Seamus Blake sort « Guardians of the Heart Machine »

Seamus Blake sort « Guardians of the Heart Machine »

Un album flamboyant et sensible

Sur « Guardians of the Heart Machine », le saxophoniste Seamus Blake s’est entouré d’une talentueuse équipe de musiciens français. Fort réussi, l’album s’avère un modèle d’équilibre entre sensibilité et flamboyance. Fougue et expressivité stimulent l’écoute et déclenchent l’enthousiasme.

Pour enregistrer « Guardians of the Heart Machine », son premier album gravé sous le dynamique label britannique Whirlwind Recordings, le brillant saxophoniste Seamus Blake s’est allié l’énergie et la sensibilité d’un trio de jeunes musiciens français dont il avait apprécié le talent en tournée. Ainsi son expression à la fois puissante et lyrique se trouve magnifiée par le dynamisme sensible du trio qui réunit le pianiste Tony Tixier, le contrebassiste Florent Nisse et le batteur Gautier Garrigue.

Seamus Blake

le saxophoniste Seamus Blake

Seamus Blake©Hardy Klink

Né en 1970 à Londres, Seamus Blake grandit à Vancouver et à 21 ans étudie le jazz au Berklee College of Music de Boston. Aujourd’hui, après plus de 25 ans de carrière dans le milieu du jazz américain, il s’est fait une place et un nom dans la cour des grands saxophonistes du jazz contemporain où il est particulièrement apprécié pour ses improvisations audacieuses et enlevées.

Lauréat en 2012 du prestigieux concours Thelonious Monk, Seamus Blake a collaboré avec Gonzalo Rubalcaba, Dave Douglas, Antonio Sanchez (Migration Band ). Il a aussi joué dans le Quiet Band de John Scofield.

Depuis 1997 il a sorti huit albums en leader sous différents labels dont Criss Cross Jazz, Fresh Sounds New Talent. Il a participé par ailleurs à six albums du Mingus Band et a aussi enregistré et joué avec Bill Stewart, Kevin Hays, David Kikoski and Alex Sipiagin et avec Ethan Iverson, Chris Cheek, and Matt Penman.

Avec « The French Connection »

Seamus Blake and The French ConnectionEn 2017, Seamus Blake monte un quartet avec le pianiste Tony Tixier croisé à New-York et avec une solide section rythmique formée de Florent Nisse à la contrebasse et de Gautier Garrigue à la batterie déjà habitués à jouer ensemble dans plusieurs groupes.

Le Seamus Blake French Quartet fonctionne très bien tant sur le plan humain que musical. Ainsi, les 11 et 12 novembre 2017, à la suite des concerts de la tournée, le saxophoniste Seamus Blake rejoint The French Connection au studio de Meudon, à Paris. Les quatre musiciens enregistrent les pistes de ce qui va devenir l’album « Guardians of the Heart Machine » à sortir le 15 mars 2019 sous le label Whirlwind Recordings.

« Guardians of the Heart Machine »

L’album ouvre avec le titre qui donne son nom à l’album. Un hymne brillant qui emprunte son énergie au rock indé. Après une intro calme au piano le quartet expose le thème avec véhémence. Après un chorus exalté du saxophoniste dont la maîtrise des aigus laisse pantois, la batterie part dans un solo impétueux avant que le quartet ne revienne au thème qui va tourner en boucle.

Les échanges continuent pour faire de Guardians of the Heart Machine un moment musical fascinant par sa parfaite cohésion et une inventivité sans cesse renouvelée.

Sur un rythme impair inspiré d’un groupe de rue écouté à Istanbul, Vaporbabe se déroule dans une ambiance aux accents mélancoliques. Le ténor élabore une improvisation charpentée avec des moments de fulgurance inouïe. Sa sonorité charnue, sa maîtrise des aigus et son phrasé s’inscrivent dans l’idiome post hard-bop et témoignent d’une maîtrise technique sans faille.

Sur la structure rythmique hachée de Sneaky D, le piano développe un chorus aérien puis cède la place à un fougueux solo du ténor soutenu par la section rythmique qui fait preuve d’une vitalité étonnante. Avec une frénésie sans borne, le saxophone laisse libre cours à son inspiration débordante.

couverture de l'album Guardians of The Heart Machine de Seamus BlakeLa ballade I’m Okay du brésilien Eddie del Barrio fait écho de belle manière avec le même titre enregistré en duo par Stan Getz avec Kenny Barron en 1991 (peu de temps avant la disparition du saxophoniste). Nourri de la mémoire de celui qui fut surnommé The Sound, Seamus Blake s’exprime avec une élégante souplesse pleine de spleen.

Lanota livre son secret dès que le titre est lu à l’envers. Exploré librement dans toutes ses diagonales par les musiciens ce morceau ébouriffant de modernité révèle la fluidité et l’agilité du jeu du leader. Wandering Aengus puise son inspiration dans la poésie de William Butler Yeats. Le ténor étire la mélodie avec langueur, la contrebasse tresse ses notes avec tendresse, le piano se fait bucolique avant que le saxophone ne déclare sa flamme.

Pris sur un tempo de samba qui flirte avec le choro brésilien, Betty in Rio fait un clin d’oeil à Along came Betty de Benny Golson. Piano et saxophone s’engagent dans une joute enjouée qui débouche sur un superbe chorus de batterie. Blues for the Real Human Beings est imprégné de l’univers du pianiste. Empreint d’une force tranquille le saxophone prend son temps pour développer son chrorus après lequel celui du piano déborde de sérénité.

L’album se termine sur The Blasted Heath, un titre empreint de tristesse. La voix du leader s’élève comme une complainte qui dit son désespoir devant la planète dévastée par l’humanité. Son chant désespéré résonne au dessus du jeu minimaliste du trio.

Sur « Guardians of the Heart Machine » le saxophoniste Seamus Blake et The French Connection offrent un moment de flamboyance musicale. Portée par une énergie maîtrisée, la musique frappe par sa modernité et son expression sensible.

A l’occasion de la prochaine tournée européenne de Seamus Blake avec The French Connection, plusieurs concerts se profilent pour écouter le quartet. RV le 10 mars 2019 à 17h30 dans un lieu essentiel du jazz à Marseille, Le Cri du Port et RV à Paris au Sunside dans le cadre du Festival Paris Music 2019, à 21h30 les 15 & 16 mars 2019.

Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

lire plus
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

lire plus
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

lire plus
Javier Girotto dévoile « Tango Nuevo Revisited »

Javier Girotto dévoile « Tango Nuevo Revisited »

A écouter les yeux fermés !

Porté par le saxophoniste Javier Girotto, « Tango Nuevo Revisited » répond au mythique « Tango Nuevo » enregistré en 1974 par Astor Piazzolla et Gerry Mulligan. Plus de quarante après, un trio saxophone baryton-bandonéon-piano fait écho au tentet qui a immortalisé un disque où tango et jazz croisent leurs univers. Le répertoire en ressort revitalisé. Un travail d’orfèvre à écouter les yeux fermés !

pochette de l'album Tango Nuevo Revisited de Javier Girotto TrioEn 1974, Astor Piazzolla (bandonéon) et Gerry Mulligan (saxophone baryton) ont enregistré le disque « Tango Nuevo » en version orchestrale.

En 2018, exit cordes, guitare, basse, marimba et batterie. Javier Girotto unit son saxophone baryton au bandonéon de Gianni Iorio et au piano d’Alessandro Gwiss et le trio enregistre l’album « Tango Nuevo Revisited » (ACT/PIAS) à sortir le 22 février 2019.

En dix titres, le trio de Javier Girotto fait bien plus que revisiter « Tango Nuevo ». Avec « Tango Nuevo Revisited », il réalise un véritable travail d’orfèvre.  Il transcende et régénère la musique originale.

Le tango de 1900 à nos jours

Dans les années 1900 le tango argentin a intégré les influences des musiques européennes et celles de l’Amérique latine. Avec le fameux compositeur et bandonéoniste Astor Piazzolla, le tango a opéré une mutation et a renouvelé son langage qu’il a croisé aussi avec celui du jazz comme dans « Tango Nuevo ». Depuis, tango et jazz ont continué leur évolution et intégré d’autres influences.

Dans les années 2010, Siggi Loch, le boss du label ACT souhaite donner une suite à l’album mythique de Piazzolla et Mulligan. Par l’intermédiaire de Paolo Fresu, il découvre le saxophoniste argentin Javier Girotto qui a quitté son pays d’origine pour rejoindre celui ses grands-parents, l’Italie, et s’est établi à Rome.

Javier Girotto a découvert « Tango Nuevo » à l’âge de dix ans et accepte la proposition de Siggi Loch. Pour ce faire, le très actif, le musicien dont on ne compte plus les collaborations ni les réalisations discographiques, constitue un trio avec Gianni Iorio (bandonéon) et Alessandro Gwiss (piano).

La force orchestrale du trio

En 1974, Piazzola et Mulligan et leurs huit compagnons innovaient en infusant la syntaxe du tango à l’idiome du jazz dans un bain orchestral où coexistaient bandonéon, saxophone baryton, guitare, marimba, basse, batterie et cordes (violoncelle, violon et alto).

En 2018, ils ne sont que trois, un saxophoniste baryton, un bandonéoniste et un pianiste, mais on a l’impression d’entendre tout un orchestre tant est grande la force de leur interprétation et la richesse de leurs arrangements. Parler de musique de chambre serait tentant puisqu’ils ne sont que trois musiciens, mais la densité peu commune de la musique engagerait plutôt à évoquer la force orchestrale du trio.

« Tango Nuevo Revisited »

Hormis la composition Twenty Years After de Piazzolla, l’album « Tango Nuevo Revisited » reprend les sept autres titres de l’album mythique. Le trio ajoute trois morceaux, deux compositions de Piazzola, Escualo et Fracanapa et Etude For Franca de Gerry Mulligan.

L’album ouvre avec le même titre que le disque de 1974, Close Your Eyes and Listen auquel le trio insuffle une tendre mélancolie dont le lyrisme charme et émeut.

La version teintée de jazz de Deus Tango résonne de légèreté et d’enthousiasme. La lamentation du baryton ouvre Twenty Years Ago auquel bandonéon et piano apportent des improvisations fluides, lyriques et lumineuses. Le trio propose ensuite une version alerte de Summit qui se distingue de la version originale très orchestrale. Les solos rugissants du baryton et le chorus virtuose du bandonéon éblouissent et étourdissent au point de faire tourner la tête.

Le trio continue avec une version enthousiaste de Reminiscence où le piano aérien tourbillonne. Sur le thème de Mulligan, Aire de Buenos Aires, les trois protagonistes communient à cœur ouvert et enlèvent le morceau avec frénésie. Après un prologue sensible joué par le bandonéon, le baryton à la sonorité veloutée transforme Etude for Franca en une ballade sensuelle.

Le trio irradie de flamboyance une version du thème Escualo servi par une mise en place précise. Sur Fracanapa les trois instruments manient le contrepoint avec une ferveur contrôlée. Le tango de Piazzolla vibre d’une modernité inouïe. L’album se termine avec Years of Solitude qui incarne à lui seul la quintessence de l’art de ce trio singulier.

La large palette expressive du trio de Javier Girotto confère à « Tango Nuevo Revisited » une aura musicale qui associe la mélancolie du tango à la liberté du jazz avec un léger grain de fantaisie.

Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

lire plus
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

lire plus
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

lire plus
Christian Escoudé présente « Django, Les Inédits »

Christian Escoudé présente « Django, Les Inédits »

Hommage singulier et élégant

Enregistré en 2018 par le guitariste Christian Escoudé, le réjouissant « Django, Les Inédits » propose à la fois des compositions de Django Reinhardt et d’autres du leader. En quartet et avec la chanteuse Stephy Haik sur quelques titres, le talentueux guitariste n’a rien perdu de son élégance et de sa singularité.

Quelques notes inédites de la musique de Django Reinhardt trouvées dans le grenier familial sont à l’origine de l’idée de l’album « Django, Les Inédits » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) annoncé pour le 22 février 2019.

Avec deux guitares, un orgue Hammond B3 ou un piano et la voix de Stephy Haik, le guitariste Christian Escoudé projette la musique de Django et la sienne dans un paysage musical d’une fraîcheur singulière.

Nouvel hommage au grand maître de la guitare manouche « Django, Les Inédits » montre une fois de plus que Christian Escoudé possède un langage très personnel qui le distingue au sein de la grande famille des guitaristes de jazz se réclamant de Django Reinhardt… sans trahir ni imiter, son expression possède une singularité qui ravit.

Les musiciens de l’album

Après avoir reçu en 1976 le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz, Christian Escoudé a rendu de nombreux hommages à la musique du maître manouche. Reconnu comme un des spécialistes de la musique de Django Reinhardt, il a  reçu en 2008 le Django d’Or de la guitare (trophée international).

Pourtant Christian Escoudé s’est aussi distingué en collaborant avec de nombreux musiciens de jazz à l’intérieur et hors des frontières de l’hexagone. Ainsi on l’a écouté aux côtés des frères Moutin, de Martial Solal, Jean-Michel Pilc, Didier Lockwood, Philip Catherine, Charlie Haden, John McLauglin et bien d’autres. Plus récemment il a rendu hommage en 2011 à l’œuvre de Georges Brassens avec « Au bois de mon cœur » et en 2013 à la musique de John Lewis sur l’album « Saint-Germain-des-Prés ».

Aux côtés de Christian Escoudé on retrouve le fidèle Jean-Baptiste Laya, guitariste qui joue avec le leader depuis longtemps. Le pianiste Antoine Hervier se passionne pour l’orgue Hammond B3 dont il joue sur sept des titres de l’album sans pour autant abandonner le piano. Apprécié pour ses solides qualités d’accompagnateur, le contrebassiste Guillaume Souriau joue régulièrement dans des orchestres de jazz parmi lesquels ceux de Christian Escoudé.

La chanteuse franco-américaine Stéphy Haik a partagé les scènes avec Birelli Lagrène, Baptiste Trotignon, Thomas Bramerie, Didier Lockwood et Olivier Hutman. Sa voix sensible, souple et très claire apporte un souffle de fraîcheur en duo avec le leader ou avec le quartet.

Le répertoire

Compositions de Christian Escoudé

Minor Phrasing groove entre bop et swing. Le phrasé lumineux de la guitare du leader se développe avec chaleur et générosité sur les accords toniques de l’orgue et le gros son de la contrebasse. Entamé sur un rythme de samba funky, Anagramme regarde du côté de Brazil avant de retrouver un tempo de jazz manouche sur lequel guitares et orgue vont improviser à cœur joie et faire vibrer la musique d’une allégresse contagieuse.

Le riff ostinato chanté par la voix en scat sur le début de Tuxedo Night se prolonge par un chorus pétillant de l’orgue. Ça swingue à n’en plus pouvoir et la guitare éloquente prend ensuite un chorus que la voix souple accompagne en contrechant. Après une introduction radieuse au piano, l’exquise ballade instrumentale Rochefort résonne de quelques familiarités avec la musique de Michel Legrand et insuffle au dernier de l’album un bain de jouvence empreint d’une mélancolie souriante.

Compositions de Django Reinhardt

Pochette de l'album Django, les inédits par Christian EscoudéAprès un début à deux guitares, Nisch gagne en épaisseur avec les interventions de la contrebasse et de l’orgue. Le chorus lumineux et fluide de la guitare fait suite à une improvisation ciselée de la contrebasse. Le duo guitare-voix interprète la subtile Improvisation N°2 sur laquelle la chanteuse a posé des paroles. La voix délicieuse se love avec subtilité sur les accords altérés de la guitare qui développe ensuite un court solo « enchanteur ».

Sur des arrangements de Christian Escoudé, Improvisation Swing sert de prétexte à la guitare et à l’orgue qui improvisent en fugue. Composée durant l’occupation et dédiée aux victimes du génocide tsigane, La Messe de Django n’a pas été enregistrée par Django Reinhardt. Après une introduction voix-orgue-guitare, le morceau arrangé par Christian Escoudé, résonne comme un requiem aux lumineuses incantations portées par la voix lyrique de la chanteuse.

Après une introduction guitare-piano joué sur un tempo de valse la voix sensuelle s’envole avec souplesse sur Choti/Valse Manouche. Sur ce titre nostalgique à souhait, la guitare du leader propulse un chorus sublime.

D’une profonde musicalité « Django, Les Inédits », fait respirer et rayonner la musique de Django. Fidèle à l’esprit du maître mais très personnel dans son expression, Christian Escoudé évoque son modèle de manière singulière. De son style élégant et précis, il met en valeur les mélodies. Son approche rythmique élaborée apporte une fraîcheur peu commune à ce style musical si souvent réduit à une virtuosité démonstrative de la guitare lead et la pompe souvent assommante des autres guitares.

« Django, Les Inédits », un hommage où élégante mélancolie et swing allègre se côtoient pour le meilleur !

RV le 25 mars 2019 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris pour retrouver en concert le guitariste Christian Escoudé entouré de Jean-Baptiste Laya (guitare), Stephy Haik (chant), Antoine Hervier (orgue Hammond B3, piano) et Guillaume Souriau (contrebasse).

Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

lire plus
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

lire plus
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

lire plus
Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Un art épanoui entre jazz et classique

Dans « Thirty », le pianiste Thomas Enhco déploie son art entre jazz et classique. L’album comprend sept nouvelles créations en piano solo et le premier Concerto pour Piano et Orchestre du pianiste, accompagné par l’Ensemble Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. La musique coule avec naturel et captive par ses nuances.

Couverture de l'album Thirty de Thomas EnhcoEn 2018, l’année de ses 30 ans, le pianiste et compositeurThomas Enhco enregistre pour Sony Music l’album « Thirty » à sortir le 15 février 2019

Le répertoire de « Thirty » se présente comme celui d’un concert en deux parties. D’abord cinq premières pièces en solo, de facture plutôt jazz, suivies d’un concerto pour piano et orchestre en trois mouvements, de structure classique. Pour finir, comme deux rappels, un premier morceau solo piano profilé classique et un second plus jazz.

Thomas Enhco entre jazz et classique

Thomas Enhco

Thomas Enhco©Frank Loriou

Après avoir étudié dans son enfance le classique et le jazz sur le violon et le piano, Thomas Enhco entre au Centre des Musiques Didier Lockwood en piano et violon. Il étudie le piano classique avec la concertiste Gisèle Magnan, et intègre le CNSMDP en Jazz et Musiques Improvisées à 16 ans.

Il mène ensuite sa carrière au piano et grave sept albums avant le superbe « Funambules » enregistré en 2015 avec la percussionniste Vassilena Serafimova (marimba, percussion) où jazz et classique se côtoient avec bonheur.

Sur son nouvel opus « Thirty », le jeune pianiste issu de la grande famille Casadeus s’épanouit entre jazz et classique et se joue des frontières qui séparent ces deux mondes.

Évoquer des passerelles jetées entre les deux univers ne suffit pas pour qualifier la musique de l’album. Au risque de brouiller les repères entre les lignes qui séparent jazz et classique, Thomas Enhco projette sa musique à travers son propre prisme musical. Dans une démarche dynamique il associe l’exigence du classique à la liberté du jazz. Il en ressort une musique très personnelle qui exclut toute juxtaposition simpliste entre les deux musiques.

Cinq compositions originales en piano solo

L’album ouvre avec « Joue pour les anges », une pièce dont le titre évoque Didier Lockwood. Le violoniste de jazz a été pour Thomas Enhco son mentor dans le jazz. C’est lui qui répétait au jeune musicien, « Joue pour les anges, mon Tom, on s’en fout des notes, oublie ce que tu as appris. Joue pour les anges. » Aujourd’hui, Thomas Enhco dédie son album à la mémoire de Didier Lockwood.

Après l’optimiste et pourtant nostalgique Turning Thirty, Owl and Tiger fait entendre sa superbe chanson d’amour sans paroles qui coule comme l’eau d’une source. Prelude (of Wind and Water) surfe ensuite sur les rythmes. Enfin la tendre et nostalgique mélodie de Looking Back termine cette séquence de pièces originales exécutées en piano solo par Thomas Enhco.

Concerto pour Piano et Orchestre

Avec son premier Concerto pour Piano et Orchestre, Thomas Enhco livre une première composition symphonique qui s’origine dans une commande que le pianiste a reçue de l’Orchestre de Pau Pays de Béarn, avec une création en février 2017 avec Pierre Dumoussaud à la direction.

Thomas Enhco a composé ce concerto en plusieurs moments de l’année 2016, dans des endroits différents (Paris, New York, île de Ré, forêt de Fontainebleau, Montréal, Maroc, Tunisie, Autriche, Allemagne, La Réunion, Mexique, Budapest). Il l’a conçu pour un orchestre à instrumentation classique (cordes, vents et percussions). Pour l’enregistrement, la partition orchestrale est confiée aux cinquante-cinq musiciens de l’Ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog.

Il s’agit d’un concerto de trente-six minute,s de structure tout à fait classique, en trois mouvements, andante, allegro et finale. Pour le compositeur le premier mouvement en ré mineur symbolise l’aventure et la découverte. Le deuxième mouvement en ré bémol majeur se développe en trois temps où l’auteur évoque l’amour, les promesses et les doutes.

Plus sombre le troisième mouvement module de bout en bout. Pour le pianiste il symbolise le désespoir et la renaissance.

Deux improvisations piano solo

Comme il reviendrait sur scène à l’issue d’un concert, Thomas Enhco termine l’album avec deux rappels, deux improvisations au piano.

Une première impro introspective et romantique s’inspire de la partition de l’opéra Orfeo Ed Euridice de Cristoph Willibald Gluck. La seconde joue avec délicatesse et tendresse avec la partition de La Javanaise de Serge Gainsbourg. Jamais démonstratif, Thomas Enhco s’amuse et harmonise les mélodies de cette superbe chanson avec un talent qui n’est pas sans évoquer l’art d’un certain Keith Jarrett.

Lyrique, romantique, introspectif et poète, Thomas Enhco déploie sur le clavier une perfection technique qui lui vient de son apprentissage de la musique classique. Au jazz il emprunte la liberté des formes et la maîtrise rythmique qui lui permettent d’improviser avec une fluidité et un naturel inouï. « Thirty »… un voyage musical qui dévoile des paysages sensibles où coexistent nostalgie, tourment, espoir et tendresse. On pourrait l’écouter sans lassitude jusqu’au bout de la nuit.

Pour retrouver Thomas Enhco sur scène, RV le 17 avril 2019 à 20h à La Cigale pour un concert prometteur.

Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

lire plus
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

lire plus
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

lire plus
A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

Le retour attendu du Festival A Vaulx Jazz !

La 31ème édition du festival A Vaulx Jazz approche à grands pas ! Attendu depuis 2017 par tous les amateurs de jazz de la région Rhône-Alpes Auvergne, cet évènement sonne le retour du jazz à Vaulx-en-Velin. Du 11 au 30 mars 2019, la programmation promet surprises et réjouissances en tous genres. Il y en aura pour tous les publics.

Après une superbe édition A Vaulx Jazz #30, il a fallu deux ans pour que le jazz reprenne ses quartiers à Vaulx en Velin. En effet depuis 2017, A Vaulx Jazz a quitté son rythme annuel pour vivre dorénavant en version biennale.

Mieux vaut donc se réjouir de revoir « A Vaulx Jazz » tous les deux ans que de l’avoir perdu. D’ailleurs nul doute que pour beaucoup d’amoureux du jazz, l’envie est deux fois plus grande de vibrer de nouveau au rythme du jazz à Vaulx-en-Velin… donc en 2019, pas question de bouder le plaisir de retrouver A Vaulx Jazz #31 plus festif que jamais.

A Vaulx Jazz #31, l'afficheProgrammée du 11 au 30 mars 2019, la 31ème édition du Festival A Vaulx Jazz se pare de ses plus beaux atours ce qu’annonce de belle manière le visuel réalisé par le Collectif Risette.

L’affiche aux couleurs contrastées laisse deviner instruments et musiciens. Souvent associée à des évènements précieux, la couleur cuivre-doré du fond est parsemée de touches dont le bleu évoque la nuit. La musique ondule en vagues roses porteuses d’énergie qui font vibrer le rythme sous le pied d’un Z de JAZZ.

Pour aiguiser l’appétit des plus gourmands, un avant goût est proposé durant les vacances sous forme d’un Before ! Constitué de concerts et dj sets dans des lieux insolites. Ces rendez-vous décalés, sportifs et surtout musicaux se profilent comme un Warm Up, un échauffement pour s’amuser avant le véritable lancement du festival !

Festival Hors les Murs

Du 11 au 29 mars le festival Hors les Murs va proposer comme à son habitude des évènements dans différents lieux de Vaulx-en-Velin comme l’Esplanade Ducros, la MJC, la bibliothèque Pérec, le Planétarium, le Cinéma Les Amphis ou le Cinéma Pathé Carré de Soie. Sans oublier les Afters du Périscope avec une Douce Transe le 22 mars 2019 à 00h00 et un Edredon Sensible le 29 mars 2019 à 00h00 et la collaboration avec l’Épicerie Moderne de Feyzin pour un concert du trompettiste Christian Scott le 18 mars 2019 à 20h30.

Concerts à Charlie Chaplin

Du 19 au 30 mars 2019, un jazz métissé va faire battre le cœur du Centre Culturel Charlie Chaplin. Outre le rituel concert scolaire du mardi, huit soirées s’annoncent qui mêlent musiques improvisées sous influences variée, idiomes innovants d’aujourd’hui et de demain, sans oublier la fameuse Soirée Blues du vendredi.

RV très vite sur « Latins de Jazz » pour en savoir plus sur la programmation d’A Vaulx Jazz #31 qui promet créations inédites, nouvelles rencontres et révélations internationales ou régionales. En attendant, une visite s’impose sur le site du Festival A Vaulx Jazz.

Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

lire plus
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

lire plus
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

lire plus