Pierre de Bethmann en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Pierre de Bethmann en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Pour sa 3ème résidence, le pianiste convoque 3 quartets

Du 17 au 20 mai 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le pianiste Pierre de Bethmann en résidence. Homme de défi, le musicien propose trois formats musicaux reflets de son univers musical multiforme.

Pour la troisième fois, François Postaire reçoit le pianiste Pierre de Bethmann en résidence. Il est vrai que l’AmphiJazz de Lyon suit avec intérêt le parcours de ce musicien dont l’activité musicale très dense ne cesse d’évoluer au fil du temps.

Lors de cette résidence de mai 2017, trois quartets à la géométrie variable. Lors des deux premières soirées de la résidence le pianiste se présente en trio et invite pour chaque concert un saxophoniste différent. C’est par contre un quartet claviers/percussions que Pierre de Bethmann propose pour le dernier concert de la résidence.

Depuis les années 90 et le trio « Prysm », Pierre de Bethmann poursuit plusieurs activités en parallèle. Son intense travail de sideman ne l’empêche pas de mener à bien plusieurs projets personnels. Les étapes successives du projet « Ilium » à géométrie variable dont la dernière mouture, le « Médium Ensemble » a sorti en 2016 un album intitulé « Exo (Médium Ensemble Vol2) » sous le label Aléa créé par le pianiste. Sans oublier le trio où le musicien prend le temps de travailler le swing en profondeur et avec lequel il a enregistré en 2015, sous le label Aléa, l’album « Essais (Volume 1) ». Enfin, le Quartet Shift » dont un album devrait paraître prochainement, sans doute à l’automne 2017.

Compositeur d’un répertoire exigeant dont les formes évoluent au fil du temps, Pierre de Bethmann fait confiance à sa famille musicale et à la force du collectif pour porter ses projets sans cesse tournés vers l’avenir. Sa nouvelle résidence convoque quelques-uns de ses plus fidèles compagnons de route. On lui fait confiance pour démontrer encore une fois ses talents de musicien et de créateur.

Ainsi le jeudi 18 mai à 20h30, Pierre de Bethmann se présente avec le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Tony Rabeson. Le Trio en titre de Pierre de Bethmann invite le saxophoniste Mark Turner.

Voilà bientôt trois ans que Pierre de Bethmann explore avec son nouveau Trio un répertoire de standards issus des traditions des deux bords de l’Atlantique augmentés de quelques compositions originales. On a d’ailleurs pu apprécier les talents de mélodistes de ces trois musiciens lors de leur concert du 07 juillet 2016 sur la scène de Cybèle dans le cadre du festival Jazz à Vienne. Ce jeudi soir, le trio du pianiste invite le saxophoniste ténor Mark Turner, qui s’est imposé au monde comme une référence incontournable de sa génération. Nul doute que l’idiome lyrique et raffiné du saxophoniste ne stimule l’inventivité de ce trio lumineux.

Le vendredi 19 mai à 20h30, c’est avec le contrebassiste Simon Tailleu et le batteur Karl Jannuska que se produit Pierre de Bethmann. Avec ce trio le pianiste invite le saxophoniste ténor Rick Margitza.

Simon Tailleu et Karl Jannuska sont membres du « Medium Ensemble » avec lequel Pierre de Bethmann explore des territoires innovants. Cette section rythmique d’une agilité renversante est chargée d’assurer une assise solide pour soutenir l’expression puissante et subtile de ce saxophoniste qui a joué aux côtés de Miles Davis. Au répertoire de la soirée des compositions choisies par l’un et l’autre des deux solistes.

Le samedi 20 mai à 20h30, place au quartet authentique de la soirée, un autre projet de Pierre de Bethmann en date de 2014. Il s’agit du Quartet Shift composé de Pierre de Bethmann et de Laurent Coulondre aux claviers, de Pierre-Alain Tocanier à la batterie et de Stéphane Edouard aux percussions.

Loin de l’acoustique des cuivres et des bois du « Médium Ensemble » et de ses musiques exigeantes, loin de la formule du trio piano-contrebasse-batterie au swing indubitable, ce Quartet Shift explore un répertoire créé en 2014 à L’apostrophe lors d’une résidence du groupe à Cergy-Pontoise.  On peut s’attendre à un univers aventurier et sans complexe forgé par les deux claviers et les deux instruments percussifs. A la clef, un répertoire festif où le groove devrait s’imposer sans conteste.

Il convient aussi de profiter de cette résidence à l’AmphiJazz de Pierre de Bethmann pour le découvrir en piano solo lors des AmphiMidis de 12h30. Deux rendez-vous.

Le mercredi 17 mai pour écouter le pianiste interpréter en solo une sélection de standards et le vendredi 19 mai pour le retrouver toujours en solo autour d’un répertoire constitué de compositions originales.

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note

Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note

Brass-Band, funk, hip-hop… du groove de bout en bout

Le 28 avril 2017 Trombone Shorty sort « Parking Lot Symphony » chez Blue Note est annoncé pour le  sous le titre. Sur son quatrième opus le jeune tromboniste et chanteur mêle les musiques les plus diverses. Sonorités funk des années 70, rock, hip-hop, soul, R&B, gospel et ragtime et jazz.

Pour « Parking Lot Symphony » (Blue Note/Universal), ce premier album de Trombone Shorty paru sous le label légendaire Blue Note, Troy Andrews s’est adjoint les services du producteur Chris Seefried et a collaboré avec des compositeurs et des musiciens aussi différents que ceux d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, des Meters, de Better Than Ezra ou encore de Dumpstaphunk. A ses côtés sur l’album, on écoute Leo Nocentelli (guitariste du groupe The Meters) et Tony Hall (de Dumpstaphunk qui remplaçait pour l’occasion le bassiste du groupe) ainsi que les membres de son groupe « Orleans Avenue », le guitariste Pete Murano, les saxophonistes Dan Oestreicher (sax baryton) et BK Jackson (sax ténor), le bassiste Mike Bass-Bailey et le batteur Joey Peebles. Le disque compte 2 reprises et dix titres dont certains co-écrits par Aloe Blacc, Ethan Gruska et Alex Ebert. 

Il a fallu attendre 4 ans après « Say That to say This », le précédent album de Trombone Shorty paru en 2013, pour que sorte ce quatrième album « Parking Lot Symphony ». En effet en raison d’une activité soutenue, Trombone Shorty a différé le moment d’entrer en studio pour enregistrer « Parking Lot Symphony ».

On peut d’ailleurs dire qu’il n’a pas pris le temps de souffler entre son cinquième passage à la Maison Blanche, sa présence à la cérémonie des Grammy Awards aux côtés de Madonna, ses interventions sur les albums de She & Him, Zac Brown, Dierks Bentley et Mark Ronson, les premières parties de Dary Hall & John Oates et celle des Red Hot Chili Peppers, les enregistrements des voix de plusieurs personnages du film d’animation « The Peanuts Movies », sans omettre le concert de clôture du »  New Orleans Jazz & Heritage Festival ». Troy Andrews plus connu sous le nom de Trombone Shorty a aussi publié « Trombone Shorty » un livre pour enfant retraçant son parcours. Toutes ces activités lui ont permis de murir son nouveau projet.

Né dans le quartier de Trémé à la Nouvelle-Orléans en 1986, le jeune Troy Andrews a reçu son surnom de ses parents à l’âge de 4 ans lorsqu’il choisit le trombone plutôt que la trompette comme son frère aîné. A 8 ans il est à la tête d’un groupe avec lequel il se produit dans les bars et les salles des fêtes. Ado, il joue avec les Neville Brothers et rejoint ensuite la section de cuivres du groupe de Lenny Kravitz à sa sortie du lycée. Après ces expériences il s’investit aux côtés des musiciens qui ont soutenu la reconstruction de sa ville dévastée en 2005 par l’ouragan Katrina. Le jeune tromboniste enregistre ensuite trois albums. En mai 2010 il sort Backatown (Verve/Universal), du « suprafunkrock » où jazz, funk, soul et rock se mélangent.  En 2011 c’est « For True » (Verve/Universal) et ensuite en 2013 « Say That to Say This » (Verve/Universal).

Comme le titre de l’album l’indique, « Parking Lot Symphony » prend plusieurs directions et propose des sonorités variées. On passe de la fanfare au funk le plus torride, du blues déchirant au hip-hop insolent. La seule unité qu’on puisse trouver sur ce disque réside dans l’interprétation de Troy Andrews toujours soucieux de servir la musique et de mettre en évidence la diversité des influences qui l’ont nourri.

L’album ouvre avec Laveau Dirge N°1 et se termine avec Laveau Dirge Finale, un chant funèbre. Le jeune Troy Andrews tromboniste, songwriter et chanteur n’entame pourtant pas « Parking Lot Symphony » comme une complainte. Ce morceau de soul néo-orléanaise honore ses racines à travers un hommage rendu à une des plus célèbres prêtresses vaudou de l’histoire de la Nouvelle-Orléans. Le son de la trompette et les contrechants des autres cuivres colorent de nostalgie une ouverture recueillie et respectueuse. Dans le final plus électrique on suit la trompette et les chœurs pour une marche dans la foule réunie pour une ultime célébration.

Sur « Parking Lot Symphony », deux reprises. Sur It Ain’t No Use des Meters, on plonge dans une folle atmosphère de jazz soul. Avec beaucoup de respect le jeune Troy Andrews interprète une version optimiste de Here come The Girls d’Allen Toussaint.

Le titre Parking Lot Symphony qui donne son nom à l’album résulte d’une co-écriture de Troy Andrews avec Alex Ebret (d’Edward Shape & The Magnetic Zeros). Une musique stimulante propre à remonter le moral quand on l’a perdu. On a aussi repéré Familiar co-écrit avec Aloe Blacc, du funk qui emprunte au RnB et à la soul. Co-écrit avec Kevin Griffin, Where It at ? rappelle la pop des années 2000.

Porteur d’une nostalgie désabusée, No Good Time regarde du côté du blues. L’âme de James Brown rôde sur l’instrumental Tripped Out Slim nommé ainsi en hommage à un ami de la famille disparu. Dirty Water apparaît comme le titre le plus apaisé de l’album. Porteur de mélancolie, il encourage pourtant à croire en la vie.

« Parking Lot Symphony ». On prend grand plaisir à écouter les douze titres de l’album. Un concentré du talent de Troy Andrews qui allie virtuosité et énergie, brillance et tonus. Le chant de l’artiste sonne mieux que jamais même quand il  prend sa voix de fausset sur Dirty Water. On se laisse imprégner des ambiances variées de cet album dont l’unité réside dans la personnalité du leader. Qu’il évoque l’amour, la tristesse, le dépit, la foi, l’espoir, le plaisir… il honore la vie sous tous ses aspects. Les cuivres triomphent du désespoir.

 

Après avoir écouté les douze titres de l’album « Parking Lot Symphony » de Troy Anders on se réjouit de pouvoir l’écouter live durant le festival Jazz à Vienne 2017 le 08 juillet 2017 sur la scène du Théâtre Antique de Vienne. La prometteuse Soirée Funk propose un triple plateau avec Juan Rozoff le « petit Prince », Trombone Shorty & Orleans Avenue et pour finir le fameux bassiste Larry Graham & Graham Central Station en compagnie de Marco Prince et de la chanteuse Jeanne Added réunis pour un « Hommage à Prince », trop tôt disparu en 2016.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

En avant pour 24h de Jazz le 30 avril 2017

Chaque année depuis 2011, le 30 avril est célébrée la « Journée internationale du Jazz ». Depuis 2013, « Jazz à Vienne » coordonne le « Jazz Day » sur le territoire, avec le soutien du Pôle Métropolitain. Le Jazz Day 2017, c’est 24h de jazz à Lyon, à Vienne et à Saint-Étienne.

En 2017 le 30 avril est un dimanche. Le Jazz Day 2017 est donc l’occasion de vivre 24h de jazz en famille.

Cette Journée Internationale du Jazz est l’occasion pour cette musique d’être médiatisée plus largement que de coutume et d’être ainsi mieux connue dans sa diversité ce qui est un plus incontestable pour le jazz pas toujours bien identifiée par le grand public. Sur les médias nationaux que sont la télévision et les radios et dans la presse écrite non spécialisée, le jazz ne bénéficie pas vraiment d’une grande visibilité. Bien sûr les grandes stars du jazz sont largement diffusées mais ce n’est pas le cas pour tous les musiciens.

Le 26 février 1917 à New-York, un orchestre nommé l’Original Dixieland Jazz Band, un quintet de style New Orleans, grave un 78 tours avec deux titres, Livery Stable Blues et Dixie Jazz Band One Step. Cet enregistrement est étiqueté comme le premier enregistrement de l’histoire du jazz. Bien sûr on ne peut pas vraiment affirmer que le jazz soit né ce jour-là mais cet enregistrement fait date.

Depuis sa naissance au XXème siècle, le jazz a essaimé au-delà du territoire américain et a diversifié ses styles, ragtime, swing, be-bop, cool jazz, bossa-nova, jazz latin, hard bop,  free-jazz, jazz fusion, jazz électro, sans oublier les nombreuses musiques regroupées sous le vocable ethno-jazz et bien d’autres courants car la liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut. D’ailleurs les scènes font souvent coexister les artistes issus des différents courants du avec ceux des musiques cousines dont les publics sont friands comme le blues,la funk, la soul, le R’n B sans oublier les musiques latines africaines ou cubaines.

Ainsi, le jazz s’est ouvert à nombreux styles musicaux grâce auxquels son vocabulaire rythmique, mélodique ou harmonique s’est enrichi, sans pour autant qu’il renie les formes originales. Aujourd’hui on peut donc parler d’un jazz multiforme. On peut autrement dire que le jazz a muté, qu’il a évolué. D’ailleurs de nombreux artistes sont réservés quant à l’emploi du terme « jazz » qu’ils trouvent un peu trop limité pour qualifier cette musique qu’ils aiment et qu’ils pratiquent.

Cette année encore on se réjouit de ces 24 heures consacrées au Jazz. A Lyon, Vienne et Saint-Étienne le jazz vit toute l’année dans les clubs, les salles et les festivals de la région. Le Jazz Day 2017 est une occasion supplémentaire pour les publics du Pôle Métropolitain de vivre cette musique dans les lieux même où elle est diffusée toute l’année et peut-être d’y revenir à d’autres occasions. C’est une des missions fixée par l’Unesco pour ce Jazz Day.

En 2017 on remarque avec intérêt que le 30 avril, le jazz va résonner dans des lieux où il n’est pas souvent présent. C’est le cas dans plusieurs Établissements pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) de la Métropole de Lyon qui vont accueillir des animations musicales à destination de leurs résidents. Le jazz va aussi vivre dans quelques parcs comme dans la Grange au Parc de Lacroix-Laval avec une jazz Session des élèves de l’atelier Musical du Chapoly ainsi que dans le Théâtre de Verdure du parc de Parilly à l’initiative du Jack Jack avec plusieurs formations des écoles de musique de la Métropole de Lyon. Il convient aussi de noter l’implication du Sytral et du Jazz Club Lyon Saint Georges qui sort de ses murs pour investir à 17h30 la Station de Métro de Bellecour et offrir du swing manouche en plein centre de Lyon.

Pour connaître le détail et l’exhaustivité de la programmation de ce 30 avril 2017 sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne et pour organiser de riches déambulations jazzy, le meilleur moyen consiste à consulter le site du Jazz Day à Lyon. Les propositions sont nombreuses et permettent de découvrir de nombreux groupes, des styles variés et des lieux emblématiques où le jazz vit toute l’année.

Bien sûr il est impossible de profiter de l’ensemble des propositions. On a repéré quatre propositions qui figurent au ciel des « Latins de Jazz… & Cie ».

  • On peut par exemple aller bruncher au Bémol 5 à partir de 13h30 pour bien commencer la journée en jazz et se restaurer de belle manière. Au programme musical, Magnetic Orchestra à 13h30 et Limonest Swing Band à 15h. Plus de précision, lire « Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017 » et consulter le site du Bémol 5.

  • Pourquoi ne pas envisager aussi de se rendre au Musée des Confluences et plus précisément dans le Grand Auditorium pour plonger Aux racines du Jazz autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique ? Avec à 16h30 une conférence de Florent Mazzoleni consacrée à puis à  Gottschalk et suivie à 17h30 un concert du saxophoniste Lionel Martin (saxophones) et du pianiste Mario Stanchev qui jouent le répertoire de leur album « Jazz before Jazz » où ils imaginent le jazz avant le jazz. Pour en savoir plus, lire « Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz » et s’informer sur le site du Musée des Confluences.

  • A moins qu’en famille on envisage de rejoindre Le Périscope,13, rue Delandine dans le quartier de Perrache et faire vivre « Racines » avec Odyssée. Un conte musical pour tout public à partir de 5 ans. Deux musiciens, Yoann Cuzenard (tuba) et Denis Martins (batterie, percussion), 1 comédien, Bruno Fontaine (jeu et narration). Pour en savoir plus, rien de plus simple consulter le site du Périscope.

  • En fin d’après-midi on peut s’acheminer vers le Sirius, la péniche amarrée sur les berges du Rhône, face au 4 quai Augagneur dans le 3ème arrondissement de Lyon pour écouter Gaël Horellou interpréter son nouveau projet « Identité » entre maloya et Jazz. Le saxophoniste est entouré de Nicolas Beaulieu (guitare),  Florent Gac (orgue), Emmanuel Félicité (percussions), Jérôme Calciné (percussions) et Vincent Philéas (percussions). Pour en savoir plus sur ce jazz métissé de Maloya, cette musique propre à l’île de la Réunion, on peut lire « Gaël Horellou présente Identité » et aussi se connecter eu site du Sirius.

Sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne, le Jazz Day 2017 c’est 24 heures de Jazz à vivre en famille. Pour connaître l’exhaustivité des festivités, prudent de consulter le site du Jazz Day… sans oublier de prolonger l’écoute du jazz dans tous ces lieux et même plus largement durant les 364 autres jours de l’année.

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Dix jours après son ouverture, le Bémol 5 célèbre le Jazz Day

A peine dix jours après son ouverture le 21 avril 2017 avec la venue de David Linx, le nouveau club de jazz lyonnais, le Bémol5 célèbre le Jazz Day dès 13h30 avec un « Jazz Day Brunch » et deux groupes de jazz, le Magnetic Orchestra et le Limonest Swing Band.

On rappelle l’ouverture prochaine le 21 avril 2017 du « Bémol 5 », le nouveau club de jazz lyonnais du 1 rue de la Baleine dans le 5ème arrondissement. L’établissement ouvre ses portes en fanfare avec un concert inaugural qui réunit le chanteur David Linx et le groupe « InLab 4ttet ». Les mêmes artistes proposent aussi une seconde prestation le 22 avril. Après ces deux concert d’ouverture le club offre ensuite une programmation régulière consultable en ligne sur son site.

Cette programmation annonce « Chansongs Monsieur Nougaro » les 28 & 29 avril et prévoit ensuite, le 30 avril à partir de 13h30 un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 avec deux concerts. On compte sur l’équipe dynamique du Bémol 5 pour proposer un brunch alléchant puisque le club propose outre la musique une carte avec des produits artisanaux, éthiques, bio, locaux ou provenant de grandes maisons lyonnaises.

Ce double concert du Bémol 5 est organisé dans le cadre du « Jazz Day » proposé par l’Unesco depuis 2011 et coordonné depuis 2013 par « Jazz à Vienne »sur le territoire métropolitain . Cette « Journée Internationale du Jazz » est destinée à sensibiliser la communauté internationale aux vertus du  jazz comme outil éducatif et comme force de paix, d’unité, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples.

En première partie, dès 13h30 se produit le trio « Magnetic Orchestra ».

Cet orchestre délivre une musique vivante, généreuse, ancrée dans la tradition des standards de jazz et leur histoire. Remarquable par son énergie démonstrative, son inventivité et son originalité ce groupe se joue des contrastes. Les musiciens cherchent à se surprendre avec une musique de l’instant qui va toujours là où on ne l’attends pas. Voyageant dans l’univers des standards, le trio intègre aussi des compositions, prétextes à des improvisations débridées.

Dès 15h est prévu le concert du « Limonest Swing Band » en partenariat avec le Conservatoire de Limonest.

Ce Big Band est composé de dix-sept musiciens dirigés par Stéphane Rivero. Il poursuit avec ardeur son exploration de toutes les formes de jazz et propose un nouveau répertoire qui promet. A la clef swing, ballades, deux doigts de samba et aussi de Beatles.

Jazz et bonne chère font toujours bon ménage. La proposition d’un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 est l’occasion où jamais de partager ces deux plaisirs entre amis ou en famille pour le Jazz Day 2017.

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

« Jazz Before Jazz »

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz et à l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk. Une conférence animée par le journaliste Florent Mazzoleni sur la vie du compositeur. Une relecture musicale vivifiante de l’œuvre de ce précurseur du jazz par le duo Lionel Martin-Mario Stantchev.

En 2011, l’Unesco a proclamé le 30 avril « Journées Internationale du Jazz ». Totalement en accord avec les valeurs prônées par l’Unesco à l’occasion de ce Jazz Day le Musée des Confluences s’inscrit dans cette démarche en proposant depuis 2015 les « Jazz Days ».

Après Nguyen Lê en 2015 et Dhafer Youssef en 2016, c’est un programme à la fois pédagogique et musical que présente le Musée des Confluences en 2017 autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique. Une conférence de Florent Mazzoleni et un concert du duo Lionel Martin & Mario Stanchev autour du répertoire de l’album « Jazz Before Jazz ».

Le 30 avril 2017 à 16h30, dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, le journaliste, auteur et photographe Florent Mazzoleni anime une conférence où il évoque la vie du compositeur Louis Moreau Gottschalk.

Ce musicien et compositeur est le premier à saisir l’importance des cultures africaines sur l’évolution des musiques occidentales. Le conférencier va retracer comment, parties de La Nouvelle-Orléans, les musiques, du jazz au  hip-hop en passant par les musiques modernes du continent africain, ont pu s’épanouir de part et d’autre de l’Atlantique entre la fin du 19ème siècle et aujourd’hui.

En effet, né en 1829 à la Nouvelle-Orléans, Louis Moreau Gottschalk est bercé par les chants des esclaves et le piano de sa mère, une aristocrate créole. Virtuose capable de recréer une mélodie après une simple écoute, il est envoyé en Europe dès son plus jeune âge pour suivre l’enseignement du Conservatoire. Le musicien joue devant les plus grandes sommités du monde de l’époque, compose les premiers tubes exotiques de la musique européenne (Bamboula, Le Banjo).

En 1860 à La Havane Louis Moreau Gottschalk donne la première représentation de « La Nuit des Tropiques ». C’est la première fois sur la scène du Tèatro Tacon que des tambourinaires africains partagent la vaste scène avec des musiciens symphoniques et des chanteurs lyriques européens.

Ainsi, Gottschalk est le premier compositeur qui a intégré, à la musique européenne, les rythmes, harmonies et mélodies du sud des États-Unis via le son des esclaves, la musique créole et caribéenne, ibérique et latino-américaine. Ainsi sont réunis les éléments essentiels des musiques comme le jazz et le rock qui vont s’épanouir de part et d’autre de l’Océan Atlantique.

A 17h30 le 30 avril 2017, à l’issue de la conférence, le saxophoniste Lionel Martin et le pianiste Mario Stantchev proposent un concert en duo où ils imaginent le jazz avant le jazz. En effet, le 04 mars 2016, les deux musiciens ont sorti chez Cristal Records une version digitale de l’album « Jazz Before Jazz », autour de la musique de Louis Moreau Gottschalk. La version vinyle de l’album est disponible sur le site du label lyonnais Ouch Records.

En fait, c’est le caractère métissé de l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk qui a conduit les deux artistes à se réunir autour de sa musique. En effet, pour eux il n’est « pas question de considérer Gottschalk comme un des (grands-) pères du jazz. Ils voient plutôt en lui le « chaînon manquant » qui relie la musique savante occidentale à ce qui va devenir le jazz quelques décennies après sa mort ».

Partant des mélodies pour piano de Gottschalk, les deux musiciens revisitent la musique du compositeur américain. Forts de leurs expériences et de leur connaissance du jazz, de la musique classique, des musiques traditionnelles bulgares et africaines, du rock, Lionel Martin et Mario Stanchev modernisent et réinventent la musique de Gottschalk.

 Un petit avant-goût de la musique de « Jazz Before Jazz » avec le clip réalisé par Lucien Martin (Nalu Films productions)…

 
Pour se préparer et être dans le bain, on conseille aussi la lecture de l’ouvrage « Le pianiste voyageur » écrit par Catherine Sauvat et sous-titré « La vie trépidante de Louis Moreau Gottschalk ». Un livre de 176 pages paru en 2011 dans la Collection « Voyageurs Päyot ».
Puisqu’en 2017 le 30 avril est un dimanche, ce peut donc être l’occasion de vivre le Jazz Day en famille au Musée des Confluences après une visite des collections du musée.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Label ECM-Focus7-Avril 2017 – François Couturier

Label ECM-Focus7-Avril 2017 – François Couturier

« Nuit Blanche », troisième album du Tarkovsky Quartet

Avec « Label ECM-Focus7 » se poursuit l’exploration de l’identité ECM. Sorti le 07 avril 2017, « Nuit Blanche » est le troisième album du « Tarkovsky Quartet » fondé par le pianiste français François Couturier. Cet opus propose des compositions sensibles aux arrangements subtils.

« Label ECM-Focus7″ se penche sur le troisième album du Tarkovsky Quartet qui renvoie au nom du fameux réalisateur russe Andrey Tarkovsky. Après « Nostalghia - Song for Tarkovsky » sorti en 2005 puis « Tarkovsky Quartet » paru en 2009, le groupe réuni autour du pianiste François Couturier continue sur « Nuit Blanche » à explorer l’esthétique d’un monde où prévalent le silence et la lenteur si chers à Tarkovsky.

Autour du pianiste François Couturier le Tarkovsky Quartet regroupe le saxophoniste Jean-Marc Larché, l’accordéoniste Jean-Louis Matinier et la violoncelliste Anja Lechner.

Ingmar Bergman a un jour dit à propos de Tarkovsky : « Il évolue avec grand naturel dans l’espace des rêves ». Sur les dix-sept plages de « Nuit Blanche », le Tarkovsky Quartet explore un monde onirique à la texture vaporeuse et évanescente. Un univers peuplé de rêves. Ceux qui habitent l’esprit et pénètrent dans l’univers de la mémoire où ils deviennent souvenirs. Un monde où se croisent ombres et lumières.

Six compositions de François Couturier constituent la structure de l’album qui ouvre et se termine par une plage d’improvisation. On observe que les séquences musicales consacrées aux improvisations sont plus nombreuses que sur les deux albums précédents du quartet. Ces moments de compositions spontanées que sont les improvisations évoquent les atmosphères du cinéaste. Au total huit moments intitulés Rêves, Dreams et Traums, mais aussi Vertigo et Rêve Etrange….

Durant ces moments d’improvisation instantanée les quatre musiciens développent leur inspiration et tissent des voiles sonores. Ils construisent des draperies musicales dont les textures varient. Des rêves comme des brumes légères, des transparences sonores mystérieuses, éthérées, quasi impalpables. Puis la trame des rêves s’épaissit d’ombres vibrantes qui deviennent interrogatives voire inquiétantes. Une musique chambriste improvisée dont l’esthétique nourrit l’imagination de l’auditeur.

Faisant allusion au fait que Tarkovsky écoutait continuellement Vivaldi au moment du tournage de « Stalker », le quartet a intégré au répertoire de « Nuit Blanche » une interprétation de Cum dederit delectis suis somnum extrait de « Niisi Dominus » du compositeur vénitien.

Le groupe a aussi ajouté un arrangement de Quant ein congneu a ma pensee, pièce d’un auteur inconnu du XVIème siècle dont Anja Lechner a trouvé le manuscrit parmi les partitions de ses grands-parents musiciens.

Les quatre artistes du Tarkovsky Quartet ont tissé une histoire avec le label ECM qui remonte bien avant la création du quartet. En 1994 François Couturier et Jean-Marc Larché ont enregistré la première fois pour ECM sur « Khomsa » alors qu’ils étaient membres du groupe du maître tunisien de l’oud Anouar Brahem. Ensuite le pianiste François Couturier a participé au trio de Brahem avec Jean-Louis Matinier sur « Le pas du chat Noir » en 2002 et « Le voyage de Sahar » en 2006. On retrouve d’ailleurs encore Couturier auprès de Brahem sur « Souvenance » en 2014. Chez ECM François Couturier a enregistré « Un jour si blanc » en piano solo paru en 2010 qui s’apparente aussi au monde de Tarkovsky.

Le pianiste travaille aussi en duo avec Anja Lechner avec qui il a enregistré « Moderato cantabile » en 2013. Par ailleurs ils ont aussi tous les deux participé à l’enregistrement de l’album « Il Pergolese » autour de la musique de Pergolese avec la chanteuse Maria Pia de Vito et le batteur Michele Rabbia. La violoncelliste a participé aussi à plusieurs albums du joueur de bandonéon argentin Dino Saluzzi. Elle collabore par ailleurs avec des compositeurs contemporains comme TIgran Mansurian impliqué chez ECM.

L’accordéoniste Jean-Louis Matinier a participé au projet de Louis Sclavis « Dans la nuit », une B.O. composée pour le film muet de Charles Vanel. Il joue aussi des arrangements de Bach, Biber et Pergolese ainsi que des compositions originales et des improvisations sur l’album « Inventio » de Marco Ambrosetti.

« Nuit Blanche » a été produit par Manfred Eicher et enregistré à Lugano en avril 2016.

Enregistré par des artistes fortement impliqués dans le Label ECM, ce nouvel album du Tarkovsky Quartet inscrit tout à fait son esthétique dans celle du label ECM. La partition de « Nuit Blanche » accueille le silence et mêle compositions originales sensibles, musique baroque et improvisations subtiles. Une musique où le pouls du temps bat avec lenteur et délicatesse.

On explore prochainement d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus8 ».

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Gaël Horellou présente Identité

Gaël Horellou présente Identité

Un nouveau projet entre Maloya et Jazz

Gaël Horellou présente son nouveau projet Identité sur son tout dernier album au titre éponyme. Un dialogue fusionnel original entre les rythmiques de l’Océan Indien et les harmonies du jazz. Un Jazz énergique pimenté des couleurs du Maloya.

Sur l’album « Identité » (Breaks/Absilone) sorti le 27 mars 2017, le saxophoniste Gaël Horellou entremêle les codes du jazz et ceux du maloya. Depuis 2009, le Maloya (musique, chant et danse à la fois) figure au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île. Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya s’enrichit aujourd’hui de nouveaux apports musicaux. Le projet mené par Gaël Horellou en témoigne.

« Identité ». Catalyseur habile entre les traditions, Gaël Horellou fait alterner des morceaux qui mettent en valeur l’héritage du Maloya et d’autres où la verve du Jazz prend le dessus. Trois percussionnistes et trois instrumentistes tressent une musique respectueuse des différences et des traditions musicales. Ensemble les musiciens créent un nouveau langage dont l’énergie vibre de générosité.

Immergé dans le jazz depuis 1994 le saxophoniste altiste Gaël Horellou fait partie de ces éternels chercheurs féconds et toujours avides de rencontres. Il aime à mêler les styles et les musiques et s’amuse avec ses identités multiples. A l’aise dans toutes les expérimentations, il est toujours en quête de nouvelles rencontres musicales, sonores et humaines où son saxophone puisse donner de la voix. Gaël Horellou joue avec les rythmes, déjoue les pièges des catégories et se joue des différentes formes d’expression.

On a connu Gael Horellou à ses débuts au sein du Collectif Mu lorsqu’il a participé à la création du fameux « Crescent » de Macon. Il a contribué ensuite au développement de l’électro jazz de la fin des années 90 avec Cosmik Connection et aussi aux côtés de Laurent de Wilde. Il a ensuite évolué entre drum’n bass et jazz-rock progressif avec NHX puis a proposé des projets variés avec de nombreuses formations. Il pratique d’ailleurs toujours le hard-bop en quartet. Sur le site de Gaël Horellou on dénombre rien moins que 4 groupes de jazz et 4 autres de musiques électroniques, 12 albums sous son nom et 20 comme co-leader ou sideman. Un infatigable inventeur de son, un initiateur qui n’a jamais la créativité en berne.

En 2011, Gaël Horellou découvre La Réunion et tombe sous le charme de l’île et de sa culture. Il conçoit de mettre le jazz en conversation avec le maloya, la musique de l’île. Le nouveau projet « Identité » de Gaël Horellou chemine entre jazz et maloya…« Une identité à chercher quelque part entre un toit de tôle ondulée et la brique rouge de Brooklyn ».

Pour mener son projet à bien, le saxophoniste réunit autour de lui l’organiste Florent Gac, le guitariste réunionnais Nicolas Beaulieu ainsi qu’une rythmique de percussions traditionnelles tenues par Emmanuel Félicité, Vincent Philéas et Jérôme Calciné. Le groupe « Identité » entame une première tournée de concerts sur l’île puis se retrouve en 2015 pour une résidence de création au Séchoir. Le groupe y affine son répertoire et travaille les compositions et les arrangements avec le soutien de la Région Réunion, Dac-Oi et la Spedidam.

La musique marie la puissance du chant et des percussions traditionnelles, bases du maloya, aux sonorités modernes d’un combo jazz peu banal alliant saxophone alto, orgue et guitare. Dix titres avec en alternance

  • des maloyas traditionnels que le groupe revisite. On écoute un extrait de Marie Moussassa

  • des compositions de Gaël Horellou dont Saint Leu où l’altiste toujours très énergique s’exprime avec conviction aux côtés de l’orgue et de la guitare soutenus par la solide rythmique qu’assurent les percussions. 3’33 pour prendre la mesure du climat…

  • deux standards de jazz Lonely Woman du grand Ornette Coleman et Nature Boy de Eden Ahbez. La percussion en introduction puis le saxophone expose le thème …

Toujours très expressif, l’altiste est en verve et s’exprime avec conviction et virtuosité. Exalté il exulte quelquefois jusqu’à la transe mais ne joue pas uniquement sur l’énergie et expose les mélodies avec sensibilité. L’alliance sonore sax alto/guitare électrique/orgue est du meilleur effet et les percussions savent aussi bien restituer les rythmiques traditionnelles que faire varier leur expression lorsque les solistes s’expriment dans un idiome plus typiquement jazz.

 

A Lyon on se réjouit de voir prochainement Gaël Horellou et son projet « Identité » pour le Jazz Day. RV le 30 avril 2017 sur le Sirius (péniche face au 4 quai Augagneur) à partir de 18h.
On peut aussi écouter Gaël Horellou avec les musiciens du sextet « Identité » à Paris le 12 mai à 21h au Sunset.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Label ECM-Focus7-Avril 2017 – François Couturier

Label ECM-Focus6-Avril 2017 – Dominic Miller

« Silent Light », le premier album de Dominic Miller chez ECM

« Label ECM-Focus6 » propose de découvrir « Silent Light », le premier album enregistré sur ECM par le guitariste Dominic Miller. Sorti le 07 avril 2017, cet opus s’inscrit tout à fait dans l’identité du label ECM. Il donne à entendre un répertoire élaboré par le guitariste comme une conversation lumineuse avec le silence. Une narration instrumentale délicate entre jazz et folk.

Avec « Label ECM-Focus6 » on explore l’architecture du premier album que le guitariste Dominic Miller élabore pour ECM et l’on poursuit ainsi l’exploration de l’identité de ce label.

Né en Argentine, le guitariste Dominic Miller a grandi aux États-Unis puis a fait ses études en Angleterre. Aujourd’hui il vit en France après avoir tourné de par le monde, souvent aux côtés de Sting dont il est, dans l’ombre, le guitariste attitré. Il travaille avec des artistes aussi variés que Paul Simon, Plácido Domingo, The Chieftains, Phil Collins ou Mark Hollis. Quand il n’est pas sur les scènes il enregistre en studio pour son propre compte ou pour d’autres artistes de jazz, d’autres traditions musicales comme celles de l’Irlande, du pays de Galle, du Maroc ou de Cuba.

Les références musicales du guitariste sont variées et irriguent de leurs influences les onze titres de l’album « Silent Light ». Les connaître donne des clefs d’écoute éclairantes de son répertoire dont il a écrit tous les titres hormis la composition de Gordon Matthew Summer Fields of Gold.

Avoir grandi en Argentine a contribué à sensibiliser Dominic Miller aux rythmiques des musiques folkloriques latines auxquels il est toujours très attaché. Parmi les musiques américaines, il a beaucoup écouté le R&B, la soul et le jazz. Il a succombé aux influences de Quincy Jones, Stevie Wonder, Weather Report mais aussi à celles de Joni Mitchell et Neil Young.

De ses années vécues en Angleterre il a conservé un grand intérêt pour les musiques de rock comme celles de Led Zeppelin et Pink Floyd sans oublier la folk de Bert Jansch et Dick Gaughan. La France a aussi contribué à lui faire découvrir la chanson française et les musiques de compositeurs comme Jacques Brel, Michel Legrand et Barbara. Enfin ce sont les influences de musiciens classiques qui participent aussi à construire les repères du monde musical de Dominic Miller comme Debussy, Satie, Poulenc, Villa-Lobos et surtout Jean-Sébastien Bach, référence incontournable qu’il travaille encore.

Lors de sa première rencontre avec le producteur du label ECM Manfred Eicher, Dominic Miller a évoqué les deux artistes ECM qui constituent pour lui deux influences majeures. Il s’agit d’abord du Brésilien Egberto Gismonti avec son album « Solo » (1979) et ensuite Pat Metheny avec son disque « Offramp » (1982), deux musiciens qui ont influencé Miller.

Sur « Silent Light » on retrouve d’un côté les harmonies plutôt classiques développées par le Brésilien sur l’album « Duas Vozes » enregistré avec le percussionniste brésilien Nana Vasconcelos. Alors que Dominic Miller et Miles Bould commençaient à répéter en vue de l’enregistrement des quatre titres prévus en duo guitare/percussions, est survenu le décès de Vasconcellos. L’hommage à l’esthétique de l’album de Gismonti et Vasconcelos prend encore plus de sens. En effet les quatre pièces enregistrées par Miller en duo avec le percussionniste Miles Bould possèdent cette beauté musicale où la subtilité des percussions colorent de mille nuances le jeu de la guitare. What You Didn’t Say, Water, En Passant et Baden. Cette dernière composition, riche en syncopes et décalages rythmiques est dédiée au célèbre guitariste brésilien Baden Powell.

Sur l’album on distingue aussi l’autre influence à laquelle Miller fait référence, Pat Metheny. Cela est flagrant lors de l’écoute de deux titres. Les grands espaces ouverts par Angel et la dimension folk de Tisane.

Valium évoque les influences celtiques de Bert Jansch et Dick Gaughan. Urban Waltz comme une valse vénézuélienne rappelle Antonio Lauro. Le Pont reflète les influences de Debussy, Poulenc, Satie et aussi Villa Lobos. Sans oublier la version nostalgique de Fields of Gold que reprend Dominic Miller après l’avoir joué tant de fois avec Sting sur scène.

Sous la direction artistique de Manfred Eicher, Dominic Miller et Miles Bould ont enregistré au Rainbow Studio à Oslo, pratiquement dans les conditions d’un concert hormis pour un titre qui comporte des overdubs. La guitare de Dominic Miller habite seule l’espace musical sur six titres. Les percussions l’accompagnent avec souplesse sur quatre compositions. Un seul morceau, Chaos Theory, rompt avec ce parti pris instrumental a minima et fait intervenir sur d’autres pistes, une seconde guitare et une basse électrique (tenues par Miller) aux côtés de la batterie de Miles Bould.

Le titre de l’album, « Silent Light », vient du film éponyme réalisé par le cinéaste mexicain Carlos Reygadas. Le travail du cinéaste a inspiré le guitariste qui explique : « C’est son utilisation du silence, de la lumière et de l’espace qui m’a impressionné. Il peut se passer de longues minutes sans aucun mouvement ni dialogue. J’ai trouvé ça courageux et inspirant ». En effet, on retrouve dans l’album le temps comme suspendu, le calme qui confine à la pureté et la simplicité comme guide principal.

« Silent Light ». Un album marqué du sceau de l’identité ECM. Musique calme et intimiste. Atmosphère pure et lumineuse. Mélodies abreuvés de folk, décalages rythmiques subtils, chansons instrumentales. De souples lignes musicales s’élèvent et sculptent les couleurs du silence.

Très vite un billet « Label ECM-Focus7 » pour continuer l’exploration de l’identité du Label ECM.

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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Carte Blanche à Paolo Fresu au Musée des Confluences

Paolo Fresu entre Sardaigne et Jazz

Chaque année, le Musée des Confluences de Lyon donne « carte blanche » à un musicien pour créer et improviser autour des thématiques du musée. Du 04 au 06 mai 2017, c’est le trompettiste de jazz Paolo Fresu qui est invité. Il propose trois concerts pour découvrir entre autres paysages musicaux, ceux de la Sardaigne, son île natale.

A travers sa programmation culturelle intitulée les  « Vibrations du Monde », le Musée des Confluences poursuit sa mission de conservation et de diffusion des patrimoines culturels immatériels protégés par l’Unesco. Après Nguyen Lê en 2015 puis Dhafer Youssef en 2016, le Musée des Confluence donne Carte Blanche à Paolo Fresu, le trompettiste de jazz qui propose trois créations.

On peut faire confiance au trompettiste sarde pour imaginer des propositions qui s’inscrivent à la fois dans le cadre des thématiques culturelles du musée et résonnent avec ses inspirations musicales dont on connaît la diversité et la créativité. En effet son activité musicale est aussi intense qu’éclectique. Son identité musicale s’inscrit à plusieurs titres dans le paysage musical contemporain.

Dans le monde du jazz, Paolo Fresu est reconnu comme un trompettiste attaché au son, à l’épure et à la ligne mélodique dans la lignée de Miles Davis et Chet Baker mais aussi comme un instrumentiste qui utilise les effets des machines électroniques pour diversifier son expression. On apprécie d’ailleurs tout autant les mélodies lyriques murmurées au bugle que les fulgurances électroniques de sa trompette.

Brillant mélodiste à la sonorité lumineuse et claire, il sait aussi mettre son jeu au service du collectif. Engagé dans de nombreuses collaborations musicales, il s’attache à poursuivre des projets avec une dizaine de formations plus ou moins régulières et se montre particulièrement attaché aux compagnonnages de longue haleine.

Hors de la sphère du jazz Paolo Fresu pratique un éclectisme éclairé. S’il travaille autour de la musique ancienne (Monteverdi) ou plus récente (Gabriel Fauré), il compose par ailleurs pour la danse, le théâtre, le cinéma et il entretient aussi une relation très étroite avec son île natale, la Sardaigne et ses musiques traditionnelles et populaires.

Dans cette résidence au Musée des Confluences, Paolo Fresu fait appel d’une part à un compagnon de jazz de longue date, le pianiste néerlandais Diederik Wissels et d’autre part au choeur polyphonique sarde « Cuncordu e Tenore de Orosei ».

Depuis plus de quinze ans, Paolo Fresu et Diederik Wissels entretiennent une grande complicité. En effet ils sont tous les deux impliqués avec le chanteur David Linx dans un trio qui a enregistré un premier album « Heartland » en 2010 et un second, “The Whistleblowers”, sorti le 13 novembre 2015. Dans ce dernier on trouve à leurs côtés le Quartetto Alborada.

Certes Diederik Wissels travaille depuis les années 90 avec le chanteur David Linx mais il mène aussi une carrière personnelle. Dans ce cadre il a gravé des enregistrements diversifiés qui accordent une grande part à l’écriture et aux alliages instrumentaux peu courants (mandoline, violoncelle, bandonéon, harmonica). Il a aussi consacré un album aux œuvres du compositeur catalan Frederico Mompou et enregistré un disque en piano solo.

Paolo Fresu et Diederik Wissels se produisent en duo le 04 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences pour un concert concocté tout spécialement à cette occasion.

Le trompettiste Paolo Fresu est fils d’un berger de Berchidda, un minuscule village de la Sardaigne. Le sarde est sa première langue et il a achevé une thèse à l’Université de Bologne sur la musique sarde. On connaît son attachement aux chants polyphoniques de son île et on se rappelle aussi l’album « Mistico Meditarraneo » sorti chez ECM en janvier 2011 avec un groupe de polyphonies corses « A Filetta », une œuvre enregistrée avec voix corses, trompette, accordéon et une influence baroque indéniable.

Le chant sarde constitue l’une des expressions polyphoniques les plus populaires de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant qu’il rythme les fêtes paysannes, aux confins du profane et du sacré. « Cuncordu e Tenore de Orosei » est un ensemble originaire d’Orosei, ville de l’Est de la Sardaigne. Le groupe rassemble cinq chanteurs  Patrizio Mura (voche del tenore, guimbarde, harmonica), Massimo Roych (voche del cuncordu, flûtes), Piero Pala (mesuvoche del tenore e del cuncordu), Gian Luca Frau (cronta del tenore e del cuncordu, guimbarde) et Mario Siotto (basso del tenore e del cuncordu).

Le groupe s’est spécialisé à la fois dans les chants sacrés dits a cuncord, typiques des confréries religieuses et les chants pastoraux a tenore que l’on peut entendre dans les bars ou lors des fêtes villageoises. Le cantu a tenore est inscrit depuis 2005 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce chant très singulier, aux sonorités gutturales, est considéré comme l’expression la plus ancienne de la polyphonie occidentale. On y retrouve les couleurs diphoniques des chants mongols. En 2015 le groupe « Cuncordu e Tenore de Orosei » a sorti un album initulé « Novaera » (Buda Musique/Universal). Paolo Fresu intervient sur un titre.

Paolo Fresu et « Cuncordu e Tenore de Orosei » se produisent le 05 mai 2017 à 12h30 dans le Petit Auditorium du Musée des Confluences. Enluminures de la trompette sur chants sacrés et chants pastoraux.

Un petit avant-goût comme une mise en oreille…

Créé en 1996, le (quarteto) quatuor Alborada réunit Anton Berovski (violon), Sonia Peana (violon), Nicola Ciricugno (violon alto) et Piero Salvatori (violoncelle). Ce quatuor à cordes a développé un répertoire privilégiant la musique du 21ème siècle avec une attention particulière pour les auteurs minimalistes.

Le quatuor Alborada participe aussi à de nombreux projets impliquant jazz et musiques du monde comme avec le trio « Heartland » qui réunit David Linx, Paolo Fresu et Diederik Wissels La rencontre artistique entre Paolo Fresu et le quatuor à cordes Alborada témoigne encore une fois de l’ouverture du trompettiste sarde, toujours prêt à confronter sa créativité à de nouveaux territoires.

Le 6 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, pour le troisième temps de sa résidence, le trompettiste Paolo Fresu propose un concert intitulé « Il Rito e la Memoria ». Ce projet « Il Rito e la Memoria » réunit le quatuor Albodora, « Cuncordu e Tenore de Orosei », le chœur de polyphonies sardes d’Orosei et le duo Paolo Fresu (trompette-bugle) - Diederik Wissels (piano). C’est une invitation au voyage, revisitant les grands maîtres classiques tels Claudio Monteverdi, Erik Satie ou le plus contemporain Arvo Pärt, un voyage au cœur du patrimoine musical de la Sardaigne magnifié par les compositions et improvisations de Paolo Fresu et Diederik Wissels.

Ces trois concerts constituent une proposition originale et prometteuse qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte. Pour plus d’informations concernant cette Carte Blanche proposée en 2017 au trompettiste Paolo Fresu, la consultation du site du Musée des Confluences s’impose.

Rendez-vous dans la chronique à venir consacrée au « Jazz Day » 2017 pour découvrir la proposition que fait le Musée des Confluences à l’occasion du 30 avril 2017.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Romances sentimentales, amour et espoir

Avec son album « Turn Up The Quiet », Diana Krall opère un retour aux sources des grands standards du jazz américain. Entre tendresse et romantisme, la pianiste et chanteuse de jazz soigne l’esthétique de son propos. Sa voix murmure l’amour éternel et son piano articule l’espoir d’un rêve sentimental.

Deux ans après la sortie de « Wallflower », la pianiste et chanteuse canadienne  revient avec « Turn Up the Quiet » (Verve/Universal) à sortir le 05 mai 2017. Comme annoncé en février, Diana Krall revient au Great American Songbook avec son quinzième album studio. Sur ce nouvel opus, c’est une Diane Krall sereine qui fait une relecture sentimentale et romantique de quelques grands standards du jazz. Des titres qu’elle a d’ailleurs choisis elle-même pour faire entendre les histoires et les chansons qu’elle aime.

Enregistré et mixé par l’inimitable Al Schmitt aux Capitol Studios de Hollywood, l’album a été réalisé sous la direction du célèbre producteur Tommy Lipuma disparu le 13 mars 2017 à l’âge de 80 ans. C’est lui qui avait lancé la carrière de Diana Krall et avec lui, la pianiste chanteuse a enregistré quelques-uns de ses plus grands albums comme « All For You », « The Look of Love » ou « Live in Paris ». « Turn up the Quiet » constitue l’ultime œuvre de Tommy Lipuma.

Reprendre aujourd’hui des standards de jazz déjà interprétés de belle manière par des tas d’interprètes inspirés constitue un choix quelque peu risqué. C’est un peu comme ressortir un costume du placard, d’où peuvent se dégager des souvenirs poussiéreux et des images surannées sans contraste. Diana Krall a évité ces obstacles et a transformé son choix en une réussite. En effet dès les premières mesures de l’album on perçoit que le projet possède les qualités qui devraient lui ouvrir assurément les voies du succès.

On se laisse bercer par la voix posée et murmurée de la chanteuse dont le léger vibrato ne laisse pas indifférent. On apprécie aussi ses interventions souples et précises sur le clavier du piano. Les arrangements brillent par leur sobriété et concourent à une musicalité de tout instant. Quels que soient son tempo et son instrumentation, la musique porte en elle un swing indéniable qui contribue à la faire respirer. De chaque plage se dégage une sérénité naturelle. Même si bien sûr on reconnaît les thèmes, on perçoit combien Diana Krall a su les renouveler sans pour autant les trahir.

Non seulement Diana Krall a choisi elle-même la liste des morceaux de l’album mais elle a aussi composé de nombreux arrangements. Elle a ensuite réparti les titres en trois groupes qui ont donné lieu à différentes sessions d’enregistrement .

Diana Krall est accompagnée par Christian McBride à la basse et par Russell Malone à la guitare sur sur Blue Skies. On retrouve aussi ce trio sur Dream, la reprise de Johnny Mercer mise en valeur par les splendides arrangements d’Alan Broadbent.

Sur d’autres morceaux, Diana Krall a fait le choix d’un quintet comprenant Karriem Riggins à la batterie et Tony Garnier à la basse. Sur le titre I’ll See You In My Dreams on apprécie la participation du violoniste Stuart Duncan. La version de Moonglow est particuilèrement exquise avec une intervention lyrique et émouvante du guitariste Marc Ribot qui fait vibrer ses cordes d’émotions.

Le troisième groupe de morceaux formé par Diana Krall réunit le guitariste Anthony Wilson, le bassiste John Clayton Jr. et le batteur Jeff Hamilton. Leur interprétation n’est pas sans évoquer les images en noir et blanc des années 50/60, un peu comme la BO d’un film d’époque, ce que l’on ressent par exemple sur le titre Sway.

« Turn Up The Quiet ». Une proposition musicale teintée de romantisme comme un clin d’oeil à une époque révolue. Onze chansons d’amour murmurées, des orchestrations soignées, des rythmes alanguis imprégnés de sensualité. Un climat de sérénité. Une esthétique soignée. Un swing intemporel.

 

Sitôt après la sortie de l’album « Turn Up The Quiet » le 05 mai 2017, Diana Krall entame une tournée mondiale en juin 2017.
Avis aux amateurs de musique live. La chanteuse et pianiste canadienne sera en France à trois reprises pour présenter son nouvel album  Le samedi 7 et le dimanche 8 octobre 2017 à L’Olympia de Paris et le lundi 16 octobre 2017 au Silo à Marseille.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

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Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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