La sortie du nouveau single de Bigre ! & Célia Kameni tombe à pic. Tel un élixir de joie, L’Etoile Filante va combler de plaisir les oreilles d’un public désespéré par les scènes vides et frustré de ne plus pouvoir partager la musique vivante avec celles et ceux qui la créent. Dans l’obscurité ambiante, la joie insolente de la musique illumine le firmament.
Laurent Coq revient au trio avec « Kinship »
Une musique exigeante et aboutie
« Kinship » voit le retour de Laurent Coq à la formule emblématique du trio jazz piano-contrebasse-batterie. Annoncé pour le 15 septembre 2017, l’album rend hommage à tous les musiciens qui forment la famille musicale du pianiste. Onze tableaux singuliers.
Laurent Coq a enregistré une douzaine d’albums dans les vingt dernières années mais n’a sorti qu’un seul opus dans la forme du trio traditionnel, « Spinnin' », enregistré en 2004 à New-York avec Otis Brown (batterie) et Reuben Rodgers (contrebasse). Le disque avait alors obtenu le prix du disque français de l’Académie du Jazz.
Pour « Kinship » (jazz&people/PIAS) et son retour au format du classique trio de jazz piano-contrebasse-batterie, Laurent Coq a choisi de travailler avec deux musiciens new-yorkais, le jeune contrebassiste Joshua Crumbly et le batteur Johnathan Blake.
Laurent Coq a déjà eu l’occasion de collaborer avec le premier pour l’enregistrement de la « Suite Lafayette » et les dates américaines du projet. Leur association se poursuit donc dans cet album « Kinship. » Laurent Coq a rencontré le second lorsque le batteur jouait à Paris dans le quintet de Tom Harrel. Leur travail pour cet album constitue de fait leur première collaboration.
Après une semaine de répétition, les onze plages de l’album ont été enregistrées à New-York le 31 octobre & le 01 novembre 2016 au Bunker Studio de Brooklyn par Katsuhico Naito puis mixées et masterisées le 04 novembre 2016 au Bass Hit Recording Studio de New-York par le fameux Dave Darlington. Laurent Coq a eu recours à un financement participatif via le label jazz&people. Une campagne fructueuse a permis au disque et à la pochette de voir le jour.
Kinship signifie la parenté en anglais. Le projet et l’album du même nom font référence aux liens qui unissent une famille en l’occurrence la famille musicale de Laurent Coq. Ainsi les onze compositions de l’album, sont des hommages écrits et dédiés par le pianiste à onze musiciens vivants qu’il considère comme les membres de sa famille musicale. En effet, par leurs travaux, leur engagement, leur implication et la façon dont ils conduisent leurs parcours, ces onze artistes constituent depuis de longues années, des modèles et des sources d’inspiration pour Laurent Coq.
Laurence Allison, Bruce Bart, Guilhem Flouzat, Guillermo Klein, Ralph Lavital, Damion Reid, Jérôme Sabbagh, Walter Smith III, Mark Turner, Miguel Zenon, Sandro Zerafa… la famille musicale de Laurent Coq. Tous le motivent et lui procurent des raisons de continuer son aventure dans la musique.
Laurent Coq a demandé à chacun d’entre eux de lui donner un seul mot qui symbolise, résume, illustre, ou simplement sied à leur propre musique. Entre l’enregistrement et le mixage du disque, le pianiste a mis les onze mots dans un chapeau et a tiré les titres des morceaux au sort. C’est bien là le seul moment où le hasard a opéré. En effet pour le reste tout a été organisé, mis en place et investi autant par le compositeur que par tous les protagonistes du projet. C’est bien cet investissement de tout instant qui a contribué à forger l’album « Kinship » tel qu’il est.
« Kinship. » L’écriture du pianiste joue avec les formes musicales. L’association des trois musiciens fonctionne très bien et génère une musique singulière où l’énergie côtoie les nuances. Le travail collectif des trois interprètes crée une musique peaufinée et aboutie qui navigue entre deux pôles. Légèreté et confidence d’une part et puissance et générosité d’autre part.
Ainsi Flow (pour Jérôme Sabbagh), Light pour (Sandro Zerafa) et Mystery pour (Mark Turner) incarnent la légèreté. Trois pièces aux climats intimes et soignés où le piano murmure sa confidence soutenu par une section rythmique tout en nuances. Entre les deux tendances se situe Organized (pour Miguel Zenón) qui dégage une force tranquille et lumineuse. Réitéré par le piano, le thème se développe avec sérénité alors que la voix de la contrebasse s’élève soutenue par les effleurements des balais sur les cymbales et les peaux.
L’énergie habite au cœur de Life qui vibre sous les assauts de la fougueuse section rythmique. La construction complexe de Radiation (pour Damion Red) fait dialoguer la batterie et le piano qui découpent l’espace musical afin de mieux le reconstruire. Sur Momentum (pour Walter Smith III) batterie et contrebasse poussent le piano lyrique. Le tissu musical se tend sur le fil d’un leitmotiv mais comme une respiration, le chorus de contrebasse détend l’atmosphère et amorce une fin apaisée.
A l’occasion de la sortie de l’album « Kinship », Laurent Coq se produit avec le contrebassiste Joshua Crumbly et le batteur Johnathan Blake à Toulouse le 10 octobre 2017 dans le cadre de « Jazz sur son 31 », à Paris les 11 & 12 octobre 2017 au Sunside et le 19 octobre 2017 au « Tourcoing Jazz Festival ». Pour en savoir plus sur l’actualité du leader, rien de mieux qu »une visite sur le site de Laurent Coq.
« Bigre ! » & Célia Kameni… L’Etoile Filante
Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »
Pour le dixième anniversaire de son groupe « Rythms of Resistance », la flûtiste et compositrice Naïssam Jalal revient avec le double album « Un Autre Monde ». Dans ce troisième opus la musicienne lance un cri d’alarme et imagine un autre monde issu de ses aspirations et de ses rêves. Un manifeste musical lumineux empreint de force et de liberté.
Le pianiste Chick Corea est décédé
Le 09 février 2021, le pianiste et compositeur Chick Corea est mort à 79 ans à Tampa en Floride. Le jazz est en deuil et pleure la disparition de ce prodigieux artiste qui a opéré la fusion du jazz avec le rock et le funk. Sa contribution, majeure dans l’évolution du jazz contribue à faire de lui un musicien dont l’influence est encore perceptible aujourd’hui chez de nombreux artistes. Son empreinte demeure à jamais gravée dans l’univers du jazz.
« Three Letters from Sarajavo » (Mercury/Universal), le nouvel album de Goran Bregovic, raconte l’histoire de Sarajevo, son identité, ses multiples croyances et le tissu de ses paradoxes.
, son nouvel opus annoncé pour le 15 septembre 2017. Une fois encore le saxophoniste étonne.
Pierrick Pédron évolue en terrain plus que connu, celui de l’improvisation qu’il développe avec une grande maîtrise.
Pierrick Pédron et Thomas Bramerie sur l’album « Deep in A dream ».
r Fred Nardin l’album est l’occasion de se présenter au sein d’un nouveau trio où il retrouve son complice, le batteur Leon Parker avec lequel il joue sur scène depuis bientôt six ans. La contrebasse est quant à elle tenue par le new-yorkais Or Bareket. A l’écoute des dix plages de l’album on saisit une certaine complicité qui lie les trois musiciens.
Trois longues années se sont écoulées depuis « Beautiful Life » le précédent opus de 
Ce sont ses propres textes que la chanteuse interprète avec une grâce infinie sur Infant Eyes, la magnifique composition de Wayne Shorter. Sur un tempo étiré, la charge émotionnelle augmente encore lorsque l’harmonica de Grégoire Maret rejoint la voix de Dianne Reeves. L’harmoniciste intervient aussi sur Heavens, titre qu’il avait déjà enregistré avec la chanteuse sur son propre album « Wanted » en 2016.
En 1987 le pianiste
Bill Charlap intègre aussi dans ce nouvel album des thèmes moins connus comme Bon ami de Jim Hall et Curtains de Gerry Mulligan. Avec ce titre qui ouvre l’opus, le pianiste fait une révérence en direction du saxophoniste avec qui il avait joué à ses débuts.
Accessible en téléchargement numérique sur les plateformes depuis le 30 juin 2017 et disponible en magasin depuis le 01 septembre 2017, l’album « Onze Heures Onze Orchestra Volume 1 » est la dernière parution discographique inscrite au catalogue du label Onze heures Onze.
« The Source », annoncé pour le 08 septembre 2017 suit la parution de « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers », un premier EP de quatre titres paru le 19 mai 2017. Tous deux sont enregistrés par Tony Allen chez Blue Note.
En 2017, pour l’écriture des onze titres de l’album « The Source », Tony Allen s’est rapproché du saxophoniste Yann Jankielewicz avec qui il travaille depuis l’album « Secret Agent » de 2009. Autour du batteur sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens actuels. Le saxophoniste Yann Jankielewicz, le tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, les saxophonistes Rémi Sciuto et Jean-Jacques Elangue, le trompettiste Nicolas Giraud, le pianiste Jean-Philippe Dary, le guitariste Indy Dibongue et le contrebassiste Mathias Allamane. Sans oublier deux invités de marque avec lesquels Tony Allen a déjà collaboré, le pianiste Damon Albarn sur le titre Cool Cats et le claviériste et coproducteur Vincent Taurelle sur Life is beautiful.
Nat King Cole constitue un véritable fil rouge dans la vie de Gregory Porter depuis son enfance. Avec l’album « Nat King Cole & Me » le chanteur rend un hommage sincère à celui dont il a coutume de dire que “C’est un homme qui sortait vraiment de l’ordinaire. Il nous a laissé des musiques tellement grandes — si belles à écouter — qu’on ne peut que subir l’influence de ce timbre extraordinaire, son style, ce cool absolu.”
Lionel Belmondo a élaboré « Ravel et le Jazz », un programme qui explore à l’aune de son langage, le jazz, une sélection de pièces puisées dans le versant le plus intime de l’œuvre ravélienne, privilégiant le répertoire de chambre et certaines compositions méconnues.