Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Pulsation euphorique et énergie communicative

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

Sorti le 22 novembre 2019, l’EP « 78 Tours » (Jazz Family) marque le retour du batteur Xavier Roumagnac et de son Eklectik Band. Il s’inscrit dans le prolongement de l’album « Sirènes » sorti en 2017 par Xavier Roumagnac Eklectik Band. Augmenté d’une flûte, d’un saxophone alto et d’une trompette, (trois « bois » cuivrés), le quintet propose cinq titres aux orchestrations énergiques et colorées. Portés par une pulsation rythmique musclée, les solistes s’en donnent à cœur joie.

Vingt minutes suffisent à l’octet pour développer une musique vigoureuse gorgée d’allégresse. Un collectif énergique, cinq titres joyeux, des couleurs musicales vigoureuses ! Cet EP au format apéritivant déclenche l’envie de découvrir d’autres compositions aux ambiances plus variées.

Xavier Roumagnac Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes » (Jazz Falimy/Socadisc), le batteur, compositeur et arrangeur, Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur « 78 Tours », le quintet composé du leader, de Công Minh Pham (synthés), Yoann Kempst (guitare), Robby Marshall (saxophone ténor, clarinette basse) et Guillaume Marin (basse) s’étoffe de trois soufflants.

En l’occurrence, il s’agit de trois instruments de la classe des vents. Parmi eux on retrouve deux complices qui avaient participé à quelques plages de l’album précédent, Julien Alour (trompette, bugle) et le saxophoniste William Hountondji qui cette fois embouche l’alto. Ils sont rejoints par la flûtiste Sue Mc Carthy.

Ainsi augmenté, l’Eklectik Band pare les cinq compositions de Xavier Roumagnac de belles couleurs orchestrales.

« 78 tours »… un concentré de groove cuivré

Avec cinq titres énergiques, « 78 Tours » propose une musique vibrante portée par une rythmique musclée dont la pulsation euphorique libère l’expression jubilatoire des solistes. Les riches arrangements font exploser de joie une musique cuivrée et punchy qui invite à la fête et au mouvement.

Xavier Roumagnac revient avec l'Eklectik Band et 78 ToursVent Marin ouvre sur un motif répétitif de la guitare à la pulsation rock qui inspire à la trompette des interventions charnues et énergiques. Portée par l’orchestre cuivré, la mélodie tourne en boucle et ouvre l’espace à un chorus enflammé de la guitare.

On se prend ensuite à déambuler sur les riches couleurs de Walking Man dont les arrangements rutilants et nuancés mettent en avant alto, clarinette basse et trompette. Sur Pop Club, le voyage continue et on embarque sur un flot de vibrations sonores. Stimulés par la basse ronflante et la rythmique énergique de la batterie, saxophone et synthé croisent leurs notes avec ardeur.

Advient ensuite Duetto dont la musique organique évoque une procession dansante. Librement arrangé d’un extrait de « La clémence de Titus » de Mozart, ce titre enchanteur permet d’écouter un solo volubile du ténor rejoint dans sa protestation par la guitare aérienne. Avec le synthé, elle relance l’allégresse collective. L’orchestre tout entier reprend ensuite sa marche, porté par la pulsation joyeuse de la rythmique.

Pour finir, 78 Tours fait s’enchevêtrer les sonorités cuivrées. De leur fusion émergent les envolées furieuses de la guitare et du ténor. Sur un tempo rythmique groovy, les deux solistes élèvent une célébration jubilatoire et euphorisante qui comble l’oreille et déclenche l’envie de tourner et tourner encore avec l’Eklectik Band de Xavier Roumagnac !

Comme une mise en bouche, « 78 tours » stimule l’appétit et déclenche l’envie furieuse d’écouter plus encore cette musique énergique et cuivrée dont les riches arrangements invitent à la joie. Pour vivre live la musique de Xavier Roumagnac Eklectik Band, rendez-vous à Paris le 16 janvier 2020 à 20h30 au Sunset à l’occasion du concert de sortie de l’album.

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

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« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

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Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Énergie et musicalité

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

couverture de l'album Passers of Time du quartet ASTAASTA est l’acronyme constitué des premières lettres des prénoms de ces quatre musiciens, André Ceccarelli, Sylvain Beuf, Thomas Bramerie et Antonio Faraò réunis au Studio de Meudon en décembre 2018 pour graver ce “Passers of Time” qui propose un répertoire auquel ont contribué les quatre protagonistes de l’aventure d’ASTA.

Avec “Passers of Time” (Bonsaï/L’Autre Distribution) sorti le 18 octobre 2019, ASTA propose un projet musical énergique fort convainquant. Une grande musicalité se dégage de cet album qui rassemble neuf compositions originales apportées par les quatre membres du quartet, une improvisation collective et un thème du pianiste Henri Giordano avec lequel André Ceccarelli a joué dans la première mouture du groupe « Troc » dans les années 70.

Sur le titre qui donne son nom à l’album, on note aussi la participation du chanteur David Linx avec qui André Ceccarelli mène par ailleurs de nombreux projets gravés sur disques, « le Coq et la Pendule » (2009), « à NOUsGARO » (2014) et aussi « 7000 Miles » (2018).

La joie de jouer ensemble et l’osmose parfaite qui règne entre les membres du quartet sont perceptibles de bout en bout des onze plages de « Passers of Time ». En effet, les quatre leaders que sont André Ceccarelli, Sylvain Beuf, Thomas Bramerie et Antonio Faraò réinvestissent dans ASTA leurs expériences individuelles que ces passers of time mettent au service d’une complicité de plus de 25 ans.

Plus de 25 ans après

La création du quartet ASTA résulte d’une aventure qui a commencé à la fin des années 90. En effet, en 1995, André Ceccarelli enregistre « From the Heart » avec un quartet composé de Sylvain Beuf, Jean-Michel Pilc et Thomas Bramerie qu’il retrouve d’ailleurs en 2014 sur l’album « Twenty ». André Ceccarelli et Sylvain Beuf entament ensuite une collaboration étroite au sein d’un quartet composé du pianiste Antonio Faraò et du contrebassiste Rémi Vignolo (qui n’avait pas encore troqué la contrebasse pour la batterie) avec lesquels ils enregistrent « West Side Story », une relecture de l’œuvre de Leonard Berstein qui sort en 1997 chez BMG avec en invités Richard Galliano, Dee Dee Bridgewater et Bireli Lagrène.

Quatre leaders copilotent ASTA

ASTA - Sylvain Beuf, Thomas Bramerie, André Ceccarelli & Antonio Faraò

ASTA - Sylvain Beuf, Thomas Bramerie, André Ceccarelli & Antonio Faraò

Depuis 2012 et la sortie de « Ultimo » son dernier album en leader, le batteur André Ceccarelli ne souhaite plus piloter de projet en leader, raison pour laquelle il propose à ses trois complices Sylvain Beuf, Thomas Bramerie et Antonio Faraò de se réunir au sein d’un quartet dont ils sont tous les quatre co-leaders. ASTA… un groupe à part entière et non pas un nouveau quartet d’André Ceccarelli.

C’est d’ailleurs aussi « Dédé » (surnom amical donné au batteur par les musiciens de jazz), qui propose de nommer le groupe ASTA. Ainsi l’acronyme qui assemble les quatre premières lettres du prénom des quatre musiciens authentifie la structure groupale de ce quartet où chaque membre est impliqué à part égale.

Pour symboliser plus encore cette dimension égalitaire, les quatre lettres du groupe sont inscrites au sein d’un carré, figure géométrique dont côtés et angles sont égaux. Au-delà de cette symbolique représentation, on perçoit à l’écoute de « Passers of Time » combien les musiciens s’engagent dans le répertoire avec un égal investissement. En effet, non seulement ils mettent en commun leurs compositions mais ils engagent aussi leur talent, leur virtuosité, leur inventivité au service de la musique du quartet.

Quatre passers of time

Ce sont donc quatre jazzmen de premier plan de la scène jazz française qui unissent leurs talents sur l’album « Passers of Time ».

  • André Ceccarelli, figure emblématique de la batterie, qui a conquis ses galons de maître ès batterie sur les scènes françaises, européennes et internationales. En témoignent sa vertigineuse discographie en tant que leader ou sideman et ses forts nombreuses collaborations scéniques avec les plus grands noms du gratin du jazz. Sa virtuosité et sa maîtrise technique ne seraient rien sans l’inspiration, la musicalité, la souplesse et la sensibilité dont il a toujours fait preuve. La carrière du batteur témoigne de la fidélité qu’il manifeste aux musiciens avec lesquels il prend plaisir à jouer. Il les honore de son jeu énergique et souple car il excelle autant aux baguettes sur les tempi rapides où son swing terrasse littéralement qu’aux balais sur les ballades les plus sensibles.
  • Le pianiste italien post bop Antonio Faraò qui joue avec nombre d’étoiles de la galaxie jazz parmi lesquelles entre autres, Franco Ambrosetti, Daniel Humair, Gary Bartz, Lee Konitz, Steve Grossman, Tony Scott, Chico Freeman, Miroslav Vitous, John Abercrombie. Après trois albums enregistrés chez Enja Records entre 1998 et 2000 et les disques gravés avec André Ceccarelli, on remarque ses plus récents opus “Domi” (2010), “Evan” (2013), “Boundaries” (2015) et le dernier « Eklektik  » (2017) aux frontières de l’électro jazz avec Marcus Miller, Manu Katché, Didier Lockwood, Bireli Lagrene, Krayzie Bone et Snoop Dog.
  • Sylvain Beuf, saxophoniste alto, ténor, soprano, compositeur, arrangeur et pédagogue reconnu fait partie des saxophonistes incontournables de la sphère jazz. On ne compte plus ses collaborations, avec André Ceccarelli certes mais aussi avec entre autres Bojan Z, Manuel Rocheman, Michel Perez, Denis Leloup, Pierrick Pedron, Franck Agulhon, Diego Imbert, Emmanuel Bex, Thierry Peala, Manu Codjia. Il expérimente toutes les formules, trio, quartet, quintet, sextet, septet, octet. Entre son premier opus en leader, « Impro Primo » sorti en 1993 et le dernier « Plénitude » (2015), il n’a eu cesse de proposer des albums aux formats et climats diversifiés.
  • Sideman incontournable, sur les scènes américaines où il a vécu de 1997 à 2006 et sur les scènes européennes, le contrebassiste Thomas Bramerie fait partie de ces artistes pour lequel il serait plus rapide de citer les noms de ceux avec qui il n’a pas joué plutôt que de lister ceux qu’il a accompagnés. On a pu apprécier en 2018, le jazz sensible et intemporel de « Side Stories », son premier album en leader enregistré avec le jeune pianiste Carl-Henri Morisset et le batteur Elie-Martin Charrière et trois invités, Jacky Terrasson, Eric Legnini et Stéphane Belmondo.

Au fil des plages

« Passers of Time » ouvre avec Two Places, composition de style post bop de Antonio Farao. On est submergé d’emblée par la forte énergie de ce titre où la vélocité et la puissance du jeu du pianiste s’accorde avec le propos fervent et la force tranquille du saxophone ténor. Le drumming d’André Ceccarelli enveloppe le morceau de bout en bout.

Le reste du répertoire fait alterner des titres au tempo énergique et d’autres où la mélodie s’invite en première ligne.

Énergie et virtuosité

Sur Early Time de Sylvain Beuf, le saxophoniste fait montre d’une aisance impressionnante dans l’art de l’improvisation. Le saxophone soprano se fait lyrique et voltigeur. Il croise les notes avec les lignes mélodiques et ingénieuses du piano enthousiaste. Dans la même filiation, s’inscrit 4433, un autre thème survitaminé du saxophoniste qui s’exprime avec puissance et lyrisme et suscite un solo enflammé du piano stimulé par le tempo d’enfer foudroyant que tient la batterie.

Histoire Alternative procède de la même énergie. Cette composition de Thomas Bramerie immerge dans un déluge musical. A l’écoute des chorus du ténor et du piano débordant de virtuosité, l’oreille s’affole et sombre dans une véritable exaltation. Composé par Antonio Faraò, Last One, ne manque pas d’énergie mais sidère surtout par sa conception harmonique. Le morceau déborde de joie et ses rythmes déclenchent chez le batteur un groove félin et chez le saxophoniste un jeu véhément qui ne manque pas d’impertinence.

La trop courte intervention de David Linx qui ouvre et termine Passers of Time parvient cependant à dépayser quelque peu le format musical du quartet. Comme une pointe de piment, le parler chanté du chanteur engage les passagers du temps à swinguer plus farouchement encore. L’album se termine avec Mr Henri, composition du pianiste Henri Giordano qui met en exergue la complicité et l’esprit de communion qui règne entre les musiciens. Le dernier mot revient à un court solo de l’infatigable « Dédé ».

Mélodie, poésie et humour

Sur sa composition, Ballade Pour Valérie, Sylvain Beuf embouche le saxophone alto. Sur cette aubade crépusculaire, sa sonorité reflète la plénitude de son art et les chorus du piano et de la contrebasse n’ont rien à lui envier. Écrit par Thomas Bramerie, Les rues se retrouvent propose un tempo ternaire. Sur ce lumineux morceau, le soprano et le piano enchantent par la poésie de leur jeu et par la véritable alchimie qui opère de bout en bout entre les membres du quartet.

Proposé par Thomas Bramerie, M Theory fait place à l’humour. Le piano s’en donne à cœur joie, le soprano batifole et la contrebasse gambade sur le tempo sautillant que soutiennent les balais enjoués. Après une introduction de la contrebasse au son boisé et profond, Improvisation for Asta suspend le temps. Le souffle évanescent du soprano installe une atmosphère onirique sur cette ballade mélancolique qui permet de saisir combien ces véloces et virtuoses musiciens accueillent dans leur jeu nuances et sensibilité.

« Passers of Time » témoigne de l’alchimie collective qui unit André Ceccarelli, Sylvain Beuf Thomas Bramerie et Antonio Faraò. ASTA signe un album énergique et chaleureux qui ne manque ni de nuances ni de musicalité. On espère que le quartet n’attendra pas 25 ans pour enregistrer un deuxième album !

Pour succomber live à l’énergie de ce superbe « Passers of Time », RV à Paris avec ASTA les 10 & 11 janvier 2020 à 21h30 au Sunside. En attendant, on profitera de cette fin d’année 2019, pour partager largement la musique de cet album qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte.

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

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Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Alliance entre poésie, allégresse et énergie

Avec son premier opus, « The Bowhopper », Nuzut Trio propose un projet captivant qui enchante autant qu’il surprend. Autour du contrebassiste, compositeur et leader Flavio Perrella, le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor conjuguent leurs imaginaires. Les compositions originales ouvrent l’espace à l’expression créative des musiciens. Un album maîtrisé qui propose un élégant mélange de poésie, d’allégresse et d’énergie.

Depuis 2016, le contrebassiste et compositeur Flavio Perrela a fondé le Nuzut Trio avec le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor. Au fil des ans, le trio a élaboré un projet musical que restitue l’album « The Bowhopper » (Da Vinci Jazz/Egea Music) sorti le 27 septembre 2019.

A partir de mélodies simples composées pour l’essentiel par le leader, « The Bowhopper » vibre de dissonances saturées et d’improvisations audacieuses. La parole circule avec souplesse entre les trois membres du trio contrebasse-guitare-batterie. La musique respire et restitue une palette expressive large et nuancée où coexistent dans un bel équilibre légèreté et profondeur, ombre et lumière, pulsation énergique et méditation onirique.

Flavio Perrela

Diplômé en musique classique au conservatoire de Frosinone en Italie, Flavio Perrela vit à Paris depuis 2009 où il a suivi un cursus de Jazz au Conservatoire à Rayonnement Régional. De cette double formation, il a conservé un intérêt pour les deux formes de musique. Il a étudié avec Chuck Israels, Steve Coleman, Pierre Bertrand et Emil Spanyi et a accompagné de nombreux musiciens parmi lesquels on peut citer entre autres Ernest Dawkins, Greg Burk, Baptiste Herbin, Yonathan Avishai, Dexter Goldberg, Karsten Vogel, Didier Lockwood, Federico Casagrande, Victor Mendoza,Enrico Zanisi, Francesco Diodati.

Flavio Perrela a composé plusieurs bandes originales pour des films, des documentaires et des pièces de théâtre et a participé à plusieurs expériences avec différents orchestres (musique de chambre, big band, jazz combo, etc).Nuzut Trio

Le contrebassiste à créé Nuzut Trio avec le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor, deux musiciens dont on a récemment pu apprécier les projets personnels. L’un et l’autre ont en effet sorti leur premier album en 2018, l’énergique et lumineux « One » de Simon Martineau et le somptueux et singulier « The Swaggerer » de Thomas Delor enregistré lui aussi en trio contrebasse-guitare-batterie où la guitare est tenue par… Simon Martineau.

« The Bowhopper »

Couverture de l'album The Bowhopper de Nuzut TrioAinsi entouré de l’élégant et lumineux guitariste Simon Martineau et du rythmicien coloriste Thomas Delor, Flavio Petrela a enregistré les dix titres de l’album « The Bowhopper ». Le contrebassiste a composé la totalité des titres hormis Interlude#2 à porter au crédit de Simon Martineau.

Jeu de mot entre bow (l’archet) et Grasshopper (sauterelle, 1er morceau du CD), Bowhopper désigne un acrobate imaginaire qui évolue en équilibre, ce qu’a d’ailleurs traduit Antonio Padovani sur la pochette de l’album.

Riche en contrastes tant dans l’écriture que dans l’expression, « The Bowhopper » développe une musique à la trame émotionnelle très riche qui stimule l’écoute d’un bout à l’autre du répertoire.

De plage en plage

Au fil du répertoire, trois Interludes ménagent des ruptures comme des espaces de respiration qui ressourcent l’oreille pour mieux lui permettre d’accéder aux sept autres titres. Sur Interlude#1 l’archet de la contrebasse sautille à travers des dissonances maîtrisées alors que sur Interlude#3 il évoque plus des atmosphères chambristes. Interlude#2 donne quant à lui la parole à la guitare réjouie.

Véritable exploration musicale, The Grasshopper permet de saisir la maîtrise, l’élégance et la variété du jeu de guitare;

Povero Spirito installe un climat étrange illuminé par la guitare et aérienne. Après un chorus boisé et grave de la contrebasse, la guitare construit avec subtilité et concision une improvisation qui ouvre l’espace à la volubile polyrythmie de la batterie. Ramassamy-Dance groove en souplesse et restitue le chant radieux de la contrebasse. Sur Clacsong, après une première partie où la guitare fait entendre des coups de klacson sur le chorus guilleret de la contrebasse, la seconde partie du morceau se déroule en suspension sur le fil d’accords segmentés par une batterie volubile et répétés par la guitare et la contrebasse.

X Time étire son tempo et entraîne l’oreille dans une pérégrination musicale méditative que guide la sensible et onirique guitare. On craque littéralement à l’écoute des acrobaties musicales de la guitare sur Un Po’Zut. Le motif musical joué à l’archet se transforme ensuite en un chorus virtuose qui fait swinguer les notes gorgées de lumière de la contrebasse propulsée par la pulsation de la batterie. L’album se termine avec Zoldog dont les volutes bluesy deviennent lambeaux de rock progressif. Guidé par la guitare audacieuse et propulsé par la batterie tonique, le voyage intérieur devient transe.

Rendez-Vous à Paris le 15 décembre 2019 à 18h à la Péniche Marcounet pour écouter le Nuzut Trio à l’occasion du concert de sortie de l’album « The Bowhopper ».

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

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Jazz à Vienne Saison 19/20#4 – Auditorium de Lyon, Décembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 – Auditorium de Lyon, Décembre 2019

Angelique Kidjo

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 annonce la venue de la chanteuse Angelique Kidjo sur la scène de l’Auditorium de Lyon, le 02 décembre 2019. Pour ce concert, la chanteuse béninoise rend un vibrant hommage à la chanteuse Celia Cruz, la « Reine de la Salsa ». Avec la venue de cette incandescente interprète, le mercure des thermomètres va monter de plusieurs degrés. Concert caliente en perspective !

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 avec Angelique KidjoAprès Herbie Hancock et Bobby McFerrin, c’est au tour de la chanteuse béninoise, Angelique Kidjo d’être invitée le 02 décembre 2019, dans la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon, dans le cadre des concerts coproduits par Jazz à Vienne et l’Auditorium-Orchestre National de Lyon.

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 présente le concert de la chanteuse Angelique Kidjo qui rend hommage à Celia Cruz (1925-2003), surnommée la « Reine de la Salsa ». En remontant aux racines africaines de la salsa, Angelique Kidjo croise sonorités latines et africaines, incantations et rythmes effrénés et réinvente ainsi la salsa.

Jazz à Vienne Saison 19/20#4 avec Angelique KidjoAmbassadrice de l’Unicef, Angelique Kidjo est aussi une infatigable militante des droits de l’homme. Voix emblématique de l’Afrique, cette éternelle prêcheuse du multiculturalisme est reconnue par ses pairs et a été récompensée par trois Grammy Awards. Son engagement scénique, sa puissance vocale, sa vitalité et son charisme, transforment ses concerts en d’intenses moments de communication avec le public, comme le 07 juillet 2017 dans le Théâtre Antique de Jazz à Vienne où la chanteuse béninoise avait ouvert la « Soirée Cuba » par un festif hommage à la figure de proue de la salsa, Celia Cruz.

Hommage à Celia Cruz

Après avoir déjà honoré Nina Simone et Miriam Makeba, Angelique Kidjo célèbre la chanteuse cubaine Celia Cruz qui a révolutionné le monde de la salsa. Après des débuts de carrière à la Havane en 1950 avec son groupe « La sonora Matancera », elle quitte Cuba et s’exile à New-York. Au cours de sa carrière elle a produit plus de 70 albums.

En avril 2019, la chanteuse béninoise lui a consacré un album intitulé « Celia ». Jazz à Vienne Saison 19/20#4, couverture de l'album Celia Cruz de la chanteuse Angelique KidjoCe disque croise les destins de ces deux femmes qui ont eu toutes deux la force de s’exiler de leur pays, ont investi leur énergie et leur credo dans leur art qu’elles ont imposé dans le monde plutôt masculin de la musique.

Genre musical inventé entre Miami et New York par les diasporas cubaine et portoricaine, la salsa se pare avec Angelique Kidjo de reflets d’africanité. La chanteuse y insuffle en effet la force de l’Afrobeat et la richesse de la culture yoruba originaire d’Afrique et encore très vive à Cuba. Au-delà de l’hommage qu’elle rend à Celia Cruz, Angelique Kudjo relie les rythmes béninois et ceux de la salsa. Ainsi en mettant en avant la dimension percussive de la salsa via les tambours africains, elle invite l’Afrobeat et invente une nouvelle salsa.

Sur la scène de la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon, la chanteuse Angélique Kidjo se présente entourée de Dominic James (guitare), Magatte Sow (percussions), Thierry Vaton (claviers), Michael Olatuja (basse), Edgardo Serka (batterie), Michael Joussein (trompette) et Julien Raffin (saxophone).

RV à 20h le lundi 02 décembre 2019 à l’Auditorium de Lyon, pour une soirée qui porte en elle la promesse d’une fête incandescente. Angelique Kidjo et ses musiciens vont embraser le public et transformer la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon en un chaudron ardent. On s’en réjouit par avance !

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

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« Howls », un album, un titre, un groupe

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Erik Truffaz revient en quartet avec « Lune Rouge »

Erik Truffaz revient en quartet avec « Lune Rouge »

Poésie sidérale aux accents cosmiques

En recherche perpétuelle, Erik Truffaz continue ses explorations musicales et une fois encore il renouvelle sa musique sur l’album « Lune Rouge » sorti le 11 octobre 2019. Entouré de Benoit Corboz, Marcello Giuliani et Arthur Hnatek, le trompettiste façonne une rêverie musicale lunaire aux accents cosmiques. Un album captivant de poésie sidér(ante)ale.

Couverture de l'album Lune Rouge de Erik Truffaz QuartetTrois ans après « Doni Doni », le trompettiste Erik Truffaz est de retour en quartet avec « Lune Rouge » (Foufino Productions/Warner Music France) sorti le 11 octobre 2019.

Sur cet album le leader est entouré des fidèles, Marcello Giuliani (basse) et Benoît Corboz (claviers) et du batteur Arthur Hnatek qui a intégré le quartet depuis « Doni Doni ». D’ailleurs, c’est  lui qui a assuré la direction artistique de « Lune Rouge », comme le précise Erik Truffaz… « Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments. »

Aux frontières du jazz, de la pop instrumentale et de la musique électronique, « Lune Rouge » explore de nouveaux territoires sonores où se croisent mélodie et groove. Une superbe alchimie s’opère entre le timbre assez doux de la trompette et les sonorités synthétiques issues des années 70. Improvisations maîtrisées, envolées vibrantes et polyrythmies complexes se côtoient pour le meilleur. Après l’écoute de « Lune Rouge », le retour à la gravité terrestre est difficile car avec Erik Truffaz Quartet on marche sur la lune !

Erik Truffaz Quartet

La carrière sur les scènes françaises du trompettiste a commencé en 1993, année où Erik Truffaz obtient le prix du jury au concours de la Défense de la ville de Paris. Après 1996 où il signe sous le label Blue Note et sort « Out of a Dream », le succès du musicien ne cesse de croître.

Même si tout au long de sa carrière le trompettiste et compositeur Erik Truffaz s’est engagé avec succès dans de nombreuses collaborations (musiques de cinéma, écriture pour orchestre symphonique, musiques électroacoustiques, concerts graphiques avec Enki Bilal et bien d’autres rencontres), c’est avec Erik Truffaz Quartet qu’il conquiert le public.

1996-2008 avec Marcello Giuliani, Patrick Muller & Marc Erbetta

Entre 1996 et 2008, Erik Truffaz publie douze albums sous le label Blue Note parmi lesquels quatre sont à porter au crédit de son quartet avec Marcello Giuliani (basse), Patrick Muller (claviers) et Marc Erbetta (batterie). Après « The Dawn » (1998) et « Bending New Corners » (1999) où le poète rappeur Nya est invité, la musique du quartet acquiert une renommée internationale. Sortent ensuite le plus rock « The Walk of the Giant Turtle » (2003) et le superbe « Arckhangelsk » (2007) qui accueille les voix de Christophe et Ed Harcourt.

Depuis 2010, Benoit Corboz aux claviers

En Juin 2010 Benoît Corboz, ingénieur du son du groupe depuis « The Dawn », passe aux claviers du quartet. La nouvelle formule du groupe entre en studio sans tarder et en 2010 sort « In Between » (Blue Note/Universal) avec la voix de Sophie Hunger sur deux titres.

Après 2015, Arthur Hnatek à la batterie

En 2015, le batteur historique du quartet, Marc Erbetta cède la place à Arthur Hnatek, jeune batteur suisse-américain domicilié en Suisse. C’est avec lui qu’Erik Truffaz Quartet enregistre « Doni Doni » sorti en 2016 avec les voix de Rokia Traoré et Oxmo Puccino.

2019, sortie de « Lune Rouge »

Après avoir célébré l’album « Bending New Corners » au cours d’une tournée de concerts où le batteur historique Marc Erbetta a repris du service pour jouer cette musique « qui n’a pas pris une ride vingt ans après sa création », Erik Truffaz réunit Corboz, Giuliani et Hnatek et avec eux, il investit le studio suisse du Flon, à Lausanne.

C’est là que Benoît Corboz assisté par Alix Gauthier enregistre en avril 2019 le 19ème album du trompettiste, « Lune Rouge » (Foufino Productions/Warner Music France) sorti le 11 octobre 2019.  Aux sonorités des synthétiseurs de Benoît Corboz s’ajoutent celles de la batterie qu’Arthur Hnatek a branchée sur un synthétiseur modulaire, en prenant garde à conserver la dynamique des peaux grâce à des capteurs.

Fidèle à une tradition établie Erik Truffaz Quartet invite aussi deux voix. Il s’agit cette fois de celle de Jose James avec qui le trompettiste a tourné pour des concerts en hommage à Chet Baker. Le trompettiste a composé le morceau Reflections qu’il a envoyé au chanteur lequel a enregistré sa voix à New York… et les ingénieurs du son ont fait le reste. La seconde voix posée sur She’s the Moon est celle d’Andrina Bollinger. Elle évolue, avec la chanteuse Marena Whitcher dans le duo Eclecta qui mêle jazz, électro et pop.

Tous les titres de « Lune Rouge » sont écrits et composés par Arthur Hnatek, Marcello Giuliani, Benoît Corboz et Erik Truffaz, hormis Reflections auquel José James et Talia Billig ont apporté leur contribution.

« Lune Rouge »… voyage musi-cosmique

Au fil des douze titres de « Lune Rouge », Erik Truffaz Quartet propose un voyage musical lyrique où la trompette poétique incite à une rêverie électro-groovy irriguée de sonorités électroniques vintage. L’oreille oscille entre hallucinations pulsatiles et apesanteur flottante.

Le terme lune rouge recouvre une réalité astronomique, celle d’une éclipse totale quand lune, terre et soleil sont parfaitement alignées alors que la lune frôle l’orbite de la terre. Sidéral et tellurique, le titre qui donne son nom à l’album résulte de 45 minutes d’improvisation qui ont été enregistrées puis découpées et montées. Le morceau de presque douze minutes propose des ambiances très différentes. La trompette propulse une ligne mélodique sur des bidouillages électroniques et une rythmique incandescente. La trompette semble dilater le son et le porter au rouge.

C’est du motif répétitif de Cycle by Cycle réitéré sans fin par la basse et le synthé qu’émerge la trompette poétique et lumineuse. Poussée par le jeu coloriste de la batterie, elle s’envole ensuite en quête du cosmos, telle une fusée triomphante. Le voyage continue et plus tard le motif obsédant de Five on The Floor pose la lumière sur la trompette. Porté par sa sonorité stratosphérique et les nappes du synthé, on se laisse embarquer vers les espaces infinis. On flotte ensuite en apesanteur sur ET Two où la trompette élève une ode à la science-fiction sur un tempo électro-jazz lunaire.

Le voyage du quartet n’est vraiment pas de tout repos comme le laisse entendre Tiger in the Train. Le vaisseau des musiciens frôle un astéroïde et les polyrythmies de la batterie tellurique font vibrer la musique. Les rythmes décalés reviennent ensuite sur Nostalgia qui frissonne entre nostalgie et énergie stimulante.

L’épopée spatiale est ponctuée par des improvisations enregistrées en une seule prise et insérées dans le répertoire qu’elles dynamisent… atmosphère  fantastique de Tanit du nom d’un cratère de Ganymède (lune de Jupiter), timbre brisé de la trompette et mugissement sidéral d’Algol ainsi dénommée en référence à une étoile de la constellation de Persée, effets captivants des synthés sur Alhena dont le nom fait référence à une étoile située dans la constellation des Gémeaux.

Les deux titres chantés apportent quant à eux de douces flottaisons durant le voyage cosmique. Sur Reflections la voix profonde de Jose James et la trompette oscillent sur un tempo hip-hop poussées par la section rythmique. Plus tard, sur She’s The Moon, c’est la voix caressante d’Indrina Bollinger et le contrechant séduisant de la trompette qui met le vaisseau sur une orbite pop.

Le répertoire se termine avec le poétique Houlgate. Piano et bugle jouent une évanescente mélodie d’où se dégage une sensation de grande sérénité. Le vaisseau spatial du quartet est parvenu à destination… calme lunaire et lumière angélique baignent les cinq dernières minutes de l’album.

Pour écouter Erik Truffaz Quartet en concert la date du 25 novembre 2019 au Café de la Danse à Paris annonce COMPLET.

Par contre qu’on se le dise, Erik Truffaz revient à Paris en quartet avec Benoit Corboz (Rhodes, synthétiseurs, piano), Marcello Giuliani (basse) et Arthur Hnatek (batterie & électroniques) le 27 mai 2020 à 19h30 à La Gaîté Lyrique.

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Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Jazz à Vienne Saison 19/20#3 – Novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 – Novembre 2019

Forum Jazz 2019, du 27 au 30 novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 présente la troisième édition du Forum Jazz. A la fois rendez-vous professionnel et évènement culturel, cette manifestation organisée du 27 au 30 novembre 2019 dans l’agglomération de Vienne Condrieu est placée sous le marrainage de la contrebassiste et compositrice Sarah Murcia. Cerise sur le gâteau, la soirée de clôture du 30 novembre 2019 réserve une surprise. Avant les concerts de EYM Trio et The Amazing Keystone Big Band, seront dévoilés le visuel et les premiers noms de la 40ème édition du Festival Jazz à Vienne 2020.

Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019_Jazz à Vienne Saison 19/20#3Plateforme des acteurs du Jazz en Auvergne Rhône-Alpes, JAZZ(s)RA rassemble tous les protagonistes qui œuvrent à la vie du jazz dans la région Auvergne-Rhône-Alpes où cette musique est fort implantée. Ainsi, depuis 2015, JAZZ(s)RA organise le Forum Jazz, une manifestation conçue comme la vitrine du dynamisme régional commun à tous les adhérents de l’association.

Au fil des ans ce Forum Jazz  a pris la forme d’une biennale itinérante qui présente des ateliers professionnels et des concerts dont certains sont ouverts au public, un programme d’activités à destination des professionnels et des actions d’éducation artistique.

En 2019, le troisième Forum Jazz  en Auvergne-Rhône-Alpes est accueilli du 27 au 30 novembre sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération.

JAZZ(s)RA & Forum Jazz

De nombreux artistes, collectifs, producteurs, scènes, festivals et écoles adhèrent à l’association régionale, JAZZ(s)RA, véritable plateforme des acteurs du Jazz en Auvergne Rhône-Alpes. L’association contribue à valoriser l’ensemble des initiatives de la scène jazz régionale, à participer à la structuration et à la professionnalisation des acteurs du jazz, à inciter au renouvellement des publics et à instaurer une dynamique territoriale nouvelle à travers le principe de l’itinérance de l’événement comme des coopérations inter-régionales en France et en Europe.

Conçu comme un évènement biennal et itinérant dans la région Auvergne Rhône-Alpes, Forum Jazz  est devenu à la fois un rendez-vous pour les professionnels et un évènement culturel pour le public.

Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 - Forum Jazz du 27 au 30 novembre 2019Après Annecy en 2015 puis Saint-Etienne en 2017, en 2019, le Conseil d’Administration de JAZZ(s)RA a retenu la candidature impulsée par le Festival Jazz à Vienne - adhérent historique de JAZZ(s)RA - en coopération avec le Théâtre de Vienne, le Musée de Saint Romain en Gal, la MJC de Vienne et le Conservatoire de Vienne.

Ainsi, la troisième édition du Forum Jazz va faire rayonner la richesse de la scène jazz régional sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération. Du 27 au 30 novembre 2019, il est placé sous le marrainage de la contrebassiste et compositrice Sarah Murcia,

Le programme de Forum Jazz 2019 est prometteur :

  • plus de 30 concerts ouverts au public
  • un parcours de 6 concerts chez les producteurs viticoles et fruitiers de l’agglomération le samedi en journée
  • 12 show-cases pour étudiants et professionnels.
  • plus de 200 artistes musiciens.nne.s et de nombreux professionnels
  • un programme d’invitations de plus de 120 professionnels nationaux et internationaux
  • un programme de conférences, ateliers et master-class construit autour de trois thématiques (les publics, l’économie et nouvelles sources de financement)
  • des actions d’éducation artistique avec la chorale « Le Grand Collectage Métissé » et des concerts pour les enfants.

Concerts du Forum Jazz 2019

Depuis la soirée d’ouverture le 27 novembre 2019 jusqu’à la soirée de clôture le 30 novembre 2019, les concerts ouverts au public de ce Forum Jazz 2019 sont accueillis dans plusieurs structures culturelles du territoire de Vienne Condrieu Agglomération : Le Manège, le Théâtre de Vienne, le Musée de Saint-Romain-en-Gal, l’Auditorium Le Trente et la MJC de Vienne.

Par ailleurs, le samedi 30 novembre, des concerts sont aussi programmés au fil des étapes d’un « parcours producteurs » qui compte le Maison Colombier, le Domaine de Gorneton, le Domaine Gerard, Ogier Fruits et le Domaine Yves Cuilleron. Ainsi, des groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, La bête à sept têtes et We want our money back, et deux autres groupes issus de la région Occitanie, Anticyclone, et de la région Centre Val- de-Loire, KAPLAA, sont invités à se produire dans des espaces plus habitués à la production viticole ou fruitière qu’au jazz. 

La programmation exhaustive des concerts ouverts au public est à consulter ICI.

Concert d’ouverture

Le 27 novembre 2019, Le Manège accueille le concert d’ouverture avec un double plateau qui voit se succéder deux groupes invités. De 20h à 21h, Livi’zz & Big Band du Conservatoire puis de 21h30 à 23h, Pierre Drevet invite le Brussels Jazz Orchestra.

Signe du succès du Forum Jazz, le Théâtre de Vienne affiche complet le 28 novembre 2019 pour les concerts de WASL avec Sarah Murcia et Kamilya Jubran puis Imperial Orpheon ainsi que le 29 novembre 2019 pour les prestations de Jean-Paul Hervé puis du Very Big Experimental Toubifri orchestra.

Au Musée de Saint-Romain-en-Gal

On se propose de découvrir le Musée de Saint-Romain-en-Gal, ce superbe lieu qui accueille des concerts durant toute la durée du Forum Jazz. Plusieurs rendez-vous se profilent :

  • le jeudi 28 novembre 2019 dès 20h pour une escapade entre Moyen-Orient, Afrique et Maroc avec Sarab, B.L.U. et Arbaa Experimental Chaabi.
  • le vendredi 29 novembre dès 20h pour assister aux propositions musicales de trois groupes aux esthétiques diversifiées, Equinox Trio, Kairos et Seba Kaapstad, quartet multinational de neo-soul venu d’Allemagne.
  • le samedi 30 novembre 2019, à 14h pour entrer dans le monde du MN Bigband de Matthieu Notargiacomo, à 15h15 pour voyager dans le monde subtil du projet « Vind » de Loïs Le Van en trio avec Sandrine Marchetti (piano) et Paul Jarret (guitare), à 16h45 pour accéder aux paysages du Gaspard Baradel quartet, à 18h15 pour s’immerger dans la musique sans frontières du Zaza Desiderio Trio.

Concert de clôture

Jazz à Vienne Saison 19/20#3 - AKBB & EYM TrioLe Manège présente aussi la soirée de clôture du 30 novembre 2019 qui débute à 20h30 par quelques surprises. En effet, le Festival Jazz à Vienne a prévu de présenter son visuel 2020 et de lever le voile sur les premiers noms de sa quarantième édition.

La soirée se poursuit avec un double plateau. En ouverture, EYM Trio se produit avec la chanteuse Varijashree Venugopal.

C’est ensuite à The Amazing Keystone Big Band qu’il revient de tirer le rideau de fin du Forum Jazz 2019. Lauréat des Victoires du Jazz 2018 dans la catégorie « Groupe de l’année » et co-dirigé par Bastien Ballaz, Jon Boutellier, David Enhco & Fred Nardin, le big band régional vient présenter son dernier projet « We Love Ella » qui réinvente quelques grands succès de la légendaire Ella Fitzgerald.

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