Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !
« La vie devant soi » par Renaud Garcia-Fons
Une carte postale musicale et poétique de Paris
Loin des rivages méditerranéens, Renaud Garcia-Fons déambule dans Paris. Son dernier album, « La vie devant soi » célèbre la cité cosmopolite aux ambiances contrastées. Entre nostalgie et jubilation, mélodies et rythmes sculptent la musique de la vie.
Avec son nouvel album « La vie devant soi », le contrebassiste Renaud Garcia-Fons prend de la distance avec ses opus précédents. Il s’éloigne de ses racines catalanes et de ces mondes qu’il a explorés avec tant de brio, l’Espagne, la Méditerranée, l’Inde, l’Orient, l’Afrique… Il vient arpenter le pavé de la cité parisienne. Un beau prétexte pour dresser le portrait de son Paris imaginaire, entre hier et aujourd’hui. Un Paris universel où les musiques comme la vie sont faites de rencontres… d’où le clin d’oeil au titre du livre d’Ajar/Gary.
Né au pied de la Butte Montmartre, Renaud Garcia-Fons conduit sa musique dans les climats qui alimentent sa créativité. Dans son écriture, affleurent toutes les musiques qui ont fait Paris, toutes celles qui ont croisé sa vie. Si Debussy, Ravel et Satie alimentent un Paris poétique et rêveur, les chansons d’après-guerre et la musette contribuent à évoquer un Paris nostalgique et gouailleur..
Pour ce nouveau projet, Renaud Garcia-Fons s’entoure de deux complices rompus comme lui à tous les styles. Virtuose autant que poète, l’accordéoniste David Venitucci est un coloriste d’ambiance. Poète subtil et sensible, il maîtrise l’improvisation et tous les registres de son instrument. Le multi-instrumentiste Stephan Caracci passe quant à lui avec aisance du vibraphone à la batterie sur laquelle il utilise uniquement les balais. Son jeu nuancé se prête à tous les contrastes. L’ouverture d’esprit des deux instrumentistes leur permet d’intégrer le nouveau monde musical du contrebassiste.
Décidément toujours inspiré, Renaud Garcia-Fons joue des cinq cordes de son instrument avec autant de virtuosité que de sensibilité. Dans « La vie devant soi », ses compositions sont autant de clins d’oeil à ces grandes figures qui ont fondé le Paris artistique, Prévert, Doisneau, Sempé, Goscinny, Michel Simon, Georges Brassens. Tout au long des onze plages de l’album, on arpente avec lui le pavé de la cité parisienne. Écouter le disque c’est un peu comme assister à la projection d’un film dont les scènes content les paysages, les habitants et la vie d’un Paris plein d’émotions et de mouvements.
Avec Monsieur Taxi et dans Les rues vagabondes, on déambule dans le Paris trépidant d’aujourd’hui dont on sent battre le cœur. Porté par la musique, on gravit Montmartre en courant jusqu’à l’essoufflement. On ne sait plus qui a crié Je prendrai le métro ! mais pour attraper les rames dont les musiciens nous font entendre le ballet incessant, on s’engouffre ensuite dans les escaliers et couloirs du métro au plus vite.
Ressorti à l’air libre, on se promène Le long de la Seine et de ses quais comme aspiré par une nostalgie lascive. Le vibraphone dessine les dernières gouttes d’une averse de printemps et l’on ressent le désir de sortir dans les ruelles et d’explorer les parcs Après la pluie.
La vie devant soi résonne des accents d’une contrebasse qui se promène sur les terres méditerranéennes de Momo et de de Madame Rosa (les héros du roman éponyme d’Emile Ajar/Romain Gary). Comme le livre, la trame narrative de ce thème hésite entre nostalgie et espoir, entre valse et mélopée bluesy.
Ensuite, comme dans un film en noir et blanc, la musique projette aussi une vision d’antan, Les écoliers qui sortent en courant des salles de classe pour traverser la cour de récréation et dévalent en bandes dans les rues où ils flânent en sautillant.
L’album se termine avec une magnifique complainte, Elégie de Novembre. Empreints d’une gravité recueillie, les trois instruments unissent leurs chants d’où émerge le souvenir d’un certain mois de novembre … en 2015. L’émotion affleure mais un trait d’espoir s’élève et conclut le thème, comme si, après le pire, la vie reprenait le dessus. La boucle est bouclée… et s’ouvre La vie devant soi.
« La vie devant soi ». Une musique chambriste à l’accent parisien. L’album conjugue un groove enjoué et jubilatoire avec des atmosphères nostalgiques et poétiques. La partition célèbre les différences et les réunit pour colorer une carte postale Paris musical aux accents universels.
Renaud Garcia Fons présentera le projet « La vie devant soi » en trio le 14 mars à 20h à l’Européen, à Paris. Pour en savoir plus sur l’artiste et découvrir l’ensemble des dates de concerts de ce répertoire (et pourquoi pas les autres projets aussi), une visite sur le site de Renaud Garcia-Fons s’impose.
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !
Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »
Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.
Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »
Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

Pour l’album « Hi Dream » (Paris Jazz Underground/Absilone/Socadisc) sorti le 06 janvier 2017, Alexis Avakian a réuni l’équipe de son premier disque « Digging Chami ». Autour de lui on retrouve le pianiste Ludovic Allainmat, le contrebassiste Mauro Gargano, le batteur Fabrice Moreau et le doudoukiste Artyom Minasyan dont les accents timbrent de nostalgie les ambiances de quatre titres. On découvre ici le leader à la flûte et à la guitare. Fidèle au label du collectif Paris Jazz Underground, Alexis Avakian affirme une identité perceptible dans l’écriture et dans le son propre au groupe.
A 35 ans, Émile Parisien est aujourd’hui considéré comme un représentant de ce que l’on nomme communément le Jazz Européen. Rien d’étonnant à cela car dès ses 11 ans, ce natif du Lot a biberonné le jazz à Marciac, terre française où le jazz est sacré.
Annoncé pour le 27 janvier, l’album « More Light » (Jazz&People/Harmonia Mundi) est le quatrième opus de Sandro Zerafa, ce guitariste maltais basé à Paris. Entouré par quelques-uns des artistes les plus prisés du moment, le musicien fait mouche avec neuf compositions originales inspirées. Sandro Zerafa, Yonathan Avishai (piano), Yoni Zelnik (contrebasse) et Lukmil Perez Herrera (batterie) sont rejoints sur trois titres par le saxophoniste David Prez.
Un an après « We could be lovers » (Impulse! records/Universal), Sarah McKenzie est de retour avec « Rain In The Rain ». Installée à Paris depuis peu, elle offre une sorte de déclaration d’amour à la capitale de la France dont elle tente de restituer la beauté à travers la composition qu’elle lui dédie et qui donne son nom à l’album, Paris In Rain.
On se rappelle le 09 mars 2015 chez Naïve la sortie de l’album « Invocacion ». A l’époque on a découvert avec surprise la prodigieuse chanteuse et violoniste Yilian Cañizares. Cette native de La Havane a vraiment le rythme dans la peau et propose un langage singulier et séduisant. Sur l’album Yilian Cañizares est accompagnée de Daniel Stawinski au piano, David Brito à la contrebasse et Cyril Regamey à la batterie et aux percussions.
L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » sort chez Cristal Records pour la version digitale et chez Ouch! Records pour le format vinyle. Pour rappel le label Ouch! Records est un jeune label exclusivement dédié aux vinyles et créé en 2016 par Lionel Martin. Le catalogue compte à ce jour cinq titres dont
Lionel Martin assume avec brio sa place auprès de George Garzone . Certes John Coltrane fut un des mentors de George Garzone mais ce dernier a depuis longtemps affirmé sa propre identité et est aujourd’hui un saxophoniste reconnu parmi les voix qui comptent dans le jazz moderne. Formé à la Boston’s Berklee School of Music, il a élaboré le concept “The Triadic Chromatic” et a ainsi influencé de nombreux musiciens dont Joshua Redman, Branford Marsalis, Mark Turner.
Jean Marais de Saint-Fons dans le cadre du
« Hà Nội Duo » est le seizième album du guitariste Nguyên Lê. Né de la rencontre avec le musicien traditionnel Ngo Hong Quang, cet opus se veut « le messager des racines et du futur de la musique Vietnamienne ».
Qu’on se le dise, du 06 mars au 25 mars 2017, « A Vaulx Jazz » hisse haut les couleurs avec un visuel dont la ligne graphique est rajeunie. Très clairement le festival change d’identité visuelle.