Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Le jazz inventif d’un explorateur musical

Du 09 au 11 mars 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le saxophoniste Christophe Monniot en résidence. Duos, trio, quintet, septet… Des concerts prometteurs avec la famille musicale de ce musicien prolifique toujours en effervescence créative.

Après la résidence somptueuse du saxophoniste Emile Parisien dont les cinq concert ont été des réussites absolues, en mars, François Postaire convie un combinateur inspiré de musiques, le saxophoniste Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz.

En recherche perpétuelle, Christophe Monniot crée une musique accessible et sans cesse renouvelée. Cet infatigable explorateur musical prodigue un jazz singulier qui n’exclut aucune musique. De la Musette à Ligetti en passant par Bach et Satie, Parker, Monk, Ellington, Ayler, Dolphy, Weather Report, Zappa, sans oublier la musique populaire.

Né dans une famille musicienne, Christophe Monniot est venu à la musique par la voix, celle de son père (ténor). Après avoir commencé par la trompette il s’oriente vers le saxophone (alto, soprano, sopranino, baryton). Il a longtemps joué dans les orchestres de bal, ce qui explique son amour pour la musique populaire et les valses musettes. Dans le milieu du jazz, il a appris auprès de ceux qu’il appelle ses mentors, le saxophoniste Laurent Dehors (au sein du fameux orchestre « Tous Dehors ») et le batteur Daniel Humair (dans le non moins fameux « Baby Boom »).

En 1995, Christophe Monniot se décide à créer avec le batteur percussionniste Denis Charolles et certains de ses anciens compagnons du Conservatoire de Rouen, la « Campagnie des Musiques à Ouïr » où il élabore son propre idiome, un jazz libre et iconoclaste avec de nombreux enregistrements de la « Campagnie des musiques à OuÏr » entre 1999 et 2006 et les albums de « Moniot Mania » (2002 , 2007).

Même si Christophe Monniot ne se prétend pas un inventeur, il possède un réel talent d’écriture. En effet, on se souvient de sa relecture des « Quatre Saisons » de Vivaldi à qui il a fait croiser le changement climatique. L’œuvre est inspirée et monumentale. Après la création du projet au Rhino Jazz Festival le 07 octobre 2006, l’album « Vivaldi Universel (saison 5) sort en 2009 et reçoit un accueil unanime de la critique et du public.

Christophe Monniot a aussi joué comme sideman au sein de nombreux orchestres, comme « Le Sacre du Tympan » de Fred Pallem, l’ONJ de Paolo Damiani, le Big Band du pianiste Antoine Hervé sans oublier le « Mégaoctet » du pianiste Andy Emler. Le saxophoniste est aussi membre du Moutin Factory Quintet dont le groove irrésistible est très bien restitué sur le dernier album « Deep » sorti en 2016. Christophe Monniot collabore par ailleurs avec de nombreux autres musiciens. Avec l’altiste Guillaume Roy et l’accordéoniste Didier Ithursarry avec qui il a enregistré l’album « Station Mir » en 2012. Avec le pianiste Roberto Negro et son groupe » Kimono » qui l’invite et avec qui il a enregistré en 2015.

En 2006, Christophe Monniot et le pianiste/claviériste d’origine hongroise Emil Spányi créent le groupe « Ozone » et sortent la même année un premier album au titre éponyme. En 2010 le duo « Ozone » s’étoffe rejoint par le batteur Joe Quitzke et ils enregistrent l’album « This is c’est la vie » avec Lukács Miklós, joueur de cymbalum (cithare de table à cordes frappées). Le résultat est inouï, lyrique et détonnant, dense et impétueux. En 2016 « Ozone » devient « Ozone Acoustyle Quartet » avec l’arrivée du contrebassiste Mátyás Szandai et la sortie de  l’album « Organic Food » (BMC). Le disque séduit par son équilibre absolu entre lyrisme et liberté.

En 2016, grâce à une « Quarte Blanche » proposée par le célèbre club parisien des Lilas, « Le Triton »Christophe Monniot a travaillé avec ceux qu’il côtoie depuis des décennies. Le guitariste Marc Ducret et le contrebassiste Bruno Chevillon avec qui il a enregistré le furieux et organique album « Métatonal » en 2015. Le batteur Franck Vaillant avec qui Monniot et Chevillon ont gravé l’album « Freestyles » en 2016. L’organiste Rhoda Scott et le batteur Jeff Boudreaux pour un « Soul Trio » et une musique qui navigue entre énergie et swing.

Défenseur d’une musique décloisonnée, Christophe Monniot diversifie les rencontres et les productions musicales. Esprit ouvert, curieux et inventif, il alimente son discours et son écriture de la richesse des expressions musicales les plus diverses. La résidence de Christophe Monniot à l’AmphiJazz de Lyon du 09 au 11 mars 2017 sera une occasion supplémentaire pour lui de continuer à alimenter son processus continu de recherche et de création. Le réjouissant programme des concerts en témoigne.

Le jeudi 09 mars à 20h30, Christophe Monniot présente le « Soul Trio » avec la légendaire Rhoda Scott à l’orgue Hammond et Jeff Boudreaux, le batteur de la Nouvelle-Orléans. Swing, soul et ambiance chaleureuse prévus

Le vendredi 10 mars à 20h30, place au quintet « Une Nouvelle terre ». Christophe Monniot se produit avec le guitariste Marc Ducret, le pianiste Stéphan Oliva, le contrebassiste Bruno Chevillon et le batteur Franck Vaillant. Pour précision, le titre « Une nouvelle Terre » fait référence à une action culturelle menée aux Lilas (commune de Seine-Saint-Denis) où les élèves de l’école Paul Langevin avec leur professeur David Nolan ont réalisé des travaux plastiques illustrant des « maximes » écrites par ces mêmes élèves lors d’ateliers de philosophie à l’école Paul Langevin. La liberté musicale préside à la soirée avec en perspective de prometteuses improvisations. Du jazz inventif et incisif.

Le samedi 11 mars à 20h30, le plateau s’étoffe encore avec un septet, réunion du quartet « Ozone Acoustyle Quartet » avec Christophe Monniot, le pianiste Emil Spányi, le contrebassiste Mátyás Szandai et le batteur Joe Quitzke et du trio « Kimono » avec le pianiste Roberto Negro, le bassiste Stéphane Decolly et le batteur Adrien Chennebault. Entre rythmes furieux et ambiances apaisées, entre explosion et tranquillité, les contrastes se profilent pour une sonate inédite. L’intention est créative, le propos promet d’être vivifiant.

Outre ces trois concerts présentés en soirée, il convient de repérer aussi les deux Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 08 et le vendredi 10 mars. Lors de la première séance Christophe Monniot invite son compère de « Station Mir », l’accordéoniste Didier Ithursarry. Pour le second concert il appelle Frédéric Gastard, le saxophoniste basse du trio « Journal Intime » qui a participé au dernier album de Marc Ducret, « Paysages avec bruits » sorti en 2016. De nouvelles pépites créatives à ne rater sous aucun prétexte.

Christophe Monniot en résidence à l’AmphiJazz, c’est la promesse de vivre un jazz où improvisation et écriture s’équilibrent, la certitude de découvrir la création d’une musique construite en temps réel dans le plus pur esprit de la grande tradition du jazz. Un tel évènement ne se rate pas. Qu’on se le dise !

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

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Disparition du chanteur Al Jarreau

Disparition du chanteur Al Jarreau

Une légende s’éteint

Le chanteur Al Jarreau est mort à 76 ans ce dimanche 12 février 2017 à Los Angeles peu de temps après avoir annoncé sa retraite. Sa voix souple à la tessiture étendue et ses scats inventifs ont marqué de leur sceau les années 70 et 80.

Celui qui a obtenu sept Grammy Award a cheminé entre jazz et variété/pop sans jamais se départir de son éternel sourire.

Né le 12 mars 1940, à Milwaukee (Wisconsin) d’un pasteur et d’une pianiste, Al Jarreau est très tôt sensibilisé au chant qu’il pratique dans la chorale du temple. A la fin des années 60 il vit à Los Angeles où il se produit dans les clubs de jazz.

Il rencontre le pianiste George Duke avec qui il travaille. Repéré ensuite par la grande compagnie Warner Bros, il enregistre l’album « We Got By » avec le pianiste Dave Grusin. Publié en 1975, le disque rencontre le succès tant auprès des critiques que du public. On se rappelle du titre éponyme et aussi de You Don’t See Me, deux titres qu’il chantera tout au long de sa carrière. On tombe sous le charme de sa voix chaude et souple qui hésite entre jazz et soul. Avec l’album de 1976, « Glow » et son titre Rainbow In Your Eye, c’est la consécration pour Al Jarreau.

Al Jareau va alors enchaîner des tournées triomphales dans le monde entier à la suite de quoi il grave en 1977 le double album live « Look To The Rainbow » qui lui vaut son premier Grammy Award.  Il est alors désigné chanteur jazz de l’année par la revue Downbeat. La France n’est pas en reste et le sacre aussi chanteur jazz de l’année. Ballades de charme, scats qui s’envolent. Al Jarreau use de la souplesse de sa voix pour imiter basse et percussions ce que bien d’autres reprendront par la suite.

On reste bouche-bée à l’écoute de ses décoiffantes interprétations des grands standards de jazz, comme l’époustouflant Take Five de Dave Brubeck.

Le disque  « All Fly Home«  lui vaut son deuxième Grammy Award. De l’album « This Time » (1980) on se rappelle son interprétation époustouflante du titre de Chick Corea, Spain.

De « Breakin’Away » (1982) on garde le souvenir joyeux de l’écoute du titre éponyme, de We’re In This Love Together et aussi du fameux Roof Garden. On sent alors poindre chez Al Jarreau une orientation qui confine à une variété/pop de qualité.

On se souvient ensuite la sortie de l’album « Givin’It Up » sorti en 2006 avec la participation du guitariste-chanteur George Benson et du pianiste Herbie Hancock. Lors de ses dernières venues au festival « Jazz à Vienne » en 2007 avec George Benson et en 2011 durant la All Night Jazz, pas de surprise, pas de scats renversants, tout est savamment arrangé. Al Jarreau donne l’image d’un homme fatigué pourtant soucieux de soigner encore  son image de chanteur de jazz.

On garde à l’âme le souvenir impérissable de la voix et de la présence du chanteur Al Jarreau en 1981 lors du 22ème Festival de Jazz d’Antibes-Juan-les-Pins. Une voix à couper le souffle. Virtuose, le chanteur franchit les octaves, se joue des syncopes, improvise des scats débridés. Pourtant sa voix sans vibrato retrouve sa douceur pour murmurer des ballades chargées d’émotion.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

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Résidence de Sangoma Everett au Musée des Confluences

Résidence de Sangoma Everett au Musée des Confluences

Accueil triomphal du concert « Tribute to Fela Kuti »

Le samedi 11 février à 20h30, le grand Auditorium de Musée des Confluences affiche complet pour « A tribute to Fela Kuti », la création de Sangoma Everett consacrée à Fela Kuti. Le spectacle festif, énergique et généreux a été accueilli avec enthousiasme par un public déchainé.

Devant l’affluence suscitée par l’annonce de cet hommage musical rendu à Fela Kuti par Sangoma Everett au terme de sa résidence, le Musée des Confluences a même proposé un concert supplémentaire le vendredi 10 février à 12h 30 qui a lui aussi fortement mobilisé les amateurs.

On connait le goût de Sangoma Everett pour les projets et les aventures musicales dans lesquelles il s’investit avec passion et réussite. Cette fois encore le projet du batteur originaire de Virginie et installé à Lyon depuis longtemps est ambitieux. Pour cet hommage à Fela Kuti, le roi de l’Afrobeat, héros du peuple africain pour sa résistance à l’oppression coloniale et à la corruption, Sangoma Everett a réuni autour de lui dix musiciens talentueux aux origines diverses et trois choristes. Il s’est aussi adjoint la collaboration de Philippe Maniez dont les arrangements et la direction souple et efficace ont pour beaucoup contribué à la réussite du projet.

Le concert du 11 février ouvre à 20h30 devant une salle comble avec une démonstration de percussion offerte par Sangoma Everett, Edmundo Carneiro et Dele Sosimi sur un tambour des Collections du Musée des Confluences. Après cette introduction l’orchestre au grand complet gagne la scène. Les musiciens des différents pays d’Afrique sont parés de costumes colorés ainsi que les choristes. La salle retient son souffle.

Le chanteur Sahr Ngaujah, celui-là même qui a obtenu un Viv Award en 2008 pour son interprétation de Fela Kuti dans la comédie musicale « Fela ! » s’investit avec grande conviction dans l’hommage rendu ce 11 février sur la scène du Grand Auditorium du Musée des Confluences. Tout de jaune vêtu, le chanteur danse et chante avec énergie.

Sa prestation généreuse dégage une dynamique contagieuse qui gagne la scène et la salle. En effet, très vite le public participatif répond à ses sollicitations avec force spontanéité. L’ambiance monte dans la salle.

Sur les gradins, toutes et tous se lèvent, vibrent, dansent, chantent et oublient vitre les sièges pourtant confortables de cet auditorium très accueillant. Après avoir évoqué la personnalité et le rôle clef de Fela Kuti en tout début de spectacle, Sahr Ngaujah assume son rôle avec un professionnalisme hors pair. Sa présence scénique charismatique dénuée de tout cabotinage est totalement dévolue à la musique et participe à  la réussite du spectacle. Il demeure investi même durant les « intermèdes » pourtant assez éloignés des propos musicaux de l’Afrobeat.

Le spectacle se déroule dans une ambiance de liesse inouïe. Les rythmiciens se déchaînent, le climat est torride même s’il ne déclenche pas la transe propre à l’Afrobeat. Dans la trame « africaine » du spectacle, Sangoma Everett a incrusté des « Intermèdes » qui tranchent avec l’énergie du spectacle et apportent des respirations singulières mais bienvenues.

Intimiste et sensible en fond de scène, le duo entre Bastien Brison, le pianiste du Sangoma Everett trio et le talentueux harmoniciste Olivier Ker Ourio. Comme une pépite de jazz inattendue advient une interprétation recueillie du thème John Coltrane écrit par Bill Lee. Une formation réduite, Sangoma Everett (batterie), Felix Manuaku et Karim Addadi (guitares) et Mamadou Ba (basse), accompagne le saxophoniste ténor Ganesh Geymeier. De son instrument s’élève une incantation méditative empreinte de sérénité. Le chanteur Sahr Ngaujah  mêle sa voix à la plainte du saxophone. Un instant magique de spiritualité.

Durant les deux heures du concert le plaisir des musiciens est perceptible. Le percussionniste Edmundo Carneiro tient le rythme avec vigueur. Maillon actif dans la transmission de l’héritage de Fela Kuti, le claviériste Dele Sosimi témoigne une attention continue au déroulement du spectacle. Tantôt hiératique dans sa tenue traditionnelle derrière les claviers, tantôt impliqué dans les mouvements scéniques débridés auxquels il participe.

Malgré leur soutien énergique, les interventions des choristes manquent un peu de puissance face au déchainement de la section rythmique. La section des instruments à vent constituée par les talentueux Alain Vankenhove (trompette) et Ganesh Geymeier (saxophone ténor) aurait gagné à être étoffée par d’autres instruments (trombone ou saxophone baryton) qui auraient cuivré l’atmosphère face à une section rythmique très dense, ce que n’a pu faire l’harmonica d’Olivier Ker Ourio dont on a pourtant apprécié les interventions précieuses et délicates.

Visiblement très ému par l’accueil du public et l’enthousiasme des musiciens, Sangoma Everett a gagné son pari et réussi ce nouveau projet qui lui tient tant à cœur. Il a su convaincre et honorer ainsi le grand Fela Kuti en donnant toute l’ampleur requise à sa musique. Le spectacle a justifié son titre « A tribute to Fela Kuti & His Shinning Fearlessness », un hommage chaleureux et énergique à Fela Kuti rendu par un orchestre intrépide et lumineux. Longue vie à ce projet !

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

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Bémol 5 « Live jazz bar & food », un nouveau lieu dédié au Jazz à Lyon

Bémol 5 « Live jazz bar & food », un nouveau lieu dédié au Jazz à Lyon

Réjouissante nouvelle pour le jazz et ses aficionados.

Un nouveau club de jazz, le « Bémol 5- Live Jazz Bar & Food » va ouvrir à Lyon le 21 avril 2017 sur la rive droite de la Saône. Cette heureuse initiative émane d’un musicien et homme d’affaires, Yves Dorn. Du mardi au samedi, jazz et restauration. De belles vibrations jazz à prévoir.

Certes « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » a pour vocation de diffuser de la musique et de la culture jazz mais le concept développé par le propriétaire se veut différent de celui des clubs déjà existants dans la ville.

« Bémol 5 » c’est « Live … », avec programmation musicale régulière, jam-session le jeudi soir, concerts les vendredi et samedi … et d’autres évènements culturels en lien avec la jazzosphère.

« Bémol 5 » c’est  « … Jazz Bar & Food » avec restauration en soirée du mardi au samedi et à midi les vendredis et samedis ainsi qu’un bar. Garants de qualité, le bar et le restaurant se proposent de faire découvrir des produits artisanaux, locaux ou en provenance des grandes maisons lyonnaises.  Musique pour les oreilles, spectacles pour la vie, boissons et mets pour faire vibrer les papilles

A la clef de « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » …. des vibrations pour  les oreilles, les yeux et les papilles. L’équation est alléchante !

Ni en sous-sol, ni en étage, ni dans une cour, « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » accueille public et musiciens sur une superficie de140m² visible et ouverte sur la rue. Par ailleurs, le lieu propose des services de répétition et d’enregistrement aux musiciens qui apprécient cette aubaine.

Pour profiter des rendez-vous prochains du nouveau club « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food » on note tout de suite l’adresse dans les mémoires, les carnets d’adresse, les smartphones, les GPS : 1 rue de la Baleine dans le 5ème arrondissement de Lyon.

Et encore mieux, une autre bonne nouvelle concernant « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food ». Invité du groupe « InLab 4tet », c’est le chanteur David Linx qui parraine en quelque sorte le lieu avec sa participation aux deux concerts d’ouverture prévus les vendredi 21 et samedi 22 avril 2017.

Au regard du talent de cet artiste il est prudent de prévoir de réserver dès que le site sera fonctionnel car les récentes prestations de David Linx à l’Amphi jazz de l’Opéra lors de la Résidence d’Antonio Farao ont encore prouvé, si tant est que cela soit vraiment nécessaire, le magnifique talent de ce musicien et compositeur hors norme.

« InLab4tet », le groupe qui est aux côtés de David Linx pour l’ouverture de Bémol 5 a pour slogan de la musique rien que de la musique. C’est plutôt de bonne augure ! 

« InLab4tet » c’est 4 musiciens de la région Auvergne - Rhône-Alpes réunis autour d’une même envie. Créer un laboratoire sonore ou chacun apporte sa sensibilité et son expérience pour arriver à une alchimie musicale. « InLab4tet » est constitué du saxophoniste Patrice Foudon, du pianiste Benoît Thevenot, du contrebassiste Alexandre Bès et du batteur Nicolas Serret. Ce quartet récent possède de belles fondations et développe un discours et un phrasé matures. Le swing, le groove et le jazz actuel font partie des éléments-clés des compositions originales que présente le groupe. La musique née de cet amalgame est vivante, mouvante, et chaleureuse.

Patrice Faudon a participé à différents projets du « Brussels Jazz Orchestra » auquel David Linx s’est associé avec succès à de nombreuses occasions dont la plus récente pour le projet « Brel » dont l’album est une absolue réussite et la tournée un succès.

Option indispensable pour en savoir plus sur l’activité de ce nouveau lieu lyonnais du jazz « Bémol 5 - Live Jazz Bar & Food », le site bemol5-jazz.com actuellement en cours de construction, devrait bientôt être opérationnel.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Gregory Porter présente « Concord »

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« Masqualero », album mythique réédité chez Odin

« Masqualero », album mythique réédité chez Odin

Une seconde jeunesse  pour « Masqualero »

« Masqualero » est le premier album du groupe éponyme. Il s’agit d’un enregistrement sorti en 1983 qui compte dans l’histoire du jazz norvégien. Récompensé par le Grammy national du meilleur album à sa sortie. Le label Odin réédite le 24 février cet opus historique et lui donne une seconde jeunesse.

Le groupe « Masqualero » s’est imposé comme l’un des plus grands représentant du jazz Norvégien des années 80, rassemblant deux générations de musiciens.

D’un côté le duo rythmique composé du bassiste Arild Andersen né en 1945 et de batteur Jon Christensen né en 1943 et qui a travaillé avec Karin Krog et Jan Garbarek. De l’autre côté, le saxophoniste Tore Brunborg et le trompettiste Nils Petter Molvaer né en 1960 puis Jon Balke, déjà pianiste du premier quartet de Arild Andersen en 1974 et 1976. Après avoir écoutés le saxophoniste et le trompettiste dans un club d’oslo, Arild Andersen décide les inclure dans ce qui allait devenir « The Arild Andersen/Jon Christensen quintet ».

En route pour leur tout premier concert à Konsberg, les musiciens écoutent un enregistrement du concert de Miles Davis en 1969 à Juan les Pins et craquent en quelque sorte pour Masqualero, la composition de Wayne Shorte. Dansla foulée, ils décident d’interpréter le morceau dans le concert du soir et… la suite appartient à l’histoire du jazz.

L’album éponyme est ensuite enregistré en trois jours, deux jours de studio et un jour de mixage avec Jan Erik Kongshaug au Talent Studio, un peu sur le mode de fonctionnement du label ECM. La première édition de l’album « Masqualero » compte huit compositions originales et bien sûr la fameuse reprise du thème de Wayne Shorter. Le CD de 1996 inclut un morceau supplémentaire issu de la même session d’enregistrement et quatre autres enregistrés en 1985 au Rainbow Studio. La réédition propose 14 titres et le répertoire ouvre avec le fameux titre qui donne son titre à l’album.

La musique de « Masqualero » est assez représentative du son nordique de l’époque. Les compositions sont à la fois aériennes, énergiques et particulièrement mélodiques. leurs structures très précises permettent aux soufflants Nils Petter Molvaer et à Tore Brunborg à fond sur un son de piano électrique plutôt chaleureux et des rythmes plus typiquement rock. Sur certains morceaux on perçoit même l’influence de la période électrique de Miles Davis. Sur d’autres morceaux, que l’on peut qualifier de plus accessibles, on baigne dans une atmosphère plus relaxée assez proche de la fusion des années 80.

Par la suite, le groupe va enregistrer 3 albums pour ECM records et aujourd’hui encore Arild Andersen et Jon Christensen sont des artistes essentiels du catalogue du label allemand.

C’est avec un grand intérêt que l’on accueille la réédition de l’album « Masquelero » qui va permettre à la nouvelle génération de redécouvrir ce groupe mythique et cette musique qui a baigné une époque bénie pour le jazz.

Remastérisé au Rainbow Studio par Arild Andersen lui-même et Jan Erik Kongshaug, celui-là même qui était présent lors de l’enregistrement  original, l’album participe au renouveau du Label Odin qui a été très actif de 1981 à 1983. Ce retour sur le devant de la scène du label norvégien laisse espérer la réédition de quelques autres albums qui ont marqué l’histoire du jazz. on espère par ailleurs que ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouvelles pépites typiquement scandinaves.

On se régale avec l’écoute du thème Remembrance, une composition de Nils Petter Molvaer figurant sur la nouvelle réédition de l’album « Masqualero » sous le label Odin.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Auditorium Lyon – « Le Carnaval Jazz des Animaux »

Auditorium Lyon – « Le Carnaval Jazz des Animaux »

Avec « The Amazing Keystone Big Band »

Dans le cadre des concerts « Jeune Public », l’Auditorium propose « Le Carnaval Jazz des Animaux » crée par « The Amazing Keystone Big Band ». Dix-sept musiciens de jazz réinterprètent l’œuvre de Camille Saint Saëns. Ça swingue et c’est drôle !  A voir et à écouter en famille.

En complicité avec « Jazz à Vienne » et avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam, « The Amazing Keystone Big Band » donne trois représentations du « Carnaval Jazz des Animaux ». 75 minutes de concert sur la scène de l’Auditorium, le vendredi 24 février à 20h, le samedi 25 février à 15h et le même samedi 25 février à 18h. Il reste donc au public à choisir la séance et les horaires qui conviennent le mieux aux âges des spectateurs.

Quoi qu’il en soit, petits et grands devraient prendre plaisir au spectacle. En effet, si le propos est ludique et pédagogique le jazz occupe le centre du spectacle. Le spectacle est l’occasion pour tous de survoler toutes les expressions du jazz, de parcourir l’histoire de cette musique qui a déjà 100 ans, de découvrir les instruments d’un big band. Une promenade musicale du blues au be-bop en passant par le swing et le free-jazz avec des détours du côté des fanfares de la Nouvelle-Orléans, de la bossa-nova, du funk ou du rock.

Après le très grand succès du spectacle « Pierre et le Loup… et le jazz », réécriture du célèbre conte musical de Serge Prokofiev, « The Amazing Keystone Big Band » et ses dix-sept musiciens poursuivent leurs aventures pour sensibiliser les publics, jeunes et adultes, au jazz et aux musiques improvisées.

« The Amazing Keystone Jazz Big Band » s’est ensuite attaqué à une adaptation jazz d’un chef-d’œuvre du répertoire classique, « Le Carnaval des Animaux » de Camille Saint-Saëns. Après la création du spectacle à Vienne devant plus de 6000 enfants en juin 2015, un album intitulé « Le Carnaval Jazz des Animaux » est sorti le 14 octobre 2015. Il s’agit d’un conte inédit écrit par Taï-Marc Le Thanh avec la voix d’Édouard Baer comme récitant sur une adaptation jazz tout spécialement composée et interprétée par « The Amazing Keystone Jazz Big Band » d’après la célèbre musique de Camille Saint-Saëns.

« Le Carnaval Jazz des Animaux » est donc un conte musical joyeux et ludique pour petits et grands. Pour les spectacles donnés à l’Auditorium le récitant sera Sébastien Denigues. De la même façon que Saint-Saëns présentait l’orchestre classique en associant un instrument de musique à un animal, le spectacle fait découvrir au public les instruments du big band.

Le lion est représenté par le trombone, le cygne par le saxophone, la basse-cour par la trompette, l’éléphant par le tuba, la tortue par un saxophone ténor, le piano stride évoque les bonds du kangourou, les poissons de l’aquarium nagent avec les bugles et les flûtes traversières font pépier toute la volière sans oublier le coucou incarné par la clarinette. Tous les instruments-animaux forment un orchestre qui swingue.

Tonique et virtuose, « The Amazing Keystone Big Band » incarne avec brio l’esprit des grandes formations de l’ère du swing. L’orchestre propose un jazz contemporain, inventif et ouvert. Le tromboniste Bastien Ballaz, le saxophoniste Jonathan Boutellier, le pianiste Frédéric Nardin et le trompettiste David Enhco assurent une codirection artistique et conçoivent les arrangements de l’orchestre.

Constitué de Pierre Dessasis, Kenny Jeanney, Jon Boutellier, Éric Prost et Ghislain Regard (saxophones/flûte), Vincent Labarre, Thierry Seneau, Félicien Bouchot et David Enhco (trompette), Bastien Ballaz, Alois Benoit, Loic Bachevillier et Sylvain Thomas (trombone), Frédéric Nardin (piano), Thibaut François (guitare) , Patrick Maradan (contrebasse) et Romain Sarron (batterie), « The Amazing Keystone Big Band » a aussi eu l’occasion de collaborer et d’écrire de la musique pour des artistes de renommée internationale, Quincy Jones, James Carter, Rhoda Scott, Stochelo Rosenberg, Liz McComb, Michel Hausser, Cécile McLorin Salvant, et bien d’autres.

Ce spectacle musical divertissant et pédagogique est présenté par Claire Laplace dans les propos d’avant concert. D’une durée de 30 minutes, ils se déroulent  dans le Bas-Atrium, le vendredi 24 février à 19h et le samedi 25 février à 14h et 17h (entrée libre). Rien de mieux pour se mettre en oreille pour assister au joyeux et swinguant « Carnaval Jazz des Animaux ».

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

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« Jazz 100 », modernité du jazz centenaire

Après 100 ans de vie le jazz se renouvelle encore

Le all-stars réuni autour du pianiste Danilo Perez est au-rendez-vous le 05 février sur la scène de l’Auditorium de Lyon dans le cadre des « Concerts Jazz » organisés en coproduction avec Jazz à Vienne. « Jazz 100 » présente un jazz centenaire renouvelé. Fidèle à l’esprit des créateurs, l’orchestre rajeunit la forme même s’il gomme la flamboyance des origines.

Comme annoncé dans la chronique Le projet « Jazz 100 » fête le Jazz et ses stars nées en 1917 !, « Jazz 100 », c’est le pianiste Danilo Perez et  son trio composé de Ben Street (contrebasse) et Adam Cruz (batterie) auxquels se joignent Avishai Cohen (trompette), Chris Potter (saxophones ténor & soprano,  flûte), Robin McKelle (chant) et Roman Diaz (percussions, chant). Celles et ceux qui s’attendaient à une fête latine ont dû ressentir une relative frustration car la musique présentée était loin de la fièvre insufflée par Dizzy Dillespie et ses comparses à la grande époque où le jazz fusionnait avec les musiques cubaines.

La prestation de « Jazz 100 » a paré d’une modernité étonnante les musiques de Monk, Dizzy, Mongo et Ella. Arrangements soignés, lyrisme tempéré, textures riches et inventives. Certes Danilo Perez a joué avec Dizzy Gillespie entre 1989 et 1992 mais il est aussi le partenaire de Wayne Shorter depuis 2001. Sans doute cette proximité a-t-elle transformé sa perception de la musique. De même les leaders que sont Chris Potter et Avishai Cohen explorent et évoluent dans des idiomes personnels dont la forme diffère de celle du jazz centenaire honoré dans ce projet. Ce différentiel entre la musique originelle et celle des artistes actuels participe sans doute à influencer l’esthétique de la musique de « Jazz 100 ».

Si les arrangements et les interprétations de « Jazz 100 » conservent la structure et l’esprit de la musique des origines, ils la dotent d’une modernité étonnante. Ainsi la prestation offerte ce 05 février par le combo de Danilo Perez prouve combien le jazz est capable de se renouveler sans reproduction. Pas de revivalisme mais un jazz revivifié qui ne demande qu’à se projeter en direction des cents années à venir. Point de retour en arrière malgré un clin d’oeil complice aux créateurs. Un coup de projecteur sur un jazz d’aujourd’hui qui laisse augurer des perspectives évolutives porteuses d’avenir.

Sur Cubano-Be, Cubano Bop de Dizzy Gillespie, le chant du percussionniste Roman Diaz ravive le souvenir que l’on a des interventions vocales dont Dizzy ponctuaient ses morceaux. De la même manière les incantations du percussionniste ouvrent le grand standard écrit par Mongo Santamaria, Afro Blues. Le morceau se poursuit avec un inventif échange percussion/batterie devant les autres musiciens réunis en arc de cercle devant eux. Les hommes des peaux sont ensuite rejoints par l’orchestre tout entier. Le climat enfle, s’épaissit et dessine des textures luxuriantes évocatrices de l’Afrique originelle.

On oublie très vite le chant un brin trop léché et les interventions sans relief que Robin McKelle tente pour honorer la mémoire de la grande Ella Fitzgerald dont les performances font encore référence. Pourtant la chanteuse parvient à capter l’attention lors de son interprétation de la ballade It’s Up to Me and You qu’elle interprète en duo avec Danilo Perez. Le timbre chaleureux de sa voix font oublier le reste de sa prestation appliquée qui aurait gagnée à être plus spontanée.

Au ténor ou au soprano, Chris Potter est égal à lui-même de bout en bout du concert. Sur Off Minor, ses arrangements restituent à merveille les climats, les ruptures de rythme, les dissonances de la musique de Monk. En équilibre entre le bop et le jazz contemporain, Chris Potter excelle et fait monter la tension allant même jusqu’à parer son improvisation d’accents presque rollinsiens. Il rend ainsi un magnifique hommage à la musique de Monk qui porte en elle le ferment éternel d’un jazz moderne et évolutif.

Le moment le plus marquant du concert est sans doute le solo de Danilo Perez qui interprète Round Midnight, un des thèmes les plus connus de Monk. Un moment singulier hors du temps où l’esthétique engendre l’émotion. Le jeu délicat et minimaliste du pianiste s’éloigne sans cesse du thème qui demeure pourtant toujours présent en filigrane. L’artiste cisèle une véritable sonate crépusculaire.

On a aussi apprécié le climat que le groupe a impulsé en rappel sur « Manteca » arrangé par Avishai Cohen. Avec une belle énergie, la section rythmique chauffée à blanc restitue les couleurs cubaines premières du thème de Dizzy Gillespie. Batteur, percussionniste, bassiste et pianiste soutiennent les soufflants. La dernière intervention du trompettiste Avishai Cohen étonne et enthousiasme. On s’étonne encore de la capacité de cet artiste à sortir de son esthétique habituelle. Ses aigus et son sens du rythme impressionnent. 

Avec « Jazz 100 », le jazz centenaire baigne dans un terreau de modernité qui donne un nouvel élan aux standards éternels. Cette musique élaborée honore la mémoire des créateurs que furent Dizzy Gillespie, Thelonious « Sphere » Monk, Ella Fitzgerald et Mongo Santamaria. Moins organique mais plus léchée, elle insuffle un bain de jouvence à ces standards qui ont fondé le jazz et que l’on se plaît à écouter encore et encore. « Jazz 100 » engage à demeurer ouvert à un autre jazz, fils du premier et capable de générer un avenir créatif à cette musique éternelle. Le jazz a encore de beaux jours devant lui.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

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Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

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Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Le groove du jazz féminin « made in France »

Entourée de la génération montante des french jazzwomen, Rhoda Scott, la grande Dame de l’orgue Hammond sort son nouvel album « We free Queens » chez Sunset Records. Une musique généreuse au groove dopé par cuivres endiablés.

Après « Live at the Sunset » sorti en 2008, voici venir « We Free Queens » avec le Lady Quartet de Rhoda Scott. Il s’agit de la première production discographique du Sunset/Sunside, dirigé par Stéphane Portet. Sorti le 03 février sous le label Sunset Records, l’album est distribué par L’Autre Distribution.

Depuis 2007, année où le « Lady Quartet » est né au Sunset, Rhoda Scott aime à se produire avec trois représentantes de la nouvelle génération des musiciennes de jazz français, Sophie Alour (saxophone ténor), Lisa Cat-Berro (saxophone alto) et Julie Saury (batterie). Pour cet enregistrement, les quatre jazzwomen invitent Géraldine Laurent (saxophone alto), Anne Paceo (batterie) et Julien Alour (trompette).

On se rappelle le succès du groupe féminin lors de leur passage le 30 juin 2011 sur la scène du Théâtre Antique lors du  festival « Jazz à Vienne ». Sans sexisme, l’ensemble avait alors invité Alex Tassel (bugle, trompette). De la même manière, sur l’album « We free Queens », on observe que le groupe invite aussi un représentant masculin à les rejoindre, le trompettiste Julien Alour. Comme le dit Rhoda Scott elle-même, le groupe n’est « pas sextaire » !

Véritable légende vivante du jazz Rhoda Scott est l’ambassadrice de l’orgue Hammond depuis près de 40 ans. A chacun de ses passages sur scène, elle déclenche l’enthousiasme du public. Au-delà de ses talents de musicienne, sa simplicité et sa générosité lui attirent la sympathie de tous. A 78 ans elle a tout joué, le blues, le gospel, le jazz et aujourd’hui encore elle semble se faire plaisir avec le « Lady Quartet ».

Née le 4 juillet 1938, à Dorothy, dans l’État du New Jersey, l’américaine Rhoda Scott est organiste et chanteuse de jazz. Enfant, elle se mettait pieds nus sur l’orgue du presbytère où son père était pasteur pour ne pas abîmer le bois du pédalier. Elle a conservé cette habitude qui lui a valu le surnom de « Barefoot lady ».

On connait le souffle énergique de la saxophoniste ténor Sophie Alour qui sait aussi faire vibrer la corde de la sensibilité. On apprécie le sens de l’improvisation de la saxophoniste alto Lisa Cat-Berro qui accompagne aussi Rhoda Scott hors quartet. Julie Saury  fait preuve de finesse sur sa batterie mais soutient le swing, il est vrai que la fille de Maxims Saury a très tôt goûté à cet art.

Le répertoire de « We Free Queens » propose la tendre Valse à Charlotte écrite par Rhoda Scott, deux compositions originales de Sophie Alour, I wanna move et Joke et deux autres de Lisa Cat-Berro, Rhoda’s delight et We Free Queens tout à fait représentatif de la tonalité globale de l’album.

Du côté des reprises on n’est pas surpris de retrouver le légendaire titre de Ray Charles, What I’d say, qui termine l’album en groovant de belle manière L’alto incisif de Géraldine Laurent met le feu aux poudres et entraîne les cuivres dans une joute tonique où Julien Alour tente de sortir de la mêlée féminine envers et contre le ténor plein de rage de Sophie Alour.

Porté par l’orgue, le groupe livre une interprétation tout en souplesse du titre de Wayne Shorter, One by One. Comme on savoure les éclaircies après l’orage, on prend aussi beaucoup de plaisir à écouter le thème légendaire de Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours ? Langueur et nuances teintent cette ballade savoureuse. Les échanges entre l’orgue de Rhoda Scott et le souffle de velours du ténor de Sophie Alour ponctuent l’album d’un bienfaisant climat de douceur.

« We free Queens ». Un groove bien tempéré et équilibré qui n’oublie pas la musicalité et la finesse. Du jazz généreux à destination de tous les publics. Stimulé par les échanges des cuivres, l’orgue Hammond impulse un groove intemporel dopé aux vitamines. Derrière la musique on devine le grand sourire de Rhoda Scott qui joute avec bonheur avec la nouvelle génération du jazz féminin français.

A ne pas rater le concert de sortie de l’album « We free Queen » le 16 mars 2017 à 20h30 au New Morning. Ambiance groovy garantie.
Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Après le décès de Denise Deronzier, « Crest Jazz Vocal » est en deuil

Après le décès de Denise Deronzier, « Crest Jazz Vocal » est en deuil

Au Revoir et Merci Denise

Denise Deronzier, fondatrice et présidente d’honneur du festival « Crest Jazz Vocal » s’est éteinte le dernier week-end de janvier à l’âge de 92 ans. »Crest Jazz Vocal » est en deuil et Denise manquera à ce Festival qu’elle aimait tant.

Cette figure emblématique de la Drôme laisse un grand vide dans le cœur de celles et ceux qui ont partagé son amour pour le jazz. De Denise Deronzier, on garde le souvenir d’une femme sincère et passionnée avec qui il était bon partager et échanger autour du jazz mais pas seulement. Car en effet, soucieuse de promouvoir le jazz et ses valeurs, elle avait aussi un grand attachement aux relations humaines et à la culture en général.

Née en 1925, Denise Deronzier a contribué avec l’équipe de la MJC à la création du « Crest Jazz Festival » dont elle a été présidente durant 25 ans. Jusqu’en 2015 elle a aussi assurée la Présidence du Concours de Jazz Vocal qui participe au repérage des talents émergents. De son métier d’institutrice, Denise Deronzier a toujours gardé un grand intérêt pour la transmission et l’attention à autrui.

Avec conviction et énergie, elle s’est engagée pour que le « Crest Jazz Festival » vive sans rien avoir à envier aux plus grands. Ainsi à ses côtés on se rappelle avoir écouté à Crest quelques unes des plus grandes voix de l’art vocal mais aussi de prodigieux instrumentistes. Jon & Michele Hendricks, Diane Reeves, Betty Carter, Patricia Barber, Dee Dee Bridgewater, Tania Maria, David Linx, Claude Nougaro, Mark Murphy,  Mina Agossi, Robin McKelle, Ben Sidran, Dexter Gordon, Henri Texier, Paolo Fresu, Archie Shepp, Didier Lokwood, Eddy Louiss, Erik TruffazRay Lema, Michel Portal, Daniel Humair, Michel Petrucciani, Joachim Kühn, Ray Barretto, Martial Solal, Lee Konitz, Richard Galliano, Brad Mehldau, Tigran Hamasyan, Birélli Lagrène, et tant d’autres qu’il est impossible de tous les citer.

Outre la diffusion des artistes confirmés, Denise Deronzier a aussi participé à la découverte des talents et à la formation via les Stages et le Concours de Jazz Vocal qui constituaient des évènements dont elle était fière. D’ailleurs, même après avoir cédé sa place de Présidente du Concours de Jazz Vocal, elle a ensuite continué à assister assidûment aux concerts sur la place de l’Église de Crest. Son engagement dans le monde de la culture lui a valu d’être nommée Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres en juillet 2011. 

« Crest Jazz Vocal » est orphelin mais on ne doute pas qu’il rendra un hommage du 28 juillet au 05 août 2017 à sa fondatrice Denise Deronzier dont on garde le souvenir ému de son humour et de son rire en cascade.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Gregory Porter présente « Concord »

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« A Vaulx Jazz#30 » annonce sa programmation

« A Vaulx Jazz#30 » annonce sa programmation

30 ans de Jazz, ça se fête du 06 au 25 mars 2017 !

Trente ans, c’est l’âge de la maturité pour un festival de jazz. « A Vaulx Jazz#30 » fête cet anniversaire avec une programmation tonique, actuelle et ouverte. Le « Hors les Murs » fait résonner les accents du jazz sur tout le territoire vaudais. Le Centre Culturel Communal Charlie Chaplin propose des concerts avec des artistes de niveau international. L’esprit du Jazz demeure entier.

Le 31 janvier 2017, le Maire de Vaulx-en-Velin, Pierre Dussurgey et l’adjointe au maire déléguée à la Culture, Nadia Lakehal ouvrent la séance de présentation à la presse du trentième festival « A Vaulx Jazz », avec un hommage à Gilbert Chambouvet, le fondateur du festival et à son successeur Thierry Serrano qui a poursuivi le projet. L’équipe municipale affirme son attachement au festival qui décline ses offres en direction des amateurs férus de jazz mais aussi sur tout le territoire vaudais pour sensibiliser au jazz les citoyens de la commune de Vaulx-en-Velin.

En effet, avec le « Hors les Murs » et la programmation des concerts au « Centre Culturel Communal Charlie Chaplin » (CCCCC), « A Vaulx Jazz#30 » touche largement les amateurs de jazz mais aussi les habitants de Vaulx-en-Velin . Il est vrai que depuis l’origine, c’est le credo des organisateurs du festival que d’implanter « A Vaulx Jazz » sur tout le territoire vaudais et de s’adresser à une très large public de non-initiés, exerçant ainsi une mission pédagogique d’initiation à cette musique qui s’appelle Jazz, musique qui est loin d’être réservée à des initiés en déplaise à ceux qui le penseraient encore.

Charlène Mercier, responsable pour le deuxième année de la programmation du festival annonce avec force que pour cette trentième édition, elle souhaite avec son équipe donner un nouveau souffle au festival qui est supposé devenir biennal. Vis à vis de cette hypothèse, les élus municipaux ne se sont pas prononcé, au prétexte du contexte électoral à venir et des réductions redoutées des subventions.

Charlène Mercier rappelle que le festival « A Vaulx Jazz#30 » reste fidèle à ses fondements tels que Gilbert Chambouvet les définissait à l’origine.

Le jazz comme musique fédératrice qui permet des croisements, des rencontres et tend des passerelles vers d’autres esthétiques loin des frontières strictes du jazz. Passerelles en direction des musiques traditionnelles, électro, rock, rap, pop. C’est bien ce que fait le « Hors les Murs » mais aussi les concerts du CCCCC qui cultivent aussi cette dynamique.

Le jazz comme soutien à la création et soutien à l’émergence artistique avec de nouveaux projets et des créations qui seront proposés au CCCCC et dans le « Hors les Murs ».

Le jazz comme musique engagée en direction des minorités, comme musique de résistance contre l’exploitation humaine sous toutes ses formes.

Le jazz pour présenter aussi les grands noms du jazz connus et aimés du public. Le jazz qui demeure fidèle aux histoires engagées avec des musiciens depuis le début de l’aventure.

Si la nouvelle équipe du festival demeure impliquée dans les valeurs des origines, elle affiche la volonté de créer une nouvelle identité qui passe par un changement d’esthétique. En effet, éloignée de celle de Bruno Théry, la nouvelle ligne graphique créée par Vincent Delpeux et Pierre Raine, marque explicitement la volonté de « casser les codes ». Les oscillations, les fréquences des affiches et du logo évoquent la dimension musicale du festival. La main se tend et s’ouvre et annonce encore plus fort la volonté d’ouvrir « A Vaulx Jazz » à d’autres publics.

En 2017, le « Hors du les « Murs » assume encore sa vocation d’ouverture vers un large public et investit différents lieux. Le 09 mars sur l’Esplanade J. Duclos, le désormais incontournable « Jazz au coin du feu » avec cette année la Fanfare Fenlair et Sopaloca. Le 18 mars à bibliothèque Pérec avec le projet « Perce Plafond » les spectateurs vont vivre allongés la création du pianiste Antoine Berland et de la plasticienne Lison De Ridder. Le 23 mars au Planétarium un solo de « Bouche Amplifiée » est proposé par Antoine Mermet. Le 14 mars à la MJC de Vaulx-en-Velin le duo Watch Dog réunit Anne Quillier et Pierre Horckmans, lauréats du Tremplin Jazz Migration organisé par l’AJC.

Le « Hors les Murs » continue aussi ses partenariats en direction de La Métropole. Au Périscope et ses afters les vendredis à 00h avec le Lyonnais « Ar Ker » puis l’Allemand Lucas Koenig le 17 mars et avec le joyeux « Bo Bun for Ever » le 24 mars. A l’Épicerie Moderne le 08 mars avec un co-plateau hip-hop-soul-jazz qui réunit Charles X et Black Milk. A l’ENM de Villeurbanne le 07 mars avec « Amaury Faye Trio », lauréat du RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2016.

Sans oublier bien d’autres manifestations. Les master-class. Les expositions. Celle de la MJC avec des rétrospectives proposées par les photographes amateurs du festival. Celle de la bibliothèque Chassine centrée sur la Nouvelle-Orléans qui entre en résonance avec le « Carnaval Nouvelle Orléans » du 10 mars. L’exposition « Be Jazz! » qui présente les dessins de Lydiane Ferreri et les photos de Christophe Charpenel.

Sans oublier bien sûr le cycle Jazz et Cinéma du 03 au 13 mars au Cinéma Pathé Carré de Soie. Un biopic consacré à Ray Clarles, « Ray ». Un dessin animé avec comme prétexte un lapin pianiste, « Qui veut la peau de Roger Rabbit ». L’histoire de deux chanteuses dans le Chicago des années 20, « Chicago » et enfin la comédie musicale de Damien Chazelle « La La Land » où Ryan Gosling et Emma Stone chantent et dansent.

Les spectacles au CCCCC ouvrent le 14 mars avec le traditionnel Concert Jeune Public où l’époustouflant big-band « le Sacre du Tympan » propose un répertoire ludique centré sur les musiques de dessins animés.

Le 16 mars avec la « Soirée « Nola Spirit », le CCCCC fait un focus sur la Nouvelle-Orléans, un des berceaux du jazz. En première partie le « Zozophonic Orchestra » d’Emmanuel « Manouche » Fournier et en seconde partie de soirée le « Dirty Dozen Brass Band » qui fête ses 40 ans. La venue de cet orchestre mythique de la Nouvelle-Orléans résonne par ailleurs avec des évènements du « Hors les Murs ». L’exposition de la bibliothèque Chassine autour de cette ville phare du jazz et surtout le « Carnaval de la Nouvelle-Orléans » du 10 mars au square Casanova avec « Mardi Gro Brass Band », « Marcel Frontale » et « La Fanfare Funk ».

Pour le reste, la programmation au CCCCC se réfère aussi aux valeurs rappelées par Charlène Mercier en ouverture de sa présentation.

Le 17 mars la « Soirée Combat » présente le projet de la flutiste syrienne Naïssam Jalal avec son « Rhythms of Resistance » qui évoque la résistance du peuple syrien. Le même soir est présenté le projet « Ceramic Dog » aux sonorités rock-punk avec le trio du guitariste américain Marc Ribot qui s’insurge en musique contre le téléchargement illégal.

Le 18 mars la « Soirée Grrrlz Power » programme le groupe cosmopolite composé de « Derya Yildirim et Grup Simsek » et ses sonorités du Bosphore. C’est ensuite la force de résistance des femmes du Mali qui nourrit le spectacle des « Amazones d’Afrique » avec entre autres musiciennes, les chanteuses Mamani Keita, Kandia Kouyaté et Rokia Koné.

Le 21 mars, la « Soirée Triple salto avant » est organisée en partenariat avec le Conservatoire de Musique et de Danse de Vaulx-en-Velin. Il s’agit d’une émeute philarmonique de SEC (en grosse formation) et un groupe de cuivres et chanteurs recrutés pour jouer avec eux. Le public vivra le concert entre les deux groupes de musiciens. Durant cette même soirée on écoute le « Saint Sadrill live band » « Le Cabaret Contemporain ». La création est décidément à l’honneur.

Le 22 mars c’est la « Soirée Jazz Front ». Pour les 40 ans de l’ARFI, le Workshop de Lyon invite Jean-Luc Cappozzo. » A Vaulx Jazz » perpétue ainsi la collaboration qu’il mène depuis longtemps avec ce collectif lyonnais. La seconde partie de soirée propose une création pas encore connue du contrebassiste Avishai Cohen qui vient avec un nouveau quartet, le « Avishai Cohen’s Jazz Free ». Le festival demeure fidèle à cette star du jazz qui a déjà enflammé le CCCCC.

Le 23 mars, « A Vaulx Jazz#30 » voit grand avec la « Soirée Future Sax ». En ouverture Shabaka Hutchings qui présente le projet introspectif  « Winsdom Of Elders » avec la fine fleur des jazzmen sud-africains. Après eux, se produit la star du saxophone Steve Coleman qui vient en trio. Refusant toutes les étiquettes, ce prodigieux musicien devrait faire un tabac.

Le 24 mars, c’est la traditionnelle « Soirée Blues - De Chicago à Orlando ». Boney Fields  et Bone’s Project et Selwyn Birchwood.

« A Vaulx Jazz#30 » se termine le 25  mars avec la « Soirée - Le Verbe Haut ». D’une part le nouveau projet du rappeur et beatboxer Napoleon Maddox qui conte l’histoire de l’émancipation de ses arrière-grands-tantes sœurs siamoises et nées esclaves en 1851. Une métaphore de la vie noire aux USA. D’autre part Anthony Joseph de retour à Vaulx-en-Velin 10 ans après sa première venue. Le poète slammeur londonnien originaire de Trinidad présente son récent projet le « Caribbean Roots ».

Pour plus de détails sur le « A Vaulx Jazz#30 » qui se déroule du 06 au 25 mars 2017, rendez-vous sur le site A VaulxJazz.

Fidèle à ses valeurs, « A Vaulx Jazz#30 » présente une programmation digne d’un trentième anniversaire. Le jazz dans toutes ses dimensions, les musiques d’hier qui engendrent celles d’aujourd’hui avec le respect de cet ancrage dans la résistance aux oppressions, avec cette liberté qui lui est propre et cette ouverture vers toutes les musiques sans distinction de genre. Bref l’esprit du JAZZ dans son entièreté.

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Gregory Porter présente « Concord »

Gregory Porter présente « Concord »

Après « Revival » découvert en janvier 2020, Gregory Porter présente « Concord ». Un clip et un nouveau single de son album « All Rise » dont la sortie est annoncée pour le 28 août 2020. Un autre titre fort réussi qui permet de retrouver avec bonheur la chaleureuse voix du crooner baryton.

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