Les sorties estivales 2020 du label Blue Note affichent des tonalités musicales fort différentes. « Mr. Roscoe (consider the simultaneous) » du trompettiste Ambrose Akinmusire, « FMaj Pixie » du trio GoGo Penguin et « Pick me up off the Floor » de Norah Jones. Ces trois albums. constituent l’occasion idéale pour se familiariser avec trois idiomes qui témoignent de la diversité et de la richesse du jazz actuel.
Saint-Fons Jazz Festival#18
Saint-Fons Jazz Festival, du jazz vivant et innovant
Du 17 au 28 janvier 2017 va se dérouler le Saint-Fons Jazz Festival#18. Ce festival organisé par l’École de Musique-CRC réunit à la fois élèves et professeurs de cette école, de jeunes projets régionaux et des têtes d’affiches. La tenue de la 18ème édition de ce festival est une nouvelle réjouissante.
Après plusieurs années d’existence, le « Mois du Jazz et des Musiques Improvisées » s’est transformé en Saint-Fons Jazz en 2005. Porté par Norbert Gelsumini, le Directeur de l’École de Musique-CRC de Saint-Fons et tout le Département Jazz (créé en 2002) & Musiques Actuelles de l’école, le Saint-Fons Jazz Festival poursuit sa route et continue à afficher son soutien aux musiciens régionaux et le souci d’une préoccupation pédagogique affirmée.
Pour le Saint-Fons Jazz festival, le jazz vit avec ceux qui l’enseignent, l’apprennent, le vivent, le partagent et le soutiennent.
Avant d’aborder le programmation des concerts, on ne peut omettre d’évoquer la conférence « Jazz et Cinéma » qui se tiendra le mardi 17 Janvier à la Médiathèque Roger Martin du Gard à 20h. Wilhelm Coppey (professeur de piano du département jazz) invite cette année Jean-Paul Boutellier, fondateur du festival Jazz à Vienne, sur la thématique « Jazz et Cinéma ». Un bon moment à prévoir pour découvrir les rapports que Jazz et cinéma entretiennent depuis toujours.
On note aussi le « Happy Bœuf Day » qui se déroule de 10h à 12h le samedi 4 Février à l’École de Musique de Saint-Fons et réunit les élèves de l’école.
Pour la première fois, l’école programme un concert petite enfance réservé aux scolaires, « Nanan », qui est proposé les 23 et 24 janvier à la médiathèque des Clochettes. Le Saint-Fons Jazz festival#18 propose une programmation où les rencontres ont la part belle.
Le mercredi 18 janvier, c’est la Soirée des Élèves. Ils prennent possession du plateau du Théâtre Jean Marais. Les ateliers de pratiques collectives du département sont mis à l’honneur avec successivement cette année l’atelier « Combo » sous la direction d’Hervé Salamone (professeur de trompette), la « Saint-Fons Jam » sous la direction de Wilhelm Coppey et le « South Gate Little Big Band » sous la direction de Stéphane Rivero (professeur de basse).
Le vendredi 20 janvier à 20h30, « Humano Project » propose une confrontation entre les arts et les hommes sur la scène du Théâtre Jean Marais. Cinq corps partagent danse musique et vidéo sur une sorte de ring carré. Un regard poétique sur l’homme et son évolution. Avec Marc Wolff (batterie, percussions, clavier, basse, machines, voix), Thierry Beaucoup (saxophones, clavier, basse, machines, voix), Lucille Mansas et Bastien Cambon (danse) ainsi que Pascal Capaross (video), sur une chorégraphie de Samuel Mathieu et une musique de « Humano a Mano ». A découvrir avec curiosité.
Le mercredi 25 janvier à 20h30, au Théâtre Jean Marais, le Wilhelm Coppey Quartet invite Olivier Truchot et Luigi Grasso. C’est l’occasion pour Wilhelm Coppey (piano), Christophe Métra (trompette, buggle), Christophe Lincontang (contrebasse) et Cédric Perrot (batterie) de rencontrer l’organiste Olivier Truchot et le saxophoniste Luigi Grasso. A n’en pas douter, le swing sera l’invité roi de la soirée.
La soirée du vendredi 27 janvier ouvre à 20h30 sur la scène du Théâtre Jean Marais et propose un double plateau. A découvrir absolument, les « Comptes de Korsakoff », un ensemble jazz-rock expérimental où coexistent théâtralité et improvisation.
La seconde partie de la soirée du 27 janvier est consacrée aux musiciens du Label OUCH! créé par le saxophoniste Lionel Martin. Il s’agit d’une création proposée par l’ensemble O.S.L.Ø. (Ouch ! Synthesis Liberty Ørchestra) mené par Lionel Martin. Il réunit les musiciens phares du label Ouch! Records, Louis Sclavis (clarinettes), Lionel Martin (saxophones), Mario Stantchev (piano), Damien Cluzel (guitare) et Ramon Lopez (batterie). Un orchestre libre d’esprit avec la perspective d’écouter des échos des musiques des albums du Label OUCH! … de nouvelles compositions au son de l’Ethiopie, des musiques de Louis Moreau Gottschalk et celles de Duke Ellington. On parlera prochainement du nouvel album à sortir chez OUCH! Records, « Be Jazz for Jazz ». Ça va décoiffer !
La soirée du samedi 28 janvier se profile sous les couleurs de la fête, avec Impérial Orphéon - le bal ! qui mélange les genres et réunit Rémy Poulakis (accordéon, chant), Gérald Chevillon (saxophones basse, soprano, effets), Damien Sabatier (saxophones, effets), Antonin Leymarie (batterie, percussions). Le concert est organisé par le Saint-Fons Jazz Festival et S2M dans la salle du « Marché Gare ». Ouverture des portes à 20h pour un concert à 20h45. Tenue légère à prévoir malgré les températures hivernales car le programme prévoit transes gnawa, thèmes bulgares, choros brésiliens…
Le festival joue les prolongations en février. En effet, pour la troisème année, le Saint-Fons Jazz Festival est partenaire d’un concert co-produit par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon le dimanche 5 février à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium.
Il s’agit du concert intitulé Extra Night « JAZZ 100 ». Avec le pianiste Danilo Perez, la chanteuse Robin McKelle, le saxophoniste Chris Potter, le trompettiste Avishai Cohen, le bassiste Ben Street, le percussionniste Roman Diaz et le batteur Adam Cruz. C’est l’occasion de partir à la découverte des légendes du jazz, celles qui ont écrit l’histoire du jazz.
Pour commencer l’année 2017, le Saint-Fons Jazz Festival#18 propose des musiques diversifiées et innovantes. Pour ne rater aucun rendez-vous, rien de mieux qu’une visite sur le site du festival.
Sortie estivales 2020 chez Blue Note
Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »
Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.
« Up » signe le retour de Pericopes+1
Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.
Après plusieurs années d’existence, le « Mois du Jazz et des Musiques Improvisées » s’est transformé en Saint-Fons Jazz en 2005. Porté par Norbert Gelsumini, le Directeur de l’École de Musique-CRC de Saint-Fons et tout le Département Jazz (créé en 2002) & Musiques Actuelles de l’école, le Saint-Fons Jazz Festival poursuit sa route et continue à afficher son soutien aux musiciens régionaux et le souci d’une préoccupation pédagogique affirmée.
La brillance des performances vocales de Dhafer Youssef est porteuse d’une forte portée émotionnelle. En effet, les chants traditionnels soufis, les mélodies aériennes et les envols de la voix du chanteur sont toujours saisissants. Par contre, le répertoire de « Diwan of Beauty & Odd » est aussi enraciné dans un jazz très moderne La musique du Dhafer Youssef Quartet se promène donc entre le battement ternaire du jazz et l’atmosphère hypnotique du chant soufi. Ainsi, le répertoire parvient à conserver une étroite symbiose entre les deux discours ce qui contribue à donner une grande cohérence au propos musical.


Ainsi sur le disque on peut écouter quatre titres enregistrés le 25 juin 1958 avec un onztet où l’on retrouve entre autres musiciens aux côtés de Miles Davis, l’altiste Phil Woods, le pianiste Bill Evans et le contrebassiste Paul Chambers. Du beau monde qui interprète Jitterburg Waltz, Round Midnight, Wild Man Blues et Django sur des arrangement et sous la direction de Michel Legrand.

Stunt Records, relai de la société musicale scandinave basée à Copenhague, Sundance Music, privilégie une grande exigence artistique, un design graphique exclusif et une qualité de son haut de gamme. En 25 ans, il s’est forgé une solide réputation. Le profil musical des artistes signés est tourné vers le jazz même s’il outrepasse souvent les genres, avec un métissage de différents styles musicaux.
L’album « Flashbacks & Dedications » sorti le 21 octobre propose onze compositions du pianiste Ole Matthiessen. Empreint de musique modale mais aussi ancré dans la chanson traditionnelle danoise, cet album met à l’honneur les vertus fondamentales du jazz. Le pianiste s’est entouré de la crème de la scène danoise. Tous ont d’ailleurs été récompensés par le prestigieux prix Ben Webster. Le trompettiste Henrik Bolberg, le saxophoniste ténor américain Bob Rockwell, basé au Danemark depuis 30 ans, le contrebassiste Jesper Lundgaard et le batteur Ole Streenberg.
Paru le 21 octobre, l’album « Sinti du Monde » de Dorado et Amati Schmitt convient aux passionnés de musique manouche. En effet le guitariste Dorado Schmitt fait partie de ceux qui déclenchent l’enthousiasme des passionnés de la musique héritée de Django Rheinhardt. Entouré de Xavier Nikq à la contrebasse, Franco Rehstein et Essen Strandvig à la guitare, Dorado Schmitt est rejoint par son fils Amati Schmitt. Déjà virtuose, le jeune guitariste fait preuve d’un talent certain. L’enregistrement a eu lieu au décours de l’édition 2015 du festival danois Vinterjazz et s’est fait sans aucun artifice, après le départ du public.
Les amateurs de titres inédits sont comblés par la réédition d’un album publié le 21 octobre. Il s’agit de l’opus « In Denmark 1959-1960 » qui réunit Oscar Pettiford & Jan Johansson avec Stan Getz en invité. Oscar Pettiford est présent sur les dix-sept plages de l’album et le pianiste Jan Johansson le rejoint après les cinq premières plages où l’instrument est tenu par le pianiste Bent Axen.
Stunt Records a une vision élargie sur le jazz et propose aussi des musiques inédites. C’est le cas de l’album « The Voyage » sorti le 15 novembre et enregistré par Thomas Clausen et Francesco Cali. Un duo Piano/Accordéon qui fonctionne plutôt bien.
Sur les onze plages de l’album « Koya » (Mix et Métisse/L’Autre Distribution), sorti le 10 novembre, Abou Diarra chante et s’accompagne du kamale n’goni, sorte de harpe/luth africaine utilisée à l’origine par les chasseurs de sa région natale. L’album rend hommage à sa mère dont il porte le nom. On écoute d’ailleurs sa voix voilée sur le titre Koya Blues.
Sorti le 23 octobre, « Lulu’s Back in Town » (B Stream/L’Autre Distribution) est vraiment un album dont l’écoute est stimulante. En rupture avec la morosité atmosphérique ambiante de ce début d’hiver, les quinze titres donnent la pêche. C’est en effet un grand plaisir que de se laisser booster par le swing que Lucy Dixon impulse aux standards des années 30/40 interprètés avec tonus et légèreté, tout en respectant la tradition, sans pour autant manquer d’originalité.
d’Astor Piazzola, ce compositeur argentin à l’origine d’une musique unique, le tango nuevo. Les deux musiciens rendent en effet hommage au Maître argentin et restituent l’énergie et la subtilité de son univers tanguistique.
Sur ce nouvel opus, le dialogue instrumental bandonéon/piano restitue une conversation musicale entre les esthétiques des deux compositeurs. D’emblée, on ne perçoit que les différences qui séparent les deux écritures pourtant très vite il apparaît que le principe de la fugue est un point commun entre Bach et Piazzola.