« Madness Tenors – Be Jazz For Jazz » met le feu

« Madness Tenors – Be Jazz For Jazz » met le feu

« Madness Tenors-Be Jazz For Jazz », un album vivifiant

L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz », le nouveau projet du saxophoniste Lionel Martin est annoncé pour le 27 janvier. Son enregistrement fait suite au concert donné dans le cadre du festival « A Vaulx Jazz » en 2015 par les cinq protagonistes de l’album. Une explosion musicale vigoureuse.

Dans l’esprit des grand maîtres du saxophone Lionel Martin et George Garzone joutent avec vigueur soutenus par un trio de choc constitué de Mario Stanchev au piano, Benoit Keller à la contrebasse et Ramon Lopez à la batterie. Il s’agit de la même équipe qui avait fait vibrer les spectateurs du Festival « A Vaulx Jazz » un certain 17 mars 2015.

« Madness Tenors - Be Jazz For Jazz ». Un jazz moderne où les échos du monde résonnent. Une musique d’aujourd’hui ancrée dans la grande tradition du jazz. Véhéments et fougueux, Lionel Martin et George Garzone mêlent les voix de leurs saxophones. Ils sont littéralement portés par un Ramon Lopez au mille nuances qui alterne entre la délicatesse d’un percussionniste et la fureur d’un batteur. Mario Stanchev et Benoit Keller assurent une assise solide et parent leurs interventions de poésie et de lyrisme.

L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » sort chez Cristal Records pour la version digitale et chez Ouch! Records pour le format vinyle. Pour rappel le label Ouch! Records est un jeune label exclusivement dédié aux vinyles et créé en 2016 par Lionel Martin. Le catalogue compte à ce jour cinq titres dont la réédition de « Ellington on the Air », l’album enregistré en sextet par Louis Sclavis en 1991 mais dont la version digitale était épuisée.

La couverture de « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » n’est pas sans rappeler celle de « Jazz Before Jazz » enregistré par Lionel Martin et Mario Stanchev en duo et sorti sous les mêmes labels (Ouch! Records/Vinyle et Cristal Records/CD). On apprécie les titres des disques qui se font écho et jouent avec les mots et on reconnait bien là l’esprit joueur de Lionel Martin.

De plus, le titre « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » fait aussi un clin d’oeil à un autre disque dont il détourne le titre « Tenor Madness ». Sur cet album gravé en 1956 chez Prestige par le saxophoniste Sonny Rollins, le leader avait enregistré le titre éponyme  avec John Coltrane. Ce fut d’ailleurs le seul titre que les deux maîtres du saxophone aient jamais enregistré ensemble.

Le titre de l’album annonce bien la présence de deux saxophonistes. Lionel Martin assume avec brio sa place auprès de George Garzone . Certes John Coltrane fut un des mentors de George Garzone mais ce dernier a depuis longtemps affirmé sa propre identité et est aujourd’hui un saxophoniste reconnu parmi les voix qui comptent dans le jazz moderne. Formé à la Boston’s Berklee School of Music, il a élaboré le concept “The Triadic Chromatic” et a ainsi influencé de nombreux musiciens dont Joshua Redman, Branford Marsalis, Mark Turner.

Avec cette joute de saxophones, « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » inscrit donc l’album enregistré par Lionel Martin et George Garzone parmi les duos fameux enregistrés par des ténors tels que furent Sonny Rollins et John Coltrane, Dexter Gordon et Wardel Gray (« The Chase »-1947 chez Prestige), Al Cohn et Zoot Zims (« Jazz Undulations »-1969 chez Lotus), Michael Brecker et Bob Mintzer (« The saxophone featuring Two T »s »-1993 chez BMG) et même George Garzone et Jerry Bergonzi (« Quintonic »-2015 chez Stunt).

Sur « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » les deux saxophonistes s’en donnent à cœur joie et ne ménagent pas leur énergie. Si George Garzone embouche le ténor de bout en bout, Lionel Martin alterne entre ténor, alto et soprano. Les deux soufflants tiennent des propos nerveux et mordants et la musique explose de mille feux. Ils se déchaînent plus souvent qu’ils ne murmurent.

Pourtant sur Sadness, une belle ballade écrite par Lionel Martin, le rythme se calme, la mélodie devient reine et les saxophones se font nostalgiques. De même sur Fox in The wood le tempo est assagi mais cette pièce constitue pourtant une des plages les plus marquantes de cet album. Une élégiaque ode post coltranienne où les saxophones élèvent leur voix, éclairés par une improvisation inspirée et lyrique du pianiste Mario Stanchev.

A Bacchus laisse augurer de ce que peut être un monde où cette divinité règne en maître. On serait tenté de s’y inviter pour vibrer au diapason avec ces cinq musiciens décidément fort inspirés. On The Phone quant à lui émarge dans un style plus romantique et peaufiné. Piano et saxophone soprano conversent en douceur, ténor et batterie débattent. La contrebasse soutient le discours avec force et sensibilité. Le titre termine l’album de manière fort élégante.

Hey open up, la composition de George Garzone prend des accents mingusiens mais le monde d’Eric Dolphy et celui d’Ornette Coleman ne sont pas loin. C’est l’occasion pour Lionel Martin d’emboucher l’alto. La contrebasse omniprésente et la batterie énervée déroulent le tapis pour les solistes qui en décousent avec vigueur. On a aussi apprécié le déchaînement de Awo, les accents ethniques et la véhémence de Nobody’s perfect et le léger calypso vibrant de Plus Plus dont l’énergie semble inépuisable.

On se réjouit de retrouver Lionel Martin dans ce jazz moderne et inventif comme le sont d’ailleurs l’ensemble de ses projets, qu’il s’agisse du groupe UKandanZ, ou de celle du duo avec Mario Stanchev sur « Jazz Before Jazz ». Avide de rencontres humaines et musicales, sans cesse en questionnement, ce musicien manifeste le souci de se renouveler sans se renier. A l’écoute du monde, il trace son sillon avec persévérance et participe à renouveler les couleurs du jazz du XXIème siècle.

Le 27 janvier on retrouvera une partie du quintet sur la scène du Théâtre Jean Marais de Saint-Fons dans le cadre du « Saint-Fons Jazz Festival#18 ». La seconde partie de la soirée du 27 janvier est en effet consacrée aux musiciens du Label Ouch ! Records pour une création, O.S.L.O. Dans ce « Ouch! Synthesis Liberty Ørchestra »Lionel Martin, Mario Stanchev et Ramon Lopez seront rejoints par Louis Sclavis et Damien Cluzel. Avec certitude, la musique devrait réchauffer la température de cet hiver bien installé. Pourvu que les thermomètres n’explosent pas !

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
« Hà Nội Duo » par Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang

« Hà Nội Duo » par Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang

La grâce et le chant des oiseaux entre nuages et rizières…

Le nouvel album du guitariste Nguyên Lê, « Hà Nội Duo », est annoncé pour le 13 janvier 2017. Réalisé avec le multi instrumentiste vietnamien Ngô Hồng Quang, l’opus réjouit autant qu’il fascine. Les deux artistes modernisent la musique vietnamienne et dessinent des espaces sonores dépaysants.

« Hà Nội Duo » est le seizième album du guitariste Nguyên Lê. Né de la rencontre avec le musicien traditionnel Ngo Hong Quang, cet opus se veut « le messager des racines et du futur de la musique Vietnamienne ».

Sur « Hà Nội Duo » (ACT/PIAS), Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang s’immergent dans les racines de la musique vietnamienne. Ngô Hồng Quang chante et s’exprime sur de nombreux instruments traditionnels vietnamiens. Entourés du trompettiste sarde Paolo Fresu, de la Japonaise Mieko Miyasaki au koto, d’Alex Tran au cajon et du percussionniste indien Prabhu Edouard, les deux musiciens explorent la tradition vietnamienne qui en ressort modernisée.

Les inspirations de l’album « Hà Nội Duo » plongent autant dans le jazz que dans la musique vietnamienne, le blues, les musiques africaines et les accents de l’Inde. Toutes ces influences fusionnent pour esquisser des paysages musicaux éthérés ou vigoureux aux couleurs douces ou tranchées. Le temps hésite entre hier et aujourd’hui et la musique navigue avec grâce entre nuages et rizières.

« Hà Nội Duo ». Dix paysages sonores. Trois compositions de Ngô Hồng Quang et trois autres de Nguyên Lê. Le guitariste a par ailleurs conçu les arrangements de six des titres de l’album.

Malgré leurs différences, de sérieux points communs existent entre Ngô Hồng Quang, musicien traditionnel du Vietnam d’aujourd’hui et Nguyên Lê, guitariste de jazz moderne, inventif et toujours ancré dans sa culture d’origine, celle du Vietnam. L’album qu’ils ont réalisé ensemble montre la diversité de la musique vietnamienne d’aujourd’hui qui demeure malgré tout au plus près de l’âme du pays et de sa tradition.

Après l’écoute de l’album « Hà Nội Duo » on se souvient des premiers opus de Nguyên Lê déjà enregistrés chez ACT, « Tales From Viet-Nam » (1996), Moon & Wind » (1999), « Dragonfly » (2001), « Mangustao » (2004) ou « Fragile Beauty » (2007). On réalise que le propos était autre. Le guitariste collaborait alors avec la chanteuse Huong Thanh et les chants traditionnels étaient en quelque sorte réécrits pour les oreilles des occidentaux. A contrario aujourd’hui, le guitariste et son nouveau compagnon créent « des compositions originales, personnelle, écrites d’une manière qui prolonge (leur) héritage musical » (dixit Nguyên Lê).

Malgré cet ancrage dans la tradition, les deux musiciens demeurent perméables aux influences des autres mondes musicaux qu’ils côtoient. En témoignent les arrangements que Nguyên Lê propose sur les musiques traditionnelles comme A Night With You, Gone auquels Paolo Fresu et Mieko Miyasaki apportent une contribution inspirée ou Beggar’s Love Song que le guitariste et Ngô Hồng Quang interprètent en duo. Ce morceau du XIVème siècle évoque l’errance des mendiants aveugles et sonne aujourd’hui sonne comme un blues nord-américain.

On a été surpris et envoûtés par l’orchestration rythmique indienne de Chiec Khan Piêu écrit par Doãn Nho dans les années 70. Le morceau est arrangé sur un rythme à 5 temps alors que la musique vietnamienne est en général jouée sur des rythmes à 2 ou 4 temps. Prabhu Edouard a conçu les arrangements rythmiques indiens qui ponctuent ce morceau. La guitare de Nguyên Lê donne là toute sa verve. La trompette brode une mélodie aérienne et la voix de Ngô Hồng Quang inscrit sa trace avec une aisance toute naturelle.

On a vibré à l’écoute du titre Monkey Queen écrit par Nguyên Lê. Sa guitare converse avec les instruments traditionnels de Ngô Hồng Quang dont la voix s’élève ensuite et phrase comme s’il s’agissait d’un air traditionnel.

On se réjouit vraiment de la sortie du nouvel album de Nguyên Lê qui continue à développer son concept d’une « Asie sans frontières » avec beaucoup de réussite.

Une belle perspective se dessine pour vivre en concert la musique de Nguyen Lê et Ngô Hồng Quang. Les deux musiciens vont se produire en concert le 6 mars 2017 au New Morning à Paris, avec en invités Paolo Fresu à la trompette, Prabhu Edouard aux tablas, Mieko Miyazaki au koto, Alex Tran aux percussions et Hao Nhien Pham à la flûte, au luth et au chant. Une occasion rêvée pour s’immerger dans les paysages sonores évocateurs d’un Vietnam aux couleurs nouvelles.

En attendant d’écouter l’album ou le concert, un détour sur le site de Nguyen Lê permet de mieux connaître ce compositeur, guitariste, arrangeur et producteur aux talents multiples.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
Visuel 2017 Festival A Vaulx Jazz

Visuel 2017 Festival A Vaulx Jazz

« A Vaulx Jazz » serre le poing et envoie la musique !

Pour ses 30 ans, le festival s’habille d’une nouvelle ligne graphique créée par Vincent Delpeux et Pierre Raine. En guise de visuel 2017 le festival « A Vaulx Jazz »  envoie… un poing serré autour de lignes (musicales) colorées.

Qu’on se le dise, du 06 mars au 25 mars 2017, « A Vaulx Jazz » hisse haut les couleurs avec un visuel dont la ligne graphique est rajeunie. Très clairement le festival change d’identité visuelle.

Des bâtons colorés en guise de lignes musicales pour signifier la dimension festive de l’évènement. Un poing fermé pouvant symboliser la lutte ou pour le moins une résistance tonique. 

Cela n’est pas sans évoquer le contexte actuel déjà évoqué dans la chronique du 01 décembre, « Pour maintenir le rythme annuel du Festival « A Vaulx Jazz ».

En effet le festival « A Vaulx Jazz » demeure menacé de devenir biennal depuis une décision municipale annoncée le 19 octobre 2016. Un collectif s’est alors mobilisé pour défendre le maintien du rythme annuel pour ce festival considéré comme un repère essentiel de la vie du jazz en région Auvergne-Rhône-Alpes. Pourtant, à ce jour aucune information n’infirme le parti pris de la municipalité de changer le rythme  du festival « A Vaulx Jazz ».

On demeure positif et on se réjouit de voir approcher la tenue de cette trentième édition du festival « A Vaulx Jazz », celui qui défend depuis si longtemps les couleurs d’un jazz pluriel, ancré dans sa ville et ouvert à tous les courants musicaux sans distinction de style.

On attend avec impatience d’en savoir plus sur ces journées riches et contrastées dont l’ambiance est si chère au cour des amateurs de jazz de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Très prochainement la programmation de ce festival fera l’objet d’une chronique.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
« Need Eden » par Acoustic Lousadzak

« Need Eden » par Acoustic Lousadzak

Chimères, amour et douleur d’un paradis musical et poétique

La sortie de l’album « Need Eden » est annoncée pour le 13 janvier sous le Label Emouvance. L’Acoustic Lousadzak interprète trois suites orchestrales de trois mouvements chacune pour voix et orchestre acoustique de neuf musiciens. Opus poétique et musical irradié de lumière.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans l’histoire de l’orchestre Lousadzak mené par le contrebassiste Claude Tchamitchian sur le label Émouvance. Les textes d’Agota Kristof sont adaptés par Christine Roillet qui signe un livret original élaboré postérieurement à la composition musicale. Ce quatrième orchestre de l’aventure Lousadzak, l’Acoustic Lousadzak, interprète neuf mouvements organisés en trois suites écrites par le contrebassiste Claude Tchamitchian.

La musique du somptueux album  « Need Eden »  été enregistrée et mixée par Gérard de Haro aux Studios La Buissonne de Pernes les Fontaines, c’est donc dire la qualité du son qu’offre cet opus magistral.

L’album « Need Eden » restitue une musique à l’esthétique singulière. Le dialogue entre les instruments et la voix captent tous les sens. Un opéra chambriste et expressionniste qui parvient à mettre en sons et mots les émotions de la vie. La vie, l’amour, la mort. Les craintes et les espoirs, les douleurs et les attentes. On se prend à espérer trouver ce paradis tant redouté et si souvent espéré.

« Acoustic Lousadzak » éclaire la route pour cheminer vers cet Eden en trois étapes. Éveil - Lumières - Passage.

Les timbres précieux et les alliages sonores éclatants servent l’écriture de Tchamitchian qui prend toute son épaisseur. Au centre de l’orchestre la rythmique Claude Tchamitchian (contrebasse), Stephan Oliva (piano), Rémi Charmasson (guitare) et le nouveau venu Edward Perraud (batterie, percussions). Autour d’eux les deux violons de Régis Huby et Guillaume Roy croisent leurs cordes avec leur habituelle complicité. La qualité de leur dialogue n’a rien à envier à celui des virtuoses clarinettistes Catherine Delaunay et Roland Pinsard auxquels la trompette de Fabrice Martinez se mêle avec brio.

Alternativement maîtrisée et souple, tendue et relâchée, puissante et fragile, la voix de Géraldine Keller comble et déchire à la fois. La chanteuse contemporaine met son art au service d’un texte auquel elle donne toute sa puissance, soutenue en cela par la masse de l’orchestre. Les musiciens amplifient la force des paroles, accentuent les moments de tension et sous-tendent de délicatesse les espaces de détente.

La place laissée à l’improvisation suffit pour permettre aux instrumentistes de s’exprimer en totale liberté comme en écho à l’écriture du contrebassiste décidément très inspiré.

« Need Eden » par « Acoutic Lousadzak » (Claude Tchamitchian Tentet), une belle manière de débuter l’année 2017. On souhaitait que 2017 offre des musiques innovantes, libres et créatives. Ce premier album écouté et chroniqué répond tout à fait à ces critères et devrait combler tous les amateurs de musique, sans compter que l’album est aussi un bel objet que l’on prend plaisir à consulter.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
En 2017, le meilleur…

En 2017, le meilleur…

Dans le ciel des « Latins de Jazz… & Cie »

… une musique libre, créative, réflexive, explosive et transgressive qui sublime les différences, stimule les imaginations, induit le plaisir, et provoque l’étonnement chez toutes et tous, musiciens, spectateurs, producteurs et organisateurs.

Des cultures différentes et des influences multiples pour que les arts tissent entre eux de nouvelles expressions. Des rencontres humaines et généreuses qui favorisent la liberté d’expression et la création.

Des organisations qui favorisent un jazz diversifié et le droit pour toutes les musiques à exister. Des structures qui soutiennent les artistes émergents et les conseillent. Des spectacles qui respectent la diversité des expressions sans contraindre les formats.

En 2017, un jazz créatif à vivre et à partager en concert mais aussi à écouter partout et à toute heure sur tous les supports possibles.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
Dix albums 2016 à repérer absolument

Dix albums 2016 à repérer absolument

Dix pépites à découvrir sans faute

Avant la fin de l’année 2016, la rubrique « Chorus » accueille un dernier focus sur dix albums sortis en 2016. Dix albums à écouter et à partager. Des talents créateurs et innovateurs repérés qui inventent leur propre univers. Il n’est jamais trop tard pour approfondir ou découvrir la musique de ces opus.

Parce qu’elles sont valeureuses malgré leur petit nombre dans le monde du Jazz, on ouvre la rubrique avec les « Talents Féminins ».

Camille Bertault - « En Vie » (Sunnyside/Naïve)

La jeune chanteuse Camille Bertaud s’est fait connaître sur les réseaux sociaux et a beaucoup fait parler d’elle sur la toile en reprenant les solis des grands maîtres du jazz. Elle a autoproduit et enregistré l’album en 2015 avec le pianiste Olivier Hutman, le contrebassiste Gildas Bosclé et le  batteur Antoine Paganotti. Elle a composé et écrit des textes en français sur ses propres thèmes et quelques standards. Le label new-yorkais Sunnyside a distribué l’album le 29 avril 2016 dans le monde entier.

Le résultat est époustouflant. Paroles raffinées virtuosité et humour. A découvrir absolument.

Macha Gharibian » - Trans Extended » (Jazz Village/Harmonia Mundi)

Sorti le 14 octobre, il s’agit du deuxième disque de la chanteuse, pianiste, auteure, compositrice et interprète. Avec un style inclassable elle installe sa musique entre jazz oriental, jazz néoclassique et pop psychédélique. Avec audace elle sculpte des thèmes envoûtants aux couleurs subtiles. Elle s’est entourée de musiciens talentueux, le batteur Dre Pallemaerts, le guitariste David Potaux-Razel, Tosha Vukmirovic à la clarinette, au saxophone et kaval, le tromboniste Matthias Mahler, le contrebassiste Théo Girard et le batteur Fabrice Moreau.

Une musique maîtrisée dont le charme opère comme une invitation au voyage.

Anne Paceo - « Circles (Laborie Jazz/Socadisc)

On a depuis longtemps compris que même si elle se tient derrière les fûts de sa batterie, Anne Paceo fait plus qu’en jouer. Sur « Circles » sorti le 22 janvier, le propos est mélodique et élégant. Autour d’elle le cercle de ses compagnons musicaux. Émile Parisien au saxophone soprano, Leila Martial au chant, Tony Paeleman aux claviers et sur quelques plages le saxophoniste ténor Adrien Daoud. Leader efficace et discrète, Anne Paceo élabore une musique rayonnante et pleine de grâce où l’énergie et le silence coexistent

Un album ensoleillé et hypnotique.

Marion Rampal - « Main Blue » (e-motive Records/L’autre Distribution)

Lors d’un voyage aux États-Unis, sous le ciel de la Nouvelle-Orléans, la chanteuse Marion Rampal a façonné des chansons qui s’alimentent dans le bleu des bayous. Entourée d’Anne Paceo à la batterie et Pierre-François Blanchard au Rhodes, la chanteuse célèbre le blues et s’exprime entre tradition et invention. Sorti le 09 décembre, le disque impressionne. Éprise de liberté, la chanteuse flirte avec le silence pour mieux ensuite pleurer sa peine. Ses improvisations sont quelquefois saisissantes.

Un album singulier où coexistent émotion et groove, pulsation et douceur.

Eve Risser White Desert Orchestra - « les deux versants se regardent » (Clean Feed/Orkhêstra)

Nourrie de son expérience à l’ONJ durant 5 ans, la pianiste Eve Risser dirige les neuf musiciens de son White Desert Orchestra comme un piano sur cet album sorti le 11 novembre. Fascinée par la nature et les grands espaces, elle en restitue la puissance. Avec fougue l’orchestre bouillonne et saisit les moments d’improvisation pour construire la bande-son d’un film dont les images restent à imaginer. On se prend à parcourir les canyons et à guetter le souffle du vent. Les orchestrations sont très libres et la musique organique.

Entre jazz contemporain, musique improvisée et pop-rock, l’album surprend puis séduit.

Ils ont déjà exploré le jazz . Ces « Talents à suivre » tracent les frontières de leur univers.

Yonathan Avishai - « The Parade » (Jazz&people)

Cet album est le second chapitre d’un projet que le pianiste Yonathan Avishai a nommé « Modern Times ». Avec « The Parade », c’est toute la musique de la Caraïbe, de la Nouvelle-Orléans qui résonne. Le jazz des origines prend du relief, de la profondeur même. Quelquefois théâtralisée la musique invite le silence dans son histoire. Le blues et le swing sont de la partie et le pianiste excelle à créer une musique poétique et très personnelle. Autour du pianiste, l’album sorti le 18 novembre réunit César Poirier (saxophone alto et clarinette), Yoni Zelnik (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie) et Inor Sotolongo aux percussions.

Un album soigné qui célèbre l’esprit de la fête.

Marc Boutillot Quartet - Lumières sur la Nuit (Label Classiquez -Chanteloup Musique)

En quartet, le clarinettiste Marc Boutillot propose une musique sensible et raffinée sur cet album sorti le 21 octobre. Autour de lui sont réunis Léonida Fava à la guitare, Philippe Monge à la  contrebasse et Julien Augier à la  batterie. Les atmosphères nuancées ne manquent pas de swing et savent surprendre. Le propos parfois minimaliste est toujours très soigné. La musique invite à un voyage initiatique sur les voiles d’une nuit qu’elle éclaire.

Une musique vivante dont l’écoute apaise et fait rêver.

Courthaliac Laurent - « All my Life - A musical tribute to Woody Allen » (Jazz&people)

Le pianiste n’en est pas à son premier essai dans l’univers du jazz où il officie depuis de nombreuses années. Dans cet opus il célèbre Woody Allen à qui il voue une grande admiration. Dans cet album sorti le 23 septembre il interprète les musiques des films « Manhattan » et « Everyone Says ‘I Love You » où figurent principalement des pièces de Gershwin. Le pianiste brille par ses talents d’arrangeur aidé en cela par les orchestrations peaufinées de Jon Boutellier. On retrouve à ses côtés Fabien Mary à la trompette, Bastien Ballaz au trombone, Clovis Nicolas à la contrebasse, Pete van Nostrand à la batterie et aux saxophones Dimitry Baevsky, David Sauzay et Xavier Richardeau.

De sublimes orchestrations qui swinguent en diable.

Imperial Quartet - Grand Carnaval

Le 01 décembre est sorti le troisième album de ce groupe qui agite la scène du jazz depuis 2010. Imperial Quartet invente de nouvelles colorations orchestrales. Les saxophonistes Gérald Chevillon et Damien Sabatier mêlent leurs souffles à la rythmique échevelée portée par Joachim Florent (basse électrique) et Antonin Laymarie (batterie et percussions). La prise de risque est grande mais maîtrisée. Richesse harmonique, mélodies aériennes et envolées lyriques se combinent à une énergie époustouflante qui confine parfois à la transe. La puissance du rock et la folie du free jazz affleurent. La créativité existe à chaque instant.  L’esprit de carnaval résulte des croisements que les musiciens opèrent entre éthiojazz, afrobeat, fanfares militaires, musique classique et accents balkaniques.

Les vibrations de cet album volcanique résonnent du souffle de la vie.

Basel Rajoub - The Queen of Turquoise (Jazz Village/Harmonia Mundi)

Cet album fait partie du « Soriana Project », un ensemble d’œuvres musicales que le compositeur et saxophoniste Basel Rajoub a conçu en hommage à sa Syrie natale, « Soriana ». Sorti le 13 mai, cet album est le troisième de cet artiste qui illumine son jazz avec la lumière de l’Orient. Le saxophoniste joue aussi du duclar, un instrument en bois qui ne possède qu’une octave. Le titre de l’album est la traduction littérale du nom de sa femme, Maika Fairouz. Basel Rajoub s’est entouré de Kenan Adnawi (oud), Andrea Piccioni (percussions), Feras Charestan (qanum) et Lynn Adib (chant). On se laisse envoûter par les notes hypnotiques qui savent convoquer le silence pour mieux le rompre.

Entre rêve et mélancolie avec de splendides échappées rythmiques, cet album est bouleversant. 

La production musicale de 2016 a réservé de belles surprises. On attend avec impatience les évènements musicaux de 2017.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
Saint-Fons Jazz Festival#18

Saint-Fons Jazz Festival#18

Saint-Fons Jazz Festival, du jazz vivant et innovant

Du 17 au 28 janvier 2017 va se dérouler le Saint-Fons Jazz Festival#18. Ce festival organisé par l’École de Musique-CRC réunit à la fois élèves et professeurs de cette école, de jeunes projets régionaux et des têtes d’affiches. La tenue de la 18ème édition de ce festival est une nouvelle réjouissante.

 

Après plusieurs années d’existence, le « Mois du Jazz et des Musiques Improvisées » s’est transformé en Saint-Fons Jazz en 2005. Porté par Norbert Gelsumini, le Directeur de l’École de Musique-CRC de Saint-Fons et tout le Département Jazz (créé en 2002)  & Musiques Actuelles de l’école, le Saint-Fons Jazz Festival poursuit sa route et continue à afficher son soutien aux musiciens régionaux et le souci d’une préoccupation pédagogique affirmée.

Pour le Saint-Fons Jazz festival, le jazz vit avec ceux qui l’enseignent, l’apprennent, le vivent, le partagent et le soutiennent.

Avant d’aborder le programmation des concerts, on ne peut omettre d’évoquer la conférence « Jazz et Cinéma » qui se tiendra le mardi 17 Janvier à la Médiathèque Roger Martin du Gard à 20h. Wilhelm Coppey (professeur de piano du département jazz) invite cette année Jean-Paul Boutellier, fondateur du festival Jazz à Vienne, sur la thématique « Jazz et Cinéma ». Un bon moment à prévoir pour découvrir les rapports que Jazz et cinéma entretiennent depuis toujours.

On note aussi le « Happy Bœuf Day » qui se déroule de 10h à 12h le samedi 4 Février à l’École de Musique de Saint-Fons et réunit les élèves de l’école.

Pour la première fois, l’école programme un concert petite enfance réservé aux scolaires, « Nanan », qui est proposé les 23 et 24 janvier à la médiathèque des Clochettes. Le Saint-Fons Jazz festival#18 propose une programmation où les rencontres ont la part belle.

Le mercredi 18 janvier, c’est la Soirée des Élèves. Ils prennent possession du plateau du Théâtre Jean Marais. Les ateliers de pratiques collectives du département sont mis à l’honneur avec successivement cette année l’atelier « Combo » sous la direction d’Hervé Salamone (professeur de trompette), la « Saint-Fons Jam » sous la direction de Wilhelm Coppey et le « South Gate Little Big Band » sous la direction de Stéphane Rivero (professeur de basse).

Le vendredi 20 janvier à 20h30« Humano Project » propose une confrontation entre les arts et les hommes sur la scène du Théâtre Jean Marais. Cinq corps partagent danse musique et vidéo sur une sorte de ring carré. Un regard poétique sur l’homme et son évolution. Avec Marc Wolff (batterie, percussions, clavier, basse, machines, voix), Thierry Beaucoup (saxophones, clavier, basse, machines, voix),  Lucille Mansas et Bastien Cambon (danse) ainsi que Pascal Capaross (video), sur une chorégraphie de Samuel Mathieu et une musique de « Humano a Mano ». A découvrir avec curiosité.

Le mercredi 25 janvier à 20h30, au Théâtre Jean Marais, le Wilhelm Coppey Quartet invite Olivier Truchot et Luigi Grasso. C’est l’occasion pour Wilhelm Coppey (piano), Christophe Métra (trompette, buggle), Christophe Lincontang (contrebasse) et Cédric Perrot (batterie) de rencontrer l’organiste Olivier Truchot et le saxophoniste Luigi Grasso. A n’en pas douter, le swing sera l’invité roi de la soirée.

La soirée du vendredi 27 janvier ouvre à 20h30 sur la scène du Théâtre Jean Marais et propose un double plateau. A découvrir absolument, les « Comptes de Korsakoff », un ensemble jazz-rock expérimental où coexistent théâtralité et improvisation.

La seconde partie de la soirée du 27 janvier est consacrée aux musiciens du Label OUCH! créé par le saxophoniste Lionel Martin. Il s’agit d’une création proposée par l’ensemble O.S.L.Ø. (Ouch ! Synthesis Liberty Ørchestra) mené par Lionel Martin. Il réunit les musiciens phares du label Ouch! Records, Louis Sclavis (clarinettes), Lionel Martin (saxophones), Mario Stantchev (piano), Damien Cluzel (guitare) et Ramon Lopez (batterie). Un orchestre libre d’esprit avec la perspective d’écouter des échos des musiques des albums du Label OUCH! … de nouvelles compositions au son de l’Ethiopie, des musiques de Louis Moreau Gottschalk et celles de Duke Ellington. On parlera prochainement du nouvel album à sortir chez OUCH!  Records, « Be Jazz for Jazz ». Ça va décoiffer !

La soirée du samedi 28 janvier se profile sous les couleurs de la fête, avec Impérial Orphéon - le bal ! qui mélange les genres et réunit Rémy Poulakis (accordéon, chant), Gérald Chevillon (saxophones basse, soprano, effets), Damien Sabatier (saxophones, effets), Antonin Leymarie (batterie, percussions). Le concert est organisé par le  Saint-Fons Jazz Festival et S2M dans la salle du « Marché Gare ». Ouverture des portes à 20h pour un concert à 20h45. Tenue légère à prévoir malgré les températures hivernales car le programme prévoit transes gnawa, thèmes bulgares, choros brésiliens…

 

Le festival joue les prolongations en février. En effet, pour la troisème année, le Saint-Fons Jazz Festival est partenaire d’un concert co-produit par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon le dimanche 5 février à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium.

Il s’agit du concert intitulé Extra Night « JAZZ 100 ». Avec le pianiste Danilo Perez, la chanteuse Robin McKelle, le saxophoniste Chris Potter, le trompettiste Avishai Cohen, le bassiste Ben Street, le percussionniste Roman Diaz et le batteur Adam Cruz. C’est l’occasion de partir à la découverte des légendes du jazz, celles qui ont écrit l’histoire du jazz.

Pour commencer l’année 2017, le Saint-Fons Jazz Festival#18 propose des musiques diversifiées et innovantes. Pour ne rater aucun rendez-vous, rien de mieux qu’une visite sur le site du festival.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
Auditorium Lyon – Dhafer Youssef Quartet

Auditorium Lyon – Dhafer Youssef Quartet

La beauté étrange d’un jazz nimbé de spiritualité

Pour le premier concert 2017 de sa programmation « Jazz et Musiques du Monde », l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, accueille Dhafer Youssef Quartet le vendredi 13 janvier à 20h. Le répertoire de l’album « Diwan of Beauty & Odd » promet une soirée marquée du sceau de la beauté et de l’étrange.

Après la soirée du 13 décembre où les musiques de l’Inde, de Cuba et de l’Italie ont flirté avec le jazz, le concert du 13 janvier se profile aux confins de la musique soufi et d’un jazz très contemporain avec le retour du chanteur et oudiste Dhafer Youssef qui présente le répertoire de son nouvel album « Diwan of Beauty & Odd ».

Le répertoire du Dhafer Youssef quartet reprend celui de « Diwan of Beauty & Odd » (OKeh/Sony), le dernier album du leader sorti le 16 septembre 2016. Cet opus allie influences orientales et groove urbain. La coexistence de la tradition et de la modernité projette un message de paix à travers la musique.

Cet album voit pour la première fois le chanteur et oudiste enregistrer un disque entier avec un groupe de musiciens américains, le pianiste Aaron Parks, le trompettiste Ambrose Akinmusire, le contrebassiste Ben Williams et le batteur Mark Guiliana. Certes le pianiste Aaron Parks sera sur la scène de l’Auditorium de Lyon le 13 janvier 2017 avec Dhafer Youssef par contre la contrebasse sera tenue par Ben Williams et la batterie par Justin Faulkner (habituellement écouté au sein du Brandford Marsalis Quartet).

La brillance des performances vocales de Dhafer Youssef est porteuse d’une forte portée émotionnelle. En effet, les chants traditionnels soufis, les mélodies aériennes et les envols de la voix du chanteur sont toujours saisissants. Par contre, le répertoire de « Diwan of Beauty & Odd » est aussi enraciné dans un jazz très moderne La musique du Dhafer Youssef Quartet se promène donc entre le battement ternaire du jazz et l’atmosphère hypnotique du chant soufi. Ainsi, le répertoire parvient à conserver une étroite symbiose entre les deux discours ce qui contribue à donner une grande cohérence au propos musical.

Encore une fois, Dhafer Youssef se pose donc comme un passeur qui transcende les genres. S’il sait camper l’étrange et surprendre encore, il parvient à magnifier la beauté des mélodies lumineuses que sa voix dessine. Sans nul doute le toucher délicat du pianiste Aaron Parks va soutenir et sublimer l’élévation du chant. Il reste alors à la section rythmique la charge d’installer un groove organique qui fasse pulser le cœur du public de l’Auditorium.

Ce concert inscrit dans le cadre d’un partenariat avec « Saint-Fons Jazz Festival » devrait rallier les amoureux d’un jazz à l’énergie solide et les amateurs de la voix lumineuse de Dhafer Youssef qui s’élève comme une prière pacifique pour un monde meilleur.

Quand la poésie et la spiritualité du chant soufi est portée par le groove d’un jazz urbain et moderne… le 13 janvier 2017 à 20h, le concert proposé par Dhafer Youssef Quartet dans la grande salle de l’Auditorium de Lyon promet de purs délices et d’étranges surprises.

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus

Antonio Farao en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un jeu de piano libre et fluide, musical et vigoureux

Du 12 au 14 janvier 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le pianiste italien Antonio Faraò pour la première résidence de l’année 2017. Cette affiche laisse augurer des concerts de qualité car ce pianiste est considéré comme l’une des plus belles voix pianistiques du jazz.

En effet Antonio Faraò est encensé par les plus grands pianistes tels que le célèbre Herbie Hancock qui loue « sa conception harmonique, la joie de ses rythmes, son sens du swing, la grâce et l’ingéniosité de ses lignes mélodiques d’improvisation » et le qualifie de « grand pianiste ».

Né dans une famille de musiciens, Antonio Faraò s’est d’abord essayé au vibraphone puis à la batterie avant d’apprendre le piano au Conservatoire Giuseppe Verdi. D’abord très influencé par Oscar Peterson et Errol Garner il découvre ensuite la musique de McCoyTyner, Herbie Hancock, Keith Jarret, Bill Evans, John Coltrane, Miles Davis, Charlie Parker et Thelonious Monk qui constituent autant d’influences pour sa conception musicale.

En 1997 il rejoint le quartet d’André Ceccarelli qu’il accompagne lors de nombreuses tournées. En 1998 le pianiste remporte le prestigieux concours de piano Martial Solal décerné par la ville de Paris. La même année il se fait connaître du public français avec l’album « Black inside » (Enja Records) où il joue avec Ira Coleman et Jeff “Tain” Watts. En 2000, il enregistre « Thorn » (Enja Records) avec Jack Dejohnette, Chris Potter et Drew Gress, puis « Next Stories » (Enja Records) avec Ed Howard, Gene Jackson et Pibo Marquez.

C’est ensuite « Domi » (Cristal Records) en 2011 en trio aux côtés de Darryl Hall et André Ceccarelli. En 2013, sur l’album « Evan » (Cristal Records)  il s’exprime avec son american quartet composé de Jack Dejohnette, Ira Coleman et Joe Lovano. Au fur et à mesure de ses collaborations, il développe un jeu pianistique où dominent précision, sensibilité et élégance alliées à un swing efficace et des improvisations décoiffantes.

Sa notoriété internationale grandit et il joue aux côtés des plus grands, Lee Konitz, Steve Grossman, Chico Freeman, Miroslav Vitous, John Abercrombie, Dave Liebman, Benny Golson, Johnny Griffin, George Garzone, Branford Marsalis, Toots Thielemans. Il croise aussi les notes avec Didier Lookwod, Richard Galliano, Franco Ambrosetti, Enrico Rava, Daniel Humair, et Gary Bartz.

Son dernier album, « Boundaries » (Verve/Decca) remonte à 2015 où il s’exprime en quartet. Entouré du saxophoniste Maro Negri, du contrebassiste Martin Gjakonovsky et du batteur Mauro Beggio. Le jeune altiste Luigi Di Nunzio les rejoints sur certains titres. Sur cet album sa créativité explose. S’il reprend des grands standards tels Maiden Voyage de son mentor Herbie Hancock et Hand Jive de Tony Williams, il signe aussi des compositions originales très riches.

On se rappelle avoir écouté avec plaisir Antonio Faraò au festival « A Vaulx Jazz » en 2015 et au Club de Minuit la même année lors d’une soirée durant le festival « Jazz à Vienne ». On a alors apprécié son jeu lyrique et fluide, puissant et véloce. Épris de liberté et de musicalité, le pianiste sert la mélodie de son phrasé toujours raffiné. Adepte du jeu modal, il prolonge ainsi l’héritage de ses grands inspirateurs.

Lors de sa venue à L’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, Antonio Faraò a le  loisir de développer tous les aspects de sa personnalité musicale avec certains de ses compagnons de route. Il propose trois soirées très différentes mais tout aussi tentantes l’une que l’autre avec trois personnalités de la scène du jazz européen.

  • Le  12 janvier à 20h30, il se produit en trio avec le contrebassiste Heidi Kaenzig et le batteur Daniel Humair. Le trio italo-helvétique promet un spectacle où la liberté est la grande invité.
  • Le 13 janvier à 20h30, Antonio Faraò invite le violoniste Didier Lockwood et convie pour l’occasion Darryl Hall à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Énergie et vélocité au programme.
  • Le 14 janvier à 20h30, le chanteur David Linx est l’invité du pianiste qui retrouve pour l’occasion le contrebassiste Martin Gjakonovski contrebasse et le batteur Guido May. A n’en pas douter, une soirée où mélodie et énergie se croisent pour des improvisations débridées.

Choisir est difficile et assister aux trois soirées devrait permettre de découvrir toutes les facettes du talent du pianiste italien Antonio Faraò.

 

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus
La voix de Mari Boine accueille l’hiver

La voix de Mari Boine accueille l’hiver

Mélopées envoutantes pour frimas hivernaux

En ce 21 décembre 2016, Mari Boine accueille l’hiver dans le ciel des « Latins de Jazz… & Cie ». Sa voix unique convoque des ambiances ancrées dans la tradition saami. Dépaysement cochléaire garanti.

Certes, dès que l’hiver, les frimas et les brumes s’installent, l’on ressent souvent l’envie de se réchauffer en écoutant des musiques venues de contrées où règnent soleil et chaleur. Si par contre on se tourne vers les pays du Nord souvent immergés dans les froidures, on découvre des traditions musicales singulières voire même dépaysantes… comme la musique de Mari Boine que l’on a apprécié en 2002 après l’écoute de l’album « Gâvcci Jahkejuogu - Eight Seasons » (Universal Music) sur lequel s’exprimaient Bugge Wesseltoft (claviers, programmation) et Jan Garbarek (saxophone ténor).

Mari Boine est née en 1956 en Laponie, au nord de la péninsule scandinave et de la Norvège. Élevée dans la pure tradition chrétienne, cette jeune-femme a été alors tenue à l’écart de la culture et la tradition saami dont la musique et le chant étaient liés à la pratique du chamanisme réprouvé par la religion chrétienne.

C’est seulement à l’âge de 20 ans que Mari Boine revendique ses racines saami. Elle se met alors à écrire, chanter, et défendre sa terre et la tradition pour laquelle elle milite. Dans le sillage du groupe « Daednugadde Nuorat » et du chanteur Ailohas, la jeune femme s’engage dans l’exploration des musiques traditionnelles des animistes Saamis, refoulées et censurées par les institutions et le pouvoir en place. Son engagement profond pour la défense et la préservation de l’identité culturelle de son peuple s’exprimera à travers un style musical très personnel, que Mari Boine va développer et enrichir.

Son premier album, « After the silence » sort en 1986 sous forme vinyl et ne comporte que des chansons folk assez conventionnelles. Ce n’est qu’en 1989 qu’elle forge son style et son identité avec l’album « Hør stammødrenes stemme - Gula Gula » chez RealWorld. Il sera réédité en 2006 par Universal Music. Distribué sur la scène internationale par un label reconnu, cet album confère à Mari Boine le statut d’ambassadrice artistique du peuple Saami. Elle s’inscrit ainsi dans le courant de la world music.

On écoute le titre Gula Gula enregistré live lors d’un concert de 1987 en Norvègre  avec Mari Boine (voix et percussions), Jan Garbarek (saxophone soprano), Rainer Brüninghaus (piano), Eberhard Weber (basse électrique) et Marilyn Mazur (batterie et percussions). (vidéo issue d’un documentaire réalisé sur Marilyn Mazur)

Parmi les musiciens dont elle s’entoure, la chanteuse conserve durant longtemps à ses côtés le guitariste Roger Ludvigsen. Les réussites artistiques s’enchainent ensuite de « Goaskinviellja - Eagle Brother » (Verve) en 1993 à « Bálvvoslatjna - Room of Worship » (1998), en passant par « Leahkastin - Unfolding » (Lean/Verve) en 1994. 

En 2002, sort l’album « Gâvcci Jahkejuogu – Eight seasons » (Emarcy/Universal) où la musique de Mari Boine se laisse pénétrer par l’électro sous l’influence du claviériste de jazz Bugge Wesseltoft qui produit l’album. Les pulsations tribales acoustiques du disque font corps avec les programmations rythmiques des synthés mais le propos musical de la chanteuse demeure. On peut alors qualifier la musique de Mari Boine d’ethno-électrique (d’aucuns diront électro-ethnique).

En 2006, Mari Boine utilise encore les sonorités électros mais les intègre mieux dans son univers musical acoustique sur l’album « Idjagiedas – In the hand of night » (Universal) où son langage s’affirme. La voix tout en nuances de Mari Boine évolue. Murmure, douceur, mélancolie, puissance déchaînée. Elle dialogue avec la guitare du Norvégien Terje Rypdal. Les percussions pulsent tels des rituels tribaux. Les flûtes de la cordillère des Andes croisent leurs lignes avec le berimbau, le violon ou le bouzouki. Ambiances planantes, textures stratosphériques. L’univers de Mari Boine explose. Dépaysement absolu.

En 2009 sort « Sterna paradisea » (Lean /Universal). Un album à la poésie incomparable. Onze titres, toujours inspirés de la mythologie du peuple saami où la chanteuse double son propos d’une réflexion politique et écologique sur le monde contemporain et la société de consommation. En 2011  paraît « Áiggi Askkis - An Introduction To Mari Boine » (Universal) un best-of qui compile les meilleurs titres de la chanteuse. En 2012 Mari Boine enregistre « Gilvve Gollát - Sow Your Gold » (Universal) avec le Norwegian Radio Orchestra.

Dans l’art de Mari Boine coexistent la tradition ancestrale Saami, le « joik » ou chant de gorge, les tambours chamaniques, les sonorités électro-acoustiques modernes des claviers, guitares et basse. On repère aussi au gré des albums des influences traditionnelles venues des musiques andines et africaines et des empreintes issues de la pop musique et du jazz.

On accueille l’hiver avec l’envoutante alchimie de la musique de Mari Boine et une vidéo enregistrée live à l’Oslo Opera House, en octobre. Avec Georg Buljo (guitar(), Ole Jørn Myklebust (trompette), Svein Schultz(basse), Gunnar Augland (batterie et percussions) et Herman Rundberg (world stick).

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Jana Herzen et Charnett Moffett signent « Round the World »

Deuxième projet du duo vocal de la chanteuse, compositrice et guitariste Jana Herzen et du bassiste Charnett Moffett, l’album « Round the World » propose une promenade rafraîchissante, dans des contrées où flirtent jazz, pop et folk. Onze chansons élégantes aux vibrations apaisantes. Entre langueur et nostalgie, entre réconfort et espoir, un patchwork musical intime et réconfortant. À savourer avec délice.

lire plus
« Up » signe le retour de Pericopes+1

« Up » signe le retour de Pericopes+1

Pericopes+1 revient avec « Up », un troisième album dont le titre claque. Les deux lettres incarnent un ailleurs musical merveilleux vers lequel le trio complice et énergique élève sa musique. Les oreilles se dressent en direction d’un univers sonore ressourçant qui se joue du temps et de l’espace pour mieux les investir. Un monde musical innovant où se croisent imagination groovy et poésie lyrique.

lire plus
Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Thomas Dutronc sort « Frenchy »

Le guitariste et chanteur Thomas Dutronc est de retour chez Blue Note France avec l’album « Frenchy » et quatorze standards de la chanson française. Il les interprète en français un peu, en anglais beaucoup, en duo, en trio, avec des invités prestigieux des sphères rock, pop, funk ou jazz. Portés par un quartet talentueux, les titres abordent des partis-pris esthétiques variés. Avec de bons moments et d’autres plus dispensables, l’album devrait trouver sa cible auprès d’amateurs d’une pop jazzy souriante et souple.

lire plus