« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Fraîcheur, élégance et accents de blues

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

Biréli Lagrène est de retour avec "Elegant People" de Biréli Lagrène_visuel de l'album Elegant People de Biréli Lagrène« Elegant People », son nouvel album sorti le 03 avril 2026 (Label PeeWee!/Socadisc Believe). Dans cet album très éloigné des esthétiques du jazz rock, Biréli Lagrène est à la recherche d’un son clair et direct. Le guitariste privilégie une instrumentation quasi acoustique qui Met en valeur ses partenaires, même s’il s’autorise pourtant à enrichir le son de sa guitare électrique 1⁄2 caisse avec quelques saturations et delay bien intégrés.

En compagnie de Jean-Yves Jung (piano, Fender Rhodes), William Brunard (contrebasse) et Raphaël Pannier (batterie), le guitariste renouvelle son propos. Il privilégie la mélodie et improvise avec dynamisme et fluidité. Un véritable son de groupe émerge du quartet qui dessine une atmosphère fluide et lumineuse où chaque instrument trouve naturellement sa place.

Le répertoire

« Elegant People », un album enthousiasmant où coexistent douceur et dynamisme, grâce et élégance, fraîcheur et groove.

En donnant à son album « Elegant People » le titre d’une composition de Wayne Shorter, Biréli Lagrène affirme son attachement à l’univers de Weather Report.

Le guitariste reprend par ailleurs des standards du Great American Song Book, My Foolish Heart, A Time for Love, Clair et aussi une mélodie d’Ivan Lins, Anjo de Mim, à laquelle il est attaché.

Biréli Lagrène signe quatre des dix titres de l’opus, Flair-around Giant Steps, Kings Cross, Hopla et W 48th Street tout en restant enraciné dans le blues, avec New Blues, une composition de Jean-Yves Jung.

Au fil des titres

L’opus ouvre avec un clin d’œil à Wayne Shorter et à sa composition, Elegant People. Après avoir exposé le thème avec simplicité, le guitariste semble comme animé par une énergie de feu. Son presqu’acoustique, jeu précis intense et lumineux, virtuosité indéfectible. La musique respire. Son solo s’inspire de ceux qui sont pour lui des références (Wes Montgomery, Joe Pass). Finement ciselé, le jeu finement ciselé du pianiste déborde de fraîcheur et d’enthousiasme.

Le répertoire se poursuit avec Flair - Around Giant Steps, une composition de Biréli Lagrène. Sur un riff soul/blues, la guitare à la sonorité saturée jubile et pose les harmonies du morceau. Tel un bluesman déchainé, Biréli Lagrène glisse quelques instants avec subtilité sur la mélodie coltranienne de Giant Steps puis reprend son riff avec fougue. Dans son phrasé tranchant et souple, il intègre le vocabulaire du rock. Un superbe moment.

Avec Biréli Lagrène, Jean-Yves Jung se lance ensuite dans un blues enflammé sur la composition du guitariste, King Cross. Il déploie ses textures au piano et au Fender Rhodes puis offre un solo qui swingue avec puissance. Il déroule un phrasé d’une grande liberté harmonique sur des gammes du blues descendues en traits rapides puis, soutenues par le dense background rythmique et harmonique qu’assurent la contrebasse souple et profonde de William Brunard et la batterie précise et aérienne de Raphaël Pannier. Plus loin, l’improvisation de Biréli Lagrène fait monter la tension jusqu’au paroxysme. Le jeu bluesy du guitariste distille un swing irrésistible et à la fin du morceau, après 7 secondes de silence, s’élève un court solo de violon joué par le guitariste. Belle surprise !

L’album propose ensuite trois titres à l’ambiance plus intime.

Attaché aux standards de jazz, Biréli Lagrène donne une version très sensible de la ballade de Johnny Mandel, A Time For Love. Son jeu de guitare au son clair et quasi acoustique caresse la mélodie avec grâce et virtuosité. Sur son instrument à la sonorité chaude et sensuelle, il déroule une improvisation très élaborée.

C’est ensuite le contrebassiste William Brunard qui introduit seul My Foolish Heart, la composition de Victor Young. Sur le pont, vient se greffer la guitare à la sonorité cristalline. Biréli Lagrène ré-imagine cette ballade avec élégance. Son solo fait respirer la mélodie. et plonge l’oreille dans un rêve. Plus loin, l’improvisation délicate de Jean-Yves Jung se distingue par un développement harmonique raffiné. Le pianiste joue sur les nuances avec douceur et son toucher gagne en limpidité. C’est Biréli Lagrène qui termine le morceau avec délicatesse.

Accompagné par les percussions de Stéphane Edouard, le quartet se projette ensuite dans le monde du compositeur brésilien Ivan Lins en donnant une version poétique du morceau Anjo de Mim. Le guitariste joue en accords et délivre des phrases ciselées et virtuoses. Très inspiré, le pianiste prend ensuite le relai avec un solo lyrique aux superbes harmonies. Un climat serein festonné de mystère.

Le répertoire se poursuit avec Hopla, une composition du guitariste qu’il interprète solo. Un moment intime empreint de tendresse. New Blues marque ensuite le retour du groupe aux fondamentaux du blues dont il renouvelle le vocabulaire. Les musiciens dialoguent allègrement et à l’issue d’un « 4 4 » dynamique, Raphaël Pannier offre un solo tellurique éblouissant.

Sur W 48 th Street, une autre composition du guitariste, le pianiste alterne ses propos entre Fender Rhodes et piano stimulé par le duo rythmique, batterie et contrebasse. Morceau dynamique au fil duquel la guitare fait preuve d’une joyeuse éloquence qu’accompagnent d’allègres claps de main.

L’album se termine avec Clair, la composition de Gilbert O’Sullivan. L’improvisation du guitariste met en évidence la netteté de son attaque, la puissance et la précision de son jeu. Le contrebassiste lui répond avec virtuosité et inventivité puis le groupe vocalise autour du thème. Le morceau semble se terminer… mais après un break musical de trente-trois secondes, on entend avec surprise des extraits de morceaux enregistrés qui se succèdent. Une sorte de « jam cachée » qui constitue une belle surprise.

Pour écouter Biréli Lagrène en quartet interpréter le répertoire de son album « Elegant People », rendez-vous le 25 juillet 2026 à Nice dans le cadre du Nice Jazz Festival et le 13 août 2026 à 21h au Théâtre de Mandelieu-La Napoule.

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Le premier trimestre 2026 est marqué par la sortie de trois albums remarquables crédités à des artistes féminines, Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza. Toutes trois chantent et la dernière est aussi violoncelliste et compositrice. Trois opus dont les propos empreints d’élégance ne manquent pas d’interpeler les oreilles friandes de musicalité et d’originalité. A savourer et à partager largement.

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

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La chanteuse, autrice, compositrice coréenne Youn Sun Nah revient avec un projet inédit, « Lost Pieces ». Ce treizième album marque vingt-cinq ans de carrière discographique. Cet opus reflète son intérêt pour un large éventail de styles musicaux. Son chant évolue entre quiétude et expressivité puissante. Un voyage musical captivant vers la découverte et l’acceptation de soi.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Elégance, musicalité & originalité

Le premier trimestre 2026 est marqué par la sortie de trois albums remarquables crédités à des artistes féminines, Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza. Toutes trois chantent et la dernière est aussi violoncelliste et compositrice. Trois opus dont les propos empreints d’élégance ne manquent pas d’interpeler les oreilles friandes de musicalité et d’originalité. A savourer et à partager largement.

Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaSur son premier album « That Was A Dream » (Continuo Jazz) enregistré en quintet, la chanteuse française Cécile Brocas charme par l’élégance de sa voix et la maturité de son propos.

Pour son 4ème album, « Cecil L. Recchia sings Django Reinhardt » (Label Ouest/L’Autre Distribution), la chanteuse Cecil L. Recchia propose une vision originale et vocale de quelques-unes des célèbres compositions de Django Reinhardt jouées en quintet.

La violoncelliste, chanteuse et compositrice cubaine Ana Carla Maza sort son nouvel album« Alamar » (ACM productions/L’autre distribution-Idol) chanté en espagnol, français, portugais et anglais au sein d’un groupe de six musiciens cubains et d’un guitariste brésilien.

Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza, trois vocalistes qui cultivent élégance, originalité et musicalité.

Cecil Brocas

visuel de l'album That was a dream de Cecil Brocas_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaAprès avoir été 20 ans choriste au sein de chorales gospel et RnB, Cecil Brocas a aussi accompagné des artistes de variété, hip-hop sur les plus grandes scènes parisiennes, en studio et sur les plateaux TV.

Depuis 2019, elle dirige son quintet de jazz composé de Fred Nardin (piano, arrangements), Baptiste Herbin (saxophone), Fabien Marcoz (contrebasse) et Romain Sarron (batterie). Avec eux, elle a enregistré son premier album « That Was A Dream » au Studio Besco en avril 2022, peu de temps avant la naissance de son premier enfant. Le guitariste Hugo Lippi rejoint le groupe sur deux titres (Skylark et Peace) et le percussionniste Inor Sotolongo intervient sur la moitié de l’album.

Sorti le 23 janvier 2026, « That Was A Dream » (Continuo Jazz) est un disque de standards du répertoire américain parmi lesquels figurent entre autres, la composition de Monk qui donne son titre à l’album, celles de Cole Porter You’d be so nice to come home to et Love for Sale, Peace de Horace Silver, All I’ve ever really wanted de Philippe Baden Powell et Jesse Harris et d’autres encore auxquels s’ajoutent deux chansons françaises, Que feras-tu de ta vie ? de Michel Legrand, La Muraille de Chine d’Henri Salvador, et All I’ve Ever Really Wanted, une ballade originale créditée à Philippe Powell pour la musique et Jesse Harris pour les paroles.

Pour écouter Cecil Brocas, rendez-vous le samedi 27 juin 2026 à Paris à 21h30 au Sunside où elle se produit en quintet avec Fred Nardin (piano), Baptiste Herbin (saxophone), Fabien Marcoz (contrebasse) et Romain Sarron (batterie).

Cecil L. Recchia

visuel de l'album Cecil L. Rechia sings Django Reinhardt_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaChanteuse française aux origines métissées (italo-espagnoles et nord-africaines), Cecil L. Recchia étudie le piano classique dès l’âge de 5 ans. Après des études de langue anglaise et de littérature américaine à la Sorbonne, dont elle est diplômée, elle s’initie au jazz vocal et suit une formation au CIM (Paris). Finaliste des Trophées du Sunset-Sunside en 2008, elle devient une habituée des scènes jazz de Paris et se fait ainsi connaître du public au sein de son quartet. La chanteuse est attachée aux racines et aux traditions.

Sur son quatrième album « Cecil L. Recchia sings Django Reinhardt » (Label Ouest/L’Autre Distribution) paru le 30 janvier 2026. Entourée de Noé Huchard (piano), Raphaël Dever (contrebasse), Malo Mazurié (trompette) et David Grebil (batterie), elle pose ses propres textes en anglais et sa voix sur les treize morceaux de Django Reinhardt. Ainsi, Cecil L. Recchia propose un projet original et exigeant qui allie la rythmique du hard bop, l’élégance du jazz vocal et les ambiances colorées de la New Orleans. Loin du swing manouche et sans guitare, la chanteuse a su s’affranchir de l’esthétique et de la figure écrasante de Django Reinhardt.

On craque à l’écoute de Swing 39 lorsque la trompette adopte un tempo rapide et s’envole après un début vocal tout en souplesse. On ne résiste pas non plus à la splendide version de Manoir de mes Rêves pris sur un rythme de valse lente que l’on savoure avec bonheur. On s’enthousiasme pour la version de Mabel qui fait la part belle au scat de Cecil L. Recchia.

Pour écouter Cecil L. Recchia, plusieurs dates de concerts se profilent en France. A Paris, le jeudi 23 avril 2026 à 20h au Bal Blomet pour le concert de sortie de l’album, puis le 25 juin 2026 à 21h30, au Sunside. Le 05 septembre 2026 à 20h au Centre culturel de Cassis dans le cadre du Cassis Jazz Festival. Pour plus de dates, ICI.

Ana Carla Maza

visuel de l'album Alamar de Ana Carla Maz_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaNouvelle voix de Cuba et figure incontournable de la scène jazz et world contemporaine, Ana Carla Maza incarne l’excellence et l’innovation de la jeune génération cubaine. Elle a parcouru de nombreuses scènes et festivals prestigieux en Europe et bien au-delà.

Après « La Flor » sorti en juillet 2020, « Bahia » paru en février 2022, « Caribe » (Persona Editorial/L’Autre Distribution) sorti en octobre 2023 et « Caribe Deluxe » en octobre 2025, le 27 mars 2026, la violoncelliste, chanteuse et compositrice cubaine Ana Carla Maza sort son nouvel album « Alamar » (ACM productions/L’autre distribution-Idol). L’album tire son nom de celui du quartier maritime de La Havane où Ana Carla Maza est née, et où son père et sa grand-mère chiliens ont séjourné.

Écrit et composé par l’artiste, « Alamar » se déploie à travers un dialogue unique entre la voix et le violoncelle, mêlant les traditions musicales des Amériques à une écriture moderne et raffinée. Polyglotte, (elle parle parfaitement français et chante en espagnol, français, portugais et anglais), l’artiste livre un récit intime, empreint à la fois de douceur et de joie sur des rythmes variés. Ana Carla Maza s’est entourée des musiciens cubains Mily Perez (piano, clavier), Mirza Sierra (guitare acoustique cubaine), Jay Kalo (batterie, percussions cubaines, basse), Rasiel Aldama (trompette), Mariam Rivera (flûte), Frank Gomez (tres cubain) et du guitariste brésilien Pedro João.

Après une ouverture instrumentale avec Habanera, le répertoire se promène entre bachata, son, salsa, boléro, merengue et cha-cha-chá. Les neuf titres de l’album séduisent l’oreille tour à tour. On ne peut résister au titre mélancolique Corazoncito mío qui revisite le son cubain traditionnel et l’on se laisse séduire par Je t’ai aimé, une bachata moderne chantée en espagnol et en français, qui saisit la complexité émotionnelle de l’amour et du lâcher-prise.

Ancré dans la tradition de la danse cubaine classique et porté par une belle énergie on se laisse entraîner par le lumineux et irrésistible, Cha Cha Chá! dont le rythme célèbre la joie pure.

Pour écouter Ana Carla Maza, rendez-vous le 16 mai 2026 dans le cadre de Jazz en Comminges à Saint-Gaudens (France) et le 06 juin 2026 au Festival Musiques Métisses à Angoulême (France).

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Le premier trimestre 2026 est marqué par la sortie de trois albums remarquables crédités à des artistes féminines, Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza. Toutes trois chantent et la dernière est aussi violoncelliste et compositrice. Trois opus dont les propos empreints d’élégance ne manquent pas d’interpeler les oreilles friandes de musicalité et d’originalité. A savourer et à partager largement.

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

La chanteuse, autrice, compositrice coréenne Youn Sun Nah revient avec un projet inédit, « Lost Pieces ». Ce treizième album marque vingt-cinq ans de carrière discographique. Cet opus reflète son intérêt pour un large éventail de styles musicaux. Son chant évolue entre quiétude et expressivité puissante. Un voyage musical captivant vers la découverte et l’acceptation de soi.

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

Entre quiétude et puissance

La chanteuse, autrice, compositrice coréenne Youn Sun Nah revient avec un projet inédit, « Lost Pieces ». Ce treizième album marque vingt-cinq ans de carrière discographique. Cet opus reflète son intérêt pour un large éventail de styles musicaux. Son chant évolue entre quiétude et expressivité puissante. Un voyage musical captivant vers la découverte et l’acceptation de soi.

Dans la lignée de « Waking World » (2022), Youn Sun Nah a composé l’intégralité des titres de « Lost Pieces » (Warner Music/NPlug), sorti le 20 février 2026. Ce nouvel album constitue un projet inédit mené avec un nouveau groupe constitué de Matthis Pascaud, Laurent Vernerey, Raphaël Chassin, Guillaume Latil et Tony Paeleman.

Les 11 chansons de l’album explorent les thèmes du doute en amour, envers les autres et même envers soi-même.

Youn Sun Nah

Chanteuse, autrice-compositrice et interprète primée à l’international, la vocaliste Youn Sun Nah compte aujourd’hui parmi les vocalistes les plus admirées et reconnues du jazz contemporain.

Basée à Séoul, en Corée du Sud, elle commence son parcours musical dès l’enfance par des cours de piano, avant de chanter du gospel avec l’Orchestre symphonique de Corée dans sa vingtaine. Une carrière dans le théâtre musical s’ouvre alors à elle, mais Youn Sun Nah choisit finalement de suivre sa propre voie en intégrant l’Institut National de Musique de Beauvais, le Conservatoire Nadia et Lili Boulanger à Paris, ainsi que le CIM, école de jazz et de musiques contemporaines. Vocaliste d’exception, elle remporte de nombreux prix dans des festivals et concours de jazz. En 2001, son premier album « Reflet » la révèle au grand public. « Same Girl » (2010) et « Lento » (2013) sont tous deux certifiés disque d’or en France et en Allemagne et reçoivent de nombreuses distinctions et récompenses.

Youn Sun Nah se produit aussi dans d’innombrables concerts et tournées lors de festivals prestigieux à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. Elle partage la scène avec des figures emblématiques telles que Herbie Hancock, Regina Carter, Esperanza Spalding, Antonio Sanchez, et bien d’autres encore.

Nommée Officier des Arts et des Lettres par le ministère fravisuel de l'album Lost Pieces de Youn Sun Nah_Youn Sun Nah revient avec "Lost Pieces"nçais de la Culture en 2019, Youn Sun Nah fait la même année ses débuts chez Warner Music avec l’album très acclamé « Immersion ». Durant la pandémie, elle écrit et enregistre « Waking World » (2022), un album entièrement constitué de chansons originale où se mêlent accents pop et folk portés par des instrumentations jazz surprenantes. En 2024, sur l’album de reprises « Elles », la chanteuse explore le répertoire de chanteuses emblématiques qui ont influencé sa carrière.

2026 marque son retour à l’écriture avec l’opus « Lost Pieces » qui confirme son statut d’autrice-compositrice-interprète.

Avec Matthis Pascaud (guitares électrique, acoustique, lap steel, mandoline), Laurent Vernerey (basses acoustique et électrique), Raphaël Chassin (batterie, percussions), Guillaume Latil (violoncelle) et Tony Paeleman (piano, Wurlitzer, orgue Hammond, synthétiseurs), Youn Sun Nah continue d’explorer de nouvelles possibilités sonores, franchissant frontières et genres pour toucher, une fois encore, à quelque chose d’universel et de profondément vrai.

« Lost Pieces »

« Lost Pieces », un album dont les compositions parfois complexes sont interprétées avec une subtilité où la dimension mélodique est préférée à celle de la virtuosité.

Dans le titre d’ouverture, Shell of Me, la sonorité saturée de la guitare tranche avec la voix douce aux accents apaisés. Where’d You Hide adopte ensuite une expression plus dramatique alors que Youn Sun Nah laisse éclater les mots : « Oh, love, where’d you hide? You said you would be right here, standing by my side. But now I’m frozen in the dark ». Ainsi, l’accent est mis sur la catharsis et la capacité intrinsèque à tirer de la force de la douleur.

La chanson éponyme Lost Pieces, a été initialement pensée comme un clin d’œil à l’approche minimaliste de Steve Reich, avec un accompagnement très épuré. Au final, elle est la pièce la plus densément arrangée du disque, où cuivres, marimba et cordes s’accordent dans un espace harmonieux pour offrir un écrin à la voix de la chanteuse.

Sur I Run, I Stay, la voix de la chanteuse se pose sur les figures rythmiques jouées en boucle mais le silence habite ses interventions. Le contraste est d’ailleurs notable entre les syncopes rythmiques en boucle de ce titre et la douceur de la ballade qui lui fait suite, I Can’t Sleep.

Si la véhémence des cuivres de Collapse évoque la force de la vérité brute, les doux accents soul de My Home font écho à ses tournées pas vraiment compatibles avec la notion de « chez soi ».

Dans le dernier morceau WTH is Love!, les accords de guitare résonnent comme des lumières d’espoir après une exploration des contrastes de l’esprit humain.

En avril 2026, Youn Sun Nah retrouve Lyon, la ville où elle a séjourné durant huit mois en 1989 alors qu’elle était alors une jeune étudiante coréenne. Avec à ses côtés Mathis Pascaud (guitare), Brad Christopher Jones (contrebasse) et Raphaël Chassin (batterie), la chanteuse est annoncée le 07 avril 2026 à 20h sur la scène de l’Auditorium Orchestre National de Lyon (ONL) où son art, entre douceur et puissance, devrait combler le public.

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

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Baptiste Herbin et Minino Garay  présentent « Los Arregladores »

Baptiste Herbin et Minino Garay présentent « Los Arregladores »

Un hommage vibrant aux arrangeurs

Le saxophoniste Baptiste Herbin et le batteur et percussionniste Minino Garay unissent leurs univers et rendent hommage aux arrangeurs sur l’album intitulé « Los Arregladores ». Le projet célèbre le jazz et la richesse de l’Amérique latine dans la diversité de ses rythmes. Toutes les compositions du disque sont arrangées par dix artistes de renom en plus de chacun des membres de ce quartet. Un opus qui invite à écouter autrement des chansons que l’on pensait connaître.

visuel de l'album "Los Arregladores"_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"De facto, si les arrangeurs des projets musicaux de tous genres sont souvent dans l’ombre, leur rôle est pourtant fondamental pour que les objectifs artistiques souhaités par les musiciens compositeurs et/ou interprètes soient atteints.

C’est ce rôle essentiel des arrangeurs que les deux leaders, Baptiste Herbin et Minino Garay, ont voulu mettre en évidence au fil des treize pistes de l’album « Los Arregladores » (Continuo Jazz/UVM Distribution) dont la sortie est annoncée le 16 janvier 2026.

« Los Arregladores », un album érudit, sensible et audacieux.

Le projet « Los Arregladores »

Autour d’eux, Baptiste Herbin (saxophones soprano et alto) et Minino Garay (batterie et percussion) ont réuni le pianiste Léo Montana et le contrebassiste Felipe Cabrera. Ces quatre artistes forment un véritable collectif où les expériences croisées nourrissent une vision ouverte et généreuse de la musique. Le quartet a aussi invité le bandéoniste Patricio Tripa Bonfiglio à les rejoindre sur deux titres.

Il en résulte un voyage musical multiculturel et riche en révélations dont Baptiste Herbin, prétend avec humour qu’il « rend hommage au jazz et à ses déclinaisons, à la sauce sud-américaine ».

Le quartet et son invité sont tous très liés avec l’Amérique latine.

Minino Garay_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"Ambassadeur musical de l’Amérique du Sud en France, Minino Garay a été élevé dans l’environnement de la musique populaire argentine. Musicien à l’esprit foisonnant et curieux, il a puisé dans ses origines et les a confrontées à d’autres genres avec d’autres grands noms de la musique, sur les scènes de diverses parties du monde. Arrivé en France à Paris dans les années 1990, il a été le premier percussionniste à faire connaître le cajon péruvien (instrument de percussion) en France. Il a enregistré plus de 250 albums en collaboration avec de multiples artistes. Dans le projet « Los Arregladores », il assure la rythmique de chaque titre à travers des rythmes comme la Chacarera, Cueca, Joropo, Habanera, Bolero, Tango, Landó, Festejo, Marinera - sans oublier une touche de rythme Gnawa. Minino Garay combine le spoken word, cette poésie parlée à voix haute, avec ses influences imprégnées par l’esprit du tango poésie.

BAptiste Herbin_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"Lauréat du prix Django Reinhardt 2019, Baptiste Herbin est aujourd’hui un artiste incontournable de la scène jazz française et internationale. Enseignant, il donne des master classes dans le monde entier. Sa musique et son jeu sont influencés par Charlie Parker, Cannonball Adderley, Ornette Coleman, Maceo Parker, John Coltrane, la musique malgache, balkanique ou brésilienne, mais aussi des compositeurs classiques comme Debussy, Ravel et Bach. Ces inspirations diverses font de son jeu une expérience unique et intense. Après « Brother Stoon » (2010), son premier disque en leader, il a enregistré l’album « Interférences » (2014) puis « Dreams and Connections » (2017) avant de publier en 2020 son quatrième album « Vista Chinesa » (Space Time Records/Socadisc). En 2023, il publie « Symmetric » (Matrisse Production/L’Autre Distribution) enregistré avec le trompettiste Nicolas Gardel avant de revenir en 2024 en trio avec le remarquable « Django! » (Matrisse Productions/L’Autre Distribution). « Passionné par les peuples premiers des Amériques », le saxophoniste s’est impliqué avec grand intérêt dans le projet « Los Arredaglores ».

Avec ses origines sud-américaines, le pianiste Leo Montana est réellement ancré dans le jazz. Dans l’âme, il a la Bolivie où il est né, le Brésil et la Guadeloupe où il a grandi avant de s’installer à Paris. Sur les touches noires et blanches de son clavier, il a élargi son jeu pianistique en participant à des projets très éclectiques dans de nombreux festivals et clubs du monde entier. Il a joué aux côtés de Felipe Cabrera, Raul de Souza, Anne Paceo, Celine Bonacina, Geraldine Laurent, Naïssam Jalal, Claude Tchamitchian, Irving Acao, Gueorgui Kornazov, Dave Liebman, Chico Freeman, Arnaud Dolmen, Christophe Panzani, Line Kruse, Sandro Zerafa et avec nombre de vocalistes. Il pratique aussi la composition de musique de scène et a participé à la création de deux opéras, lors du Festival d’été du Wem (Var), « Variations provençales » en 2008 et « Randonnée Dérandonnée » en 2010. Exemple parfait du mélange des cultures réussi, le pianiste a trouvé sa place dans le projet « Los Arredaglores ».

​Né à la Havane, Felipe Cabrera est un musicien et compositeur cubain issu de la « Révolution ». Il a grandi dans une famille de mélomanes et est entré au conservatoire à douze ans. Il en sort quinze ans plus tard, diplômé de l’Instituto Superior de Arte, en qualité de bassoniste. C’est pourtant sur un autre instrument et dans un autre milieu que celui de la musique classique qu’il s’est ensuite illustré. En effet, après avoir appris la contrebasse en autodidacte, en 1984 il remplace le bassiste du pianiste Gonzalo Rubalcaba. Il en est devenu ensuite le compagnon de route pendant quatorze ans, côtoyant les plus grands noms du jazz. Ainsi, en ayant choisi le jazz pour la grande liberté de création qu’il offre en termes d’expression, il s’est imposé comme un contrebassiste incontournable de la scène Jazz afro-cubaine. A l’aube de l’an 2000, il traverse l’Atlantique et rejoint le milieu latino de Paris où il se fait un nom. S’il s’est produit dans les plus fameux festivals et clubs de jazz de la planète et a partagé les scènes avec les plus grands tel Herbie Hancock, Wayne Shorter, George Benson, Omara Portuondo, Anga Dias, Harold Lopes Nusa, Tata Guinés ou encore Roberto Fonseca, le contrebassiste est aussi un compositeur talentueux. Il n’est pas étonnant au vu de sa formation, de ses origines cubaines et de son cheminement dans le milieu du jazz, que le rythmicien se soit engagé dans le projet « Los Arredaglores » dans lequel il retrouve Leonardo Montana avec lequel il a enregistré l’album « Mirror » (3D Family/MDC/PIAS).

Bandonéiste, arrangeur, compositeur et réalisateur argentin, Patricio Tripa Bonfiglio a rejoint les nouveaux groupes de Tango les plus importants des 15 dernières années. Il a aussi travaillé avec Gustavo Santaolalla pour son spectacle Arrabal. Le musicien donne des concerts sur des scènes d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord. Il est aussi compositeur et milite pour que la musique et la danse Tango évoluent ensemble dans les salles. Il intervient sur deux titres du projet « Los Arregladores ».

Au fil des titres

Chaque morceau de l’album « Los Arregladores » est arrangé soit par les membres du quartet soit par dix autres artistes que Baptiste Herbin et Minino Garay admirent. Les morceaux sont ensuite réinterprétés par le groupe, avec un regard nourri de jazz, de rythmes traditionnels. Tout au long des plages musicales on perçoit la complicité musicale qui règne entre les musiciens.

Le répertoire débute avec Evidence, une composition de Monk sur des arrangements de Fernando Huergo et Mokhtar Samba. Minino Garay ouvre avec une rythmique segmentée et crée une pulsation assez inhabituelle pour ce thème bop. C’est ensuite avec un enthousiasme palpable que piano et alto exposent la mélodie à l’unisson. Leo Montana fait scintiller les notes sur son clavier et adopte lui aussi une manière originale de déstructurer le tempo. Il laisse ensuite la place à l’alto flamboyant de Baptiste Herbin dont la vélocité se plie aux exigences de la mélodie. Sa sonorité fluide et ronde n’est pas sans évoquer le jeu de Cannonball Adderley. Le morceau continue et se termine avec des séquences rythmiques ponctuées par des breaks et par les exclamations de Minino Garay.

Sur des arrangements crédités à Minino Garay et Jacky Terrasson, l’alto entame ensuite un solo chargé d’émotion sur la mélodie de Smile, écrite par Charlie Chaplin. Le saxophoniste est rejoint par Minino Garay et son cajon puis alto et piano croisent leurs chants avec ferveur. Le pianiste offre une improvisation libérée de toute pesanteur et son jeu confine à la frénésie. L’alto n’est pas en reste et Baptiste Herbin s’envole avec maîtrise dans l’univers des super-aigus. Son talent laisse rêveur. Pour terminer le morceau, Minino Garay pratique une polyrythmie dont la pulsation résonne d’échos africains.

Le quartet poursuit avec Spirits 15, la composition de Keith Jarret dont Minino Garay et Felipa Cabrera ont écrit les arrangements. L’interprétation évoque une cérémonie rituelle qui balance entre allégresse et nostalgie pour gravir les chemins des Andes.

Le répertoire continue avec Llorando se fu, chanson bolivienne du groupe Los Kjarkas sortie en 1981 et composée par Ulises et Gonzalo Hermosa dont Manu Guerrero a conçu les arrangements. L’alto de Baptiste Herbin s’exprime avec ferveur sur cette version originale de la lambada. Leo Montana prend le relais et exalte la mélodie du morceau que la rythmique segmente avec force.

Avec leur invité, le bandonéiste Patricio Tripa Bonfiglio, les musiciens transforment la composition d’Horace Silver, Nica’s dream. Sur des arrangements d’Abel Rogantini le titre devient un superbe tango irradié par le lyrisme fougueux du bandonéiste et l’impétuosité inspirée de l’altiste.

Le quartet enchaîne avec deux compositions de Baptiste Herbin, Malinche part. 1 et Malinche part. 2. Après une version mélancolique empreinte de sensualité et prise sur un tempo de rumba lente et langoureuse, le groupe poursuit avec une version plus entraînante qui met en lumière la fulgurance du jeu de l’altiste. Les citations se suivent dans son improvisation qui fait des clins d’œil à la valse musette tandis que la rythmique ternaire déstructurée impulsée par Minino Garay évoque la Chacarera, cette danse pleine d’énergie du folklore argentin.

Changement de décor avec le titre le plus court de l’album, Animas, une composition de Felipe Cabrera arrangée par le Minino Garay. De sa voix grave et embrumée, le chanteur parle plus qu’il ne chante en s’accompagnant du cajon et des cymbales alors que piano et alto tissent un contrechant nostalgique derrière le spoken word du percussionniste.

Retour à un standard de jazz avec une version originale et audacieuse du titre Night In Tunisia de Dizzy Gillespie. Les arrangements conçus par Baptiste Herbin, Diego Bravo et Diego Urcola dépaysent ce grand standard de jazz. L’alto virtuose s’envole vers les sommets et stimule le pianiste qui poursuit avec ferveur et propose une improvisation pétillante. Un grand moment de l’album.

Sur des arrangements de Lalo Zanelli et Miguel Ballumbrosio, Minino Garay entame ensuite sur ses percussions, l’introduction de Footprints, un autre standard de jazz, crédité à Wayne Shorter Le soprano de Baptiste Herbin transfigure le morceau et le métamorphose en un chant spirituel qui étonne autant qu’il séduit l’oreille.

Le répertoire se déroule et le piano entame Cien Años, la composition de Ruben Fuentes & Raul Cervantes arrangée par Baptiste Herbin. Avec délicatesse, l’alto expose la mélodie puis la contrebasse de Felipe Cabrera fait chanter ses graves tandis que voltigent les aigus de l’alto sur un rythme ternaire langoureux et syncopé qui évoque celui du Landó.

Le pianiste Leo Montana expose seul l’introduction de Black Narcissus, un autre thème de jazz composé par Joe Henderson sur des arrangements de Minino Garay et Leo Montana. Après cette entrée sensible et épurée, le piano est rejoint par le soprano de Baptiste Herbin qui adopte un phrasé très sobre et précis alors que la rythmique les soutient. Le pianiste continue avec un solo lumineux et développe un jeu torride avant de céder l’espace au saxophoniste qui prend une improvisation éblouissante à l’alto dont il tire des effets pleins d’éclat.

Le voyage musical se termine avec La Peregrinacion d’Ariel Ramirez sur des arrangements de Minino Garay. Le bandonéiste rejoint le collectif. Les mots de Minino Garay, le bandonéon et jeu de tous les musiciens transfigurent la chanson en une Huella Pampeana, danse argentine, bien éloignée des versions pas toujours inspirées de la chanson connue en France sous le titre Alouette Alouette.

Grâce à « Los Arregladorres », les arrangeurs sont sortis de l’ombre, et nul ne s’en plaindra !

Pour écouter live le projet « Los Arregladores », rendez-vous à 21h30 les 05, 06 et 07 février 2026 au Sunside à Paris avec Baptiste Herbin, Minino Garay, Leo Montana, Pato Lisboa (contrebasse) et leur invité Patricio Tripa Bonfiglio.

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Le premier trimestre 2026 est marqué par la sortie de trois albums remarquables crédités à des artistes féminines, Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza. Toutes trois chantent et la dernière est aussi violoncelliste et compositrice. Trois opus dont les propos empreints d’élégance ne manquent pas d’interpeler les oreilles friandes de musicalité et d’originalité. A savourer et à partager largement.

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

La chanteuse, autrice, compositrice coréenne Youn Sun Nah revient avec un projet inédit, « Lost Pieces ». Ce treizième album marque vingt-cinq ans de carrière discographique. Cet opus reflète son intérêt pour un large éventail de styles musicaux. Son chant évolue entre quiétude et expressivité puissante. Un voyage musical captivant vers la découverte et l’acceptation de soi.

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2025… CD à ne pas rater !

2025… CD à ne pas rater !

Pour bien terminer l’année

En cette fin d’année 2025, quelques albums de jazz interpellent tant par la qualité de leur propos que par leur identité singulière. Impossible de passer sous silence ces musiques à écouter sans tarder pour découvrir de superbes paysages musicaux qui interpellent et charment l’oreille. Des CD à ne pas rater pour bien terminer l’année.

L’occasion de se délecter de la dynamique musicale de « Proximity Alert » par le trio de Russ Lossing, de savourer « 88888888 », le 8ème album du trio RP3 de Rémi Panossian, de se laisser envoûter par le voyage onirique du trio de Julien Stella sur « Atrium » et de se régaler des mélodies du cinéma français interprétées par le quartet de Laurent Epstein sur l’album « French Movies In New York ».

« Proximity Alert »

visuel de l'album Proximity Alert de Russ Lossin_2025... CD à ne pas rater !Avec à ses côtés, Mark Helias (basse) et Eric McPherson (batterie), le pianiste Russ Lossing propose « Proximity Alert » (Songs/L’Autre Distribution) enregistré le 03 avril 2024 et sorti en France le 14 novembre 2025.

Les trois complices sont entrés en studio et ont enregistré sans répétition préalable. Il en ressort un album singulier de onze titres et soixante-trois minutes qui ne laissent pas l’oreille indifférente. Traversée par un vent de liberté, la musique respire. Sa pulsation hésite entre fougue et rêverie. Alerte et contemporain, le propos se fait tour à tour poétique, bouillonnant, mystérieux ou mélancolique.

« 88888888 »

visuel de l'album 88888888 de Rémi Panossian_2025... CD à ne pas rater !Constitué de Rémi Panossian (piano), Maxime Delporte (contrebasse) et Frédéric Petitprez (batterie), le trio RP3 fête ses 15 années d’existence avec un huitième album studio intitulé « 88888888 » (Naïve/Believe). Enregistré à Séoul en mars 2024 et sorti 29 août 2025, l’album propose une musique qui stimule autant qu’elle interpelle.

A travers les vibrations joyeuses, les phrasés virtuoses et maîtrisés, les rythmiques survoltées et les moments de rêverie, on perçoit la connivence qui règne entre les membres du trio. Un jazz pop et réjouissant, irrésistible et lumineux. ça groove de bout en bout.

« Atrium »

visuel de l'album Atrium de Julien Stella_2025... CD à ne pas rater !L’oreille est captivée par les onze plages du premier album « Atrium » (Pure Capture/L’Autre Distribution) de Julien Stella. Avec Line Belaïd (violoncelle) et Marie-Suzanne de Loye (viole de gambe) le clarinettiste et compositeur propose un opus acoustique dont il a composé la plupart des titres, hormis deux traditionnels qu’il a arrangés.

Un projet singulier empreint de poésie dont la musique hybride s’abreuve de folklores universels. Rythmes des Balkans, échos de la Bretagne, accents méditerranéens. Au final, un répertoire sans barrières géographiques ou les frontières culturelles sont abolies. Un voyage musical ouvert sur le monde

« French Movies In New York »

visuel de l'album French Movies In New York de Laurent Epstein_2025... CD à ne pas rater !Sous la direction artistique de Daniel Yvinec, le pianiste Laurent Epstein consacre les dix titres de son album « French Movies In New York » (Plaza Mayor Company/The Orchard/Sony Music/Inouïe Distribution) aux grandes mélodies du cinéma français. À ses côtés il réunit le contrebassiste Eddie Gomez, le batteur Willie Jones III et la chanteuse Vanisha Gould.

Enregistré à new York les 27 et 28 mars 2025, le CD est sorti le 28 novembre 2025. Il propose quarante-cinq minutes d’une musique élégante et raffinée où se croisent mélancolie, douceur et sensibilité. S’il fait bon l’écouter en cette fin d’année 2025, l’album ne perdra rien de son intérêt en 2026, loin s’en faut !

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

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Youn Sun Nah revient avec « Lost Pieces »

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2025… Ultimes « Coups de cœur »

2025… Ultimes « Coups de cœur »

Jazz d’aujourd’hui & d’hier

Riche en surprises, 2025 a permis de découvrir de nouveaux talents et de se régaler de la musique d’artistes confirmés aux projets renouvelés. Pour terminer l’année, quoi de mieux que ces « Ultimes Coups de cœur » pour apprécier des pépites de jazz d’aujourd’hui et d’hier.

Le moment d’écouter « Song for Abbey » de Marion Rampal, de découvrir « Refuge » du Alex Stuart 5tet, de succomber à « Shiraz » de Dhafer Youssef et de savourer « Strasbourg 82 » par Art Blakey & The Jazz Messengers.

« Song for Abbey »

Sur « Song for Abbey » (Les rivières souterraines/L’autre distribution) sorti le 14 novembre 2025, la chanteuse Marion Rampal rend hommage à l’immense chanteuse, compositrice, poétesse, activiste et actrice Abbey Lincoln, qui a marqué l’histoire du Jazz de sa voix unique.

Learning how to Listen, Caged Bird, The Music is the Magic… des compositions d’Abbey Lincoln que Marion Rampal, célèbre aux côtés de ses musiciens, Matthis Pascaud (guitare), Raphaël Chassin (batterie), Simon Tailleu (contrebasse) et Thibault Gomez (piano). Aux compositions phares ou plus confidentielles d’Abbey Lincoln, le répertoire mêle des reprises éclairant ses ancrages, ses amours musicales (Dylan, Oscar Brown Jr…), dont Skylark, avec en invité le guitariste Bill Frisell, et un morceau original, Remember The People, cosigné et chanté avec Archie Shepp qui fut un compagnon de route d’Abbey.

Un hymne d’une immense douceur.

« Refuge »

Enregistré en fin d’année 2024 et sorti le 25 avril 2025, « Refuge » (Jazz Family) est le cinquième opus du guitariste Alex Stuart.

Avec Irving Acao (saxophone, piano et claviers), Arno de Casanove (trompette, voix, piano et claviers), Benoît Lugué (basse) et Antoine Banville (batterie), le guitariste australien grave œuvre éclectique et ambitieuse où se mêlent jazz, post-rock, minimalisme et musiques du monde. Un son de groupe, un voyage sonore, une véritable ode à la beauté du monde. Les nuances des derniers rayons du soleil, la caresse d’un vent d’ouest dissipant les nuages, un oiseau se posant délicatement sur une branche, une houle scintillante…

Le monde est beau et la vie précieuse.

« Shiraz »

Premier album du oudiste Dhafer Youssef en tant que leader sur le label ACT, « Shiraz » est dédié Shiraz Fradi, son épouse. Sorti le 14 novembre 2025, l’opus évoque leur relation fusionnelle et les différents événements qu’ils partagent depuis qu’ils sont ensemble.

Enregistrés avec un groupe de jeunes musiciens, le pianiste Daniel García, le trompettiste Mario Rom, le bassiste Swaéli Mbappé, le batteur Tao Ehrlich et avec le guitariste Nguyên Lê, les neuf morceaux de l’album retracent les émotions vécues par Dhafer Youssef. De véritables films pour les oreilles plutôt que pour les yeux. L’oud acquiert l’intimité de la musique de chambre et la voix du leader gagne en importance, hymnique dans Shajan, tendre dans Rose Fragrance, explosive dans Eyebling And Eternity.

La musique de « Shiraz » incarne le dialogue entre héritage et modernité et célèbre autant la multiplicité que l’unité.

« Strasbourg 82 »

Sorti en CD le 11 octobre 2025, jour anniversaire d’Art Blakey, « Strasbourg 82 » (Gearbox Records) présente un concert explosif enregistré le 1er avril 1982 à Strasbourg, en France, au sommet de la renaissance du hard-bop. Entouré d’une nouvelle génération de prodiges, Terence Blanchard (trompette), Donald Harrison (saxophone alto), Johnny O’Neal (piano), Billy Pierce (saxophone ténor) et avec Charles Fambrough (contrebasse), le batteur Art Blakey propulse les Jazz Messengers dans une nouvelle ère, entre tradition et réinvention.

Un double album vibrant qui capture l’énergie brute d’une université du jazz en pleine mutation. Après une sortie en CD et LP chez Gearbox Store et via Bandcamp le 11 octobre 2025, une sortie globale est prévue via Believe, début février 2026.

Un enregistrement authentique, en haute fidélité, et d’une intensité musicale rare.

« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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