« A Vaulx Jazz 2018 », pour conserver un rythme annuel au festival

« A Vaulx Jazz 2018 », pour conserver un rythme annuel au festival

Pour maintenir le rythme annuel du Festival « A Vaulx Jazz »

Le Festival « A Vaulx Jazz » inscrit depuis bientôt 30 ans dans le paysage du jazz rhône-alpin est menacé de devenir biennal. Le Comité « A Vaulx Jazz 2018 » se mobilise pour défendre le maintien de ce festival sur un rythme annuel. Pour soutenir ce mouvement citoyen, une pétition est mise en ligne.

 

Encore une fois le jazz est mis en danger par une décision politico-économique dont les tenants et les ressorts ne sont pas clairement communiqués sur la place publique mais dont les enjeux dépassent, on le comprend, le strict périmètre de la musique.

 

Pourtant ce festival « A Vaulx Jazz » a fait la preuve de sa profonde immersion dans le territoire de la commune de Vaulx-en-Velin qui vit chaque année durant trois semaines au rythme du jazz. « A Vaulx Jazz » est un repère essentiel dans la vie du jazz régional. Un repère pour les amateurs de jazz, certes mais aussi pour les musiciens et pour les Vaudais qui ont accueilli le jazz depuis plus de 29 ans.

 

En effet depuis de nombreuses années, le périmètre du festival « A Vaulx Jazz » dépasse largement les concerts produits de la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin. Au-delà des grands noms de la scène nationale et internationale du jazz, « A Vaulx Jazz », c’est aussi les concerts « Hors les murs » et la mise en place et le soutien d‘actions artistiques.

 

C’est ainsi que durant trois semaines, avec le « Hors les Murs », le jazz vit dans la ville de Vaulx-en-Velin, ses écoles, ses maisons de quartiers, ses crèches, ses maisons de retraite, ses rues, ses places, le Planétarium, la Maison des Fêtes et des Familles, la salle Édith Piaf, le Cinéma Pathé Carré de Soie du Pôle Commercial Carré de Soie, le Conservatoire de Musique et de Danse de Vaulx-en-Velin. Ce « Hors les Murs » rayonne d’ailleurs aussi hors de l’agglomération vaudaise et participe ainsi à faire rayonner encore plus le festival. Pour référence, en 2016, ont participé à ce « Hors les Murs », le Périscope, l’Auditorium de Lyon, L’École Nationale de Musique, L’Épicerie Moderne et bien d’autres encore.

 

D’ailleurs en 2015, Hélène Geoffroy, alors Maire socialiste de Vaulx-en-Velin et Vice-Présidente de la Métropole de Lyon allait en ce sens et reconnaissait, vantait même les mérites du Festival « A Vaulx Jazz » en rappelant les qualités du jazz et du festival qui savent « métisser les cultures » et « embellissent » la ville. Un festival et une année plus tard, le 19 octobre 2016, Nadia Lakehal, adjointe à la culture au maire socialiste de Vaulx-en-Velin, confirme certes la « tenue de la trentième édition du Festival « A Vaulx Jazz » du 14 au 25 mars 2017″ mais annonce que « le festival a vocation à devenir une biennale par la suite ».

 

Certes à la fin du festival « A Vaulx Jazz » 2016, on avait eu vent de « rumeurs » quant à une telle décision mais après le printemps et l’été on continuait à espérer que ces rumeurs ne soient que du vent. Or l’automne 2016 n’est malheureusement pas seulement annonciateur de la chute des feuilles mais aussi de celle du festival « A Vaulx Jazz ». En effet, une annonce publiée dans « Vaulx-en-Velin Le Journal », N° 142, page 5, précise que le festival « A Vaulx Jazz » a vocation à devenir biennal.

 

petition-pour-le-maintien-annuel-du-festival-a-vaulx-jazzLa gravité de cette nouvelle a entraîné une forte mobilisation dont l’initiative revient entre autre au musicien Fred Roudet. Une association, le Comité « A Vaulx Jazz 2018 », a été créée. Sur son site, on peut lire le rappel du contexte et signer une pétition pour le maintien du rythme annuel du festival « A Vaulx Jazz ». A ce jour 967 signatures ont déjà été recueillies. Il importe que la mobilisation soit forte pour que la parole des citoyens soit représentative et participe à la prise de décision des édiles en charge de Vaulx-en-Velin.

 

Certes les réponses tardent aux questions que pose le Comité « A Vaulx Jazz 2018 ». Monsieur Dussurgey et son équipe municipale se défendent de vouloir mettre « A Vaulx Jazz » en péril mais arguent qu’un rythme biennal pour le jazz permettrait à la ville de mettre en place une année sur deux, un festival des cultures urbaines qui conviendrait tout à fait au contexte de Vaulx-en-Velin. Comme si les deux contextes ne pouvaient pas coexister et s’enrichir l’un l’autre. Comme si les décideurs savaient quelle est la musique qui convient aux habitants des banlieues. Comme si à Vaulx-en-Velin le jazz n’était pas perçu ni compris. En quelque sorte, un formatage politicien déciderait quelle musique peut convenir à quels habitants !

 

D’ailleurs un tel positionnement est vraiment curieux car « A Vaulx Jazz » a largement accueilli du hip-hop, du slam, de la musique de rues et le jazz est connu pour avoir toujours été perméable aux autres arts et musiques. En ce sens, le festival « A Vaulx Jazz » représente un vrai modèle car il a toujours porté son regard et son écoute sur les musiques des minorités dont il a favorisé l’expression. « A Vaulx Jazz » a communiqué avec ses habitants qui se sont mobilisés lors des concerts proposés au cœur de la ville. Ce festival pourtant reconnu au niveau national pour ses qualités artistiques et son implication sociétale n’est pourtant pas perçu comme tel par les siens, en tout cas par les décideurs de la ville.

 

Bien sûr on n’est pas sans connaître le contexte économique actuel au niveau de la Région Rhône-Alpes-Auvergne et de la Métropole. On n’est pas sans ignorer la baisse des aides et des subventions vis à vis de cette musique qu’est le jazz mais on se demande pourquoi une équipe municipale consentirait à sacrifier un festival dont la réussite constitue un plus incontestable pour la ville et ses citoyens.

 

Il n’est pas imaginable que les responsables municipaux vaudais restent insensibles aux arguments cohérents portés par le Comité « A Vaulx Jazz 2018 ». Que ceux qui soutiennent le jazz s’expriment ! Il ne s’agit pas d’un vote mais d’un engagement de soutien, une signature au bas d’une pétition qui demande le maintien annuel du festival « A Vaulx Jazz ».

 

Pour un festival « A Vaulx Jazz » pérenne et annuel ! Pour le mélange des musiques et des cultures ! Pour que les citoyens de Vaulx-en-Velin accèdent à la vision élargie que le jazz donne de la musique !

 

 
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Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Label ECM-Focus2-Octobre-Novembre 2016

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Deux albums ECM, « Rising Grace », « A multitude of Angels »

Afin de continuer à explorer l’identité ECM, ce « Label ECM-Focus2 » présente deux albums ECM parus en octobre et novembre 2016. Grâce aérienne pour l’un. Libre énergie pour l’autre.

wolfgang-muthspiel_rising-grace_couvPremier album de ce « Label ECM-Focus2 », l’opus « Rising Grace » enregistré en quintet par le guitariste autrichien Wolfgang Muthspiel. Il a fait ses débuts chez ECM en 2013 sur « Travel Guide », dans un trio qui réunissait Ralph Towner et Slava Grigoryan. Il a ensuite gravé son premier CD en leader en 2014 avec l’album « Driftwood » où le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Brian Blade se tenaient à ses côtés. Le guitariste avait déjà travaillé avec le contrebassiste dans l’orchestre de Gary Burton, dans les années 90. Durant ces mêmes années il avait aussi joué en trio avec Brian Blade et le contrebassiste Marc Johnson.

Pour son deuxième album en leader chez ECM, Wolfgang Muthspiel choisit de s’exprimer au sein d’un quintet. Il conserve la même section rythmique et joue alternativement de la guitare électrique et d’une guitare classique acoustique. Il est soutenu par le jeu intense de Larry Grenadier et les vibrations subtiles et flottantes de Brian Blade. C’est avec deux solistes de premier plan que le guitariste étoffe son équipe. Le trompettiste Ambrose Akinmusire et le pianiste Brad Mehldau. Le jeu maîtrisé du pianiste diffuse une luminosité qui valorise la sonorité délicate du trompettiste et ses envolées lyriques. La sonorité ronde de la guitare électrique contraste avec celle la guitare acoustique plus sculpturale.

Les solistes conversent et la musique se déroule avec une fluidité sans pourtant manquer de passion. Les ambiances varient avec bonheur, les dynamiques alternent. Le climat élégant de Triad song contraste avec les ambiances davisiennes de Boogaloo. L’hommage à Kenny Wheeler, Den Wheeler, Den Kenny se joue du tempo alternativement étiré puis contracté. Ce titre fait référence à « Gnu High », le premier album que Kenny Wheeler a gravé chez ECM dans les années 70 avec Keith Jarrett, Dave Holland et Jack DeJohnette. A l’écoute de Father and Sun on peut deviner combien la naissance de sa fille a pu illuminer l’écriture du guitariste qui signe neuf des dix titres de l’album. On a aussi aimé, la souplesse de Wolfgang »s Waltz que Brad Mehldau a dédié au guitariste.

Encore une fois ECM et Manfred Eicher soutiennent l’émergence d’un talent en permettant à Wolfgang Muthspiel de réaliser un nouveau projet. L’enregistrement du quintet s’est déroulé dans les studios « La Buissonne » en seulement trois jours et témoigne encore une fois de l’esthétique musicale élégante propre à ECM.

« Rising Grace », un album enchanteur aux couleurs sonores sensibles. Les compositions de Wolfgang Muthspiel sont servies par la dynamique aérienne de la section rythmique. La fluidité des échanges des solistes concourt à magnifier les mélodies. Ambiances éthérées et sonorités romantiques tissent une trame musicale impressionniste pleine de grâce.

2500-03 X« A Multitude of Angels » est un coffret de quatre disques regroupant les enregistrements de quatre concerts solo donnés en Italie en octobre 1996, à Modène, Ferrare, Turin et Gênes par un des artistes phares du label ECM, le pianiste Keith Jarrett.

Ces disques s’inscrivent dans la chronologie des nombreux enregistrements live de Keith Jarrett en solo, juste après l’album La Scala paru en 1995. « A Multitude of Angels » marque en ce sens la fin de la première période des grands concerts solo du pianiste, documentée par ECM dans les coffrets Bremen-Lausanne et Sun Bear Concerts. Durant cette période la musique spontanée de Keith Jarrett donnait l’impression d’une totale liberté.

Dans ces concerts de 1996 le pianiste jouait encore des sets « sans pause ». Après ces concerts, il fallut attendre ensuite deux ans pour que Keith Jarrett enregistre chez lui l’album solo « The Melody At Night With You », sorte de méditation poétique autour de la mélodie. Revenu sur les scènes en 1998 avec son « Standards » trio (avec Gary Peacock et Jack DeJohnette), le pianiste a réintroduit dans ses tournées des concerts en solo dont témoigne l’album « Radiance » (2002) où chaque set se composait de « pièces » improvisées.

Écouter ces anciens concerts solo de Keith Jarrett  démontre encore une fois que le pianiste était lui-même sans être toujours le même, se renouvelait sans se répéter. On se laisse encore surprendre par les fulgurances de cet improvisateur solitaire qui a si bien su varier ses approches pendant les 25 ans où il a pratiqué le dur exercice du concert solo. Si l’on entend avec certitude la proximité que Keith Jarrett a entretenue avec la musique classique, on perçoit aussi l’influence du free-jazz et surtout on discerne la totale liberté que le pianiste s’accordait lors de ces concerts solo du début de sa carrière. « De la pure musique improvisée ».

A partir des enregistrements immortalisés par Keith Jarrett lui-même sur un DAT, ECM permet avec ce coffret de redécouvrir la musique d’un artiste phare du catalogue de ce si prestigieux label.

« A Multitude of Angels », des concerts marqués du sceau de la spontanéité et de la liberté. Jarrett communie avec lui-même. De la pure énergie.

On explore prochainement d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus3 ».

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Le Trio Barolo en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

« Trio Barolo », la musique de tous les mondes !

Les 15 et 17 décembre à 20h30, dans  le cadre de sa résidence à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, le Trio Barolo invite le guitariste Kevin Seddiki et le percusionniste Antony Gatta. Cinq musiciens et deux soirées pour voyager autour de la Méditerranée.

Après avoir ouvert sa saison avec la magnifique prestation de Martial Solal dans la Grande salle de l’Opéra de Lyon, l’AmphiJazz reprend le rituel si apprécié de ses résidences. En décembre, le trio Barolo est en résidence à l’AmphiJazz, pour deux concerts les 15 et 17 décembre à partir de 20h30. A cette occasion, le trio se présente avec deux invités de marque.

En effet, quelques semaines après l’enregistrement de leur deuxième album « Casa Nostra », l’accordéoniste et chanteur Rémy Poulakis, le tromboniste et chanteur Francesco Castellani et le contrebassiste Philippe Euvrard invitent à leurs côtés deux musiciens qui partagent avec eux le goût des rencontres et des mélodies fortes et lyriques.

Il s’agit d’une part du guitariste Kevin Seddiki dont on a pu apprécier le travail avec le percussionniste Bijan Cheminari auprès duquel il a été conduit à jouer du zarb. Le trio s’est d’autre part adjoint le percussionniste d’origine napolitaine Antony Gatta qui a enregistré avec la chanteuse Houria Aichi et  le flutiste Jocelyn Menniel.

A la frontière du jazz, des musiques du monde et de l’opéra, les soirées de 15 et 17 décembre laissent augurer un voyage musical autour de la Méditerranée. La virtuosité de Kevin Seddiki et les couleurs des percussions de Antony Gatta vont sublimer l’univers musical du trio Barolo., à la frontière du jazz, des musiques du monde et de l’opéra. La promesse d’une musique pourvoyeuse de chaleureuses ambiances méditerranéennes.

Les 14 et 16 décembre à 12h30, les « AmphiMidi » s’inscrivent aussi dans le cadre de la résidence du trio Barolo et permettent au public de découvrir la spécificité de l’univers de ces trois musiciens. La voix lyrique et puissante de Rémy Poulakis et sa virtuosité sur les touches et soufflets de son accordéon. La voix mélodieuse de Francesco Castellani qui dialogue avec son trombone véloce. Le chant envoutant de la contrebasse de Philippe Euvrard. Ces complices et leur musique dynamique font la part belle à la mélodie. Avis aux amateurs.

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

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Auditorium Lyon – Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa

Le monde musical de trois leaders charismatiques

Le mardi 13 décembre à 20h, l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, propose le troisième concert de sa saison Jazz 2016/2017. La soirée s’annonce prometteuse avec la réunion sur la même scène des trois grands leaders, Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa.

Après la soirée inoubliable du 13 novembre où Joshua Redman et Brad Mehldau ont offert un jazz intime et complice situé entre romantisme et modernité, l’Auditorium et « Jazz à Vienne » invitent les spectateurs dans le monde métissé des musiques des trois instrumentistes, Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa. Issus d’univers très différents, ces trois leaders charismatiques se retrouvent régulièrement pour proposer une musique très libre qui fusionne leurs influences.

Cette musique plutôt confortable propose un univers musical aux tonalités colorées où le jazz croise les traditions portées par chacun des instrumentistes. Il en résulte des ambiances planantes plutôt dépaysantes. En effet, le trompettiste sarde Paolo Fresu contribue à créer un écrin de mélodies réverbérées et éthérées dont la légèreté permet de libérer l’expression rythmique du pianiste cubain Omar Sosa. Le percussionniste indien Trilok Gurtu dresse quant à lui des piliers rythmiques souples et propices à l’expression des solistes.

A n’en pas douter, les trois protagonistes de la soirée réservent au public des moments d’étonnement. Des spirales planantes générées par la trompette ou le bugle de Paolo Fresu. Des joutes spectaculaires entre le pianiste et le percussionniste où Omar Sosa délaisse le clavier pour des scats vocaux et de fascinantes gestuelles en réponse aux onomatopées rythmiques de Trilok Gurtu qui affectionne de telles confrontations.

Cette musique du monde plutôt contemporaine alimente un climat quasiment magique. La musique du trio Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa est le plus souvent démonstrative et extravertie et en tout cas toujours très consensuelle. On se souvient de l’accueil chaleureux du public du Festival « A Vaulx Jazz 2016 » le 10 mars lors de la venue du trio Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa après un concert propice à la rêverie.

Le concert du 13 décembre est précédé à 19h des « Propos d’avant concert » dans le Bas-Atrium animés par Jean-Paul Boutellier. On gage que la soirée du 13 décembre sera d’une belle facture avec la réunion de ces trois musiciens créatifs que sont Paolo Fresu, Trilok Gurtu, Omar Sosa.

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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« Jazz Loves Disney »… on aime aussi!

« Jazz Loves Disney »… on aime aussi!

Des voix et un jazz délicieux évoquent la magie Disney

« Jazz Loves Disney » … ce sont les mélodies du monde merveilleux de Disney revisitées par des artistes de la scène française et internationale du jazz. Cet album annoncé pour le 18 novembre 2016 reprend en mode jazz quelques titres emblématiques des dessins animés de Walt Disney.

jazz_loves_disney_cover Qui n’a pas fredonné un jour une mélodie issue d’un dessin animé de Walt Disney ? Dans chaque génération, on a le souvenir d’un film qu’on a partagé avec enfants, grands-parents, parents ou petits-enfants. En fait, les airs du monde merveilleux de Disney sont comme autant de Madeleines de Proust. Même si le cinéma propose aujourd’hui d’autres esthétiques, les dessins animés et films de Walt Disney demeurent magiques et les enfants (…les adultes aussi) visionnent ou revoient avec autant de plaisir, ces films témoins d’une autre époque.

Certes un certain nombre de titre des bandes originales de Disney on déjà été repris par des chanteurs de variété. D’autres le furent aussi par des artistes de jazz. Par exemple, Louis Armstrong a enregistré en 1968, peu de temps avant son décès, un album de reprises de chansons intitulé  « Disney Songs - The Satchmo Way ». Peggy Lee a chanté en 1942 chez Benny Goodman, le titre Why don’t you do right ? que Disney a ensuite repris sur la bande originale du dessin animé « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ». C’est aussi elle qui compose en 1945 les musiques du dessin animé de Disney « La Belle et le Clochard » et double vocalement le personnage de la Belle et les chats siamois.

Sur « Jazz Loves Disney » (Verve/Universal), les chansons qui ont accompagné les héros de Disney sont interprétées par un casting étoilé. En effet, des stars de l’art vocal jazz ont participé tels Jamie Cullum, Melody Gardot, Stacey Kent, Gregory Porter ainsi que bien d’autres artistes actuels de premier plan, Hugh Coltman, Raphael Gualazzi, Laika, China Moses, Anne Sila et Nikki Yanofsky.

Enregistré à Paris, Londres et Los Angeles « Jazz Loves Disney » présente une grande cohérence musicale puisque sur neuf des douze titres enregistrés en octobre 2014, les chanteurs et chanteuses sont soutenus par une formation de jazz avec ou sans ajout d’une section de cordes. C’est Rob Mounsey qui dirige le grand orchestre où l’on retrouve avec bonheur plusieurs solos du trompettiste Lew Soloff qui nous a quittés le 08 mars 2015. The Rob Mounsey Orchestra interprète A dream is a wish your heart makes, un des thèmes de « Cendrillon ». Deux autres titres ont ensuite été gravés en petite formation.

Bien sûr on peut arguer qu’un tel album tombe à pic au moment des fêtes de fin d’année et que des thèmes de dessins animés repris par des chanteurs et chanteuses starisées n’a rien de créatif et s’inscrit dans un processus consumériste. Par contre en poussant ce raisonnement, nul besoin de parer les arbres et les rues de de guirlandes pour leur donner un air de fête, nul besoin non plus de sourire en écoutant un air qui rappelle un bon souvenir. On ne peut demander à l’art de toujours innover et de se faire le porte-parole de causes essentielles à défendre.

Il est avéré que la musique est faite aussi pour divertir et créer du plaisir. C’est tout à fait ce que réussit l’album « Jazz Loves Disney » dont certaines plages vont d’ailleurs bien au-delà grâce au talent des artistes qui ont vraiment su habiter les thèmes interprétés.

Jamie Cullum apporte son punch au titre des » Aristochats », Everybody Wants to be a cat qui explose tel un feu d’artifice. Sur He’s a tramp, Melody Gardot incarne la Belle et vante le charme du Clochard vagabond. Le solo du saxophoniste Andy Snitzer lui répond en écho avec un charme fou. On aime la voix tendrement acidulée de Stacey Kent qui reprend le thème de « Cendrillon », Bibbidi Bobbodo Boo en version française. Le tout sur un air de bossa tendrement chaloupée avec bien sûr un solo de ténor de son saxophoniste de mari Jim Tomlinson. Même la baguette de la fée, la magie opère.

La voix chaleureuse de Gregory Porter sied tout à fait au message que transmet Jiminy Cricket à Pinocchio. On a envie de croire que tout peut être possible. Roger Rabbit ne peut que succomber aux reproches de Jessica Rabbit qu’incarne la voix bluesy de China Moses sur un tempo étiré et sensuel. Le thème d’ouverture du dessin animé des studios Pixar, « Toy story », You’ve got a Friend in Me est porté avec justesse par la souple voix de Hugh Coltman et l’on écoute avec émotion le long solo de Lew Soloff.

I Wanna Be like You, tiré du « Livre de la Jungle » est sans doute un des meilleurs moments de l’album. 300-300_raphael-gualazzi_-franck-bohbotLa reprise de Raphael Gualazzi restitue vraiment l‘esprit de la scène du dessin animé, on le voit presque danser au rythme des orchestrations rutilantes et sur le solo du trompettiste Tony Kadleck. Le chanteur doit vraiment être attaché au « Livre de la Jungle » puisqu’il interprète aussi The Bare necessities avec Melody Gardot. A vrai dire, il en faut vraiment peu pour être heureux, juste écouter ce duo soutenu par une petite formation. Le titre respire la légèreté et on se remémore sans peine les images du dessin animé au fur et à mesure du déroulement de la chanson.

On émet par contre quelques réserves quant à l’interprétation sirupeuse que Nikki Yanofsky (la jeune chanteuse découverte par Quincy Jones) donne du titre Un jour mon Prince viendra. De même on trouve Let it go, thème tiré de la « Reine des Neiges » sonne à la manière des comédies musicales destinées aux adolescents et perd toute sa magie dans la bouche d’Anne Sila. Enfin, le thème Once upon a dream tiré de « Blanche-Neige et les Sept nains » aurait gagné à être un peu moins orchestré par la section de cordes et la harpe qui masquent la voix de Laika pas suffisamment mise en valeur.

Il demeure malgré tout que « Jazz Loves Disney » se profile comme un album de Jazz pourvoyeur de rêverie pour cette fin d’année.

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Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Roberto Fonseca sort « ABUC » chez Impulse!

Roberto Fonseca sort « ABUC » chez Impulse!

Un voyage coloré à travers la musique cubaine

Roberto Fonseca publie « ABUC », son huitième album chez Impulse! Véritable kaléidoscope de couleurs dansantes, « ABUC » raconte la riche histoire de la musique cubaine. Le pianiste croise les sons d’hier et ceux d’aujourd’hui. Les époques se télescopent, les rythmes éclaboussent de couleurs et d’énergie.

300_cover_robertofonseca_abuc_simple_hd1Dès le titre de l’album, « ABUC », Roberto Fonseca annonce la couleur. Tout comme il inverse les lettre du nom de « CUBA » pour nommer son album, il mélange dans un voyage musical chatoyant toutes les musiques cubaines au long des quatorze plages. En effet le pianiste mêle les rythmes et les sons. Il inscrit de la modernité au sein de la tradition musicale cubaine.

L’album « ABUC » (Impulse!/Universal) sorti le 11 novembre est vraiment un concentré énergique de la tradition cubaine que stimule la modernité.

pics4_robertofonseca_abucAvant cet album, on connaissait déjà quelques détails de la vie du pianiste cubain Roberto Fonseca. Apparu sur scène à l’âge de 15 ans au Festival International de la Havane, celui qui a étudié au Havana’s Superior Institut of Art a sorti son premier album « Tiene que ver » en 1999. On sait qu’il a assuré le remplacement de Ruben Gonzalez au sein du Buena Vista Social Club avant d’accompagner Ibrahim Ferrer lors d’une grande tournée mondiale.

Par la suite il a mis son talent au service de la chanteuse Omara Portuando. En 2014, sur les scènes de l’hexagone, on a pu écouter le pianiste jeter un pont entre Cuba et l’Afrique aux côtés de la chanteuse malienne Fatoumata Diawara. Un album est d’ailleurs né de cet échange, « At Home » (Montuno/Jazz Village), enregistré live au Festival de Jazz de Marciac. 

 Aujourd’hui, sur « ABUC »Roberto Fonseca fait le choix délibéré de raconter l’histoire de la musique cubaine à sa manière. Il propose sa propre vision et incorpore des allusions au passé à une musique délibérément contemporaine.

Des origines à aujourd’hui, « ABUC » conte la grande histoire de la musique cubaine. Avec cet album pêchu et coloré, Roberto Fonseca donne à entendre contradanzamambo, cha-cha-cha, danzon et boléro. Comme lors d’une sauvage escarga, ces jams cubaines où les musiques se mélangent, le passé se mêle au présent. Les musiques du passé se teintent d’ambiances contemporaines. Les rythmes cuivrés coexistent avec le hip-hop.

pics5_robertofonseca_abucRoberto Fonseca s’affranchit de toute chronologie et navigue en zigzag à travers le temps dans un voyage qui n’a vraiment rien de linéaire. Au gré des titres il mélange les époques et les styles et fait même coexister des musiques de différentes périodes au sein d’un même morceau.

Quatorze plages dont huit compositions originales et quatre autres thèmes co-composés avec certains des interprètes de l’album. Une composition de Ray Briant ouvre et termine « ABUC ». Il s’agit de Cubano Chant. Cette composition du pianiste Ray Briant (1931–2011 est un des premiers morceaux de jazz que Roberto Fonseca a écouté. Il dit l’apprécier à double titre, d’abord pour son appartenance au jazz dont le pianiste se revendique et aussi parce que Ray Briant l’a conçu comme un hommage à Cuba et sa musique.

pics3_robertofonseca_abucEn ouverture de l’album, on écoute une riche version orchestrale de Cubano Chant. Le piano présente le thème. Il est vite rejoint par des percussions foisonnantes et de chatoyants riffs cuivrés . Le trombone virtuose de Trombone Shorty vient dialoguer avec l’orchestre et le piano. L’énergie est au rendez-vous. Pour terminer l’album, Roberto Fonseca reprend le thème en piano solo. Une très courte improvisation virtuose et syncopée prise sur un rythme plus rapide que le titre d’ouverture.

Aux côtés du pianiste, les intervenants sont nombreux. Outre la chanteuse Daymé Arocena et le chanteur Carlos Calinga, on a le plaisir de retrouver Rafael Lay, Roberto Espinosa Rodriguez et les chanteurs de l’Orquesta Aragon. La participation du trompettiste Manuel « Guajiro Mirabal » apporte une touche nostalgique au titre Despues.

On a vibré sur Tumbao de la Unitad, une guajira où les sonorités de la guitare électrique se mêlent à de l’électro et aux percussions du Brésilien Zé Luis Nascimento. Le bonheur est complet lorsque résonnent la voix et la guitare d’Eliades Ochoa. Il appelle à l’amour, à la paix et à l’unité dans le monde. Au moins la musique permet-elle d’espérer que ce rêve devienne un jour réalité.pics2_robertofonseca_abuc

Sur Contradanza Del Espiritu, le vieux rythme cubain de la contredanse est pris très lentement. La masse orchestrale de cuivres et percussions rejoignent le piano. Roberta Fonseca accentue l’aspect classique de ce titre. On est aussi séduit par la modernité de Tierrra Santa ainsi que par Sagrado Corazon où, avec l’Orquesta Aragon, le rythme hésite entre bolero, danzón et cha-cha-cha.

Family résonne comme un boogaloo immergé dans la musique cubaine. Orgue électrique, riff des cuivres, voix teintées années 60, tout se télescope et enchante. La fin du morceau n’est pas sans rappeler les orchestrations de Lalo Shifrin ou Les Cornichons de Nino Ferrer.

Tous les titres rivalisent d’inventivité et de chaleur mais sans nul doute, Afro Mambo devrait rallier tous les suffrages. On se laisse porter par les couleurs typiques de ce mambo où voix, percussions et riffs cuivrés stimulent le jeu du piano. Si le titre audio est splendide, la vidéo Afro Mambo est absolument renversante.

 Sur « ABUC », le son d’aujourd’hui croise celui d’hier. A l’écoute de l’album, on chavire et on se retrouve la tête à l’envers mais on reprend très vite l’équilibre pour entrer dans la danse et laisser tourner en boucle les 14 titres de l’album. Un concentré d’énergie irrésistible.

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

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Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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« Almot Wala Almazala », deuxième album de Naïssam Jalal

« Almot Wala Almazala », deuxième album de Naïssam Jalal

« Almot Wala Almazala », une ode poignante à la résistance

“Almot Wala Almazala” le deuxième album de « Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance » rend hommage au courage et à la résistance du peuple syrien. Entre révolte et espoir esquissé, un album coup de poing.

pochette-almot-jpeg-768x669Après “Osloob Hayati” sorti en mars 2015, la flutiste Naïssam Jalal et son groupe « Rythms of Resistance » poursuit sa route musicale. Annoncé pour le 10 novembre, « Almot Wala Almazala » (Les Couleurs du Son//L’Autre Distribution), le deuxième album du quintet, s’inscrit dans la continuité du premier.

Le titre de l’album « Almot Wala Almazala » reprend le slogan « la mort plutôt que l’humiliation » scandé par les Syriens au printemps 2011 lorsqu’ils ont investi la rue et crié leur soif de liberté au péril de leur vie, le cœur plein d’espoir et les mains chargées de fleurs. On connaît la suite et le martyr de ce peuple qui aspire juste à vivre libre.

« C’est pour rendre hommage à leur courage, et aux centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants morts sous les balles ou la torture, morts de faim, assiégés par le régime et l’indifférence du monde » que la flutiste Naïssam Jalal a donné ce titre à l’album et « composé le morceau qui raconte l’histoire de cette révolution qui vit encore malgré tout ».

Ancrée dans les traditions orientales, la musique de l’album « Almot Wala Almazala » se projette librement vers un ailleurs que l’orchestre esquisse au gré des des modes empruntés à la musique orientale et des improvisations. Les envolées furieuses de la flutiste sont soutenues par une rythmique enivrante qui délivre un groove aux effluves éthiopiens.

naissam-jalal_photo-de-emanuel-rojas_oLa jeune flutiste d’origine syrienne est née à Paris où elle a étudié la flute traversière classique au conservatoire. À 17 ans Naïssam Jalal découvre l’improvisation et deux ans après elle quitte la France en quête de ses racines. Elle étudie le nay au Grand Institut de musique arabe de Damas en Syrie puis rejoint le Caire où elle étudie le violon. De retour en France en 2006 elle se défie déjà des frontières musicales et partage son activité entre de nombreux styles, rap, musiques orientales, afrobeat et même musiques latines comme le tango avec Melingo. Elle côtoie le milieu du jazz et on l’a écouté récemment sur « Golan/Al Joulan Vol.1 », le dernier disque du contrebassiste Hubert Dupont.

Elle crée son duo Noun Ya avec le guitariste et oudiste Yann Pittard et enregistre « Aux Résistances » en 2009 En 2011 elle fonde son quintet « Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance » avec lequel elle se produit ensuite en France et en Europe. Attachée au milieu hip-hop, elle continue à explorer cet univers avec le rappeur Osloob dans leur formation Al Akhareen.

A l’image de leur musique métisse, « Rythms of Resistance » est un ensemble cosmopolite. Le saxophoniste franco-marocain Mehdi Chaib, le guitariste et violoncelliste allemand Karsten Hochapfelt, le contrebassiste hongrois Matyas Szandai. Sur cet album, le batteur guadeloupéen Arnaud Dolmen partage les plages avec l’Italien Francesco Pastacaldi

Les neuf plages de l’album restituent les couleurs de la révolte, de la rage et de la violence mais ne sont pas sans évoquer des ambiances qui suggèrent le courage, l’espoir et l’amour. Les tensions sont créées par la pulsion lancinante et incessante d’une solide section rythmique et les riffs réitératifs que souffle la flute. Les improvisations très fluides du saxophone insufflent le feu ou une douce complainte. La parole circule librement entre les musiciens

Avec hauteur Alep et la flute égrènent le temps qui passe au-dessus de la ville qui espère et résiste. Sur le titre Dar Beida, irradié de lumière, le violoncelle de Larsten Hochapfel sonne comme un gembré et le nay de Naïssam Jalal élève des spirales véhémentes comme pour solliciter la clémence. La pluie laisse entendre un répit salvateur.

Ainsi nommée en hommage à Daniel Bensaïd, à qui le morceau est dédié La lente impatience dit la nécessité de résister pour que demain advienne. Le saxophone infatigable élève une longue plainte comme un appel plein de désespérance qui rappelle par sa puissance les cris du mouvement de libération des afro-américains.

Conçu comme une courte suite, le titre éponyme de l’album dédié aux martyrs de la révolution syrienne porte en lui la plainte absolue de la désespérance, la force nécessaire de la révolte, la lumière fragile de l’espoir et le possible ténu d’un renouveau attendu.

Entre l’Orient et l’Occident, entre jazz, musique traditionnelle orientale et musiques africaines, « Almot Wala Almazala », un opus hypnotique empreint de gravité. Une musique personnelle, métissée et engagée qui résiste au formatage et remet en cause les cadres traditionnels.

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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« Reflejos Migrantes » par Jerez Le Cam

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Le tango nomade et libre de Gerardo Jerez Le Cam

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Avec « Reflejos Migrantes », Gerardo Jerez Le Cam invite à un voyage tourbillonnant dans les pas des migrants. Un hommage vibrant à ses parents… en écho à sa propre vie. Nomade, le tango bouscule les codes et croise les cultures.

250_couv_reflejos-migrantes_jerez-le-camLe pianiste Gerardo Jerez Le Cam transcende les styles et mélange les musiques traditionnelles et contemporaines argentines avec leurs cousines roumaines et moldaves. Cet artiste franco-argentin natif de Buenos Aires a en effet inventé le « tango balkanique » et il revient en 2016 avec « Reflejos Migrantes » (Label Ouest/l’Autre Distribution) à paraître le 10 novembre. L’enregistrement a été réalisé en juillet 2016 à La Soufflerie de Rezé près de Nantes. Cet album vraiment ébouriffant présente un riche mélange de trames mélodiques et d’envolées tourbillonnantes.gerardo-jerez-lecam_photo-alejandro-rumolino

Avec douze compositions originales et virtuoses du pianiste, le tango visite les Balkans et s’enrichit des musiques d’Europe de l’Est dont il emprunte les mesures impaires. Gerardo Jerez Le Cam est accompagné par le violon virtuose du Roumain Iacob Maciuca, le cymbalum dépaysant du Moldave Mihai Trestian et le bandonéon poignant de Manu Comté. La chanteuse argentine Sandra Rumolino est invitée sur deux titres.

A l’écoute de  « Reflejos Migrantes », on voyage au cœur de l’univers d’un tango nomade. Harmonieuse et étourdissante, la musique syncopée emprunte autant au tango qu’à un jazz moderne et tendu. Incrustée de tonalités contemporaines elle tend des ponts entre les musiques tziganes et classiques.

« Reflejos Migrantes » propose un tango mystérieux aux accents tragiques dont les harmonies surprenantes se promènent parfois dans des territoires romantiques. Les plages font alterner les ambiances où se télescopent le passé et le présent. La musique de l’album définit un univers musical où se mêlent harmonies surprenantes et rythmes complexes.

Rien ne serait possible sans la virtuosité étourdissante des instrumentistes qui rivalisent par ailleurs d’inventivité. Au carrefour de tous les timbres et ambiances de l’album, le titre El Cruce  termine l’album dont il représente une sorte de synthèse.

Sous des atours sophistiqués et sérieux la musique foisonnante impulsée par le quartet de Gerardo Jerez Le Cam sait rester accessible. Elle allie en effet la tradition du tango et de la musique tzigane avec la modernité des mélodies mélancoliques et syncopées. Le mélange demeure harmonieux, réserve des nuances et des surprises.

Soutenue par le violon sensible de Iacob Maciuca, la voix de Sandra Rumolino adopte le registre de la nostalgie sur deux titres, Calle de Lomas et le langoureux Melancolia.

Interprétés par des instrumentistes virtuoses, les rythmes tourbillonnants de Torbellino enchantent et donnent le vertige.

En définitive,  le quartet de Gerardo Jerez Le Cam habille le tango d’un tissu aux couleurs des musiques populaires. Par contre, cet habit  chatoyant est doublé d’une trame musicale dont les racines sont ancrées dans la musique savante. Ainsi paré « Reflejos Migrantes » possède toutes les qualités pour enchanter des oreilles curieuses d’innovation. Point besoin de visa pour « Reflejos Migrantes ». Sa musicalité suffit pour lui permettre de rayonner au-delà des frontières.

Pour découvrir le répertoire de  « Reflejos Migrantes », un rendez-vous s’impose. Celui du 03 décembre au Théâtre des Abbesses à Paris où se produit Jerez le Cam quartet.

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Auditorium de Lyon, Joshua Redman et Brad Mehldau duo

Auditorium de Lyon, Joshua Redman et Brad Mehldau duo

« Joshua Redman et Brad Mehldau duo », dialogue complice

Retrouver Joshua Redman et Brad Mehldau duo le 13 novembre à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon tombe à pic après la sortie récente de leur album « Nearness » enregistré en duo. C’est surtout un bonheur sans pareil de pouvoir de nouveau être les témoins de leur complicité.

duo-redman-mehldau_credit-weintraubLe dimanche 13 novembre à 16h, l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, propose le deuxième concert de sa saison Jazz 2016/2017. Le duo du saxophoniste Joshua Redman et du pianiste Brad Mehldau sera précédé à 15h par des « Propos d’Avant-Concert » animés par Jean-Paul Boutellier dans le Bas-Atrium à 15h.

Les deux quadragénaires se connaissent depuis 1993, quand Brad Mehldau était membre du quartet de Joshua Redman et enregistrait en1994 sur le disque du saxophoniste, « Moodswing ». Leurs carrières respectives de leaders leur a malgré tout permis de se croiser ensuite en diverses autres occasions comme en 2010 où le saxophoniste participe à l’enregistrement de « Highway Rider », un double album du pianiste. Ils se sont aussi retrouvés en 2013 pour l’album du saxophoniste « Walking Shadows » que Brad Mehldau produit et arrange, sans oublier de s’installer devant le clavier, bien sûr.

Le dialogue est un exercice que ces deux musiciens affectionnent. On se souvient d’un certain 16 juillet 2011 où les spectateurs des gradins de Fourvière ont suspendu leur souffle pour capter la musicalité du Joshua Redman et Brad Mehldau duo comme l’ont fait les spectateurs de Marciac cette même année 2011 et dont témoigne cette vidéo.

Aujourd’hui la fougue maîtrisée du saxophoniste Joshua Redman convient aux recherches que le pianiste Brad Mehldau opère sur son piano acoustique. Leur complicité n’est pas feinte. L’album « Nearness » (Nonesuch) précédemment chroniqué sur ce blog en est la preuve insigne. Sorti le 09 septembre, cet album restitue le dialogue intime que ces deux artistes entretiennent sur scène. Les six plages de l’album sont en effet enregistrées « live » en 2016, lors d’une tournée européenne en duo.nearness-couv_joshua-redman-brad-mehldau

Le répertoire de l’album navigue entre compositions originales et standards. Pas sûr que les deux instrumentistes exécutent les six titres de « Nearness » lors de leur concert à Lyon car ils ont en ont bien d’autres en réserve mais ils proposeront à coup sûr une alternance entre leurs compositions et leurs reprises si personnelles des grands standards du jazz.

Peut-être Joshua Redman et Brad Mehldau interprèteront-ils Ornithology de Benny Harris et Charlie Parker sur un tempo échevelé comme pour prouver leur maîtrise du tempo ? On espère surtout qu’ils joueront The Nearness Of You de Hoagy Carmichael et Ned Washington et restitueront aux spectateurs de l’Auditorium l’émotion qui habite ce titre sur l’album.

Quelque soit le répertoire adopté par le « Joshua Redman et Brad Mehldau duo », la conversation complice des deux musiciens comblera d’aise les spectateurs présents le 13 novembre à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon. Le souffle de Joshua Redman et les dix doigts de Brad Mehldau offriront sans nul doute leur musique raffinée mais non dénuée d’énergie et de créativité

… on fait d’ailleurs le pari que ce concert s’inscrira dans les mémoires comme un certain concert solo de Brad Mehldau à l’Auditorium !

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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« For Paco » de Louis Winsberg, JALEO

« For Paco » de Louis Winsberg, JALEO

JALEO dédie son 3ème album à Paco de Lucia

L’aventure de JALEO continue avec ce troisième album que Louis Winsberg dédie à Paco de Lucia. « For Paco » demeure dans la veine habituelle de JALEO. Une fenêtre ouverte sur univers chaleureux enraciné dans un flamenco joyeux.

300_louis-winsberg-jaleo_for-paco_couv« For Paco » (Label Bleu/L’Autre Distribution) n’est pas un album destiné aux puristes de flamenco ni même aux inconditionnels de jazz traditionnel. Cet album convient par contre à ceux et celles qui ont apprécié la démarche de Paco de Lucia, ce guitariste légendaire qui a modernisé le flamenco dans les années 70 en explorant la musique classique et le jazz. Son art construit à partir d’une technicité éblouissante a conservé une dimension sensible et une inventivité sans pareille.

300_louis-winsbergC’est dans une telle logique que Louis Winsberg a créé JALEO à la fin des années 90. En recherche d’un monde qui lui appartienne en propre, le guitariste a exploré librement les univers musicaux qu’il connaissait. Il les a mêlés, invitant à ses côtés des musiciens prêts à s’engager dans cette quête, celle d’un ailleurs qui bouscule les frontières et les identités jusqu’à en définir une nouvelle histoire, celle de JALEO.

Deux albums ont suivi. Ce fut d’abord « Jaleo » en 2001 puis le « Bal des Sud » en 2005. Construit autour de Louis Winsberg, le groupe JALEO a tourné dans les festivals et sur les scènes de quatre continents. Le public a toujours réservé un bel accueil à la musique et aux spectacles lumineux et généreux de JALEO. Avec ce troisième disque, « For Paco » la trilogie JALEO advient.

Louis Winsberg dédie cet opus à Paco de Lucia. « … lui qui a su ouvrir  le monde du Flamenco au jazz et à l’improvisation…et mener son art à un niveau de pureté  et de puissance très rare. Durant toute ces années il a éclairé ma musique, moi qui vient du jazz et qui cherche ailleurs, quelque part vers ma « Méditerranée » »

Certes les échos de la musique de Paco résonnent dans « For Paco » mais on n’y retrouve pas le répertoire du maître. L’album est irisé de flamenco mais JALEO demeure fidèle à ses codes, JALEO explore la musique avec liberté et dépasse les frontières de l’Andalousie. Ainsi la guitare côtoie oud, mandoline, saz et bouzouki. Bien sûr la voix flamenca contribue toujours à l’esthétique musicale et le rythme est encore marqué par les palmas, le cajon et les talons de la danseuse mais les percussions indiennes les rejoignent.

Dans « For Paco », JALEO chahute les références habituelles, les détourne, les contourne…  et le tour est joué, la magie-JALEO fonctionne.

300_louis-winsberg-jaleo_eygalieresPour enregistrer cet album lumineux, Louis Winsberg a réuni le quintet de base constitué de lui-même aux guitares, oud, saz, mandoline, bouzouki et percussions, Sabrina Romero (chant, danse, cajon), Jean-Christophe Maillard (saz, guitares, choeurs), Cédric Baud (guitare, saz, mandoline) et Stéphane Edouard (percussions, tablas). La couleur prédominante est donnée par les guitares, les voix et les percussions?

Quelques compagnons de longue date sont venus épauler l’équipe, tels les percussionnistes Miguel Sanchez et Nantha Kumar. Jorge Pardo, membre du sextet légendaire de Paco de Lucia, intervient à la flute et illumine El Pescador et Que Mas de ses aigus brillants.  Le cantaor El Piculabe ajoute sa voix poignante sur la seconde partie du thème Podemos soutenu par une section de cordes un peu vaine que l’on retrouve sur For Paco et sur Paloma.

« For Paco » c’est une fête chaleureuse et colorée. C’est aussi une sensation de paix venue sur les ailes de la colombe. « For Paco », c’est quoi d’autre ? Peut-être la liberté du pêcheur qui rêve de jouer une buleria sur les sommets de l’Himalaya et finalement esquisse les pas d’une salsita. « For Paco » c’est enfin croire au possible d’une autre musique dédiée à Paco.

Avec les volutes d’une voix aux accents soufistes, Bulerhimalaya ne se contente pas d’ouvrir l’album, il ouvre la musique vers des horizons plus lointains que ceux de l’Andalousie. For Paco porte en lui de lointains échos de « Zyryab » que Paco aimait à jouer et à transfigurer. Avec légèreté les cordes des guitares chantent tendremen Salsita. Podemos hésite entre détermination et lamentation

On aime les fulgurances des voix et l’enthousiasme des percussions. On vibre aux nuances et aux contrastes des ambiances qu’enchantent les guitares. On se réjouit donc à double titre de la sortie de « For Paco » le 10 novembre. D’une part parce qu’il s’ajoute aux précédents albums et d’autre part parce que JALEO est de nouveau de retour sur les routes depuis le 29 octobre.

Comme annoncé dans la chronique consacrée au 28ème Festival « Les Guitares », Jaleo se produit le 03 décembre à l’Espace Tonkin de Villeurbanne avec Louis Winsberg (guitares), Sabrina Romero (chant, anse, cajon), Alberto Garcia (chant, palmas), Cédric Baud (saz, guitares) et Stéphane Edouard (percussions).

Il est aussi possible d’écouter le répertoire de JALEO  » le 07 décembre au Studio de l’Hermitage à Paris.

… et en attendant quelques images et sons pour patienter !

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