Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

Groove subtil et pulsation vitale

Six ans après l’album « In-Pulse », le percussionniste-batteur Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse-2 ». Sur ce deuxième opus, il grave avec In Pulse Quartet, une musique où une pulsation vitale abreuve mélodies et improvisations. Une musique ouverte et lumineuse pourvoyeuse d’images et de sensations

Couverture de l'album In-Pulse 2 de Xavier Desandre NavarreSurnommé « Le Sorcier » par ses pairs, Xavier Desandre Navarre donne une suite à l’album « In-Pulse » sorti en 2014. A l’image de la pochette joyeuse et colorée, la musique de l’album « In-Pulse 2 » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) se pare de contrastes.

Annoncé pour le 31 janvier 2020, l’opus réunit autour du batteur-percussionniste l’équipe déjà présente sur le disque précédent, Stéphane Guillaume (saxophones ténor & soprano, clarinette basse), Emil Spanyi (piano) et Stéphane Kerecki (contrebasse).

« In-Pulse 2 » délivre une musique généreuse dont les couleurs et les climats ne manquent ni d’énergie ni de nuances. Les pulsations rythmiques font circuler une force vitale qui irrigue les mélodies et stimule les improvisateurs. Lumineuse, souple et nuancée, la musique génère images et sensations dont la teneur évolue au fil du répertoire.

Xavier Desandre Navarre

Percussionniste et batteur français, Xavier Desandre Navarre associe instruments traditionnels et effets électroniques. Il utilise une multitude de sonorités différentes qui colorent son langage musical et nourrissent son inventivité. Pour lui, « Le jazz est un creuset où toutes les influences musicales et impressions peuvent se donner rendez-vous ».

Imprégné de jazz et de musiques du monde, ce rythmicien émérite a collaboré avec des artistes issus de courants différents, musiques actuelles avec les Rita Mitsouko, world music avec Manu Dibango, électro avec Laurent Garnier, jazz aux côtés de Michel Portal, de Laurent Cugny, de l’ONJ de Denis Badault, Youn Sun Nah (sur les albums « Lento », « Voyage » et « Same Girl »). Très apprécié des musiciens nordiques, Xavier Desandre Navarre a l’occasion de se produire et d’enregistrer avec Lars Danielsson, Ulf Wakenius, Caecilie Norby et Nils Peter Molvaer.

Sideman apprécié, il est aussi compositeur et leader. Ainsi il joue ses propres compositions en solo (Beat Body Soul solo concert) ou avec In Pulse Quartet, le quartet de jazz acoustique avec lequel il a enregistré « In-Pulse » (2014) et « In-Pulse-2 » à sortir le 31 janvier 2020 chez Cristal Records.

« In-Pulse 2 »

Le répertoire de quinze titres compte un morceau de Don Cherry, Guinea, neuf compositions de Xavier Desandre Navarre et autres cinq plages signées des quatre musiciens.

Pourvoyeur d’images et de sensations, l’album coloré propose une alternance de morceaux aux climats oniriques et d’autres plus exultants. Ce contraste se retrouve même quelquefois au sein d’un même morceau comme Grass Valley qui débute par un climat pastoral qu’enflamme ensuite le solo lumineux du piano et le chorus flamboyant du saxophone ténor.

Dialogue entre la contrebasse chantante et le steel drum, What a Cool Day prolonge son atmosphère chimérique dans Cool B où le soprano dessine des arabesques shortériennes. Les couleurs rythmiques de Mandingo dépaysent la musique du côté de l’Afrique et inspirent le ténor impétueux et la contrebasse organique. La même africanité rythmique parcourt Guinea qui met en lumière la clarinette basse et évoque l’univers d’Henri Texier.

Plus loin, Raoul entraîne la musique au-delà des genres et des frontières musicales en créant une tension collective qui donne à percevoir l’entente du quartet. Au jeu enthousiaste du piano se rallient palmas, castagnettes, chants et batterie bouillonnante. Entre souples phrasés et fulgurances, le ténor chante le blues sur Coquelicot puis devient coloriste, volubile et flamboyant pour déployer avec allégresse une tempête de notes In The Garden. Sur l’éloquent Belly Button et le musclé Smoking Tree, le quartet s’aventure sur les sentiers d’un jazz véhément et moderne où la trame rythmique confine à la transe.

Co-signées par les quatre musiciens, cinq autres plages réservent de beaux moments d’improvisation. Seeds of Memories, courte déambulation onirique à l’atmosphère nébuleuse, le méditatif In a Water Drop, le bucolique Clear Lake, le délicat Talking in the Moon illuminé par le jeu rayonnant du piano et la marche mystérieuse de Procession in The Mist où la caravan’quartet s’achemine sur un rythme lancinant.

Porté par la pulsation vitale et le groove subtil de Xavier Desandre Navarre, « In-Pulse-2 » invite à un voyage onirique et coloré.

Pour retrouver In pulse Quartet avec Stéphane Guillaume (saxophones, clarinette basse), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Emil Spanyi (piano), RV à Paris le 04 mars 2020 à 21h au Studio de l’Ermitage.

Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

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Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

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Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

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Carmen Souza célèbre Horace Silver – « The Silver Messengers »

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Du jazz pimenté de résonances cap-verdiennes

Dans son neuvième album « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre le pianiste Horace Silver disparu il y a cinq ans. Avec son indéfectible complice, le bassiste Theo Pascal, la chanteuse aux origines cap-verdiennes rend hommage au pionner du hard-bop. Elle reprend des titres du répertoire de son aîné auxquels s’ajoutent deux morceaux originaux. Le jazz pimenté de résonances créoles du Cap-Vert envoûte et séduit. Une belle réussite !

Pianiste emblématique et pionnier du hard bop, Horace Silver (1928-2014), a été une grande influence dans la carrière et le parcours musical de l’auteure-compositrice-interprète Carmen Souza.Carmen Souza célèbre Horace Silver

Tous deux partagent le même héritage capverdien transmis par leurs familles. Aujourd’hui, la chanteuse célèbre la musique du pianiste Horace Silver sur « The Silver Messengers » (Galileo/MDC/Pias) à paraître le 24 janvier 2020.

Entourée de Theo Pascal (basse/basse électrique), Elias Kacomanolis (batterie/Percussions) et Benjamin Burrell (piano), Carmen Souza (chant et guitare) a enregistré les onze plages de l’album, entre Londres et Lisbonne.

« The Silver Messengers »

« En grandissant, j’écoutais beaucoup les disques de mon père, qui étaient principalement de la musique instrumentale du Cap-Vert… Quand j’ai écouté Horace Silver pour la première fois, j’entendais la même vibration, le même swing, la même intention, la même harmonie et mélodie, des mouvements familiers, des cadences, des changements d’accords, je pouvais entendre le son de mon enfance, mais avec une texture et un parfum différents, c’est-à-dire du jazz ». Carmen Souza

Le titre de l’album, « The Silver Messengers », résonne par ailleurs comme un clin d’œil à la vie d’Horace Silver dont il reprend le nom, Silver, auquel est accolé Messengers, en référence au légendaire groupe de « Jazz Messengers », d’Art Blakey auquel le pianiste a participé et où il a élaboré hard-bop et jazz funky.

Indéniablement, « The Silver Messengers » célèbre Horace Silver avec un répertoire de onze titres parmi lesquels figurent neuf compositions du pianiste. La filiation revendiquée par la chanteuse Carmen Souza est donc très explicite. En effet, Carmen Souza et Theo Pascal ont retravaillé six morceaux auxquels ils ont ajouté de nouvelles paroles créoles. Trois autres pièces du pianiste déjà reprises par la chanteuse les côtoient, Song for My Father, Cape Verdean Blues et Pretty Eyes. Lady Musica et Silver Blues, deux chansons originales composées par Carmen Souza et Theo Pascal sont dédiées à Horace Silver, complètent le line-up.

Ainsi, en disciple convaincue, Carmen Souza continue à porter le message de la musique d’Horace Silver à laquelle elle croit et qu’elle honore avec brio. Elle parvient à demeurer fidèle à l’esprit de l’art d’Horace Silver tout en insufflant sa propre singularité dans l’œuvre du pianiste.

La voix singulière de Carmen Souza

Au fil des années, Carmen Souza a développé un chant singulier reconnaissable entre tous. Dès les premières notes on identifie sans aucune hésitation sa voix pétillante aux accents malicieux, ses vocalises périlleuses et son timbre tout à tour acidulé ou rugueux mais toujours chaleureux.

Après un premier album « Ess ê nha Cabo Verde » (2005) sans aspérité, la chanteuse développe petit à petit son chant si particulier dont on saisit déjà les accents en 2008 sur « Verdade ». « Protegid » marque une nouvelle étape, en proposant une World Musique originale où le jazz affleure avec une première version de Song for my Father d’Horace Silver.

En 2012, sur « Kachupada », le jazz s’invite de nouveau avec une version espiègle de Donna Lee et une autre de My Favorite Things. En 2015, dès la première écoute de l’album « Epistola », on identifie la voix de Carmen Souza sans aucun risque de se tromper. Sur l’album, elle reprend aussi Cape Verdean Blues d’Horace Silver et offre une version épique de Moonlight Serenade. Sur l’album « Creology » sorti en 2017, la chanteuse lance avec brio un pont entre musique créole capverdienne et jazz. Elle libère sa voix malicieuse et donne libre cours à son chant singulier.

Aujourd’hui, avec un contrôle inouï, le chant de Carmen Souza virevolte entre aigus et graves, caresse les notes avec langueur, crie avec espièglerie, chuchote ou se blottit entre les lacis rythmiques. Elle ponctue ses scats périlleux d’onomatopées pétillantes durant lesquelles la voix acidulée se perche très haut dans les aigus, se lâche et plonge dans les graves rugueux où elle se love avec une sensualité caressante. Au final, au grain unique de sa voix d’alto, la chanteuse allie une virtuosité vocale totalement maîtrisée.

Au fil des pistes

Pièces déjà au répertoire de la chanteuse

Hormis Song for my Father sur lequel on observe le même tempo que le titre original enregistré sur l’album au titre éponyme sorti en 1964 chez Blue Note et une grande proximité entre le chorus vocal de la chanteuse et celui du pianiste, Carmen Souza prend ses distances avec les tempi des versions d’origine qu’elle accélère ou ralentit à l’envi.

Sur Cape Verdean Blues, la chanteuse prend le parti d’insuffler un nouvel éclat à l’univers du pianiste. Sa voix singulière et envoutante impulse la joie de vivre en adoptant un tempo plus rapide que celui la version enregistrée en 1965 par Horace Silver. Par contre, le chant facétieux de la chanteuse ré-enchante un rythme composé, le titre Pretty Eyes enregistré par le pianiste en 1964. Elle en propose une version empreinte de délicatesse.

Nouvelles reprises

Carmen Souza métamorphose avec bonheur le célèbre Señor Blues (1957) dont elle étire la mélodie et… le blues devient psalmodie. Sur un rythme très ralenti par rapport à la version originelle de 1972 et habillée de paroles en créole capverdien, la mélodie de Kathy dégage une saudade où se mêlent joie et tendresse. De sa voix voilée, sensuelle et quelque peu espiègle, la chanteuse imprime un tempo de calypso à Soul Searching une composition de 1971. Avec souplesse, Benjamin Burrell s’envole dans un chorus funky salsa.

Pris sur un tempo moins rapide que l’original de 1966, Nutville propose des cadences rythmiques complexes sur lesquelles la voix mélancolique et sensuelle caresse. Le quartet s’amuse par contre à détricoter The Jody Grind auquel il impulse un tempo beaucoup plus enlevé que l’original de 1966. Le titre laisse percevoir la complicité extrême qui règne entre la chanteuse et le bassiste. En effet, soutenue par la solide ligne de basse et la batterie efficace, la voix agile impulse une énergie funky à la mélodie tout en conservant une incroyable légèreté.

On demeure pantois à l’écoute de la version que Carmen Souza propose de la composition d’Horace Silver, St Vitus Danse (1959). Durant quatre minutes, le morceau sert de tremplin à la voix qui exécute un scat acrobatique dont les écarts et les onomatopées bopisantes débordent d’enthousiasme. La section rythmique s’amuse et jongle avec le rythme sans aucun faux pas.

Compositions originales

Lady Musika permet à la chanteuse d’exprimer avec allégresse et légèreté son identité en créole cap-verdien, sans départir son expression de nostalgiques intonations. Silver Blues termine l’album sur une rythmique subtile qui permet à la voix de gagner en profondeur et en nuances et de poser l’empreinte d’un groove organique mais soyeux.

Dans « The Silver Messengers », Carmen Souza célèbre Horace Silver auquel elle rend un hommage brillant et singulier. Avec allégresse et espièglerie, la chanteuse épice un jazz riche en influences soul,latines et funky. Un album solaire, vibrant et pimenté.

Pour s’immerger dans l’album « The Silver Messengers » et ses superbes ambiances, RV avec Carmen Souza (chant et guitare), Theo Pascal (basse et c.basse), Elias Kacomanolis (batterie) et Ben Burrell (piano) à Paris le 26 février 2020 à 21h30 au Sunside.

Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

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Retour de Gregory Porter avec « Revival »

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Le 17 janvier 2020 marque le retour de Gregory Porter avec « Revival », son nouveau single paru chez Decca/Blue Note. Cette bonne nouvelle en cache une autre et pas des moindres, puisque ce single annonce la sortie du sixième album studio du chanteur, « All Rise », attendu pour le 17 avril 2020.

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Bientôt… la sortie de l’album « All Rise »

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retour de gregory Porter avec RevivalChanteur de jazz lauréat de deux Grammy Awards, Gregory Porter possède une des plus belles voix de sa génération. Le 17 janvier 2020 le baryton revient avec « Revival ».

Ce nouveau single est annonciateur de la sortie prochaine de son sixième album studio, « All Rise » à venir le 17 avril 2020 chez Decca Records/Blue Note.

De réjouissantes perspectives musicales !

Bientôt… « All Rise »

Gregory Porter avec Revival annonce la sortie de All Rise“All Rise” ponctue le retour de Gregory Porter en 2020 à son écriture originale avec des paroles imprégnées de détails de la vie réelle et pour le chant, un mélange de jazz, de soul, de blues et de gospel.

Produit par Troy Miller avec des crédits à Laura Mvula, Jamie Cullum et Emili Sande, l’album « All Rise » témoigne de l’évolution de l’art de Gregory Porter vers quelque chose de plus intime, plus universel mais toujours chargé d’émotion.

De 2010 à 2020

« All Rise » s’inscrit dans la continuation d’une histoire commencée en 2010 avec « Water » lequel album a été suivi de « Be Good » en 2012.

En 2013 le succès du chanteur se confirme avec l’album « Liquid Spirit » (Blue Note/Universal) qui a remporté le Grammy du meilleur album vocal. En 2016, « Take Me to the Alley », lui aussi récompensé d’un Grammy Award, met en évidence le talent inné du baryton pour transcender les genres, blues, soul, gospel, jazz. Sur cet album il se fait le porte-voix de son époque.

En octobre 2017, avec « Nat King Cole & Me » (Blue Note/Universal) le crooner rend un vibrant hommage à la figure mythique qui a influencé sa musique et sa vie, Nat King Cole.

La belle énergie de « Revival »

Pour patienter et attendre la sortie de l’album « All Rise » annoncé pour le 17 avril 2020, on se réjouit du retour de Gregory Porter avec « Revival » que l’on se propose d’écouter. La vidéo donne un aperçu de la tonalité joyeuse et optimiste de l’album à venir.

Porteur l’ADN de Gregory Porter, entre jazz et pop mais surtout profondément enraciné dans la soul et le gospel, « Revival » constitue une belle manière de commencer 2020 !

Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

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Grégory Privat revient avec « Soley »

Grégory Privat revient avec « Soley »

« Spirituality, Optimism, Light and Energy for You »

Trois ans après « Family Tree », le pianiste Grégory Privat revient en trio avec Chris Jennings et Tilo Bertholo. Son album « Soley » est comme irradié de la lumière de l’étoile solaire. Chargé d’énergie, l’album navigue sans frontières entre jazz, musiques caribéennes, électroniques et chant. La musique invite à l’optimisme et à l’espérance.

Après l’envoutant et vibrant « Family Tree » (ACT/PIAS) paru en 2016, le pianiste Grégory Privat annonce la sortie de son album « Soley » (Buddham Jazz/L’Autre Distribution) attendu pour le 31 janvier 2020. Comme le promet son titre,l’opus propose une musique lumineuse et généreuse.

« Soley »… un concentré de lumière

C’est sur son propre label, Buddham Jazz, que Grégory Privat présente son cinquième album enregistré en février 2019 au Studio La Buissonne par Nicolas Baillard.

Grégory Privat revient avec SoleyLe pianiste a conçu son cinquième album comme un concept sous-tendu par son titre, « Soley », soleil en créole. Grégory Privat a en effet profilé son album comme un symbole, celui d’une « lumière porteuse d’espoir »« Spirituality, Optimism, Light and Energy for You« … et de fait, il ne s’agit pas de vaines promesses car une luminosité joyeuse et colorée se dégage des quinze titres de « Soley », tous composés par le leader.

Autour du pianiste sont réunis deux musiciens qui pour lui possèdent les qualités idéales. Le batteur Tilo Bertholo, déjà présent à ses côtés sur le précédent opus, possède les codes du jazz, mais aussi ceux de la musique martiniquaise et de la pop. Imprégné de musique classique et de jazz, le contrebassiste Chris Jennings est quant à lui « ouvert à toutes les expérimentations ».

Élégance, frénésie et poésie

Avec une liberté peu commune, le trio explore l’espace musical. Au-dessus des spirales polyrythmiques de la batterie et du solide soutien harmonique de la contrebasse, le piano comme libéré de la gravité, construit et déconstruit les mélodies. Les élans de la batterie stimulent les boucles entêtantes du piano et les vagues électroniques du clavier croisent les échos vibrants des nappes vocales éthérées.

« Soley » dispense une musique enveloppante, tour à tour élégante, frénétique ou poétique.

Au fil du répertoire

Après Intro et son atmosphère planante, le répertoire s’achemine dans un dynamisme ascensionnel vers le lumineux Soley où piano et voix s’élèvent avec légèreté au-dessus d’une rythmique solide et tonique. L’album se termine sur un titre au tempo ternaire et à la résonance très jazz, Waltz for M. P., un hommage sensible à Michel Petrucciani.

Le voyage musical proposé par le trio est ponctué par deux morceaux joués en duo. Le mélancolique Prélude où dialoguent piano et la contrebasse dont le jeu à l’archet laisse pantois. L’énergique Interlude riche des échanges de la batterie avec le piano et le clavier.

Sur Las, le pianiste chante ses difficultés à se lever chaque jour mais le titre résonne comme une incitation à se réveiller à la vie et à tout ce qu’elle offre. Ouvert par un riff lancinant de contrebasse, Le Pardon se développe entre nappes électroniques, mélodies mélancoliques aux accents orientaux et battements énergiques sur fûts et cymbales. A la toute fin, le piano largue les amarres. Comme libéré de la pesanteur, il s’élève au- dessus de la mêlée rythmique, comme pour atteindre le soleil.

Sur Sergueï, le piano se fait royal. Poussée par une main énergique gauche pulsatile, soutenue par la batterie explosive et la contrebasse tellurique, la main droite aérienne explore le clavier. Seducing The Rain advient ensuite comme un répit lumineux et salvateur. Une ballade en suspension dont la mélodie poétique jouée avec délicatesse par le piano, charme l’oreille. Les cymbales frissonnantes et la contrebasse terrienne contribuent pour beaucoup au climat rassérénant du morceau.

La complicité qui unit les trois musiciens génère de riches échanges comme dans Manmay où le vibrant chorus de contrebasse propulse le piano dans un superbe solo. Comme dopé par l’énergie de l’astre, le trio illumine Transfiguration, autre morceau phare de l’album où Grégory Privat confirme sa place parmi l’élite des pianistes de jazz.

Tout concourt à faire de « Soley » un album singulier qui cabote entre tradition et avant-garde sans vraiment se déterminer. Le trio complice offre un arc-en-ciel d’émotions où se mêlent joie et mélancolie.

Pour retrouver la musique de « Soley » et Grégory Privat (piano) en trio avec Chris Jennings (contrebasse) et Tilo Bertholo (batterie),  RV à Paris les 27 et 28 janvier 2020 à 19h30 et 21h45 au Duc des Lombards et au New Morning, le 21 avril 2020.

Xavier Desandre Navarre signe « In-Pulse 2 »

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Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Coup de Cœur pour « Cuban Jazz Report »

Du Jazz cubain sans blabla et une descarga enflammée !

Sorti le 10 janvier 2020 sous le label Stunt, « Cuban Jazz Report » réunit une équipe de choc autour du percussionniste cubain Eliel Lazo. Avec le pianiste “Caramelo de Cuba”, le bassiste Yasser Pino et le batteur Raul Pineda, il développe une musique spontanée, ancrée dans les racines du jazz et celles de la musique afro-cubaine africaine. Avec créativité, les quatre musiciens explorent les rythmes et joignent leurs voix aux instruments. Un jazz cubain moderne et sans blabla qui enflamme une descarga festive !

En 2014, le percussionniste cubain Eliel Lazo introduit la musique cubaine sur les scènes du Danemark où il réside. Il lance les « Cuban Nights » où il invite artistes locaux et cubains pour des soirées musicales qui connaissent un succès grandissant.couverture de l'album Cuban Jazz Report Pour monter plus haut la barre  et célébrer plus encore le jazz cubain, il décide de réunir autour de lui une dream-team inouïe, le légendaire pianiste Javier “Caramelo de Cuba” Masso, le bassiste organique Yasser Pino et le batteur incroyable Raul Pineda.

Les quatre musiciens entrent en studio en 2019 et enregistrent « Cuban Jazz Report » (Stunt Records/Una Volta Music).

Sorti le 10 janvier 2020, l’album « Cuban Project » possède une fraîcheur et une spontanéité rarement présentes en studio et fort éloignées des formats compassés et rabâchés que proposent nombre d’albums étiquetés latin jazz. Entre les quatre musiciens s’opère une osmose incroyable qui génère une musique festive et authentique.

« Cuban Jazz Report »… une pure réussite qui engendre un plaisir sans réserve. Écouter l’album, c’est pénétrer dans un univers musical intense où coexistent explosions rythmiques et tendres nostalgies. Congas, piano, basse, batterie et voix s’allient pour animer une descarga euphorique où vibrent tous les sens !

« Cuban Jazz Report », l’équipe

L’alchimie qui règne entre les quatre membres de l’équipe de « Cuban Jazz Report » repose en grande partie sur l’expérience de chacun des musiciens et leur maîtrise des fondamentaux de la musique qui les a nourris.

Eliel Lazo, polyrythmicien et compositeur

Eliel Lazo a commencé à jouer très tôt et a étudié à l’école de percussion d’Oscar Valdés, ancien chanteur et percussionniste, du groupe Irakere. En 2003, à 19 ans, Eliel Lazo remporte le prestigieux Percuba International Percussion Prize. Après une première invitation au Danemark en 2014, il y retourné et s’y installe en 2007.Cuban Jazz Report avec Eliel Lazo

Il a joué avec Michel Camilo, Chucho Valdés, Changuito, Herbie Hancock, Oscar Valdés, Airto Moreira. Il a collaboré avec les groupes cubains Diakara et Habana Ensemble et a travaillé avec le Danish Radio Big Band, Blanco Y Negro, WDR Bigband d’Allemagne et BBC Bigband du Royaume-Uni.

Après son premier album « Art Ensemble of Habana » il a sorti « Blanco Y Negro », son premier enregistrement avec Stunt Records, puis « El Conguero » sous le même label et a participé à de nombreux autres albums dont « Cuban Flavor » et « Spirituals » avec The Danish Radio Big Band. Son album de 2015, « Eliel Lazo and the Cuban funk Machine » avec le saxophoniste ténor américain Bob Mintzer et une brochette de musiciens cubains, danois et suédois rend hommage au funk des années 70 et au songo cubain. Eliel Lazo est reconnu aujourd’hui comme un maître des congas.

Yasser Pino, souple et organique

Né à La Havane, Yasser Pino réside aujourd’hui à Copenhague, au Danemark. Diplômé en tant que concertiste et professeur de guitare classique du Conservatoire « Amadeo Roldan » à La Havane en 1995, il est également diplômé de contrebasse et professeur du Conservatoire rythmique de Copenhague où il enseigne la contrebasse, la guitare et la basse électrique depuis 2006.

À Cuba, il a joué entre autres avec Chucho Valdés et Roberto Fonseca. Son assise très solide fait de lui un bassiste recherché. Actuellement, il collabore à de multiples projets et groupes parmi lesquels entre autres, Jonas Johansen, Steen Rasmussen, Calixto Oviedo, Eliel Lazo, The Afrocuban All Stars, Cubanismo, Harold Lopez-Nussa Trio. En 2014 il a sorti l’album « Natura » son projet de jazz latin « The Latin Syndicate » dans lequel intervient Eliel Lazo.

Raul Pineda, solide et élégant

Né et élevé à La Havane, ce batteur figure parmi les meilleurs et les plus novateurs batteurs latins. Raul Pineda a combiné les techniques de la batterie moderne à la nature complexe de la musique afro-cubaine. Son style très technique et élégant résulte de cet alliage unique et lui vaut d’avoir été lauréat d’un Grammy Award et d’avoir joué ou enregistré avec Chucho Valdés, Michel Camilo, Mike Stern, Arturo Sandoval, Bob Mintzer, Kazumi Watanabe, Claudio Roditi, Miguel Anga Diaz, David Sanchez, Omar Sosa et bien d’autres encore.

“Caramelo de Cuba”, brillant et expressif

Né à La Havane, Javier “Caramelo de Cuba” Masso a étudié le piano classique et cubain, les percussions classiques et cubaines, la composition, l’orchestration et la direction d’ensembles musicaux, à l’école de musique « Amadeo Roldon » et à l’Escuela Nacional de Art de La Havane. Il est remarqué sur les scènes de Cuba dès l’âge de 15 ans et entreprend une tournée internationale à 17 ans. Il enregistre ensuite avec le pianiste Gonzalo Rubalcaba. Après une carrière acclamée par tous les critiques musicaux, il est devenu aujourd’hui l’un des pianistes les plus reconnus de Cuba, sur l’île mais aussi à l’international. Honneur suprême, il a été reconnu par le maestro Chucho Valdés comme l’un de ses favoris.

Au fil des titres de « Cuban Jazz Report »

Havana Chants ouvre l’album par un superbe mélange de chants, de rythmes afro-cubains et de jazz. Après le chœur des musiciens qui chantent la rumba sur un mode yoruba, le piano s’enflamme sur la rythmique endiablée menée par les congas et la batterie puis le quartet adopte un tempo jazz soutenu avant de revenir dans la dynamique cubaine… impossible de résister à cette fête dionysiaque qui invite à la transe.

Le piano mène ensuite le jeu sur Cromason qui invite à danser au rythme d’un mambo. Le clavier brode une ode au bonheur, la contrebasse profonde prend le relai et après un pur moment de délice, le climat tourne à l’euphorie collective. On tombe ensuite sous le charme de la Caminadora, une complainte tapissée de rumba et portée par le chant mélancolique du percussionniste.

les musiciens de l'album Cuban Jazz ReportTrès vite, la nostalgie disparait dès que débute A Cuban Blues. Chorus enfiévré de contrebasse, piano exalté convoquant le bebop, rythmique incroyable impulsée par la batterie et les percussions qui rivalisent d’énergie. Le quartet change ensuite de registre avec Nuevo Amanecer, un blues fulminant articulé sur des rythmes de cha-cha-cha. Un bain de jouvence qui fait de l’œil à Weather Report.

Après l’euphorie on savoure le brin de romantisme qu’insuffle Para Luisa sur un tempo de bolero. Une ballade bienvenue qui incite à la rêverie. Plus loin, un dialogue de congas et batterie ouvre One night one song, après quoi le groupe vocalise à l’unisson. Le chorus flamboyant du piano transporte la musique sur un danzon qu’un solo de batterie porte à l’incandescence jusqu’au final où batterie et percussions rivalisent en un feu d’artifice rythmique.

La fête continue avec Monday Evening. Son climat effervescent et ses voix évoquent la musique de Chick Corea et portent des échos de flamenco. Le piano survolté ne manque quant à lui ni de subtilité, ni d’inspiration. Entrainé ensuite par le rythme et le chant du percussionniste, le quartet invite à marcher avec lui en direction d’une cérémonie incantatoire où voix et instruments se mêlent avec bonheur. Avec Yo Soy, l’album se termine en un feu d’artifice. Tel un bouquet final, ce dernier morceau porte à son paroxysme rythmes et chants cubains alors que le son électrique du clavier relie la tradition à la modernité.

De bout en bout des dix plages de « Cuban Jazz Report », on reste saisi par l’originalité de cette musique qui allie avec un naturel inouï, rythmes de claves afro-cubains, force émotionnelle des chants traditionnels aux harmonies et improvisations du jazz. Sous le charme de la musique et pour ne pas quitter le quartet fusionnel, on laisse tourner en boucle la musique jusqu’au bout de la nuit…

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