Disparition du violoniste Didier Lockwood

Son archet joue ailleurs avec les étoiles

Fauché brutalement en pleine activité, le violoniste Didier Lockwood est mort dimanche 18 février 2018. Le jazz est en deuil après la disparition de ce musicien dont la carrière de plus de 40 ans force le respect.

A peine trois mois après la sortie de son dernier album « Open Doors » enregistré avec André Ceccarelli, Antonio Farao, et Darryl Hall et après un concert donné samedi à Paris au Bal Blomet, Didier Lockwood tire sa révérence au beau milieu de ses projets. Il part après quarante ans de musique et une trajectoire peu commune.

Cet enfant du Nord, né à Calais en 1956 dans une famille de musiciens a voué un amour sans pareil à la musique. Il a traversé de nombreux territoires. Du classique au jazz-rock de Magma, de l’héritage coltranien à la musique improvisée jusqu’à sa rencontre décisive avec Stéphane Grapelli qui l’a fait « naître à lui-même ». Il croise ensuite les routes de David Liebman, Dave Holland, Peter Erskine, Miles Davis, Michel Petrucciani, Martial Solal, Richard Galliano, Philip Catherine, Christian Escoudé et tant d’autres qu’il serait impossible de les nommer tous.

Improvisateur tout terrain, c’est en évoluant en toute liberté sur les terres du jazz fusion-électrique, du jazz acoustique, du jazz manouche et de le musique classique qu’il a réussi à élaborer son propre langage. Ce talentueux musicien a aussi consacré une grande partie de son temps et de son énergie à transmettre en direction des jeunes musiciens en créant il y a quelques 17 ans le CMDL, Centre des Musiques Didier Lockwood que l’on peut considérer comme une partie de son héritage au même titre que ses enregistrements dont le dernier qu’il a gravé récemment avec sa femme Patricia Petibon, chanteuse lyrique.

On conserve de Didier Lockwood le souvenir de ses prestations généreuses et enthousiastes, de son sourire et de son élégance naturelle, du plaisir qu’il prenait à jouer et qu’il partageait avec les musiciens et de la communication qu’il entretenait chaleureusement avec le public.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Sons of Kemet annonce « Your Queen is a Reptile »

Sons of Kemet annonce « Your Queen is a Reptile »

Musique forte et envoutante entre jazz et hip-hop

Shabaka Hutchings, saxophoniste et leader de « Sons of Kemet », s’apprête à sortir son troisième album sur le mythique label Impulse! Sur « Your Queen is a Reptile », le groupe se joue des styles pour explorer l’identité de la diaspora caribéenne installée au Royaume-Uni. Un manifeste à la gloire des Reines qui ont lutté contre les oppressions.

Après « Burn » et « Lest We Forget What We Came Here To Do » parus respectivement en 2013 et 2015 chez Naim Jazz Records, « Sons of Kemet » annonce la sortie prochaine de « Your Queen is a Reptile », son troisième album à paraître le 06 avril 2018 sur le célèbre label Impulse! avec lequel le leader Le saxophoniste Shabaka HutchingsShabaka Hutchings a signé un contrat.

Star montante de la nouvelle scène du jazz londonien, le saxophoniste Shabaka Hutchings qui a grandi à la Barbade s’est fait remarquer par la diversité et la richesse de ses projets. On le connait  en effet avec son trio électro-jazz « The Comet Is Coming », au sein de son projet sud-africain « Shabaka and The Ancestors » et aussi avec son quartet atypique « Sons of Kemet » qui réunit autour de son saxophone ténor un tuba et deux batteries.

Aujourd’hui c’est avec le tubiste Theon Cross et les deux batteurs Tom Skinner et Seb Rochford que le saxophoniste et compositeur Shabaka Hutchings continue à explorer ses racines caribéennes. C’est avec eux qu’il a enregistré « Your Queen is a Reptile ». Ce nouvel album enregistré à Londres bénéficie en outre de la contribution d’artistes venant des quatre coins de la scène musicale britannique comme la légende de la jungle Congo Natty ou le poète Joshua Idehen.

Musicalement « Your Queen is a Reptile » emprunte à la Nouvelle-Orléans, à Londres, aux Caraïbes et au Moyen-Orient mais l’influence de la diaspora caribéenne constitue toutefois son véritable fil rouge. Des éléments de rap, de spoken word ou de dub mettent en évidence les liens étroits qui unissent jazz et hip hop.

Les neuf titres de « Your Queen is a Reptile » forment un véritable manifeste musical qui dénonce l’injustice de la monarchie britannique, de son système politique oppressif légitimant les inégalités sociales et la discrimination raciale.

Shabaka Hutchings refuse le système inégalitaire incarné par la Reine d’Angleterre, propose une alternative en célébrant d’autres Reines dont il fait les louages : « Nos reines à nous imposaient leur autorité par leurs actions, elles donnaient l’exemple et savaient écouter. D’un passé marqué par la cruauté et l’injustice, nos reines ont su donner naissance à un avenir radieux ».

Sur « Your Queen is a Reptile » le groupe « Sons of Kemet » dialogue avec les femmes qui les inspirent. Chacun des neuf titres est dédicacé à une « Reine Noire ». Certaines ont de l’importance aux yeux du groupe, la plupart sont des femmes historiquement fameuses, des dirigeantes de mouvements de résistance ou anti-impérialistes.

My Queen is… Mamie Phipps Clark qui a obtenu un doctorat en psychologie à l’Université de Columbia et a travaillé au Northside Center for Child Development, premier centre à offrir des conseils psychologiques pour les enfants à Harlem. Harriet Tubman qui a marqué l’histoire de la ségrégation aux Etats-Unis. Esclave, elle est devenue militante et a combattu au sein de l’Underground Railroad pour l’abolition de l’esclavage durant la guerre de Sécession. Son portrait devrait figurer sur le recto des billets de 20 dollars américains à partir de 2020.Couverture de l'album "Your Queen is a Reptile" du groupe Sons of Kemet du saxophoniste Shabaka Hutchings

My Queen is… Anna Julia Cooper Haywood, écrivaine, enseignante, éducatrice qui est l’une des plus éminentes femmes afro-américaines des États-Unis d’Amérique. Elle a mis en avant des théories modernes sur le féminisme et l’éducation. Angela Davis, la militante des droits civiques afro-américaine qui est connue pour son activisme au sein du Parti des Panthères Noires.

My Queen is… Yaa Asantewaa, la « Reine Mère d’Ejisu” dans l’Empire Ashanti (Ghana actuel) qui a conduit une rébellion contre la colonisation  des Anglais. Albertina Sisulu, amie de Nelson Mandela qui a milité en Afrique du Sud contre l’apartheid et pour le droit des femmes et celui des enfants.

My Queen is… Nanny of The Maroons, héroïne nationale de la Jamaïque qui est une icône de la résistance contre l’esclavage sur l’île de la Jamaïque. C’est sans doute à elle qu’est dédié le morceau le plus lyrique et le plus sensible de l’album.

L’éclectisme musical du groupe explore la complexité des rythmes issus de l’afro-beat auxquels se mêlent des ondes savoureuses issues des Caraïbes. un mélange de dub et de rythmes qui empruntent à l’electronica, sans oublier le groove venu de la Nouvelle-Orléans. « Your Queen is a Reptile », une musique hypnotique et envoûtante où affleure la transe.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Fred Nardin en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Fred Nardin en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Virtuosité, audace et lyrisme

Du 01 au 03 mars 2018, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille Fred Nardin en résidence. Ce pianiste, compositeur et arrangeur vient entouré du batteur Leon Parker et du contrebassiste Or Bareket. Il propose trois concerts qui permettent de l’écouter avec eux en trio, quartet et sextet.

Après les flamboyants concerts de Pierrick Pedron dont les échos résonnent encore dans les mémoires des spectateurs présents en février 2018 lors des prestations de ce saxophoniste altiste exceptionnel, l‘AmphiJazz de l’Opéra de Lyon invite  Fred Nardin en résidence.

le pianiste Fred Nardin

Fred Nardin©Philippe Levy-Stab

La venue de Fred Nardin du 01 au 03 mars 2018 à l‘Amphi de l’Opéra de Lyon est l’occasion ou jamais d’écouter ce jeune pianiste originaire de Bourgogne dont le public a identifié depuis longtemps les qualités de compositeur et d’arrangeur au sein de la grande formation « The Amazing Keystone Big Band » dont il est l’un des co-créateurs avec Bastien Ballaz, Jon Boutellier et David Enhco.

Lauréat du Prix Django Reinhardt en 2016, il est très sollicité comme sideman sur les scènes parisiennes. Il est aussi connu pour son association avec le saxophoniste Jon Boutellier au sein d’un quartet avec lequel il a publié l’album « Watt’s » (Gaya Music Production/Socadisc) en 2016. 

Fred Nardin s’est récemment lancé dans l’aventure du trio piano-contrebasse-batterie avec un complice de longue date, le batteur Leon Parker et le contrebassiste Or Bareket. Avec eux, il a enregistré l’album « Opening » (Jazz Family/Socadisc) sorti le 15 septembre 2017.

La résidence de Fred Nardin à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon tombe à pic. Elle permet d’écouter en concert le pianiste entouré des deux membres de son trio durant les soirées qui proposent trois programmes différents.

Jeudi 01 mars 2018, Fred Nardin et le trio de l’album « Opening »

Cette soirée est idéale pour entrer dans l’univers de Fred Nardin et l’écouter en trio avec l’inventif Leon Parker et le contrebassiste new-yorkais Or Baraket. Au programme des compositions du leader et des reprises arrangées par ses soins. Porté par une rythmique solide et pleine de nuances, Fred Nardin peut faire preuve d’audace en toute confiance et donner libre court à sa créativité. Lyrique sur les ballades il se montre volubile sur les tempi rapides.

Vendredi 02 mars 2018, Fred Nardin en trio & le saxophoniste Jesse Davis

Le saxophoniste Jesse Davis

Jesse Davis©Yossi Zwecker

Né à la Nouvelle-Orléans en 1965, élève du pianiste Ellis Marsalis Jesse Davis s’inscrit dans la lignée des grands saxophonistes altos tels que Charlie Parker, Sonny Stitt et Cannonball Adderley, Il a joué aux côtés des légendes du jazz parmi lesquels on peut citer llinois Jacquet, Jay McShann, Chico Hamilton, Cecil Payne, Clark Terry, Kenny Barron, Cedar Walton, Wynton Marsalis, Phil Woods ou Roy Hargrove. Il inscrit son travail dans cette génération d’artistes qui a rendu à la Nouvelle-Orléans son statut de capitale musicale du jazz.

Fred Nardin invite l’altiste Jesse Davis à rejoindre son trio pour un hommage à Thelonious Monk, pianiste, compositeur et figure iconique du jazz et co-fondateur du bebop, dont on a célébré le centenaire de la naissance en 2017. La soirée promet une prestation peu commune.

 Samedi 03 mars 2018, « Fred Nardin & Friends » proposent « Travelers »

Un casting international de choix est réuni autour du pianiste Fred Nardin et du batteur percussionniste minimaliste qui célèbrent leur longue collaboration. C’est pour eux l’occasion d’inviter la saxophoniste Sophie Alour, la vocaliste Raphaëlle Brochet, le contrebassiste Or Bareket et le percussionniste Inor Sotolongo.

« Travelers » mêle un doux parfum d’Afrique, une fine saveur des Caraïbes, une touche épicée des Indes, se teinte des bruits des rues de New-York. La résidence du pianiste se termine par ce voyage où écriture et improvisation se mêlent librement. Une soirée où soufflent les vents des musiques du monde.

Du 01 au 03 mars 2018 la résidence de Fred Nardin à l’Amphi de l’Opéra de Lyon propose de découvrir les multiples facettes de ce pianiste qui monte.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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« So in Love », le nouvel album de Gildas Bocle

« So in Love », le nouvel album de Gildas Bocle

Son cœur bat entre Cole Porter & Tom Jobim

Le contrebassiste Gildas Boclé annonce la sortie de l’album « So in Love ». Un message d’amour aux musiques de Cole Porter et de Tom Jobim. Le plaisir est infini de l’écouter renouveler des grands standards avec Nelson Veras, Jérôme Barde et Marcello Pellitteri. Entre nostalgie et tendresse.

Sur son nouvel album « So in Love » (Absilone/Socadisc) attendu pour le 16 février 2018, Gildas Bocle présente un répertoire consacré aux musiques de deux légendaires compositeurs, l’Américain Cole Porter et le Brésilien Antonio Carlos Jobim. Onze thèmes consacrés à l’amour dont le fameux morceau de Cole Porter qui donne son nom à l’album.

Sur « So in Love », Gildas Boclé interprète onze standards parmi ceux qui constituent l’abécédaire des musiciens(nes)s de jazz, la base de leur répertoire. Un vrai chalenge que de reprendre ces morceaux maintes et maintes fois joués et enregistrés par les plus grands. Le contrebassiste gagne pourtant son pari car dès la première écoute, l’oreille tombe sous le charme de ces thèmes que le leader et ses compagnons renouvellent par une interprétation sensible et très personnelle.

De fait, le leader propose un répertoire de titres où les compositeurs, Cole Porter et Tom Jobim, ont privilégié la dimension mélodique. Couverture de l'album "So in Love" de Gildas BocleOnze morceaux joués sur un tempo qui demeure dans les eaux tendres de la ballade ou de la bossa nova même si quelques-uns adoptent un rythme médium. Des similitudes saisissantes apparaissent entre le début de So in Love de Cole Porter et Falendo de Amor de Tom Jobim. Ce dernier a d’ailleurs arrangé I concentrate on you de Cole Porter et c’est cet arrangement qui est repris sur l’album.

Choisir de beaux thèmes ne suffit pourtant pas à faire un disque réussi. En effet ce sont les musiciens qui mettent en forme la musique et la parent de beaux atours. De leur interprétation dépend donc une part essentielle du succès de l’album. Cela Gildas Boclé le sait et il s’est entouré de musiciens avec lesquels il joue en très grande proximité depuis longtemps et en qui il a toute confiance. A ses côtés deux guitaristes et un batteur.

Ainsi sur « So in Love », tout se joue entre seize cordes, un archet, des peaux, des cymbales, des baguettes et des balais. Nelson Veras et Jérôme Barde croisent les cordes de leurs guitares et donnent la réplique à celles de la contrebasse de Gildas Boclé qui dégaine l’archet pour improviser. Le tempo est assuré par Marcello Pelliterri dont le jeu efficace n’en est pas moins souple et discret.

« So in Love » propose une alternance des thèmes des deux compositeurs, quatre de Jobim pour sept de Porter. L’instrumentation varie selon les morceaux ce qui force l’attention de l’auditeur qui va de surprise en surprise. Si l’album ouvre avec Chega de saudade de Jobim joué en quartet, les morceaux suivants font se succéder des plages en trio et d’autres en duo. Les quatre musiciens se retrouvent sur Night and Day dont ils donnent une version stimulante et poétique à la fois.

Nelson Veras et Gildas Boclé interprètent cinq thèmes en duo et le guitariste brésilien n’intervient pas uniquement sur les thèmes de Jobim. Son jeu singulier où la dimension harmonique est essentielle sied au dialogue qu’il entretient avec Gildas Boclé dont les interventions à l’archet sont de purs moment de bonheur.

Le contrebassiste a rencontré le guitariste Jérôme Barde et le batteur Marcello Pellitteri lors de jams dans les années 80 à Boston alors qu’il étudiait au Berklee College of Music. C’est donc en trio avec ces deux fidèles compagnons qu’il interprète quatre titres dont trois de Cole Porter et Bonita de Jobim. Le jeu de guitare très dynamique et rythmique de Jérôme Barde se fait lyrique sur la bossa nova de Jobim dont le trio propose une version sensible.

« So in Love », un album aux couleurs sépia dont la musique vibre entre nostalgie et tendresse. Il est habité par l’amour de la musique que partagent quatre musiciens fort inspirés.

 

Pour écouter en concert le répertoire de « So in Love », rendez-vous le 06 avril 2018 au Sunset à Paris avec Gildas Boclé, Nelson Veras, Jérôme Barde et Marcello Pellitteri.
Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Laurence Bourdin présente le spectacle « Hurdy Gurdy # Myst »

Laurence Bourdin présente le spectacle « Hurdy Gurdy # Myst »

Voyage sonore et visuel avec la vielle à roue

La vielliste et compositrice électroacoustique Laurence Bourdin présente son spectacle musical « Hurdy Gurdy # Myst » à Lyon dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène 2018. Pour découvrir le répertoire contemporain de la vielle à roue, rendez-vous salle Proton de la Chapelle à l’Auditorium de Lyon, les 03 et 04 mars 2018.

Dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène 2018, la vielliste Laurence Bourdin présente son spectacle, Le Crazy Week-End de la Biennale Musiques en Scène 2018« Hurdy Gurdy # Myst » le 03 mars 2018 à 14h et 17h et le 04 mars 2018 à 16h dans la salle Proton de la Chapelle de l’Auditorium de Lyon. Un concert-vidéo pour vielle à roue électroacoustique solo qui s’inscrit dans le Crazy Week-End… tout un programme !

La vielle à roue, instrument millénaire demeure secret et énigmatique pour ceux qui l’entendent. Pourtant la nouvelle génération de viellistes développée depuis les années 1990 a quitté le monde des musiques traditionnelles et folk et donne à entendre la vielle dans les répertoires variés des musiques actuelles, du jazz, des musiques improvisées. Par contre très peu de compositeurs de musique savante d’aujourd’hui ont été sollicités et de ce fait le répertoire contemporain pour vielle à roue reste très limité.

Après avoir interprété divers répertoires allant des musiques anciennes aux musiques improvisées Laurence Bourdin a composé elle-même des œuvres mixtes pour son instrument. En 2006 elle participe à la création de la Cie Grain de Son dédiée à la promotion et au développement de la vielle électroacoustique.

On se souvient de sa participation en 2010 à la création du tableau‐concert « A la Vie la Mort » avec le Brüegel Quartet aux côtés des musiciens de l’ARFI, Jean Mereu, Bernard Santacruz et le regretté Jean Aussanaire.La couverture de l'album "Hurdy Gurdy # Myst" de Laurence Bourdin

Le spectacle, « Hurdy Gurdy # Myst », est le fruit d’un long cheminement, d’un questionnement personnel de Laurence Bourdin sur la place que la vielle à roue peut prendre dans la création musicale d’aujourd’hui.

Cette création a donné lieu à l’enregistrement d’un Livre-CD au titre éponyme sorti en 2017.

Pour explorer de nouvelles possibilités sonores augmentées par les outils de traitement actuels, Laurence Bourdin a conçu le projet « Hurdy Gurdy # Myst ». La thématique du projet s’est inspirée du livre « Lieux mystérieux en Auvergne » de Corinne Pradier et de l’interrogation poétique qu’elle porte sur le mystère qui émane de certains paysages.

Laurence Bourdin a passé commande à Jean-Michel Bossini, Xavier Garcia, Christophe Havel, Pascale Jakubowski et Pierre-Alain Jaffrennou, cinq compositeurs reconnus dans les domaines des musiques contemporaines et actuelles.

Chacun a composé une œuvre pour vielle à roue (seule ou avec électronique sur support ou avec traitements sonores en direct). Ainsi sont nées (en référence aux compositeurs précédemment cités) : Tellurique, La Bête, Myst, Incantations et Locus Terribilis qui évoquent un village englouti sous un lac, la Bête du Gévaudan, une chapelle en haut d’un dyke volcanique, le Triangle de la Burle.

Dans une écriture musicale contemporaine, entre composition instrumentale et recherche sonore, le spectacle « Hurdy Gurdy # Myst » intègre les vidéos crées en direct par Benoit Voarick et qui répondent aux cinq compositions contemporaines pour Vielle à Roue solo.

Le spectacle « Hurdy Gurdy # Myst » proposé à l’Auditorium de Lyon les 03 et 04 mars 2018, salle Proton de la Chapelle, dans le cadre du Crasy Week-End de la Biennale Musiques en Scène est l’occasion rêvée pour découvrir une vielle à roue augmentée, la vielle à roue du 21ème siècle, celle de Laurence Bourdin, qui, contrairement aux idées reçues, ne grince pas et a pris ses distances avec la bourrée. Elle tisse les sons à partir des partitions de musiciens contemporains.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Clin d’œil à Matthieu Chazarenc & « Canto »

Clin d’œil à Matthieu Chazarenc & « Canto »

Charme, mélodie et mélancolie

Le 16 février 2018 sort « Canto », le tout premier album en leader de Matthieu Chazarenc. Pour ce projet le batteur privilégie l’acoustique, la mélodie et la musicalité. De bout en bout l’album charme par le raffinement de son chant.

Couverture de l'album "canto" de Matthieu ChazarencAnnoncée pour le 16 février 2018, l’album « Canto » (Jazz Family / Socadisc) présente le premier projet en leader de Matthieu Chazarenc. La sortie de cet opus réjouit car elle permet enfin d’écouter la musique très personnelle de ce batteur impliqué depuis longtemps dans les projets de nombreux musiciens tant en France qu’à l’étranger. On se loue qu’il ait saisi ses baguettes pour donner vie à sa propre musique.

Originaire d’Agen, Matthieu Chazarenc a étudié les percussions au Conservatoire de Pau, a poursuivi ses études au Centre Musical et Créatif de Nancy auprès de Frank Aghulon et Andrés Charlier pour finir major de sa promotion. Après quelques mois à New York à la « Drummers Collective » il revient au Conservatoire National de Région de Toulouse où il obtient un premier prix de batterie.

En 2000, il entre dans la classe de jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où il étudie la batterie aux côtés de Daniel Humair et là aussi il obtient le Premier Prix. En 2005, Matthieu choisit de résider quelques mois à New York où il prend des cours privés avec Jeff Ballard et Ari Hoenig. Rien d’étonnant donc à ce que tant de pointures de jazz lui aient confié ensuite leur tempo !

Pour son premier projet en leader Mathieu Chazarenc a recours à une instrumentation originale. Lui qui a accompagné de nombreux pianistes et guitaristes, choisit pourtant d’enregistrer sans piano ni guitare. Autour de sa batterie il réunit bugle, accordéon et contrebasse. Un tel quartet lui permet de privilégier l’acoustique sans pour cela oublier la dynamique. Le subtil accord sonore du bugle et de l’accordéon magnifie les mélodies. La musique flotte au-dessus de la rythmique très délicatement assumée. « Canto »… un album « couleur chanson ».

Mathieu Chazarenc s’entoure du bugliste Sylvain Gontard au style raffiné, du jeune accordéoniste Laurent Derache passé par le CMDL (de Didier Lockwood) et du contrebassiste Christophe Wallemme attaché autant à la dimension mélodique que rythmique et harmonique de son instrument. Sur peaux et cymbales les baguettes du leader mènent le chant.

Matthieu Chazarenc a composé les titres de l’album « Canto » sauf Mystérieuse redevable au talent de l’accordéoniste Jo Privat que le quartet interprète avec une tendre douceur. Le répertoire affectionne les rythmes ternaires que le groupe joue avec une chaleur pleine de tendresse. Les ballades Nos Pas, Hadda, Tränen et Patience installent un climat émotionnel sensible et mélancolique.On apprécie le clin d’oeil du leader à Se Canto, l’hymne occitan en introduction du magnifique Bardénas.

« Canto » un album subtil et plein de charme où quatre instruments chantent des mélodies ciselées en écho aux émotions de la vie.

 

Pour retrouver les textures raffinées du quartet de Matthieu Chazarenc, deux rendez-vous s’imposent. Le 29 mars 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris et le  30 mars 2018 à 20h30 au Théâtre Ducourneau d’Agen pour les concerts de sortie de l’album « Canto ».
Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Blanco y Negro propose « Timbero »

Blanco y Negro propose « Timbero »

Doux mélange de jazz et de musique cubaine

Le groupe Blanco y Negro mélange le jazz scandinave à la musique traditionnelle cubaine. Sur l’album « Timbero », le quintet interprète une musique qui balance entre allégresse et poésie. Du latin-jazz plein de vitalité.

Couverture de l'album Timbero du groupe Blanco y NegroAnnoncé pour le 16 février 2018, l’album « Timbero » (Stunt Records/Una Volta Music) restitue une musique marquée de l’héritage de chacun de ses membres originaires de Cuba pour le pianiste, le bassiste et le percussionniste, du Danemark pour le batteur et de la Suède concernant le saxophoniste.

Composé à l’origine du joueur de conga cubain Eliel Lazo, du bassiste cubain Yasser Morejón, du batteur danois Jonas Johansen, du pianiste Tony Rodríguez et du saxophoniste Jakob Dinesen, le groupe Blanco y Negro a sorti en 2006 un album au titre éponyme enregistré à La Havane. Après une longue période de silence, la section rythmique demeurée intacte a été rejointe par le pianiste cubain Abel Marcel et par le saxophoniste Karl-Martin Almqvist.

La section rythmique originelle de Blanco y Negro est pourvoyeuse d’une forte imprégnation afro-cubaine mais inscrit aussi son propos dans la grande tradition du jazz. Les deux nouveaux membres du groupe possèdent eux aussi cette même caractéristique. Ainsi « Timbero » résonne des rythmes cubains enfiévrés et possède les qualités de ce jazz scandinave méditatif et aérien.

Brillant représentant du jazz scandinave, le saxophoniste Karl-Martin Almqvist a travaillé son instrument avec George Garzone, a collaboré avec Maria Schneider et Dave Liebman et est actuellement membre du « Danish Radio Big Band ». Sur son thème La Aldea Del Norte, son jeu méditatif apporte un espace de sérénité et de légèreté. Du jazz aérien et poétique.

Les musiciens du groupe Blanco y Negro

Blanco y Negro©Stephen Freiheit

Fougueux pianiste au style ancré dans l’école cubaine du piano, Abel Marcel a joué au sein de la formation de David Murray et continue aussi à s’exprimer aux sein d’orchestres cubains traditionnels. Il possède de sérieux talents d’improvisateur que « Timbero » permet d’apprécier. Fin compositeur il contribue au répertoire de l’album avec trois thèmes teintés d’un lyrisme aux accents plutôt nostalgiques. La douce valse October 6th et Nostalgia De Un Sueño permettent au saxophoniste de libérer la dimension lyrique de son expression. Nostalgia De Otro Sueño interprétée en solo par le pianiste termine l’album avec de tendres accents mélancoliques.

La percussionniste Eliel Lazo figure parmi les maîtres des congas et si ses projets personnels sont ancrés dans la tradition cubaine il a aussi joué avec de grands noms du jazz comme Eliane Elias, Steve Swallow ou Mike Stern. Les climats de ses deux compositions, Timbero et Tradición sont emblématiques de la tradition cubaine.

Le bassiste cubain Yasser Morejón a lui aussi un pied dans le jazz et un autre dans les climats de son île natale. Il a en effet eu l’occasion de jouer avec Chucho Valdes et Roberto Fonseca mais a étudié la contrebasse avec le grand NHOP (Niels Herning Ørsted Pedersen). Something Personal, sa composition à la rythmique sophistiquée ouvre l’album.

Le batteur danois Jonas Johansen a quant à  lui une grande expérience au sein des big bands de jazz mais a aussi travaillé avec des pointures du jazz brésilien comme Egberto Gismonti ou Airto Moreira. Il contribue au répertoire de l’album à hauteur de trois compositions. The Caretaker, Taa-Daa et le splendide The Munch

« Timbero », un métissage équilibré entre la tradition afro-cubaine et le jazz scandinave. Chaque influence participe à enrichir l’autre sans pourtant se renier. Polyrythmie et poésie se croisent pour le meilleur.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Visuel 2018 de Jazz Campus en Clunisois

Visuel 2018 de Jazz Campus en Clunisois

Rendez-vous du 18 au 25 août 2018

Après avoir fêté ses quarante ans, Jazz Campus en Clunisois donne rendez-vous au public et aux musiciens du 18 au 25 août 2018. Les inscriptions pour les stages sont ouvertes. A découvrir le superbe visuel 2018 de Jazz Campus en Clunisois.

Le Festival Jazz Campus en Clunisois du 18 au 25 aouit 2018Fidèle aux valeurs de ses origines, Didier Levallet et toute l’équipe de Jazz Campus en Clunisois ont élaboré une édition 2017 qui a permis au public de vivre huit jours de concerts, aux stagiaires de progresser et de s’enrichir durant les ateliers et à tous de se retrouver le 26 août 2017 pour une fête d’anniversaire conviviale.

En 2018, après quarante années d’engagement pédagogique auprès des jeunes musiciens et de programmation d’un jazz soucieux de se renouveler et d’émouvoir, Jazz Campus en Clunisois tient ses promesses et revient toujours vigoureux du 18 au 25 août 2018 sur le territoire de la Bourgogne du Sud. Matour, Dompierre-Les-Ormes, La-Vineuse-sur-Frégande et Cluny sont engagés cette année pour les stages ou les concerts.

visuel du Festival Jazz Campus en Clunisois 2018Le visuel 2018 de Jazz Campus en Clunisois

A porter au crédit de Gregory Pouillat l’image n’est pas sans évoquer les enluminures précieuses du Moyen-âge ou de la Renaissance. Un rien vintage, le feuillage d’acanthe et la fleur de cette plante semblent brodés sur un velours bleu. A moins qu’il ne s’agisse d’un bijou précieux déposé dans son écrin.

On apprécie le clin d’oeil au jazz avec les trois clefs d’un instrument à vent appendues sur la tige de la plante, non loin des racines. Une belle évocation visuelle que l’on associe volontiers à ce festival vivace qui perdure envers et contre le temps, enraciné qu’il est dans les valeurs et les musiques qui l’animent depuis si  longtemps.

Les inscriptions pour les stages sont ouvertes

Les stages se déroulent du 18 au 25 août 2018 à Matour. Sur les ateliers on retrouve la saxophoniste Céline Bonacina, le pianiste Denis Badault, le tromboniste Fidel Fourneyron, le saxophoniste Guillaume Orti et le contrebassiste Jean-Philippe Viret. La vocaliste Géraldine Keller anime le sixième stage. Sur l’atelier Fanfare, Jean-Paul Autin cède la main à Étienne Roche qui rejoint Michel Deltruc. On connaîtra bientôt tout ce qui concerne le Stage Jeune Public.

Il tarde d’en savoir plus sur la programmation 2018 de Jazz Campus en Clunisois, mais il faut encore attendre. Pour patienter on peut se souvenir de l’édition 2017 via les échos de quelques concerts, Anne Paceo, Denis Badault et Dominique Pifarely, le duo Leila Martial et Valentin Ceccaldi, African Roots et le concert anniversaire du 26 août 2017.

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

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« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Cuarteto Tafi sort « Semillas »

Cuarteto Tafi sort « Semillas »

Des graines d’espoir entre soleil et nostalgie

Le 09 février 2018, Cuarteto Tafi sort son nouvel album « Semillas ». La musique du groupe toulousain résonne encore des échos venus des terres argentines mais de plus en plus, se dessinent les frontières d’un nouveau territoire qui leur appartient en propre. Sous le soleil nait l’espoir mais demeure la mélancolie.

Couverture de l'album "Semillas" du Cuarteto TafiAvec leur troisième opus « Semillas » (Tierradentro/Inouie Distribution) sorti le 09 février 2018, Cuarteto Tafi produit une musique qui leur appartient en propre même si les réminiscences argentines sont encore très présentes.

La musique de Cuarteto Tafi ne cesse d’explorer et de créer des univers inconnus. Aujourd’hui « Semillas » s’aventure vers un nouveau monde. Les onze titres de l’album sont porteurs d’une couleur musicale rêveuse où brille l’espoir.

Les chansons mêlent des échos du passé, des bribes du présent et projettent un avenir possible dans un monde où l’espoir demeure une valeur essentielle. Les titres imaginent des lieux sans lignes ou barrières, souhaités par tous…

Voix argentine, bouzouki grec, guitare flamenca et percussions afro-latines

Les instruments de musique du Cuarteto Tafi

©Guillian-Diez

Cuarteto Tafi réunit quatre artistes aux origines différentes. Les quatre instruments qui n’étaient pourtant pas voués à se rencontrer font vraiment bon ménage et leur assemblage heureux donne une tonalité très singulière à la musique du groupe.

Les musiciens du Cuarteto Tafi

Cuarteto Tafi©Guillian Diez

La voix d’or de la chanteuse Léonor V. Harispe éclaire de soleil les mélodies du groupe. Originaire d’Argentine, la jeune-femme a été bercée dès sa plus tendre enfance par les musiques du folklore argentin. Le bouzouki du guitariste Ludovic Deny sort l’instrument traditionnel grec du rebetiko où il est coutumier de l’entendre.

La guitare flamenca et l‘oud de Matthieu Guenez vibrent entre les mains de ce mordu de jazz manouche et de rumba flamenca. Il s’est épris de chacarera et de zamba découvertes dans le nord-ouest de l’Argentine. Salsero dans l’âme, Frédéric Theiler fait résonner rythmes andins et sonorités afro-latines sur ses percussions, cajón, bongos et congas.

« Semillas » un album vibrant d’espoir

Cuarteto Tafi a capté la chaleur et le soleil du monde pour en inonder les onze plages de « Semillas ».  On entend des réminiscences des musiques argentines mais aussi des sons qui rappellent la Grèce, un souffle venu d’Espagne et des résonances issues d’Afrique. Empreintes d’une douce mélancolie, les mélodies de « Semillas » vibrent comme de nouvelles graines porteuses d’énergie et d’espoir.

 

Un rendez-vous incontournable permet d’écouter Cuarteto Tafi sur scène. En effet, les quatre musiciens présentent le nouveau répertoire de « Semillas » le samedi 10 février 2018 à 21h sur la scène du Studio de l’Ermitage, dans le cadre du Festival « au Fil des Voix ».
Echo#1-Jazz à Vienne 2021

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Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra

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« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !

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Clin d’œil à Stephane Nisol

Clin d’œil à Stephane Nisol

Evasions musicales

Après sa sortie digitale en janvier, l’album « Trafic d’influences » du saxophoniste Stephane Nisol est disponible au format physique dès le 09 février 2018. Belle  occasion pour découvrir les ambiances qui colorent l’univers de ce musicien. Entre world-music et jazz, le voyage est confortable.

La sortie physique de l’album « Trafic d’influencse » (Aurasky MUsic/The Orchard) est annoncée pour le 09 février 2018. Autour de lui, le saxophoniste Stephane Nisol a réuni cinq artistes très proches pour réaliser ce projet. Igor Brover au piano, Zaf Zapha à la basse et à la contrebasse, David Mirandon aux percussions et Laurent Locuratolo à la batterie. D’autres musiciens amis ont été invités à se joindre au groupe.

On comprend dès la première écoute que Stephane Nisol a été marqué par les influences croisées de son parcours On capte aussi combien chacun des membres de sa « bande » influe sur les paysages sonores de l’album. Au croisement de ces multiples influences musicales et humaines une musique émerge, une musique aux couleurs infinies qui incite à la rêverie. Utiliser l’expression fortement connotée dans le monde des affaires pour nommer l’album « Trafic d’influences » peut contribuer à brouiller le message et c’est un peu dommage car l’album procure un moment d’écoute tout à fait agréable.

couverture album "Trafic d'Influences" du saxophoniste Stephane NisolL’album ouvre avec une piste qui évoque la recherche des stations d’une radio difficile à capter. En fait cette Intro réunit en 1’08 les dix titres de l’album « Trafic d’influences ». Joli clin d’oeil !

Le voyage sur les dix pistes continue ensuite. Des échos saisonniers avec Premier jour de printemps et Couleurs d’automne qui à distance semblent adopter le même tempo et la même tonalité. Lou maë et Magatte résonnent comme deux versants d’un même paysage.

La très riche texture de Panthère bleue enchante autant que la douce valse de cette Histoire secrète qui intrigue et séduit. Le violon de Nadine Collon et le violoncelle d’Isabelle Sajot contribuent au climat de rêverie de ce titre. La superbe ballade Elia permet d’apprécier la sonorité veloutée de Stephane Nisol au saxophone ténor et l’accompagnement sur mesure que prodiguent ses compagnons. Une délicieuse quiétude à savourer sans modération.

Trafic d’influences vaut aussi son pesant de jazz. La plage se déroule comme en flottaison sur les eaux des nombreux climats que traversent les musiciens. Du saxophone soprano s’élèvent des spirales que les percussions soutiennent avec une douceur infinie. Avec Parfum d’Afrique on est transporté dans des contrées lointaines. La mélopée du soprano trouve écho dans les voix de Malik Hemaidi et Woz Kali. Piano et saxophone joutent et leurs chorus font monter la tension que batterie et percussions exacerbent.

« Trafic d’influences », un album à écouter pour voyager confortablement dans les univers colorés et sensibles de Stephane Nisol

Echo#1-Jazz à Vienne 2021

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Après de 24 mois de silence, les pierres du Théâtre Antique de Vienne vibrent de nouveau avec bonheur au son des notes de jazz. Après la soirée Afrique qui a marqué l’ouverture de la 40e édition de Jazz à Vienne avec Salif Keita, Keziah Jone et Julia Sarr, c’est au tour des musiques brésiliennes de résonner dans l’enceinte magique du Théâtre Antique. Le 26 juin le soleil est de la partie, le public se presse pour écouter Lucas Santtana puis Chico César. La soirée Brésil est un succès.

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