« Avital meets Avital », une conversation musicale singulière

« Avital meets Avital », une conversation musicale singulière

Entre classique et jazz, entre Orient et Occident

Avi Avilal et Omer Avital. Un mandoliniste classique et un contrebassiste jazz en quête de leurs racines culturelles communes unissent leurs musiques. « Avital meets Avital »… une belle rencontre qui fait se croiser modernité et tradition.

Annoncée pour le 02 juin 2017, l’album « Avital meets Avital » (Deutsche Gramophonn) est né de la rencontre entre deux musiciens aux carrières divergentes, le mandoliniste classique Avi Avital et le contrebassiste jazz Omer Avital.

« Avital meets Avital ». Entre énergie et mélancolie, au croisement de la tradition classique et des improvisations libres, parée d’harmonies de jazz occidental, sous-tendue par les techniques de composition traditionnelle, la musique de l’album combine avec nuance des mélodies chantantes et des rythmes entraînants. Au carrefour des rythmes marocains, des harmonies orientales et de la liberté du jazz, Avi Avital et Omer Avital font librement converser leurs sons, leurs rythmes, leurs influences et leur mémoire sur un album singulier et fort inspiré.

Il était une fois… deux hommes sans lien de parenté ni d’alliance, nés tous deux de parents marocains, arrivés en Israël avec la vague d’immigration maghrébine des années 60 et grandis dans l’Israël des années 80. Issus de la première génération d’émigrants, marqués par les traditions de leurs familles et par leur amour de la musique occidentale, ils se sont rencontrés à l’Académie de Musique de Jérusalem.

Avi Avital est devenu mandoliniste classique de renom après avoir étudié l’instrument au conservatoire de Jérusalem puis à celui de Padoue. Il séduit le public et la presse par des interprétations passionnantes de klezmer, de musique baroque et de musique contemporaine. Le répertoire de la mandoline, cette petite cousine du luth, date du XVIIIème italien. Outre les pièces de cette époque, Avi Avital a transcrit et interprète des œuvres écrites pour d’autres instruments et commande même des créations à des compositeurs contemporains. Il entreprend aussi des collaborations ouvertes en directions de musiciens issus d’autres courants comme le clarinettiste Giora Feidman ou l’accordéoniste Richard Galliano. Avi Avital est actuellement installé à Berlin.

A New-York, Omer Avital est considéré comme l’un des contrebassistes et compositeurs les plus créatifs de la scène jazz actuelle. Sa musique très moderne combine des éléments orientaux et des arrangements contemporains. Elle repousse les frontières du jazz. Son dernier album « Abutbul Music » sorti le 18 mars 2016 séduit par sa musique mélodique et multiculturelle.

Invité en 2012 par le Festival de Musique de Brême pour la Musikfest, Avi Avital doit alors proposer un « concert surprise » qui présente un programme nouveau et original. Il pense aussitôt à Omer Avital dont il a suivi la carrière. Après une semaine de travail à New-York, les deux musiciens se lancent dans cette collaboration musicale inédite et travaillent sur leurs souvenirs d’enfance, les musiques des chanteurs, auteurs-compositeurs israéliens des années 50/60 et celles de leurs racines marocaines que le mandoliniste avait gardées enfouies au fond de lui-même.

Sur « Avital meets Avital » les deux musiciens sont entourés par le pianiste de jazz Yonathan Avishai et par le percussionniste Itamar Doari qui mettent leur talent au service de la musique et apportent des touches vibrantes de couleurs aux rythmes contrastés.

L’album propose neuf pièces aux atmosphères variées. Sur cet opus on entend pour la première fois des compositions d’Avi Avital qui s’est aventuré hors de sa zone de confort. Ses deux pièces, Avis’s song inspiré de la musique balkanique sur  un rythme à 11/8 et Prélude inscrit dans une tradition classique de la mandoline, encadrent Ballad for Avi écrite par Omer Avital. Son climat incite à la méditation tout autant que Lonely Girl, ballade plus mélancolique encore.

« Avital meets Avital » ouvre en beauté avec Zamzama où les modes arabes, les maqâmât, éclatent avec force et annoncent la coloration du disque. On les retrouve sur Hjazain aux influences marocaines indéniables. Ce titre est précédé de Maroc, morceau fondé sur le rythme marocain le plus typique produit par les qrareb (grandes castagnettes de fer). On aime ses arrangements très libres, les alternances percussives (percussions, mains, piano, cordes) et l’énergie joyeuse qui se dégage de ce morceau où l’on retrouve l’empreinte du contrebassiste.

Avec The Source and The Sea, l’album se termine par une ballade du compositeur israélo-polonais Moshe Vilenski comme un hommage pensif à la génération des parents des deux musiciens et à leurs influences culturelles.

« Avital meets Avital ». Un voyage construit aux confins de l’imaginaire de deux artistes inventifs. Climats nostalgiques, mélodies joyeuses, rythmes énergiques, ballades méditatives. Les atmosphères se combinent et proposent une mosaïque musicale aux ambiances orientales et méditerranéennes pleines de charme.

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