« Our Point of View » par le Blue Note All Stars

« Our Point of View » par le Blue Note All Stars

Pure prouesse, six leaders élaborent un discours collectif

Enregistré par Blue Note All Stars, un groupe de six leaders du jazz actuel, propose « Our Point of View » avec onze titres d’un vigoureux jazz contemporain. Le discours collectif ne manque ni de mordant ni de souplesse.

BLUE NOTE ALL STARS avec Ambrose Akinmusire, Robert Glasper, Marcus Strickland, Lionel Loueke, Kendrick Scott, Derrick Hodge © Universal

Couverture de l'album Our Point of View" du Blue Note All StarsConstitué en 2014, le Blue Note All-Stars été créé pour célébrer le 75ème anniversaire du légendaire label Blue Note Records où tant de musiciens devenus ensuite des icônes du jazz ont enregistré un de leurs premiers albums comme le firent Thelonious Monk, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Freddie Hubbard et Joe Henderson.

Déjà engagés chez Blue Note où leurs propositions musicales enrichissent le catalogue du label, six prodiges de l’avant-garde du jazz américain font entendre leur conception de l’esprit Blue Note version XXIème siècle sur « Our Point of View » (Blue Note/Universal) sorti le 06 octobre 2017.

Blue Note All Stars réunit Robert Glasper aux claviers et à la réalisation, Ambrose Akinmusire  à la trompette, Lionel Loueke à la guitare, Derrick Hodge aux  basse et contrebasse, Kendrick Scott à la batterie et Marcus Strickland au saxophone ténor.

Chacun oublie son ego. Les six visionnaires fédèrent leur créativité et leur expression. Le collectif fonctionne de la meilleure manière et il en résulte une musique enthousiasmante tout à fait représentative de l’esprit Blue Note.

Sur « Our Point of View » les six musiciens du Blue Note All Stars explorent collectivement le nouvel horizon du jazz et donnent à écouter une musique qui renouvelle les codes tout en demeurant respectueuse de la tradition. Le discours musical s’inscrit dans la continuation mais se profilent dans une perspective de modernité innovante.

Robert Glasper exprime ainsi le contexte dans lequel ces six musiciens travaillent ensemble : « Nous aimons tous l’histoire de la musique. Nous sommes tous amoureux de l’histoire du jazz, mais aucun de nous n’est tiré en arrière par l’histoire du jazz. Nous fabriquons notre propre histoire ici et maintenant.”  Il rajoute aussi que Blue Note All Stars “(C’)est un groupe d’esprits ouverts, des musiciens talentueux qui sont ensemble pour l’amour de la musique. Ils ne peuvent apporter que de bonnes choses”.

On se rallie à ces propos face au très réussi « Our Point of View ». Onze titres. Quatre vingt-dix minutes de musique. Des pièces originales signées par chacun des membres de l’orchestre et deux reprises de compositions de Wayne Shorter.

Une version de dix-huit minutes de Witch Hunt que Wayne Shorter avait gravé sur « Speak Evil » paru en 1965 chez Blue Note. Surprenant mais convainquant. La référence aux grandes années du label Blue Note est poussée plus loin puisque Wayne Shorter et son soprano se joignent aux six musiciens du Blue Note All Stars pour une version d’une autre de ses compositions, le thème Masqueleros. Le pianiste Herbie Hancock vient le retrouver. Deux compagnon musicaux devenus légendes de leur vivant.

La composition du batteur Kendrick Scott, Cycling Through Reality, insuffle un bel élan à l’album. Meanings, écrit par Marcus Strickland est l’occasion pour le saxophoniste de s’exprimer avec un lyrisme irrésistible. Sur sa propre composition, Henya, le trompettiste Ambrose Akinmusire installe un climat mystérieux avec la complicité de Derrick Hodge.

On succombe aux effets de guitare funky et à la rythmique afro-pop du très prenant Freedom Dance que signe Lionel Loueke. On ne résiste pas non plus à Message of Hope écrit par Derrick Hodge où le guitariste phrase avec flamme. L’écriture du bassiste donne vie à Second Light, un des thèmes les plus captivants de l’album.

Enregistré aux studios Capitol à Hollywood, « Our Point of View » est dédié à la mémoire du regretté président de Blue Note, Bruce Lundvall, qui a sorti le label Blue Note de son sommeil en 1984 et qui a signé Lionel Loueke, Robert Glasper et Ambrose Akinmusire. L’album ouvre d’ailleurs avec Bruce’s Vibe que Robert Glasper a composé et où l’on peut en entendre un extrait de discours de Lundvall. Le disque se referme avec Bruce, The Last Dinosaur, conçu par Ambrose Akinmusire comme un très court requiem.

Après Alfred Lion, le fondateur de Blue Note et Bruce Lundvall le continuateur on est en droit d’attendre que Don Was, qui a pris le contrôle de Blue Note en 2011, soit dans le même état d’esprit que ses prédécesseurs et conserve la singularité de ce label historique.

« Our Point of View », la musique collective de Blue Note All Stars. Six leaders unis pour pratiquer un jazz contemporain qui perpétue et renouvelle à la fois la tradition du jazz et celle du label Blue Note.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

La musique et le monde en harmonie

Le guitariste australien Alex Stuart présente « Aftermath », son quatrième opus. En quintet, le leader propose un voyage musical contrasté en onze étapes. Ce carnet de route comble l’auditeur par la variété de ses textures.

Couverture de l'album "Aftermath" du guitariste Alex SytuartAprès « Waves » en 2005, « Around » en 2010 et « Place to be » en 2014, le 24 novembre 2017, le guitariste australien Alex Stuart sort « Aftermath » (Jazz Family/Socadisc), son quatrième album. Onze morceaux originaux composés et arrangés par le leader pour son quintet. Toutes les pièces sont inspirées de ses propres expériences de vie et de voyage, en Inde, en Asie et en Australie.

La splendide photo de couverture de l’album est à porter au crédit de Roger Stuart.

Entouré du trompettiste Arno de Casanove, du saxophoniste ténor Irving Acao, du bassiste Ouriel Ellert et du batteur et percussionniste Antoine Banville, le guitariste Alex Stuart voyage entre les deux mondes qui le passionnent. Sa vie de musicien à Paris et le style de vie auquel il aspire, en proximité avec la nature. C’est de son pays d’origine et de ses étendues sauvages, l’Australie que lui vient son amour de la nature.

« Aftermath », selon les plages, l’album résonne des énergiques vibrations des cités urbaines ou des échos d’espaces plus vastes qui résonnent de multiples traditions musicales unifiées. Réminiscences groovy venues d’Afrique, inflexions issues de l’Inde ou des Balkans, les musiques du monde s’invitent mais la pop n’est pas loin et le jazz flirte avec le rock.

Les onze compositions originales d’Alex Stuart se succèdent comme les étapes d’un voyage que pilote avec aisance le jeu fluide du guitariste. Le saxophone aux lignes puissantes et poignantes et les envols aériens et acérés de la trompette illuminent la texture dense que trame l’énergique section rythmique.

Home évoque des espaces à perte de vue. Les effluves latino-caribéens de Perfume River contrastent avec la tension de la rythmique et les lignes obsédantes que la guitare réitère au-dessus des chants inquiétants du saxophone et de la trompette sur Aftermath.

Après l’entêtant System Overload qui comme son nom l’indique n’est pas loin de faire disjoncter l’auditeur, advient Pluie Basque, le dernier titre de l’album, dont le climat indo-rafraîchissant laisse espérer la survenue d’un espoir salvateur qui effacera les séquelles de la démence du monde.

Alex Stuart a eu recours à un financement participatif pour une partie du projet (location du studio d’enregistrement, travail de l’ingénieur du son, mixage et mastering, coûts de communication). En cohérence avec ses idées, le guitariste a versé 10% des fonds récoltés à l’association OXFAM, (association loi 1901 reconnue d’intérêt général) engagée dans la lutte contre la pauvreté. Alex Stuart croit que la musique, ses mélodies, ses rythmes et ses harmonies peuvent contribuer à lutter contre les inégalités et alimenter l’espoir d’un « demain » plus radieux. Sa démarche va plus loin que les mots et vaut d’être saluée.

Sur « Aftermath » le guitariste communique son espoir de surmonter les séquelles qui affectent le monde actuel. Sa musique fait coexister les couleurs sombres d’aujourd’hui et celles plus lumineuses qu’offre la nature porteuse d’espérance. Une musique unificatrice.

 

Pour découvrir la musique de l’album « Aftermath » en live, rendez-vous le 23 janvier 2018 à Paris au New Morning à 20h30 avec Alex Stuart (guitare), Arno De Casanove (trompette), Irving Acao (saxophone ténor), Ouriel Ellert (basse) et Antoine Banville (batterie). La première partie de soirée est assurée par le pianiste Gregory Privat en solo.
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un feu d’artifice musical pour la fête des Lumières de Lyon

Du 06 au 09 décembre 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille la Compagnie Impérial en résidence. Deux quartets et un sextet aux ambiances variées. Si Lyon honore la Fête des Lumières, l’Amphi fait encore plus fort en ouvrant sa scène au feu d’artifice musical de la Compagnie Impérial.

Ambiance soirée avec Imperial Orpheon

Imperial Orpheon © S.Armengol

La Compagnie Imperial est un collectif qui réunit des musiciens créateurs et improvisateurs parmi les plus actifs de la scène française. Au-delà des affinités qui les ont rassemblés à l’origine, les membres de cette compagnie se nourrissent de ce faire-ensemble qui leur permet de fédérer leurs inspirations et de rassembler leur énergie créatrice.

Du 06 au 09 décembre 2017, les musiciens de la Compagnie Imperial envahissent l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Leurs projets vont illuminer les gradins de l’Amphi de leurs feux d’artifice musicaux.

Improvisateurs émérites, les « impériaux » pratiquent une musique contemporaine. Ils puisent leur inspiration dans les mondes aussi divers que l’opéra, le jazz, le rock, les mélodies populaires et les musiques africaines et plus précisément mandingues. Ces influences multiples s’expriment au sein des cinq univers musicaux proposés par la Compagnie Impérial durant sa résidence de  à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Lyon fête ses Lumières dans les rues. L’Amphi de l’Opéra fête le Jazz.

Le jeudi 07 décembre 2017 à 20h30 se produit Impérial Quartet qui réunit Gérald Chevillon (saxophones basse, ténor, soprano), Damien Sabatier (saxophones baryton, alto, sopranino), Antonin Leymarie (batterie) et Joachim Florent (basse électrique).

Comme sur « Grand Carnaval », le troisième opus d’Imperial Quartet sorti en 2016, la musique d’Imperial Quartet brille de mille éclats joyeux. Les musiciens malaxent la matière des sons pour en faire une musique généreuse et inventive, puissante et virtuose qui convoque la polyrythmie au cœur de la fête qu’ils animent.

Vendredi 08 décembre 2017 à 20h30, place à Impérial Orphéon où les saxophonistes Gérald Chevillon, Damien Sabatier et le batteur Antonin Leymarie sont rejoints cette fois par l’accordéoniste et chanteur lyrique Rémy Poulakis

Les musiciens de l'Imperial Orpheon

Impérial Orphéon © S. Armengol

Certes, l’univers musical change mais le dynamisme demeure. Cette formation atypique explose en effet  d’énergie. Les quatre musiciens poly-instrumentistes virtuoses, complices et survoltés embarquent le public dans une musique puissante, généreuse et inattendue qui se promène entre choros brésiliens, thèmes bulgares endiablés, transes gnawa, le tout enrobé de chants rossiniens, d’airs d’opéra revisités et de compositions originales !

Un vrai bal moderne et déjanté qui résonne comme une invitation à la danse.

Le samedi 09 décembre 2017 à 20h30, c’est à Impérial Pulsar qu’échoit l’honneur de se produire pour le dernier concert du soir de la résidence de la Compagnie Imperial.

Les musiciens de l’Impérial Quartet, Gérald Chevillon, Damien Sabatier, Antonin Leymarie et Joachim Florent accueillent deux musiciens africains en les personnes d’Ibrahim Diabaté (dundun, tamani, goni) et Oumarou Bambara (djembe, tamani, balafon).

Ils ont choisi l’emblème du pulsar, cette nébuleuse astronomique en expansion qui tourne sur elle-même à un rythme effréné et immuable, pour évoquer leur musique polyrythmique dont les cycles se superposent, tournent, et rayonnent ensemble. Les rythmes de la musique mandingue pluriséculaire habitent au cœur de l’expression du groupe. Ces musiciens aux origines diverses parviennent à élaborer un langage commun qui les fédèrent. Ambiance fascinante, festive et hypnotique.

Il convient aussi de repérer les deux séances d’Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 06 et le vendredi 08 décembre 2017.

Lors du premier rendez-vous du mercredi 06 décembre c’est l’occasion de découvrir le duo D&G qui réunit deux saxophonistes dignes héritiers du free jazz et de la musette, de Gus Viseur à Michel Portal. Les saxophones de Gérald Chevillon (basse, ténor, soprano) et ceux de Damien Sabatier (baryton, alto, sopranino) vont s’en donner à cœur joie et mêler leurs timbres.

La séance du vendredi 08 décembre 2017 intitulée, « After Science », voir se produire seul en scène le bassiste Joachim Florent. A la basse électrique il développe un récit dévoilant une diversité d’inspirations et de pratiques qui forcent l’admiration.

La Compagnie Impériale clôture de manière festive les résidences 2017 de l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon. On attend celles de 2018 pour que vibre encore le jazz entre les murs de cette salle accueillante.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

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Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Disparition de Jon Hendricks

Disparition de Jon Hendricks

Le jazz pleure un improvisateur de génie

Le talentueux chanteur et parolier, John Carl « Jon » Hendricks s’est éteint le 22 novembre 2017 à l’âge de 96 ans. Son départ laisse un grand vide dans le monde du jazz où il s’est imposé comme un des plus grands improvisateurs.

De Jon Hendricks on garde à jamais en mémoire son timbre rauque de ténor, la justesse de sa voix, sa diction parfaite, son sens aigu du rythme, son éternel sourire, son sens de l’humour et son charisme scénique.

S’il affichait sur scène une attitude apparemment désinvolte, Jon Hendricks s’est imposé comme un scateur impénitent dont les performances ont été et demeurent encore des références pour de nombreux chanteurs. Il en a influencé plus d’un parmi lesquels on peut citer Bobby Mc Ferrin, Al Jarreau, Mark Murphy, Kurt Elling et tant d’autres.

Fils de pasteur né à Newark (New Jersey) le 16 septembre 1921, Jon Hendricks s’est initié au chant par la pratique des spirituals et des hymnes avant de chanter à l’âge de 11 ans à la radio avec Art Tatum.

A la suite du chanteur Eddie Jefferson, il fut avec King Pleasure un des fondateurs du style « vocalese », qui consiste à mettre des paroles sur des solos d’instrumentistes et à les chanter ensuite. Jon Hendricks entretenait une relation de proximité avec les mots qui ont fait de lui un parolier émérite.

Dans les années 50 il fonde avec Dave Lambert et Annie Ross le trio Lambert, Hendricks et Ross qui interprète les standards du pianiste Count Basie sur leur premier album, « Sing a Song of Basie en 1958.

Ce trio devenu fameux fut un des premiers groupes vocaux à interpréter le style « vocalese » et fit des émules parmi lesquels on peut citer le groupe français des » Double-Six » et plus tard le groupe américain « Manhattan Transfer » pour lequel Jon Hendricks écrivit des textes. Le trio enregistre huit albums et obtient en 1961 un Grammy Award pour l’album « High Flying ».

Après la séparation du trio, Jon Hendricks entreprend en 1965 une carrière de soliste. Au fil des années il ne cesse de se produire sur scène. En 1980 il fonde le « Hendricks & Company » avec sa femme Judith et sa fille Michelle. Par ailleurs il travaille aussi pour la télévision, devient critique de jazz au « San Francisco Chronicle » et enseigne à l’université de Toledo à partir de 1980. Il s’est longtemps produit seul ou aux côtés de Michelle Hendricks à Paris, à Crest ou sur bien d’autres scènes françaises où il déclenchait toujours l’enthousiasme.

Parmi ses nombreux albums on écoute toujours avec un bonheur infini « Sing a Song for Basie » avec le trio Lambert, Hendricks et Ross mais aussi « Freddie Freeloader » (Denon Records) sorti en 1990 avec à ses côtés les chanteurs Al Jarreau et Bobby McFerrin mais aussi George Benson (guitare), le groupe vocal « Manhattan Transfer », Wynton Marsalis (trompette), Rufus Reid (basse), George Mraz (basse) et Jimmy Cobb (batterie).

On se régale aussi avec le peu connu « ¡Salud! João Gilberto » sorti en 1961 chez Reprise Records avec Buddy Colette (flûte), Pete Candoli (trompette), Milt Bernhart (trombone), Ray Sherman (orgue), Gildo Mahones (piano), George Tucker (basse) et Jimmie Smith (batterie). On note que les arrangements des cordes ont été écrits par Antonio Carlos Jobim.

Enfin on retrouve toujours avec plaisir l’album « Boppin’ at the Blue Note » enregistré live dans le fameux club et sorti en 1994 chez Telarc Records où Jon Hendricks chante avec Judith, Aria et Michelle Hendricks, Kevin Burke (chant), Wynton Marsalis (trompette), Al Grey (trombone), Benny Golson (saxophone ténor), Renato Chico (piano), Mark Elf (guitare), Ugonna Okegwo (basse) et Andy Watson (batterie).

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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« Open Doors », le nouvel album de Didier Lockwood

« Open Doors », le nouvel album de Didier Lockwood

L’archet magique ouvre les portes d’un ailleurs pluriel

Son nom en lettres d’or et douze titres sur « Open Doors », le nouvel album de Didier Lockwood enregistré en studio. L’archet du violoniste devient baguette magique et ouvre les portes de nouvelles terres à découvrir. A la tête du « All Star Quartet » le violoniste fait merveille.

COUverture de l'album "Open Doors de Didier Lockwood © Natacha Lockwood

Album « Open Doors ».- Couverture © Natacha Lockwood

Le temps a semblé long aux admirateurs du violoniste depuis « For Stéphane », hommage à Stéphane Grappelli, dernier album enregistré par Didier Lockwood sous son nom et en studio en 2008. Leur patience est récompensée puisque le 25 novembre 2017 sort « Open Doors » (AMES/OkeH/Sony), le nouvel album de Didier Lockwood.

Certes le violoniste est apparu sur plusieurs autres albums comme « Live at Montmartre » en 2010 avec le pianiste danois Niels Lan Doky et son trio, « Brothers » en 2013 avec son frère le pianiste Francis Lockwood et « Apesantar », un opus de jazz fusion paru en 2016 avec Benoît Sourisse, Philippe Balatier et André Charlier.

Dans son nouveau projet « Open Doors » le violoniste rend hommage au jazz et à ses sources d’inspiration, dans la diversité de leurs expressions. Sur son nouvel album de Didier Lockwood, le leader revient à la tête du « All Star Quartet » avec à ses côtés un trio de haut vol.

Le fougueux pianiste italien Antonio Farao, le solide bassiste américain installé en France Darryl Hall et le swinguant batteur niçois André Ceccarelli. Ces trois musiciens exceptionnels ont déjà travaillé et enregistré ensemble sur l’album d’Antonio Farao, « Domi », sorti en 2011 sous le label Cristal. Cela laisse augurer une belle entente et une forte cohésion du trio.

« Open Doors », un album promesse que Didier Lockwood propose pour « Apprendre à voir l’invisible, entendre les silences, atteindre un ailleurs, aiguiser nos sens, rêver éveillés et alors redécouvrir le monde, lavés de nos préjugés »

Le violoniste de jazz Didier Lockwood

Didier Lockwood - Photo © Joel Saget

Depuis plus de 40 ans, tel un violoniste tout terrain, Didier Lockwood a exploré de nombreux mondes musicaux. Le classique appris au Conservatoire et croisé fréquemment au long de sa longue carrière, le jazz-rock de Magma, l’héritage coltranien à travers le violon électrisé de Jean-Luc Ponty mais aussi le jazz pratiqué aux côtés d’Henri Texier, Didier Levallet ou François Jeanneau.

La rencontre décisive avec Stéphane Grappelli qui a lancé sa carrière et l’a fait fait « naître à lui-même ». Le superbe enregistrement avec David Liebman, Dave Holland et Peter Erskine sur l’album « New York Rendez-vous » de 1994 où Didier Lockwood pratique un jazz moderne et inspiré. Sans oublier les moments partagés avec les plus grands comme Miles Davis, Michel Petrucciani, Martial Solal, Richard Galliano, Philip Catherine, Christian Escoudé et bien d’autres encore.

Après toutes ses aventures musicales, Didier Lockwood est parvenu à échapper à toutes ses influences et à trouver sa propre trace loin du violon classique et de celui inscrit dans la tradition du quintet du Hot Club de France de Django Rheinhardt et Stéphane Grappelli. Il a élaboré son propre discours sur cet instrument marginal qu’est le violon dans le jazz. Il est devenu cet improvisateur performant mais soucieux de transmettre.

En effet, il y a 17 ans, il a créé le CMDL, Centre des Musiques Didier Lockwood, où il est encore très impliqué. Pour Didier Lockwood, l’enseignement développé doit permettre aux musiciens de s’exprimer en toute liberté, de transformer des « maladresses » en des « actes musicaux sublimés » et pour finir d’improviser c’est à dire, comme l’exprime de manière imagée le violoniste, de « composer sans gomme ».

Didier Lockwood et les musiciens du « All Star Quartet » transforment les douze plages de l’album « Open Doors » en une promenade musicale somptueuse et réjouissante. Avec une énergie inépuisable et une aisance déconcertante le violoniste s’amuse sur les tempi rapides, transforme les notes des ballades en perles d’émotion ou s’amuse sur des grilles bluesy ou modales. Le piano d’Antonio Farao fait alterner élégance et virtuosité. Maître du groove, le bassiste Darryl Hall soutient sans faillir le propos des solistes. Fin rythmicien, André Ceccarelli passe des balais aux baguettes sans perdre ce swing inusable qui lui appartient en propre.

Le violoniste de jazz Didier Lockwood

Didier Lockwood - Photo © Joel Saget

Le monde musical du nouvel album de Didier Lockwood fait alterner les climats comme des rappels de tous les mondes explorés. Outre les neuf pièces écrites par le violoniste, le répertoire compte deux compositions du pianiste et le superbe The One Shot Duet proposé par les deux solistes où affleure le monde de la musique contemporaine.

Le bien nommé Quark permet de prendre la mesure de la force qui lie les musiciens entre eux. On perçoit à son écoute comment les quatre particules élémentaires que représentent les musiciens, lient leurs énergies entre elles pour devenir un quartet inspiré qui développe ses improvisations à un rythme d’enfer.

Prise sur un tempo furieux, la composition du violoniste Blues Fourth permet aux musiciens d’explorer avec brio un univers hard-bop post coltranien sur une grille modale qui leur permet toutes les libertés. La somptueuse Little Bossa se balance avec élégance et permet à Darryl Hall de développer un chorus où l’on peut apprécier son souci de la juste note. Le bleu colore le nostalgique Now I really Got The Blues qui porte bien son nom.

Difficile de préférer The ballad of Pat & Robin composée par le violoniste à Ballad for Four écrite par Antonio Farao. Sur les deux morceaux, la virtuosité s’efface au profit de lignes mélodiques délicates où affleure une émotion aux tendres couleurs. La souplesse de la section rythmique contribue pour beaucoup à ces oasis de douceur.

Open Doors, le premier morceau de l’album, ouvre les portes de ce nouveau monde où Didier Lockwood évolue avec un plaisir évident et un talent qui n’a rien perdu de sa brillance.

Le projet « Open Doors » de Didier Lockwood va prendre la route dès la fin de l’année 2017. Il tarde d’écouter sur scène les quatre musiciens du « All Star Quartet ».

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

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Chronicles, le nouveau projet de David Linx

Chronicles, le nouveau projet de David Linx

Toujours évolutif, David Linx conserve son ADN musical

A la fois nouveau groupe et nouveau projet de David Linx, « Chronicles » témoigne du potentiel évolutif du chanteur. Soucieux de questionner sans cesse son art, David Linx renouvelle une fois de plus son propos musical mais au cœur du projet demeure son identité, avec ce qui a fait de lui un artiste incontournable dans le paysage du jazz, son ADN musical hors norme.

Le chanteur David Linx

David Linx © Amaury Voslion

Résultat d’un processus créatif mené depuis de long mois avec le compositeur et pianiste Armel Dupas, David Linx présente « Chronicles », une introspection musicale inspirée par le poème Inventory On Being 52 de James Baldwin, écrivain et poète américain dont David Linx fut très proche et qu’il considère comme un père spirituel.

La solidité, la souplesse, l’inventivité et la réactivité des musiciens avec lequel David Linx travaille devraient lui permettre de donner le meilleur de lui-même et de propulser avec force et nuances les textes auxquels il tient tant.

Dans l’équipe avec laquelle David Linx travaille, le guitariste Manu Codjia fait figure d’aîné, un aîné déjà très sollicité qui a largement fait ses preuves et enthousiasmé public et musiciens. Sa trajectoire musicale ferait pâlir d’envie plus d’un cador mais le guitariste se cache derrière une modestie qui n’a d’égale que son talent.

Les autres musiciens du groupe font partie de la jeune génération des jazzmen français qui montent. Le piano et les claviers sont tenus par Armel Dupas dont le récent projet « A Night Walk » mérite le détour. Le bassiste/contrebassiste Timothé Robert fait partie de la fine fleur du jazz français. On n’est guère surpris de retrouver derrière fûts et cymbales de sa batterie le très sollicité Arnaud Dolmen qui a récemment sorti un album magique, « Tonbé Lévé ».

En concert, « Chronicles », le nouveau projet de David Linx se présente comme une suite de nouvelles littéraires. « Chaque chanson raconte une bribe d’histoire, est le fruit d’une réflexion ou d’une réminiscence, (…) bouts de chemins, souvenirs ou évoque la construction d’une nouvelle attitude pour affronter le monde de demain, celui de nos enfants et de nos espoirs. »

Le souvenir du poème Inventory / on being 52 a sans doute inspiré David LInx qui parvient à l’âge qu’avait James Baldwin lorsqu’il a écrit le poème. Peut-être une démarche introspective portée sur sa vie engage-t-elle le chanteur à rechercher auprès et avec de jeunes musiciens, une nouvelle expression artistique qui lui permette de transmettre ses valeurs et de se projeter plus avant. D’autres aînés qu’il admire ont, avant lui, suivi une telle démarche, comme un certain Miles Davis.

David Linx a découvert le poème Inventory  / On Being 52 alors qu’il avait 19 ans. Écrit par James Baldwin à l’âge de 52 ans, ce poème restitue avec force la vision que l’écrivain porte sur sa vie. C’est avec lui que David Linx avait choisi ce poème pour figurer dans l’album « A Lover’s Question » (Label Bleu/Harmonia Mundi), un Couverture de l'album "A Lover's Question" (Label Bleu/Harmonia Mundi) avec James Baldwin et David Linxspoken word CD très important dans la discographie du chanteur. Il en a composé les musiques (sauf pour Precious Lord) principalement avec le regretté Pierre Van Dormael.

Enregistré entre septembre 1986 et septembre 1987 avec James Baldwin lui-même, « A Lover’s Question » est un chef d’œuvre très émouvant où l’on capte la force de la voix de l’écrivain américain qui dialogue avec David Linx. En réécoutant les trois plages de Inventory / On Being 52 où s’expriment Steve Coleman (saxophone alto), Slide Hampton (trombone), Jimmy Owens (trompette, fluegelhorn), Pierre Vaiana (saxophone ténor) et Diederick Wissels (piano), on saisit la puissance de l’écriture de Baldwin et l’on comprend pourquoi le sens des mots est essentiel pour David Linx.

On se propose d’entrer dans le monde « Chronicles » avec des vidéos proposées par David Linx et réalisées avec le soutien de la SPEDIDAM.

Après cette magnifique ballade, This Last Waltz, chantée par David Linx en duo avec Armel Dupas au piano…« une ode à la vie et au temps passé », on retrouve David Linx et l’ensemble du groupe qui interprètent Walkaway Dreams … où comment prendre son destin en mains dans un monde aux sombres couleurs où les puissants détiennent tous les pouvoirs.

Ces films permettent de percevoir la connivence qui existe entre les musiciens, leur écoute et leur réactivité créative, il n’empêche que rien ne remplace la perception scénique d’un concert.

Un premier rendez-vous se profile à l’occasion du festival « Jazz au fil de l’Oise ». David Linx et le groupe Chronicles se produisent en effet à Vauréal le samedi 25 novembre 2017 à 20h30 à « L’Antarès ».

Une seconde option est possible pour écouter et voir David Linx et Chronicles sur scène dès le début de l’année 2018 à Paris au Sunside les 02 et 03 janvier 2018 soit à 19h30, soit à 21h30. Belle idée pour débuter l’année en jazz !

En attendant de vivre la musique live, on se fait plaisir en visionnant le somptueux Boundary 113. Un chorus lumineux et stratosphérique de Manu Codjia propulse le scat souple et énergique de David Linx. Tous les éléments de l’identité musicale du chanteur réunis dans cette courte séquence. Sur tous les tempi le chanteur embrase les harmonies. On peut apprécier le son projeté avec énergie ou délicatesse, l’élégance des acrobaties vocales de son scat, la très large tessiture qui lui permet une maîtrise parfaite des graves, des aigus et des écarts périlleux posés avec précision et dans le respect parfait de la dimension rythmique. Un régal absolu !

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Visuel 2018 de Jazz à Vienne

Visuel 2018 de Jazz à Vienne

Affiche dévoilée et 3 noms déjà annoncés

Le 21 novembre 2017 est révélé le visuel 2018 de Jazz à Vienne. Dans le cadre d’un nouveau partenariat avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, c’est l’auteur de BD nantais Brüno qui conçoit la nouvelle affiche. Trois noms de la programmation 2018 sont dévoilés !

Affiche du Festivl Jazz à Vienne 2018Le 21 novembre 2017, Benjamin Tanguy présente le nouveau visuel 2018 de Jazz à Vienne. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat noué avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême qui s’est cette année adressé au dessinateur nantais Brüno.

Ce passionné de jazz et de « black music » a conçu une affiche de Jazz à Vienne 2018 à l’image de son univers, minimaliste et tonique.

Au passage on note aussi le nouveau logo réalisé par la graphiste Aude Perrier pour le festival Jazz à Vienne dont la 38ème édition va se dérouler du 28 juin au 13 juillet 2018.

Sur un chaleureux fond jaune la silhouette bleue d’un trompettiste stylé soul music, blacksploitation avec look et lunettes seventies. Il embouche une trompette bouchée et adopte une posture davisienne.  Le dessin laisse augurer une musique à la fois ancrée dans la tradition et tournée à la fois vers l’avenir. 

Le dialogue entre les deux arts, BD & JAZZ, se prolonge puisque le partenariat entre les deux festivals prévoit que chaque année soit organisé un » concert dessiné », une création mêlant musique et bande dessinée. De facto cela recouvre la rencontre live d’un dessinateur et d’un musicien, pour composer une œuvre hybride.

Pour la prochaine édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême du 26 au 29 janvier 2018 et pour la 38ème édition du festival Jazz à Vienne du 28 juin au 13 juillet 2018, le « concert dessiné » réunit Rokia Traoré et le dessinateur Rubén Pellejero.

Belle nouvelle pour les aficionados du festival Jazz à Vienne… trois noms de la programmation 2018 sont révélés cette année en avant-première.

La chanteuse malienne Rokia Traoré est annoncée au Théâtre Antique où elle vient pour le première fois avec son projet « Né So » (« Chez Soi « en bambara). Le conflit qui secoue le Mali depuis 2012 a inspiré la chanteuse toujours très ancrée dans les ambiances des musiques de l’Ouest africain qui lui sont chères.

Les amateurs de hip-hop, rhythm and blues et pop peuvent se réjouir avec la présence annoncée du groupe Morcheeba. Après s’être orientés vers un nouveau projet musical, Skye Edwards et Ross Godfrey, les membres fondateurs du groupe clament le grand retour de leur groupe. Ils seront à Jazz à Vienne en 2018.

On se réjouit par ailleurs de la venue d’un artiste habitué de la scène du Théâtre Antique, le chanteur Gregory Porter. Et pour comble de plaisir, le crooner présente le répertoire de son dernier album « Nat King Cole and Me » en très bonne compagnie puisqu’il aura à ses côtés l’Auditorium-Orchestre national de Lyon dirigé par Vince Mendoza. Trois stars sur scène !

Ces trois concerts seront mis en vente le 21 mars 2018 mais sont accessibles en exclusivité via les offres de Noël de Jazz à Vienne.

Jazz à Vienne#38 du 28 juin au 13 juillet 2018. Encore 7 mois à attendre pour les festivaliers. Le nouveau visuel fort inspiré et les trois concerts annoncés peuvent les faire patienter jusqu’au 20 mars 2018, date à laquelle le festival communiquera l’intégralité de la programmation.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Chemirani & Rhythm Alchemy – Opéra de Lyon

Chemirani & Rhythm Alchemy – Opéra de Lyon

Groove et jubilation rythmique

La venue de « Chemirani & Rhythm Alchemy » fait l’objet du deuxième concert de la saison 2017/18 de l’Amphi sur la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon. Le 16 décembre 2017, le père et les deux fils Chemirani entourés de cinq invités hors du commun présentent une création transculturelle où le rythme règne en maître.

Après la soirée du 20 octobre 2017 qui a présenté les splendides « Panoramas » de Daniel Humair, celle du 16 décembre 2017 a de quoi réjouir tous les amateurs de musique, sans distinction de style puisque la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon accueille les musiciens du projet « Chemirani & Rhythm Alchemy » aux accents universels.

Composé de Djamchid Chemirani et ses deux fils Keyvan et Bijan, le Trio Chemirani a créé sa propre langue qui résulte de la fusion de leurs trois frappes. Avec le trio, tout gravite autour du zarb, avec le daf qui introduit dans les percussions la rupture du timbre, les cordes pincées du saz joué par Bijan et les cordes frappées du santour dont joue Keyvan.

Dans le projet intitulé « Chemirani & Rhythm Alchemy », créé à Royaumont en 2013, Keyvan Chemirani (directeur artistique) élargit la grammaire rythmique du trio Chemirani aux syntaxes de l’Inde, avec les tablas et la kanjira de Prabhu Edouard, et du jazz et des musiques improvisées européennes avec la batterie de Stéphane Galland (Aka Moon).

Les musiciens de "Chemirani & The Rythm Alchemy" photographiés par Hostekind

« Chemirani & Rythm Alchemy » © Hostekind

L’invitation faite aux cordes du violoncelle de Vincent Segal et à celles de la lyre crétoise de Socratis Sinopoulos va au-delà de la dimension mélodique pour s’intéresser aux timbres et au micro-tonal.

Le souffle de Julien Stella rend présente la dimension humaine des percussions, beatbox, et la sonorité boisée de la clarinette basse. Comme Prabhu Edouard, Kayvan Chemirani formé aux percussions indiennes pratique aussi le konnokol, le rythme indien chanté.

A travers « Chemirani & Rhythm Alchemy », les huit musiciens inventent donc une nouvelle langue issue de leur travail collectif et du partage de cultures ancrées dans des traditions fortes. Baignée dans la tradition persane, la musique du trio Chemirani aux origines iraniennes, accueille et dialogue avec la musique ottomane et celle de la Grèce de Socratis Sinopoulos, avec les musiques de l’Inde de Prabhu Edouard, avec le jazz de Stéphane Galland et Vincent Segal et avec les musiques du monde d’aujourd’hui que représente Julien Stella.

La soirée du 16 décembre 2017 dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon propose un moment musical pourvoyeur de plaisir, de groove et de jubilation. En effet, la musique de « Chemirani & Rhythm Alchemy » dépasse largement la simple dimension percussive. Le groupe explore rythmes pairs et impairs et propose une polyrythmie chantante et chatoyante. Une musique qui fait alterner des pièces introspectives contemplatives propices à la méditation et des séquences festives quasiment explosives.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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« Silent Walk », le premier album de Samuel Strouk

« Silent Walk », le premier album de Samuel Strouk

Rêverie sensible d’une « Marche Silencieuse »

Avec l’album, « Silent Walk », le guitariste Samuel Strouk signe un premier opus singulier et fort réussi. Aux frontières de plusieurs territoires musicaux se dessinent les frontières d’un monde sensible et délicat. Voyage onirique dans des paysages imaginaires.

Sortir un premier album est une chose. Le réussir en est une autre. Avec « Silent Walk » (Fo Féo Productions/Universal Music) paru le 06 octobre 2017, Samuel Strouk fait mouche sur les deux tableaux.

Il est vrai que cela ne tient en rien du hasard car Samuel Strouk est loin d’être un novice même si « A Silent Walk » est son premier disque. En effet, à 36 ans, Samuel Strouk est un guitariste, un compositeur, un arrangeur et un directeur musical déjà connu et réputé dans le milieu de la musique classique et des musiques improvisées (actuelles et traditionnelles).

On note sa participation en tant que guitariste et compositeur au projet « Carhabana » qui fusionne jazz cubain et jazz manouche ainsi que son travail de compositeur sur l’album « Est » du duo Vincent Peirani (accordéon)/François Salque (violoncelle) sans omettre son rôle de directeur artistique et arrangeur sur l’album « Cierra Tus Ojos… » de l’accordéoniste Daniel Mille qui rend hommage à Astor Piazzola.

Par ailleurs Samuel Strouk a composé « Poems » où se juxtaposent un orchestre à cordes et une rythmique pop, « La Saison Éternelle » pour orchestre, violon et violoncelle où se mêlent les langages de Vivaldi et de Piazzolla, « My Romantic Lebanon » qui met en avant un violon solo au sein d’un orchestre à cordes et d’un combo jazz.

Enfin on ne peut passer sous silence l’écriture du « Rêve de Maya » un double concerto pour violoncelle, accordéon et orchestre qui mêle jazz et musique classique. Créé en 2015 à Poitiers il a été présenté récemment à la Seine Musicale. Samuel Strouk assure par ailleurs la programmation du festival de jazz de Maisons-Laffitte qui a lieu tous les ans au mois de juin.

Couverture de l'album "Silent Walk" de Samuel StroukAprès avoir participé à ces nombreux projets d’écriture classique et de musique improvisée, Samuel Strouk fait enfin le choix de réaliser un projet qui réunit tous ces univers et pour lequel il dit avoir écrit spécifiquement pour les instrumentistes de l’album. C’est ainsi qu’advient « Silent Walk » dont la pochette figurative illustrée par Stéphane Mane présente le guitariste sur fond bleu comme un rappel de la fameuse note bleue du jazz.

Pour son projet, le guitariste est entouré d’un quintet qui réunit l’accordéoniste Vincent Peirani, le violoncelliste François Salque, le contrebassiste Diego Imbert et le clarinettiste Florent Pujuila souvent à la clarinette basse.

« Silent Walk », une guitare traverse sept tableaux oniriques aux couleurs délicates. Sa « Marche Silencieuse » explore des palettes sonores sensibles et contrastées où lyrisme et romantisme ménagent de l’espace à la fureur et au silence.

Samuel Strouk engage l’auditeur à le suivre dans les sept étapes de sa « Marche Silencieuse ». Le voyage commence par une traversée sous tension des envoûtants paysages de Lands dont le thème lancinant et répétitif est repris par les instrumentistes jusqu’au paroxysme.

Conduits par le violoncelle, les musiciens invitent ensuite au souvenir sur Remember In. Le guitariste s’exprime avec une sensibilité pleine de mélancolie et rappelle la mélodie de Cierra Tus Ojos Escucha d’Astor Piazzolla. Le groupe continue sa marche dans la grisaille de Grey Street qui évoque la misère des « sans domicile fixe » de Paris. Accordéon, clarinette et contrebasse colorisent un climat tout en retenue et en nuances. Le guitariste déploie un jeu délicat et fait affleurer une douce émotion que le violoncelle relance à l’archet.

On pénètre sur la lande de Green B pour lequel l’auteur associe la couleur verte et la note B (si). Construit à partir de deux des thèmes principaux du double concerto pour violoncelle accordéon et orchestre, « Le rêve de Maya » de Samuel Strouk, ce morceau de onze minutes permet aux musiciens d’élaborer leur discours avec précision et de s’exprimer avec une grande liberté. Les improvisations des solistes se succèdent et dessinent des paysages empreints de nostalgie où le temps se trouve comme suspendu aux sonorités vibrantes des instruments. La trame romantique tissée gravement par le violoncelle croise des brumes évanescentes d’où émergent clarinette et accordéon avant que la guitare ne retrouve de nouveau le chemin de la lumière.

Les musiciens entrent alors sur un territoire de turbulences. Les instruments exubérants parcourent ensemble une certaine Zone out où la guitare enfiévrée électrise son discours et répète inlassablement le thème qui n’en finit plus de tourner jusqu’à devenir obsédant. Par bonheur on pénètre avec le trio guitare/accordina/violoncelle sur les terres pacifiées de Sister. Une ballade teintée des couleurs du spleen et dédiée à la sœur du guitariste. La complainte du violoncelle, les lignes mélodiques de l’accordina et les délicates notes de la guitare font régner un moment de calme bienveillant.

A l’aube, la marche se termine sur la terre de Dawn of Silence où la clarinette aux accents portaliens instaure une atmosphère mystérieuse. Les instruments unissent leurs expressions et le climat confine presque à l’angoisse avant de se résoudre dans un final étourdissant et rassurant.

« Silent Walk », une immersion dans les paysages imaginaires de Samuel Strouk où alternent moments contemplatifs et promenades mouvementées. Textures nuancées et sensibles d’un monde sonore tout en finesse qui surprend et émeut tour à tour.

 

Rendez-vous le lundi 27 novembre 2017 à 19h30 au Café de la Danse à Paris pour vivre en concert les atmosphères de « Silent Walk » avec Samuel Strouk (guitare), Vincent Peirani (accordéon), François Salque (violoncelle), Florent Pujuila (clarinette) et Diego Imbert (contrebasse).
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Clin d’œil à Benjamin Petit & « 5 Degrés Sud »

Clin d’œil à Benjamin Petit & « 5 Degrés Sud »

Aux clefs de son sax, il pilote un jazz tonique

Le saxophoniste Benjamin Petit fait voler son saxophone dans les cieux des virtuoses avec son album « 5 degrés Sud » sorti le 20 octobre 2017 chez French Paradox. Du jazz de haute voltige… pourvu que l’oxygène ne lui manque pas à cette altitude !

couverture de l'album "5° Sud" de Benjamin PetitAprès une carrière de sideman dans le monde de la pop (Michel Jonasz, Lionel Richie) et de nombreuses autres collaborations artistiques dans celui du jazz (Eric Legnini, Hadrien Feraud, Benjamin Henocq Quartet, Didier Lockwood, Paco Sery, No Jazz) le saxophoniste Benjamin Petit prend son envol comme leader et compositeur avec l’album « 5 degrés Sud » (French Paradox/Antipodes Music).

Artiste atypique, Benjamin Petit est aussi pilote de ligne et commandant de bord sur Boeing 737, ce qui explique peut-être qu’il ambitionne de voler dans les hautes sphères du monde du jazz comme il le fait aux commandes de son avion. De facto, son décollage comme leader s’est plutôt bien déroulé et ça a l’air bien parti pour lui.

Enregistré à la Maison des Artistes d’André Manoukian à Chamonix par Nicolas Falque et Balthazar Varin, l’album « 5 degrés Sud » est sorti le 20 octobre 2017 sous un nouveau label de jazz indépendant French Paradox né le 04 avril 2017. On souhaite à cette structure encore bien d’autres projets aussi dynamiques.

A la tête d’un équipage/quartet prometteur, le chef de bord Benjamin Petit pilote « 5 degrés Sud » à toute allure. Entouré de Jerry Leonide au piano, de Zacharie Abraham à la  contrebasse et de Francis Arnaud à la batterie, il a aussi convié sur deux titres le bugliste et trompettiste Sylvain Gontard.

Benjamin Petit propose un répertoire de dix compositions originales auxquelles s’ajoute une version méditative très personnelle de Colchiques dans les prés. Dès les premières mesures du titre d’ouverture Mygale & Britney, le saxophoniste met le cap sur un bop tonique et bien construit, soutenu de manière très efficace par une section rythmique élastique et bondissante.

Le vol se poursuit ensuite plus calmement en compagnie du trompettiste Sylvain Gontard qui rejoint le groupe sur le splendide Liam au tempo évolutif.

A l’écoute de l’album il semble que le style de Benjamin Petit a sans douté été influencé par la phraséologie de Stefano Di Battista, Rosario Giulliani ou encore Kenny Garret et de bien d’autres musiciens de jazz mais la liste serait trop longue.

Après les riffs sax/trompette du titre I Taw A Putty Tat le saxophone fait monter la sauce et on est entraîné dans un jazz qui hésite entre boogaloo et funky. Sur les huit minutes du titre 5 Degrés Sud le quartet développe un jazz de facture plus traditionnelle et la musique aborde même les rives du lyrisme. Les solistes prennent le temps de s’exprimer portés par la puissante pulsation du batteur et par les lignes de basse attentives du contrebassiste.

La caressante ballade Nodding Milla tranche avec le tempo d’enfer du bien nommé Mach Buffet et le binaire Out of The Hip aux sonorités électriques et à l’ambiance plus nerveuse. On n’oublie pas non plus le sautillant et enivrant Ni !

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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