Le pianiste Laurent Coq propose « Confidences », son troisième album enregistré en trio piano-contrebasse-batterie. Un répertoire de huit compositions empreintes à la fois de poésie, de mélancolie et d’allégresse. Il serait dommage de se priver de ce jazz vibrant au lyrisme intense et à l’écriture singulière. Pas question donc que cette sortie se fasse sous le sceau du secret. « Confidences »… à partager largement !
L’arc en ciel vocal de Samara Joy
Une étoile montante prometteuse
Accompagnée par le trio du guitariste Pasquale Grasso, la jeune vocaliste Samara Joy présente son premier album éponyme paru le 09 juillet 2021. Avec un talent inouï, elle explore quelques-uns des standards du Great American Songbook. Porteuse d’émotion et chargée d’un groove inouï, sa voix rajeunit les grands standards. Une étoile montante du jazz vocal à suivre absolument !
Après avoir remporté en 2019 la prestigieuse compétition de chant au Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition, c’est le 09 juillet 2021 que la chanteuse Samara Joy a sorti son premier album, « Samara Joy » chez Whirlwind Recordings. A 21 ans seulement cette étoile montante du jazz vocal est produite par le vétéran des nominations aux Grammy, Matt Pierson.
Sur son premier disque, Samara Joy est accompagnée par le trio du guitariste virtuose Pasquale Grasso qui réunit autour de lui le contrebassiste Ari Roland et le légendaire batteur Kenny Washington. Douze pistes pour la découvrir et prendre la mesure de cet arc en ciel vocal qu’est la voix de Samara Joy.
Samara Joy McLendon
Samara Joy McLendon a grandi dans le Bronx entourée d’une famille de musiciens. La musique est une part intégrante de son identité. Ses grands-parents paternels, Elder Goldwire et Ruth McLendon, étaient les leaders de « The Savette », un groupe de gospel originaire de Philadelphie. Son père a tourné avec le célèbre artiste gospel Andrae Crouch, et elle a grandi dans une maison remplie du son des chansons de son père et les musiques de nombreux artistes de Gospel et de rhythm and blues parmi lesquels on peut citer Stevie Wonder, Lalah Hathaway, George Duke, Musiq Soulchild, Kim Burrell, Commissioned et bien d’autres. Elle précise : « Ma mère et mon père m’ont permis d’avoir accès à un large spectre musical allant de Luther Vandross et Chaka Khan en passant par George Duke et Stevie Wonder ». Elle n’a pas chanté à l’église et a découvert le jazz au lycée grâce à ses amis.
Depuis ses débuts, elle est comparée avec Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald. Pourtant, même si l’on retrouve dans l’album la trace prégnante de l’inspiration que leurs voix ont exercé sur la jeune vocaliste, la jeune chanteuse précise : « En fait, je n’avais jamais entendu parler de Sarah Vaughan avant l’université. Mes amis écoutaient beaucoup de jazz et m’ont prêté beaucoup de leurs albums préférés. C’est la version de Sarah de « Lover man » et les enregistrements de Tadd Dameron avec le trompettiste Fats Navarro qui ont tout changé pour moi, ça m’a converti. »
Depuis, elle n’a cessé de creuser à la recherche de ses racines jazz et à n’en pas douter, son travail a abouti car l’album « Samara Joy » constitue une belle réussite.
« Samara Joy » (Whirlwind Recording)
Sur les douze pistes de l’album « Samara Joy » enregistré en octobre 2020 à New-York (Oktaven Studio) et sorti le 09 juillet 2021, l’interprétation pleine de fraîcheur de la chanteuse allie insouciance et nostalgie. Sa voix possède à la fois fraîcheur et profondeur, force et souplesse. Avec une facilité perceptible à l’écoute, la jeune chanteuse de 21 ans réussit avec ce premier album, une performance qui devrait faire l’unanimité dans le milieu du jazz.
En ouverture, la voix de velours de la chanteuse caresse Stardust, la chanson populaire composée en 1927 par Hoagy Carmichael. Avec un vibrato léger et fort bien maîtrisé, le chant distille avec douceur le texte de la chanson alors que la sonorité pétillante et le jeu virtuose du guitariste ne sont pas sans évoquer ceux de Joe Pass.
C’est ensuite sur un tempo medium que le trio interprète Everything Happens To Me. La voix au timbre juvénile swingue avec insouciance, grâce et souplesse. L’improvisation trop courte du guitariste propose des lignes mélodiques aux notes claires et détachées et le contrebassiste offre une superbe variation du thème à l’archet. Avec aisance, la chanteuse procède à de grands écarts de tessiture sans jamais laisser percevoir aucun forçage de voix.
Samara Joy pulse avec facilité et sans aucun effort quels que soient les différents tempos du thème If You Never Fall In Love With Me sur lequel elle conjugue aisance, swing et vitalité. La chanteuse interprète ensuite avec une désinvolture désarmante, la chanson de Matty Malneck, Lets Dream in the Moonlight que le trio a pris sur une pulsation ultra-rapide. Elle rend ainsi hommage à Billie Holiday qui en avait écrit des paroles. On est époustouflé par le solo virtuose du guitariste.
Le contraste est grand avec la reprise du thème de Frankie Laine, It Only Happens Once, qui résonne comme un hommage à Nat King Cole. Dotée d’une sensualité à fleur de voix, la voix se pare d’un vibrato pourvoyeur d’une grande émotion. Sur Jim, la chanteuse reprend les paroles que Billie Holiday avait posées sur la mélodie de Nelson A. Shawn et Caesar Petrillo. On se laisse charmer de bout en bout par sa voix limpide et élégante.
Avec The Trouble With Me Is You, il s’agit d’un nouveau clin d’œil à Nat King Cole. D’ailleurs, Samira Joy interprète ce standard comme le ferait un crooner. Sa voix veloutée fait glisser les notes et son chant flexible se fait intime. Le solo du guitariste distille un moment de pur bonheur. Sur un tempo de valse, la voix se fait plus grave et plus incisive, elle semble se jouer des grands écarts de notes qu’elle maîtrise à la perfection, ce qui surprend au regard de son jeune âge.
La chanteuse donne ensuite une version imprégnée d’une puissance nostalgie de la ballade de Jimmy Davis, Lover Man. Samara Joy étire les paroles avec une force expressive renversante. Le timbre de sa voix se fait plus chaleureux sur Only A Moment Ago que le trio prend sur le rythme chaloupé d’un calypso qui invite à bouger. Sur la compositon d’Irving Mills, Moonglow, le chant devient plus nasal. C’est sur ce titre que la chanteuse répond à l’archet de la contrebasse par deux riffs de 8 secondes, avec le soutien de la guitare. On aurait apprécié que ces scats esquissés soient plus longs et plus structurés.
L’album se termine avec But Beautiful. Seulement accompagnée par la guitare aux accords charmeurs, la voix se charge d’émotion sur la superbe ballade de Jimmy Van Heusen qu’elle interprète avec sobriété. Ce titre permet vraiment de prendre la mesure de l’étendue du registre de la voix traversée par le fantôme de la majestueuse Ella.
Samara Joy est entrée dans l’univers des chanteuses de jazz quatre ans seulement après son inscription au Purchase College de New-York. Sa première réalisation discographique laisse augurer d’un avenir prometteur pour cette toute jeune-femme dont la voix se pare déjà de toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Laurent Coq présente « Confidences »
Jazz Campus en Clunisois 2024 – Louis Sclavis Quintet
Pour sa septième et dernière soirée au Théâtre les Arts, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 affiche complet. Le compositeur, saxophoniste et clarinettiste Louis Sclavis vient en quintet présenter son projet « India ». Fusion entre son jazz toujours inventif et des réminiscences mélodiques issues en droite ligne de l’Inde. De Madras à Cluny en passant par Calcutta… les notes vagabondent.
Jazz Campus en Clunisois 2024 – Néon & Unfolding
Pour sa cinquième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 accueille deux quartets sur la scène du Théâtres Les Arts de Cluny. Au programme, « Néon » puis « Unfolding – Baccarini/Melville ». Leurs univers différents déclenchent l’enthousiasme du public. Les contraintes formelles sont oubliées au profit d’une expression musicale libre et inventive.







C’est en trio que le contrebassiste 












Dans cet Echo#1-Jazz à Vienne 2021, le Brésil est à l’honneur. Les gradins du Théâtre Antique de Vienne frémissent de l’enthousiasme du public et retrouvent leur physionomie habituelle.
Les applaudissements crépitent. Pas de doute, une grande partie de la communauté brésilienne de Lyon est présente. Le chanteur fait référence à son album « O Céu é Velho Há Muito Tempo » « composé après l’élection du président Brésil pour se donner du courage… car il y avait beaucoup à faire ». Comme bien d’autres avant lui au temps de la dictature, il affirme ainsi son engagement politique. Pour l’aider à se faire comprendre du public, il sollicite l’aide d’un compatriote qu’il nomme « Dieu » (?) et dont la Voix jaillit des haut-parleurs et traduit ses paroles en français avec un petit accent brésilien !
Il appelle ensuite son premier invité à le rejoindre sur scène. Il s’agit du saxophoniste français 





A la suite de l’annulation de tournée européenne de Seu Jorge, la seconde partie de soirée est assurée par Chico César connu lui aussi pour son engagement politique. Il débute seul sur la scène qu’il parcourt avec énergie avant d’être rejoint par les membres de son groupe qu’il présente, Natalino Netto (basse), Zé Luis Nascimento (percussions, batterie) et Rodrigo Viana (guitare). Après « Mama Africa », les thèmes s’enchaînent.


De nombreuses improvisations toutes plus explosives et étincelantes les unes que les autres émaillent cet album dont le visuel un peu vintage évoque les couvertures des albums Blue Note et cadre tout à fait avec ce répertoire interprété dans la grande tradition des big bands. Les arrangements de Fabien Mary s’inscrivent dans l’esthétique des arrangeurs dont il revendique les influences en la matière, comme Thad Jones, Slide Hampton, Jimmy Heath, Duke Pearson, Oliver Nelson, Gil Evans, Mary Lou Williams, Gigi Gryce, Tadd Dameron, Bill Holman, Marty Paich, Toshiko Akiyoshi, Quincy Jones et Melba Liston.
