ONJ… à l’aube d’une nouvelle mandature

ONJ… à l’aube d’une nouvelle mandature

Concerts et Albums à venir

2018, dernière année du mandat d’Olivier Benoit à la tête de l’ONJ. Outre son ambitieux projet Europa, il a œuvré pour le Label ONJ Records et soutenu les projets de musiciens via l’ONJ Fabric. En attendant le nom de la première/du prochain chef(fe) d’orchestre, on se réjouit de l’actualité chargée de l’ONJ.

ONJ, le logoLe mandat du guitariste et compositeur Olivier Benoit nommé en janvier 2014 à la tête de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) se termine en décembre 2018. Inspiré par une énergie créatrice ouverte,

Avec les musiciens de son orchestre, il a mené et réussi l’ambitieux projet EUROPA immortalisé sur quatre albums :  « Europa Paris » (février 2014), « Europa Berlin » (novembre 2014), « Europa Rome » (juin 2015) et pour finir en 2017, « Europa Oslo » (2017), projet passionnant et magnétique.

Avant fin de 2018, l’ONJ et ses musiciens réservent encore de belles surprises. Des concerts et plusieurs albums du Label ONJ Records dont le coffret CD/DVD « ONJ-Concert Anniversaire des 30 ans »… et d’autres encore !

Concerts à venir

Après les concerts du début d’année, l’ONJ ne baisse pas la garde, mobilise toute son énergie et se produit jusqu’à la fin de l’année.

« Europa Oslo + Création Vidéo Romain Al’l

Le 21 juin 2018, dans le cadre de la Fête de la Musique et le 22 juin 2018 à 19h30, l’ONJ retrouve la scène du Carreau du Temple le temps de deux soirées au cours desquelles l’ONJ invite le vidéaste et performer Romain Al’l pour une création autour du programme « Europa Oslo ».

La performance live de l’artiste va se déployer en écho et au fil des neuf pièces du répertoire composé par Olivier Benoit. Une dimension scénique inédite à prévoir avec la complicité de la chanteuse Maria Laura Baccarini qui porte les textes du poète osloïte Hans Petter Blad.

A 18h le 21 juin 2018 on peut aussi écouter la Fanfare au Carreau dirigée par le tromboniste Fidel Fourneyron.

L’ONJ « Europa Oslo »

L’ONJ prévoit d’autres concerts pour la fin d’année, le 06 août 2018 au festival UnoJazz de San Remo (Italie), à Brême (Allemagne) pour la MusikFest le 07 septembre 2018 et le 08 novembre 2018 à Tours dans le cadre du Festival Emergences.

« Le Jour juste avant l’Océan » (Création)

Le vendredi 29 juin à 20h en l’Église Sainte Marie-Madeleine de Genevilliers, l’ONJ propose « Le Jour juste avant l’Océan », une création avec l’Ensemble Multilatérale. Le compositeur français établi à Berlin, Raphaël Cendo, est le maître d’œuvre de cette ambitieuse rencontre. Le chœur Les Métaboles, porte la parole de différents textes tirés de l’œuvre de l’auteur et metteur en scène Rodrigo Garcia.

La création rapproche les musiciens de l’Ensemble Multilatérale tenants de l’écrit musical et les musiciens de l’ONJ représentants de l’improvisation. Entre eux, six chanteurs de l’Ensemble Les Métaboles oscillent entre les deux langages. Ce concert recèle la promesse d’une catharsis radicale qui abolit les frontières des arts. 

Et encore…

Le 28 mai 2018, à la Dynamo de Banlieues Bleues de Pantin se profile la soirée ONJ Records avec les concerts de sortie des albums, « Rebirth Reverse » de Fabrice Martinez-Chut ! et « Animal » de Fidel Fourneyron.

ONJ Records annonce

Coffret CD/DVD « ONJ - Concert Anniversaire 30 ans »

ONJ, Concert Anniversaire 30 ans, la couverture de l'albumONJ Records invite à revivre le Concert anniversaire des 30 ans de l’ONJ donné le 02 septembre 2016 à la Cité de la musique de Paris, dans le cadre de Jazz à La Villette. Les musiciens de l’ONJ d’Olivier Benoit conduits par les onze directeurs de l’ONJ ont interprété sur scène un morceau emblématique du répertoire de chacun des orchestres.

Aux côtés des musiciens de l’ONJ, des élèves du CNSM de Paris, l’Académie norvégienne de musique où a résidé l’ONJ pour créer son programme « Europa Oslo » et les chanteuse Elise Caron et Yaël Naim.

Avec le concours de Radio France et Oléo Films, ces musiques sont publiées le 27 avril 2018 dans le coffret CD/DVD  « ONJ - Concert Anniversaire des 30 ans » (ONJ Records/L’autre Distribution) qui permet de saisir la diversité des musiques des onze formations de l’ONJ,  de1986 à aujourd’hui

Onze pistes reprennent les musiques sur le CD. Le livret informe avec précision sur la dimension historique de l’ONJ. Le DVD présente le concert  et de courts interviews des différents directeurs de l’ONJ.

De François Jeanneau (1986)…

en passant par Antoine Hervé (1987-1989), Claude Barthélemy (1989-1991), Denis Badault ((1991-1994), Laurent Cugny (1995-1997), Didier Levallet (1997-2000), Paolo Damiani (2000-2002), Claude Barthélemy (2002-2005), Franck Tortiller (2005-2008), Daniel Yvinec (2008-2013) jusqu’à Olivier Benoit (2014-2018)…

On constate que la rétrospective musicale en forme de suite chronologique met en évidence en même temps la continuité historique des langages développés par les ONJ successifs mais aussi la richesse de leurs différences. L’occasion où jamais de saisir l’identité plurielle du jazz hexagonal de l’ONJ qui n’en finit pas de se renouveler !

En mai 2018…

Après la force saisissante de « Palimpseste » de Sylvain Daniel, deux albums de musiciens de l’ONJ sont annoncés pour le 25 mai 2018, « Rebirth Reverse », le nouvel opus du trompettiste/bugliste Fabrice Martinez Chut! et « Animal » du tromboniste Fidel Fourneyron.

Heureux les privilégiés qui, depuis 2014, ont pu voir sur scène les musiciens de l’ONJ d’Olivier Benoit. De nombreux amateurs de jazz déplorent de n’avoir pu profiter de leur musique live durant ces quatre années. On se questionne à l’occasion sur le peu d’appétence des programmateurs français pour faire découvrir la musique de cet orchestre, fleuron du jazz français. Par bonheur demeurent les albums, même si rien ne remplace la musique vivante.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Concert de sortie de l’album « Theorem of Joy »

Concert de sortie de l’album « Theorem of Joy »

Entre sauvagerie maîtrisée et éthers poétiques

Au croisement de nombreuses esthétiques musicales la musique de « Theorem of Joy » parvient à façonner un univers qui surprend et charme à la fois. Le 02 mai 2018 à Paris au Studio de l’Ermitagees musiciens fêtent la sortie de leur album. C’est l’occasion de s’immerger dans leur monde singulier.

Après plus de deux années d’existence et de nombreux concerts à leur actif, avec le soutien de plusieurs structures et deux résidences au Baiser Salé puis au Rocher de Palmer, le contrebassiste Thomas Julienne a sorti « Theorem of Joy », le premier album de son groupe, le 06 avril 2018 chez Inouïe Distribution.

« Theorem of Joy » surprend et charme

Couverture de l'album "Theorem of Joy" du contrebassiste Thomas JuliennePar ses contrastes entre sauvagerie maîtrisée et rêverie éthérée, l’album surprend et charme à la fois. C’est le moins qu’on puisse attendre au regard de la promesse de son titre, « Theorem of Joy ». De fait, le disque tient ses engagements. Ambiances orientales et atmosphères zen s’intercalent entre climat post-rock paroxystique et lignes incantatoires tendues.

A la tête de son arbre à cinq branches, Thomas Julienne a composé l’ensemble des titres de l’opus et a confié l’écriture des textes à Camille Durand aka Ellinoa. Impliquée dans ce projet, la chanteuse fait exploser le palette sonore de sa voix plus encore que sur le jazz ébouriffant de son Wanderlust Orchestra.

L’instrumentation du groupe joue à fond sur les cordes. Cordes vocales, cordes de la contrebasse mais aussi celles des violons de Boris Lamérand et de la guitare de Thomas St Laurent. Les percussions, peaux et cymbales du batteur Tom Peyron assurent le socle essentiel sur lequel se croisent les cordes.

Les ambiances de titres essentiels de l’album doivent aussi beaucoup aux invités qui joignent leurs instruments et prêtent leurs talents à la musique. Le saxophone soprano de Maxime Berton, les flûtes d’Émilie Calmé, la clarinette de Mohamed Najem. On note aussi la participation du quatuor à cordes « Les enfants d’Icare » auquel participe Boris Lamérand.

Impressions musicales.

Entre les envolées de la voix et du saxophone soprano du titre d’ouverture, To forgive, et le calme du poétique et serein Forest cafe qui termine l’album, « Theorem of Joy » navigue entre plages oniriques et falaises enrockées.

Après le climat incantatoire de la flûte, les effets de distorsion de la guitare tendent jusqu’à la transe le climat de Hope to sea you qui capte l’attention de bout en bout. On est secoué par l’ambiance orientale et la puissance de la voix qui enfourche son tapis volant pour rejoindre les contrées imaginaires merveilleuses d’Impostor.

On vibre au climat contemporain de Two lines où violon et voix croisent leurs lignes de chant et on capte avec bonheur la respiration zen de Relax if you can. Sur Feuilles jaunes on se laisse caresser par la douce poésie et le souffle du chant, vent imprévisible que tente de dompter la contrebasse.

Instaurée par la voix diaphane et la stridence des cordes, l’ambiance fantomatique de Ghost précède le climat étrange et cauchemardesque de Ghost part 2 qui malaxe les expressions bruitistes de la voix et bidouille les sons dans un cadre rythmique mené rondement par la batterie et les riffs réitératifs guitare.

Sur Sablier, la voix ensorcelante de la chanteuse et le chorus lyrique de la guitare devenue onirique suggèrent à merveille l’écoulement du temps ponctué par les mailloches sur les cymbales et les peaux.

Après avoir savouré la musique de « Theorem of Joy », on se réjouit de retrouver Thomas Julienne, Ellinoa, Boris Malérand, Thomas St Laurent, Tom Peyron et tous les invités du disque, au Studio de l’Ermitage le 02 mai 2018 à 21h pour le concert de sortie de l’album dont « Les enfants d’Icare » assurent la première partie.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Clin d’œil au Dexter Goldberg Trio

Clin d’œil au Dexter Goldberg Trio

Un jazz contrasté entre nervosité et détente

Le label de jazz participatif français jazz&people présente « Tell Me Something New », le premier album du Dexter Goldberg Trio. Le pianiste Dexter Goldberg propose un répertoire de compositions originales. L’osmose palpable du trio libère un jazz exigeant, moderne et équilibré qui navigue entre nervosité et détente.

Couverture de l'album "Tell Me Something New" du Dexter Goldberg TrioAprès avoir participé comme sideman sur les albums du saxophoniste américain Ricky Ford sur « 7095 » en 2011 et « Sacred Concert » en 2013 et sur « Pure imagination » du Michel Goldberg Jazz Quartet en 2013, le pianiste Dexter Goldberg prend son essor comme leader avec la sortie à venir de l’album « Tell Me Something New » ( jazz&people/PIAS), enregistré à la tête de son trio.

Annoncé pour le 04 mai 2018 sous jazz&people, le label participatif français, l’opus « Tell Me Something New » présente un répertoire de neuf titres originaux composés par le jeune pianiste. Ancrées dans la grande tradition du jazz, les compositions de Dexter Goldberg évoquent des parentés architecturales inspirées d’Ahmad Jamal mais apparaissent aussi proches d’autres esthétiques plus modernes comme celle de Tigran Hamasyan.

Une musique contrastée

A la première écoute, on est frappé par la virtuosité et la dextérité de son jeu caractérisé par une forte dominante rythmique. On perçoit aussi combien son toucher percussif et vif fait alterner des épisodes nerveux et saccadés avec des passages plus fluides voire aériens sans pourtant jamais vraiment de lyrisme.

Autour du pianiste sont réunis le contrebassiste Bertrand Beruard et le batteur Kevin Lucchetti. Le trio développe une complicité palpable. Immergés dans une osmose indéniable, les trois musiciens prodiguent une musique moderne et équilibrée. Si la matière musicale privilégie la dimension rythmique elle développe aussi une grande richesse harmonique sans omettre de nuancer les climats.

Un prénom augure-t-il d’une carrière ?

Porter le prénom du grand Dexter Gordon n’a pas suffi à Dexter Goldberg pour mener carrière et se forger une personnalité musicale. Issu d’une famille de musiciens, Dexter Goldberg commence par l’apprentissage des percussions, ce qui est sans doute à relier avec la dominante rythmique de son jeu. Il se met au piano vers l’âge de 16 ans. 

Il quitte ensuite la Bretagne pour Paris où en 2010 il intègre le département jazz du CNSM à 23 ans. Il étudie le piano et la composition avec Pierre de Bethmann, Dré Paellmaerts, Riccardo Del et François Théberge et obtient son diplôme en 2014. Parallèlement il fait des rencontres musicales essentielles, comme avec Ricky Ford et aussi le batteur Sangoma Everett avec lequel il fait une tournée au Maroc.

Ces expériences et apprentissages lui ont permis de développer ses potentialités et en 2014 il forme le Dexter Goldberg Trio. En 2015, dans le cadre du programme Fresh Sound du festival « Jazz à l’Étage » de Rennes, il bénéficie d’une résidence à La Harpe à l’issue de laquelle il présente ses propres compositions en première partie du set de Dianne Reeves lors de la clôture du 6ème festival Jazz à l’Étage, le 21 mars 2015.

L’aventure du trio continue avec une nouvelle étape, l’enregistrement de « Tell Me Something New » au Studio Sextan de Malakoff du 27 au 29 octobre 2016 suivi d’une campagne de financement participatif réussie et la sortie à venir de l’album le 04 mai 2018.

Impressions musicales

La décontraction et la souplesse de Tell Me Something New. La fougue sautillante et les respirations de A chord into Me. Le tempo rapide de RER B glissant comme un train sur les rails. La sérénité des riches harmonies de l’onirique et pluvieuse Rainbow.

La rêverie raffinée d’une promenade à trois temps sur Osmose. L’atmosphère mélancolique et classique de Nostalgia. La volubilité du brillant Smart tone. La liberté de tonalité de Waves of Sand. La cristalline subtilité des harmonies et le swing de la composition I’ll be OK.

Au fil de « Tell Me Something New » alternent atmosphères alertes, nerveuses et tendues, ambiances aériennes à tendance méditative. Entre tension et décontraction la musique exigeante explore des pistes ludiques, se libère et se renouvelle.

Pour découvrir live la musique du Dexter Goldberg Trio, rendez-vous le 17 mai 2018 à Elancourt, le 18 mai 2018 à 21h à Paris au Sunside et le 19 mai 2018 au Festival « Saint Jazz sur Vie ».
Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

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Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

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Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Fred Pasqua dévoile « Moon River »

Fred Pasqua dévoile « Moon River »

La force tranquille de « Moon River »

Pour son premier album « Moon River », Fred Pasqua propose une musique poétique et lumineuse, sensible et expressive. Accompagné par de talentueux musiciens, le batteur livre un jazz libre et sans faux-semblants. Il gomme le superflu au profit des nuances et réussit le défi d’associer délicatesse et puissance.

Couverture de l'album "Moon River" du batteur Fred PasquaA travers la musique soignée et délicate de son premier album « Moon River », Fred Pasqua témoigne son attachement aux morceaux qui ont accompagné sa vie d’artiste. Entouré de musiciens avec lesquels il a déjà partagé des aventures musicales, le batteur élabore une musique très personnelle, sensible et nuancée dont l’esthétique s’apparente à une poésie lumineuse et délicate conforme à l’image de la photo de Laeticia Bourgeois.

Attendu le 27 avril 2018 sous le label « Bruit Chic » qui fédère des autoproductions et réalisé sans campagne de financement participatif, l’album « Moon River » a été enregistré au Studio de La Buissonne à Pernes-les-Fontaines les 30 et 31 octobre 2017 par Gérard de Haro et Annaëlle Marsollier et mixé et masterisé par Nicolas Baillard dans ce même studio.

La carrière musicale active de Fred Pasqua

La discrète exposition médiatique de Fred Pasqua cache pourtant une carrière musicale très active. En effet, le batteur multiplie les rencontres et les collaborations sur le territoire français et bien au-delà. Présent auprès de Yoann Loustalot, au sein du trio Aerophone, associé à Elina Duni dans son quintet Aksham, membre du quartet Lucky Dog, il travaille aussi avec les guitaristes Romain Pilon et Simon Martineau, avec Walter Smith III et Ben Wendel, Seamus Blake sans oublier les pianistes et claviéristes français Tony Paeleman et Pierre de Bethmann et bien d’autres musiciens parmi lesquels Louis Winsberg, Emmanuel Beix, Michel Benita, Santi Debriano, Kirk Lightsey…

« Moon River », l’expression d’un collectif

A l’image de son leader, « Moon River » mise plus sur l’expression du collectif que sur celle des egos. Pour l’enregistrement Fred Pasqua a varié les orchestrations. Sept titres sont enregistrés en quartet avec à ses côtés le guitariste Nelson Veras, le bugliste-trompettiste Yoann Loustalot et le contrebassiste Yoni Zelnik. Fred Pasqua invite aussi Laurent Coq (piano), Jean-Luc Di Fraya (voix), Adrien Sanchez (saxophone) et Robin Nicaise (saxophone) pour d’autres morceaux gravés en solo, trio, quartet sans guitare, quintet ou sextet.

En souplesse et en nuances, la batterie soleil et la guitare feutrée dispensent rythmes expressifs et harmonies lumineuses. Les lignes poétiques et parfois lyriques du bugle dessinent des entrelacs délicats qui croisent les courbes souples, discrètes mais solides de la contrebasse.

Une musique libre mais structurée

Le répertoire de « Moon River » propose des œuvres variées de compositeurs familiers aux amateurs de jazz. Concernant l’interprétation, le leader a donné « quelques consignes…, mais pas d’arrangements à proprement dit pour laisser la plus grande part à l’improvisation ». Libre et légère la musique n’en est pas moins profonde et structurée.

Impressions musicales

L’album ouvre avec la respiration de Soupir basé sur un motif de Ravel. La batterie déroule un tapis feutré sur une interprétation pudique et confidentielle du thème de Jimmy Rowles, The Peacocks. Sur Gentle Piece, une ballade crépusculaire de Kenny Wheeler harmonisée sereinement par la guitare, les balais carressent la mélodie.

L’atmosphère évanescente de Circles de Miles Davis contraste avec le tempo hard bop de Riot évocateur de l’ambiance de « Speak Like A Child » enregistré par Herbie Hancock chez Blue Note.

On savoure autant Something Sweet Something… la libre composition du saxophoniste Adrien Sanchez et les arabesques de son ténor que la ballade Nascente de Milton Nascimento où alternent calme et orage. On découvre avec bonheur la version peu orthodoxe que Nelson Veras délivre du thème Black Narcissus de Joe Henderson joué en trio guitare, contrebasse, batterie.

On se délecte à l’écoute du thème de Mancini, Moon River, qui coule comme un ruisseau alimenté par les riches harmonies de la guitare, le chant du piano et la voix voilée de Jean-Luc Di Fraya.

Les couleurs vives de Yellow Violet et ses polythmies tranchent avec les silences et le climat onirique de Timeless dont l’esthétique évoque celle du label ECM. La sonorité large et suave du saxophone ténor de Robin Nicaise confère un climat de paix à Central Park West de John Coltrane oxygéné par le jeu pointilliste de la guitare et les délicats battements des balais.

Avec Louisiana Fairytale de Parish/Gillespie/Coots, l’album se termine sur un blues orléanais joué par un mini brass band sans guitare où les trois cuivres, la contrebasse et la batterie font un clin d’oeil aux racines louisianaises du jazz.

« Moon River » rime avec poésie et harmonie. Un album réussi qui dispense de l’émotion à l’état pur. Une musique sans esbrouffe, éloignée des tumultes et des croisements racoleurs. Puissent programmateurs et diffuseurs prendre le temps de laisser couler le suc de cet élixir dans leurs oreilles pour le proposer aux mélomanes attentifs et exigeants et plus largement. aux amateurs de Musique  Ce jazz libre et nuancé qui fait coexister délicatesse et force devrait les combler tous sans retenue.

Pour savourer live la musique de « Moon River » plusieurs rendez-vous se profilent dans le Sud de la France, terre d’origine du batteur. Le 12 mai 2018 à 20h30 à Nîmes à l’Entrée des Artistes, le 22 mai 2018 à 20h à l’IMFP de Salon de Provence, le 24 mai 2018 au Jam (ex Lounge) de Marseille. Sans oublier le concert de sortie de l’album à Paris au Sunside, le 25 mai 2018 à 21h30Fred Pasqua se produit en quartet avec Nelson Veras, Yoann Loustalo et Yoni Zelnik.
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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

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Terence Blanchard publie « Live » avec The E-Collective

Terence Blanchard publie « Live » avec The E-Collective

Baume musical symbolique et résilience émotionnelle

Le trompettiste Terence Blanchard publie chez Blue Note un nouvel album intitulé « Live ». Avec son groupe, The E-Collective, il présente des extraits de concerts enregistrés sur des scènes proches de trois collectivités afro-américaines affectées récemment par la violence armée. Une musique élégante et puissante en guise d’outil symbolique porteur de résilience.

Le trompettiste Terence BlanchardLa puissance créative et artistique du trompettiste et compositeur Terence Blanchard est éclatante. Depuis 2004 six récompenses prestigieuses témoignent de sa carrière de trompettiste de jazz mais aussi de compositeur de dizaines de BO de films dont celles où il est associé à Spike Lee.

Toujours lyrique, sa musique donne à entendre une sorte de teinte douce-amère en écho aux tragédies douloureuses affectant la communauté afro-américaine.

Terence Blanchard n’en est pas à son premier engagement en ce sens avec The E-Collective. On se souvient en effet de leur premier album de 2015 intitulé « Breathless » en hommage à Eric Garner, mort étouffé par les forces de l’ordre durant une manifestation.

Avec « Live » (Blue Note/Universal) attendu le 20 avril 2018, Terence Blanchard et The E-Collective réitèrent. Entouré de Charles Altura à guitare, Fabian Almazan au piano et synthétiseurs, David Ginyard à la basse et Oscar Seaton à la batterie, le trompettiste dresse sa musique face à toutes les violences armées ciblées contre les citoyens de couleur ou des membres des forces de l’ordre.

Terence Blanchard s’exprime d’ailleurs ainsi via une déclaration fournie par Blue Note : « J’ai voulu que la musique soit une force de guérison dans les domaines où nous travaillons — laisser la musique capter votre colère et les frustrations. Je ne dis pas aux gens de ne pas être en colère mais quand les choses deviennent trop fortes, la musique est là pour vous aider à guérir ».

L’album « Live » au plus près de la réalité de terrain

Couverture de l'album "Live" de Terence Blancard et E-CollectiveLes sept pistes du disque ont été symboliquement extraites de concerts présentés sur les sites de trois collectivités qui ont connu une escalade des conflits entre les forces de l’ordre et citoyens afro-américains.

The Dakota à Minneapolis où Philando Castile a été fusillé par un policier le 06 juillet 2016, The Bop Stop à Cleveland où Tamir Rice âgé de 12 ans a été abattu par la police le 22 novembre 2014 et le Wyly Theatre à Dallas où les policiers Lorne Ahrens, Michael Krol, Michael Smith, Brent Thompson et Patricio Zamarripa ont été tués lors de la marche pacifique de Black Lives Matter les 7 et 8 juillet 2016.

La musique comme baume de guérison émotionnelle contre la violence

Sur « Live », Terence Blanchard et The E-Collective présentent sept titres puissants enregistrés live en concert. Comme une vitrine, le disque restitue le reflet d’une amère prise de conscience de la violence récurrente qui affecte la communauté afro-américaine mais il se profile aussi comme un baume de guérison émotionnelle susceptible d’apaiser les souffrances.

Impression musicales

Un thème de Marcus Miller, Hannibal, ouvre l’album par une introduction nébuleuse au synthé suivie d’une intervention de la trompette équalizée qui impulse un tempo funk, soutenu par la basse tellurique. La guitare s’enflamme mais pour finir le calme revient.

En introduction de sa composition Unchanged le guitariste instaure un climat apaisé puis la trompette cisèle le thème avec douceur suivie par le piano devenu rêveur.

Les cinq autres titres sont à porter au crédit du trompettiste. Au début de Kaos le piano installe une ambiance apaisée puis le thème advient, exposé par la trompette. Soutenue par la basse, elle mène le rythme et électrise piano et guitare. Échauffé par la section rythmique, le climat devient chaotique et confine au paroxysme.

On reste saisi par Dear Jimi, joué en hommage à Jimi Hendrix. Pas un souffle de trompette. Terence Blanchard expose la mélodie mélancolique au synthé. La guitare contribue à illuminer le morceau et lui confère une dimension poignante.

On vibre au climat incandescent de Soldiers qui sonne comme un clin d’oeil à Herbie Hancock et ses Head Hunters. Débutée dans une ambiance hip hop la musique est vite irradiée par le son trafiqué de la trompette qui dialogue avec la guitare véhémente soutenue par la basse.

Plus loin, les effets de distorsion de la trompette et la guitare déchaînent le vent d’une tempête énergique sur Can Anyone Hear Me qu’on dirait habité des climats de Weather Report.

L’album se termine avec Choices et ses atmosphères alternatives. Intro éthérée du piano puis trame sonore dramatique jouée par la trompette équalizée à la sonorité frénétique et gémissante. La voix slame ensuite, déclame et réclame un autre choix pour l’humanité que la mort par balles. Une ambiance final apaisée dilue les tensions.

Sur « Live », dans un climat funk et groovy, cinq musiciens inspirés par leur idéaux mettent en avant une musique ouverte et porteuse d’espoir. Elle se fait survoltée, déborde d’énergie et s’enflamme violemment comme en écho à la violence. Par contre elle devient méditative, déroule des motifs calmes et sereins et fait baisser le niveau de révolte. Un opus proposé comme un baume apaisant pour cicatriser les plaies laissées par la violence.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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« Awase » le retour de Nik Bärtsch et Ronin

« Awase » le retour de Nik Bärtsch et Ronin

Les énergies fédérées de Nik Bärtsch’s Ronin

Six années depuis le dernier disque du groupe suisse. Dans l’intervalle, Nik Bärtsch’s Ronin s’est métamorphosé. Il accueille un nouveau bassiste et devient quartet. Pour l’occasion, Nik Bärtsch et Ronin revisitent le répertoire originel et proposent de nouveaux inédits sur « Awase », un album à paraître le 04 mai 2018.

Couverture de l'album "Awase" de Nik Bärtsch'RoninAprès “Stoa” (2006) , “Holon” (2008), “Llyrìa” (2010) et le double album intitulé « Live » sorti en 2012, le groupe Ronin du pianiste helvète Nik Bärtsch s’est transformé. Pour marquer cette mutation Nik Bärtsch et Ronin reviennent avec « Awase » (ECM/Universal), un nouvel album dont la sortie est annoncée pour le 04 mai 2018.

En intégrant un nouveau bassiste, Thomy Jord, et en passant du quintet au quartet, le groupe fondé en 2001 par le pianiste Nik Bärtsch, devient un tout autre orchestre où l’on retrouve toujours Sha à la clarinette basse & au saxophone alto et Kaspar Rast à la batterie.

Awase…

… un terme issu du monde des arts martiaux qui signifie « bouger ensemble » dans le sens de fédérer des énergies. La métaphore est on ne peut plus appropriée pour expliciter ce qui caractéristique la musique du groupe électrifié Ronin de Nik Bärtsch, la précision des dynamiques orchestrales, le groove sophistiqué et kaléidoscopique de ses motifs minimalistes et répétitifs.

Créer un effet maximal avec un minimum de moyens

Malgré la multiplicité des influences du groupe et en dépit des changements intervenus dans la structure de l’orchestre, la musique de la nouvelle mouture instrumentale de Ronin conserve son esthétique originelle. En effet, le principe d’origine demeure le même, créer un effet maximal avec un minimum de moyens. Une musique tout à fait contemporaine aux croisements de la musique minimaliste, du jazz et du funk.

Le leader Nik Bärtsch évoque quant à lui une métamorphose. Il parle d’une liberté nouvelle et d’une flexibilité dans l’approche du matériau musical. Pour lui, le groupe fait preuve aujourd’hui de « plus de transparence, d’interaction et de joie dans ses interprétations ».

Le groupe Nik Bärtsch's RoninLe nouveau disque « Awase » propose des compositions inédites parmi lesquelles, pour la première fois sur un enregistrement de Ronin, une pièce du clarinettiste Sha. On appréhende la liberté nouvelle du groupe dans la manière dont Bärtsch revisite les premiers modules élaborés par la formation au moment de sa création.

En effet, à l’écoute du module 36 originellement gravé sur « Stroa » on retrouve les lignes jouées à l’unisson par le pianiste et le clarinettiste mais si la matière musicale perd de sa gravité, elle acquiert une nouvelle mouvance, gagne en groove, conserve sa dimension minimaliste et répétitive caractéristique avec ses mouvements circulaires et obsessionnels qui flottent et se croisent sans fin.

Une musique parfois intense, parfois zen

Enregistré aux Studios La Buissonne à Pernes-les-Fontaines en octobre 2017 sous la direction artistique de Manfred Eicher, « Awase » donne à entendre l’esthétique de Nik Bärtsch’s Ronin qui demeure cohérente à tous les niveaux de son expression musicale. Une musique parfois intense, parfois zen.

« Awase », une musique post-moderne héritière de Steve Reich. Une esthétique combinatoire où tous les éléments se cumulent pour générer une transe hypnotique implacable. Les entrelacs de lignes fluides et étranges retrouvent leur force attractive originelle.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Jazz Day 2018 à Lyon et sur le territoire métropolitain

Jazz Day 2018 à Lyon et sur le territoire métropolitain

En avant pour 24 h de jazz !

Chaque année depuis 2011, le 30 avril célèbre la « Journée internationale du Jazz ». Pour la sixième année, « Jazz à Vienne » coordonne le « Jazz Day » sur Lyon et son territoire, avec le soutien du Pôle Métropolitain. En avant pour le Jazz Day 2018 !

Rien de mieux que 24 heures de Jazz pour célébrer à l’unisson de l’UNESCO la Journée internationale du Jazz fondée en 2011 à l’initiative d’Herbie Hancock et en partenariat avec le Thelonious Monk Institute of Jazz.

Le Jazz Day Lyon 2018, c’est 24h de jazz…

Affiche du Jazz Day 2018 à Lyon

dans 5 agglomérations

Lyon, Vienne, Saint-Étienne, Bourgoin-Jallieu et Villefranche-sur-Saône;

60 lieux et 70 acteurs

Bars, théâtre, salles de concert, écoles de musique, … accueillent des projets musicaux originaires de la région;

270 artistes et 80 événements

Concerts, jam-sessions, projections, expos, … tout un programme au croisement des disciplines artistiques et culturelles.

Suggestion d’un « Circuit Jazz Day » à Lyon 14h à 23h

de 14h30 à 16h

RV à la Ferme du Vinatier (Centre Hospitalier le Vinatier) avec Misterloi Blues Band pour écouter du blues joué par Jean-Philippe Ramos (saxophone), Carlos Gil (basse), Daniel Letisserand (keyboards), Louis Fruterro (guitare, vooix) et Eddy Costa (batterie).

à 17h30

RV à la station de Métro de Lyon Place Bellecour avec le duo Pokerface. Né en 2016 de la rencontre entre la chanteuse Jade, et le guitariste chanteur Julian passionnés de Soul Music et de Rythm and Blues.

de 18h30 à 19h45

RV à l’Alliance Française (11, rue Pierre Bourdan) pour assister au spectacle conçu par Xavier Jacquelin « Le Code Noir 1685″. Pierre Tiboum Guignon en assure la direction musicale du projet avec les étudiants du département Jazz du Conservatoire de Lyon. Au programme, musiques africaines, jazz et poèmes.

de 21h à 23h

RV au Bémol 5 (1 rue de la Baleine) pour rejoindre la seconde partie de la jam-session animée par Pierre Latreille (piano), Olivier Morard (basse), Yves Dorn (batterie). Dans l’esprit du Jazz Day, le club Bémol 5 propose une grande scène ouverte. L’occasion pour les musiciens de se produire sur scène, d’exprimer leurs talents et de rencontrer d’autres musiciens. L’opportunité pour le public de découvrir la dimension interactive du jazz.

Le 30 avril 2018, le jazz vibre partout et à toute heure.

Pour imaginer d’autres « Circuits Jazz Day 2018 » à Lyon, Vienne, Saint-Étienne, Bourgoin-Jallieu et Villefranche-sur-Saône… infos, horaires et programme détaillé sur : www.jazzday-lyon.com/. Événement gratuit sauf mention particulière.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Antonio Sanchez présente « Channels of Energy »

Antonio Sanchez présente « Channels of Energy »

Un batteur, un arrangeur, un big band

Après six disques en leader, Antonio Sanchez sort « Channels of Energy », un double album qui réunit trois entités. Deux étoiles du jazz, le batteur Antonio Sanchez et le chef d’orchestre-arrangeur Vince Mendoza s’associent au prestigieux WDR Big Band. Dans le parfait respect de l’écriture du batteur, l’album propose une musique à la modernité sidérante.

Couverture de l'album "Channels of Energy" du batteur Antonio SanchezEnregistré en décembre 2016 à Cologne en Allemagne, dans le studio 4 de la Westdeutscher Rundfunk Köln, le double album « Channels of Energy » est annoncé pour le 27 avril 2018 chez Cam Jazz. Dès la première écoute, le nouveau projet du batteur Antonio Sanchez surprend autant qu’il séduit.

Une énergie maîtrisée et équilibrée se dégage des huit compositions originales d’Antonio Sanchez interprétées par le rutilant WDR Big Band avec le soutien d’Antonio Sanchez à la batterie, sur les superbes arrangements du chef d’orchestre Vince Mendoza.

Sur « Channels of Energy », Antonio Sanchez joue de sa batterie comme d’un orchestre. Vince Mendoza maîtrise son orchestre comme s’il s’agissait d’un instrument unique. L’orchestre de la radio nationale allemande, le WDR Big Band, interagit avec la batterie et le chef d’orchestre comme s’ils ne faisaient qu’un, mettant en valeur avec brillance et élégance les arrangements nuancés posés par le chef d’orchestre sur les compositions du batteur Antonio Sanchez. Antonio Sanchez, Vince Mendoza & le WDR Big Band… un trio gagnant.

Le batteur Antonio Sanchez n’en finit pas d’étonner

On le connait pour être un fabuleux instrumentiste. Il l’a prouvé en sideman aux côtés de Pat Metheny mais aussi en soliste sur son dernier album « Bad Hombre » sorti en 2017. On a aussi apprécié ses talents de leader sur de nombreux albums dont les derniers « New Life », « Three times three » et « The Meridian Suite ». Enfin on n’ignore rien de son talent de compositeur reconnu par l’octroi du Grammy Award de la « meilleure bande originale pour un média visuel ». Sur la BO du film « Birdman » d’Alejandro González Iñárritu, la batterie d’Antonio Sanchez est l’unique instrument qui accompagne les pensées du héros. Elle contribue pour beaucoup au rythme et au mouvement du film.

Il confie ses compositions à Vince Mendoza et au WDR Big Band

On sait le talent inouï de Vince Mendozacompositeur, arrangeur et chef d’orchestre multi-récompensé (six Grammy Awards). Ses arrangements inventifs et chatoyants confiés à des orchestres symphoniques ou à des Big Bands subliment les musiques sur lesquelles il se penche, que ce soit de la pop, du rock ou du jazz (Björk, Sting, Elvis Costello, Joe Zawinul, John Scofield, Joni Mitchel, Melody Gardot, …). Il n’en est pas à sa première collaboration avec les musiciens virtuoses du WDR Big Band auprès duquel il est très engagé (résidences et enregistrements).

Quelques repères savoureux de « Channels of Energy »

Sur le CD1

L’improvisation étincelante du trompettiste Ruud Breuls, le phrasé fougueux du saxophoniste alto Johan Hörlen et le final rutilant de l’orchestre sur Minotauro. L’introduction funk des trombones et trompettes, l’intervention énergique de la trompette et l’éclatante intervention de la batterie sur Nooks and Crannies. L’improvisation du saxophoniste ténor Paul Heller sur Nighttime Story, ballade écrite en hommage à Michael Brecker. Les breacks punchy du Big Band sur The Real McDaddy et l’architecture parfaite du chorus frénétique de la batterie d’Antonio Sanchez.

Sur le CD2

Le solo limpide du pianiste Omer Klein apaise le Big Bands sur New Life. La richesse harmonique et rythmique du thème Grids and Patterns qu’expose l’orchestre. La sonorité profonde du trombone d’Andy Hunter sur le mélancolique Imaginary Lines dont le motif répétitif et lumineux est accompagné par la masse sonore très souple de l’orchestre. Sur Channels of Energy, un sommet du double album, l’introduction rock de la batterie induit le rythme binaire de l’orchestre et la transe du saxophone soprano. Le climat incandescent s’apaise ensuite après la superbe respiration prodiguée par la batterie et la contribution swinguante du trombone.

Lorsque les orbites des trois étoiles musicales que sont Antonio Sanchez, Vince Mendoza et le WDR Big Band se croisent sur « Channels of Energy », advient alors un album élégant, vibrant et contemporain. Les sonorités rutilantes et la variété des couleurs rythmiques fascinent par l’énergie qu’elles dégagent. Grâce aux interactions raffinées entre les solistes, l’orchestre et le batteur, la puissance orchestrale ne masque en rien la précision et la modernité de l’écriture.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

David Tixier Trio annonce « Because I Care »

Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Un voyage intimiste et sensible

Pour son troisième album chez ECM, Elina Duni signe « Partir », un album conçu et réalisé en solo. La chanteuse interprète un répertoire de chansons autour du départ, de la perte et de l’amour. Elle s’accompagne au piano, à la guitare ou avec un set de percussions. Son chant intimiste et sensible transcende la souffrance.

Couverture de l'album "Partir" de la chanteuse Elina Duni« Nous sommes tous en partance, amenés à être arrachés de ce que l’on aime » … tel est le point de départ du projet d’Elina Duni concrétisé en 2017 par l’enregistrement de l’album « Partir » enregistré aux Studios La Buissone à Pernes-les-Fontaines en juillet 2017 sous la direction artistique du patron du label ECM, de Manfred Eicher lui-même.

Avec « Partir » (ECM/Universal) à paraître le 27 avril 2018, la chanteuse Elina Duni signe un recueil de chansons issues de sources très diverses. Des airs traditionnels mais aussi des chansons plus connues et même une composition originale.

D’une trajectoire personnelle….

Évoquer l’exil et tout ce qui se rattache au départ contraint ou choisi résonne avec la trajectoire personnelle de la chanteuse devenue une voix de la diaspora albanaise. En effet, suite à la chute du régime communiste, Elina Duni doit quitter l’Albanie en1992. Elle s’établit alors en Suisse avec sa mère. Après avoir appris le violon en Albanie où elle avait déjà chanté dès l’âge de cinq ans puis plus tard pour la Radio et la Télévision Nationales Albanaises, elle étudie en Suisse le piano classique au Conservatoire de Genève où elle continue ses études musicales et découvre le jazz.

Après divers projets de musique, de films et de théâtre qui l’ont de nouveau conduit en Albanie mais l’ont aussi amenée à partir à New-York, elle s’oriente vers le jazz qu’elle étudie à Berne entre 2004 et 2008. En 2005 elle crée le Elina Duni Quartet avec Colin Vallon (piano), Patrice Moret (basse) et Norbert Pfammatter (batterie), un retour à ses sources musicales qui mélange les chants folkloriques des Balkans au jazz

Avec eux elle enregistre deux albums « Baresha » (2008) et « Lume Lume » (2010) chez Meta Records puis publie chez ECM en 2012 « Matanë Malit » (Au délà de la montagne) et en 2015 « Dallëndyshe » (Hirondelle). Les chansons albanaises se retrouvent dans le répertoire de ces albums.

… à une création artistique, « Partir »

Pour « Partir », son troisième album chez ECM, Elina Duni élabore un répertoire de douze titres dont elle réalise les arrangements. Deux pièces chantées a capella, quatre autres où elle s’accompagne au piano, quatre à la guitare et deux autres où elle utilise les percussions pour ponctuer son chant.

Certes la provenance des morceaux est éclectique mais leur thématique est cohérente, puisque tous sont en lien avec l’exil, le départ, la séparation. Certes ces ruptures riment la plupart du temps avec la souffrance mais l’amour et l’espoir permettent de surmonter la perte pour finalement renaître.

Sur « Partir » les nuages du chagrin et de la douleur qui s’élèvent du chant d’Elina Duni ne masquent pas la lumière d’une renaissance possible dans un autre ailleurs. A travers cette réalisation artistique, la poésie musicale  de la chanteuse transcende le désespoir et laisse entrevoir une lueur d’espoir.

Au programme, des airs traditionnels d’Albanie, du Kosovo, d’Arménie, de Macédoine, de Suisse ou issues de l’héritage arabo-andalou mais aussi une composition personnelle de l’artiste Let us drive in et d’autres chansons plus connues comme Je ne sais pas de Jacques Brel, Amara terra mia de Domenico Modugno ou encore Meu Amor d’Alain Oulman.

La chanteuse se fait polyglotte et sa voix mute avec aisance de l’Italien au Portugais, de l’Albanais à l’Arménien, de l’Arabe au Yiddish, de l’Anglais au Suisse-Allemand. Dans toutes ces langues, sans dramaturgie excessive, le chant poignant d’Elina Duni conte la nostalgie, la saudade et le spleen mais convoque aussi l’amour.

Arrangements épurés, chant méditatif et recueilli, timbre limpide et clair, tout concourt à faire de « Partir » un album aux ambiances intimistes. A travers la voix expressive et sensible d’Elina Duni vibrent  tour à tour la force du chagrin, la tristesse du désespoir, la puissance de l’amour, la lumière de la renaissance. Au fil des titres, on voyage avec Elena Duni dans une rêverie embrumée d’une mélancolie trouée par le soleil de l’espoir. Son chant nuancé exprime la déchirure et la perte mais laisse percevoir la puissance de l’amour.

 

Pour écouter live le projet « Partir » de la chanteuse Elina Duni en concert, trois rendez-vous se profilent. Le 03 mai 2018 à 20h au Centre Culturel Suisse de Paris. Le 06 juillet 2018 à 18h au musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal dans le cadre des Musaïques de « Jazz à Vienne ».  Le 28 juillet 2018 à partir de 20h30 sur la Scène de la Cour dans le cadre de l’Alberville Jazz Festival.
Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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« Currents, Constellations » par le Nels Cline 4

« Currents, Constellations » par le Nels Cline 4

Quand modernité rime avec vigueur et audace

« Currents, Constellations » marque les débuts chez Blue Note du Nels Cline 4, le nouveau groupe du guitariste Nels Cline. Dans ce quartet énergique le leader collabore avec le guitariste Julian Lage et une puissante section rythmique composée de Scott Colley et Tom Rainey. Une musique d’avant-garde, généreuse et audacieuse.

Couverture de l'album "Currents, Constellations" su Nels Cline 4Connu depuis 2004, Nels Cline, le guitariste de Wilco, a émergé comme leader dans les années 1980. Le magazine « Rolling Stone » le classe aujourd’hui parmi les « 100 plus grands guitaristes ». On se souvient de son duo peu académique avec le guitariste Julien Lage sur l’album « Rooms » sorti en 2014.

Après le splendide double album « Lovers » publié par Nels Cline en 2016 chez Blue Note avec un grand ensemble, on retrouve le duo Nels ClineJulian Lage sur « Currents, Constellations » (Blue Note/Universal), sorti le 13 avril 2018. Les deux guitaristes sont associés à une section rythmique implacable composée du batteur Tom Rainey et du bassiste Scott Colley, présent aux côtés de Julian Lage sur « Modern Lore ». Hormis une pièce de Carla Bley interprétée dans les années 60 par le Jimmy Raney 3, toutes les compositions sont à porter au crédit de Nels Cline.

« Currents, Constellations », un album aventureux et énergique fruit du jeu incisif du Nels Cline 4. Ce quartet conduit la musique sur des territoires où se côtoient beauté pure et énergie sauvage. Entre les deux guitares, point de confrontation mais une radieuse stimulation. Sur certains morceaux elles élaborent un son d’ensemble issu de leurs improvisations chauffées à blanc. Sur d’autres pièces elles adoptent une approche très délicate voire même contemplative. Sans jamais se défier Nels Cline et Julian Lage unissent leurs talents au service de la musique sans chercher à se mettre en avant.

En ouverture de l’album, Furtive témoigne de ces interactions stimulantes qui relient les deux guitares sans que jamais aucun des deux musiciens ne tire la couverture à lui. Joué en duo sur « Room », Amenette commence avec une ligne d’ouverture exposée à l’unisson par Line et Lage. Ensuite alternent des moments interprétés en solo et d’autres plus groupaux. L’interaction très libre de tous les musiciens donne au morceau une allure avant-gardiste très proche du free jazz.

Swing Ghost ‘59 débute sur un swing traditionnel qui s’estompe très vite au profit d’un rythme quasi-mécanique. Lui-même se dilue en un balancement curieux. De nouveau ce pseudo swing se dissipe. Une ode amusante où le swing n’en finit pas de finir, il se transforme, se travestit même pour mieux recommencer. En fait, cette composition dit combien, dans cette musique appelée jazz, le swing est toujours présent, même si ses formes varient.

As Close As That n’est pas sans rappeler des morceaux comme Distant Hills de Ralph Towner, guitariste qui a inspiré Nels Cline, d’où le titre. De cette ballade aux ambiances stratosphériques se dégage un climat qui hésite entre drame et lyrisme. Sur cette pièce on peut écouter un délicieux solo de Nels Cline alors que Julian Lage joue en arrière fond.

Avant de s’appeler Imperfect 10, la composition de Nels Cline se nommait Jazz Fusion Composition. Il s’agit d’une mélodie un peu rock sur laquelle le batteur assure un battement pas franchement habituel, un rythme qui désarticule le morceau et lui donne une allure bancale inouïe. For Each, A Flower rend hommage à Geri Allen, Bill Collings, Bill Horvitz, John Abercrombie, John Shifflett,The Nels Cline 4 musiciens récemment disparus. Nels Cline l’a conçu tel un souffle léger en guise d’au revoir.

Pendant de nombreuses années le « Jimmy Giuffre 3 » a été le groupe fétiche de Nels Cline. Séduit par la version que le trio donnait en 1961 de la pièce de Carla Bley intitulé Temporarily, le leader a conçu de reprendre cette composition avec le Nels Cline 4. La version que le groupe en donne résonne d’une évidente beauté, une beauté liée en grande partie à la « pseudo » simplicité du thème.

Sur River Mouth, le jeu en arpèges de Julian Lage donne une impression de flottement à la musique. Le solo de Nels Cline semble comme un radeau embarqué sur le flot de l’accompagnement de Julian Lage. Lorsque les deux guitares reprennent à l’unisson, la musique change de dynamique, se prend à tourner, à s’écouler dans un mouvement perpétuel qui conduit les notes vers une fin qui revient au tout début du morceau.

« Currents, Constellations », un album moderne, innovant et rafraîchissant. Une aventure musicale qui respire la liberté et se permet toutes les audaces. La section rythmique solide et inventive octroie une totale liberté aux deux guitaristes. Avec hardiesse les deux solistes croisent les cordes pour le meilleur. Leurs sonorités et leurs échanges mélodiques et spontanés brossent des paysages réalisteS ou stellaires.

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave

Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Felsh! & Théo Ceccaldi Trio

Le 24 août 2021, Jazz Campus en Clunisois présente deux trios sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Le trio bourguignon Felsh! t précède Théo Ceccaldi Trio. Le public très attentif fait un accueil chaleureux au premier groupe très inventif et manifeste un enthousiasme unanime vis à vis de la deuxième formation dont la virtuoité n’a d’égale que son inventivité. Une soirée fort réussie qui présente deux facettes du jazz.

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David Tixier Trio annonce « Because I Care »

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Le pianiste compositeur et arrangeur français David Tixier présente « Because I Care », avec le chanteur David Linx invité sur trois titres. Enregistré dans le contexte de la pandémie et axé sur les compositions personnelles du leader, l’opus témoigne de la motivation et de la vivacité des artistes impliqués dans sa création. Traversée par un fluide vital palpable, la musique oscille entre tensions et légèreté, émotions fortes et tendresse. Une effervescence musicale bienvenue et rassurante en ces temps incertains.

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