Nguyên Lê Quartet dévoile « Streams »

Nguyên Lê Quartet dévoile « Streams »

Un world-jazz zen abreuvé d’énergie

Nguyên Lê Quartet présente l’album « Streams ». Cet opus témoigne du métissage interculturel si cher au guitariste. Voix majeure de la guitare jazz, Nguyên Lê ne cesse de renouveler son inspiration et de faire évoluer son expression. Les neuf plages vibrent d’accents pluriels. « Streams » se fait l’écho d’une musique de demain ancrée dans les racines du passé.

Deux années séparent la sortie de l’album « Hà Nội Duo » gravé par Nguyên Lê avec le musicien traditionnel vietnamien Ngô Hồng Quang et celle de « Streams » (ACT/PIAS) attendu le 22 février 2019. Si le guitariste intègre toujours des éléments de musiques traditionnelles dans son opus « Streams », ce disque apparaît comme le plus jazz qu’il ait enregistré depuis longtemps.

Nguyên Lê

Né à Paris de parents vietnamiens, Nguyên Lê n’a eu cesse au fil des ans d’explorer à travers sa musique les métissages possibles entre jazz, musiques traditionnelles du monde, pop et rock. Ainsi, sa carrière et sa discographie portent l’empreinte d’un parcours et d’une démarche artistique en perpétuelle évolution.

Nguyên Lê a commencé à créer son propre « world jazz » en explorant plusieurs musiques. Celles des Antilles avec le groupe Ultramarine (fin des années 80 et début 90), du Viet-Nam en 1996 avec Huong Thanh sur « Tales from Viêt-Nam », de l’Afrique du Nord avec Karim Ziad en enregistrant « Maghreb & Friends » en 1998.

le guitariste Nguyên Lê

Nguyên Lê©ACT  / Masha Mosconi

Le guitariste s’intéresse aussi à la transe de l’Orient avec Dhafer Youssef et aux influences venues de Sardaigne avec Paolo Fresu sur « Homescape » en 2006 et il explore les musiques traditionnelles du Japon et de l’Inde avec Mieko Miyazaki et Prabhu Edouard sur « Saiyuki » en 2009. Nguyên Lê regarde du côté de la tradition flamenca en collaborant avec Renaud Garcia-Fons et Tino di Geraldo sur « Bakida » en 2000.

Après avoir relu de grands hits de Bob Marley, Led Zeppelin, Janis Joplin, Stevie Wonder, Eric Clapton et des Beatles sur « Songs Of Freedom » en 201l, le guitariste s’est immergé dans le rock de Jimy Hendrix sur le puissant « Purple - Celebrating Jimy Hendrix » en 2002 puis il a rendu hommage en 2011 à la pop music des années 70 sur « Songs of Friends » avant de revisiter à sa manière l’univers de Pink Floyd sur « Celebrating The Dark Side Of The Moon » en 2014.

De grands artistes du jazz qui ont enregistré avec Nguyên Lê parmi lesquels on peut citer Peter Erskine et Michel Benita sur « E_L_B » en 2001 et « Dream Flight » en 2008 mais aussi Stéphane Galland, David Linx, Youn Sun Nah, Mark Johnson, Art Lande, Michel Alibo, Mino Cinelu, Chris Potter, David Binney, Chris Speed et bien d’autres dont la liste fort longue ne permet pas de les citer tous.

Avoir collaboré avec les musiciens traditionnels a contribué à faire évoluer la musique de Nguyên Lê. Imprégné des fondamentaux du jazz, son style a intégré de multiples autres influences venues du rock, du funk ou du blues. Ses improvisations identifiables entre mille restituent l’essence de son identité construite à partir de l’intérêt constant qu’il porte aux singularités des musiques venues d’ailleurs.

« Streams Quartet »

Fondé en 2016 par Nguyên Lê, le « Streams Quartet » s’inscrit tout à fait dans la trajectoire du guitariste puisqu’il associe à la voix de sa guitare celles de trois musiciens talentueux très attentifs comme lui au jazz et aux musiques du monde, le vibraphoniste français Illya Amar, le contrebassiste canadien Chris Jennings et le batteur percussionniste américain John Hadfield.

Son beau-fils Illya Amar et son vibraphone ont échangé avec des musiciens d’Inde, d’Argentine, du Vietnam et du Brésil. Basé à Paris depuis 12 ans, le virtuose contrebassiste Canadien Chris Jennings a joué avec Dhafer Youssef, Bojan Z, Kudsi Erguner et Karim Ziad. Quant au batteur et percussionniste new-yorkais John Hadfield, il a intégré la tradition du jazz de Kansas City avec le saxophoniste Bobby Watson mais s’est aussi imprégné d’autres cultures dont il a appris les rythmes et instruments au fil de ses voyages en Inde, au Pérou, en Mongolie, au Moyen-Orient et en Indonésie.

Pas étonnant, au regard de l’intérêt qu’il ont en commun pour le jazz et les musiques traditionnelles, que ces quatre musiciens fédèrent leur énergie, leur inspiration et leur talent pour jouer ensemble et enregistrer la musique de l’album « Streams » (ACT/PIAS) dont la sortie est prévue le 22 février 2019.

« Streams », de plage en plage

« Chaque composition de « Streams » trouve son origine dans une inspiration ethnique interne, même si celle-ci n’apparait pas forcément de manière évidente. Il y a beaucoup de concepts rythmiques indiens, de nombreux phrasés d’Inde et du Vietnam, des mélodies aux accents orientaux, des rythmes originaires du Maghreb et aussi des références inconnues à des traditions imaginaires. » Nguyên Lê

Après le riff en boucle qui introduit Hippocampus, la guitare revient aux fondements de sa syntaxe et la musique coule tel un ruisseau à travers les nombreuses cultures musicales qui jalonnent la trajectoire du leader.

La mélodie envoûtante et la complexité rythmique de Bamiyan au climat oriental affirmé mettent en évidence l’osmose du dialogue guitare-vibraphone. Profilé comme un blues modal aux couleurs asiatiques Swing a Ming est un prétexte pour la guitare et le vibraphone qui font s’envoler le morceau dans la stratosphère. La section rythmique fait groover le tempo de manière indéfectible.

Subtle Body met en lumière le son épuré de la guitare qui conte une mélopée radieuse ponctuée par les chorus subcourture de l'album Streams du Nguyen Le Quartettils de la contrebasse et de la batterie. On frise la béatitude. Composé par Chris Jennings, 6h55 débute sur un mode onirique puis se métamorphose sans crier gare en un jazz-fusion ancré dans un monde qui n’est pas sans rappeler l’univers du Joe Zawinul Syndicate. On passe sans transition du sommeil au rythme éperdu du quotidien.

Exposée à l’unisson par la basse et la guitare, la mélodie romantique aux racines polonaises de Mazurka s’évade du côté de l’Afrique emportée par des rythmes complexes. Les climats de Sawira transportent dans un univers plus oriental où la section rythmique incandescente allume un feu de joie.

The Single Orange, une composition d’Illya Amar, restitue une atmosphère psychédélique que la guitare saturée fait résonner des échos d’un monde hendrixien. Après ce shoot fascinant et tendu, la descente sur Coromandel se fait en douceur. Les sons des instruments semblent flotter au-dessus d’un paysage néo-zélandais féérique imprégné de sérénité zen.

L’album « Streams » dévoile une nouvelle facette de l’identité musicale du guitariste Nguyên Lê. La force vitale des mélodies et la diversité des rythmiques sont portées par un puissant idiome qui fusionne les influences venues du jazz, du rock et des musiques du monde. L’énergie de la musique de Nguyên Lê transforme le voyage en un trip hypnotique et chimérique.

RV le 19 mars 2019 au New Morning à Paris pour écouter Nguyên Lê (guitare), Illya Amar (vibraphone), Chris Jennings (contrebasse) et John Hadfield (batterie) en concert. Au programme, improvisations décoiffantes et rythmique imparable pour une soirée live dans le monde fascinant de « Streams ».

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

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En 2023, le maître du oud, vocaliste et compositeur, Dhafer Youssef revient avec l’album « Street Of Minarets ». Pour ce voyage musical entre orient et occident, il invite de prestigieux invités. Sans rien perdre de son identité, il élargit le périmètre de son art et son instrument se confronte avec brio à différentes facettes du jazz. Un audacieux projet qui ne manque ni d’énergie ni d’inspiration.

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« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

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Pour son septième album en tant que leader, Catali Antonini invite à plonger avec elle dans « L’Océan Sonore ». A la tête d’un quartet qui réunit à ses côtés le pianiste Stéphane Pelegri, le bassiste Greg Théveniau et le batteur Hervé Humbert, la chanteuse s’exprime tour à tour en français, italien ou anglais. Rêverie aquatique en eaux tour à tour sensibles et énergiques.

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Un label est né… « Paradis Improvisé »

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Entre avril 2021 et octobre 2022, quatorze pianistes ont enregistré en solo quatorze albums inédits sur le Steinway d’Hélène Dumez, dans l’intimité d’un appartement de Marseille, rue Paradis. Ainsi, un nouveau label est né… « Paradis Improvisé ». La parution des albums est prévue par paire, tous les deux mois, d’octobre 2022 à novembre 2023. En 2022, sont sortis en octobre ceux Pierre de Bethmann et Leonardo Montana et en décembre ceux de Baptiste Trotignon et Laurent Coulondre.

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A Vaulx Jazz #31 – La programmation

A Vaulx Jazz #31 – La programmation

Un festival de réjouissances

A Vaulx Jazz #31 débute les festivités le 11 mars 2019 avec Kunta et sa musique métissée qui ouvre le riche programme du « Hors les Murs ». Au Centre Culturel Charlie Chaplin l’affiche prometteuse présente une large palette du jazz actuel. Chris Potter et Louis Sclavis, Thomas de Pourquery, Ukandanz, un clin d’œil aux big bands et au hip hop et pour finir, Nik Bärtsch’s Ronin et Melanie De Biasio. De quoi réjouir un large public !

Après avoir annoncé le retour attendu du Festival A Vaulx Jazz du 11 au 30 mars 2019, est venu le temps de se pencher sur sa programmation.

A Vaulx Jazz #31, l'afficheAprès les « Warm up » proposés durant les congés scolaires pour se mettre en jambe, A Vaulx Jazz #31 ouvre dès le 11 mars avec le premier concert du « Hors les Murs » qui propose la musique métissée de Kunta. Du 11 au 19 mars 2019 la riche programmation du « Hors les Murs » présente une kyrielle de belles surprises à Vaulx-en-Velin… avec entre autres, Sofiane Saïdi et Mazalda Acoustique le 13 mars 2019 à 17h sur l’Esplanade Jacques Duclos, Watchdog le 14 mars à l’Espace Carmagnole, Zajazza & Alpha le 23 mars 2019 à 16h à la Bibliothèque Chassine.

Sans oublier à l’Épicerie Moderne de Feyzin la venue du trompettiste Christian Scott le18 mars 2019 à 20h30 et à Lyon, les habituels Afters du Périscope avec Douce Transe le 22 mars 2019 à 00h00 et Edredon Sensible le 29 mars 2019 à 00h00.

Par ailleurs il convient de noter que le 20 mars 2019, le premier concert au Centre Culturel Charlie Chaplin coïncide avec le premier jour du printemps, symbole de renaissance. Pour sa 31ème édition, le festival A Vaulx Jazz renait donc en biennale mais fidèle à lui-même. Avec lui circule de nouveau en Auvergne-Rhône-Alpes, la sève du jazz, cette musique certes ancrée dans ses racines mais depuis toujours ouverte sur toutes les cultures et porteuse d’avenir. Que vive encore longtemps le jazz à Vaulx en Velin !

20 mars 2019 : Soirée XXL

  • Eve Risser Red Desert Orchestra & Kaladjula Band « Kogoba Basigui » ouvrent la soirée. Eve Risser avait impressionné en 2016 avec son White Desert Orchestra. Elle revient trois ans après avec la chanteuse malienne Naïny Diabaté avec son orchestre de femmes, le Kaladjula Band. Un projet transcontinental qui croise le vocabulaire d’un jazz moderne à celui de la musique traditionnelle malienne jouée par des femmes.
  • The Very Big Experimental Toubifri Orchestra vient présenter son nouveau spectacle. Avec un tiers d’effectif féminin, le band continue a pratiquer une musique qui hésite entre rock, jazz et gamelans balinais. Une joyeuse bande qui promet une musique réjouissante.

21 mars 2019 : Soirée Transe

  • C’est le retour attendu du groupe Ukandanz avec son projet « Yékétélalé ». Le charismatique Asnake Guebreyes et les deux membres présents à l’origine du groupe, le guitariste Damien Cluzel et le saxophoniste Lionel Martin sont rejoints par le claviériste Adrien Spirli et le batteur Yann Lemeunier. Au menu, du groove, du gros son, des rythmes impairs et des arrangements irrésistibles.

  • Le violoniste Théo Ceccaldi vient avec son projet Freaks. Un sextet virtuose au jazz psychédélique, virtuose et bipolaire. Promesses d’une musique furieuse et énergique entre l’extravagance et lyrisme halluciné.

22 mars 2019 : Soirée Orange Sonic

  • Le groupe Festen vient présenter son nouveau programme « Inside Stanley Kubrick » qui mêle des thèmes tirés des films du cinéaste Stanley Kubrick. Du jazz métissé entre pop, classique et rock.

  • De retour de Brazzaville, le saxophoniste Thomas de Pourquery revient à Vaulx-en-Velin avec son nouveau spectacle Friends from Congo. Il convie cette fois la compagnie Delavalett Bidiefono, pionnier de la danse contemporaine congolaise. Pulsation enfiévrée à prévoir, de quoi réjouir les oreilles, les yeux et le corps.

23 mars 2019 : Soirée hip hop is the new jazz ?

  • La soirée ouvre avec The Wolphonics fondé par le saxophoniste Fabrice Theuillon. Les cinq musiciens français issus du jazz et des musiques improvisées se sont rapprochés de deux américains, la rappeuse Asha Griffith et le MC Denmark Vessey. Un hip hop organique comme un pont lancé entre la France et l’Amérique.

  • Raashan Ahmad a attachement particulier pour la musique jouée live. Il mélange des genres musicaux, hip hop, soul, jazz, world et funk. Au final, un hip hop aux multiples facettes et ouvert sur le monde.

27 mars 2019 : Soirée Saxologie

  • Le saxophoniste et clarinettiste Louis Sclavis revient au festival A Vaulx Jazz avec Sarah Murcia (contrebasse), Christophe Lavergne (batterie) et Benjamin Moussay (piano). Louis Sclavis Quartet propose « Characters On A Wall », un projet qui poursuit la quête du saxophoniste autour de l’œuvre de son ami et plasticien Ernest Pignon-Ernest auquel il avait déjà consacré le splendide « Napoli’s Walls » en 2003. Huit pièces qui restituent en musique la force émotionnelle et le mouvement que dégagent huit œuvres d’Ernest Pignon-Ernest.

  • Depuis les années 90, Chris Potter fait vibrer les amateurs de saxophone. Il vient présenter son nouveau projet « Circuits » dont l’album du même nom sort le 22 février 2019. Sur scène il se présente avec Craig Taborn au piano, Tim Lefebvre à la basse et Justin Brown à la batterie. Le groove, le nouveau défi d’un saxophoniste qui va plus loin encore dans son exploration musicale.

28 mars 2019 : King Crimson ProjeKt

Coordonné par Romain Gayral avec les élèves des conservatoires de Vaulx-en-Velin, Saint-Priest, Villeurbanne et du Puy-en-Velay, le projet explore l’univers du collectif de Robert Fripp dont « In the Court of the Crimson King » représente une page essentielle du rock progressif. Un voyage de deux heures à travers les périodes emblématiques du groupe britannique. Concert gratuit, sur réservation à prévoir. Attention début à 20h.

29 mars 2019 : Soirée Blues

Attendue par tous les amateurs de blues la soirée programme trois groupes. En ouverture le blues rock sous haute tension de Ladell McLin Trio avec Ladell McLin (guitare,chant), Ichéme Zouggart (basse) et Chris Dailey McCraven (batterie). Pour terminer, le rhythm’n’blues cuivré, électrique et funky de « The Buttshakers » avec Ciara Thompson (chant), Sylvain Lorens (guitare), Vincent Girard (basse), Josselin Soutrenon (batterie) et Thibaut Fontana (saxophone).

La soirée révèle le groupe Delgrès qui emprunte le nom de Louis Delgrès (1766-1802), héros de la lutte contre l’esclavage en Guadeloupe. Un trio électrique dont l’album « Mo Jodi » propose une musique engagée, du blues en créole, entre modernité et tradition.

30 mars 2019 : Soirée de Clôture

  • Nik Bärtsch’s Ronin ouvre la soirée avec son jazz zen. Devenu quartet le groupe du pianiste Nik Bärtsch propose une musique post-moderne héritière de celle de Steve Reich, à l’image de celle de son dernière album « Awase » sorti en mai 2018. Aux croisements de la musique minimaliste, du jazz et du funk, le set promet des moments intenses et d’autres plus zen.

  • Le festival se termine avec la jeune flutiste et chanteuse belge Mélanie De Biasio. Avec son trio, la musicienne termine la soirée sur une note mélancolique. Son chant profond teinte de bleu des atmosphères intimistes chargées d’émotions nostalgiques.

Pour sortir de l’hiver en musique et découvrir plus avant l’ensemble de la programmation du Festival A Vaulx Jazz, les concerts « Hors les Murs » et ceux du Centre Culturel Charlie Chaplin précédés des « Apéro Jazz », RV sur le site du festival.

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

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« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

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Un label est né… « Paradis Improvisé »

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Seamus Blake sort « Guardians of the Heart Machine »

Seamus Blake sort « Guardians of the Heart Machine »

Un album flamboyant et sensible

Sur « Guardians of the Heart Machine », le saxophoniste Seamus Blake s’est entouré d’une talentueuse équipe de musiciens français. Fort réussi, l’album s’avère un modèle d’équilibre entre sensibilité et flamboyance. Fougue et expressivité stimulent l’écoute et déclenchent l’enthousiasme.

Pour enregistrer « Guardians of the Heart Machine », son premier album gravé sous le dynamique label britannique Whirlwind Recordings, le brillant saxophoniste Seamus Blake s’est allié l’énergie et la sensibilité d’un trio de jeunes musiciens français dont il avait apprécié le talent en tournée. Ainsi son expression à la fois puissante et lyrique se trouve magnifiée par le dynamisme sensible du trio qui réunit le pianiste Tony Tixier, le contrebassiste Florent Nisse et le batteur Gautier Garrigue.

Seamus Blake

le saxophoniste Seamus Blake

Seamus Blake©Hardy Klink

Né en 1970 à Londres, Seamus Blake grandit à Vancouver et à 21 ans étudie le jazz au Berklee College of Music de Boston. Aujourd’hui, après plus de 25 ans de carrière dans le milieu du jazz américain, il s’est fait une place et un nom dans la cour des grands saxophonistes du jazz contemporain où il est particulièrement apprécié pour ses improvisations audacieuses et enlevées.

Lauréat en 2012 du prestigieux concours Thelonious Monk, Seamus Blake a collaboré avec Gonzalo Rubalcaba, Dave Douglas, Antonio Sanchez (Migration Band ). Il a aussi joué dans le Quiet Band de John Scofield.

Depuis 1997 il a sorti huit albums en leader sous différents labels dont Criss Cross Jazz, Fresh Sounds New Talent. Il a participé par ailleurs à six albums du Mingus Band et a aussi enregistré et joué avec Bill Stewart, Kevin Hays, David Kikoski and Alex Sipiagin et avec Ethan Iverson, Chris Cheek, and Matt Penman.

Avec « The French Connection »

Seamus Blake and The French ConnectionEn 2017, Seamus Blake monte un quartet avec le pianiste Tony Tixier croisé à New-York et avec une solide section rythmique formée de Florent Nisse à la contrebasse et de Gautier Garrigue à la batterie déjà habitués à jouer ensemble dans plusieurs groupes.

Le Seamus Blake French Quartet fonctionne très bien tant sur le plan humain que musical. Ainsi, les 11 et 12 novembre 2017, à la suite des concerts de la tournée, le saxophoniste Seamus Blake rejoint The French Connection au studio de Meudon, à Paris. Les quatre musiciens enregistrent les pistes de ce qui va devenir l’album « Guardians of the Heart Machine » à sortir le 15 mars 2019 sous le label Whirlwind Recordings.

« Guardians of the Heart Machine »

L’album ouvre avec le titre qui donne son nom à l’album. Un hymne brillant qui emprunte son énergie au rock indé. Après une intro calme au piano le quartet expose le thème avec véhémence. Après un chorus exalté du saxophoniste dont la maîtrise des aigus laisse pantois, la batterie part dans un solo impétueux avant que le quartet ne revienne au thème qui va tourner en boucle.

Les échanges continuent pour faire de Guardians of the Heart Machine un moment musical fascinant par sa parfaite cohésion et une inventivité sans cesse renouvelée.

Sur un rythme impair inspiré d’un groupe de rue écouté à Istanbul, Vaporbabe se déroule dans une ambiance aux accents mélancoliques. Le ténor élabore une improvisation charpentée avec des moments de fulgurance inouïe. Sa sonorité charnue, sa maîtrise des aigus et son phrasé s’inscrivent dans l’idiome post hard-bop et témoignent d’une maîtrise technique sans faille.

Sur la structure rythmique hachée de Sneaky D, le piano développe un chorus aérien puis cède la place à un fougueux solo du ténor soutenu par la section rythmique qui fait preuve d’une vitalité étonnante. Avec une frénésie sans borne, le saxophone laisse libre cours à son inspiration débordante.

couverture de l'album Guardians of The Heart Machine de Seamus BlakeLa ballade I’m Okay du brésilien Eddie del Barrio fait écho de belle manière avec le même titre enregistré en duo par Stan Getz avec Kenny Barron en 1991 (peu de temps avant la disparition du saxophoniste). Nourri de la mémoire de celui qui fut surnommé The Sound, Seamus Blake s’exprime avec une élégante souplesse pleine de spleen.

Lanota livre son secret dès que le titre est lu à l’envers. Exploré librement dans toutes ses diagonales par les musiciens ce morceau ébouriffant de modernité révèle la fluidité et l’agilité du jeu du leader. Wandering Aengus puise son inspiration dans la poésie de William Butler Yeats. Le ténor étire la mélodie avec langueur, la contrebasse tresse ses notes avec tendresse, le piano se fait bucolique avant que le saxophone ne déclare sa flamme.

Pris sur un tempo de samba qui flirte avec le choro brésilien, Betty in Rio fait un clin d’oeil à Along came Betty de Benny Golson. Piano et saxophone s’engagent dans une joute enjouée qui débouche sur un superbe chorus de batterie. Blues for the Real Human Beings est imprégné de l’univers du pianiste. Empreint d’une force tranquille le saxophone prend son temps pour développer son chrorus après lequel celui du piano déborde de sérénité.

L’album se termine sur The Blasted Heath, un titre empreint de tristesse. La voix du leader s’élève comme une complainte qui dit son désespoir devant la planète dévastée par l’humanité. Son chant désespéré résonne au dessus du jeu minimaliste du trio.

Sur « Guardians of the Heart Machine » le saxophoniste Seamus Blake et The French Connection offrent un moment de flamboyance musicale. Portée par une énergie maîtrisée, la musique frappe par sa modernité et son expression sensible.

A l’occasion de la prochaine tournée européenne de Seamus Blake avec The French Connection, plusieurs concerts se profilent pour écouter le quartet. RV le 10 mars 2019 à 17h30 dans un lieu essentiel du jazz à Marseille, Le Cri du Port et RV à Paris au Sunside dans le cadre du Festival Paris Music 2019, à 21h30 les 15 & 16 mars 2019.

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

En 2023, le maître du oud, vocaliste et compositeur, Dhafer Youssef revient avec l’album « Street Of Minarets ». Pour ce voyage musical entre orient et occident, il invite de prestigieux invités. Sans rien perdre de son identité, il élargit le périmètre de son art et son instrument se confronte avec brio à différentes facettes du jazz. Un audacieux projet qui ne manque ni d’énergie ni d’inspiration.

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« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

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Pour son septième album en tant que leader, Catali Antonini invite à plonger avec elle dans « L’Océan Sonore ». A la tête d’un quartet qui réunit à ses côtés le pianiste Stéphane Pelegri, le bassiste Greg Théveniau et le batteur Hervé Humbert, la chanteuse s’exprime tour à tour en français, italien ou anglais. Rêverie aquatique en eaux tour à tour sensibles et énergiques.

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Un label est né… « Paradis Improvisé »

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Entre avril 2021 et octobre 2022, quatorze pianistes ont enregistré en solo quatorze albums inédits sur le Steinway d’Hélène Dumez, dans l’intimité d’un appartement de Marseille, rue Paradis. Ainsi, un nouveau label est né… « Paradis Improvisé ». La parution des albums est prévue par paire, tous les deux mois, d’octobre 2022 à novembre 2023. En 2022, sont sortis en octobre ceux Pierre de Bethmann et Leonardo Montana et en décembre ceux de Baptiste Trotignon et Laurent Coulondre.

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Christian Escoudé présente « Django, Les Inédits »

Christian Escoudé présente « Django, Les Inédits »

Hommage singulier et élégant

Enregistré en 2018 par le guitariste Christian Escoudé, le réjouissant « Django, Les Inédits » propose à la fois des compositions de Django Reinhardt et d’autres du leader. En quartet et avec la chanteuse Stephy Haik sur quelques titres, le talentueux guitariste n’a rien perdu de son élégance et de sa singularité.

Quelques notes inédites de la musique de Django Reinhardt trouvées dans le grenier familial sont à l’origine de l’idée de l’album « Django, Les Inédits » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) annoncé pour le 22 février 2019.

Avec deux guitares, un orgue Hammond B3 ou un piano et la voix de Stephy Haik, le guitariste Christian Escoudé projette la musique de Django et la sienne dans un paysage musical d’une fraîcheur singulière.

Nouvel hommage au grand maître de la guitare manouche « Django, Les Inédits » montre une fois de plus que Christian Escoudé possède un langage très personnel qui le distingue au sein de la grande famille des guitaristes de jazz se réclamant de Django Reinhardt… sans trahir ni imiter, son expression possède une singularité qui ravit.

Les musiciens de l’album

Après avoir reçu en 1976 le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz, Christian Escoudé a rendu de nombreux hommages à la musique du maître manouche. Reconnu comme un des spécialistes de la musique de Django Reinhardt, il a  reçu en 2008 le Django d’Or de la guitare (trophée international).

Pourtant Christian Escoudé s’est aussi distingué en collaborant avec de nombreux musiciens de jazz à l’intérieur et hors des frontières de l’hexagone. Ainsi on l’a écouté aux côtés des frères Moutin, de Martial Solal, Jean-Michel Pilc, Didier Lockwood, Philip Catherine, Charlie Haden, John McLauglin et bien d’autres. Plus récemment il a rendu hommage en 2011 à l’œuvre de Georges Brassens avec « Au bois de mon cœur » et en 2013 à la musique de John Lewis sur l’album « Saint-Germain-des-Prés ».

Aux côtés de Christian Escoudé on retrouve le fidèle Jean-Baptiste Laya, guitariste qui joue avec le leader depuis longtemps. Le pianiste Antoine Hervier se passionne pour l’orgue Hammond B3 dont il joue sur sept des titres de l’album sans pour autant abandonner le piano. Apprécié pour ses solides qualités d’accompagnateur, le contrebassiste Guillaume Souriau joue régulièrement dans des orchestres de jazz parmi lesquels ceux de Christian Escoudé.

La chanteuse franco-américaine Stéphy Haik a partagé les scènes avec Birelli Lagrène, Baptiste Trotignon, Thomas Bramerie, Didier Lockwood et Olivier Hutman. Sa voix sensible, souple et très claire apporte un souffle de fraîcheur en duo avec le leader ou avec le quartet.

Le répertoire

Compositions de Christian Escoudé

Minor Phrasing groove entre bop et swing. Le phrasé lumineux de la guitare du leader se développe avec chaleur et générosité sur les accords toniques de l’orgue et le gros son de la contrebasse. Entamé sur un rythme de samba funky, Anagramme regarde du côté de Brazil avant de retrouver un tempo de jazz manouche sur lequel guitares et orgue vont improviser à cœur joie et faire vibrer la musique d’une allégresse contagieuse.

Le riff ostinato chanté par la voix en scat sur le début de Tuxedo Night se prolonge par un chorus pétillant de l’orgue. Ça swingue à n’en plus pouvoir et la guitare éloquente prend ensuite un chorus que la voix souple accompagne en contrechant. Après une introduction radieuse au piano, l’exquise ballade instrumentale Rochefort résonne de quelques familiarités avec la musique de Michel Legrand et insuffle au dernier de l’album un bain de jouvence empreint d’une mélancolie souriante.

Compositions de Django Reinhardt

Pochette de l'album Django, les inédits par Christian EscoudéAprès un début à deux guitares, Nisch gagne en épaisseur avec les interventions de la contrebasse et de l’orgue. Le chorus lumineux et fluide de la guitare fait suite à une improvisation ciselée de la contrebasse. Le duo guitare-voix interprète la subtile Improvisation N°2 sur laquelle la chanteuse a posé des paroles. La voix délicieuse se love avec subtilité sur les accords altérés de la guitare qui développe ensuite un court solo « enchanteur ».

Sur des arrangements de Christian Escoudé, Improvisation Swing sert de prétexte à la guitare et à l’orgue qui improvisent en fugue. Composée durant l’occupation et dédiée aux victimes du génocide tsigane, La Messe de Django n’a pas été enregistrée par Django Reinhardt. Après une introduction voix-orgue-guitare, le morceau arrangé par Christian Escoudé, résonne comme un requiem aux lumineuses incantations portées par la voix lyrique de la chanteuse.

Après une introduction guitare-piano joué sur un tempo de valse la voix sensuelle s’envole avec souplesse sur Choti/Valse Manouche. Sur ce titre nostalgique à souhait, la guitare du leader propulse un chorus sublime.

D’une profonde musicalité « Django, Les Inédits », fait respirer et rayonner la musique de Django. Fidèle à l’esprit du maître mais très personnel dans son expression, Christian Escoudé évoque son modèle de manière singulière. De son style élégant et précis, il met en valeur les mélodies. Son approche rythmique élaborée apporte une fraîcheur peu commune à ce style musical si souvent réduit à une virtuosité démonstrative de la guitare lead et la pompe souvent assommante des autres guitares.

« Django, Les Inédits », un hommage où élégante mélancolie et swing allègre se côtoient pour le meilleur !

RV le 25 mars 2019 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris pour retrouver en concert le guitariste Christian Escoudé entouré de Jean-Baptiste Laya (guitare), Stephy Haik (chant), Antoine Hervier (orgue Hammond B3, piano) et Guillaume Souriau (contrebasse).

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

En 2023, le maître du oud, vocaliste et compositeur, Dhafer Youssef revient avec l’album « Street Of Minarets ». Pour ce voyage musical entre orient et occident, il invite de prestigieux invités. Sans rien perdre de son identité, il élargit le périmètre de son art et son instrument se confronte avec brio à différentes facettes du jazz. Un audacieux projet qui ne manque ni d’énergie ni d’inspiration.

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« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

Pour son septième album en tant que leader, Catali Antonini invite à plonger avec elle dans « L’Océan Sonore ». A la tête d’un quartet qui réunit à ses côtés le pianiste Stéphane Pelegri, le bassiste Greg Théveniau et le batteur Hervé Humbert, la chanteuse s’exprime tour à tour en français, italien ou anglais. Rêverie aquatique en eaux tour à tour sensibles et énergiques.

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Un label est né… « Paradis Improvisé »

Un label est né… « Paradis Improvisé »

Entre avril 2021 et octobre 2022, quatorze pianistes ont enregistré en solo quatorze albums inédits sur le Steinway d’Hélène Dumez, dans l’intimité d’un appartement de Marseille, rue Paradis. Ainsi, un nouveau label est né… « Paradis Improvisé ». La parution des albums est prévue par paire, tous les deux mois, d’octobre 2022 à novembre 2023. En 2022, sont sortis en octobre ceux Pierre de Bethmann et Leonardo Montana et en décembre ceux de Baptiste Trotignon et Laurent Coulondre.

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Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Un art épanoui entre jazz et classique

Dans « Thirty », le pianiste Thomas Enhco déploie son art entre jazz et classique. L’album comprend sept nouvelles créations en piano solo et le premier Concerto pour Piano et Orchestre du pianiste, accompagné par l’Ensemble Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. La musique coule avec naturel et captive par ses nuances.

Couverture de l'album Thirty de Thomas EnhcoEn 2018, l’année de ses 30 ans, le pianiste et compositeurThomas Enhco enregistre pour Sony Music l’album « Thirty » à sortir le 15 février 2019

Le répertoire de « Thirty » se présente comme celui d’un concert en deux parties. D’abord cinq premières pièces en solo, de facture plutôt jazz, suivies d’un concerto pour piano et orchestre en trois mouvements, de structure classique. Pour finir, comme deux rappels, un premier morceau solo piano profilé classique et un second plus jazz.

Thomas Enhco entre jazz et classique

Thomas Enhco

Thomas Enhco©Frank Loriou

Après avoir étudié dans son enfance le classique et le jazz sur le violon et le piano, Thomas Enhco entre au Centre des Musiques Didier Lockwood en piano et violon. Il étudie le piano classique avec la concertiste Gisèle Magnan, et intègre le CNSMDP en Jazz et Musiques Improvisées à 16 ans.

Il mène ensuite sa carrière au piano et grave sept albums avant le superbe « Funambules » enregistré en 2015 avec la percussionniste Vassilena Serafimova (marimba, percussion) où jazz et classique se côtoient avec bonheur.

Sur son nouvel opus « Thirty », le jeune pianiste issu de la grande famille Casadeus s’épanouit entre jazz et classique et se joue des frontières qui séparent ces deux mondes.

Évoquer des passerelles jetées entre les deux univers ne suffit pas pour qualifier la musique de l’album. Au risque de brouiller les repères entre les lignes qui séparent jazz et classique, Thomas Enhco projette sa musique à travers son propre prisme musical. Dans une démarche dynamique il associe l’exigence du classique à la liberté du jazz. Il en ressort une musique très personnelle qui exclut toute juxtaposition simpliste entre les deux musiques.

Cinq compositions originales en piano solo

L’album ouvre avec « Joue pour les anges », une pièce dont le titre évoque Didier Lockwood. Le violoniste de jazz a été pour Thomas Enhco son mentor dans le jazz. C’est lui qui répétait au jeune musicien, « Joue pour les anges, mon Tom, on s’en fout des notes, oublie ce que tu as appris. Joue pour les anges. » Aujourd’hui, Thomas Enhco dédie son album à la mémoire de Didier Lockwood.

Après l’optimiste et pourtant nostalgique Turning Thirty, Owl and Tiger fait entendre sa superbe chanson d’amour sans paroles qui coule comme l’eau d’une source. Prelude (of Wind and Water) surfe ensuite sur les rythmes. Enfin la tendre et nostalgique mélodie de Looking Back termine cette séquence de pièces originales exécutées en piano solo par Thomas Enhco.

Concerto pour Piano et Orchestre

Avec son premier Concerto pour Piano et Orchestre, Thomas Enhco livre une première composition symphonique qui s’origine dans une commande que le pianiste a reçue de l’Orchestre de Pau Pays de Béarn, avec une création en février 2017 avec Pierre Dumoussaud à la direction.

Thomas Enhco a composé ce concerto en plusieurs moments de l’année 2016, dans des endroits différents (Paris, New York, île de Ré, forêt de Fontainebleau, Montréal, Maroc, Tunisie, Autriche, Allemagne, La Réunion, Mexique, Budapest). Il l’a conçu pour un orchestre à instrumentation classique (cordes, vents et percussions). Pour l’enregistrement, la partition orchestrale est confiée aux cinquante-cinq musiciens de l’Ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog.

Il s’agit d’un concerto de trente-six minute,s de structure tout à fait classique, en trois mouvements, andante, allegro et finale. Pour le compositeur le premier mouvement en ré mineur symbolise l’aventure et la découverte. Le deuxième mouvement en ré bémol majeur se développe en trois temps où l’auteur évoque l’amour, les promesses et les doutes.

Plus sombre le troisième mouvement module de bout en bout. Pour le pianiste il symbolise le désespoir et la renaissance.

Deux improvisations piano solo

Comme il reviendrait sur scène à l’issue d’un concert, Thomas Enhco termine l’album avec deux rappels, deux improvisations au piano.

Une première impro introspective et romantique s’inspire de la partition de l’opéra Orfeo Ed Euridice de Cristoph Willibald Gluck. La seconde joue avec délicatesse et tendresse avec la partition de La Javanaise de Serge Gainsbourg. Jamais démonstratif, Thomas Enhco s’amuse et harmonise les mélodies de cette superbe chanson avec un talent qui n’est pas sans évoquer l’art d’un certain Keith Jarrett.

Lyrique, romantique, introspectif et poète, Thomas Enhco déploie sur le clavier une perfection technique qui lui vient de son apprentissage de la musique classique. Au jazz il emprunte la liberté des formes et la maîtrise rythmique qui lui permettent d’improviser avec une fluidité et un naturel inouï. « Thirty »… un voyage musical qui dévoile des paysages sensibles où coexistent nostalgie, tourment, espoir et tendresse. On pourrait l’écouter sans lassitude jusqu’au bout de la nuit.

Pour retrouver Thomas Enhco sur scène, RV le 17 avril 2019 à 20h à La Cigale pour un concert prometteur.

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

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« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

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A Vaulx Jazz #31 – La programmation

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

Le retour attendu du Festival A Vaulx Jazz !

La 31ème édition du festival A Vaulx Jazz approche à grands pas ! Attendu depuis 2017 par tous les amateurs de jazz de la région Rhône-Alpes Auvergne, cet évènement sonne le retour du jazz à Vaulx-en-Velin. Du 11 au 30 mars 2019, la programmation promet surprises et réjouissances en tous genres. Il y en aura pour tous les publics.

Après une superbe édition A Vaulx Jazz #30, il a fallu deux ans pour que le jazz reprenne ses quartiers à Vaulx en Velin. En effet depuis 2017, A Vaulx Jazz a quitté son rythme annuel pour vivre dorénavant en version biennale.

Mieux vaut donc se réjouir de revoir « A Vaulx Jazz » tous les deux ans que de l’avoir perdu. D’ailleurs nul doute que pour beaucoup d’amoureux du jazz, l’envie est deux fois plus grande de vibrer de nouveau au rythme du jazz à Vaulx-en-Velin… donc en 2019, pas question de bouder le plaisir de retrouver A Vaulx Jazz #31 plus festif que jamais.

A Vaulx Jazz #31, l'afficheProgrammée du 11 au 30 mars 2019, la 31ème édition du Festival A Vaulx Jazz se pare de ses plus beaux atours ce qu’annonce de belle manière le visuel réalisé par le Collectif Risette.

L’affiche aux couleurs contrastées laisse deviner instruments et musiciens. Souvent associée à des évènements précieux, la couleur cuivre-doré du fond est parsemée de touches dont le bleu évoque la nuit. La musique ondule en vagues roses porteuses d’énergie qui font vibrer le rythme sous le pied d’un Z de JAZZ.

Pour aiguiser l’appétit des plus gourmands, un avant goût est proposé durant les vacances sous forme d’un Before ! Constitué de concerts et dj sets dans des lieux insolites. Ces rendez-vous décalés, sportifs et surtout musicaux se profilent comme un Warm Up, un échauffement pour s’amuser avant le véritable lancement du festival !

Festival Hors les Murs

Du 11 au 29 mars le festival Hors les Murs va proposer comme à son habitude des évènements dans différents lieux de Vaulx-en-Velin comme l’Esplanade Ducros, la MJC, la bibliothèque Pérec, le Planétarium, le Cinéma Les Amphis ou le Cinéma Pathé Carré de Soie. Sans oublier les Afters du Périscope avec une Douce Transe le 22 mars 2019 à 00h00 et un Edredon Sensible le 29 mars 2019 à 00h00 et la collaboration avec l’Épicerie Moderne de Feyzin pour un concert du trompettiste Christian Scott le 18 mars 2019 à 20h30.

Concerts à Charlie Chaplin

Du 19 au 30 mars 2019, un jazz métissé va faire battre le cœur du Centre Culturel Charlie Chaplin. Outre le rituel concert scolaire du mardi, huit soirées s’annoncent qui mêlent musiques improvisées sous influences variée, idiomes innovants d’aujourd’hui et de demain, sans oublier la fameuse Soirée Blues du vendredi.

RV très vite sur « Latins de Jazz » pour en savoir plus sur la programmation d’A Vaulx Jazz #31 qui promet créations inédites, nouvelles rencontres et révélations internationales ou régionales. En attendant, une visite s’impose sur le site du Festival A Vaulx Jazz.

Dhafer Youssef présente « Street Of Minarets »

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