Antonio Farao en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un jeu de piano libre et fluide, musical et vigoureux

Du 12 au 14 janvier 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le pianiste italien Antonio Faraò pour la première résidence de l’année 2017. Cette affiche laisse augurer des concerts de qualité car ce pianiste est considéré comme l’une des plus belles voix pianistiques du jazz.

En effet Antonio Faraò est encensé par les plus grands pianistes tels que le célèbre Herbie Hancock qui loue « sa conception harmonique, la joie de ses rythmes, son sens du swing, la grâce et l’ingéniosité de ses lignes mélodiques d’improvisation » et le qualifie de « grand pianiste ».

Né dans une famille de musiciens, Antonio Faraò s’est d’abord essayé au vibraphone puis à la batterie avant d’apprendre le piano au Conservatoire Giuseppe Verdi. D’abord très influencé par Oscar Peterson et Errol Garner il découvre ensuite la musique de McCoyTyner, Herbie Hancock, Keith Jarret, Bill Evans, John Coltrane, Miles Davis, Charlie Parker et Thelonious Monk qui constituent autant d’influences pour sa conception musicale.

En 1997 il rejoint le quartet d’André Ceccarelli qu’il accompagne lors de nombreuses tournées. En 1998 le pianiste remporte le prestigieux concours de piano Martial Solal décerné par la ville de Paris. La même année il se fait connaître du public français avec l’album « Black inside » (Enja Records) où il joue avec Ira Coleman et Jeff “Tain” Watts. En 2000, il enregistre « Thorn » (Enja Records) avec Jack Dejohnette, Chris Potter et Drew Gress, puis « Next Stories » (Enja Records) avec Ed Howard, Gene Jackson et Pibo Marquez.

C’est ensuite « Domi » (Cristal Records) en 2011 en trio aux côtés de Darryl Hall et André Ceccarelli. En 2013, sur l’album « Evan » (Cristal Records)  il s’exprime avec son american quartet composé de Jack Dejohnette, Ira Coleman et Joe Lovano. Au fur et à mesure de ses collaborations, il développe un jeu pianistique où dominent précision, sensibilité et élégance alliées à un swing efficace et des improvisations décoiffantes.

Sa notoriété internationale grandit et il joue aux côtés des plus grands, Lee Konitz, Steve Grossman, Chico Freeman, Miroslav Vitous, John Abercrombie, Dave Liebman, Benny Golson, Johnny Griffin, George Garzone, Branford Marsalis, Toots Thielemans. Il croise aussi les notes avec Didier Lookwod, Richard Galliano, Franco Ambrosetti, Enrico Rava, Daniel Humair, et Gary Bartz.

Son dernier album, « Boundaries » (Verve/Decca) remonte à 2015 où il s’exprime en quartet. Entouré du saxophoniste Maro Negri, du contrebassiste Martin Gjakonovsky et du batteur Mauro Beggio. Le jeune altiste Luigi Di Nunzio les rejoints sur certains titres. Sur cet album sa créativité explose. S’il reprend des grands standards tels Maiden Voyage de son mentor Herbie Hancock et Hand Jive de Tony Williams, il signe aussi des compositions originales très riches.

On se rappelle avoir écouté avec plaisir Antonio Faraò au festival « A Vaulx Jazz » en 2015 et au Club de Minuit la même année lors d’une soirée durant le festival « Jazz à Vienne ». On a alors apprécié son jeu lyrique et fluide, puissant et véloce. Épris de liberté et de musicalité, le pianiste sert la mélodie de son phrasé toujours raffiné. Adepte du jeu modal, il prolonge ainsi l’héritage de ses grands inspirateurs.

Lors de sa venue à L’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, Antonio Faraò a le  loisir de développer tous les aspects de sa personnalité musicale avec certains de ses compagnons de route. Il propose trois soirées très différentes mais tout aussi tentantes l’une que l’autre avec trois personnalités de la scène du jazz européen.

  • Le  12 janvier à 20h30, il se produit en trio avec le contrebassiste Heidi Kaenzig et le batteur Daniel Humair. Le trio italo-helvétique promet un spectacle où la liberté est la grande invité.
  • Le 13 janvier à 20h30, Antonio Faraò invite le violoniste Didier Lockwood et convie pour l’occasion Darryl Hall à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Énergie et vélocité au programme.
  • Le 14 janvier à 20h30, le chanteur David Linx est l’invité du pianiste qui retrouve pour l’occasion le contrebassiste Martin Gjakonovski contrebasse et le batteur Guido May. A n’en pas douter, une soirée où mélodie et énergie se croisent pour des improvisations débridées.

Choisir est difficile et assister aux trois soirées devrait permettre de découvrir toutes les facettes du talent du pianiste italien Antonio Faraò.

 

« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

« L’Océan Sonore » de Catali Antonini

Pour son septième album en tant que leader, Catali Antonini invite à plonger avec elle dans « L’Océan Sonore ». A la tête d’un quartet qui réunit à ses côtés le pianiste Stéphane Pelegri, le bassiste Greg Théveniau et le batteur Hervé Humbert, la chanteuse s’exprime tour à tour en français, italien ou anglais. Rêverie aquatique en eaux tour à tour sensibles et énergiques.

lire plus
Un label est né… « Paradis Improvisé »

Un label est né… « Paradis Improvisé »

Entre avril 2021 et octobre 2022, quatorze pianistes ont enregistré en solo quatorze albums inédits sur le Steinway d’Hélène Dumez, dans l’intimité d’un appartement de Marseille, rue Paradis. Ainsi, un nouveau label est né… « Paradis Improvisé ». La parution des albums est prévue par paire, tous les deux mois, d’octobre 2022 à novembre 2023. En 2022, sont sortis en octobre ceux Pierre de Bethmann et Leonardo Montana et en décembre ceux de Baptiste Trotignon et Laurent Coulondre.

lire plus
2022… Ultimes « Coups de cœur » #2

2022… Ultimes « Coups de cœur » #2

En cette fin d’année 2022, quelques albums de jazz interpellent tant par la qualité de leur propos que par leur identité singulière. Impossible de passer sous silence ces quatre Ultimes « Coups de cœur » #2, des musiques à écouter sans tarder pour découvrir de superbes paysages musicaux et bien terminer l’année.

lire plus
Share This