Pour ses « PensĂ©e Rotatives », le contrebassiste et compositeur ThĂ©o Girard est entourĂ© du batteur Sebastian Rochford et du trompettiste Antoine Berjeaut. Autour dâeux, son Grand Ensemble, une couronne de douze soufflants. EnregistrĂ© sous le chapiteau du festival Jazz sous les Pommiers Ă Coutances, lâalbum restitue une musique en mouvement oĂč foisonnent les notes. Entre les oreilles, ça tourne rond ! Un opus hypnotisant Ă Ă©couter au casque pour sâenivrer sans risque.
Echo#4-Jazz Ă Vienne 2018
Ron Carter - Avishai Cohen
Deux contrebassistes sont Ă l’affiche du Théùtre Antique pour la soirĂ©e du 05 juillet 2018 de « Jazz Ă Vienne ». Ron Carter et Avishai Cohen. Deux gĂ©nĂ©rations. Deux Styles. Du jazz Ă la pop.. le contraste entre les deux sets est saisissant.
Echo#4-Jazz Ă Vienne 2018 se souvient de la soirĂ©e du 05 juillet 2018 dont l’affiche rĂ©unit deux contrebassistes, Ron Carter et Avishai Cohen.
Deux gĂ©nĂ©rations, deux styles. Le premier fait partie des lĂ©gendes du jazz. Sa maĂźtrise et son Ă©lĂ©gance font rĂ©fĂ©rence. Le second reprĂ©sente un des figures de proue d’un jazz ouvert aux influences ethniques, soul, pop, rock, etc…
Ron Carter… acoustique et jazz
Que le contrebassiste Ron Carter soit considĂ©rĂ© comme une figure lĂ©gendaire de la contrebasse et du jazz est un fait avĂ©rĂ© et irrĂ©futable. Des annĂ©es 60 jusqu’Ă aujourd’hui, il a cĂŽtoyĂ© les plus grands (Monk, Chet Baker, Miles Davis) et a tracĂ© son sillon dans l’histoire du jazz.
Pourtant incarner une figure lĂ©gendaire comporte un risque, celui de camper dans cette posture sans ouverture Ă©volutive. AprĂšs la soirĂ©e du 05 juillet 2018 au Théùtre Antique de Vienne, on aura compris que Monsieur Ron Carter assume certes ce statut mais n’oublie pas de proposer une musique d’une richesse et d’une modernitĂ© vibrante. OctogĂ©naire et toujours actuel.
Depuis les annĂ©es 2000 Ron Carter a fait le choix du trio contrebasse-piano-guitare. C’est Ă la tĂȘte du Golden Striker Trio qu’il se prĂ©sente en ouverture de la soirĂ©e du 05 juillet 2018 de Jazz Ă Vienne, avec Ă ses cĂŽtĂ©s, le guitariste Russel L. Malone et le pianiste Donald Vega.
Un climat d’Ă©coute mutuelle et d’extrĂȘme attention rĂšgne entre les trois musiciens. Le rĂ©pertoire met tour Ă tour en valeur les talents des interprĂštes. Au centre du trio, le contrebassiste ponctue de chorus subtils et Ă©lĂ©gants les interventions de ses compagnons et arbitre leurs Ă©changes de son sourire bienveillant. Le swing souple et Ă©lastique de la guitare alterne avec l’attache franche, le toucher prĂ©cis et dĂ©liĂ©, rigoureux et dĂ©licat du piano.
PrĂ©cise mais jamais prĂ©cieuse, la musique soignĂ©e se dĂ©ploie avec lĂ©gĂšretĂ© et fluiditĂ©. La richesse du climat harmonique permet aux solistes de transformer les thĂšmes et de les projeter loin des versions classiques. Les ambiances crĂ©pusculaires et Ă©vanescentes n’oublient pas d’enchevĂȘtrer les tempi, de la tendre ballade au swing de haut vol avec un zeste de rythmiques latines. Les mĂ©lodies hissent leurs voiles qui se dĂ©ploient avec inventivitĂ©. La musicalitĂ© ne se dĂ©ment pas du dĂ©but Ă la fin du set.
Visiblement sous le charme du Golden Striker Trio de Ron Carter, le public fait une ovation enthousiaste aux artistes et Ă©changent des commentaires qui disent leur plaisir d’avoir pu se ressourcer aux fondamentaux d’un jazz qui s’il demeure classique n’en est pas moins encore trĂšs actuel et stimulant.
Avishai Cohen… Ă©lectrique et pop
Avishai Cohen n’en est pas Ă sa premiĂšre venue dans le Théùtre Antique. Le public qui l’a dĂ©couvert au sein du sextet acoustique « Origin » de Chick Corea a suivi avec intĂ©rĂȘt son Ă©volution musicale.
Virtuose brillant et fin mĂ©lodiste, il a dĂ©veloppĂ© sur sa contrebasse un jeu trĂšs physique mettant sa technique au service d’une vĂ©locitĂ© sans pareille. Sans ĆillĂšres il a ouvert son jazz Ă diffĂ©rences influences, celles de ses ancĂȘtres mais aussi la soul, le rock, la pop. S’il n’a pas dĂ©laissĂ© sa contrebasse, il a invitĂ© sur scĂšne et dans ses albums la basse Ă©lectrique et les claviers et octroyĂ© de plus en plus de place au chant.
Sur son dernier album « 1970 » (annĂ©e de sa naissance), le contrebassiste quarantenaire affiche une volontĂ© explicite d’Ă©largir encore son spectre musical en se tournant dĂ©libĂ©rĂ©ment vers la pop. Le concert du 05 juillet Ă Vienne le voit donc se produire dans cette dynamique Ă la tĂȘte d’un quintet Ă©lectrique.
Manifestement Avishai Cohen prend grand plaisir Ă naviguer de la contrebasse, avec ou sans archet, Ă la basse Ă©lectrique sans oublier des dĂ©tours du cĂŽtĂ© de son clavier Roland. Du dĂ©but Ă la fin du set il chante et croise la voix avec celle de Karen Malka (chant) et des autres protagonistes. Le rĂ©pertoire restitue quelques titres de l’album auxquels s’ajoutent de nouveaux morceaux.
Les ambiances dĂ©rivent entre pop, funk et variĂ©tĂ©. DerriĂšre ses claviers Shai Bachar gratifie le public de quelques interventions toniques et inspirĂ©es mais ne parvient pas Ă stimuler en ce sens la guitare ni la batterie qui manifeste pourtant une tentative de solo dont on aurait souhaitĂ© plus d’inventivitĂ© et de pulsion.
On oubliera vite l’affligeant Song of Hope qui malaxe la mĂȘme phrase et le mĂȘme riff de bout en bout ainsi que l’intervention du guitariste venu chanter en français et dĂ©ambuler aux cĂŽtĂ©s du leader Ă la basse sur le devant de la scĂšne qu’il arpente en vain sans dĂ©clencher l’enthousiasme du public.
Du dĂ©but Ă la fin de la soirĂ©e, Avishai Cohen a vraiment pris ses distances avec le jazz. Ses prĂ©cĂ©dentes prestations scĂ©niques Ă Vienne et ailleurs avaient habituĂ© le public Ă de savantes alchimies musicales toutes trĂšs convaincantes. On se rappelle le Théùtre Antique bondĂ© et un public en dĂ©lire qui l’acclamait. Ce 05 juillet 2018, les gradins ne font pas le plein mĂȘme si les spectateurs encore prĂ©sents Ă la fin du set l’applaudissent. On attend de le retrouver aprĂšs sa prochaine mutation musicale.
« Pensées Rotatives » de Théo Girard
Enrico Rava présente « Edizione speciale »
Le trompettiste Enrico Rava prĂ©sente « Edizione speciale » son dix-huitiĂšme album pour ECM. Une musique en mĂ©tamorphose continuelle enregistrĂ©e live en aoĂ»t 2019 au Festival Middelheim dâAnvers avec une Ă©quipe de talentueux improvisateurs transalpins rĂ©unis autour du doyen du jazz italien. Toujours connectĂ© Ă la tradition, son jazz explore les chemins de la libertĂ© mais conserve la mĂ©lodie au cĆur de son discours.
« Dracula » – Un livre-disque signĂ© AdĂšle Maury/ONJ
Sous la direction artistique de FrĂ©dĂ©ric Maurin, lâOrchestre National de Jazz prĂ©sente « Dracula », le premier livre-disque de lâONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opĂ©ra-jazz et comĂ©die musicale. Lâunivers graphique en noir et blanc de lâalbum est imaginĂ© par AdĂšle Maury, une jeune artiste rĂ©vĂ©lĂ©e en 2020 au Festival dâAngoulĂȘme. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.










AprĂšs une prestation en septet le le jeudi 28 juin devant le jeune public,
Les thÚmes défilent portés par la rutilante machine du big-band et enveloppés par la souplesse les cordes.

Cet Echo#3-Nuits de FourviĂšre 2018 se souvient de la soirĂ©e « Hommage Ă Nougaro » proposĂ©e le 24 juin 2018 sur la scĂšne de l’OdĂ©on de FourviĂšre.
Il va falloir attendre jusqu’au 31 aoĂ»t 2018 pour dĂ©couvrir les douze hymnes-titres de l’album « Anthem » parmi lesquels la composition de Leonard Cohen qui donne son titre Ă l’album et LibertĂ© Ă©crit en 1942 par le poĂšte Paul Eluard.
de la tournĂ©e europĂ©enne prochaine de Madeleine Peyroux et de sa venue annoncĂ©e pour un concert co-produit par l’Auditorium- Orchestre National de Lyon et Jazz Ă Vienne, le
Le 15 juin 2018, Ă quelques jours de l’Ă©tĂ©, le saxophoniste Samy ThiĂ©bault sort Calypsotopia, un single et un clip qui annoncent la sortie prochaine de « Caribbean Stories » sous le label Gaya Music Production.