Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.
Clin d’œil à Grazzia Giu & « Life Is »
Climat intimiste pour chansons sensibles
Accompagnée par des musiciens de jazz au service de son art vocal, la chanteuse Grazzia Giu sort « Life Is ». Un album de onze chansons de format court. Improvisations des musiciens et interventions des invités teintent de jazz un univers qui évoque la passion sur le mode de la délicatesse. Un opus nostalgique où les émotions affleurent avec souplesse.
Le 08 mars 2019, sort « Life Is » (Inouïe Distribution), le cinquième album de Grazzia Giu. Avec sensibilité elle pratique un jazz chanté où elle narre des fragments de vie. De courtes chansons où les musiciens improvisent sans débordement et prodiguent un écrin à la voix singulière de la chanteuse. Hormis deux reprises, Space Oddity de David Bowie et Perfect Day de Lou Reed, toutes les autres chansons sont écrites et composées par Grazzia Giu.
En trio, la chanteuse interprète six titres. A ses côtés, le pianiste et co-arrangeur Lionel Melot avec lequel elle a déjà enregistré les albums « Change Air » (2009) et « Pretend » (2015), le contrebassiste Paul Cuttat aussi présent à ses côtés sur « Change Air » et le percussionniste Richard Martinez au cajon.
Sur cinq autres morceaux, chanteuse et trio accueillent des invités. Les envolées de cordes de Gérard Tempia enrichissent l’univers musical de trois chansons auxquelles elles donnent un aspect quelque peu cinématographique qui sied aux solides improvisations du pianiste. Méderic Collignon et son bugle interviennent sur une autre pièce et la voix de Loïc le Van chemine auprès de celle de Grazzia Giu sur un autre chant.
Grazzia Giu
Biberonnée de culture anglo-saxonne, Grazzia Giu a été formée à l’école du classique au conservatoire d’Anvers mais c’est finalement dans un jazz bien tempéré qu’elle creuse son sillon d’auteure, compositeure et interprète. Après avoir pratiqué le piano classique au conservatoire de Grenoble, elle étudie le jazz avec Danmuller à Grenoble, le chant lyrique avec Antonio Placer et Magali Lozano et participe à des masterclass jazz avec David Linx, Thierry Péala, Michele Hendrix, Méderic Collignon, Norma Winstone.
Après un parcours de vie dans lequel la musique à toujours tenu une très grande place, c’est à 40 ans que Grazzia Giu s’assume pleinement en tant qu’artiste. En 2008 elle sort « Lost » et son jazz intimiste. En 2010, la musique de « Change Air » se fait plus pop. Plus sobre mais toujours dynamique, « Pretend » paraît en 2015.
Aujourd’hui, Grazzia Giu continue à écrire et à composer des morceaux sincères et de plus en plus émouvants qu’elle définit elle-même…« Ma musique est l’expression d’un parcours de vie, l’écho d’une aventurière romantique, en dehors du système, peut-être, étonnée chaque jour, oui. C’est un voyage dans les songes et les tourments d’un univers construit avec tant de passion. »
« Life Is »… de plage en plage
My Dear Sons propose une déambulation qui incite à la rêverie. Avec sentiment, la voix conte une romance poétique accompagnée par un trio à l’expression subtile et élégante. Le bugle de de Médéric Collignon s’invite sur Try Again et pose ses arabesques virevoltantes sur cette chanson où la voix chaleureuse laisse affleurer de tendres émotions. Les arrangements pour cordes de Gérard Tempia dotent Afraid For d’une ambiance nostalgique. Le chant intimiste laisse percevoir une certaine fêlure qui n’est pas sans évoquer certains accents de Patricia Barber.
Les riffs répétitifs du piano et du cajon soutiennent la voix souple qui pose de manière singulière les mots sur la chanson courte et ciselée intitulée In Space. La voix chaude sublimée par les arrangements de cordes projette alors Space Oddity dans un univers de douceur. Servi par un solo de contrebasse aérien et un chorus de piano crescendo, Show Me rayonne quant à lui d’une force indéniable.
Le fond sonore des cordes et la sensibilité tout en retenue du chant posent ensuite sur Sorry un climat de paix intérieure et de sérénité. Softly Whisper fait entendre la voix de Loïc Le Van dont la tonalité mystérieuse contraste avec le chant de Grazzia Giu stimulée par le chorus d’un piano enthousiaste. Dans un climat minimaliste, le trio et la chanteuse proposent par la suite une version sobre mais profonde de Perfect Day.
Sur un rythme léger et sautillant, Life Is loue les différents aspects de la vie, le temps venu de se poser des questions puis celui des choix, la vie telle qu’en elle-même.
L’album se termine dans un climat pastoral avec la mélodie de When I was Young qui résonne comme un folk-song nostalgique coloré de sépia.
« Life Is », un album équilibré où les nuances de la musique se font le miroir d’émotions intimes. Songes, regrets, espoir, amour, … échos de fragments de vie exprimés avec délicatesse dans des teintes introspectives jamais plaintives. Même si les souvenirs sont parfois imprégnés d’une infinie mélancolie, la force de vie affleure à chaque instant.
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon
Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums
Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.
Le pianiste a donc élaboré neuf compositions originales qui constituent le répertoire de « Radio Mediteran ». Certes il est inspiré par les sonorités de la Tunisie, de la Bulgarie, de la Turquie, du Moyen-Orient, de la Libye, du Maroc et d’autres pays Méditerranéens mais il ne s’agit en rien de musique folklorique. En effet, les titres réunissent de manière originale des sonorités évocatrices de paysages sonores d’ici ou d’ailleurs en Méditerranée mais chaque morceau crée un univers unique différent du précédent et du suivant mais tous unis pas des points communs.