Blanco y Negro propose « Timbero »

Doux mélange de jazz et de musique cubaine

Le groupe Blanco y Negro mélange le jazz scandinave à la musique traditionnelle cubaine. Sur l’album « Timbero », le quintet interprète une musique qui balance entre allégresse et poésie. Du latin-jazz plein de vitalité.

Couverture de l'album Timbero du groupe Blanco y NegroAnnoncé pour le 16 février 2018, l’album « Timbero » (Stunt Records/Una Volta Music) restitue une musique marquée de l’héritage de chacun de ses membres originaires de Cuba pour le pianiste, le bassiste et le percussionniste, du Danemark pour le batteur et de la Suède concernant le saxophoniste.

Composé à l’origine du joueur de conga cubain Eliel Lazo, du bassiste cubain Yasser Morejón, du batteur danois Jonas Johansen, du pianiste Tony Rodríguez et du saxophoniste Jakob Dinesen, le groupe Blanco y Negro a sorti en 2006 un album au titre éponyme enregistré à La Havane. Après une longue période de silence, la section rythmique demeurée intacte a été rejointe par le pianiste cubain Abel Marcel et par le saxophoniste Karl-Martin Almqvist.

La section rythmique originelle de Blanco y Negro est pourvoyeuse d’une forte imprégnation afro-cubaine mais inscrit aussi son propos dans la grande tradition du jazz. Les deux nouveaux membres du groupe possèdent eux aussi cette même caractéristique. Ainsi « Timbero » résonne des rythmes cubains enfiévrés et possède les qualités de ce jazz scandinave méditatif et aérien.

Brillant représentant du jazz scandinave, le saxophoniste Karl-Martin Almqvist a travaillé son instrument avec George Garzone, a collaboré avec Maria Schneider et Dave Liebman et est actuellement membre du « Danish Radio Big Band ». Sur son thème La Aldea Del Norte, son jeu méditatif apporte un espace de sérénité et de légèreté. Du jazz aérien et poétique.

Les musiciens du groupe Blanco y Negro

Blanco y Negro©Stephen Freiheit

Fougueux pianiste au style ancré dans l’école cubaine du piano, Abel Marcel a joué au sein de la formation de David Murray et continue aussi à s’exprimer aux sein d’orchestres cubains traditionnels. Il possède de sérieux talents d’improvisateur que « Timbero » permet d’apprécier. Fin compositeur il contribue au répertoire de l’album avec trois thèmes teintés d’un lyrisme aux accents plutôt nostalgiques. La douce valse October 6th et Nostalgia De Un Sueño permettent au saxophoniste de libérer la dimension lyrique de son expression. Nostalgia De Otro Sueño interprétée en solo par le pianiste termine l’album avec de tendres accents mélancoliques.

La percussionniste Eliel Lazo figure parmi les maîtres des congas et si ses projets personnels sont ancrés dans la tradition cubaine il a aussi joué avec de grands noms du jazz comme Eliane Elias, Steve Swallow ou Mike Stern. Les climats de ses deux compositions, Timbero et Tradición sont emblématiques de la tradition cubaine.

Le bassiste cubain Yasser Morejón a lui aussi un pied dans le jazz et un autre dans les climats de son île natale. Il a en effet eu l’occasion de jouer avec Chucho Valdes et Roberto Fonseca mais a étudié la contrebasse avec le grand NHOP (Niels Herning Ørsted Pedersen). Something Personal, sa composition à la rythmique sophistiquée ouvre l’album.

Le batteur danois Jonas Johansen a quant à  lui une grande expérience au sein des big bands de jazz mais a aussi travaillé avec des pointures du jazz brésilien comme Egberto Gismonti ou Airto Moreira. Il contribue au répertoire de l’album à hauteur de trois compositions. The Caretaker, Taa-Daa et le splendide The Munch

« Timbero », un métissage équilibré entre la tradition afro-cubaine et le jazz scandinave. Chaque influence participe à enrichir l’autre sans pourtant se renier. Polyrythmie et poésie se croisent pour le meilleur.

Clin d’œil à Shijin

Clin d’œil à Shijin

Projet international, « Shijin » réunit le bassiste Laurent David, le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart, le batteur Stéphane Galland et le pianiste Malcolm Braff, quatre solistes aux styles et personnalités musicales différentes. Construite sous le signe de la liberté, la musique du quartet concentre une énergie intense que de belles mélodies mettent en cohérence.

Adrien Chicot est de retour avec « City Walk »

Adrien Chicot est de retour avec « City Walk »

Après « All in » et « Playing in the Dark », Adrien Chicot est de retour avec « City Walk ». Fidèle à ses complices, le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Jean- Pierre Arnaud, le pianiste propose un album d’une fougue et d’une élégance rares. La musique moderne, fluide et rythmique évoque avec justesse les atmosphères urbaines.

Clin d’œil à Claudio Miotti et « CLAXXX »

Clin d’œil à Claudio Miotti et « CLAXXX »

Sur l’album « CLAXXX », le trio du guitariste Claudio Miotti présente une musique singulière. La guitare baryton du leader s’unit aux clarinettes lyriques de Matteo Pastorino et au solide groove de la batterie de Jean-Baptiste Pinet. Entre rock rageur et jazz nuageux la musique hésite et privilégie les contrastes.

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