Nuits de Fourvière 2019 – La programmation

Nuits de Fourvière 2019 – La programmation

Festival pluridisciplinaire ouvert à tous les publics

Du 1er juin au 30 juillet 2019, le festival des Nuits de Fourvière annonce un programme ambitieux. 60 jours, 131 représentations avec 5 créations, 8 coproductions, 9 premières françaises. 53 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirques. De quoi combler toutes les générations, tous les goûts, tous les publics.

affiche NUits de Fourviere 2019Ancré dans le territoire, le festival de Nuits de Fourvière 2019 continue à proposer toutes les formes de spectacle vivant. Ainsi, du 1er juin au 30 juillet 2019, le festival investit 9 lieux différents : le Radiant Bellevue, la grande Salle de l’Opéra de Lyon, l’Ensatt, le Théâtre de La Renaissance, le Parc de Parilly, le domaine de Lacroix-Laval, le Grand théâtre et l’Odéon de Fourviere et la Salle Molière.

L’édition 2019 ouvre les 01, 02 & 03 juin 2019 avec la première française du Livre de la jungle (Jungle Book) d’après Rudyard Kipling, mise en scène de Robert Wilson avec la musique de Coco Rosie. Un show jubilatoire et déjanté au Grand Théâtre marque le clap de fin de l’édition le 30 juillet 2019 avec Les Franglaises et un karaoké géant proposé par ARTE concert.

Entre ces deux temps la programmation diversifie des propositions entre Côté Danse & Cirque, Côté Théâtre et Côté Musiques.

Côté danse et cirque

Grand Format au Grand Théâtre

« Requiem » de Mozart de Yoann Bourgeois avec ses acrobates soutenus par l’Insula Orchestra sous la direction de Laurence Equilbey (10 & 11 juin), « Hôtel », en première française l’incroyable troupe du Cirque Eloize fête son 25ème anniversaire (du 17 au 22 juin), « Pure Danse », un programme en six temps avec Natalia Osipova, la danseuse étoile du Royal Ballet venue du Bolchoï (01 juin). Les danseurs des Pockemon Crew fêtent leurs 20 ans à 20h30 le 14 juillet 2019, juste avant le feu d’artifice sur la colline.

Dans parcs et jardins

Théâtre équestre au Parc de Parilly avec « Ex Anima », l’ultime spectacle du Théâtre équestre Zingaro (14 juin au 24 juillet). La magie du cirque se donne à voir au Domaine de Lacroix-Laval avec « Lexicon » des  acrobates gallois du NoFit State Circus (du 28 juin au 14 juillet).

Côté théâtre

Des créations. A l’Odéon avec « L’Orestie » adapté en extérieur par Georges Lavaudant (05 au 08 juin). Hors les Murs, à l’Ensatt, une nouvelle version de la pièce visionnaire d’Anton Tchekhov « L’Absence de père » d’après « Platonov » dans une mise en scène de Lorraine de Sagazan (26 au 29 juin), au Radiant Bellevue, le retour des Chiens de Navarre emmenés par Jean-Christophe Meurisse, avec « Tout le monde ne peut pas être orphelin » (22 au 26 juin). Les Comp. Marius cheminent dans un processus de transition  avec les étudiants de l’Ensatt pour créer « Coupe royale », un montage-collage des dix drames royaux de Shakespeare (du 24 juin au 06 juillet).

« Le terrien est loin maintenant, tellement loin qu’il se dit plus terrien, il dit : ch’uis plus un terrien, ch’uis un habitant de rien, ch’uis un plutérien et j’habite à plus rien… »

Les Nuits de Fourvière 2019, Les PlutériensUn RV à ne pas rater qui unit Théâtre & Musique au Théâtre de La Renaissance, l’opéra « Les Plutériens », une création de Charles Pennequin, Guillaume Bailliart, l’ARFI et le Choeur Spirito.. En route les 13,14,15 juin 2019 pour un voyage intersidéral vers le soleil à bord d’une fusée farfelue avec la grande équipe de la Marmite Infernale qui a toujours plus d’un tour dans son orchestre.

Côté musique

Rythmes, styles et influences se croisent au fil des soirées estivales. Salons de Musique, Propositions avec orchestres, Concerts pop-rock française et internationale, Nuits à Thème, Musiques autour du Monde.

Les Salons de musique des Nuits

Les Nuits de Fourvière 2019 inaugurent un cycle de 10 RV de musique acoustique, les Salons de Musique des Nuits entre Odéon, Salle Molière (investie pour la première fois par le festival en salle de concert) et la Grande Salle de l’Opéra de Lyon.

Odéon

Ambassadeur du Label NoFormat, le violoncelliste Vincent Segal ouvre ces Salons de Musique des Nuits avec une soirée acoustique (petite sono prévue en cas de vent) le 23 juin 2019 à l’Odéon à partir de 21h. Avec un plateau principalement issu du label No Format célèbre à l’occasion des 15 ans du label : avec Vincent Segal lui-même au violoncelle et aussi la kora de Ballaké Sissoko, la guitare de Piers Faccini, l’accordéon de Vincent Peirani, le saxophone d’Émile Parisien, le chant et la guitare de Gérald Toto.

Salle Molière

Accordéon et guitare irlandaises avec Mac Gowan & Munnelly le 02 juillet), le rock créole de Mélissa Laveaux (03 juillet), le chamamé de Raul Barboza & Chango Spasiuk quartet (04 juillet), le Boléro de Porto-Rico à New-York avec Miramar (05 juillet), une soirée Hommage à Émile Vacher l’inventeur du musette avec Robert Crumb, Philippe Krümm et leurs amis (06 juillet), le Pari des Bretelles avec Félicien Brut, Quatuor Hermes & Edouard Macarez (07 juillet), Hommage à à Leonard Cohen par Avalanche Quartet (09 juillet).

Nuits de Fourvière 2019, soirée Hommage à MoondogPour les 20 ans de la mort de Moondog, le 10 juillet 2019, une soirée Hommage à Moondog. Cette soirée chambriste et intimiste fait suite à la grande soirée du 11 juin 2016 au Grand Théâtre  consacrée à Louis Thomas Hardin aka Moondog (1916-1999) le Viking de la 6ème avenue. Sur scène, l’Ensemble Minisym & la pianiste Dominique Ponty, qui a été pianiste auprès de Moondog.

Grande Salle de l’Opéra de Lyon

Les Salons de Musique des Nuits se terminent le 11 juillet 2019 avec une soirée organisée dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon en partenariat avec l’Opéra de Lyon et avec le soutien de l’Institut de Lyon. Sur scène avec les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra, un des fidèles des Nuits de Fourvière, l’italien Vinicio Capossela. La soirée débute avec une projection de Prova d’orchestra, un film rare de Fellini.

Propositions avec orchestres

« Je garde le chien… et l’orchestre » de Claire Diterzi avec l’Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional (30 juin), la pop solaire d’Arthur H avec l’Orchestre d’Harmonie de Bordeaux (19 juillet) et Patrick Watson avec l’Orchestre national de Lyon (08 juillet)

Grands concerts pop-rock

Ils mêlent jeunes pousses et légendes vivantes venues de France ou de l’International.

Zazie (24 juin) un nouveau passage de Matthieu Chedid, alias-M- avec son tout dernier album (du 25 au 27 juin), Vanessa Paradis (03 & 04 juillet), Eddy de Pretto (24 juillet) et Clara Luciani honorée du Prix Raoul Breton 2019 (28 juillet).

Point de répit. Double plateau titanesque (02 juillet) avec King Crimson avec Robert Fripp et Magma et Christian Vander. Roger Hodgson (22 juillet ) reprend les grands hits du populaire groupe de rock progressif Supertramp. Nick Mason (21 juillet ) célèbre l’art des PInk Floyd. Sting (17 juillet ) qui reprend les grands hits créé avec The Police ou solo, Tears For Fears (18 juillet)… Bon Iver (07 juillet), New Order (28 juin), Cat Power et Bertrand Belin (05 juillet) et bien d’autres encore.

Un RV essentiel

Le 23 juillet 2019 le Grand Théâtre accueille celle qu’on a aimée dans le jazz mais qui n’en finit pas de faire triompher son chant sublime entre rock et pop… la chanteuse Jeanne Added, sacrée « Meilleure artiste aux Victoires de la Musique 2019.

Nuits à Thème

RV sur les gradins du Grand Théâtre pour deux Nuits à thème.

Le 06 juillet 2019 à 20h, Nuit Soul avec deux mythes dans la même soirée, Mavis Staples et Don Bryant & The Bo-Keys avec en ouverture J.P. Bimeni & The Black Belt. Le 26 juillet 2019 à 21h, Nuit Cubaine annoncée avec projet « Ultimo Beso » (dernier baiser) de la chanteuse Omara Portuondo accompagnée du pianiste Roberto Fonseca et de son Quartet. La soirée se poursuit avec les musiques échevelées de l’Orquesta Akokan.

Autour du Monde

Quelques autres dates invitent à découvrir des musiques portées par de grandes figures de la musique folk, world ou jazz.

RV le 27 juillet 2019 avec deux propositions musicales, celle de Dhafer Youssef et Bona de la Frontera, le nouveau projet flamenco de Richard Bona.

Le 29 juillet 2019 le Grand Théâtre accueille la musique celte de Loreena McKennit et sa musique celte. Double plateau le 20 juillet 2019 avec le retour de Blick Bassy et celui du Sénégalais Youssou Ndour. La soirée du 11 juillet 2019 propose un voyage mâtiné de jazz et de musiques du monde avec le trompettiste Ibrahim Maalouf qui invite Haidouti Orkestrar.

La soirée du 12 juin 2019 résonne jazz avec la venue de la chanteuse de Sarah Lenka et celle très attendue du Biréli Lagrène trio. Pour l’occasion, le guitariste est accompagné du contrebassiste Chris Minh Doky et du percussionniste Mino Cinelu. Un programme dans l’esprit de son dernier album, « Storyteller », sorti en 2018. Des promesses de groove, de swing et de sensibilité.

Du 01 juin au 30 juillet 2019, le festival international de la Métropole de Lyon va encore une fois réunir les générations au cœur de l’été avec 60 jours d’un programme alléchant. Le programme des 131 représentations des Nuits de Fourvière 2019 est à consulter ICI. Ouverture de la billetterie le 15 mars 2019, à 14h.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Coup de cœur pour… « Quest of the Invisible »

Coup de cœur pour… « Quest of the Invisible »

Un album empreint de spiritualité

Après avoir porté la force de la résistance, le souffle incandescent de la flutiste Naïssam Jalal explore l’impalpable. La musique introspective et contemplative du double album « Quest of the Invisible » incarne tour à tour la transe mystique et le silence hypnotique. De l’ombre à la lumière le souffle devient musique et s’imprègne de spiritualité. Un album essentiel.

Loin des combatifs « Osloob Hayati » (2015) et « Almot Wala Almazala » (2016) gravés avec « Rhythms Of Resistance », la flutiste franco-syrienne Naïssam Jalal poursuit sa quête spirituelle sur « Quest of the Invisible ». A la croisée des musiques mystiques extra occidentales et traditionnelles et du jazz modal, la musicienne adopte une posture plus introspective.

Le contrebassiste Claude Tchamitchian, le pianiste Leonardo Montana et le batteur-percussionniste Hamid Drake l’accompagnent dans son exploration de l’invisible.

« Quest of the Invisible »

couverture de l'album Quest of the Invisible de Naissam JalalSorti le 01 mars 2019 le double album « Quest of the Invisible » (Les Couleurs du Son/L’Autre Distribution) propose un répertoire empreint d’une spiritualité profonde. Porté par ses instruments (flûte et nay) ou sa voix, le souffle de Naïssam Jalal habite les huit plages envoûtantes de l’album.

Illustrée par le graphiste Hassan Massoudy, la pochette reflète par sa calligraphique l’élévation de la musique vers cet infini, source d’inspiration.

Deux CD, quatre musiciens, huit pièces

Le projet « Quest of the Invisible » développe les compositions de la musicienne sur deux CD de quatre pièces chacun.

Sur le premier Naïssam Jalal s’exprime en trio, entourée du pianiste Leonardo Montana et du contrebassiste Claude Tchamitchian. Le piano aérien et la contrebasse profonde entrent en communion avec le souffle de la flûte, du nay ou de la voix.  Sur le second, le trio est rejoint par le batteur et percussionniste américain Hamid Drake au daf. La percussion embarque le trio dans des rêveries plus contrastées où le rythme prend plus de place sans pourtant jamais casser le fil des mélodies introspectives.

« La musique est le seul art invisible par nature »

« Ce répertoire n’appartient à aucune tradition mystique et pourtant s’inspire de toutes les musiques spirituelles ou rituelles qui m’ont touchée et nourrie dans mon voyage musical. » Naïssam Jalal

Imprégnée de différentes traditions de l’Inde et du monde arabe (soufisme, gnawa), la musique profane de « Quest of the Invisible » navigue entre contemplation, méditation, et transe. Elle emprunte aussi au jazz modal et mystique de John Coltrane. Une spiritualité profonde imprègne chacune des pistes.

Naïssam Jalal explore l’invisible et lui donne corps sur « Quest of the Invisible ». Avec ses trois compagnons, son souffle impalpable et pur chemine sur les rives introspectives de huit méditations, comme huit songes où la technique des instrumentistes s’efface au profit de l’expression. Par-delà la forme advient le sens.

« Quest of The Invisible », quatre musiciens explorent les tréfonds de l’invisible, accèdent au silence et suspendent leurs notes aux branches du temps. Répétitives ou hypnotiques, les mélodies combinées au rythme incarnent tour à tour la force de la transe ou l’extase né de la contemplation. Au terme du voyage l’invisible devient musique.

RV avec Naïssam Jalal pour écouter live son projet « Quest of the Invisible ». Elle sera en trio avec Claude Tchamitchian et Leonardo Montana le 12 mars 2019 à 20h à la Chapelle Corneille de Rouen et à Paris, le 28 mars 2019 à 20h au Café de la Danse. Consulter ICI l’intégralité des dates des concerts de la flutiste.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

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Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Visuel 2019 de Jazz Campus en Clunisois

Visuel 2019 de Jazz Campus en Clunisois

Rendez-vous du 17 au 24 août 2019

Un oiseau totem aux couleurs éclatantes parade sur le visuel 2019 de Jazz Campus en Clunisois. Il donne de la voix et fixe rendez-vous au public et aux musiciens du 17 au 24 août 2019. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2019. Bon bec, bon œil, il lisse ses plumes et porte en lui un brin d’exotisme intriguant.

Après une splendide et très riche édition 2018, Jazz Campus en Clunisois continue en 2019 à hisser haut les couleurs d’un jazz vivant et créatif. La philosophie portée depuis plus de 40 ans par Didier Levallet et ses équipes demeure la pierre angulaire de ce festival estival de la Bourgogne du sud.

Jazz Campus en ClunisoisEn effet, toujours soucieux de développer une démarche artistique ouverte Jazz Campus continue à soutenir les pratiques amateurs et la formation des futurs professionnels et à favoriser le dialogue entre les musiques de jazz et les autres formes d’expression artistique.

En 2019, stages, concerts et spectacles musicaux de Jazz Campus vont irriguer les communes de Matour, Dompierre-Les-Ormes, La-Vineuse-Sur-Frégande et Cluny.

Rendez-vous du 17 au 24 août 2019 pour vivre au rythme de Jazz Campus en Clunisois. Comble de bonheur, les réjouissances artistiques sont compatibles avec l’exploration du patrimoine, des paysages verdoyants et des nombreuses richesses gastronomiques et œnologiques du sud de la Bourgogne.

Visuel 2019 de Jazz Campus en Clunisois

Cette année encore le visuel 2019 de Jazz Campus en Clunisois est à porter au crédit du graphiste et dessinateur indépendant de Mâcon Gregory Pouillat.

Visuel 2019 de Jazz Campus en ClunisoisDe son univers fantastique, l’illustrateur libère la figure d’un oiseau coloré au gros bec et à l’œil malin, le calao, venu d’Asie pour figurer sur l’affiche de Jazz Campus. Un oiseau totem dont la morphologie rappelle le toucan d’Amérique latine. Il replie ses plumes et porte un volumineux casque couleur lilas orné de clefs figurant celle d’un saxophone ou d’une clarinette. Le fond vert évoque la nature mais fait aussi écho à la volonté du festival de s’inscrire dans une démarche de développement durable.

Le casque du calao fait office de caisse de résonance pour Jazz Campus. Annonciatrices de chaleureuses ambiances, les couleurs vives de l’oiseau s’entendent comme des promesses de musiques chatoyantes et contrastées, avec qui sait… un peu d’exotisme à la clef. On ne s’interdit donc pas d’imaginer la possibilité d’écouter le dernier projet de Fidel Fourneyron, ¿Que vola? et de bien d’autres créations inventives et surprenantes.

Stages 2019… ouverture des inscriptions

“Ce stage de jazz, qui se déroule pendant toute la durée du festival, offre aux jeunes instrumentistes, musiciens amateurs et futurs professionnels, une ouverture sur la pratique d’ensemble : classe d’orchestre, improvisation et création collectives, jeu de groupe, exploration d’un répertoire, fanfare. Ce stage ne propose pas une formation instrumentale, c’est avant tout, à travers différentes approches, une invitation à faire de la musique ensemble. Cette « recette » (qui n’en n’est pas une), s’appuie sur la qualité d’intervenants qui, depuis quarante ans, sont choisis parmi les musiciens qui réellement font la scène du jazz et des musiques improvisées d’aujourd’hui en France et en Europe.« 

Les inscriptions pour les stages Jazz Campus du 17 au 24 août 2019 sont ouvertes.

Après l’accueil des stagiaires fixé au 17 août 2019, les ateliers se dérouleront du 18 au 23 août 2019 de 14h à 18h30 à Matour. En août 2018, Céline Bonacina et Denis Badault ont terminé leur cycle de trois ans. Sophie Agnel et David Chevallier assurent la relève.

Ateliers tout public (ados-adultes)
  • la pianiste Sophie Agnel invite à se déplacer « autour de l’improvisation au-delà des genres, sans à priori ni jugement esthétique »
  • le guitariste David Chevallier incite à « Improviser et composer ensemble et en direct »
  • le tromboniste Fidel Fourneyron annonce la couleur…« toujours en bleu »
  • la vocaliste Géraldine Keller ouvre les portes de « VOX VOX : Laboratoire vocal »
  • le saxophoniste Guillaume Orti propose « Composition & Improvisation. À la sauce de chacun »
  • le contrebassiste Jean-Philippe Viret explore l’interrogation « Jouer bien ou bien jouer ? ».
Ateliers Fanfare & Stage Jeune Public
  • Ouvert à tous et animé par Étienne Roche et Michel Deltruc l‘atelier Fanfare aura lieu chaque matin du 18 au 23 août de 9h30 à 12h.
  • On connaîtra bientôt l’organisation du Stage Jeune Public (8 à 12 ans) animé par Robin Limoge

ICI, toutes les informations pratiques sur les stages

Pour connaître la programmation 2019 de Jazz Campus en Clunisois, il faut encore attendre. Pour patienter, on se souvient de l’édition précédente via les « échos » de quelques concerts 2018 : « Letters to Marlene » de Guillaume de Chassy, Christophe Marguet et Andy Sheppard, le 23 août 2018 avec le duo Jean-Marc Larché & Yves Rousseau, celui de Benjamin Moussay & Claudia Solal, le projet « Feelin’ Pretty » du trio Un Poco Loco, le concert pique-nique du duo Christophe Monniot & Didier Ithursarry, « Dadada » avec Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia, sans oublier Sylvain Riflet & « Refocus ».

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Clin d’œil à Grazzia Giu & « Life Is »

Clin d’œil à Grazzia Giu & « Life Is »

Climat intimiste pour chansons sensibles

Accompagnée par des musiciens de jazz au service de son art vocal, la chanteuse Grazzia Giu sort « Life Is ». Un album de onze chansons de format court. Improvisations des musiciens et interventions des invités teintent de jazz un univers qui évoque la passion sur le mode de la délicatesse. Un opus nostalgique où les émotions affleurent avec souplesse.

Le 08 mars 2019, sort « Life Is » (Inouïe Distribution), le cinquième album de Grazzia Giu. Avec sensibilité elle pratique un jazz chanté où elle narre des fragments de vie. De courtes chansons où les musiciens improvisent sans débordement et prodiguent un écrin à la voix singulière de la chanteuse. Hormis deux reprises, Space Oddity de David Bowie et Perfect Day de Lou Reed, toutes les autres chansons sont écrites et composées par Grazzia Giu.

couverture de l'album Life Is de Grazzia GiuEn trio, la chanteuse interprète six titres. A ses côtés, le pianiste et co-arrangeur Lionel Melot avec lequel elle a déjà enregistré les albums « Change Air » (2009) et « Pretend » (2015), le contrebassiste Paul Cuttat aussi présent à ses côtés sur « Change Air » et le percussionniste Richard Martinez au cajon.

Sur cinq autres morceaux, chanteuse et trio accueillent des invités. Les envolées de cordes de Gérard Tempia enrichissent l’univers musical de trois chansons auxquelles elles donnent un aspect quelque peu cinématographique qui sied aux solides improvisations du pianiste. Méderic Collignon et son bugle interviennent sur une autre pièce et la voix de Loïc le Van chemine auprès de celle de Grazzia Giu sur un autre chant.

Grazzia Giu

Biberonnée de culture anglo-saxonne, Grazzia Giu a été formée à l’école du classique au conservatoire d’Anvers mais c’est finalement dans un jazz bien tempéré qu’elle creuse son sillon d’auteure, compositeure et interprète. Après avoir pratiqué le piano classique au conservatoire de Grenoble, elle étudie le jazz avec Danmuller à Grenoble, le chant lyrique avec Antonio Placer et Magali Lozano et participe à des masterclass jazz avec David Linx, Thierry Péala, Michele Hendrix, Méderic Collignon, Norma Winstone.

Après un parcours de vie dans lequel la musique à toujours tenu une très grande place, c’est à 40 ans que Grazzia Giu s’assume pleinement en tant qu’artiste. En 2008 elle sort « Lost » et son jazz intimiste. En 2010, la musique de « Change Air » se fait plus pop. Plus sobre mais toujours dynamique, « Pretend » paraît en 2015.

Aujourd’hui, Grazzia Giu continue à écrire et à composer des morceaux sincères et de plus en plus émouvants qu’elle définit elle-même…« Ma musique est l’expression d’un parcours de vie, l’écho d’une aventurière romantique, en dehors du système, peut-être, étonnée chaque jour, oui. C’est un voyage dans les songes et les tourments d’un univers construit avec tant de passion. »

« Life Is »… de plage en plage

My Dear Sons propose une déambulation qui incite à la rêverie. Avec sentiment, la voix conte une romance poétique accompagnée par un trio à l’expression subtile et élégante. Le bugle de de Médéric Collignon s’invite sur Try Again et pose ses arabesques virevoltantes sur cette chanson où la voix chaleureuse laisse affleurer de tendres émotions. Les arrangements pour cordes de Gérard Tempia dotent Afraid For d’une ambiance nostalgique. Le chant intimiste laisse percevoir une certaine fêlure qui n’est pas sans évoquer certains accents de Patricia Barber.

Les riffs répétitifs du piano et du cajon soutiennent la voix souple qui pose de manière singulière les mots sur la chanson courte et ciselée intitulée In Space. La voix chaude sublimée par les arrangements de cordes projette alors Space Oddity dans un univers de douceur. Servi par un solo de contrebasse aérien et un chorus de piano crescendo, Show Me rayonne quant à lui d’une force indéniable.

Le fond sonore des cordes et la sensibilité tout en retenue du chant posent ensuite sur Sorry un climat de paix intérieure et de sérénité. Softly Whisper fait entendre la voix de Loïc Le Van dont la tonalité mystérieuse contraste avec le chant de Grazzia Giu stimulée par le chorus d’un piano enthousiaste. Dans un climat minimaliste, le trio et la chanteuse proposent par la suite une version sobre mais profonde de Perfect Day.

Sur un rythme léger et sautillant, Life Is loue les différents aspects de la vie, le temps venu de se poser des questions puis celui des choix, la vie telle qu’en elle-même.

L’album se termine dans un climat pastoral avec la mélodie de When I was Young qui résonne comme un folk-song nostalgique coloré de sépia. 

« Life Is », un album équilibré où les nuances de la musique se font le miroir d’émotions intimes. Songes, regrets, espoir, amour, … échos de fragments de vie exprimés avec délicatesse dans des teintes introspectives jamais plaintives. Même si les souvenirs sont parfois imprégnés d’une infinie mélancolie, la force de vie affleure à chaque instant.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

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Youn Sun Nah en « Immersion »

Youn Sun Nah en « Immersion »

Plongée dans une bulle zen

Avec son dixième album « Immersion », la chanteuse Youn Sun Nah s’émancipe du label ACT. Elle propose un opus qui met en lumière sa pure profonde voix de soprano. Entre reprises et compositions inspirées, elle délaisse les prouesses vocales de ses débuts et privilégie le minimalisme. Un album de transition où popitude et jazzitude coexistent.

Après « Voyage » (2009), « Same Girl » (2010), « Lento » (2013) et She Moves On (2017), la chanteuse Youn Sun Nah quitte le label allemand ACT et signe chez Arts Music, une division de Warner Music Group, ce qui correspond à la nouvelle orientation de sa carrière vers l’international.

Quatre ans après une première collaboration avec Clément Ducol, Youn Sun Nah sollicite de nouveau l’arrangeur de Camille et Melody Gardot pour son album « Immersion » à sortir la 08 mars 2019.

« Immersion », un album sensible aux arrangements ciselés. Une plongée dans le monde musical de Youn Sun Nah. Une ode sensible à la lenteur ponctuée par quelques éclats énergiques. La diva coréenne au sommet de son art démontre une fois de plus l’étendue de son talent.

Un album conçu en studio

« Immersion » se démarque des précédents albums enregistrés dans des conditions live car il s’est pour ainsi dire « écrit » en studio. En effet, Youn Sun Nah a réuni autour d’elle une nouvelle équipe aux talents multiples. Le multi instrumentiste (piano guitare marimba percussions) Clément Ducol a certes joué de nombreuses parties instrumentales mais a aussi réalisé l’album et écrit la plupart des arrangements. Le violoncelliste et batteur Pierre-François « Titi » Dufour s’exprime avec grande aisance dans les registres jazz, classique que pop. Le superbe mixage de l’album est à porter au crédit de l’ingénieur du son, Maxime Le Guil.

La voix prodigieuse de la chanteuse développe son propos dans un écrin habillé de sonorités acoustique, électrique, électro et de subtils arrangements de cordes.

« Immersion »…. une plongée en treize paliers

Depuis ses débuts, Youn Sun Nah a fait le choix d’intégrer des reprises pop ou folk dans ses répertoires. « Immersion » ne déroge donc pas à la règle puisqu’elle propose cette fois sept reprises pour six compositions originales.

Sans doute les reprises séduiront un large public qui trouvera ainsi des repères alors que les compositions plus innovantes, même si elles sonnent pop combleront une audience plus tentée par le versus jazz.

Reprises

Chanté très sobrement avec le violoncelle, Isn’t It A Pity de George Harrison incite au recueillement. Sur un rythme de ballade nostalgique Mercy Mercy Me fait entendre le message d’alerte de Marvin Gay quant à la détérioration de la planète. Pas sûr que cette version soul et délicate n’interpelle les puissants pour y remédier.

couverture de l'album Immersion de Youn Sun NahAprès La Chanson d’Hélène gravée en 2010 sur « Same Girl », la chanteuse regarde de nouveau vers le monde du cinéma avec cette fois Sans Toi écrit par Michel Legrand pour « Cléo de 5 à 7 » réalisé par Agnès Varda et sorti en 1962. Parée d’une mélancolie à donner le cafard, la chanson tombe à propos après le récent décès du compositeur français.

Escapade du côté du classique et de la musique d’Albénitz avec Asturias qui permet de réécouter ce titre déjà interprété sur scène avec le guitariste suédois Ulf Wakenius. Le cristal de sa voix explose entre violoncelle et percussions.  Un petit tour du côté du folk-rock avec une reprise du traditionnel God’s Gonna Cut You Down popularisé par Johnny Cash. La chanteuse laisse éclater sa colère et lâche toute la puissance de sa voix.

Youn Sun Nah se saisit de son piano à pouces pour interpréter une version plaintive de You Can’t Hurry Love créé par les Suprems puis repris par Claude François et Phil Collins. L’album se termine par une version gospellisante et consensuelle du célèbre Hallelujah de Leonard Cohen. On se demande si le vibrato un peu forcé et l’emphase vont déclencher des frissons d’émotions ou des soupirs déçus.

Compositions originales

L’album ouvre avec le splendide In My Heart sur des poèmes de Rûmî. Un souffle mystique et aérien qui enchante. The Wonder dessine une féérie dont les inflexions électroniques tendent un voile gothique en arrière du chant prodigieux. Here Today résonne comme une complainte porteuse d’espérance que soutient le chant du violoncelle.

Le très court I’m Allright résonne comme un gospel aux échos électroniques bidouillés. Invincible met ensuite l’oreille en flottaison et permet de savourer la pureté du chant. Mystic River porte en lui suffisamment d’originalité et de groove pour devenir l’incontournable hit du répertoire de l’album. La chanteuse transforme cette marche musicale en un véritable tube pop qui déclenche une irrésistible envie de bouger. On visualise sans peine les mouvements de bras de la foule et les hourras !

Plusieurs RV se profilent pour écouter live la chanteuse Youn Sun Nah. Le 12 mars 2019 à Paris au Trianon et le 13 mai 2019 à l’Auditorium de Lyon. Toutes les dates de la tournée française de la chanteuse à retrouver ICI sur le site de l’artiste.

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