Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.
Résidence de Sangoma Everett au Musée des Confluences
Accueil triomphal du concert « Tribute to Fela Kuti »
Le samedi 11 février à 20h30, le grand Auditorium de Musée des Confluences affiche complet pour « A tribute to Fela Kuti », la création de Sangoma Everett consacrée à Fela Kuti. Le spectacle festif, énergique et généreux a été accueilli avec enthousiasme par un public déchainé.
Devant l’affluence suscitée par l’annonce de cet hommage musical rendu à Fela Kuti par Sangoma Everett au terme de sa résidence, le Musée des Confluences a même proposé un concert supplémentaire le vendredi 10 février à 12h 30 qui a lui aussi fortement mobilisé les amateurs.
On connait le goût de Sangoma Everett pour les projets et les aventures musicales dans lesquelles il s’investit avec passion et réussite. Cette fois encore le projet du batteur originaire de Virginie et installé à Lyon depuis longtemps est ambitieux. Pour cet hommage à Fela Kuti, le roi de l’Afrobeat, héros du peuple africain pour sa résistance à l’oppression coloniale et à la corruption, Sangoma Everett a réuni autour de lui dix musiciens talentueux aux origines diverses et trois choristes. Il s’est aussi adjoint la collaboration de Philippe Maniez dont les arrangements et la direction souple et efficace ont pour beaucoup contribué à la réussite du projet.
Le
concert du 11 février ouvre à 20h30 devant une salle comble avec une démonstration de percussion offerte par Sangoma Everett, Edmundo Carneiro et Dele Sosimi sur un tambour des Collections du Musée des Confluences. Après cette introduction l’orchestre au grand complet gagne la scène. Les musiciens des différents pays d’Afrique sont parés de costumes colorés ainsi que les choristes. La salle retient son souffle.
Le chanteur Sahr Ngaujah, celui-là même qui a obtenu un Viv Award en 2008 pour son interprétation de Fela Kuti dans la comédie musicale « Fela ! » s’investit avec grande conviction dans l’hommage rendu ce 11 février sur la scène du Grand Auditorium du Musée des Confluences. Tout de jaune vêtu, le chanteur danse et chante avec énergie.
- Sahr Ngaujah
- Sahr Ngaujah
- Sahr Ngaujah
Sa prestation généreuse dégage une dynamique contagieuse qui gagne la scène et la salle. En effet, très vite le public participatif répond à ses sollicitations avec force spontanéité. L’ambiance monte dans la salle.
Sur les gradins, toutes et tous se lèvent, vibrent, dansent, chantent et oublient vitre les sièges pourtant confortables de cet auditorium très accueillant.
Après avoir évoqué la personnalité et le rôle clef de Fela Kuti en tout début de spectacle, Sahr Ngaujah assume son rôle avec un professionnalisme hors pair. Sa présence scénique charismatique dénuée de tout cabotinage est totalement dévolue à la musique et participe à la réussite du spectacle. Il demeure investi même durant les « intermèdes » pourtant assez éloignés des propos musicaux de l’Afrobeat.
Le spectacle se déroule dans une ambiance de liesse inouïe. Les rythmiciens se déchaînent, le climat est torride même s’il ne déclenche pas la transe propre à l’Afrobeat. Dans la trame « africaine » du spectacle, Sangoma Everett a incrusté des « Intermèdes » qui tranchent avec l’énergie du spectacle et apportent des respirations singulières mais bienvenues.
Intimiste et sensible en fond de scène, le duo entre Bastien Brison, le pianiste du Sangoma Everett trio et le talentueux harmoniciste Olivier Ker Ourio. Comme une pépite de jazz inattendue advient une interprétation recueillie du thème John Coltrane écrit par Bill Lee. Une formation réduite, Sangoma Everett (batterie), Felix Manuaku et Karim Addadi (guitares) et Mamadou Ba (basse), accompagne le saxophoniste ténor Ganesh Geymeier. De son instrument s’élève une incantation méditative empreinte de sérénité. Le chanteur Sahr Ngaujah mêle sa voix à la plainte du saxophone. Un instant magique de spiritualité.
Durant les deux heures du concert le plaisir des musiciens est percep
tible. Le percussionniste Edmundo Carneiro tient le rythme avec vigueur. Maillon actif dans la transmission de l’héritage de Fela Kuti, le claviériste Dele Sosimi témoigne une attention continue au déroulement du spectacle. Tantôt hiératique dans sa tenue traditionnelle derrière les claviers, tantôt impliqué dans les mouvements scéniques débridés auxquels il participe.
Malgré leur soutien énergique, les interventions des choristes manquent un peu de puissance face au déchainement de la section rythmique. La section des instruments à vent constituée par les talentueux Alain Vankenhove (trompette) et Ganesh Geymeier (saxophone ténor) aurait gagné à être étoffée par d’autres instruments (trombone ou saxophone baryton) qui auraient cuivré l’atmosphère face à une section rythmique très dense, ce que n’a pu faire l’harmonica d’Olivier Ker Ourio dont on a pourtant apprécié les interventions précieuses et délicates.
Visiblement très ému par l’accueil du public et l’enthousiasme des musiciens, Sangoma Everett a gagné son pari et réussi ce nouveau projet qui lui tient tant à cœur. Il a su convaincre et honorer ainsi le grand Fela Kuti en donnant toute l’ampleur requise à sa musique. Le spectacle a justifié son titre « A tribute to Fela Kuti & His Shinning Fearlessness », un hommage chaleureux et énergique à Fela Kuti rendu par un orchestre intrépide et lumineux. Longue vie à ce projet !
Gregory Porter présente « Concord »
Charles Tolliver est de retour avec « Connect »
Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.
Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré
Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.



Après avoir évoqué la personnalité et le rôle clef de Fela Kuti en tout début de spectacle, Sahr Ngaujah assume son rôle avec un professionnalisme hors pair. Sa présence scénique charismatique dénuée de tout cabotinage est totalement dévolue à la musique et participe à la réussite du spectacle. Il demeure investi même durant les « intermèdes » pourtant assez éloignés des propos musicaux de l’Afrobeat.
« Bémol 5 » c’est « Live … », avec programmation musicale régulière, jam-session le jeudi soir, concerts les vendredi et samedi … et d’autres évènements culturels en lien avec la jazzosphère.
Et encore mieux, une autre bonne nouvelle concernant « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food ». Invité du groupe « InLab 4tet », c’est le chanteur David Linx qui parraine en quelque sorte le lieu avec sa participation aux deux concerts d’ouverture prévus les vendredi 21 et samedi 22 avril 2017.
D’un côté le duo rythmique composé du bassiste Arild Andersen né en 1945 et de batteur Jon Christensen né en 1943 et qui a travaillé avec Karin Krog et Jan Garbarek. De l’autre côté, le saxophoniste Tore Brunborg et le trompettiste Nils Petter Molvaer né en 1960 puis Jon Balke, déjà pianiste du premier quartet de Arild Andersen en 1974 et 1976. Après avoir écoutés le saxophoniste et le trompettiste dans un club d’oslo, Arild Andersen décide les inclure dans ce qui allait devenir « The Arild Andersen/Jon Christensen quintet ».
Remastérisé au Rainbow Studio par Arild Andersen lui-même et Jan Erik Kongshaug, celui-là même qui était présent lors de l’enregistrement original, l’album participe au renouveau du Label Odin qui a été très actif de 1981 à 1983. Ce retour sur le devant de la scène du label norvégien laisse espérer la réédition de quelques autres albums qui ont marqué l’histoire du jazz. on espère par ailleurs que ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouvelles pépites typiquement scandinaves.
« The Amazing Keystone Jazz Big Band » s’est ensuite attaqué à une adaptation jazz d’un chef-d’œuvre du répertoire classique, « Le Carnaval des Animaux » de Camille Saint-Saëns. Après la création du spectacle à Vienne devant plus de 6000 enfants en juin 2015, un album intitulé « Le Carnaval Jazz des Animaux » est sorti le 14 octobre 2015. Il s’agit d’un conte inédit écrit par Taï-Marc Le Thanh avec la voix d’Édouard Baer comme récitant sur une adaptation jazz tout spécialement composée et interprétée par « The Amazing Keystone Jazz Big Band » d’après la célèbre musique de Camille Saint-Saëns.
Après « Live at the Sunset » sorti en 2008, voici venir « We Free Queens » avec le Lady Quartet de Rhoda Scott. Il s’agit de la première production discographique du Sunset/Sunside, dirigé par Stéphane Portet. Sorti le 03 février sous le label Sunset Records, l’album est distribué par L’Autre Distribution.
Née en 1925, Denise Deronzier a contribué avec l’équipe de la MJC à la création du « Crest Jazz Festival » dont elle a été présidente durant 25 ans. Jusqu’en 2015 elle a aussi assurée la Présidence du Concours de Jazz Vocal qui participe au repérage des talents émergents. De son métier d’institutrice, Denise Deronzier a toujours gardé un grand intérêt pour la transmission et l’attention à autrui.
Le 31 janvier 2017, le Maire de Vaulx-en-Velin, Pierre Dussurgey et l’adjointe au maire déléguée à la Culture, Nadia Lakehal ouvrent la séance de présentation à la presse du trentième festival « A Vaulx Jazz », avec un hommage à Gilbert Chambouvet, le fondateur du festival et à son successeur Thierry Serrano qui a poursuivi le projet. L’équipe municipale affirme son attachement au festival qui décline ses offres en direction des amateurs férus de jazz mais aussi sur tout le territoire vaudais pour sensibiliser au jazz les citoyens de la commune de Vaulx-en-Velin.
Si la nouvelle équipe du festival demeure impliquée dans les valeurs des origines, elle affiche la volonté de créer une nouvelle identité qui passe par un changement d’esthétique. En effet, éloignée de celle de Bruno Théry, la nouvelle ligne graphique créée par Vincent Delpeux et Pierre Raine, marque explicitement la volonté de « casser les codes ». Les oscillations, les fréquences des affiches et du logo évoquent la dimension musicale du festival. La main se tend et s’ouvre et annonce encore plus fort la volonté d’ouvrir « A Vaulx Jazz » à d’autres publics.
Le 27 janvier en seconde partie de la soirée de clôture du « Saint-Fons Jazz Festival#18 » c’est « O.S.L.O » qui se présente sur scène avec Lionel Martin (saxophones ténor et soprano), Louis Sclavis (clarinette et clarinette basse), Mario Stanchev (piano), Damien Cluzel (guitare), Ramon Lopez (batterie).
Le concert débute avec Nobody’s Perfect, une composition de Mario Stanchev gravée sur le dernier album du label « Madness Tenors-Be Jazz For Jazz » et les musiciens font mentir le titre du thème. Ça tourne parfaitement, même si on sent les musiciens très concentrés. Pour le second morceau la musique regarde du côté de Louis Moreau Gottschalk, avec la Marche des Gibaros enregistré sur « Jazz Before Jazz ». le groupe a trouvé ses marques. Les écritures des thèmes diffèrent mais la texture musicale prend sa forme et sa couleur. L’interprétation du groupe se démarque de celle des albums.
soutenus avec souplesse par la batterie dont Ramon Lopez use comme d’une percussion, faisant alterner des passages rythmiques et des moments empreints de douceur mélodiques. Il se saisit d’expressions des soufflants dont il capte l’essence et s’évade alors dans des improvisations qui semblent le combler de bonheur. Le concert est sous contrôle, plus de doute, « O.S.L.O » a trouvé son idiome.
Après ce voyage dans l’univers de la musique improvisée, Mario Stanchev entraîne « O.S.L.O » dans son monde avec son magnifique Portrait en deux couleurs, écrit comme un hommage à Duke Ellington et Billy Straihorn. Inspiré, il a capté la quintessence et les couleurs de ces deux maîtres du piano et de la composition. Porté par le groupe, il donne alors à entendre son expressivité la plus sensible sur ce clavier qu’il utilise comme un pinceau pour dessiner un moment d’intense émotion où le silence respire.
Après cette escale romantique, le voyage continue dans les univers musicaux et voici venir les couleurs familières du groupe uKanDanZ de Lionel Martin et Damien Cluzel. Là encore, même si l’on reconnaît Awo, le thème écrit par Lionel Martin, une fois encore la musique se dépayse. Elle quitte les sentiers incandescents foulés par uKanDanZ tout en respectant l’esprit de l’écriture originale et le thème se transfigure.
d’escarpins et parcours son manche tout en retenue. Pourtant il conserve ce groove qui est sa marque de fabrique mais insuffle une tonalité plus blues que rock. On pense à Marc Ribot. Au saxophone ténor, Lionel Martin maîtrise son énergie et donne à entendre une sonorité, des inflexions et des attaques qui ne sont pas sans évoquer celles d’un certain Rollins des années 60. L’entente des deux compères reste entière.
« O.S.L.O » termine le concert avec un thème de Mario Stanchev, Hymne, comme un hymne à la liberté qu’on aurait envie de baptiser Ouch! Hymn. Le public conquis en redemande et les musiciens reviennent interpréter Sema, un titre emblématique du répertoire d’uKanDanZ. La solide trame orchestrale fait circuler l’énergie et le voyage musical se termine en beauté.
Le saxophoniste Ganesh Geymeier au discours riche et mature. Le trompettiste Alain Vankenhove connu pour ses collaborations avec les plus grands du jazz. Le bassiste sénégalais Mamadou Ba aujourd’hui directeur de l’Orchestre Harry Bellafonte à New-York. Le percussionniste Edmundo Carneiro. L’harmoniciste Olivier Ker Ourio. Le jeune pianiste Bastien Brison membre du « Sangoma Everett Trio ». Sangoma Everett a par ailleurs choisi de collaborer avec le jeune et talentueux arrangeur Philippe Maniez.