la flute alto de Samy Thiébault exposent la mélodie comme une incantation accompagnée par une rythmique délicate et inspirée. Le solo de trombone fait entendre une prière profane déchirante que la flute relaie.

Le ténor cisèle la mélodie et la guitare tresse les contre-chants sur Presagio qui s’amuse avec les syncopes. On se laisse porter par le flux du saxophone qui s’évade pour improviser mais redevient mélodiste avant de laisser les rythmiciens et la guitare terminer le rêve.

Librement inspiré d’un traditionnel vénézuélien, Pajarillo Verde tourne sur un tempo de valse folle que la rythmique agrémente d’un balancement propre aux Antilles. La guitare légère et sensuelle laisse le saxophone tournoyer avant de revenir au thème. L’album se termine avec Aida, une ballade qui hésite entre gravité et exaltation, entre chant volubile et sensible du ténor et soutien lumineux de la guitare.

Sur « Caribbean Stories », Samy Thiébault et ses complices tissent les fils des musiques issues de la Caraïbe et d’autres ailleurs. Ils les combinent en un ouvrage singulier et poétique. Dix plages, dix atmosphères différentes, dix histoires captivantes. Au final, un disque envoutant et ressourçant pour aborder l’automne avec le soleil entre les oreilles et dans le corps.

 

Rendez-vous le 15 novembre 2018 à Paris au Café de la Danse pour le concert de sortie de l’album de Samy Thiébault « Caribbean Stories ». Un moment à ne manquer pour retrouver Hugo Lippi (guitare), Ralph Lavital (guitare), Felipe Cabrera (contrebasse), Arnaud Dolmen (batterie), Inor Sotolongo (percussions) et Daniel Zimmerman (trombone).
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En septembre 2018 Laborie Jazz fait très fort !

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ERMI’JAZZ et 6 sorties d’albums

En ce début d’automne, l’actualité du label Laborie Jazz attire l’attention. Du 24 au 28 septembre 2018, se profile ERMI’JAZZ avec dix concerts des artistes du label au Studio de l’Ermitage. La sortie de six nouveaux albums précède cet évènement. Bravo au dynamisme de ce label de production indépendant.

Depuis 2006 le label Laborie Jazz figure en bonne place parmi les labels de production indépendants français. En 2017 il s’engage dans la production de concerts pour ses artistes. En 2018, il frappe un grand coup pour mieux accompagner et développer la carrière des artistes qu’il soutient.Logo du Label Laborie Jazz

En investissant le Studio de l’Ermitage pendant une semaine avec ERMI’JAZZ, Jean-Michel Leygonie (directeur artistique) et son équipe de Laborie Jazz donnent ainsi une plus grande visibilité au travail de neuf des artistes du label. Ainsi sont mises en avant de nouveaux venus comme Cassius Lambert signé en mars 2018 mais aussi des artistes confirmés comme Anne Paceo.

On note avec intérêt la présence de quatre femmes musiciennes et compositrices parmi les neuf artistes programmés durant le festival Laborie : la batteuse Anne Paceo, la chanteuse Leïla Martial, la clarinettiste Elodie Pasquier et la saxophoniste Silvia Ribeiro Ferreira.

ERMI’JAZZ… le Festival Laborie

Le Studio de l’Ermitage accueille le Festival Laborie à Paris du 24 au 28 septembre 2018

… 5 jours, 9 artistes, 10 concerts.

Lundi 24 septembre 2018

  • A 18h, la scène appartient à Anne Paceo et son projet « Circles ». La musique pulsatile, tendre, organique et onirique de ce groupe vaut le déplacement, d’autant plus que dès janvier 2019, Anne Paceo va tourner avec son nouveau projet « Bright Shadows ».
  • A 20h30, la clarinettiste Elodie Pasquier présente « Mona ». C’est l’occasion rêvée pour découvrir le Quintet EST « Mona » et l’unité de son qui le caractérise, un Son qui évolue, circule, transpire et exulte.

Mardi 25 septembre 2018

  • A 18h, Itamar Borochov présente « Blue Nights ». Le trompettiste, mélodiste accompli revient sur scène avec son nouveau projet. Il propose sa musique, aboutissement de sa recherche du « Divin » dans le sacré comme dans le profane.
  • A 20h30, place à Silvia Ribeiro Ferreira. A la tête de son quartet elle présente son projet « Luziades ». Avec ses saxophones, elle explose les timbres et les formes.

Mercredi 26 septembre 2018

  • A 18h & 20h30, le pianiste Lorenzo Naccarato est de retour avec son trio et son nouveau projet « Nova Rupta ». Il offre une musique en mouvement qui séduit et dépayse.

Jeudi 27 septembre 2018

  • A 18h, la soirée ouvre avec la vocaliste Leïla Martial qui présente « Baabel » en trio. C’est le moment où jamais de prendre la mesure de l’évolution de ce projet créatif. De belles émotions en perspective.
  • A 20h30, c’est le guitariste Benjamin Bobenrieth qui prend le relai sur scène avec son projet « Travels ». A la tête de son quartet il porte haut le legs des maîtres de la guitare manouche qui l’ont inspiré.

Vendredi 28 Septembre 2018

  • A 18h, le groupe Festen présente le tout nouveau « Inside Stanley Kubrick ». L’énergique quartet dévoile au public l’univers énigmatique et tourmenté de sa nouvelle musique.
  • A 20h30, le jeune bassiste et compositeur suédois Cassius Lambert termine la soirée. Il présente son projet « Symmetri » avec son septet aux résonances contemporaines qui marie jazz, funk, rock, hip-hop et musique minimaliste.

Avec cette toute récente recrue du label se termine le Festival Laborie dont on espère qu’il sera suivi d’une deuxième édition en 2019.

Six sorties d’albums

En amont de l’ERMI’JAZZ, le label Laborie Jazz annonce pour le 21 septembre 2018 six nouvelles sorties d’albums.

A cette occasion, il propose de découvrir les projets de trois nouveaux artistes : la saxophoniste Silvia Ribeiro Ferreira avec « Luziades », le guitariste Benjamin Bobenrieth avec « Travels » et le bassiste Cassius Lambert avec « Symmetri ».

Trois autres musiciens reviennent avec de nouveaux projets. Le groupe Festen avec « Inside Stanley Kubrick », le pianiste Lorenzo Naccarato avec « Nova Rupta » et le trompettiste Itamar Borochov avec « Blue Nights ».

Ci-dessous les échos de « Blue Nights » et « Nova Rupta » écoutés en amont de leur sortie le 21 septembre 2018.

« Blue Nights »

Après « Boomerang » paru en 2006, le trompettiste et compositeur Itamar Borochov est de retour avec de nouvelles et superbes mélodies sur « Blue Nights » (Laborie Jazz/Socadisc/Idol) le leader est entouré du pianiste Rob Clearfield, du bassiste et oudiste Avri Borochov et du batteur Jay Sawyer.

couverture de l'album Blue Nights par Itamar Borochov chez Laborie JazzOn a aimé Right now, la composition lumineuse du trompettiste dont la sonorité voilée évoque un climat de recueillement voire de prière. Sur Blue Nights, l’atmosphère se fait hypnotisante avec un motif itératif joué de manière fusionnelle par le piano et la trompette. La tension monte encore avec l’intervention du oud et d’une rythmique ancrée dans la tradition juive séculaire.

On vibre sur Motherlands où intervient Innov Gnawa. La mélopée chantée par Maalem Hassan Ben Jaafer soutenu par les voix et les qraqers de Samir Langus et Amino stimule l’expression du trompettiste qui fait un clin d’oeil au hard-bop, style où il excelle. Sur Maalem, le groupe adopte une esthétique qui permet au trompettiste de phraser aux marges de la tradition cool.

Daasal évoque quant à lui les atmosphères tendues du hard-bop et les envolées bouillonnantes de la trompette rappellent parfois le style d’un certain Woody Shaw. Garden Dog Sleeps et Broken Vessels mettent en avant le rôle de la section rythmique inspirée et foudroyante qui pousse le trompettiste dans ses retranchements.

Les deux derniers titres sont plus sobres. Revolutionizin’ inspire la sérénité et Kol Haolam Kulo-Take Me To The Bridge suggère une quête divine où se croisent exaltation et recueillement.

Inspirée par la tradition séfarade, la musique de l’album est jouée par des musiciens habités, comme en recherche de Divin, qu’il soit sacré ou profane d’ailleurs.

« Nova Rupta »

couverture de l'album Nova Rupta par le Lorenzo Naccarato Trio, Label Laborie Jazz

Pour son deuxième opus, « Nova Rupta » (Laborie Jazz/Socadisc/Idol), le pianiste et compositeur Lorenzo Naccarato revient en trio avec à ses côtés Adrien Rodriguez à la contrebasse et Benjamin Naud à la batterie. En latin, nova rupta signifie nouvelle éruption ce que certains climats volcaniques de l’album évoquent vraiment. Tout au long des dix plages de « Nova Rupta », le trio propose un voyage musical imaginaire.

La musique évoque le mouvement et s’inscrit dans le concept de musique cinématique qui est basée sur des cellules répétitives et développe des motifs. Le disque propose une alternance savamment dosée de climats oniriques et de silences auxquels succèdent d’orageuses perturbations rythmiques rappelant sur Osmosis et Shapes and Shadows les atmosphères du groupe « Bad Plus ».

Au final , de l’album se dégage une atmosphère qui évoque la nature et engage à une sérénité vigilante.

Le label Laborie Jazz voit grand ! ERMI’JAZZ au Studio de l’Ermitage à Paris du 24 au 28 septembre 2018. Six albums à sortir le 21 septembre 2018. Trois nouvelles signatures… Isabel Sörling, Uriel Herman, François & Louis Moutin. Une nomination aux Victoires du Jazz dans la catégorie « Label de l’année ». A suivre avec attention !

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Le batteur Thomas Delor présente « The Swaggerer »

Le batteur Thomas Delor présente « The Swaggerer »

Chaque plage vaut son pesant d’or

Présenté par le batteur Thomas Delor à la tête de son trio, « The Swaggerer » compte parmi les albums incontournables du début de l’automne 2018. Chaque plage captive l’attention et crée la surprise. Le leader affirme son intérêt pour les mélodies et les climats harmoniques. Une réussite absolue.

Couverture de l'album "The Swaggered" du batteur Thomas DelorLe compositeur et batteur Thomas Delor présente son premier album en tant que leader, « The Swaggerer » (Fresh Sound New Talent/Socadisc) annoncé pour le 27 septembre 2018.

A la tête de son trio, Thomas Delor met en avant sur le disque la  large étendue des possibilités de la batterie. A ses côtés le guitariste Simon Martineau dont on a pu apprécier les qualités sur l’album « ONE. » et le contrebassiste Georges Correia.

Thomas Delor

Musicien autodidacte, Thomas Delor fait partie de la famille des batteurs leaders et compositeurs. Il explore toutes les dimensions de son instrument. Après avoir remporté le concours Jazz à Juan Révélations en 2010, ce natif de Nice sort vainqueur en 2016 du Concours National de Jazz de Nice et est récompensé au Concours International d’orchestres de Jazz.

le batteur Thomas Delor

Thomas-Delor©Frédéric Chapotat

Après de multiples expériences dans de prestigieux festivals et de nombreux clubs de jazz parisiens et internationaux, il a fait ses preuves aux côtés de musiciens renommés (Philippe Petit, Philip Catherine, Ugonna Okegwo, Miroslav Vitous, Christophe Walemme, Eric Lewis…). Outre ses projets comme sideman (Pierre Marcus Quartet), le batteur Thomas Delor développe un projet solo qui met en avant l’ensemble des possibilités de la batterie, il joue aussi dans le « Chamber Metropolitan Trio » aux côtés du pianiste Matthieu Roffé et du contrebassiste Damien Varaillon avec lesquels il a gravé le CD « Arkhè » en 2015 chez Hybrid’Music.

Il possède depuis 2015 un trio dont il est leader et avec lequel il a enregistré le splendide « The Swaggerer ».

Sans emphase, Thomas Delor promène son inspiration loin des balises propres à son instrument. Il affectionne les superbes mélodies qui s’incrustent dans de riches climats harmoniques traversés par des jeux rythmiques singuliers et très personnels. Non content d’écrire de telles partitions il sculpte un propos qui n’est pas seulement celui d’un rythmicien.

« The Swaggerer »

L’album ne se contente pas de groover. L’opus interpelle par son goût prononcé pour les mélodies et les atmosphères dont les couleurs captivent. Un album qui a le sens du suspens. On l’écoute de bout en bout avec curiosité, sans zapper ni se lasser… cela n’est pas si courant !

Jazz, musique classique, compositions originales de Thomas Delor… tout est prétexte pour les musiciens qui dialoguent et s’amusent.

Jazz & Musique Classique

Le toucher sensible et l’articulation de Simon Martineau donnent un sérieux coup de jeunesse au thème de Monk, Rythm-a-ning. Le guitariste ouvre un espace de liberté à Thomas Delor qui en profite pour faire chanter sa batterie.

Le trio s’entend à merveille pour insuffler une respiration éthérée à Blue in Green de Miles Davis. Dans un dialogue aérien, batterie et guitare devisent alors que la contrebasse étire avec eux le tempo qui se prend à flotter. Les balais survolent les peaux et caressent les cymbales, les mailloches font vibrer l’air qui résonne et répond aux confidences de la guitare.

A travers Moonlight, Thomas Delor tire une révérence à Beethoven et sa Sonate au Clair de Lune. Tenu par la batterie, le propos mélodique est soutenu par la guitare et la contrebasse devenues accompagnatrices.

Sur From The New World, il tente une escapade habile entre la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák et les échappées libres que John Williams a fait entendre sur la BO de Star Wars. C’est peut-être là que le titre de l’album prend peut-être tout son sens… !?

Les compositions originales

L’album ouvre avec Prelude en si majeur, dont le titre évoque le monde classique mais qui d’emblée engage à sourire à l’écoute du dialogue qu’entreprend la batterie avec une machine à écrire. Ce morceau n’est pas sans rappeler La Maquina, premier titre de l’album « El Tiempo Por Testigo » où le pianiste espagnol Dorantes avait lui aussi croisé le clavier d’une vieille machine à écrire avec celui de son piano.

Un riff de contrebasse termine Prélude en si majeur et débute le thème suivant, Hidden Meaning. Sa partition teintée de bleu par la guitare permet de capter la connivence qui existe au sein du trio. La contrebasse assure la rythmique et la guitare dialogue avec les phrases de la batterie aventureuse.

Sur The Swaggerer, la batterie casse-cou fanfaronne et engage un swing peu académique entrecoupé de césures et de syncopes entre lesquelles guitare et contrebasse musardent. Toujours inventive et légère la guitare reprend la main et passe le relai à la contrebasse qui ne manque pas d’aplomb. Très interactifs les trois compères semblent s’amuser comme des fous.

L’écriture de Thomas Delor fait aussi une escapade romantique avec LNA. Une ballade où les mailloches sensibles caressent les peaux avec une délicate sensualité alors que les cordes de la guitare articulent leur tendre murmure soutenues par les cordes discrètes mais boisées de la contrebasse. A partir de trois initiales en guise de titre, on se prend à imaginer le prénom de l’inspiratrice de cette tendre ballade.

Tu l’as vu Monk ne manque pas d’aplomb ! Sur cet ultime morceau, la batterie mène le bal mais laisse la part belle à la contrebasse qui ne s’en laisse pas conter et dialogue allègrement avec la batterie alors que la guitare insolente tente d’imposer sa syntaxe. Le thème termine par un point d’interrogation. Durant trois minutes on reste le souffle coupé à l’écoute de ce suspens musical inouï que le trio interprète sur un rythme éperdu.

Sur « Swaggerer » le compositeur et batteur Thomas Delor élabore avec son trio un langage créatif et très personnel qui se joue du tempo et déjoue toutes les règles. La richesse des échanges traduit la grande proximité des membres du trio. Délicat coloriste, élégant et fin rythmicien, le leader affectionne les nuances. Dans son discours alternent de subtiles touches et de puissantes explosions.

2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

En cette fin d’année 2021, deux albums de jazz possèdent les atouts requis pour faire régner la magie des chansons des Noël tout au long de la soirée du 24 décembre et de la journée du 25. « Christmas Celebration » du Amazing Keystone Big Band avec 12 célèbres Christmas songs et « First Noël » d’Ibrahim Maalouf qui reprend les plus grands classiques de Noël auxquels le trompettiste ajoute trois compositions inédites. Du jazz pour célèbrer une véritable « ode à Noël » !

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

Le pianiste Murat Öztürk revient au trio piano-contrebasse-batterie, sur l’album « Aïna ». Enregistré avec le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Franck Agulhon, l’opus propose dix compositions originales du leader. Avec élégance et lyrisme son jeu ne manque pas d’énergie et les mélodies captivent l’oreille.

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

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Riche en surprises, l’année 2021 a permis de se régaler de la musique d’artistes déjà reconnus et d’autres plus récemment révélés. « Jazz sous le sapin#2 » met en avant deux albums qui interpellent par leur singularité. « Split Feelings » du Sébastien Joulie Group et « Explorers » d’Alexis Valet. Ils allient modernité et tradition et contribuent à diversifier les couleurs du jazz. A découvrir sans tarder et à partager largement.

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Le trio Mezquida-Bodilsen-Andersen sort « Pieris »

Le trio Mezquida-Bodilsen-Andersen sort « Pieris »

Ode à la Beauté

Avec la sortie de l’album « Pieris », le label Stunt Records dévoile un nouveau trio jazz piano-contrebasse-batterie, le trio Mezquida-Bodilsen-Andersen. Les trois musiciens réalisent un album à écouter sans modération. Une pépite musicale peaufinée, passionnée et passionnante.

Couverture de l'album Pieris du trio Mezquida-Bodilsen-AndersenC’est un superbe pont musical que « Pieris » tend entre  le Danemark et l’Espagne. Le label Stunt Records réunit le pianiste catalan Marco Mezquida et deux musiciens danois, le contrebassiste Jesper Bodilsen et le batteur Martin Maretti Andersen.

Faut-il  parler du « Trio Mezquida-Bodilsen-Andersen » ou le nommer « Trio Peiris » ? De fait, peu importe le nom du groupe, c’est la musique qui prévaut, or l’écoute des neuf plages procure un bonheur sans pareil et c’est bien là l’essentiel.

« Pieris » célèbre une ode à la Beauté. Le lyrisme délicat et chaleureux du pianiste catalan s’accorde à merveille avec le son ample et rond du contrebassiste Jesper Bodilsen et avec le jeu attentif du batteur Martin Maretti Andersen qui ne manque pas de nuances.

Le trio

Le contrebassiste Jesper Bodilsen a déjà enregistré deux albums fort réussis chez Stunt, « Miritorni In Mente » (2003) et « Gleda » (2005), tous deux enregistrés avec le pianiste italien Stefano Bollani et le batteur Morten Lund avec lesquels la collaboration s’est poursuivie chez ECM sur l’album « Stone in the Water » (2009) et « Joy in Spite of Everything » (2014) où le trio est rejoint par le saxophoniste Mark Turner et le guitariste Bill Frisell.

Trio Mezquida-Bodilsen-AndersenOn peut dire que le contrebassiste sait choisir ses compagnons de studio car pour cette nouvelle production chez Stunt Records, il se rapproche en effet de deux autres talentueux musiciens.

Pour « Pieiris », Jesper Bodilsen se tourne vers une des nouvelles stars du piano européen, le jeune Marco Mezquida qui apporte une contribution essentielle à l’album par la fraîcheur et la légèreté de son toucher, par une dextérité maîtrisée qui suggère plus qu’elle n’explicite. C’est vers Martin Maretti Andersen que s’est tourné le contrebassiste. Son compatriote et collaborateur de longue date, est reconnu au Danemark pour son travail au sein du Pierre Doreg’s New Jungle Orchestra. Son jeu souple et élégant sait créer des tensions et s’accorde tout à fait aux climats de l’album.

Le trio quasi symbiotique offre une musique habitée à la fois par la tendresse et la passion. Intense mais délicat, le propos ciselé de « Pieiris » emprunte les voies d’une esthétique empreinte de délicatesse et de poésie.

Impressions musicales

Le trio ouvre l’album avec Hidden Beauty, pris sur un léger tempo de rumba. Cette ballade sonne comme un chant d’amour que le pianiste développe avec délicatesse, servi par une rythmique élégante. Son toucher évoque la pudeur derrière laquelle se tapit cette beauté cachée qu’évoque le thème composé par le contrebassiste.

On est touché par la version très personnelle que le trio donne de Nostalgias, ce morceau composé en 1936 par Juan Carlos Cobián avec des paroles d’Enrique Cadícamo. Après une courte introduction de la contrebasse, le piano lyrique de Marco Mezquida tisse une mélodie mélancolique entrecoupée de syncopes et de césures. Sobre et nostalgique le morceau accroche l’écoute.

De Florencia, composée par le pianiste, se dégage une mélodie dont le climat d’abord rêveur devient un tourbillon que porte une section rythmique tempétueuse. Pour finir le thème s’apaise.

Avec Joy, le trio change de ton. Le morceau du pianiste sonne comme une chanson au style néo folk-pop qui se donne des allures un peu solennelles.

Sur « Pieiris », la superbe chanson Piensa en mí composé en 1935 par Agustín Lara et sa sœur Maria Teresa Lara résonne d’une grande sensualité. Elle dépasse en émotion et en subtilité la magnifique version chantée par Luz Casal et choisie par Pedro Almodovar pour figurer dans la BO de son film « Talons Aiguilles ». Sur un tempo medium sautillant joué aux balais et après un court solo lumineux de la contrebasse, le piano incite à la danse.

La dextérité incroyable de Marco Mezquida alliée au soutien subtil et opérant de Martin Andersen fait groover A Special One, composée par Jesper Bodilsen.

Sur Min sommerfugl /La mia Farfalla conçue par le contrebassiste, on entreprend un voyage dans le monde imaginaire du trio. Après les arabesques ravelliennes du piano qui évoquent le vol du papillon, la poésie de la mélodie prend le dessus et on plane comme en apesanteur dans un monde de notes qui flottent dans une brume vaporeuse.

On se réjouit à l’écoute de Peace la ballade d’Horace Silver prise sur un tempo médium, avec un léger clin d’oeil à Errol Garner. Le morceau s’en trouve revitalisé et cette plage sonne comme bel hommage au grand pianiste et compositeur de jazz. L’album se termine avec le serein Coral de la Flora d’Estiu composé par le pianiste catalan. Une offrande fleurie, subtile et poétique.

En ce début d’automne 2018, un trio jazz piano-contrebasse-batterie est né. Avec « Pieris », nouvel opus du label Stunt Records, le trio Mezquida-Bodilsen-Andersen propose une musique dont l’esthétique peaufinée parcourt toutes les nuances de la félicité. Des confidences douces et tendres, ardentes et enthousiastes, empreintes d’une nostalgie qui ne s’éternise pas mais intègre un espoir palpable et lumineux.

2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

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Ibrahim Maalouf de retour avec « Levantine Symphony N°1 »

Ibrahim Maalouf de retour avec « Levantine Symphony N°1 »

Hymne unificateur et métissé

L’infatigable Ibrahim Maalouf revient le 14 septembre 2018 avec l’album « Levantine Symphony n°1 ». Dans ce projet symphonique aux confluences des musiques classique, contemporaine, world et jazz, le compositeur tente le défi de rassembler les musiques du Levant. Un projet ambitieux.

Couverture de l'album Levantine Symphony N°1 composée par Ibrahim MaaloufLe compositeur et trompettiste Ibrahim Maalouf est de retour avec un nouveau projet qu’il présente sur l’album « Levantine Symphony N°1 » (Mister Ibe/Universal Music) dont la sortie est annoncée pour le 14 septembre 2018.

L’œuvre a été créée en première mondiale le 01 mars 2018 au Kennedy Center à Washington DC. Le projet est issu d’une collaboration avec la New Levant Initiative, une organisation américaine qui aide à la compréhension et au développement culturel et économique du Levant.

Sur l’album Ibrahim Maalouf propose quarante-cinq minutes d’une suite symphonique qui réunit le Paris Symphonic Orchestra, le chœur d’enfants de La Maîtrise des Hauts de Seine, Ibrahim Maalouf (composition, direction, solos trompette, piano, claviers) et les musiciens de son groupe, François Delporte (guitare), Frank Woeste (Fender Rhodes) et Stéphane Galland (batterie).

Trompettiste, leader, compositeur….

Depuis les années 2000 Ibrahim Maalouf s’est fait connaître comme trompettiste, pianiste, leader et homme de scène mais aussi compositeur et homme de studio qui produit, co

Ibrahim Maalouf

Ibrahim Maalouf©Yann Orhan

mpose, arrange et réalise des albums pour lui et pour les autres. Récompensé par de nombreux prix (4 Victoires de la Musique, César de la meilleure Musique de Film en 2016, …) et d’autres titres honorifiques qu’il serait trop long d’énumérer, voilà Ibrahim Maalouf devenu incontournable.

… Chef d’orchestre

Ibrahim Maalouf devient chef d’orchestre. Avec les musiciens qu’il a réunis autour de lui et avec les ingénieurs du son, il enregistre l’ambitieux projet « Levantine Symphony N°1 ».

Ainsi, Ibrahim Maalouf rassemble les musiques constitutives de son identité musicale qui englobe les cultures arabe sacré, pop, jazz, funk au sein d’une symphonie qu’il souhaite universelle. Il livre la musique du Levant tel qu’il le perçoit, le conçoit.

La symphonie

Seize mouvements s’enchaînent. Le thème est exposé puis repris sous des formes dont les structures changent. Il est développé, s’amenuise, enfle, s’enrichit au fil des sept mouvements. Les instruments et l’intensité varient, la parole circule avec fluidité entre le chœur, les solistes et l’orchestre.

Du prélude au final on se laisse porter au gré des vagues musicales qui se succèdent dans une grande continuité.

« Levantine Symphony N°1 » est marquée du sceau de son auteur et l’on ressent une relative impression de déjà écouté. Rien de surprenant quand on a l’oreille imprégnée des précédents opus du leader tous marqués de son empreinte portée par la sonorité si caractéristique de sa trompette microtonale et par ses univers si personnels. Les inconditionnels du trompettiste Ibrahim Maalouf ne s’en plaindront pas. Aux autres il reste à faire preuve de curiosité pour découvrir cette symphonie.

Pourquoi ne pas approfondir l’écoute de « Levantine Symphony N°1 » en concert et retrouver Ibrahim Maalouf et sa symphonie en direct les 18/19 janvier 2019 à la Seine Musicale ?
2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

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EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »

Un riche carnet de voyage

Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.

Depuis 2011, EYM trio propose un jazz acoustique où Elie Dufour (piano), Marc Michel (batterie) et Yann Phayphet (contrebasse) intègrent dans leur musique des influences venues d’ailleurs.

Après avoir accueilli le joueur de oud Mohamed Abozekry et l’accordéoniste tzigane Marian Badoï sur « Khamsin », EYM Trio invite la chanteuse indienne Mirande Shah et le guitariste new-yorkais Gilad Hekselman sur « Sandhana » (Kollision Prod/Melmax Music/L’Autre Distribution) le troisième album du groupe, annoncé pour le 21 septembre 2018.

« Sadhana »

Couverture de l'album Sadhana de Eym TrioComposé en trois mois l’album condense à la fois les expériences scéniques du groupe, les nouvelles influences qu’ils sont allés quérir en Inde et à New-York, l’état d’esprit du groupe et le processus de création depuis la composition jusqu’à la pochette.

Avec son titre, le disque annonce l’état d’esprit qui a animé le processus de création de l’album : « se fixer pour objectif d’apprendre quelque chose de nouveau chaque jour ». Le terme Sadhana évoque aussi la répétition d’un motif jusqu’à la perfection.

Influences

« Sadhana » résonne des échos de l’Inde. En effet sur trois titres, Vakratunda, Namaste! et Left Alone, le groupe accueille Mirande Shah. La voix envoûtante de la chanteuse dépayse la musique dans une altérité riche en couleurs et en sensations.

Outre ces échos d’Orient, « Sadhana » propose d’autres titres qui se veulent exempts de métissage musical et font référence à un jazz moderne. Ainsi sur deux compositions du batteur I’m travelling Alone et Still standing, le trio invite le guitariste new-yorkais Gilad Hekselman avec lequel s’instaure un dialogue fécond.

La syntaxe musicale du groupe puise aussi dans d’autres univers. Ainsi dans ses deux compositions, Borders et Paradiso Perduto, le pianiste explore d’autres ailleurs qu’on devine issus d’un orient proche de la méditerranée.

Sur EYM Expériment on a souri aux motifs répétitifs tout à fait maitrisés que propose le titre. On s’est aussi amusé sur Mozaïque et ses dédales rythmiques où jamais les musiciens ne s’égarent.

Sur « Sadhana », EYM Trio propose des paysages musicaux reflets d’influences diversifiés. L’album restitue une musique ouverte à un pluralisme musical qui devrait convaincre son public.

Pour découvrir l’univers de « Sadhana » et écouter EYM Trio plusieurs rendez-vous à l’horizon. A Lyon, le 13 septembre 2018 à lAuditorium André Malraux dans les locaux de l’Université Lyon3 sur le site de la Manufacture des Tabacs. A Paris, le 19 septembre à 21h au Studio de l’Ermitage
2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

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Jean-Pierre Como signe « Infinite »

Jean-Pierre Como signe « Infinite »

La délicate poésie d’un jazz intemporel

« Infinite », le dernier opus du pianiste Jean-Pierre Como, vibre de musicalité. Sereine, la musique navigue entre douceur feutrée et ardeur maîtrisée. Le jazz sensible et poétique de l’album dégage un charme auquel il est difficile de résister.

Sorti le 07 septembre 2018, « Infinite » (L’Ame Soeur/Socadisc) réunit Christophe Panzani (saxophones soprano et ténor), Bruno Schorp (contrebasse) et Rémi Vignolo (batterie) autour du pianiste et compositeur Jean-Pierre Como.

Couverture de l'album "Infinite" du pianiste Jean-Pierre ComoPour son onzième album, le leader a favorisé l’expression des musiciens en temps réel. Comme il le précise, le disque résulte d’un « projet collectif » « d’une inspiration plus orale qu’écrite ».

« Infinite » témoigne du dynamisme créatif des quatre interprètes. Leurs interactions fécondes ont enrichi l’écriture de la partition originelle qui compte neuf compositions originales de Jean-Pierre Como et deux titres écrits par Rémi Vignolo. Il en ressort cinquante-cinq minutes d’un jazz lyrique distillé via le dialogue permanent des quatre musiciens complices.

Les musiciens

Christophe Panzani use de ses saxophones comme des pinceaux pour dessiner des volutes de tendresse et des arcs de volupté. La contrebasse de Bruno Shorp libère des ondes de force tempérées par de mélodieuses expressions. Rémy Vignolo fait sonner sa batterie avec une souplesse qui n’oublie pas de s’abreuver aux sources de Vulcain.

Labellisé « Artiste Steinway » en mai 2018, Jean-Pierre Como a rejoint la grande famille des Artistes Steinway au même titre que Keith Jarrett, Ahmad Jamal et Diana Krall dans le monde du jazz. Sur son Steinway le pianiste libère de fluides envolées lyriques, dessine de tendres mélodies poétiques, égrène avec subtilité des notes comme des perles cristallines. Avec délicatesse il utilise ses claviers pour nuancer les couleurs ou stimuler son propos.

Impressions musicales

On se laisse embarquer dans un voyage musical. On navigue sereinement sur de superbes textures harmoniques au gré de mélodies tournoyantes et de ballades poétiques.

I Remember ouvre l’album sur un climat crépusculaire. Grâce au re-recording, les saxophones de Christophe Panzani dialoguent. Inspirées par le jeu serein du piano et portées par une section rythmique tellurique, les notes du soprano tournoient avec superbe dans l’espace musical.

La ballade mélancolique Little Man met en valeur le style épuré de Jean-Pierre Como qui accompagne la lamentation du saxophone. Sur Lucky Day le climat se fait funky et laisse libre court au jeu souple et musclé du ténor et au phrasé gospellisant du piano.

Saxophones ténor et soprano croisent leurs chants sur Olinda. Ils créent un climat de tension qui inspire une superbe improvisation du piano soutenu par la puissance rythmique impulsée par Rémi Vignolo et Bruno Schorp. Sur Wonderland l’atmosphère devient plus onirique et l’on pénètre dans le pays des merveilles du quartet. Au sortir d’ombrageux sentiers foulés par la contrebasse et le saxophone, le piano voltige solo et déclenche un vertige proche de l’ivresse.

On se prend à chantonner sur le tempo chaloupé de La Sorrentina composée par Rémi Vignolo. Exposée à l’unisson par le ténor et le piano la mélodie enchante. On est ensuite chaviré par la courte mais volubile improvisation de Como qui inspire à Panzani une incandescente intervention.

On succombe plus tard au plaisir d’écouter Song for Wayne qui évoque de fort belle manière l’univers de Wayne Shorter. Dans les aigus, le soprano de Panzani évoque à s’y méprendre les inflexions ensorcelantes de Shorter. Magnifique clin d’oeil !

Sur Midnignt Sun le soprano s’envole. Avec Esquisse, on plonge dans un tableau musical bucolique où la contrebasse boisée devise sereinement avec le piano autour de la mélodie avant que les deux instruments n’entrelacent leurs improvisations délicates et raffinées. La sonorité chaleureuse du ténor renforce le climat de paisible sérénité.

Advient ensuite l’exquise ballade, In The Mood for Dreams. La mélodie inspire tout à tour le ténor et le piano qui rivalisent de sensibilité dans leurs expressions. Le son voilé du premier précède le jeu profond du second. Un moment de grâce indicible mais palpable.

L’album se termine avec Le temps d’un instant dont l’introduction piano/ténor évoque brièvement les couleurs sonores du label ECM. Le piano devient ensuite volubile avant de laisser place au lyrisme du saxophone qui s’envole mû par une fougue inspirée.

Sur « Infinite », le dialogue des musiciens libère un jazz intemporel où douceur et force s’entremêlent. Fondé sur la richesse et la spontanéité des échanges, l’album de Jean-Pierre Como navigue entre tendresse et lyrisme, entre délicate sensualité et sereine poésie. Un album incontournable à écouter en boucle.

Rendez-vous le 12 novembre 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris pour le concert de sortie de l’album « Infinite ». Avec sur scène, Christophe Panzani (saxophones), Bruno Schorp (contrebasse) et Rémi Vignolo réunis autour de Jean-Pierre Como (piano).
2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

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« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal

« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal

Époustouflant de bout en bout

Après avoir exploré le monde de Mingus, le contrebassiste Jacques Vidal revient à la composition. « Hymn », son nouvel album enregistré en quintet, apporte une respiration oxygénée et inspirée sur l’actualité jazz de cet automne 2018. Un opus passionnant qui résonne de l’histoire du jazz.

Durant les onze dernières années, le contrebassiste Jacques Vidal s’est immergé dans la musique de Mingus. Alors qu’il ressent le désir de créer de nouveau et de se remettre à l’écriture, survient un fâcheux accident qui l’immobilise durant quelques semaines. Privé de sa contrebasse dont il ne peut plus jouer, il consacre alors son temps et son énergie à composer.

Couverture de l'album "Hymn" de Jacques Vidal QuintetL’inspiration ne le lâche pas et il noircit les portées avec bonheur. Jacques Vidal conçoit onze thèmes en pensant aux musiciens avec lesquels il souhaite s’exprimer.

Avec eux il enchaîne ensuite le travail de mise au point durant les répétitions et en octobre 2017 il enregistre les musiques dans le Studio Midilive à Villetaneuse. Emmanuel Gallet réalise la prise de son et le mixage, Raphaël Jonin se charge du mastering et Jeremy Soudant le graphisme de la pochette…

… et l’album « Hymn » (Label Soupir Editions/Distribution Socadisc) sort le 07 septembre 2018.

Les musiciens

Pour cette nouvelle aventure musicale, Jacques Vidal souhaite réintroduire un instrument absent de ses dernières formations, le piano. Il le confie à Richard Turegano et appelle Philippe Soirat comme maître des toms et cymbales.

A ces deux compagnons souvent présents à ses côtés lors de ses concerts thématiques, il adjoint un duo de soufflants déjà présents sur « Mingus Spirit (2007), « Fables for Mingus » (2011) et « Cuernavaca » (2014), le saxophoniste altiste Pierrick Pedron et le tromboniste Daniel Zimmermann.

Voilà Jacques Vidal à la tête d’un quintet de jazz de belle facture ! De superbes techniciens qui sont aussi de sensibles interprètes et des improvisateurs de premier plan. Chacun met son énergie et sa créativité au service du collectif. Réuni autour des thèmes proposés par le compositeur, le quintet s’approprie les mélodies, sculpte les rythmes et crée de superbes climats harmoniques.

Impressions musicales

Les onze titres de l’album « Hymn » traversent l’histoire du jazz.

L’album ouvre avec To dance un thème qui annonce la couleur car jazz et danse sont liées depuis longtemps. Ce thème groovy suscite en effet l’envie de danser. Le piano s’en donne à cœur joie et les soufflants échangent avec enthousiasme portés par une section rythmique énergique. La ballade Charles Mingus’Sound of Love semble écrite pour Pierrick Pedron. Sur un tempo flottant la voix déchirante du saxophone alto est enrobée par le fluide contrechant du trombone à la sonorité charnelle. Un moment sensible, suave comme un amour naissant.

Exposé à l’unisson par le saxophone alto et le trombone le thème Spirit ouvre avec une belle énergie puis un solo de contrebasse fait évoluer le climat. Le trombone investit l’espace. Il développe un lumineux chorus avant de retrouver l’alto pour un échange empreint de liberté qui précède le retour du quintet sur le thème.

Sur le tempo médium de Walk in New-York, l’alto tient un discours enflammé avant de céder la parole au piano qui lui répond avec une fougue contrôlée. L’ambiance stellaire de Miles sied au trombone de Daniel Zimmermann qui parvient à évoquer les textures et les couleurs davisiennes. Après le solo aérien du piano l’archet de la contrebasse fait entendre son chant apaisé.

Jazz Attitude sert de prétexte aux cinq protagonistes pour swinguer et rappeler les fondamentaux d’un jazz tout en souplesse qu’il fait bon savourer. La sonorité boisée de la contrebasse ouvre ensuite le thème qui donne son nom à l’album. Le trombone et le chant grave de Jacques Vidal instaurent sur Hymn un climat empreint de spiritualité.

Les soufflants débordent d’énergie sur Phrygian Mode. Un court solo de Philippe Soirat déroule le tremplin pour l’alto qui en profite pour virevolter dans les hautes sphères, soutenu dans cet exercice de virtuosité par le trio piano/contrebasse/batterie plus soudé que jamais.

Ce même trio interprète Alice qui advient comme une respiration. Au départ une simple impro, Alice est devenue une véritable composition avec et pour Richard Turegano. Après ce doux répit la parole est confiée à l’archet et à la contrebasse. Les Variations sur le thème d’Alice tissent un espace de recueillement proche du sacré.

L’album se termine de manière intense et bluesy avec Funky Blues dont la rythmique incite au mouvement et renoue avec les racines d’un jazz immémorial.

On se réjouit du retour de Jacques Vidal à la composition. Fin coloriste il juxtapose avec habileté des climats contrastés, des esthétiques aux rythmiques alternées, des expressions nuancées où se côtoient allégresse et spiritualité, entrain et répit, paroxysme et recueillement. Puisse cet « Hymn » au jazz riche en couleurs résonner largement et obtenir le succès qu’il mérite.

 
Pour savourer le quintessence de la musique du Quintet de Jacques Vidal et écouter live le répertoire de l’album « Hymn », RV à Paris les 28 & 29 septembre 2018 à 21h30 au Sunside et le 10 décembre 2018 à au Pan Piper.
2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

2021 Jazz sous le sapin#4… Christmas Celebration & First Noël

En cette fin d’année 2021, deux albums de jazz possèdent les atouts requis pour faire régner la magie des chansons des Noël tout au long de la soirée du 24 décembre et de la journée du 25. « Christmas Celebration » du Amazing Keystone Big Band avec 12 célèbres Christmas songs et « First Noël » d’Ibrahim Maalouf qui reprend les plus grands classiques de Noël auxquels le trompettiste ajoute trois compositions inédites. Du jazz pour célèbrer une véritable « ode à Noël » !

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2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

2021 Jazz sous le sapin#3… Murat Öztürk & « Aïna »

Le pianiste Murat Öztürk revient au trio piano-contrebasse-batterie, sur l’album « Aïna ». Enregistré avec le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Franck Agulhon, l’opus propose dix compositions originales du leader. Avec élégance et lyrisme son jeu ne manque pas d’énergie et les mélodies captivent l’oreille.

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2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

2021 Jazz sous le sapin#2… Sébastien Joulie Group, Alexis Valet

Riche en surprises, l’année 2021 a permis de se régaler de la musique d’artistes déjà reconnus et d’autres plus récemment révélés. « Jazz sous le sapin#2 » met en avant deux albums qui interpellent par leur singularité. « Split Feelings » du Sébastien Joulie Group et « Explorers » d’Alexis Valet. Ils allient modernité et tradition et contribuent à diversifier les couleurs du jazz. A découvrir sans tarder et à partager largement.

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Omer Avital revient avec « Qantar »

Omer Avital revient avec « Qantar »

Un album énergique et rayonnant

Deux ans après « Abutbul Music », le contrebassiste Omer Avital revient avec son nouvel album « Qantar » (Zamzama Records) enregistré à Brooklyn avec le quintet formé en 2016. La musique n’a rien perdu de sa singularité. Rayonnante d’énergie elle résonne d’un jazz solide traversé d’influences orientales.

Le contrebassiste Omer Avital revient avec l'album "Qantar" du « Qantar » est à la fois le nom du quintet créé en 2016 par le contrebassiste Omer Avital et le titre de l’album annoncé en France pour le 07 septembre 2018 après une sortie américaine en avril.

Déjà présents aux côtés du contrebassiste Omer Avital sur l’album « Abutbul Music » sorti en 2016, les saxophonistes Asaf Yuria (ténor et soprano) et Alexander Levin (ténor) et le batteur Ofri Nehemya sont rejoints par le pianiste Eden Ladin.

Un contrebassiste multiculturel

On a déjà évoqué lors de la sortie de l’album « Avital meets Avital » le multiculturalisme du contrebassiste né dans une famille maroco-yéménite arrivée en Israël avec la vague d’immigration maghrébine des années 60. Issu de la première génération d’émigrants, il a grandi dans l’Israël des années 80 et a été marqué par les traditions de sa famille et par leur amour de la musique occidentale. Après avoir appris la guitare classique il est devenu au fil des ans un bassiste de jazz virtuose qui a conservé le goût des mélodies et le sens du blues.

Omer Avital repousse les frontières du jazz contemporain, combine swing et modernité auxquels il ajoute des variations aux saveurs orientales. Dans son toucher coexistent force et précision. Inventif il affectionne les contrastes. Il fait corps avec la batterie pour stimuler les solistes mais fait aussi chanter avec sensibilité les cordes de sa contrebasse.

Un jazz inventif qui transcende les influences

La plupart des titres de l’album ont été écrits par Omer Avital bien avant l’enregistrement et témoignent de l’ensemble de ses inspirations. Le jazz en fait partie mais l’écriture du contrebassiste conserve trace de ses origines et des rencontres qui l’ont marqué.

Sur One Man’s Light is Another Man’s Night composé aux environs de 2004/2005 la musique navigue entre lumière et désespoir. A l’écoute du morceau Hamina écrit à la même époque que le précédent, on est transporté vers les rives orientales de la musique Mizrahi que les juifs israéliens de souche sépharade affectionnent et qui résonne d’influences arabes, grecques ou espagnoles.

Les origines de Daber Elay Africa remontent à 2010 lors d’une improvisation survenue à Tel Aviv entre le pianiste Kirk Lightsey, le percussionniste David Balilti et Omer Avital. Imprégné d’un jazz tempéré, le morceau célèbre les musiques de l’Afrique du Nord.

Bambolero est une nouvelle composition très rythmique qui groove comme un éclat de rire et respire la bonne humeur. La douce ballade Beauty and The Beast a été composée entre 2003 et 2004 puis réarrangée en 2006. De facture plutôt classique la mélodie romantique confiée au soprano résonne d’une modernité douce-amère que le ténor sensible adoucit.

Immigration remonte aux années 1994/1995 peu après l’arrivée du contrebassiste à New-York. Il s’agit d’une de ses premières compositions. Un climat d’étrangeté résonne suivi d’une période où la rythmique et le climat harmonique se densifient. Solaire, Turkish Coffee Blue respire la joie. Les saxophones et le piano élèvent leur blues joyeux porté par la paire rythmique qui assure une assise à la fois solide et tranquille. Des effluves orientaux colonisent le blues imprégné de rythmes qui auraient musardé du côté des Caraïbes.

Écrit en 2008 Cool Song restitue un climat de sérénité. La contrebasse chante un blues méditatif que le piano éclaire de sa tranquille clarté. Le growl entêtant du saxophone est poussé par la batterie avant que le calme ne revienne. L’album se termine en beauté avec le superbe Know What I Mean ?, sans doute une des plus anciennes compositions du contrebassiste (1990). Du jazz old school qui déménage et rappelle les ambiances de jadis, quand les clubs new-yorkais vibraient au rythme des jams échevelées. Avec un petit clin d’oeil de la contrebasse d’Avital en direction de celle de Mingus !

On vibre à l’écoute de « Qantar » et de son jazz contemporain, réjouissant et inventif qui transcende les influences. A l’écoute des neuf titres du nouvel album du contrebassiste Omer Avital, on perçoit la grande complicité qui relie les musiciens et la force de cohésion qui traverse le quintet.

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