Ambronay 2018 – Les concerts du Chapiteau

Ambronay 2018 – Les concerts du Chapiteau

Musiques du Monde entre Orient et Occident

Du 14 septembre au 07 octobre, le prestigieux Festival Ambronay 2018 élargit sa 39ème édition au Cosmos tout entier. Outre sa prestigieuse programmation d’œuvres baroques, le festival propose aussi des Musiques du Monde de haut vol sur sa seconde scène, le Chapiteau.

Visuel Festival Ambronay 2018Après avoir consacré les deux premiers volets de son tryptique Vibrations à la Lumière en 2016 puis au Souffle en 2017, le Festival d’Ambronay 2018 prend pour thème final, le Cosmos.

Les concerts proposés affichent de grands noms de la musique baroque, des stars comme René Jacobs, Paul Agnew, Leonardo García Alarcón, Jordi Savall, Laurence Equilbey et Veronique Gens mais aussi des étoiles montantes avec Valer Sabadus, Dmitry Sinkovsky, Sébastien Doucé, Les Surprises, Les Ombres, Sollazzo Ensemble. Sans oublier des artistes et groupes émergents avec la 5ème édition du Festival eeemerging et sa constellation de nouveaux talents.

En point d’orgue à ce voyage dans les galaxies du baroque, une « Journée Cosmique » est proposée le 06 octobre sous le parrainage bienveillant d’Hubert Reeves qui invite à le rejoindre sous les cieux étoilés. Le site du Festival ambronay 2018 permet de découvrir la programmation exhaustive de cette édition,

En 2018, Daniel Bizeray et le festival d’Ambronay promettent des moments festifs sur sa seconde scène, le Chapiteau. Le programme des réjouissances annoncées est alléchant. Dès16h les dimanches, des spectacles jeune-public. Dès 21h les samedis, des concerts de Musique du Monde avec des « afters » en entrée libre au Bar du Festival les 15, 22 et 29 septembre.

3MA : Anarouz, à 21h le samedi 15 septembre 2018

Rendez-vous sous le chapiteau avec 3MA pour écouter des Musiques traditionnelles d’Afrique émaillées d’Improvisations avec 3 musiciens virtuoses venus du MAli, de MAdagascar et du MAroc. Le spectacle intitulé Anarouz, « Magie » en berbère, promet des variations musicales généreuses prodiguées par Ballaké Sissoko (kora), Driss El Maloumi (oud) et Rajery (valiha).

Après 22h30 la soirée se poursuit avec le rituel « After » au Bar du festival. Place aux musiques d’Iran avec le duo qui réunit Navid Abbassi (tar et chant) et David Bruley (percussions).

Bab Assalam, à 21h le samedi 22 septembre 2018

Le Chapiteau accueille le trio Bab Assalam avec Khaled Aljaramani (oud, chant), Raphaël Vuillard (clarinettes) et Mohanad Aljaramani (percussions, chant). Un voyage franco-syrien où les instruments incitent à la méditation musicale. Bab Assalam prolonge la soirée après 22h30 au Bar du Festival après 22h30 pour un « After » qui prolonge le voyage hors du temps et de l’espace que propose le trio.

Al Viento, à 21h le samedi 29 septembre 2018

Sur la scène du Chapiteau, place au duo subtil qui réunit Pedro Soler (guitare flamenca) et Gaspar Claus (violoncelle) autour de leur projet Al Viento. Le chant profond de la guitare flamenca du père prend toute sa force aux côtés de la plainte du violoncelle caressant ou éraillé du fils. Avec ce duo subtil, la tradition flamenca s’invente une modernité.

Après 22h30, Arandel poursuit la soirée avec un « After électro » intitulé « Switched on Bach ». Tout un programme en perspective !

Estrellas Argentinas, à 21h le samedi 06 octobre 2018

Bien connue des spectateurs du Festival pour ses apparitions lumineuses dans l’Abbatiale auprès de Leonardo García Alarcón, la soprano Mariana Flores rend hommage aux femmes d’Amérique Latine accompagnée au piano et à la guitare par Quito Gato.

Un récital qui présente quelques-unes des plus belles chansons populaires argentines du XXème siècle avec sans doute, Chiquilin de Bachin d’Astor Piazzola, Volver de Carlos Gardel, Dorotea la cautiva et Alfonsina y el mar extraits de la suite Mujeres Argentinas de Ariel Ramírez, mais aussi des mélodies d’Amérique du Sud comme La Flor de la Canela de la péruvienne Chabuca Granda.

Ces étoiles argentines, « Estrellas Argentinas » s’inscrivent dans la « Journée cosmique » du 06 octobre 2018.

« Journée cosmique » le 06 octobre 2018

Pour cette « Journée Cosmique » du 06 octobre 2018 parrainée par l’écrivain, astrophysicien et cosmologue Hubert Reeves, le Festival Ambronay 2018 propose quatre concerts et une conférence d’Hubert Reeves. Une expérience à vivre entre Abbatiale et Chapiteau avec une constellation d’activités.

Outre « Estrellas Argentinas » déjà évoquées et proposées à 21h sous le Chapiteau, le public peut écouter à 15h dans l’Abbatiale « Heavenly Fantasy » par Hopkinson Smith et son luth, poursuivre à 17h sous le Chapiteau avec la conférence d’Hubert Reeves intitulée « Vibrations, du cosmos à la musique », retrouver Itay Jedlin et le Concert Étranger qui interprètent « Conversation avec le ciel » à l’Abbatiale. La soirée se termine avec La Bella Stella, des madrigaux et motets de l’Ars Nova français et italien joués par le Sollazzo Ensemble.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Le mardi 23 novembre 2021, les organisateurs du Festival Jazz à Vienne ont dévoilé l’affiche de l’édition 2022 proposée par la dessinatrice Audrey Spiry. Ils ont aussi annoncé la création jeune public avec Raphaël Imbert à destination de 6 000 enfants, le concert dessiné avec Thomas de Pourquery & Fanny Michaëlis. En attendant le 15 mars 2022, date d’annonce officielle de la programmation de la 41ème édition du festival « Jazz à Vienne », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. Une édition prometteuse !

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

David Linx revient avec « Be My Guest, The Duos Project ». Sur cet album, le chanteur, compositeur et parolier poursuit son exploration de l’art du chant. Il dialogue avec quinze invités talentueux croisés dans le monde au fil des ans. Ces duos inédits dessinent les états d’âme de quinze contrées musicales aux climats fort différents. Une œuvre à découvrir absolument !

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Simone Prattico présente « Oriundo »

Simone Prattico présente « Oriundo »

Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.

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Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Sans hit racoleur ni tête d’affiche, le Jazz vit à Cybèle

Après la 38ème édition de Jazz à Vienne 2018, les organisateurs dressent un bilan positif. Fréquentation augmentée, créations musicales, ouverture du jazz vers les musiques métissées. Le public ne s’est pas trompé. Les scènes de Cybèle se sont imposées comme le lieu où le jazz se distancie des audiences et dévoile sa diversité.

Avec cet Echo#6-Jazz à Vienne 2018, on jette un dernier regard dans le rétroviseur de la trentième-huitième édition du festival isérois pour évoquer quelques souvenirs qui complètent Echo#1-Jazz à Vienne 2018, Echo#2-Jazz à Vienne 2018Echo#3-Jazz à Vienne 2018Echo#4-Jazz à Vienne 2018Echo#5-Jazz à Vienne 2018 et Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL.

Certes le Théâtre Antique de Vienne constitue le fondement du festival, le Théâtre de la ville de Vienne propose aussi une programmation étoffée et variée puisqu’elle réunit maintenant les scènes du Club de Minuit et celle du Jazz-Mix  mais  au fil des années, les scènes de Cybèle constituent un lieu des plus attractifs de Jazz à Vienne. A plusieurs titres d’ailleurs.

Entre 12h et 23h, la programmation diversifiée est représentative de l’ensemble des courants du jazz actuel. Très riche, elle réunit des artistes internationaux, nationaux et régionaux triés sur le volet par les programmateurs. Le travail des équipes techniques permet d’écouter les concerts dans des conditions sonores qui n’ont rien à envier à la plupart des salles. Par ailleurs, le public bénéficie de conditions d’écoute privilégiées à l’abri des rayons du soleil, et ce qui ne gâte rien, ce festival off est proposé en libre accès.

En toute liberté, le public découvre, écoute, apprécie, encourage les artistes et échange en toute convivialité avec qui veut bien partager ses impressions. Les artistes ne sont pas en reste. Ils manifestent un grand respect vis à vis du public auquel ils offrent leur musique avec générosité.

Outre les concerts du Théâtre Antique déjà évoqués dans les « Echos » précédents, on se souvient d’autres superbes impressions musicales. La prestation exigeante, technique, enlevée et très novatrice du trompettiste Ambrose Akinmusire venu en quartet ouvrir la soirée du 09 juillet 2018 dont la tête d’affiche annonçait la création de « Queen of Sheba » avec Angelique Kidjo, Ibrahim Maalouf et l’Orchestre des Pays de Savoie.

De cette 38ème édition de Jazz à Vienne on retient aussi la ferveur furieuse de Thomas de Pourquery et les musiciens du SupersonicLaurent Bardainne (saxophone ténor), Fabrice Martinez (trompette, bugle),  Arnaud Roulin (piano, claviers), Frédéric Galiay (basse) et Edward Perraud (batterie). En ouverture de la soirée du 11 juillet 2018, ils ont ait décoller le public du Théâtre Antique au son de leur jazz cosmique absolument sidérant.

Le 12 juillet 2018 a ouvert avec le trompettiste Roy Hargrove dans une très grande forme à la tête de son quintet. Avec souplesse et énergie il a présenté un set superbe. Ses notes précises et élégantes ont contrasté avec celles tempétueuses et véloces de l’altiste Justin Robinson. Son jazz acoustique s’est promené entre post-bop et sonorités néo-orléanaises et a même endossé le rôle de chanteur avec bonheur.

La soirée se conclut en beauté avec le chanteur Gregory Porter venu présenter le répertoire de son dernier album « Nat King Cole & Me » avec l’Orchestre National de Lyon dirigé par Vince Mendoza. Mise en valeur par les arrangements du chef d’orchestre, la voix du baryton a encore gagné en profondeur, en souplesse et en gravité. Un show sans faute où charme, nuances et swing ont ravi le public du Théâtre Antique.

A peine se termine Jazz à Vienne 2018 que se profile déjà la 39ème édition du festival qui se tiendra du 28 juin au 13 juillet 2019 avec un visuel confié au dessinateur l’illustrateur et dessinateur de bande dessinée Jacques de Loustal.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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Le mardi 23 novembre 2021, les organisateurs du Festival Jazz à Vienne ont dévoilé l’affiche de l’édition 2022 proposée par la dessinatrice Audrey Spiry. Ils ont aussi annoncé la création jeune public avec Raphaël Imbert à destination de 6 000 enfants, le concert dessiné avec Thomas de Pourquery & Fanny Michaëlis. En attendant le 15 mars 2022, date d’annonce officielle de la programmation de la 41ème édition du festival « Jazz à Vienne », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. Une édition prometteuse !

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

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Simone Prattico présente « Oriundo »

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Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.

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Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Echo#5-Jazz à Vienne 2018

Hermeto Pascoal & Grupo - Gilberto Gil

Le 08 juillet 2018 le Théâtre Antique de Vienne accueille les univers contrastés de deux stars de la musique brésilienne, Hermeto Pascoal et Gilberto Gil. Tel un alchimiste inventif et malicieux, le premier déclenche l’enthousiasme du public. Maître de cérémonie d’un show aux accents africains, le second reçoit une ovation chaleureuse.

Echo#5-Jazz à Vienne 2018 fait un clin d’oeil à la soirée du 08 juillet 2018 dont l’affiche brésilieEcho#5-Jazz à Vienne 2018nne réunit deux musiciens légendaires du Brésil.

Le pluri-instrumentiste Hermeto Pascoal ouvre la soirée. Depuis les années 70, son univers multiforme aux couleurs expérimentales lui vaut d’avoir été qualifié de génial. A 82 ans, à la tête de son Grupo il demeure aujourd’hui encore porteur de propositions musicales renouvelées.

Le second set proposé par Gilberto Gil réunit autour de lui famille et amis. Le co-fondateur du tropicalisme et ancien ministre de la culture du Brésil opère un retour sur les influences africaines qui ont irrigué sa musique.

Hermeto Pascoal & Grupo… loin des conventions

Avec l’arrivée en fanfare du Grupo débute un premier set haut en couleur que l’octogénaire brésilien Hermeto Pascoal va mener sur un rythme époustouflant. L’équipe musicale du leader réunit le pianiste éxubérant André Marques, le souffleur (saxophones soprano, alto et ténor, flûtes) survolté Jota P, le bassiste mélodiste et chanteur Itiberê Zwarg, le percussionniste Fabio Pascoal et le solide batteur Ajurinã Zwarg.

Chemise colorée, chapeau sur la tête, le patron du Grupo officie derrière ses claviers et devant une table chargée de jouets d’enfants et d’objets singuliers promus au rôle d’instruments par le farceur Hermeto Pascoal à la barbe blanche. Il dirige son équipe avec une bienveillante, tonique et constante attention, dirigeant de la main, de l’épaule ou de sa barbe blanche les mouvements musicaux auxquels il participe avec ardeur.

Élaborée en temps réel, la musique se construit sous la direction du leader. A partir des improvisations débridées des talentueux solistes, Hermeto Pascoal organise une musique cohérente qu’il fait tourner au gré de ses perceptions et inspirations. La dense trame musicale oscille entre art brut et raffinement sophistiqué. Les bruits côtoient les harmonies élaborées et les mélodies coloristes, cris énergiques et polyrythmies complexes se chevauchent.Echo#5-Jazz à Vienne 2018, Hermeto Pascoal

Sans console, tel un barde DJ inspiré, Hermeto Pascoal mixe la musique en direct. Il saisit l’opportunité du chorus d’un instrumentiste pour réunir les autres membres de l’équipe auxquels il transmet les nouvelles consignes de jeu, un verre de vin rouge à la main, puis les renvoie dans la zone musicale avec des encouragements qu’il prodigue avec largesse, à distance ou en proximité.

Le leader ponctue le set d’interventions vocales en direction de ses compagnons et de harangues en direction du public. ll ne se prive pas non plus de bidouillages sonores via pandeiro, melodica et objets improbables transformés en instruments comme des jouets d’enfants, une corne bidouillée avec laquelle il entreprend un duo avec le flutiste ou encore.une bouilloire greffée d’une embouchure et emplie d’eau qu’il utilise pour improviser un Around Midningt surréaliste.

Ainsi élaboré, le set génère chez le public des sensations qui déclenchent surprise et enthousiasme. Sur le dernier morceau Hermeto Pascoal présente Juliette, celle qui « joue d’un instrument différent » et a mêlé à plusieurs reprises durant le set sa danse contorsionniste à la musique du Grupo.

Après un rappel commencé au piano, Hermeto Pascoal quitte la scène en remerciant le public qui l’acclame sans retenue. Sans se prendre au sérieux, il célèbre une musique universelle qui se contrefout des frontières et porte en son sein l’âme d’un jazz inventif sans cesse ressourcé.

Gilberto Gil, ses amis et sa famille… Refavela 40

Gilberto Gil fait partie des habitués du festival Jazz à Vienne qui l’a accueilli à de nombreuses reprises pour le plus grand plaisir du public. Cette fois il vient présenter le projet « Refavela 40 ». A ses côtés sur scène, Bem Gil, son fils guitariste, est directeur artistique et arrangeur de cette relecture musicale de l’album « Refavela » paru en en 1977.

Echo#5-Jazz à Vienne 2018, Gilberto GilAux côtés de Bem Gil, le set commence avec trois choristes, la fille aînée, la belle-fille et la petite-fille aînée du leader, la chanteuse italienne Chiara Civello, la Capverdienne Mayra Andrade, le chanteur et accordéoniste brésilien Mestrinho, la batteur Domenico Lancellotti, le bassiste Bruno Di Lullo, le percussionniste Thomas Harres, le trompettiste Mateus Aleluia Filho, et le saxophoniste et flutiste Thiagô Queiroz.

Un véritable show commence sans la présence du boss qui se fait désirer durant cinq morceaux rondement troussés par l’ensemble des protagonistes engagés. La superbe Samba do aviãio de Jobim se glisse même dans le répertoire. Danses, chants et rythmes animent la scène et mobilisent le public qui répond présent sans se faire prier.

S’il arpente la scène de bout en bout avec son micro et fait montre d’entrain, Gilberto Gil ne dégage cependant pas son charisme habituel. Après avoir remercié ses amis et les membres de sa famille pour leur « présence, amour et affection », il contextualise le projet de la soirée. Il fait le lien avec son concert donné en 1977 au Festival Mondial d’Art et de Culture Noire à Lagos au Nigéria et l’enregistrement la même année de l’album « Refavela », fortement imprégné de la culture africaine.

La star du Nordeste raconte avoir « rapporté un balafon de Guinée au Brésil » et composé la chanson Balafon que le groupe interprète dans la foulée avec le soutien du percussionniste sur l’instrument du même nom. Le chanteur dialogue avec son orchestre. Suivant une mise en place précise et très bien organisée, le set se poursuit et fait alterner  baiaos nordestins et sambas funk. Présentes dans la musique, les rythmiques africaines n’en occupent pourtant pas le centre.

Soucieux de donner au public des repères familiers, Gilberto Gil invite la musique de Bob Marley et quelques-uns de ses tubes qu’il reprend en rappel soutenu par les spectateurs venus le rejoindre devant la scène.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

David Linx revient avec « Be My Guest, The Duos Project ». Sur cet album, le chanteur, compositeur et parolier poursuit son exploration de l’art du chant. Il dialogue avec quinze invités talentueux croisés dans le monde au fil des ans. Ces duos inédits dessinent les états d’âme de quinze contrées musicales aux climats fort différents. Une œuvre à découvrir absolument !

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Simone Prattico présente « Oriundo »

Simone Prattico présente « Oriundo »

Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.

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Echo#4-Nuits de Fourvière 2018

Echo#4-Nuits de Fourvière 2018

Antoine Boyer - Seu Jorge 

L’affiche du 06 juillet 2018 des Nuits de Fourvière est prometteuse. Le chanteur brésilien Seu Jorge accompagné par 26 musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Lyon propose une reprise orchestrée de son spectacle « The Life Aquatic ». En ouverture de la soirée la venue d’un jeune prodige de la guitare, Antoine Boyer. Musicalité de bout en bout !

Avec cet Echo#4-Nuits de Fourvière 2018 on se souvient du 06 juillet 2018 aux Nuits de Fourvière. La soirée sans pluie s’annonce bien mais c’est sans compter avec l’actualité sportive internationale qui, durant la première partie de soirée, détourne l’attention de nombreux spectateurs.Echo#4-Nuits de Fourvière 2018

En effet le premier set du guitariste Antoine Boyer dont la teneur confine au récital ne parvient pas à capter l’intérêt de certains festivaliers. Les yeux rivés sur les écrans de leurs smartphones, une grande majorité du public des gradins commente et ponctue de vivas peu discrets chaque action de jeu des sportifs du ballon rond, oublieux de la raison même de leur venue, du respect dû à l’artiste et aux autres spectateurs.

Il faut qu’enfin surviennent la fin des compétions sportives, la nuit, la présence magnétique de Seu Jorge et la puissance scénique des musiciens de l’Opéra de Lyon pour qu’enfin les spectateurs dissipés se recentrent sur le spectacle proposé.

Antoine Boyer, prodige absolu de la guitare.

Sur scène, trois guitares : acoustique, classique et électrique. Costume bleu à rayures, pochette et tee-shirt blanc, Antoine Boyer se présente avec un sourire qui témoigne de son plaisir exprimé à se produire dans le cadre du Grand Théâtre de Fourvière en première partie de Seu Jorge.

Faisant montre d’une virtuosité, d’une maîtrise et d’une aisance sans pareilles, le jeune prodige de la guitare, Antoine Boyer, présente un répertoire de six morceaux qui permettent de découvrir l’ouverture de son expression artistique et de prendre la mesure de son talent.

Debout ou assis, il passe d’une guitare à une autre en fonction des thèmes et des styles qui alternent. Après Norwegian Modd des Beatles, il interprète Road Trip, une composition personnelle entre blues, valse et country. Avec beaucoup d’à-propos il joueLife on Mars de David Bowie avant d’enchaîner avec The Sound of Silence de Simon and Garfunkel. Après pop, rock et folk, il se tourne vers le jazz avec We will meet again de Bill Evans. Enfin, il fait un clin d’oeil délicat à la patrie de Seu Jorge, avec une composition dédiée au compositeur et guitariste brésilien Yamandu Costa.

Antoine Boyer a offert une prestation d’une grande fraîcheur et d’un haut niveau technique. Son jeu explore le côté polyphonique de la guitare. La richesse de ses harmonisations valorise les mélodies exposées. Son jeu fait coexister dans une même temporalité l’équilibre étonnant des dimensions mélodique, harmonique et rythmique de la guitare. Une musique exigeante et un festin de musicalité.

Seu Jorge & les musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Lyon

En  2004, dans le film « La vie aquatique » de Wes Anderson, Seu Jorge tient le rôle de Pelé Dos Santos, aux côtés de Bill Murray. Il interprète quelques grands tubes de David Bowie en portugais, seulement accompagné d’une guitare acoustique En 2005, le chanteur brésilien sort l’album « The Life Aquatic Studio Sessions ».

En 2016, après le décès de David Bowie, Seu Jorge lui rend hommage à sa manière avec son « Life Aquatic Tour » en montant sur scène pour interpréter live les versions acoustiques des thèmes du film. La tournée commencée sur le continent américain se poursuit en Europe en 2017, ce qui a permis de l’écouter le 13 juillet 2017 dans le cadre du festival Jazz à Vienne.

En 2018, Jorge Mário Da Silva, nom de naissance de Seu Jorge, reprend le rôle de Pelé Dos Santos et propose un nouvel hommage à David Bowie sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière en présence de 26 musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Lyon.

Avant l’entrée en scène des artistes, le contraste est saisissant entre l’imposant dispositif instrumental de l’orchestre et l’espace restreint destiné à Seu Jorge et sa guitare avec seulement une petite table, une chaise et un micro. Après l’entrée des musiciens, la disproportion est plus flagrante encore entre l’orchestre installé et la fragile silhouette vêtue de bleu ciel, bonnet rouge sur la tête, assise seule sur le devant de la scène. Pourtant il se dégage une telle force intrinsèque de la voix et de la guitare que ce déséquilibre passe à l’arrière-plan. De facto, de bout en bout du spectacle, c’est bien Seu Jorge qui pilote le navire.

Visiblement ravi de présenter le spectacle, le guitariste apporte des éléments de contexte. De sa verve gouailleuse appréciée par le public, il parsème la soirée d’éléments anecdotiques certes, mais essentiels qui donnent sens au projet.

Le timbre profond de baryton de Seu Jorge et le jeu rythmique précis et souple de la guitare s’imposent de bout en bout en en avant de la somptueuse masse orchestrale d’où se dégagent la force des percussions, la souplesse des cordes, le souffle puissant ou modulé des instruments à vents, la délicatesse de la harpe. Même le silence demeure invité dans la musique.

Le show ravit le public qui répond plusieurs fois aux sollicitations du chanteur et reprend avec lui les grands classiques de Bowie. Le superbe Rebel Rebel fleure bon la bossa. Sur Starman plus soutenu, l’orchestre stimule la puissance de la voix. Lady Stardust unit la voix de miel du chanteur et les cordes de la harpe pour une prière touchante.

Poignant, Rock’n Roll Suicide fait tanguer le navire. La voix grave, rocailleuse mais toujours chaleureuse domine l’orchestre et tel le tonnerre élève son cri impétueux dans la tempête. La tendresse revient sur scène avec Suffragette City et sur Oh! You Pretty Things on se délecte de la souplesse infinie de cette ballade où l’orchestre sert d’écrin à la voix sans l’écraser.

Quelques rafales de vent plus tard, avec la force des percussions et un peu d’écho, Seu Jorge entraîne le public dans sa capsule intersidérale en direction de Space Oddity. La voix prend le dessus sur la masse orchestrale. L’émotion est forte, on décolle. Sur Five Years l’orchestre exacerbe le climat et réveille le vent. Seu Jorge dédicace une version pleine de force et de grâce de Life on Mars en hommage à David Bowie et à son père disparus à quelques mois d’intervalle. Le set se termine avec When I Leave my dream.

Avec la guitare, la voix de Seu Jorge et l’écrin orchestral proposé par les 26 musiciens de l’Opéra de Lyon, la nouvelle hybridation du spectacle « Life Aquatic » met l’accent sur une impression de communion musicale envoûtante mais cependant assez éloignée de la saudade et de l’ambiance intimiste originelle. Il n’empêche… la magie a opéré et l’esprit de David Bowie a plané au-dessus du Grand Théâtre de Fourvière.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

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Simone Prattico présente « Oriundo »

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Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Echo#4-Jazz à Vienne 2018

Ron Carter - Avishai Cohen

Deux contrebassistes sont à l’affiche du Théâtre Antique pour la soirée du 05 juillet 2018 de « Jazz à Vienne ». Ron Carter et Avishai Cohen. Deux générations. Deux Styles. Du jazz à la pop.. le contraste entre les deux sets est saisissant.

Echo#4-Jazz à Vienne 2018Echo#4-Jazz à Vienne 2018 se souvient de la soirée du 05 juillet 2018 dont l’affiche réunit deux contrebassistes, Ron Carter et Avishai Cohen.

Deux générations, deux styles. Le premier fait partie des légendes du jazz. Sa maîtrise et son élégance font référence. Le second représente un des figures de proue d’un jazz ouvert aux influences ethniques, soul, pop, rock, etc…

Ron Carter… acoustique et jazz

Que le contrebassiste Ron Carter soit considéré comme une figure légendaire de la contrebasse et du jazz est un fait avéré et irréfutable. Des années 60 jusqu’à aujourd’hui, il a côtoyé les plus grands (Monk, Chet Baker, Miles Davis) et a tracé son sillon dans l’histoire du jazz.

Pourtant incarner une figure légendaire comporte un risque, celui de camper dans cette posture sans ouverture évolutive. Après la soirée du 05 juillet 2018 au Théâtre Antique de Vienne, on aura compris que Monsieur Ron Carter assume certes ce statut mais n’oublie pas de proposer une musique d’une richesse et d’une modernité vibrante. Octogénaire et toujours actuel.

Depuis les années 2000 Ron Carter a fait le choix du trio contrebasse-piano-guitare. C’est à la tête du Golden Striker Trio qu’il se présente en ouverture de la soirée du 05 juillet 2018 de Jazz à Vienne, avec à ses côtés, le guitariste Russel L. Malone et le pianiste Donald Vega.Echo#4-Jazz à Vienne 2018-Ron Carter

Un climat d’écoute mutuelle et d’extrême attention règne entre les trois musiciens. Le répertoire met tour à tour en valeur les talents des interprètes. Au centre du trio, le contrebassiste ponctue de chorus subtils et élégants les interventions de ses compagnons et arbitre leurs échanges de son sourire bienveillant. Le swing souple et élastique de la guitare alterne avec l’attache franche, le toucher précis et délié, rigoureux et délicat du piano.

Précise mais jamais précieuse, la musique soignée se déploie avec légèreté et fluidité. La richesse du climat harmonique permet aux solistes de transformer les thèmes et de les projeter loin des versions classiques. Les ambiances crépusculaires et évanescentes n’oublient pas d’enchevêtrer les tempi, de la tendre ballade au swing de haut vol avec un zeste de rythmiques latines. Les mélodies hissent leurs voiles qui se déploient avec inventivité. La musicalité ne se dément pas du début à la fin du set.

Visiblement sous le charme du Golden Striker Trio de Ron Carter, le public fait une ovation enthousiaste aux artistes et échangent des commentaires qui disent leur plaisir d’avoir pu se ressourcer aux fondamentaux d’un jazz qui s’il demeure classique n’en est pas moins encore très actuel et stimulant.

Avishai Cohen… électrique et pop

Avishai Cohen n’en est pas à sa première venue dans le Théâtre Antique. Le public qui l’a découvert au sein du sextet acoustique « Origin » de Chick Corea a suivi avec intérêt son évolution musicale.

Virtuose brillant et fin mélodiste, il a développé sur sa contrebasse un jeu très physique mettant sa technique au service d’une vélocité sans pareille. Sans œillères il a ouvert son jazz à différences influences, celles de ses ancêtres mais aussi la soul, le rock, la pop. S’il n’a pas délaissé sa contrebasse, il a invité sur scène et dans ses albums la basse électrique et les claviers et octroyé de plus en plus de place au chant.

Sur son dernier album « 1970 » (année de sa naissance), le contrebassiste quarantenaire affiche une volonté explicite d’élargir encore son spectre musical en se tournant délibérément vers la pop. Le concert du 05 juillet à Vienne le voit donc se produire dans cette dynamique à la tête d’un quintet électrique.

Echo#4-Jazz à Vienne 2018-Avishai-CohenManifestement Avishai Cohen prend grand plaisir à naviguer de la contrebasse, avec ou sans archet, à la basse électrique sans oublier des détours du côté de son clavier Roland.  Du début à la fin du set il chante et croise la voix avec celle de Karen Malka (chant) et des autres protagonistes. Le répertoire restitue quelques titres de l’album auxquels s’ajoutent de nouveaux morceaux.

Les ambiances dérivent entre pop, funk et variété. Derrière ses claviers Shai Bachar gratifie le public de quelques interventions toniques et inspirées mais ne parvient pas à stimuler en ce sens la guitare ni la batterie qui manifeste pourtant une tentative de solo dont on aurait souhaité plus d’inventivité et de pulsion.

On oubliera vite l’affligeant Song of Hope qui malaxe la même phrase et le même riff de bout en bout ainsi que l’intervention du guitariste venu chanter en français et déambuler aux côtés du leader à la basse sur le devant de la scène qu’il arpente en vain sans déclencher l’enthousiasme du public.

Du début à la fin de la soirée, Avishai Cohen a vraiment pris ses distances avec le jazz. Ses précédentes prestations scéniques à Vienne et ailleurs avaient habitué le public à de savantes alchimies musicales toutes très convaincantes. On se rappelle le Théâtre Antique bondé et un public en délire qui l’acclamait. Ce 05 juillet 2018, les gradins ne font pas le plein même si les spectateurs encore présents à la fin du set l’applaudissent. On attend de le retrouver après sa prochaine mutation musicale.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Le mardi 23 novembre 2021, les organisateurs du Festival Jazz à Vienne ont dévoilé l’affiche de l’édition 2022 proposée par la dessinatrice Audrey Spiry. Ils ont aussi annoncé la création jeune public avec Raphaël Imbert à destination de 6 000 enfants, le concert dessiné avec Thomas de Pourquery & Fanny Michaëlis. En attendant le 15 mars 2022, date d’annonce officielle de la programmation de la 41ème édition du festival « Jazz à Vienne », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. Une édition prometteuse !

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

David Linx revient avec « Be My Guest, The Duos Project ». Sur cet album, le chanteur, compositeur et parolier poursuit son exploration de l’art du chant. Il dialogue avec quinze invités talentueux croisés dans le monde au fil des ans. Ces duos inédits dessinent les états d’âme de quinze contrées musicales aux climats fort différents. Une œuvre à découvrir absolument !

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Simone Prattico présente « Oriundo »

Simone Prattico présente « Oriundo »

Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.

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Echo#3-Jazz à Vienne 2018

Echo#3-Jazz à Vienne 2018

Marcus Miller égal à lui-même

La venue de Marcus Miller sur la scène du Théâtre Antique de Vienne est toujours un évènement prisé du public venu en affluence ce 03 juillet 2018 pour écouter le nouveau projet de la star. Jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Le concert tient toutes ses promesses.

Echo#2-Jazz à Vienne 2018-Marcus MillerEcho#3-Jazz à Vienne 2018 se souvient du concert de Marcus Miller le 03 juillet 2018 au Théâtre Antique de Vienne.

Après le set d’ouverture de l’organiste Rhoda Scott venue fêter ses 80 ans à Vienne, la scène accueille Marcus Miller attendu impatiemment par des spectateurs enthousiastes. A 59 ans Marcus Miller a un pied dans l’histoire et un autre dans l’actualité voire dans l’avenir du jazz.

En effet, après avoir été aux côtés de Miles Davis avec qui il a enregistré Tutu en 1986, il se pose aujourd’hui comme l’ambassadeur des musiques noires de la planète. Le bassiste, clarinettiste, compositeur et producteur assume le rôle de découvreur de talents et endosse en quelque sorte celui de passeur.

Conférence/rencontre

Au cours de la rencontre organisée par le festival et animée par Frédéric Goaty (directeur de la rédaction de Jazz Magazine) à 18h, au Théâtre de Vienne, Marcus Miller a délivré quelques pistes de compréhension de son parcours musical.Echo#2-Jazz à Vienne 2018-MArcus Miler-Theatre de Vienne_03072018

Il confie l’importance de musiciens comme Don Cherry, Lenny White, Lonnie Liston Smith, dans les années 70, lorsqu’il était avant tout musicien de studio. Il avoue son plaisir de travailler avec son fils Julian.

Il évoque l’importance que représente le morceau Preacher’s Kid déjà enregistré sur l’album « Afrodeezia ». Marcus Miller a tenu à graver de nouveau ce titre avec le groupe vocal Take 6 sur son dernier opus Black Laid car il le dédie à son père disparu en mars 2018. Il se dit admiratif des choix qu’a fait son père William Henry Miller. Lui qui était chef de chœur dans les églises et souhaitait devenir musicien professionnel a conduit des trains et des bus pour assumer le quotidien de sa famille.

Marcus Miller termine la séance en esquissant quelques lignes de basse dans son fauteuil en se félicitant que son père ait apprécié sa musique.

Le concert

Avec son éternel feutre, lui qui s’était « juré de ne jamais porter de chapeau », Marcus Miller gagne la scène du Théâtre Antique entouré de Brett Williams (claviers), Alex Bailey (batteire), Russell Gunn (trompette) et Alex Han (saxophone alto).

Le show commence vraiment au troisième morceau avec un Papa was a Rolling Stone (repris aux Temptations) qui pousse les solistes dans leurs retranchements. L’enchaînement avec I love you, Porgy, le superbe thème de George Gershwin, permet d’apprécier un superbe solo du leader. Tout au long de son chorus il fait chanter sa basse avec lyrisme, soutenu par les superbes harmonisations du pianiste. Altiste et trompettiste confrontent leurs aigus dans des solos insolents avant que tout le groupe ne se retrouve pour une fin soignée.Echo#3-Jazz à Vienne 2018 - Marcus Miller- Jazz à Vienne-03072018

Nouveau contraste avec le titre Trip Trap qui remue funky. La batterie découpe le tempo, l’atmosphère se fait urbaine. Les slaps de la basse en délire et la batterie aux accents telluriques entraînent les claviers dans une danse folle jusqu’au paroxysme. Après les guerriers, les cuivres apportent un peu de sagesse dont ils se départissent vite. Pour finir, le bassiste engage le public à le soutenir dans ce funk urbain échevelé.

La musique regarde du côté de l’Afrique avec Highlife, titre repris de l’album « Afrodeezia ». La trame harmonique se fait plus riche, les rythmes plus souples et permettent à la trompette d’exulter et au saxophone alto d’élever ses aigus jusqu’au plus haut des gradins. L’essence de la vie irrigue le morceau.

Advient ensuite Preacher’s Kid pour lequel Marcus Miller embouche la clarinette basse. Dédié comme un hommage à son père récemment disparu, le thème composé il y a 4 ans pour William Henry Miller sonne comme une prière, un requiem gorgé d’émotion. Le bassiste redit comme lors de la conférence « être la continuation de l’histoire de [son] père ». La clarinette basse nostalgique entraîne le saxophone alto et la trompette dans une communion instrumentale somptueuse.

En fin de set Marcus Miller réussit encore à étonner avec une reprise innovante de Tutu qu’il avait composé pour Miles Davis. Le groupe dépayse le morceau vers de complexes rythmes latins que le public soutient tout au long du chorus de Fender du leader.

Décidément Marcus Miller n’en finit pas de surprendre. Le boss de la basse prouve sans se forcer que d’autres possibles peuvent advenir. Tout en restant lui-même il continue à se renouveler et à stimuler son public.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Le mardi 23 novembre 2021, les organisateurs du Festival Jazz à Vienne ont dévoilé l’affiche de l’édition 2022 proposée par la dessinatrice Audrey Spiry. Ils ont aussi annoncé la création jeune public avec Raphaël Imbert à destination de 6 000 enfants, le concert dessiné avec Thomas de Pourquery & Fanny Michaëlis. En attendant le 15 mars 2022, date d’annonce officielle de la programmation de la 41ème édition du festival « Jazz à Vienne », les concerts de cinq soirées sont déjà annoncés. Une édition prometteuse !

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

David Linx revient avec « Be My Guest, The Duos Project ». Sur cet album, le chanteur, compositeur et parolier poursuit son exploration de l’art du chant. Il dialogue avec quinze invités talentueux croisés dans le monde au fil des ans. Ces duos inédits dessinent les états d’âme de quinze contrées musicales aux climats fort différents. Une œuvre à découvrir absolument !

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Simone Prattico présente « Oriundo »

Simone Prattico présente « Oriundo »

Au fil des huit pistes de l’album « Oriundo », le batteur italien Simone Prattico pratique un art qui navigue entre dynamisme et romantisme. Métissage réussi entre sa culture méditerranéenne et la musique afro-américaine, son jazz moderne cultive tout à la fois intensité, souplesse et élégance. Une musique qui génère de tendres émotions.

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Echo#2-Jazz à Vienne 2018

Echo#2-Jazz à Vienne 2018

Happy Birthday, Rhoda Scott !

Le 03 juillet 2018, pour les 80 ans de l’organiste Rhoda Scott, l’esprit de la fête règne au Théâtre Antique de Vienne. Groove sur scène, « Happy Birthday » chanté par le public et pour finir, l’arrivée sur le plateau d’un gâteau d’anniversaire confectionné par le chef Patrick Henriroux. Un festival d’émotions !

Echo#2-Jazz à Vienne 2018 - Rhoda ScottEcho#2-Jazz à Vienne 2018 propose un retour sur la venue de Rhoda Scott au festival Jazz à Vienne en ouverture de la soirée du 03 juillet 2018 à Vienne.

A cette occasion l’organiste invite le batteur Bernard Purdie à se produire avec elle sur la scène du Théâtre Antique entourée de son Lady Quartet remanié puisque le trompettiste Julien Alour pallie l’absence d’Airelle Besson et rejoint la batteuse Julie Saury et les saxophonistes Sophie Alour, Géraldine Laurent et Lisa Cat-Berro.

Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres

Le matin même de son anniversaire, ce 03 juillet 2018, l’organiste Rhoda Scott a été décorée à la Mairie de Vienne, de la médaille de la Ville de Vienne et des insignes de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres pour l’ensemble de son œuvre.

Conférence/rencontre

A 18h, au Théâtre de Vienne, lors de la rencontre organisée par le festival et animée par Frédéric Goaty (directeur de la rédaction de Jazz Magazine), Rhoda Scott confie avec grande humilité « être fière mais ne pas mériter » l’honneur qui lui est fait. Au cours d’un très bref échange, l’organiste avoue qu’elle « apprécie de jouer avec de jeunes musicien-ne-s » car elle a « besoin de se sentir appartenir à un tout ».

Lors de l’entretien elle livre quelques confidences au public. Entre autres faits, elle évoque l’importance qu’ont eu pour elle les chansons de Ray Charles qu’elle apprenait par cœur lorsqu’elle avait 18 ans pour un bal dont le chanteur était la vedette. D’ailleurs l’organiste poursuit dans le même esprit et précise « quand je joue j’essaie de faire comme un chanteur ».

Elle confie aussi être heureuse de jouer avec Bernard Purdie qui se souvient avoir fait le bœuf avec elle il y a 50 ans, ce qu’elle a oublié et précise qu’ils n’ont pas répété pour le set du soir. On se doute qu’à leur niveau cela ne devrait pas avoir d’incidence.

Le concert

Celle qu’on surnomme « The Barefoot Lady » francisé en « l’organiste aux pieds nus » fait battre le cœur du groove depuis de nombreuses années avec son fameux orgue Hammond B3. Habituée du festival de Vienne où elle est toujours accueillie avec enthousiasme par le public, Rhoda Scott revient une nouvelle fois à l’occasion de ses 80 ans sur la scène du Théâtre Antique.Echo#2-Jazz à Vienne 2018-Rhoda Scott

Elle débute le concert en duo avec le batteur Bernard Purdie avec lequel elle engage le set dans une tranquille dynamique groovy et festive auquel s’ajoute un « Happy Birthday » spontané chanté en chœur par le public.

L’organiste est ensuite rejointe par ce qui aurait dû être le Lady Quartet. De facto, aux côtés de Rhoda Scott on retrouve bien trois des ladies musiciennes de la formation créée en 2004, en l’occurrence Julie Saury (batterie), Sophie Alour (saxophone ténor) et Lisa Cat-Berro (saxophone alto) mais en l’absence de la trompettiste Airelle Besson, le quartet accueille Julien Alour (trompette, bugle). On se loue aussi de la présence de la saxophoniste altiste Géraldine Laurent qui renforce la section de cuivres de son dynamisme et de sa forte personnalité musicale.

Le répertoire de la seconde partie du set s’appuie sur celui du dernier album du Rhoda Scott Lady Quartet, « We Free Queens » (Sunset Records L’Autre Distribution) paru en 2017 sous le label créé par Stéphane Portet, le propriétaire du Sunset.  La musique swingue et le groove gagne en puissance avec Escapade et l’intervention tonique de Géraldine Laurent. Sophie Alour prend le relais. Les interventions des cuivres se succèdent et font monter la tension.

Sur la superbe composition de Sophie Alour, I wanna move, la musique gagne en énergie. Côte à côte derrière leurs fûts et cymbales, Bernard Purdie revenu et Julie Saury jouent les yeux dans les yeux jusqu’à terminer le morceau dans les bras l’un de l’autre.

Ce set généreux dont on retient aussi le dynamique What I say de Ray Charles, se termine avec la venue sur scène de Marcus Miller et de Patrick Henriroux (chef du restaurant « La Pyramide ») qui remettent un splendide gâteau d’anniversaire à Rhoda Scott visiblement émue et ravie. Le public ovationne la musicienne.

On se souviendra de l’ambiance festive et généreuse de ce set offert par Rhoda Scott et ses invités. La musicalité des cuivres, le swing chaleureux et groovy de l’organiste.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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Simone Prattico présente « Oriundo »

Simone Prattico présente « Oriundo »

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Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL

Obradovic Tixier Duo, lauréat 2018

 

Obradovic Tixier Duo est labellisé « Lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018 » à l’issue de la 14ème édition du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne. Le groupe se produira au Théâtre Antique lors de  l’édition Jazz à Vienne 2019 à l’issue d’un accompagnement artistique et professionnel ponctué par l’enregistrement d’un album.

Tremplin national RéZZo FOCALDepuis 14 ans, via « tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne », Jazz à Vienne et ses partenaires (clubs, festivals, associations…) participent à dénicher la nouvelle scène jazz en région. Les groupes sélectionnés jouent devant un public et un jury dans des conditions scéniques professionnelles.

Le groupe lauréat du tremplin enregistre ensuite un album sur un label de renom, bénéficie durant un an d’un soutien à la diffusion et d’un accompagnement artistique et promotionnel avec à la clef une programmation dans l’édition suivante de Jazz à Vienne et dans d’autres salles et festivals partenaires.

Les groupes finalistes 2018

A l’issue de la sélection, neuf groupes sont présentés au « tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018 ». Ils leur a été donné de se produire à Cybèle dans des conditions scéniques professionnelles devant de nombreux spectateurs assidus et un jury désigné par le festival.

Le 28 juin 2018

  • Charley Rose Trio (Jazz Magazine/Île de France)
  • Oggy & The Phonics (Sunset Sunside/Île de France
  • Foehn Trio (Jazz(s)RA / Auvergne-Rhône-Alpes=

Le 29 juin 2018

  • White From Black (Jazz En Ville/Bretagne)
  • Minuit 10 (Marseille Jazz des Cinq Continents/Provence-Alpes-Côte-D’azur)
  • Obradovic Tixier Duo (Cristal Production/Nouvelle Aquitaine)

Le 30 juin 2018

  • Sed Trio (Jazz In Marciac/Occitanie)
  • Enez (ÔJazz/Centre-Val-de-Loire)
  • Antiloops (Jazz Sous Les Pommiers/Normandie

Tout au long des trois jours qu’a duré le tremplin, le public a pu écouter et voir des propositions artistiques de qualité, présentées par des groupes tous très impliqués. Les spectateurs ont pu entendre des musiciens dont le niveau technique témoigne d’un travail assidu. Les prestations ont reflété la diversité des formes musicales qui habitent le jazz hexagonal. Aucun n’a démérité et tous ont reçu un accueil chaleureux de la part des festivaliers.

« Obradovic - Tixier Duo »

Après délibération le jury a nommé « Obradovic - Tixier Duo » lauréat du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018. Le projet du duo est né de la collaboration du pianiste français David Tixier et la batteuse croate Lada Obradovic.

Porté par des instrumentistes talentueux d’un niveau technique avéré, le duo propose un son nouveau et personnel. Aux instruments acoustiques se mêlent sons électroniques maîtrisés, textes et silence. Loops, polyrythmies complexes, mélodies délicates et trames harmoniques sophistiquées coexistent. Les atmosphères laissent percevoir des dits explicites et des non-dits en devenir. Une musique singulière et innovante, élégante et sensible, élaborée et interactive. Entre frôlement et force, elle fascine et surprend autant qu’elle stimule.

Durant un an, « Obradovic - Tixier Duo » va bénéficier de la labellisation Lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018. Cela entend un accompagnement artistique, l’enregistrement d’un album (enregistrement, mix et mastering) signé sur le label Naim Records avec un concert de sortie d’album à Paris ainsi qu’une programmation dans plusieurs salles et festivals (Nancy Jazz Pulsations, Le festival Tropisme, A Vaulx Jazz, Chorus Jazz Club, Cosmo Jazz Festival…) et au Théâtre Antique lors de l’édition 2019 du festival Jazz à Vienne.

Si le rituel ne change pas, rendez-vous avec le talentueux « Obradovic - Tixier Duo » en ouverture de la « All Night Jazz » de Jazz à Vienne 2019… avec de nouvelles propositions créatives !

Un grand merci à Pascal Derathé et l’équipe de Jazz-Rhone-Alpes.com pour les clichés des neuf groupes qui ont participé à ce tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2018.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

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Echo#6-Jazz à Vienne 2018

Echo#1-Jazz à Vienne 2018

Jazz loves Disney & Melody Gardot

Le Théâtre Antique de Vienne affiche complet pour la soirée du 29 juin 2018 avec à l’affiche Melody Gardot  et The Amazing Keystone Big Band avec China Moses, Sarah McKenzie, Myles Sanko et Ben l’Oncle Soul. La soirée tient ses promesses. Le public est comblé.

Echo#1-Jazz à Vienne 2018 revient sur une soirée qui fleure bon le jazz et réjouit les amoureux de la tradition. En ouverture, The Amazing Keystone Big Band propose son programme « Jazz Loves Disney puis laisse la scène à une des stars de l’art vocal actuel, Melody Gardot.

The Amazing Keystone Big Band … loves Disney

Echo#1-Jazz à Vienne 2018, Amazing Keystone Big BandAprès une prestation en septet le le jeudi 28 juin devant le jeune public, The Amazing Keystone Big Band revient le 29 juin dans le Théâtre Antique pour présenter son programme « Jazz Loves Disney« . Sur scène, le big-band en grande formation avec ses dix-sept musiciens épaulés par un orchestre à cordes de onze musiciennes et quatre invités qui assurent le show vocal et scénique, China Moses, Sarah McKenzie, Myles Sanko et Ben l’Oncle Soul.

Après les albums « Jazz Loves Disney » et « Jazz Loves Disney 2 » auquel le big-band a participé c’est l’occasion pour le public de découvrir live quelques-unes des superbes mélodies venues de l’univers des films de Disney.

Les splendides arrangements des thèmes de Disney interprétés par le big-band et l’orchestre à cordes mettent en valeur les voix des invité-e-s. Le public prend visiblement grand plaisir à retrouver les thèmes des grands films de Disney qui ont marqué un moment de leur vie. En cela toutes les générations s’y retrouvent.

Echo#1-Jazz à Vienne 2018, China Moses Les thèmes défilent portés par la rutilante machine du big-band et enveloppés par la souplesse les cordes. I Wanna Be like You, Try Everything, Beauty and The Beast, Stay Awake, So This is LoveEverybody Wants to be a cat, Under The Sea… et bien d’autres encore. Le charme des voix opère. Le chant sensuel et soul de China Moses et sa forte présence scénique déclenche l’enthousiasme. La voix caressante du crooner Myles Sanko captive et déclenche l’enthousiasme unanime sur le thème des Aristochats où il se libère.

Si l’on regrette les trous de mémoire qui ont affecté les passages de Ben l’Oncle Soul, on retient surtout les superbes interventions de Sarah McKenzy qui cumule avec bonheur les talents de pianiste et de chanteuse. Elle joue avec le tempo et de sa voix élastique transporte la musique dans le monde de ce jazz qui swingue avec élégance, charme et précision.

La seule prestation purement instrumentale du set avec David Enhco au bugle compte parmi les grands moments musicaux du set et l’on aurait volontiers écouté un peu plus la puissance de ce big band décidément toujours au top.

Melody Gardot

Pour sa troisième venue à Vienne, Melody Gardot sort le grand jeu. Après avoir conquis le public de Jazz à vienne en 2012 puis en 2015, elle a sorti en 2018 un double album d’enregistrements live captés entre 2012 et 2016 en Europe et cerise sur le gâteau s’est installé à Paris. Sa communication avec le public en est facilitée et elle ne se prive pas de commenter ses choix musicaux.

Elle se présente avec tous les atours de la star dont elle possède le statut incontestable. Outre sa voix et ses talents de musicienne, elle soigne aussi de plus en plus sa présentation et les atmosphères de scène. Sa silhouette élancée est mise en valeur par une longue robe noire et soyeuse qui affleure ses ballerines nouées, chevelure dénouée, postures soignées et apprêtées, sans oublier ses lunettes noires qui ne cache pas son sourire.

Elle communique avec le public et le tient informé de ses choix musicaux de jour qui ne s’enchaînent pas forcément comme cela était prévu à l’origine (dit-elle), faute de lumière pour lui permettre de se repérer sur la set-list mais aussi car elle adapte le répertoire à ses envies. Elle place la soirée sous le signe de l’amour, de la romance, de la tendresse… de l’amour.

Elle dit avoir rêvé de jouer sur scène avec un orchestre de 72 musiciens et le violoncelliste Artyom Manukyan rejoint pour un trio de violon pour former un quartet à cordes qui se joint au batteur, au contrebassiste et guitariste. Cet écrin précieux sied à la voix souple et au répertoire qu’elle interprète.

La chanteuse excelle dans les rythmes latins, bossa et samba, qu’elle magnifie avec délicatesse mais son répertoire respire aussi des autres influences qui irrigue son inspiration. Son interprétation de You don’t know what love is qui fait presque oublier les interprétations de Chet Baker, c’est peu dire.

La magie opère et le public est sous le charme de la voix soyeuse et claire de Melody Gardot qui captive littéralement.de bout en bout.

La soirée du 29 juin 2018 a comblé le public de Jazz à Vienne. Si la musique a été au diapason de la météo, empreinte d’une douce chaleur, elle n’a pas cependant pas manqué de fraîcheur par ses nuances et sa poésie.

Jazz à Vienne 2022 – Affiche & Premiers noms

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« Be My Guest : The Duos Project » par David Linx

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Clin d’œil à Laurence Saltiel

Clin d’œil à Laurence Saltiel

« Jardin après la pluie » un album apaisé et serein

A la tête d’un trio sans batterie, la vocaliste Laurence Saltiel délivre sur « Jardin après la pluie » son chant toujours aussi limpide et élégant. Entre poésie et swing la voix narre des histoires où triomphent la vie et le sourire.

On se réjouit que Laurence Saltiel ait délaissé un moment ses activités de pédagogue pour enregistrer « Jardin après la pluie » (Edyson Production/Inouie Distribution). Sorti le 01 juin 2018, cet album aux climats intimistes permet d’apprécier de nouveau le talent de cette chanteuse qui perpétue l’héritage de Mimi Perrin et des Double Six… avoir étudié le jazz avec Christiane Legrand n’est en cela pas anodin.Couverture de l'album "Jardin après la pluie" de Laurence Saltiel

Ainsi « Jardin après la pluie » vient s’ajouter à « Reflections from Paris » (1992), « Tomara » (1997), « Moondance » (2004) et « Portraits de famille » (2014) et à « Salade composée », « Entrée d’scène » et « La p’tite bête au grand air », trois albums à vocation pédagogique que compte aussi sa production discographique.

Pour son retour en studio, la chanteuse s’est entourée du contrebassiste Benoit Dunoyer de Segonzac et du pianiste et accordéoniste Patrick Villanueva. La voix claire de la Laurence Saltiel est servie par le swing absolu que prodiguent ces deux musiciens accomplis.

A l’écoute des huit titres de « Jardin après la pluie » il apparaît que la force et la sensibilité de l’art de Laurence Saltiel repose sur l’équilibre précieux qu’elle fait régner entre musique, texte et chant. Le swing parcourt le disque d’un bout à l’autre, la poésie manie l’humour ou la tendresse pour évoquer la fuite du temps et les tourments de la vie sans jamais sombrer dans la tristesse. Cristalline et précise la voix révèle les textes et déroule des scats irisés de lumière et de délicatesse. La souplesse préside à l’expression … et la sérénité advient.

Standards et compositions originales

Le répertoire de l’album compte deux standards choisis par la chanteuse. Le magnifique Throw it away que la grande Abbey Lincoln a enregistré en 1994 sur l’album « The Music is Magic ». Now Go and Fly composé par le pianiste Diederik Wissels sur des paroles de Fay Classen et David Linx.

Chacun des membres du trio a par ailleurs contribué au répertoire en fournissant deux compositions sur lesquelles Laurence Saltiel a écrit ses textes avec Lili Chane, Florence Camensuli-Babo et Josephina Echenique. C’est ainsi qu’alternent des chansons interprétées en anglais, en espagnol et en français. Quelques scats lumineux de la chanteuse contribuent à leur manière à la poésie de cet album.

Impressions musicales

Les notes tendres et apaisantes du piano et la voix lumineuse font rayonner le soleil sur Jardin après la pluie qui ouvre l’album. Après le début mélancolique de Throw it away, la voix s’envole en un scat limpide dont la délicatesse irise le titre.

On sourit au fil du texte de Crime de sang dont le swing n’est pas sans évoquer celui que cultivait un certain Nougaro. Joni’s Dream incite à une certaine langueur impulsée par le tempo chaloupé de la voix et le piano. On est touché par l’hommage rendu aux femmes sur Petite fille. Une musique délicate et élégante accompagne la force et le réalisme du texte.

Le chant pur et expressif transforme Now go and Fly en une véritable île de beauté. Sur un tempo syncopé de bossa nova, Sereine déborde d’un enthousiasme contagieux dont témoigne une improvisation libérée du piano et un scat vertigineux de la voix. Pour finir, on vibre au swing fervent et fantaisiste de Peace again qui termine l’album.

« Jardin après la pluie » respire la sérénité. Un équilibre précieux règne entre musique, texte et chant. Accompagné par Benoit Dunoyer de Segonzac et  Patrick Villanueva, la vocaliste Laurence Saltiel peaufine son expression vocale comme le ferait un dessinateur. Son chant navigue entre la délicatesse des pastels, la souplesse et la précision du fusain et les nuances de l’aquarelle. Comme des lignes lumineuses, ses scats évoquent des traits de pinceau que le peintre ajoute à son tableau pour lui donner plus d’épaisseur et de force. Un album ressourçant.

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