« Jazz sous le sapin#1 » présente deux albums qui invitent au voyage. « Zyriab 6.7 » de Juan Carmona retrace celui du musicien et poète Zyriab alors que « Le Souffle des Cordes » de Renaud Garcia-Fons navigue entre Orient et Occident. Retour à la tradition pour le guitariste et escapade au cœur de traditions différentes pour le contrebassiste. L’occasion pour l’oreille de découvrir de superbes paysages musicaux.
Clin d’œil à Joel Hierrezuelo & « Zapateo Suite »
Chaleur, tendresse et rythmes
« Zapateo Suite », premier album du chanteur, guitariste et percussionniste Joel Hierrezuelo constitue une des belles surprises de l’automne 2018. A la tête de son quintet, le natif de La Havane invite à un voyage lumineux au pays des musiques qui irriguent sa vie. Avec bonheur, le jazz croise les musiques cubaines, africaines et orientales.
Dans « Zapateo Suite » (Emiara Prod /Continuo Jazz) à paraître le 07 septembre 2018, Joel Hierrezuelo est entouré du pianiste Yonathan Avishai, du contrebassiste Felipe Cabrera, du batteur Lukmil Pérez et de Luis Manresa à la guitare tres.
Le quintet accueille aussi de prestigieux invités, Munir Hossn (guitare tres et banjo), Ailime Calzedo (contrebasse) et Carlos Miguel Hernandez (chant).
La musique de Joel Hierrezuelo s’abreuve aux sources de la musique cubaine qui l’a nourri depuis son enfance.
Des rencontres de Cuba à Paris
Né dans une famille de musiciens avec pour oncles Lorenzo et Reynaldo Hierrezuelo, Joel Hierrezuelo s’est intéressé très tôt aux percussions sous le regard attentif et bienveillant de son père. Il étudie ensuite la guitare et le chant et entreprend un cursus à l’Institut Supérieur Pédagogique de la Havane où il obtient son diplôme de professeur de musique en 1995.
Après s’être produit avec différents groupes à Cuba, il s’installe à Paris en 1997 et poursuit sa carrière musicale comme chanteur guitariste ou percussionniste aux côtés des plus grands parmi lesquels on peut citer, Alfredo Rodriguez, Anga Diaz, Omara Portuondo, Jomed, Paris Salsa all Star, Minino Garay, Mokhtar Samba, Line Kruse, Manu Katché, Alex Terrier, Fatoumata Diawara, Africando.
Percussionniste dans les groupes de Roberto Fonseca entre 2007 et 2016 il a intégré en 2017 le groupe du duo malien Amadou & Mariam.
« Zapateo Suite » au croisement des rencontres
Dans « Zapateo Suite » que Joel Hierrezuelo a réalisé en leader, se croisent les cultures de ceux qu’il a rencontrés au cours de sa carrière. Autour de lui il a réuni des musiciens venus d’horizons différents. Ensemble, ils interprètent ses compostions (paroles et musiques) dont il a aussi conçu les arrangements.
L’inspiration du leader demeure ancrée dans la musique cubaine qui constitue la base du projet. Avec réussite, l’album intègre jazz, musique africaine et orientale dans des esthétiques qui font alterner les rythmes, zapateo, guajira, zucuzucu. La guitare tres est mise en valeur et dans les accents du piano résonne des échos qui semblent venus en droite ligne de Cuba. La douce voix du chanteur enjôle et stimule tour à tour.
Les douze pistes de « Zapateo Suite » font alterner morceaux instrumentaux et plages chantées. Elles proposent un voyage musical ancré dans une tradition cubaine que Joel Hierrezuelo habite avec sensibilité et nuances. L’amour, la joie et la force des rencontres qui ont jalonné sa vie inspirent l’auteur. Porteur d’un groove chaleureux et énergique l’album est aussi empreint d’une tendre nostalgie. Même si Joel Hierrezuelo s’est promené entre percussions, guitare et chant, ce sont vraiment son chant, sa guitare et les mélodies qui s’imposent dans ce projet.
Pour plonger « live » dans l’univers de Joel Hierrezuelo, un RV se profile le 14 Septembre 2018 à 21h30 au Studio L’Ermitage à Paris pour le concert de la sortie de l’album. Sur scène, le guitariste chanteur et percussionniste se produit avec Yonathan Avishai (piano), Felipe Cabrera (contrebasse), Luis Manresa (guitare Tres) et Lukmil Pérez (batterie) avec en invités, Line Kruse (violon), Ailime Calcedo (violoncelle) et Carlos Miguel Hernandez (chœurs).
2021 Jazz sous le sapin#1… Juan Carmona, Renaud Garcia-Fons
Giovanni Guidi présente « Ojos De Gato »
Avec « Ojos De Gato », Giovanni Guidi rend hommage à Gato Barbieri. Dans l’esprit du grand saxophoniste argentin, l’album du pianiste italien propose un voyage dont les escales musicales évoquent de grandes cités urbaines mais aussi le cinéma de Bertolucci et Pasolini et la musique de Franco D’Andrea et Enrico Rava, Don Cherry et Aldo Romano. Onze titres dont les climats évoluent entre délicatesse et tumulte.
Dal Sasso Big Band – « John Coltrane’s Africa/Brass Revisited »
Ambitieux projet que celui de Christophe Dal Sasso. A la tête d’un big band rehaussé d’un tambour gwo-ka, il revisite « Africa/Brass », l’album de John Coltrane sorti soixante ans plus tôt. Sur le double opus « John Coltrane’s Africa/Brass Revisited », le big band restitue à la musique la puissance spirituelle et humaniste de Coltrane. Servie par des solistes inspirés, la suite musicale somptueuse résonne comme une incantation lyrique autant qu’énergique.




L’Opéra Underground, l’autre scène de l’Opéra propose des musiques qui allient la tradition à l’iconoclasme, la virtuosité à la sobriété et l’énergie des musiques populaires à la complexité harmonique des musiques savantes.
qui va de l’expérimentation électronique des années 60 aux influences indiennes, compositions pour quatuors à cordes, musiques modales et bien plus encore. Il a influencé nombre de groupes musicaux du Velvet Underground à Kraftwerk en passant par les Who ou Soft Machine.



Harlequin on the string conclut le concert et constitue sans doute un des moments les plus réussis du concert. Tel un funambule inspiré, Sylvain Rifflet semble jouer sans filet sur le fil musical, glisse, rebondit, prend ses aises, flotte et retombe toujours sur la corde.



Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia naviguent librement dans un univers qui leur appartient en propre, une sorte de cosmo-musique dans laquelle ils invitent le public à les rejoindre..
Le pianiste a composé l’ensemble des titres du répertoire hormis Cantabile de Ligeti qu’il invoque sur son clavier. On écoute Nano, Shampoo, Brimorion et d’autres titres encore dont Roberto Negro dit qu’ils « changent de nom » au fil des semaines mais peu importe le titre pourvu qu’on ait l’ivresse !


c’est un « retour aux racines des musiques populaires » que promet Didier Levallet au public rassemblé sous les larges branchages du grand tilleul. Des musiciens au public en passant par les organisateurs, toutes les mines affichent leur sourire en guise de soleil.




Le dernier morceau du set porte le nom de celle qui l’inspire, Soso (chère au cœur du saxophoniste). Porté par l’accordéon dont le son large évoque la profondeur de l’attachement, le saxophone élève avec délicatesse une ode amoureuse zébrée de fulgurances éperdues auxquelles succèdent de tendres motifs apaisés. Une déclaration d’amour vigoureuse et apaisée qui sied au cadre champêtre du concert.
Christophe Monniot et Didier Ithursarry lors de sortie de l’album « Hymnes à l’amour » (ONJ/L’Autre Distribution) annoncé pour le 16 novembre 2018.

En ouverture de la première partie de la soirée du 23 août 2018,, Didier Levallet évoque les chansons « offshore » que proposent 



La folie affleure à chaque instant pourtant la mise en place demeure précise. En effet chaque membre du trio maîtrise techniquement son instrument ce qui permet à chacun de jouer avec aisance et de laisser libre-court à sa créativité et à son imagination pour improviser et échanger en totale interaction.
Après l’album « Letters to Marlene » paru le 09 mai 2018 sous le label NoMadMusic, le pianiste 



Après avoir déjà gravé des titres ensemble en 2001 et 2006,