Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Déambulation musicale colorée

Le trio Dreisam revient avec « Upstream », son deuxième album enregistré aux Studios la Buissonne. Toujours sous-tendues par un lyrisme devenu marque de fabrique du groupe, les ambiances aériennes se font turbulentes ou audacieuses. Le trio fait évoluer sa musique avec un brin d’électricité mais conserve son identité. Une déambulation musicale dans des paysages aux couleurs intenses.

Depuis sa création, le trio germano-franco-brésilien Dreisam s’est forgé une identité et a obtenu un succès confirmé au fil des concerts et des années.

Après « Source » (Diapason/Absilone), un premier album paru en 2014, Dreisam est retourné aux Studios la Buissonne pour enregistrer son deuxième opus. « Upstream » (Jinrikisha Production/Inouïe Distribution) est annoncé pour le 05 avril 2019.

Le trio Dreisam

Fondé en 2011, Dreisam réunit la saxophoniste Nora Kamm, le pianiste Camille Thouvenot et le batteur Zaza Desiderio, trois lyonnais d’adoption qui mènent par ailleurs d’autres projets personnels.

Issu d’horizons géographiques variés, le trio nourrit son inspiration des différentes cultures musicales dont les musiciens sont issus. Cette richesse contribue sans doute à fonder l’identité du groupe. Une autre clef de la singularité de Dreisam réside dans un répertoire constitué à parts égales de compositions de chacun des artistes.

En géométrie on parlerait de triangle équilatéral. En jazz on serait tenté d’utiliser le néologisme équitrio pour évoquer l’équilibre qui caractérise Dreisam tant au niveau des compositions, que de la construction et de l’expression musicales.

L’album « Upstream »

couvertue de l'album Upstream du trio DreisamEnregistré, mixé et mastérisé entre mai et juillet 2018 aux studios la Buissonne par Gérard de Haro, l’album « Upstream » s’inscrit dans la continuité de « Source »… comme une déambulation musicale dans des paysages familiers dont les couleurs renouvelées stimulent l’écoute.

Sur l« Upstream« , l’osmose musicale qui unit les trois musiciens de Dreisam ne se dément pas. Les thèmes s’enchaînent comme de tendres mélodies que l’on mémorise aisément. Toujours habitées par un lyrisme omniprésent, les couleurs des musiques évoluent. Nouveauté, le climat acoustique s’étoffe par l’ajout d’un clavier de basse ou d’un orgue qui complètent le registre expressif du pianiste dont l’âme de contrebassiste ressurgit.

Toujours fluide et souvent lyrique, le piano chevauche les rythmes nuancés que distille la batterie dont la palette sonore ne cesse de s’enrichir. Alto ou soprano, le saxophone libère des cascades de notes exaltées ou un souffle caressant.

Au fil des douze plages de « Upstream » on se laisse porter sur les ailes d’une musique aux couleurs nuancées. Avec Dreisam, on déambule dans un univers onirique propice à une rêverie que traverse une pulsion vitale infinie.

Impressions musicales

Le saxophone alto batifole au gré des chemins champêtres de Chasse aux papillons. L’oreille quitte cette atmosphère bucolique pour pénétrer dans le monde plus frénétique d’une ode For Michel. Le saxophone alto ouvre ensuite A voir, une procession musicale dont la mélodie entêtante prend les allures d’un hymne à la vie.

Le motif répétitif de Kepler stimule l’alto dont le chorus énergique galvanise la musique propulsée par une batterie tumultueuse. Jouée en suspension Ma Méditation met en valeur la sonorité lyrique et aérienne du soprano porté par les spirales rythmiques délicates de la batterie et par le piano réflexif.

Bien arrivé met en lumière le chant exalté de l’alto et le solo pastoral du piano. L’écriture complexe de Kouclamou sied au piano dont le chorus déborde d’inspiration et stimule ensuite l’éloquence du saxophone. Sur Dona Nilva, on se laisse captiver par le charme du soprano voltigeur qui n’en finit pas de butiner les notes comme un colibri délicat.

Le phrasé syncopé et les brisures de Leto Oro transportent dans un univers différent. La ligne de basse et la batterie tressent un filet au-dessus duquel l’alto ascensionnel et le piano lyrique se croisent. Valse au Carré résonne comme une pièce qui muse entre classique et escapade insolente au pays des rythmes décalés.

Procissão résonne comme une oraison porteuse d’espérance. La prière de l’alto s’envole au-dessus de la batterie qui porte le morceau de bout en bout. Pour terminer l’album, l’incisif alto se projette sur Lazy Ladie dont le groove funky doit autant à l’orgue qu’à une batterie endiablée.

Pour découvrir live la musique de « Upstream », rendez-vous ICI pour consulter la liste des concerts à venir de Dreisam.

« L’Heure espagnole » à l’Opéra de Lyon

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En ouverture de saison, l’Opéra de Lyon propose « L’Heure Espagnole » de Maurice Ravel, une œuvre aux allures de fantaisie musicale, une facétie licencieuse. Ce premier opéra du compositeur français écrit sur un livret de Franc-Nohain brille d’audacieuses orchestrations. Conçues par Gregoire Pont, les images d’animation s’intègrent dans la mise en scène de James Bonas. Un cartoon coquin qui risque de cartonner !

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Clin d’œil à Yves Rousseau Septet & « Fragments »

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Pour son nouvel album, « Fragments », le contrebassiste Yves Rousseau réunit autour de lui un groupe transgénérationnel de musiciens talentueux. Ancrée dans les souvenirs de son écoute des groupes pop rock entre 1976 et 1979, la musique laisse une grande place aux solistes. L’écriture inventive et exaltante du leader inspire aux instrumentistes des improvisations décapantes.

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David Linx signe « Skin in The Game »

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Avec « Skin In The Game », le chanteur, auteur, compositeur et producteur David Linx signe un album à la fois énergique et sensible. Celui qui est devenu une référence en matière de jazz vocal, propose un opus poétique où il se met à nu. Autour de lui, il réunit une équipe de premier plan avec Gregory Privat au piano, Chris Jennings à la contrebasse, Arnaud Dolmen à la batterie et en invités, le guitariste Manu Codjia et le slameur Marlon Moore. Entre force et délicatesse, un opus à fleur de peau qui témoigne de ses convictions, de son implication dans le monde actuel et rend hommage à des figures qui lui sont chères. Au sommet de son art, David Linx performe plus que jamais au-dessus de la mêlée.

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Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Escapade de l’autre côté du bleu

Après “Emotional Dance” sorti en 2017, Andrea Motis revient avec “Do Outro Lado Do Azul”. La jeune trompettiste, chanteuse et compositrice catalane fait une escapade fort réussie du côté de la musique brésilienne avec laquelle elle manifeste de fort belles affinités. Un album chatoyant, des teintes fraîches, des accents délicats, une musicalité infinie.

couverure de l'album Do outro lado do azul de la chanteuse et trompetiste Andrea MotisAvec “Do Outro Lado Do Azul” (Verve/Universal) sorti le 01 mars 2019, la chanteuse et trompettiste espagnole Andrea Motis s’éloigne des partitions du jazz traditionnel pour s’aventurer sur les sentiers de la musique brésilienne dont elle explore la tradition.

Avec un goût infini elle puise dans la vaste production brésilienne mais déjoue le piège majeur de piocher parmi les légendaires titres de bossa-nova ou de samba tant de fois repris.

S’émanciper pour créer

Sur les treize plages de l’album “Do Outro Lado Do Azul”, Andrea Motis réussit un challenge peu commun, demeurer fidèle aux codes de la musique brésilienne et s’en émanciper en même temps. Son inspiration créative respecte en effet l’esprit de la tradition dont l’opus est vraiment imprégné. Pourtant la musicienne passe de l’autre côté du bleu qu’elle colore d’accents très personnels.

Un opus ensoleillé dont la musicalité rime avec délicatesse et fraîcheur.

Une incroyable trajectoire

Impossible de ne pas revenir sur la trajectoire peu commune d’Andrea Motis. Précoce, elle embouche la trompette à 7 ans et intègre à 12 ans le big band de l’école de musique de Sant Andreu (conservatoire municipal barcelonais) où elle est repérée par son professeur, le contrebassiste Joan Chamorro.

Pour ses 14 ans, la parution de son premier enregistrement “Joan Chamarro présente Andrea Motis” permet de prendre la mesure de la fraîcheur et de la musicalité de son propos. L’année de ses 16 ans, elle est invitée par Quincy Jones en personne à monter sur la scène festival de Perelada où le légendaire musicien s’extasie de son talent.  Andrea Motis poursuit sa collaboration avec Joan Chamorro et sort cinq autres albums parmi lesquels “Feeling Good” paru en 2012.

En 2017, elle dessine les contours d’un univers plus personnel sur “Emotional Dance” (Impulse!/Universal), un album enregistré à New York avec Joan Chamorro autour d’un groupe américano-catalan. Ce disque élégant et équilibré ouvre de nouvelles perspectives à la carrière de l’artiste espagnole.

En 2019, Andrea Motis continue à tracer son sillon et rejoint le label Verve… le 01 mars 2019 sort “Do Outro Lado Do Azul”.

“Do Outro Lado Do Azul”

Les musiciens

Certes Joan Chamarro (contrebasse), lgnasi Terraza (piano), Josep Traver (guitare) et Esteve Pi (batteriei) constituent toujours le cœur de la formation. Ils assurent ainsi une sorte de continuité par rapport aux disques précédents avec un ancrage jazz qui s’exprime par exemple dans des arrangements évocateurs de jam sessions dans le style New-Orleans. Pourtant dans ce nouveau projet Andrea Motis affirme son autorité via ses choix artistiques. En effet, la jeune musicienne inscrit son empreinte sur le répertoire et les ambiances.

Ainsi la référence majeure de “Do Outro Lado Do Azul” regarde du côté de la musique brésilienne dont elle capte les rythmes, emprunte les instruments et saisit les accents à travers le pandeiro de Sergio Krakowsky, le cavaquinho de Fernando Del Papa, la guitare de Mathieu “Tétéu” Guillemant, la clarinette de Gabriel Amargant et le violon de Christoph Mallinger qui apportent des couleurs folk dépaysantes.

Le répertoire

Pour regarder de l’autre côté du bleu, Andrea Motis porte son choix sur des chansons composées par de grands sambistes comme Ismael Silva (Antonico), Roque Ferreira (Filho De Oxum) ou Paulinho da Viola (Dança Da Sildao). Elle n’hésite pas non plus à interpréter des pièces écrites par des auteurs plus contemporains comme Rodrigo Maranhao et Roberta Sa (Samba De Um Minuto) ou d’autres tout à fait confidentiels comme Moacyr Luz (Saudades Da Guanabara), Luiz Tatit (Baião De Quatro Toques) et elle trempe aussi sa plume dans l’encre pour proposer des compositions tout à fait inspirées (Brisa, Sense Pressa, Sombra De Lá)

Andrea Motis embouche tour à tour trompette, bugle, saxophone soprano mais c’est surtout son chant qui colore “Do Outro Lado Do Azul”. Sa voix élastique de contralto passe du Portugais, au Catalan et à l’Espagnol sans effort. C’est à s’y méprendre, elle phrase comme les natives du Brésil, performe sur les tempi rapides et caresse les mots avec tendresse sur les pièces plus lentes. Selon les styles, elle pose un voile de douceur ou un grain légèrement acidulé sur les trames musicales.

Impressions musicales

L’album ouvre avec le propos épuré que tiennent guitare, voix cajoleuse et voilée, cavaquinho et violon sur Antonico, la superbe composition du grand sambiste Ismael Silva.

Après la triste tendresse du premier titre se profile Sombra De Là, une samba élégante. Un zeste de voix, un trait de bugle et de limpides rasades de saxophone ténor, ça désaltère comme un mojito rafraîchissant.

Pandeiro et cavaquinho se font espiègles autour de la voix  équilibriste qui interprète avec légèreté Brisa, une samba partido alto. La trompette insolente adopte le swing sur un tempo jazz, suivie par le violon, le piano et la batterie. C’est ensuite à une sieste paresseuse qu’invitent la voix lascive et le chorus ciselé de piano sur la langoureuse ballade bossa Sensa Pressa. La sonorité diaphane de la trompette convoque le fantôme de Chet Baker.

Plein d’entrain, l’hymne du chanteur catalan Joan Manuel Serrat, Mediterráneo résonne comme un hymne plein d’entrain porté sur les ailes d’une valse aux accents vénézuéliens que ponctuent un piano vigoureux et un saxophone gémissant. Voix, cavaquinho et basse se retrouvent ensuite au rythme du frevo sur Filho De Oxuma. Place ensuite à la samba pagode Pra Que Discutir Com Madame où le chant devient scat porté par guitare et pandeiro. La musique se déhanche avec aisance et même le piano joyeux esquisse des pas de danse.

Le superbe thème de Paulinho da Viola, Dança da Solidao, résonne alors en portugais sur un tempo de morna coladeira capverdienne. La voix se coule dans une esthétique évocatrice de l’art de Cesaria Evora. L’émotion gagne en intensité avec le solo nostalgique de la clarinette lyrique, la tendresse de la guitare et la triste plainte de la contrebasse.

Sur la samba pagode Saudades da Guanabara, le chant collectif invite à une danse dionysiaque où tous les instruments donnent de la voix. Pas un ne manque, piano, violon, clarinette, guitare électrique pour un clin d’oeil complice au jazz de la Nouvelle-Orleans. On en redemande et on danse sans état d’âme, heureux que samba et jazz coexistent avec autant de bonheur. Sur une rythmique impulsée par le pandeiro, trompette et violon exposent le thème de Choro de Baile. Entre polka et de la valse, syncopes et contrepoints n’en finissent pas de se croiser pour le meilleur.

La voix nasale et élastique dépose avec tendresse son chant brésilien sur les accords de la guitare de Record De Nit. Une berceuse que ne renierait pas Rosa Passos. Portés par le pandeiro et le cavaquinho, Samba De Um Minuto résonne de la douce mélancolie qu’insufflent voix, clarinette et cavaquinho. C’est enfin avec le regard tourné vers le nordeste du Brésil que se termine l’album. Clarinette voltigeuse, trompette habile, violon jazz reprennent même l’intemporel Brazil avant de revenir au thème de Baião De Quatro Toques qui invitent à la fête

Les treize titres de l’album “Do Outro Lado Do Azul” affichent la vigueur et l’inspiration de la trompettiste et chanteuse catalane Andrea Motis. Cet album très personnel confirme son goût pour la composition. Ancré dans la tradition très large de la musique brésilienne, le répertoire met surtout en valeur les couleurs de son art vocal très convaincant.

« L’Heure espagnole » à l’Opéra de Lyon

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Hot Club Jazz Festival #2019

Hot Club Jazz Festival #2019

Du 04 au 07 avril 2019

Après avoir fêté ses 70 ans en 2018, le Hot Club de Lyon repart de plus belle avec le Hot Club Jazz Festival #2019. Du 04  au 07 avril 2019 sont programmés Romain Pilon Trio, Hot Club Generations Big Band, Manu Guerrero Quintet et Jeremy Pelt Quintet. De quoi faire battre plus fort le cœur de la presqu’île !

Fondé en 1948, le Hot Club de Lyon se prévaut d’être le plus ancien club de jazz en activité en Europe. Situé entre Saône et Rhône, au cœur de la presqu’île lyonnaise, Hot Club Jazz Festival #2019le Hot Club de Lyon accueille depuis plus de 70 ans, tous les styles de musique et tous les musiciens.

Depuis fin 2017, sur l’impulsion de la nouvelle équipe dirigeante, le vénérable club lyonnais programme des concerts (du mercredi au samedi soir, de septembre à juin), dans la cave nouvellement toilettée. Le printemps 2019 se distingue par la programmation du festival annuel du Hot Club de Lyon.

Du 04 au 07 avril 2019, le Hot Club Jazz Festival #2019 propose quatre évènements exceptionnels avec des artistes de renommée internationale, Romain Pilon, Hot Club Generations Big Band, Manu Guerrero, Jeremy Pelt.

Chaque soir après les concerts, la soirée se prolonge par une jam session animée par Hot Reason Sessions, Jean-Salim Charvet Quartet, Thomas Blaisel Quintet.

Romain Pilon Organ Trio

Le festival ouvre avec un musicien incontournable de la scène jazz française, le guitariste français Romain Pilon qui enchaîne projets et enregistrements. On a pu l’apprécier en trio avec le batteur Fred Pasqua et le contrebassiste Yoni Zelnik et on l’a découvert avec bonheur auprès de Pierre de Bethmann et David Prez. On a aussi remarqué avec intérêt sa présence auprès de musiciens internationaux (Seamus Blake, Walter Smith III) avec lesquels il a enregistré.

En 2019, Romain Pilon associe les sonorités de la guitare à celles de l’orgue Hammond B-3 dont la tradition du jazz compte déjà de nombreux exemples comme Kenny Burrell-Jimmy Smith, Grant Green-Larry Young, Wes Montgomery-Melvin Rhyne.

Dans sa nouvelle formule musicale, le guitariste français Romain Pilon propose quelques concerts en Suisse, Belgique, Allemagne et France. Il s’arrête au Hot Club de Lyon avec deux musiciens américains, Sam Yahel (orgue Hammond) et Kush Abadey (batterie).

Le 04 avril 2019 à 20h30, une soirée qui allie le lyrisme et la musicalité du guitariste, le sens mélodique peu commun et la parfaite maîtrise de la palette sonore de l’organiste, le groove explosif du batteur. Pas encore de son ni de video de l’Organ Trio de Romain Pilon… c’est donc à découvrir live !

Hot Club Generations Big Band

Depuis sa création le Hot-Club a pour vocation de réunir des artistes de générations différentes. C’est pour perpétuer cette tradition que le batteur Philip Maniez installé aujourd’hui à Paris écrit un répertoire spécifique. Il s’associe avec un jeune musicien lyonnais Jean-Salim Charvet. Philippe Maniez et Jean-Salim Charvet assurent la co-direction musicale du Hot Club Generations Big Band.

Autour de Philippe Maniez et Jean-Salim Charvet : Patrick Maradan (contrebasse), Thibaut François (guitare), Olivier Truchot (piano), Jean-Salim Charvet, Yonatan Hes, Victor Maisonneuve, Alexandre Roudault (saxophones), Simon Girard, Héliodore Perrot, Jules Regard, Sylvain Thomas (trombones), Achille Alvarado, Ysaura Merino, Christophe Metra, Hervé Salamone (trompettes).

Le 05 avril 2019 à 20h30, un orchestre intergénérationnel inédit.

Manu Guerrero Quintet

Le pianiste franco-péruvien Manu Guerrero, vient présenter son projet « Nuevo Mundo » dont l’album est sorti le 19 janvier 2018 chez Jazz Family. Comme sur l’opus, le leader est accompagné de musiciens renommés, le saxophoniste Samy Thiebault, le percussionniste Minino Garay, le contrebassiste Felipe Cabrera et le batteur Lukmil Perez.

Expression poétique, improvisations créatives, syncopes explosives, rythmique souple et solide à la fois, comme dans Fresia composé en hommage à la grand-mère péruvienne du pianiste.

Le 06 avril à 20h30, les promesses d’un voyage rythmé au fil d’un jazz aux accents sud-américains et aux racines nord-américaines.

Jeremy Pelt Quintet

La fougue maîtrisée et le swing ardent de Jeremy Pelt ont contribué à faire de lui un des trompettistes de l’élite du jazz new-yorkais. Il a fait ses classes auprès de Franck Foster, Vincent Herring, Franck Wess, Jimmy Heath, Greg Osby, Gerald Cleaver, Ravi Coltrane. Il affiche aujourd’hui plus d’une douzaine d’albums en tant que leader et l’on ne compte plus ceux auxquels il a participé comme sideman.

On se rappelle que pour le 70ème anniversaire du vénérable club lyonnais Jeremy Pelt a honoré le Hot Club de sa présence lors des deux mémorables sets du 28 mars 2018. Visiblement le trompettiste y prend goût. En effet, lors de sa tournée 2019 en Europe, entre des concerts en Suisse, Allemagne et Pologne, il fait étape au Hot Club de Lyon avant de retourner aux USA.

Pour l’occasion, Jeremy Pelt (trompette, bugle) vient entouré de Victor Gould (piano, Fender Rhodes), Vicente Archer (contrebasse), Allan Mednard (batterie) et Chien Chien Lu (vibraphone, marimba).

Le 07 avril à 18h, des échos de « Jeremy Pelt The Artist », le dernier album du trompettiste  inspiré de l’œuvre d’Auguste Rodin.

Le Hot Club Jazz Festival #2019, une édition qui devrait tenir toutes ses promesses, ravir les oreilles les plus averties, surprendre les plus novices et enchanter celles et ceux pour que le jazz est synonyme de fête et de dépaysement.

« L’Heure espagnole » à l’Opéra de Lyon

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Mars 2019 à l’Auditorium de Lyon

Mars 2019 à l’Auditorium de Lyon

Anouar Brahem - Brad Mehldau

En mars 2019 à l’Auditorium de Lyon, le jazz hisse haut ses couleurs avec deux grands noms à l’affiche. Le lundi 18 mars 2019 à 20h, Anouar Brahem présente son projet « Blue Maqams ». Le mardi 26 mars 2019 à 20h, Brad Mehldau propose une soirée partagée entre solo et concerto. Des mondes différents, échos de la variété et de la richesse des paysages musicaux du jazz.

Organisée en co-production avec Jazz à Vienne, la saison Jazz 2018/19 de l’Auditorium de Lyon continue. Après avoir accueilli en 2018 le saxophoniste Archie Shepp puis la chanteuse Madeleine Peyroux, en 2019, la scène de l’Auditorium de Lyon déroule le tapis rouge à deux musiciens de jazz et pas des moindres.

Le célèbre oudiste Anouar Brahem est attendu le 18 mars 2019 avec son projet « Blue Maqams ». Le 26 mars 2019, le pianiste Brad Mehldau présente deux facettes de son art, son premier concerto pour piano et orchestre et des improvisations en solo.

18 mars 2019 à 20h  - Anouar Brahem et « Blue Maqams »

L’album « Blue Maqams » (ECM/Universal) paru le 13 octobre 2017 a permis d’écouter Anouar Brahem en compagnie du contrebassiste Dave Holland, du batteur Jack DeJohnette et du pianiste britannique Django Bates. L’opus délivre une musique équilibrée qui navigue entre rêve et introspection.

Par son titre même, le projet « Blue Maqams » reflète les deux attaches du oudiste. D’une part la tradition modale des maqams, ces modes mélodiques arabes dans lesquels sa partition demeure ancrée et qui signent l’identité singulière de la musique d’Anouar Brahem depuis ses débuts. D’autre part la liberté de l‘improvisation à laquelle le leader concède un grand espace d’expression. Un projet comme un écho à « Kind of Blue », l’album historique de 1959 où Miles Davis a exploré le monde modal.

Le 18 mars 2019 à 20h, Anouar Brahem est annoncé en quartet à l’Auditorium de Lyon, entouré du contrebassiste Dave Holland, du pianiste Django Bates et du batteur Nasheet Waits. Promesses d’un jazz poétique et délicat, sobre et épuré dont les nuances devraient enchanter le public.

Une soirée où vont se croiser la magie orientale des maqams et l’esthétique lyrico-dynamique du jazz occidental.

26 mars 2019 à 20h - Brad Mehldau

La venue de Brad Mehldau en solo, en 2005, reste gravée dans les mémoires de celles et ceux présents à l’Auditorium pour un moment inoubliable. Depuis, le pianiste est depuis en trio et plus récemment en duo avec le saxophoniste Joshua Redman pour un concert mémorable, le 13 novembre 2016. On connait par ailleurs le goût du musicien pour la pop musique des Beatles ou de Radio Head et son affinité pour le répertoire classique qu’il a récemment exploré sur l’album « After Bach » sorti en mars 2018.

Le 26 mars 2019 à 20h, Brad Mehldau revient à l’Auditorium de Lyon pour présenter son concerto pour piano et orchestre qu’il va interpréter avec les musiciens de l’Orchestre national de Lyon, sous la direction de Clark Rundell. Durant la soirée, Brad Mehldau se produit aussi en solo.

Ainsi, en mêlant au cours du même concert improvisations en solo et interprétation de son premier Concerto pour piano et orchestre, Brad Mehldau franchit une étape symbolique qui lui permet de fusionner les frontières de deux mondes entre lesquels il ne choisit pas, celui du jazz et celui de la musique classique.

Une soirée qui assouplit les frontières entre les genres musicaux et démultiplie le champ des possibles.

« L’Heure espagnole » à l’Opéra de Lyon

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Clin d’œil à Yves Rousseau Septet & « Fragments »

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Clin d’œil à Fred Nardin Trio & « Look Ahead »

Clin d’œil à Fred Nardin Trio & « Look Ahead »

Swing, modernité et complicité

« Look Ahead » marque le retour de Fred Nardin Trio. Après « Opening » sorti en 2017, cet épisode 2 de la collaboration entre le pianiste Fred Nardin, le contrebassiste Or Bareket et le batteur Leon Parker confirme plus avant les qualités du trio. Les musiciens complices offrent une musique au swing solide au service de développements modernes et d’envolées lyriques.

couverture de l'album Look Ahead de Fred Nardin TrioL’aventure de Fred Nardin Trio franchit donc un cap supplémentaire avec la sortie le 01 mars 2019 (Naïve/Believe) d’un deuxième album, « Look Ahead ».

Plutôt logique ! Après avoir ouvert la voie le 15 septembre 2017 avec « Opening » (Jazz Family/Socadisc), Fred Nardin Trio a continué à tracer son sillon avec de nombreux concerts et aujourd’hui il poursuit sa route plus avant avec « Look Ahead », une nouvelle galette plutôt réussie.

Trio complice et réactif pour cocktail musical bien dosé

Les onze titres de « Look Ahead » s’inscrivent en filiation directe avec l’esthétique musicale déjà exprimée sur « Opening » et affermie par les nombreux concerts ultérieurs du Fred Nardin Trio. Hormis un morceau du pianiste Herbie Hancock et un titre de Leon Parker, les autres compositions de l’album sont à porter au crédit de Fred Nardin.

Le pianiste s’exprime en toute liberté, soutenu par la rythmique solide que constitue l’inventif batteur Leon Parker et le précis contrebassiste new-yorkais, Or Bareket. Au fil des concerts s’est développée entre eux une écoute, une réactivité et une confiance mutuelle qui permettent aux trois musiciens de développer un son de groupe identifiable. La complicité qui lie les trois protagonistes soutient une musique dont le swing demeure le maître-mot.

A l’écoute des plages enregistrées par Fred Nardin Trio sur « Look Ahead », on capte ce que d’aucun nomment interplay, ce court anglicisme qui évoque tout à la fois les interactions complices, la connivence réactive et le climat de confiance qui contribuent à libérer l’expression, l’inventivité et la créativité de chaque membre du groupe.

Ainsi sécurisés, les solistes s’aventurent sans risque au gré des rythmes, des grilles et des mélodies. Un dialogue de chaque instant soutient et réunit fantaisie lyrique et voltige bouillante, force et délicatesse, rythmes effrénés qui se brisent pour mieux rebondir. Un cocktail musical équilibré et bien dosé

Impressions musicales

Nuances

L’album ouvre avec Colours, un morceau rythmique bouillonnant au lyrisme coloré où la mélodie se pare de contrastes séduisants. Il se termine avec le mélancolique Prayers que le duo piano-contrebasse teinte d’une tendre mélancolie au romantisme crépusculaire.

Vous-avez dit standards ?

Sur Just Easy écrit par Fred Nardin dans le style ellingtonnien s’expriment les frôlements subtils des balais, le développement pianistique raffiné du piano très attaché au swing et les lignes claires et rapides de la contrebasse. Seul au piano sur Prelude to « Memory of T », Fred Nardin ouvre une parenthèse stride, main gauche syncopée et les phrases foisonnantes de la main droite. En hommage à Thelonious Monk et porté par un accompagnement rythmique imperturbable, le pianiste sculpte ensuite la mélodie de Memory of T avec des aspérités qui ne manquent pas d’audace et évoquent l’inspirateur du titre.

Virtuosité

Sur Look Ahead, le piano s’inscrit dans une dynamique néo-bop. Virtuose, Fred Nardin enchaine les idées musicales avec une aisance technique manifeste et salue habilement ses aînés de son jeu habile et haletant. Sur le tempo ultra rapide de One Finger Snap d’Herbie Hancok, bouillonne le style bebop véloce du pianiste. Ses fulgurances sont stimulées par la batterie enthousiaste. Le chorus de contrebasse apporte une respiration bienvenue suivie d’un 4/4 exécuté dans la plus pure tradition.

Singulier

New Direction restitue un moment musical singulier de percussions corporelles et de que Leon Parker offre sur l’album, tout comme il le fait lors de ses concerts.

Délicatesse et rêverie

Sur un accord de piano interrogatif, la contrebasse tisse la ligne mélodique de Three for You que le trio joue avec délicatesse. Interprété par la contrebasse au jeu souple et solide et à la sonorité tellurique, Prelude to « In the skies » introduit In The Skies, son climat de rêverie et sa chorégraphie rythmique cristallisée autour d’un superbe chorus de batterie.

Sur « Look Ahead » se développe un swing élégant et efficace ancré dans une modernité traditionnelle. Cet épisode 2 de la discographie de Fred NArdin Trio a le goût d’un breuvage musical équilibré inscrit dans les valeurs conventionnelles du jazz. On ne serait pas contre un épisode 3, comme un cocktail pimenté par une fantaisie un brin plus débridée.

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