Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.
Opera Underground – Les RV de février 2019
Promesses de dépaysement cochléaire
A peine terminées les épopées musicales roumaines que déjà les RV de février 2019 déchainent l’Opera Underground. Après le raï énergique de Saidi et Mazalda se profilent encore trois soirées, comme des promesses de dépaysement. Le barde gréco-australien Jim Yamouridis, le rock polymorphe d’Aquaserge et un double plateau singulier avec « Cyril Cyril » et « Begayer ». Des facettes musicales variées à découvrir !
Les RV de février 2019 de l’Opera Underground proposent de découvrir des musiques iconoclastes. Du rai cosmique, du rock polymorphe et deux soirées présentées en collaboration par Le Marché Gare et l’Opera Underground.
L’occasion idéale pour étourdir les cochlées et pour explorer sans œillères des mondes inventifs singuliers qui brouillent les pistes bien loin des conventions musicales normées.
En collaboration avec le Marché Gare, l’Opéra Underground présente deux soirées, l’une avec Jim Yamouridis et l’autre qui réunit « Cyril Cyril » & « Bégayer ».
Jim Yamouridis
Australien d’origine grecque, Jim Yamouridis s’est d’abord fait connaitre sur la scène rock de Melbourne avec son groupe The Stream formé en 1994. Leurs albums produits par Conway Savage des Bad Seeds, le groupe de Nick Cave, sont devenus cultes avec des titres repris par PJ Harvey et John Parish.
Jim Yamouridis s’installe en France en 2010 et entame une carrière solo. Il fait ensuite appel à Seb Martel avec qui il collabore étroitement pour « Travelling Blind » (2008), « Into the Day » (2011 avec la présence exceptionnelle de Warren Ellis et « The True Blue Skies » (2014).
En 2018, Jim Yamouridis revient seul aux commandes de « The Other Side » (Microcultures/Differ-ant) sorti le 28 septembre 2018. Pour cet album il a trouvé son inspiration à la source de ses origines grecques, dans le rebetiko grec qui lui est cher.
Le 06 février 2019 à 20h le guitariste chanteur se produit à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Pour l’occasion il est accompagné sur scène par quelques-uns de ses fidèles compagnons, la contrebassiste Sarah Murcia, le vibraphoniste Nicholas Thomas et le batteur Christophe Lavergne.
De sa voix rocailleuse et ténébreuse le chanteur se met dans la peau d’un conteur grec installé aux enfers d’où il parle aux vivants. Via son univers acoustique mystérieux et mélancolique. Jim Yamouridis délivre un poème moderne ancré dans ses racines ancestrales.
Cyril Cyril + Bégayer
Un double plateau dès 20h pour la soirée du 28 février 2019 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. La réunion des deux groupes musicaux réunis par le Marché Gare et l’Opera Underground, met en avant deux labels, Bongo Joe Records et Born Bad Records.
Cyril Cyril
« Cyril Cyril » est un duo genevois composé de musiciens dont les affinités s’étendent bien au-delà du prénom, Cyril Yeterian (banjo, guitare, voix) et Cyril Bondi (percussion, clavier, guitare). Les deux Cyril fabriquent une musique de transe à la fois brute et sophistiquée, faite de banjo trafiqué, de mélodéon et de beats manuels aux sons de peau trempée dans les neiges du mont Ararat.
Le 28 février 2019 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon le duo « Cyril Cyril » présente sa musique singulière.
Quasi hypnotique elle délivre une psalmodie monocorde dont la poésie apocalyptique laisse apparaître un avenir possible au monde actuel pourtant en fâcheuse posture.
Bégayer
« Bégayer » est un trio composé de Alexis Vinéis (batterie), Lucas Ravinale (basses, guembris, objets sonores) et Loup Uberto (chant, guitares, guembris). Ils font entendre les balbutiements d’une nouvelle musique. On perçoit comme les bégaiements de signaux transistor, les échos de déchets électroniques d’antan et de musiques campagnardes plus lointaines sur lesquelles se greffent des bribes poétiques balbutiées.
Le 28 février 2019, la scène de l’Amphi de l’Opéra de Lyon accueille « Bégayer ».
L’occasion de découvrir une musique qui explore le chaos et inaugure un univers décalé et très personnel.
Avec la musique de transe de « Cyril Cyril » et celle plutôt bruitiste et world de « Bégayer », les oreilles curieuses et ouvertes devraient se régaler.
Aquaserge
Aquaserge est un collectif de huit musiciens originaires de Toulouse. Benjamin Glibert (guitare, voix), Julien Gasc (clavier, voix), Audrey Ginestet (basse), Manon Glibert (clarinette), Julien Chamla (batterie), Robin Fincker (saxophone ténor), Sébastien Cirotteau (trompette), Olivier Kelchtermans (saxophone baryton).
Après des collaborations avec Acid Mothers Temple, Stereolab et April March, Aquaserge a inventé dans son laboratoire ses propres codes musicaux. En effet, le groupe a fondé un univers personnel à partir d’éléments issus des rocks progs et psyché, aux musiques de film d’hier et aujourd’hui et de codes empruntés aux différents courants du jazz.
Le 15 février 2019 à 20h la musique surprenante et imprévisible de l’octet Aquaserge va se faire entendre dans la salle underground de l’Opéra de Lyon. Elle va se mêler ses accents à ceux du quatuor Wassily qui réunit Antoine Brun (violon), Marine Faup-Pelot (violon), Dominik Baranowski (alto) et Raphaël Ginzburg (violoncelle).
Ancrée dans d’autres univers, la musique d’Aquaserge expérimente hors des sentiers battus. En jouant avec les influences qui ont contribué à la fonder, elle crée un monde unique et imprévisible.
La réunion d’Aquaserge et du quatuor Wassily porte en elle les germes de ce qui pourrait constituer une surprise musicale de taille.
Thomas Dutronc sort « Frenchy »
Clin d’œil à Pierre Marcus & « Following the right way »
Le contrebassiste Pierre Marcus poursuit son chemin et présente son troisième album, « Following the right way ». Non content de jouer avec Baptiste Herbin, Irving Acao, Simon Chivallon et Thomas Delor, figures marquantes de la scène jazz française actuelle, il leur adjoint des invités. L’album propose une promenade dont les jalons font écho à l’itinéraire personnel du leader. Le propos solide et fort actuel demeure enraciné dans la tradition. L’oreille ne s’y trompe pas et suit avec bonheur le contrebassiste sur la voie qu’il continue à tracer.
Oboman et Aquarela proposent « A Bela Vida »
A la tête de son trio Aquarela, le hauboïste et joueur de cor anglais Jean-Luc « Oboman » Fillon présente « A Bela Vida », troisième album qu’il consacre aux musiques brésiliennes. Entouré de ses deux compères brésiliens, le mandoliniste Eduardo Miranda et le guitariste Tuniko Goulart, le leader invite le percussionniste brésilien Zé Luis Nascimento à les rejoindre. Avec de tels virtuoses, mélodies et rythmes brésiliens frémissent de lyrisme et d’élégance. Une évasion bienvenue en ces temps bouleversés pour retrouver le goût de la Bela Vida.
Dans le même temps il était orchestrateur au sein de la compagnie Philips qui le charge de réaliser un disque d’ambiance aux USA. C’est ainsi qu’en 1954 il enregistre seize titres consacrés à Paris avec un grand orchestre sur un album intitulé « I Love Paris » dont la pochette avec sa photo plutôt caricaturale, ne reflète en rien la fluidité et la musicalité de la musique proposée sur les seize morceaux parmi lesquels I Love Paris, Les Feuilles Mortes, April in Paris, Paris Canaille, A Paris, La vie en Rose, Sous les Ponts de Paris.
et enregistré en trois séances à New-York avec quelques-unes des plus grandes sommités du jazz de l’époque. Michel Legrand a arrangé l’ensemble des compositions et dirigé l’orchestre.