« Almot Wala Almazala », deuxième album de Naïssam Jalal

« Almot Wala Almazala », deuxième album de Naïssam Jalal

« Almot Wala Almazala », une ode poignante à la résistance

“Almot Wala Almazala” le deuxième album de « Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance » rend hommage au courage et à la résistance du peuple syrien. Entre révolte et espoir esquissé, un album coup de poing.

pochette-almot-jpeg-768x669Après “Osloob Hayati” sorti en mars 2015, la flutiste Naïssam Jalal et son groupe « Rythms of Resistance » poursuit sa route musicale. Annoncé pour le 10 novembre, « Almot Wala Almazala » (Les Couleurs du Son//L’Autre Distribution), le deuxième album du quintet, s’inscrit dans la continuité du premier.

Le titre de l’album « Almot Wala Almazala » reprend le slogan « la mort plutôt que l’humiliation » scandé par les Syriens au printemps 2011 lorsqu’ils ont investi la rue et crié leur soif de liberté au péril de leur vie, le cœur plein d’espoir et les mains chargées de fleurs. On connaît la suite et le martyr de ce peuple qui aspire juste à vivre libre.

« C’est pour rendre hommage à leur courage, et aux centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants morts sous les balles ou la torture, morts de faim, assiégés par le régime et l’indifférence du monde » que la flutiste Naïssam Jalal a donné ce titre à l’album et « composé le morceau qui raconte l’histoire de cette révolution qui vit encore malgré tout ».

Ancrée dans les traditions orientales, la musique de l’album « Almot Wala Almazala » se projette librement vers un ailleurs que l’orchestre esquisse au gré des des modes empruntés à la musique orientale et des improvisations. Les envolées furieuses de la flutiste sont soutenues par une rythmique enivrante qui délivre un groove aux effluves éthiopiens.

naissam-jalal_photo-de-emanuel-rojas_oLa jeune flutiste d’origine syrienne est née à Paris où elle a étudié la flute traversière classique au conservatoire. À 17 ans Naïssam Jalal découvre l’improvisation et deux ans après elle quitte la France en quête de ses racines. Elle étudie le nay au Grand Institut de musique arabe de Damas en Syrie puis rejoint le Caire où elle étudie le violon. De retour en France en 2006 elle se défie déjà des frontières musicales et partage son activité entre de nombreux styles, rap, musiques orientales, afrobeat et même musiques latines comme le tango avec Melingo. Elle côtoie le milieu du jazz et on l’a écouté récemment sur « Golan/Al Joulan Vol.1 », le dernier disque du contrebassiste Hubert Dupont.

Elle crée son duo Noun Ya avec le guitariste et oudiste Yann Pittard et enregistre « Aux Résistances » en 2009 En 2011 elle fonde son quintet « Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance » avec lequel elle se produit ensuite en France et en Europe. Attachée au milieu hip-hop, elle continue à explorer cet univers avec le rappeur Osloob dans leur formation Al Akhareen.

A l’image de leur musique métisse, « Rythms of Resistance » est un ensemble cosmopolite. Le saxophoniste franco-marocain Mehdi Chaib, le guitariste et violoncelliste allemand Karsten Hochapfelt, le contrebassiste hongrois Matyas Szandai. Sur cet album, le batteur guadeloupéen Arnaud Dolmen partage les plages avec l’Italien Francesco Pastacaldi

Les neuf plages de l’album restituent les couleurs de la révolte, de la rage et de la violence mais ne sont pas sans évoquer des ambiances qui suggèrent le courage, l’espoir et l’amour. Les tensions sont créées par la pulsion lancinante et incessante d’une solide section rythmique et les riffs réitératifs que souffle la flute. Les improvisations très fluides du saxophone insufflent le feu ou une douce complainte. La parole circule librement entre les musiciens

Avec hauteur Alep et la flute égrènent le temps qui passe au-dessus de la ville qui espère et résiste. Sur le titre Dar Beida, irradié de lumière, le violoncelle de Larsten Hochapfel sonne comme un gembré et le nay de Naïssam Jalal élève des spirales véhémentes comme pour solliciter la clémence. La pluie laisse entendre un répit salvateur.

Ainsi nommée en hommage à Daniel Bensaïd, à qui le morceau est dédié La lente impatience dit la nécessité de résister pour que demain advienne. Le saxophone infatigable élève une longue plainte comme un appel plein de désespérance qui rappelle par sa puissance les cris du mouvement de libération des afro-américains.

Conçu comme une courte suite, le titre éponyme de l’album dédié aux martyrs de la révolution syrienne porte en lui la plainte absolue de la désespérance, la force nécessaire de la révolte, la lumière fragile de l’espoir et le possible ténu d’un renouveau attendu.

Entre l’Orient et l’Occident, entre jazz, musique traditionnelle orientale et musiques africaines, « Almot Wala Almazala », un opus hypnotique empreint de gravité. Une musique personnelle, métissée et engagée qui résiste au formatage et remet en cause les cadres traditionnels.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

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Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

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Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

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« Reflejos Migrantes » par Jerez Le Cam

« Reflejos Migrantes » par Jerez Le Cam

Le tango nomade et libre de Gerardo Jerez Le Cam

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Avec « Reflejos Migrantes », Gerardo Jerez Le Cam invite à un voyage tourbillonnant dans les pas des migrants. Un hommage vibrant à ses parents… en écho à sa propre vie. Nomade, le tango bouscule les codes et croise les cultures.

250_couv_reflejos-migrantes_jerez-le-camLe pianiste Gerardo Jerez Le Cam transcende les styles et mélange les musiques traditionnelles et contemporaines argentines avec leurs cousines roumaines et moldaves. Cet artiste franco-argentin natif de Buenos Aires a en effet inventé le « tango balkanique » et il revient en 2016 avec « Reflejos Migrantes » (Label Ouest/l’Autre Distribution) à paraître le 10 novembre. L’enregistrement a été réalisé en juillet 2016 à La Soufflerie de Rezé près de Nantes. Cet album vraiment ébouriffant présente un riche mélange de trames mélodiques et d’envolées tourbillonnantes.gerardo-jerez-lecam_photo-alejandro-rumolino

Avec douze compositions originales et virtuoses du pianiste, le tango visite les Balkans et s’enrichit des musiques d’Europe de l’Est dont il emprunte les mesures impaires. Gerardo Jerez Le Cam est accompagné par le violon virtuose du Roumain Iacob Maciuca, le cymbalum dépaysant du Moldave Mihai Trestian et le bandonéon poignant de Manu Comté. La chanteuse argentine Sandra Rumolino est invitée sur deux titres.

A l’écoute de  « Reflejos Migrantes », on voyage au cœur de l’univers d’un tango nomade. Harmonieuse et étourdissante, la musique syncopée emprunte autant au tango qu’à un jazz moderne et tendu. Incrustée de tonalités contemporaines elle tend des ponts entre les musiques tziganes et classiques.

« Reflejos Migrantes » propose un tango mystérieux aux accents tragiques dont les harmonies surprenantes se promènent parfois dans des territoires romantiques. Les plages font alterner les ambiances où se télescopent le passé et le présent. La musique de l’album définit un univers musical où se mêlent harmonies surprenantes et rythmes complexes.

Rien ne serait possible sans la virtuosité étourdissante des instrumentistes qui rivalisent par ailleurs d’inventivité. Au carrefour de tous les timbres et ambiances de l’album, le titre El Cruce  termine l’album dont il représente une sorte de synthèse.

Sous des atours sophistiqués et sérieux la musique foisonnante impulsée par le quartet de Gerardo Jerez Le Cam sait rester accessible. Elle allie en effet la tradition du tango et de la musique tzigane avec la modernité des mélodies mélancoliques et syncopées. Le mélange demeure harmonieux, réserve des nuances et des surprises.

Soutenue par le violon sensible de Iacob Maciuca, la voix de Sandra Rumolino adopte le registre de la nostalgie sur deux titres, Calle de Lomas et le langoureux Melancolia.

Interprétés par des instrumentistes virtuoses, les rythmes tourbillonnants de Torbellino enchantent et donnent le vertige.

En définitive,  le quartet de Gerardo Jerez Le Cam habille le tango d’un tissu aux couleurs des musiques populaires. Par contre, cet habit  chatoyant est doublé d’une trame musicale dont les racines sont ancrées dans la musique savante. Ainsi paré « Reflejos Migrantes » possède toutes les qualités pour enchanter des oreilles curieuses d’innovation. Point besoin de visa pour « Reflejos Migrantes ». Sa musicalité suffit pour lui permettre de rayonner au-delà des frontières.

Pour découvrir le répertoire de  « Reflejos Migrantes », un rendez-vous s’impose. Celui du 03 décembre au Théâtre des Abbesses à Paris où se produit Jerez le Cam quartet.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

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Auditorium de Lyon, Joshua Redman et Brad Mehldau duo

Auditorium de Lyon, Joshua Redman et Brad Mehldau duo

« Joshua Redman et Brad Mehldau duo », dialogue complice

Retrouver Joshua Redman et Brad Mehldau duo le 13 novembre à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon tombe à pic après la sortie récente de leur album « Nearness » enregistré en duo. C’est surtout un bonheur sans pareil de pouvoir de nouveau être les témoins de leur complicité.

duo-redman-mehldau_credit-weintraubLe dimanche 13 novembre à 16h, l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, propose le deuxième concert de sa saison Jazz 2016/2017. Le duo du saxophoniste Joshua Redman et du pianiste Brad Mehldau sera précédé à 15h par des « Propos d’Avant-Concert » animés par Jean-Paul Boutellier dans le Bas-Atrium à 15h.

Les deux quadragénaires se connaissent depuis 1993, quand Brad Mehldau était membre du quartet de Joshua Redman et enregistrait en1994 sur le disque du saxophoniste, « Moodswing ». Leurs carrières respectives de leaders leur a malgré tout permis de se croiser ensuite en diverses autres occasions comme en 2010 où le saxophoniste participe à l’enregistrement de « Highway Rider », un double album du pianiste. Ils se sont aussi retrouvés en 2013 pour l’album du saxophoniste « Walking Shadows » que Brad Mehldau produit et arrange, sans oublier de s’installer devant le clavier, bien sûr.

Le dialogue est un exercice que ces deux musiciens affectionnent. On se souvient d’un certain 16 juillet 2011 où les spectateurs des gradins de Fourvière ont suspendu leur souffle pour capter la musicalité du Joshua Redman et Brad Mehldau duo comme l’ont fait les spectateurs de Marciac cette même année 2011 et dont témoigne cette vidéo.

Aujourd’hui la fougue maîtrisée du saxophoniste Joshua Redman convient aux recherches que le pianiste Brad Mehldau opère sur son piano acoustique. Leur complicité n’est pas feinte. L’album « Nearness » (Nonesuch) précédemment chroniqué sur ce blog en est la preuve insigne. Sorti le 09 septembre, cet album restitue le dialogue intime que ces deux artistes entretiennent sur scène. Les six plages de l’album sont en effet enregistrées « live » en 2016, lors d’une tournée européenne en duo.nearness-couv_joshua-redman-brad-mehldau

Le répertoire de l’album navigue entre compositions originales et standards. Pas sûr que les deux instrumentistes exécutent les six titres de « Nearness » lors de leur concert à Lyon car ils ont en ont bien d’autres en réserve mais ils proposeront à coup sûr une alternance entre leurs compositions et leurs reprises si personnelles des grands standards du jazz.

Peut-être Joshua Redman et Brad Mehldau interprèteront-ils Ornithology de Benny Harris et Charlie Parker sur un tempo échevelé comme pour prouver leur maîtrise du tempo ? On espère surtout qu’ils joueront The Nearness Of You de Hoagy Carmichael et Ned Washington et restitueront aux spectateurs de l’Auditorium l’émotion qui habite ce titre sur l’album.

Quelque soit le répertoire adopté par le « Joshua Redman et Brad Mehldau duo », la conversation complice des deux musiciens comblera d’aise les spectateurs présents le 13 novembre à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon. Le souffle de Joshua Redman et les dix doigts de Brad Mehldau offriront sans nul doute leur musique raffinée mais non dénuée d’énergie et de créativité

… on fait d’ailleurs le pari que ce concert s’inscrira dans les mémoires comme un certain concert solo de Brad Mehldau à l’Auditorium !

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

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« For Paco » de Louis Winsberg, JALEO

« For Paco » de Louis Winsberg, JALEO

JALEO dédie son 3ème album à Paco de Lucia

L’aventure de JALEO continue avec ce troisième album que Louis Winsberg dédie à Paco de Lucia. « For Paco » demeure dans la veine habituelle de JALEO. Une fenêtre ouverte sur univers chaleureux enraciné dans un flamenco joyeux.

300_louis-winsberg-jaleo_for-paco_couv« For Paco » (Label Bleu/L’Autre Distribution) n’est pas un album destiné aux puristes de flamenco ni même aux inconditionnels de jazz traditionnel. Cet album convient par contre à ceux et celles qui ont apprécié la démarche de Paco de Lucia, ce guitariste légendaire qui a modernisé le flamenco dans les années 70 en explorant la musique classique et le jazz. Son art construit à partir d’une technicité éblouissante a conservé une dimension sensible et une inventivité sans pareille.

300_louis-winsbergC’est dans une telle logique que Louis Winsberg a créé JALEO à la fin des années 90. En recherche d’un monde qui lui appartienne en propre, le guitariste a exploré librement les univers musicaux qu’il connaissait. Il les a mêlés, invitant à ses côtés des musiciens prêts à s’engager dans cette quête, celle d’un ailleurs qui bouscule les frontières et les identités jusqu’à en définir une nouvelle histoire, celle de JALEO.

Deux albums ont suivi. Ce fut d’abord « Jaleo » en 2001 puis le « Bal des Sud » en 2005. Construit autour de Louis Winsberg, le groupe JALEO a tourné dans les festivals et sur les scènes de quatre continents. Le public a toujours réservé un bel accueil à la musique et aux spectacles lumineux et généreux de JALEO. Avec ce troisième disque, « For Paco » la trilogie JALEO advient.

Louis Winsberg dédie cet opus à Paco de Lucia. « … lui qui a su ouvrir  le monde du Flamenco au jazz et à l’improvisation…et mener son art à un niveau de pureté  et de puissance très rare. Durant toute ces années il a éclairé ma musique, moi qui vient du jazz et qui cherche ailleurs, quelque part vers ma « Méditerranée » »

Certes les échos de la musique de Paco résonnent dans « For Paco » mais on n’y retrouve pas le répertoire du maître. L’album est irisé de flamenco mais JALEO demeure fidèle à ses codes, JALEO explore la musique avec liberté et dépasse les frontières de l’Andalousie. Ainsi la guitare côtoie oud, mandoline, saz et bouzouki. Bien sûr la voix flamenca contribue toujours à l’esthétique musicale et le rythme est encore marqué par les palmas, le cajon et les talons de la danseuse mais les percussions indiennes les rejoignent.

Dans « For Paco », JALEO chahute les références habituelles, les détourne, les contourne…  et le tour est joué, la magie-JALEO fonctionne.

300_louis-winsberg-jaleo_eygalieresPour enregistrer cet album lumineux, Louis Winsberg a réuni le quintet de base constitué de lui-même aux guitares, oud, saz, mandoline, bouzouki et percussions, Sabrina Romero (chant, danse, cajon), Jean-Christophe Maillard (saz, guitares, choeurs), Cédric Baud (guitare, saz, mandoline) et Stéphane Edouard (percussions, tablas). La couleur prédominante est donnée par les guitares, les voix et les percussions?

Quelques compagnons de longue date sont venus épauler l’équipe, tels les percussionnistes Miguel Sanchez et Nantha Kumar. Jorge Pardo, membre du sextet légendaire de Paco de Lucia, intervient à la flute et illumine El Pescador et Que Mas de ses aigus brillants.  Le cantaor El Piculabe ajoute sa voix poignante sur la seconde partie du thème Podemos soutenu par une section de cordes un peu vaine que l’on retrouve sur For Paco et sur Paloma.

« For Paco » c’est une fête chaleureuse et colorée. C’est aussi une sensation de paix venue sur les ailes de la colombe. « For Paco », c’est quoi d’autre ? Peut-être la liberté du pêcheur qui rêve de jouer une buleria sur les sommets de l’Himalaya et finalement esquisse les pas d’une salsita. « For Paco » c’est enfin croire au possible d’une autre musique dédiée à Paco.

Avec les volutes d’une voix aux accents soufistes, Bulerhimalaya ne se contente pas d’ouvrir l’album, il ouvre la musique vers des horizons plus lointains que ceux de l’Andalousie. For Paco porte en lui de lointains échos de « Zyryab » que Paco aimait à jouer et à transfigurer. Avec légèreté les cordes des guitares chantent tendremen Salsita. Podemos hésite entre détermination et lamentation

On aime les fulgurances des voix et l’enthousiasme des percussions. On vibre aux nuances et aux contrastes des ambiances qu’enchantent les guitares. On se réjouit donc à double titre de la sortie de « For Paco » le 10 novembre. D’une part parce qu’il s’ajoute aux précédents albums et d’autre part parce que JALEO est de nouveau de retour sur les routes depuis le 29 octobre.

Comme annoncé dans la chronique consacrée au 28ème Festival « Les Guitares », Jaleo se produit le 03 décembre à l’Espace Tonkin de Villeurbanne avec Louis Winsberg (guitares), Sabrina Romero (chant, anse, cajon), Alberto Garcia (chant, palmas), Cédric Baud (saz, guitares) et Stéphane Edouard (percussions).

Il est aussi possible d’écouter le répertoire de JALEO  » le 07 décembre au Studio de l’Hermitage à Paris.

… et en attendant quelques images et sons pour patienter !

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

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« Les Racines du Ciel », nouvel album de Frédéric Viale

« Les Racines du Ciel », nouvel album de Frédéric Viale

Le groove sensible et rêveur de Frédéric Viale

Annoncé pour le 08 novembre, le quatrième album de l’accordéoniste Frédéric Viale tombe à pic pour illuminer l’automne. « Les Racines du Ciel », onze plages teintées d’une énergie solaire où mélancolie et poésie font bon ménage. Un vagabondage méditatif au groove rayonnant.

« Les Racines du Ciel » (Diapason/Absilone/Socadisc) s’inscrit dans la droite ligne de « La Belle Chose » fred-viale-quartet_credit-photo_jon-kershawparu en 2013. Aux côtés de Frédéric Viale demeure l’équipe chaleureuse et complice des trois Brésiliens déjà présents sur l’album précédent. Les interventions innovantes du guitariste Nelson Veras apportent une touche précieuse à la palette du quartet. Le bassiste Natallino Neto assure un soutien rythmique et harmonique sans faille. La souplesse sans pareille de Zaza Desiderio confirme décidément la place qu’occupe le batteur dans l’hexagone. Une telle section rythmique basse-batterie permet aux deux solistes de s’élancer sans risque dans des improvisations vertigineuses.

« Les racines du Ciel ». Un son original et une poésie à fleur de peau.  Les rythmes colorés tressent les rubans de la nostalgie. La vie pleure ou rit mais l’énergie triomphe même si le silence respire et prend part à la fête.

Le son limpide et clair de l’accordéon de Frédéric Viale doit tout à Thierry Paillet et à l’équipe Pigini. En effet c’est sur un instrument crée spécialement pour lui, le « New Cassoto FV »,  que l’accordéoniste s’exprime sur toutes les plages de l’album. Bien sûr, le phrasé précis de l’artiste et sa sensibilité lui appartiennent en propre. Sans doute d’ailleurs puise-t-il la chaleur de son discours aux racines d’un ciel qu’irrigue le soleil provençal ?

300_couv-les-racines-du-ciel_frederic-viale_En fait le titre de l’album « les Racines du Ciel », celui de la composition éponyme et l’illustration de la pochette se réfèrent au tableau de Véronique Denoyel, une amie peintre de Frédéric Viale. L’accordéoniste dit puiser sa sensibilité et son inspiration dans cette image et les couleurs de la nature. C’est d’ailleurs elle qui a inspiré Le Printemps et Ballade Automnale, deux ballades nostalgiques qui évoquent les couleurs de ces saisons changeantes. On aime le duo poétique accordéon/guitare de cette Ballade Automnale dédiée au contrebassiste Eric Fassio. Sur Le Printemps, on valse dans les langueurs que dessine l’accordina de Frédéric Viale.

« Les Racines du Ciel » célèbre un jazz qui joue à cache-cache avec des influences rythmiques abreuvées de mélodies épurées. Dans Canto, Frédéric Viale fait un clin d’œil aux polyrythmies brésiliennes et offre ce titre à un grand amoureux des musiques du Brésil, Daniel Goyone, un pianiste qui l’a beaucoup inspiré. Sur L’être timbré, la guitare déjoue les codes du tango que rappelle l’accordéon à demi-mot. Sans brusquerie Frédéric Viale et ses compagnons suggèrent plus qu’ils n’affirment.

On rêve de séjourner à Ormea, ce petit village piémontais que dessine la mélodie jouée par Frédéric Viale en souvenir de de son beau-père. Les broderies festonnées de Nelson Veras apportent douceur et tendresse.

Les valses jalonnent l’album qui ouvre avec Le Roi Louiss, hommage joyeux rendu au grand organiste Eddy Louiss. Valse Nuisette s’amuse avec le tempo assuré fermement par le bassiste et l’accordéoniste alors que les syncopes du guitariste et batteur tentent de déjouer le rythme établi. Quant au grand standard musette de Joseph Colombo et Tony Murena, Indifférence, il subit les assauts des balais du batteur avant de démarrer sur une rythmique afro à trois temps où la basse s’en donne à cœur joie. Il n’empêche que ce titre ainsi déstructuré se trouve rajeuni mais demeure fascinant et garde tout son charme.

En attendant la sortie de l’album on retrouve les musiciens…

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« Nearness » réunit Joshua Redman et Brad Mehldau

« Nearness » réunit Joshua Redman et Brad Mehldau

« Nearness », le dialogue intime de J.Redman et B. Mehldau

Le saxophoniste Joshua Redman et le pianiste Brad Mehldau conversent en duo sur « Nearness ». Cet album sorti le 09 septembre chez Nonesuch présente six titres captés « live » en 2016 lors de leur tournée européenne en duo. Pureté de l’expression et beauté d’un dialogue intime.

Ces deux musiciens aujourd’hui quarantenaires ont mené leur carrière de leader sans jamais se perdre de vue. Le début de leur collaboration remonte aux années 90, lorsque Brad Mehldau était membre du quartet de Joshua Redman et participait en 1994 au disque « Moodswing » du saxophoniste. Ils ont ensuite mené séparément leur carrière de leader mais en 2010, Joshua Redman participe à l’enregistrement du double album du pianiste « Highway Rider ». En 2013 ils se retrouvent encore mais cette fois, Brad Mehldau n’est pas seulement derrière le clavier, il produit et arrange l’album « Walking Shadows » que le saxophoniste enregistre avec des cordes.

On les a écoutés avec délice en duo un certain 16 juillet 2011 sur la scène du grand Théâtre de Fourvière où ils ont déjà télescopé leur art avec brio. Ils se sont ensuite retrouvés le 31 juillet à Marciac où leur duo a aussi créé le choc.

L’album « Nearness » comble donc d’aise celles et ceux qui ont déjà savouré l’expression scénique du duo Redman/Mehldau. Il est l’occasion pour les autres de découvrir la proximité qui rapproche les deux musiciens.nearness-couv_joshua-redman-brad-mehldau

« Nearness » cultive la musicalité. La construction des phrases confine à la pureté mais l’émotion affleure avec pudeur au détour des harmonies. On est captivé par la conversation complice de Joshua Redman et Brad Mehldau. On se laisse griser par leur maîtrise du tempo.

Que les amateurs de standards se réjouissent, trois thèmes du « Real Book » figurent sur l’album. Ornithology de Benny Harris et Charlie Parker pris sur un tempo d’enfer comme pour prouver d’emblée que les deux solistes maîtrisent le rythme. In Walked Bud de Thelonious Monk où Brad Mehldau laisse entrevoir toute l’étendue de sa virtuosité. The Nearness Of You de Hoagy Carmichael et Ned Washington où durant seize minutes l’émotion habite l’album. joshua_redman_brad_mehldau_jazzLe silence est palpable et la sobriété sensible des deux interprètes renouvelle ce titre tant de fois interprété.

L’autre moitié de l’album est constituée par des compositions originales. Mehlsancholy Mode de Joshua Redman sonne comme une déclaration d’amitié du saxophoniste au pianiste et se déroule au rythme d’un échange tempéré. La composition de Brad Mehldau, Always August résonne d’une musicalité équilibrée. Empreint de sérénité, ce titre se dessine comme un des meilleurs moments de l’album où saxophone soprano et piano dialoguent dans une parfaite symbiose. La musique s’écoule avec fluidité et respire. Avec Old West, écrit par Brad Mehldau, le duo explore librement les territoires de l’improvisation.

Sur « Nearness » les deux virtuoses produisent une musique peaufinée et raffinée non dénuée d’énergie et de créativité. En faisant alterner trois standards et trois compositions originales, Joshua Redman et Brad Mehldau incarnent de manière évidente les valeurs sûres d’un jazz qui ne renie pas ses racines mais sait se renouveler.

Après avoir écouté avec délice la conversation intime enregistrée par Joshua Redman et Brad Mehldau sur l’album « Nearness », on aura le plaisir de vivre en direct leur complicité musicale sur les scènes françaises. Le 13 novembre à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon et le 14 novembre à 20h30 dans la Grande Salle Pierre Boulez de la Philarmonie de Paris.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

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« Eu Tambèm », premier album solo de Fernando DelPapa

« Eu Tambèm », premier album solo de Fernando DelPapa

Avec élégance, Fernando DelPapa réinvente la samba

Dans son premier album solo « Eu Tambèm », Fernando DelPapa affirme son identité et aborde de nouveaux territoires. Le cavaquinhiste crée un univers très personnel. D’élégantes mélodies immergées dans la tradition brésilienne.

400-240_fernando-delpapa-1Originaire de São Paulo au Brésil, Fernando DelPapa joue du cavaquinho dès l’âge de 13 ans. Il gagne Paris en 2000 où il s’engage dans des études d’ethnomusicologie. Parallèlement il s’engage dans les aventures musicales de différents groupes :Orquestra do Fubá, Roda do Cavaco et Terça Feira Trio où il se fait connaître sous le nom de Fernando Cavaco.

Dans le même temps il côtoie le monde du jazz et joue avec André Minvielle, David Linx, Vincent Segal, Márcio Faraco et de nombreux musiciens brésiliens de passage en France.

Au fil des ans, le natif de de São Paulo souhaite créer un projet où puisse s’exprimer son identité propre. Sans quitter le cavaquinho, il s’affranchit de toute contrainte et sectarisme musical. Il monte alors le projet pour lequel il reprend son nom, Fernando DelPapa. Le titre de l’opus annonce la couleur… « Eu Tanbèm » c’est à dire « Moi aussi ».

300_eu-tambem_couv_fernando-del-papaPour précision, l’album « Eu Tambèm » (Helico Music/L’autre Distribution) sorti le 23 septembre 2016 a pu être réalisé grâce à un financement participatif.

« Eu Tambèm », réinvente la samba en douze morceaux dont dix titres originaux signés paroles et musiques par Fernando DelPapa lui-même. Un voyage mélodique et rythmique aux nuances douces et élégantes.

Autour de Fernando DelPapa (chant, cavaquinho et guitare ténor) sont réunis, Rafael Paseiro (basse et contrebasse), Webster Santos (guitares, mandolines, cavaquinho et cuatro), Inor Sotolongo (batterie et percussions) et Douglas Alonso (percussions).

Des invités de tout premier ordre sont aussi impliqués et leurs contributions apportent une touche finale précieuse au projet. La voix chaude de João Cavalcanti, la guitare à 7 cordes de Swami Jr, la guitare électrique de Davi Moraes, la trompette de Rubinho Antunes, l’accordéon de Lionel Suarez, le Rhodes de Tiago Costa, le violon de Ricardo Herz et le violoncelle de Vincent Ségal.

Sur « Eu Tambèm » la samba se teinte d’accents cubains, le forró s’orne de rythmes africains, la modihna s’évade sur les sentiers mexicains et le sertão se colore de dégradés texans.

Fernando del PapaLe rythme de la samba pagode plane sur tout le disque. O Mar où chante la trompette de Robinho Antunes, résonne comme un clin d’oeil au grand compositeur du genre, Paulinho da Viola. Les lignes de basses insistantes et les saveurs nordestines du titre Olho Magico exercent un attrait infini. On bouge sur les sonorités africaines de Meu Barraco. On voyage du désert du Nordeste à celui du Texas à l’écoute de Couro Cru. La nostalgie de Quebra Cabeça n’est pas sans évoquer l’univers de de Chico Buarque. Palafitas fleure bon le romantisme d’une ancienne modinha où accordéon, guitare et violoncelle aspirent à des escapades mexicaines.

On se réjouit de la programmation du Festival « Les Guitares » 2016 qui invite Fernando DelPapa et son cavaquinho le 26 novembre l’Espace Tonkin de Villeurbanne.

La soirée est prometteuse et on pourra sans doute écouter Super Teimosa où la samba flirte sans complexe avec le rap et invite à la danse.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

A n’en pas douter, l’album « Bridge of Soul », sorti le 27 avril 2020, constitue l’une des meilleures surprises de cette rentrée post-confinement 2020. Enregistré à Budapest fin février 2020 par un quartet international, le Shang Ziming Quartet, cet opus d’une musicalité inouïe propulse une musique moderne, énergique et innovante portée par la ferveur et la virtuosité des musiciens

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

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Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont sculpte un ailleurs singulier

Le contrebassiste et compositeur Hubert Dupont se plait à sillonner la musique au gré de ses envies et de ses rencontres. Avec son nouvel opus « Golan-Al Joulan Vol 1 » sorti le 11 octobre, le musicien ouvre une fenêtre sur un autre Orient que la musique aurait pacifié.

En 2013, le duo « Sabil » constitué ses musiciens palestiniens Ahmad Al Khatib (oud) et Youssef Hbeisch (percussions) invite Hubert Dupont pour un grand concert à l’Institut du Monde Arabe. C’est la naissance du Trio Sabil qui part en Palestine pour une tournée suivie en 2014 par des concerts en France et en Finlande. Intéressé par les métriques atypiques, la force expressive des maqâms et des modes en général, et toujours avec le goût de l’improvisation chevillé aux cordes de sa contrebasse, Hubert Dupont envisage par la suite de créer un nouveau programme orchestral qui doit alors s’appeler « Golan ».300_hubert-dupont-et-musiciens-projet-golan

Dans cette direction, il réunit de nouveau Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch ainsi que trois autres instrumentistes, la flutiste Naïssam Jalal, le clarinettiste Matthieu Donarier et le violoniste Zied Zouari. Dans la nouvelle fraternité musicale du sextet ainsi constituée, le monde du jazz moderne et celui du monde arabe dialoguent. Les interactions entre les musiciens esquissent un langage orchestral singulier et dessinent les lignes d’un nouveau monde où improvisation et tradition orientale font alliance.
300_hubert-dupont_golan_couv

Une tournée dans les territoires palestiniens est envisagée, jusqu’au Plateau du Golan mais si le plateau est bien nommé Golan en anglais et en hébreu, les gens qui y vivent l’appellent Al Joulan. C’est ainsi que l’album s’intitule « Golan-Al Joulan Vol 1 ».

« Golan-Al Joulan Vol 1 » (Ultrack/Musea), un album qui sculpte une bulle protectrice dans laquelle on se plaît à rêver d’un monde où l’homme fait le choix de la musique pour communiquer. Les orchestrations irriguées de rythmes rayonnants et de lignes mélodiques lumineuses dessinent un univers oriental où les instruments croisent leurs couleurs avec bonheur.

Sur Turquoise on perçoit la présence centrale du contrebassiste. Avec les percussions, la  contrebasse élabore un tissu au-dessus duquel s’élèvent les volutes aiguës du violon et de la flûte.

On est également touché par le mariage harmonieux entre la sonorité de la clarinette de Mathieu Donarier et les rythmes et tonalités orientales. On aime à s’immerger dans cet océan sonore et organique d’où surgit le souffle poignant de la flûte de Naïssam Jalal. Le violon de Zied Zouari s’élève avec compassion au-dessus de la mêlée. Comme deux fleuves, l’oud de Ahmad Al Khatib et la contrebasse d’Hubert Dupont se défient ou se croisent mais leur lignes se mêlent et finissent par se fondre dans une zone de confluence. La dimension rythmique primordiale est assurée à chaque instant par le percussionniste Youssef Hbeisch.

Haifa la nuit se construit au fil du temps. Deux plages à écouter en continu. Contrebasse et percussions sont rejointes par l’oud puis par le violon. Le souffle aigu de la flûte fait planer l’inconnu et l’épaisseur de l’ombre. Soutenue ensuite par la percussion au rythme entêtant, la clarinette explore tous ses registres et appelle à fêter la clarté de l’aube qui s’annonce. Tous les protagonistes unissent leurs chants pour cette ode à la nuit sur Haifa.

On est tenté de voir dans cette musique d’une rare modernité, un acte aux contours politiques qui dirait l’espoir d’un possible. Bien sûr on n’ignore pas que la musique ne peut à elle seule engendrer paix et compréhension entre les peuples et les cultures mais ne peut-elle pas ouvrir à un monde où l’écoute et le dialogue coexistent ? Avec « Golan-Al Joulan Vol 1 », on rêve d’un univers qui accepte les changements et les perspectives nouvelles.

Après une tournée en Palestine en mars 2016 qui a mené les musiciens de Ramallah à Nazareth en passant par le Plateau du Golan, Nablus et Jérusalem, le « sextet Golan » se produira le 25 janvier 2017 à Paris au New Morning, Une occasion à ne pas rater pour écouter cette musique bâtie à la confluence des cultures… et on garde aussi l’espoir que 2017 verra la sortie d’un « Golan-Al Joulan Vol.2 » !

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

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Ouch! Records réédite « Ellington on the air »

Ouch! Records réédite « Ellington on the air »

 « Ellington on the air », du groove indémodable en galette vinyle

Ouch ! Records, réédite en vinyle l’album « Ellington On The Air » du Louis Sclavis Sextet sorti en CD chez IDA en 1992 et crédité d’un Django d’or en 1993. Cet opus culte devient de nouveau accessible 25 ans après sa sortie car il était devenu introuvable. On se réjouit de cet évènement.

ouch-recordsOn peut donc remercier de cette initiative Lionel Martin et Ouch! Records, le label qu’il a créé. Lionel Martin est le saxophoniste du groupe d’éthiorock uKanDanZ.  On a aussi pu l’entendre avec Georges Garzone, Mario Stantchev, Louis Sclavis ou Steve Mackay. En plus d’être musicien, Lionel Martin est aussi passionné de disques vinyles et de fil en aiguille… « Ellington on the air » est inscrit dans le jeune catalogue du label Ouch! Records. 

Avoir choisi un album de Louis Sclavis tombe sous le sens pour Lionel Martin car le clarinettiste et saxophoniste Louis Sclavis a toujours compté pour lui. Il le considère comme « un des musiciens les plus importants en tant que « propositeur », mix de force de proposition et créateur » et dit-il, « Ce sont exactement ces personnalités que l’on a envie de mettre en avant dans notre catalogue ! « louis-sclavis-6tet_ellington-on-the-air_couv-ouch_index

Avis aux amateurs ! Depuis le 20 octobre, 500 exemplaires (seulement…) de l’album vinyle « Ellington on the air » sont disponibles. Le disque a été remastérisé de belle manière par l’ingénieur du son Philippe Teissier du Cros qui était déjà présent lors de l’enregistrement d’origine.  Pour en savoir plus sur le label Ouch Records, une consultation du site s’impose.

Voulu comme une suite à sa création en sextet en hommage à Duke Ellington pour le Festival de Jazz de Paris, l’album « Ellington on the Air » est enregistré en décembre 1991 au Gimmick Studio, à Yerres. Aux côtés de Louis Sclavis, le tromboniste Yves Robert, le violoniste Dominique Pifarely, le pianiste François Raulin, le contrebassiste Bruno Chevillon et le batteur Francis Lassus.

La version de la composition Mood Indigo de Duke Ellington arrangée par le pianiste Andy Emler et devenue ainsi Mode Andy Go. C’est un pur diamant qui met tout autant en évidence la modernité de l’écriture d »Ellington que la créativité des solistes lors de leurs impros. La dimension orchestrale pêchue n’a rien à envier à celle des grands orchestres comme le « Vienna Art Orchestra ».

 

Comme Louis Sclavis le rappelle lui-même en 1991, « tout au long de ce disque Duke Ellington n’est ni parodié, ni embaumé, mais présent. Il est point de départ, fil conducteur, inspirateur. Il est …dans l’air ». Ainsi pour Sclavis « Ellington on the air » est beaucoup plus qu’un simple hommage à Duke Ellington, c’est une véritable re-création. A sa sortie en 1992 l’album a très bien été accueilli par le public et la critique et a obtenu le Django d’or du Meilleur disque de Jazz français en 1993.

Par sa légèreté, Heaven, la composition de Duke Ellington arrangée par Dominique Pifarely tranche avec l’énergie de Mode Andy Go.

Pour avoir écouté très récemment les artistes présents sur cet album dans leurs projets actuels, il apparaît avec évidence qu’ils possédaient déjà tous en 1991 ce qui  constitue encore leur propre ADN musical. Vingt-cinq ans après, cette musique demeure d’actualité et conserve sa modernité, c’est dire le potentiel d’innovation que ce « Ellington on the air » a pu représenter lors de sa création. Quant à la musique de Duke Ellington, elle existe envers et contre les ans comme un trésor musical et une source d’inspiration qui ne devrait pas se tarir avant longtemps.

Ceux qui sont restés fidèles au format CD peuvent aussi être satisfaits, car le label Ouch! Records le propose en distribution digitale, en collaboration avec Cristal Records.

Avant de terminer on aime à proposer Caravan/Caravalse où s’enchaînent Caravan (1’18) de Duke Ellington arrangé par Alain Gibert et Caravalse (9’13) composé aussi par Alain Gibert.

En écoutant en boucle « Ellington on the air », on se prend à rêver que Louis Sclavis mobilise ses anciens partenaires pour réinterpréter le répertoire de l’album. Sans nul doute la musique sonnerait tout autrement car tous les interprètes ont exploré de nouvelles planètes musicales mais on doute qu’ils souhaitent tenter cette expérience et puisqu’on a maintenant « Ellington on the air » à disposition, tout est pour le mieux.

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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Shang Ziming Quartet présente « Bridge of Soul »

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Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Solo Insolent #1 avec Fred Escoffier

Le label indépendant Ouch ! Records lance, sur son site, Solo Insolent, une émission live mensuelle en exclusivité et participation libre. A partir du dimanche 24 mai à 18 heures, captation et diffusion de concerts dans le grenier de Lionel Martin, saxophoniste, compositeur et fondateur du label. Premier concert à suivre sur Ouch ! Records, celui du pianiste Fred Escoffier.

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Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

« Les Guitares » 2016 fête la diversité des cordes

Du 17 novembre au 03 décembre, le Festival Les Guitares 2016 célèbre les musiques du monde entier. Guitares traditionnelles, mandolines, cuatro, cavaquinho, oud, ukulélé … Concerts, master-classes, cinéma, bal, rencontres et plus encore.

450_affiche-26eme-festival-les-guitaresCette année encore le festival Les Guitares 2016, accueille la planète des cordes. A Villeurbanne et dans douze villes partenaires, une programmation ouverte sur le monde est proposée. Le festival prend ses distances avec la musique mondialisée pré formatée et ses tubes éphémères. « Les Guitares », un festival qui change les codes d’écoute et diversifie les propositions.

En effet, depuis 28 ans, le festival « Les Guitares » continue à soutenir les musiques vivantes, celles qui se réinventent et regardent vers d’autres horizons sans dénier leurs racines. Ce festival trop discret valorise musiques et musiciens qui résistent à l’uniformisation et met ainsi en évidence la rencontre des peuples, de leurs traditions, de leurs cultures et de leurs différences.

Ainsi, on découvre chaque année la richesse et la diversité des traditions, sans aucune discrimination de style. Un seul point commun demeure, « les guitares » et leurs cordes. Cette année au-delà des guitares, acoustique, électrique ou flamenca, on retrouve de nombreux instruments de la famille des guitares. Oud, mandoline, cavaquinho, cuatro, ukulele, bandola et autres mandola. De quoi plaire à certains et surprendre les autres.

On a repéré ci-après quelques concerts qui s’inscrivent tout à fait dans le « ciel » des Latins de Jazz …& Cie. Bien sûr, tous les autres concerts valent aussi d’être découverts.

Du côté du flamenco, du monde manouche et du jazz : quatre dates à retenir.

manuel-delgado_300Le 18 novembre 2016 à 20h30, au Théâtre de l’Atrium de Tassin la Demi-Lune, c’est Manuel Delgado qui propose en septet un programme de flamenco avec soleas, tarantas et fandangos. L’originalité du projet tient dans le mariage d’instruments peu souvent utilisés dans le flamenco comme le basson et le bandonéon. Un répertoire très personnel où se mêlent flamenco contemporain et traditionnel.

A 20h30 le 18 novembre 2016 au Neutrino de Genas, place aux Acharnés du Swing qui interprètent des standards de jazz manouche et du jazz swing des années 30. Son amplifié des guitares électriques et acoustiques, contrebasse et batterie. Un spectacle de jazz vivant où les pieds battent le tempo.

raphael-fays_300_foto-clodelleLe 25 novembre 2016 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, Raphael Faÿs se produit en trio à 20h30. Ce virtuose de la guitare classique, héritier de Django et du jazz manouche voue une passion au flamenco depuis sa rencontre avec Paco de Lucia après laquelle il a composé de nombreuses bulerias, alégrias et fandangos. L’album “Circulo de la Noche” (Label Ouest/L’Autre Distribution) sorti en février 2015 donne à entendre sur trois CD la manière si singulière dont il interprète le flamenco avec un médiator ou “poua” en espagnol. Raphael Faÿs élargit ainsi son propos manouche et rend compte, au-delà des frontières de l’Espagne et de l’Europe de l’Est de ce qui est commun aux communautés gitanes, aux manouches européens et aux hispano-andalous. Le guitariste donne ainsi une leçon d’ouverture musicale. Il propose un voyage à travers les styles, de Belleville à l’Espagne andalouse, des valses, du swing, du jazz manouche et du flamenco.

Le 02 décembre 2016 à 20h30, l’éternel Samarabalouf revient à L’Auditorium de Villefranche-sur-Saône en version augmentée, Samarabalouf Up. C’est en effet en quartet que François Petit continue à mélanger le swing manouche, le rock, la pop et les musiques du monde. Un quartet de cordes, guitare, violon, violoncelle et contrebasse pour une musique qui fédère largement.

Crédit Photo Slavomir BernasdickinsonLe 03 décembre 2016 (19h et 20h30), place au Jaleo de Louis Winsberg à l’Espace Tonkin pour un spectacle intitulé « For Paco ». Le titre donne le ton d’emblée. Cela fleure bon le flamenco. L’album au titre éponyme annoncé pour le 10 novembre chez Label Bleu, sera chroniqué prochainement sur le blog des « Latins de Jazz … & Cie ». Un album dédié à Paco de Lucia. La soirée du 03 décembre est donc prometteuse. Du flamenco mâtiné de jazz comme le guitariste sait si bien le faire. Dans son nouveau répertoire, Louis Winsberg revient à des sonorités plus acoustiques. A la guitare s’associent la voix de Sabrina Romero et les percussions espagnoles avec le cajon tenu par la chanteuse aussi danseuse et les percussions indiennes que Stephane Edouard maîtrise si bien. Sans oublier Alberto Garcia à la guitare et au chant ainsi que Cédric Baud au saz, à la mandoline et à la guitare. Du jazz méditerranéen à n’en pas douter.

 Trois rendez-vous avec l’Amérique du Sud.

Fernando del PapaLe 26 novembre 2016 l’Espace Tonkin de Villeurbanne ouvre sa scène dès 20h30 au Brésilien Fernando Del Papa. Ce natif de São Paulo est plus connu sous le nom de Fernando Cavaco, pseudo qu’il utilise lors de ses participations aux groupes « Orquestra do Fubá », « Roda do Cavaco » et « Terça Feira Trio ». Ce cavaquinhiste a repris son  nom de naissance, Fernando Del Papa, pour présenter un projet très personnel enregistré sur l’album « Eu Tambèm »(Helico Music/L’autre Distribution). C’est ce projet qu’il présente en quintet avec Inor Sotolongo aux percussions. Avec Fernando Del Papa, la samba se teinte d’accents cubains, le forró s’orne de rythmes africains, la modihna s’évade sur les sentiers mexicains et le sertão se colore de dégradés texans. Dépaysement garanti et évasion vers un Brésil aux sonorités nordestines modernes et à la tonalité poétique.

Ce même 26 novembre 2016 à 15h30 à la médiathèque du Tonkin, le groupe A La Vaca Mariposa présente un répertoire musical vénézuélien.

mosalini-bogelholzLe tango est honoré par le duo Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz le 27 novembre 2016 à 17h30 sur la scène de l’Espace Tonkin de Villeurbanne. Le bandonéon du premier et la guitare du second dessinent pour le tango de nouveaux horizons sonores qu’on a pu écouter dans leur dernier opus « Delta y Mar » (Aparte/Harmonia Mundi). Le titre de ce répertoire qu’ils présentent, évoque le delta du Paraná et l’océan ce Concepciòn et vogue bien au-delà des influences des musiques de l’Argentine et du Chili. Il en résulte une musique aux résonances sud-américaines mêlées d’influences européennes.

Le concert de Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz est suivi à 19h30 d’un bal tango (pour débutants et initiés) à l’Association « Tango de Soie » 41 rue René Leynaud dans le premier arrondissement de Lyon. On note avec intérêt que le bal est gratuit pour les spectateurs du concert de 17h30.

Le choix qu’offre le festival Les Guitares 2016 est riche et varié. Concerts, master-class, cinéma, exposition photos avec les luthiers de la région et bien d’autres rencontres. Le plus simple pour ne rien rater consiste à consulter en détail  l’agenda des réjouissances sur le site du festival « Les Guitares ».

Thomas Delor revient avec « Silence the 13th »

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Après le somptueux et singulier « The Swaggerer », le batteur et compositeur Thomas Delor récidive avec « Silence the 13th », un deuxième album tout aussi convaincant que le premier. Entouré des compagnons déjà présents sur son premier opus, le leader confirme ses qualités de compositeur et d’instrumentiste. L’album cultive l’art de la nuance et séduit par ses pulsations contrastées, ses couleurs captivantes et ses silences… véritables notes de musique.

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