Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Cool et groove pour le meilleur

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

Couverture de l'album "Laid Black" de Marucs MillerCompositeur, producteur, arrangeur et instrumentiste, Marcus Miller n’a plus rien à prouver. Avec « Laid Black » annoncé pour le 01 juin 2018 chez Blue Note, Marcus Miller revient et signe un album inscrit dans la continuité du précédent « Afrodeezia ».

Il continue à imposer sa carrure aux confins du jazz et du funk. à la tête d’un groupe qui réunit d’incroyables jeunes talents et de nombreux invités de marque, Trombone Shorty, Selah Sue, Kirk Whalum, Take 6, Jonathan Butler.

Au sommet de son art depuis plus de trente ans Marcus Miller prend pourtant encore le temps d’enregistrer la vision musicale du monde qu’il perçoit aujourd’hui. En neuf titres, il brosse une synthèse parfaite des styles qui constituent le sous-bassement de sa musique, mélodies intemporelles et rythmique solide et imperturbable.

Avec son titre d’ouverture enregistré live, Trip Trap, « Laid Black » restitue l’écho des musiques urbaines qui transpirent un funk remuant. 7-T’s restitue lui aussi une ambiance supra funky à laquelle le tromboniste Trombone Shorty participe avec un bel entrain.

Du côté des reprises on trouve Que Sera Sera, le standard que reprend la chanteuse Selah Sue dans l’arrangement de Sly Stone. Le morceau se teinte d’accents soul exacerbés par l’orgue et les riffs orchestraux des cuivres. Sur Keep ‘Em Runnin, le bassiste invite un certain rappeur, Julian Miller… son fils.

Sublimity se distingue de l’ensemble des plages avec ses mélodies et ses séquences variées comme autant de contrastes lumineux et enchanteurs. On retrouve avec plaisir le saxophone alto d’Alex Hann et la trompette de Marquis Hill à l’unisson ainsi que le piano caressant de Brett Willams. La somptueuse basse et les cuivres échangent avec bonheur et tendresse sur un tissu rythmique tout en rondeur.

Déjà enregistré sur « Afrodeezia », le thème Preacher’s Kid se teinte cette fois d’une émotion perceptible. Marcus Miller dédie en effet ce morceau à son père récemment disparu. Son chant est porté par la clarinette basse qui est rejointe par l’ensemble vocal Take 6 et les saxophonistes Kirk Whalum et Alex Han pour un final gospélisant en diable.

On gage que les neuf titres « Black Laid » vont faire vibrer leur groove sur les scènes aux côtés de Tutu, Blast et autres grands succès de Marcus Miller.

 

Quelques rendez-vous se profilent pour écouter live la musique de Marcus Miller. Le 03 juillet 2018 à Jazz à Vienne,  le 08 juillet 2018 au Festival Django Reinhardt,  le 19 juillet 2018 à Jazz à Juan, le 20 juillet 2018 à Chambéry, le 27 juillet 2018 à Jazz en Baie le 30 juillet 2018 à Jazz in Marciac.
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