« Inspiration Baroque » par l’Ensemble AMARILLIS et Louis SCLAVIS

« Inspiration Baroque » par l’Ensemble AMARILLIS et Louis SCLAVIS

« Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis & Louis Sclavis

La rencontre de l’Ensemble Amarillis et de Louis Sclavis a généré une création intitulée « Inspiration Baroque ». L’album sorti le 08 mars chez NoMadMusic immortalise une musique d’émoi.

300-300ensemble-amarillis-e-tlouissclavis_couvDans cet opus « Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis et Louis Sclavis, deux trios coexistent. Le trio baroque Amaryllis, Héloïse Gaillard (flûtes à bec et hautbois baroque), Annabelle Luis (violoncelle baroque) et Violaine Cochard (clavecin). Le trio jazz, Louis Sclavis (clarinettes), Matthieu Metger (saxophones) et Jean-Philippe Feiss (violoncelle). Les deux formations mettent en résonance des œuvres de l’époque baroque et des compositions de Jazz européen de Louis Sclavis et Matthieu Metzger.

Durant 150 ans, en Europe, la musique baroque a transcrit l’émotion, a eu le goût du pathétique, a inventé des dissonances, des contrastes, des tensions et des ruptures. La musique improvisée européenne née au XXème siècle a inscrit l’improvisation comme un principe majeur et prône la recherche et l’expérimentation, joue beaucoup sur l’énergie et l’émotion. Ces deux musiques ont le goût du partage. La pratique du voyage leur est aussi un point commun. Rien d’étonnant donc que ces deux arts se rencontrent et échangent aujourd’hui.

Louis-et-lensemble-Amarillis-300x150L’enchaînement des morceaux concourt à mettre en évidence les points communs qui existent entre les syntaxes de cesdeux musiques. Lors du passage d’un morceau à un autre, point vraiment de démarcation mais plutôt des ponts, des similitudes, des liens même. Les musiciens en toute liberté inventent et croisent sons et partitions, alternent rythmes et fantaisies, inventent des mots nouveaux.

Les pièces de Dario Castello, Jacques Martin Hotteterre, Jean-Baptiste Barrière, Marin Marais, Georg Philipp Telemann,  Andrea Falconieri ou Henry Purcell alternent avec des morceaux écrits dans le même esprit par Louis Sclavis ou Matthieu Metzger. Les mouvements s’enchaînent en toute continuité. Les timbres des instruments anciens et modernes se combinent, certaines associations inattendues sont du meilleur effet, flûte soprano/saxophone soprano et clavecin; sopranino/haubois baroque et clarinette basse.

Tout concourt dans cet enregistrement à susciter des émotions et à toucher l’auditeur. La fantaisie de ce projet et sa liberté de ton laisse augurer de merveilleux moments d’écoute lors des concerts que vont donner ces musiciens.

A écouter le 29 juin à Lyon dans le cadre du festival La Tour Passagère.

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.

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Le Jazz de Paul Gonnet

Le Jazz de Paul Gonnet

Paul Gonnet fait rimer Jazz avec Intensité, Evasion & Partage

Les notes de jazz résonnent depuis longtemps dans la vie de Paul Gonnet. Durant son enfance et son adolescence il a découvert les différentes facettes de cet art musical toujours présent dans son univers actuel.

Attentif et curieux Paul Gonnet fréquente assidûment les concerts et les festivals qu’il chronique depuis de nombreuses années sur les radios (Trait d’Union, Fréquence Jazz, Lyon Première) et télévisions (TLM). Aujourd’hui il a intégré la rédaction de Jazz’in Lyon et continue à mettre sa plume au service du jazz.

Dans notre rubrique « En trois mots », nous tenions à présenter le regard que Paul Gonnet porte sur le jazz. Animé par un intérêt dont l’intensité ne faiblit pas dans le temps, il pratique une écoute attentive en direction de toutes les musiques du Jazz et porte un avis distancié et argumenté sur ce qu’il entend.

SDjangoRheinhardton baptême de jazz remonte à son enfance. En effet, c’est son grand-père qui a été en quelque sorte son passeur, celui qui a initié son premier contact avec le jazz et plus précisément avec la musique de Django RheinhardtStanGetz-1_1981_NV. L’adolescence l’a guidé vers d’autres mondes, celui du reggae et du funk (entre autres) et vers l’âge de seize ans il commence la pratique du saxophone. Deux grandes pointures du saxophone ténor l’ont alors interpelé, deux musiciens dont les esthétiques et les sons se situent presque aux antipodes. Stan Getz au son velouté et raffiné (« Voyage ») et ArchiShepp_couv-trouble in mindArchie Shepp au son plus rauque et plus brut (« Trouble in Mind »). C’est ensuite vers le discours plus orientalisant du  saxophoniste Yussef Lateef  (« Eastern Sound ») que son écoute est attirée.YusefLateef_EasternSounds_couv

Ce sont les concerts qui constituent aujourd’hui son mode d’écoute idéale et même s’il affectionne encore le saxophone, son instrument préféré est le piano .

Interrogé quant au style de jazz qui lui plaît actuellement, il prend le temps de réfléchir avant d’évoquer le style hard-bop tel que le pratique aujourd’hui les Messengers Legacy, ce groupe constitué d’anciens MessengersLegacy_07092015_JAV_NV_membres des Jazz Messengers d’Art Blakey. Leur concert du 09 juillet 2015 durant le Festival Jazz à Vienne l’a impressionné par la qualité et l’enthousiasme de ces musiciens qui contribuent à garder vivante l’âme de cette musique sans la dénaturer. Un revival bon teint !

Un jour de pleine forme Paul aime écouter Jimmy Smith, l’incomparable organiste, et plus précisément le CD « The Sermon ! «  (1957). Nous vous proposons une écoute du titre éponyme avec Lee Morgan (tpt), Tina Brooks (ts), Lou Donaldson (as), Jimmy Smith (org), Kenny Burrell (guit) et Art Blakey (dr). Rien de mieux qu’un tel concentré de bonne humeur et d’énergie pour doper notre forme.

Lorsqu’il lui arrive de chantonner un air, c’est du côté d’un certain Serge Gainsbourg que le conduisent les notes et plus précisément, le thème « Læticia » ou encore « Black Trombone ». Après réflexion, il évoque l’album « Utopies » du Hadouk trio dont il aime à chantonner n’importe quel titre. Nous vous proposons donc d’écouter quelques mesures de « Toupie valse » où l’on retrouve Didier Malherbe (doudouk, fl, cl, sax), Loy Ehrlich (hajouj, kora, ..) et Steve Shehan (perc). Un peu d’ethno-jazz peut-être salutaire et dépaysant !

Sans hésiter Paul propose plusieurs titres d’albums pour sensibiliser au jazz une connaissance proche de lui. Revient alors le disque « Trouble in Mind » d’Archie Shepp, déjà évoqué plus haut, mais la palette d’écoute proposée s’élargit avec l’album « Sketches of Spain » (1959) de Miles Davis et enfin le titre « Autumn Leaves » gravé sur le disque « Something Else » de Cannonball Adderley enregistré en 1958 lorsque le saxophoniste faisait partie du sextet de Miles Davis. On y retrouve, Miles Davis (tpt), Cannonball Adderley (as), Hank Jones (p),  Sam Jones (cb) et Art Blakey (dr). Là encore nous succombons au plaisir de l’écoute du standard « Autumn Leaves » immortalisé de belle manière par les musiciens cités.

Paul Gonnet n’est vraiment pas à court d’idées pour sensibiliser un néophyte et le conduire vers le jazz. Il n’est pas interdit de penser qu’il a souvent pratiqué une telle démarche. Avec un dernier CD, il se propose d’introduire le candide dans le monde du latin-jazz, celui de la salsa avec le CD « Acid » que Ray Baretto a enregistré en 1968. Nous ne pouvons pas résister à l’envie de proposer l’écoute du titre éponyme.

V.TsabropoulosPaul serait capable de se déplacer loin et même de traverser l’Europe pour rejoindre la Grèce afin d’écouter le pianiste Vassilis Tsabropoulos Imprégné de musiques traditionnelles grecques et byzantines, ce musicien a enregistré deux CD en piano solo dont le dernier « The promise » (ECM/Universal) en 2009 et il a aussi gravé deux autres opus avec Anja Lechner (violoncelle) et un autre avec Arild Andersen (cb). Ainsi Paul nous dit de nouveau son intérêt pour les musiques que l’on peut appeler musiques du monde, celles qui participent autrement dit au courant de l’ethno-jazz. Par contre il écoute rarement les musiques qui s’inscrivent dans le courant hip-hop, pas plus que l’électro-jazz ni même les musiques de tendance noise ou trash.

C’est  très spontanément qu’il formule trois noms pour inscrire à l’affiche du concert idéal qu’il aimerait voir sur scène. Il réunirait le pianiste Ahmad Jamal, le contrebassiste Dave Holland et le saxophoniste John Surman. Ce rapprochement hypothétique ferait se côtoyer des musiciens qui ont en commun le sens de l’esthétique. Un jour peut-être, qui sait …?

Avant de nous séparer, Paul accepte de définir « en trois mots » sa vision du jazz. Il associe cette musique à la notion d’intensité et envisage que le jazz soit un vecteur propice à  l’évasion et au partage. Ainsi pour lui, le jazz est dépaysement, génère le mouvement vers un ailleurs, un ailleurs qui inclut un autre avec lequel la musique se partage intensément.

Si votre « ciel de jazz » accueille toutes les musiques et les ambiances évoquées par Paul Gonnet, il n’est pas exclu que vous côtoyez prochainement les même scènes de musique que lui. Assis côte à côte, vous pourrez alors échanger vos impressions.

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.

Le pianiste McCoy Tyner est mort

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Le Jazz de Marion Tisserand

Le Jazz de Marion Tisserand

 

Marion Tisserand voit le Jazz en Lumière, Partage & Amour

 

Pour  Marion Tisserand, Jazz et Photo sont inséparables. C’est le jazz qui l’a menée sur les chemins de la photographie et aujourd’hui elle demeure fidèle à cette musique que son travail photographique magnifie.

C’est à double titre que nous nous avons souhaité présenter Marion dans le premier article de cette rubrique, « En trois mots ». D’une part elle est femme, dans le monde de la photo-jazz qui est plutôt masculin, et d’autre part elle est la lauréate du « Jazz World Photo 2016 » qu’elle a remporté avec un magnifique cliché de Renaud Garcia-Fons immortalisé lors du Crest jazz Vocal 2015. Mieux que tout discours, son site présente et valorise son travail. Précisons aussi qu’elle est nominée au titre des « Jazz Journalism Awards » dans la catégorie « Photo Jazz de l’année » avec un cliché de Marcus Miller cadré lors du festival « Jazz à Vienne » (résultats à venir le 14 juin). Ces deux reconnaissances officielles viennent saluer avec véracité un talent déjà plus que confirmé. Les deux photos évoquées figurent sur la page d’accueil du site de Marion Tisserand.

Tutu_couvSon premier contact avec le jazz remonte aux années 90 et à la découverte de Miles Davis via le répertoire de l’album « Tutu ». Elle nous précise être une absolue inconditionnelle de cet artiste (trompettiste, compositeur, arrangeur, ….) qui incarne aussi, le style de jazz qu’elle préfère.

Aujourd’hui elle affectionne l’écoute du jazz sur disque vinyle. Par contre elle privilégie l’écoute « live » pour ce qui concerne les musiques d’aujourd’hui ce qui lui permet bien sûr de profiter de la musique et de se consacrer à la photographie des musiciens sur scène. Interrogée quant à son instrument préfèré, elle cite sans hésiter la contrebasse. Il serait tentant de dire que l’instrument lui rend la politesse au regard des lauriers reçus avec la photo de Renaud Garcia-Fons et sa contrebasse.

Red&BlackLight_couvLes jours de pleine forme, elle fait tourner en boucle un des deux derniers albums de Ibrahim Maalouf, « Red & Black LIght ». A n’en pas douter la journée d’ouverture du 28 juin que le Festival « jazz à Vienne » 2016 consacre à cet artiste va prodiguer à Marion l’occasion de cibler le trompettiste dans son objectif. S’il lui arrive de chantonner un air à Aurora_A-Cohen_couvun moment ou à un autre de sa journée ce peut être « Moretika » un titre du CD « Aurora » d‘Avishai Cohen (le contrebassiste) à moins que ce ne soit un des multiples thèmes d’Ibrahim Maalouf ne l’habite ou encore un des nombreux titres de Miles.

Questionnée quant à la manière qu’elle adopterait pour TrioInTokyo_MPetrucciani_couvsensibiliser une personne de son entourage au jazz, elle envisage deux options. Soit faire écouter l’album « Trio in Tokyo » de Michel Petrucciani enregistré en 1997 avec Steve Gadd et Anthony Jackson. Soit engager la personne à assister un concert d’électro-jazz, comme par exemple une prestation d’Eric Truffaz ou de Julien Lour120_Truffaz-2au. Elle a souvent ainsi procédé avec ses proches et elle nous garantit que cela fonctionne pratiquement à tous les coups.

120_Avishai NB_modifié-1Marion Tisserand a déjà eu l’occasion de photographier de nombreux artistes des scènes jazz mais elle serait prête à se déplacer très loin pour écouter et capter l’essence de la musique d’Avishai Cohen (le trompettiste), Renaud Garcia-Fons et Ibrahim Maalouf  Aujourd’hui c’est sans doute le jazz manouche qui attire le moins son attention.

En fin d’entretien, Personnal Mountains_KeithJarrett_couvnous demandons à Marion de nous indiquer ses trois albums fétiches. Pour faire suite avec ses propos précédents, elle désigne « Tutu » de Miles Davis, « Trio à Tokyo » de Michel Petrucciani et rajoute l’album « Personal Mountains » de Keith Jarrett.

Nous proposons ensuite à Marion d’imaginer l’affiche d’un concert idéal qu’elle souhaiterait voir se réaliser sur scène demain. Sa réflexion est rapide : réunir sur le même plateau Erik Truffaz, Ibrahim Maalouf et Avishai Cohen (le trompettiste). Ainsi le concert rassemblerait quelques-uns des musiciens qu’elle apprécie aujourd’hui et sans doute verrons-nous prochainement des clichés des deux premiers musiciens  cités puisqu’ils seront présents dans l’édition du Festival Jazz à Vienne auquel Marion Tisserand est fidèle. A ce propos il est tout à fait intéressant de revoir et écouter le reportage publié sur CultureBox et réalisé en 2015 par Odile Morain, « Jazz à Vienne : Marion Tisserand, le marathon d’une photographe indépendante ».

Nous tenons à remercier Marion Tisserand de nous avoir permis d’utiliser ses photographies d’Avishai Cohen et Erik Truffaz pour illustrer cet article.

Avant de nous quitter, Marion accepte de nous confier les « trois mots » qu’elle emploierait pour définir sa vision du jazz. Sa réponse fuse. Au mot mot jazz elle associe celui de la lumière, ses ombres, ses contre-jours et ses contrastes, celui de partage qui existe entre le public, les musiciens et les photographes enfin celui de l’amour, son amour pour cette musique, mais aussi celui qu’elle dit devoir au public et aux musiciens. Ses photos se font l’écho de cette conception.

Vous croiserez sûrement Marion Tisserand et son matériel photo lors concerts jazz de la région. A vous de la reconnaître !

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.

 

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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« Take me to the Alley » de Gregory Porter,

« Take me to the Alley » de Gregory Porter,

« Take Me to the Alley », le nouvel opus de Gregory Porter

En 2016 Gregory Porter revient avec « Take Me to the Alley », un album qui met une nouvelle fois en évidence son talent inné pour transcender les genres, blues, soul, gospel, jazz. La voix de baryton du chanteur résonne sur douze nouveaux titres.

GregoryPorter_couvtake-me-to-the-alley-coverAprès « Water » (2010) et « Be good » (2012) et le succès phénoménal de « Liquid Spirit », son premier disque sur Blue Note en 2013, Gregory Porter est retourné en studio à New-York pour réaliser « Take me to The Alley » (Blue Note/Universal), toujours avec le soutien de son fidèle producteur Kamau Kenyatta.  Il a enregistré avec le noyau dur de son groupe, le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott. Le disque bénéficie également des participations de la chanteuse Alicia Olatuja, du trompettiste Keyon Harrold et de l’organiste Ondrel Pivec.

Douze nouveaux titres baignés du timbre chaud et sensuel de ce chanteur. Sur plusieurs morceaux il dit son engagement personnel. Le disque ouvre avec « Holding On », un morceau qu’il a déjà enregistré avec « Disclosure », le groupe d’électro britannique. Cette version, loin des climats imprégnés de la culture DJ, sonne de manière plus sereine et aérée. Le solo de trompette est redoutablement efficace.

Le titre éponyme, « Take me to the Alley », au climat très apaisant a été écrit lors de la visite du Pape François à New York, Gregory Porter évoque l’aide que sa mère avait l’habitude d’apporter aux nécessiteux et nous invite à accorder notre attention aux personnes qui en ont le plus besoin. Alicia Olatuja y assure les chœurs. C’est encore sa mère que le chanteur évoque dans « More Than a Woman« , une ballade émouvante où l’artiste rend hommage à Ruth Porter (sa mère) et la remercie pour l’amour et le soutien qu’elle n’a cessé de lui apporter tout au long de sa vie. Écoutons quelques accents de ce titre :

Vient ensuite d’une chanson débordante d’optimisme, « In Heaven » écrite par sa cousine Darlene Andrews et chantée par famille Porter lorsqu’un de ses membres vient de disparaître.

Sur l’album, le chanteur a aussi écrit deux chansons en pensant à Demyan, son fils âgé de trois ans. Sur « Day Dream », il évoque les trésors d’imagination que l’enfant déploie lorsqu’il joue. L’accompagnement subtil du pianiste est remarquable. Le second titre écrit par Gregory Porter pour son fils s’intitule « Don’t Lose Your Steam ». Bluesy en diable, le titre est porté tant par la voix du chanteur que par le groove inaltérable de l’orgue.

Les convictions politiques et sociales de l’artiste affleurent dans plusieurs morceaux de l’album, outre le titre éponyme déjà évoqué plus haut. Sur « Fan the Flames »,  un rythme hard-bop tonique, le chanteur nous engage à lutter contre les injustices et à protester tout en demeurant pacifique. C’est ensuite un regard  vers ses racines que porte Gregory Porter avec « French African Queen » au groove déchaîné.Gregory Porter_

Dans « Insanity » Gregory Porter adresse une prière à une femme aimée, pour qu’elle ne l’abandonne pas. Et bien sûr arrive la passion amoureuse et ses déboires avec « Consequence of Love », une ballade sensuelle où le chanteur évoque, avec le renfort de la voix d’Alicia Olatuja et de l’orgue, le caractère irrationnel et puissant du sentiment amoureux. Décidément l’amour, toujours … avec la lamentation teintée de bleu d’un saxophone qui pleure.  Sans doute ces accents mélancoliques sont-ils un peu convenus, mais il est parfois difficile de résister à de telles complaintes.

Le titre « In Fashion » est un peu en rupture avec l’ensemble du disque avec piano et batterie qui occupent les avant-postes. Cette chanson s’adresse aux « victimes de la mode ». Que ceux qui se sentent visés … écoutent !

Avec cet album Gregory Porter se veut le porte-voix de notre époque tout en faisant preuve de la plus grande fidélité à l’égard de la tradition jazz et soul. Peut-être un tantinet plus posé que les précédents albums, « Take me to the Alley » laissera-t-il les amateurs de groove déchaîné un peu sur la réserve mais à tous les coups ils aimeront la teinte soul-bluesy beaucoup plus prégnante dans cet opus. Pour ceux qui veulent en savoir plus cet artiste, rien de mieux qu’un petit clic vers le site de l’artiste.

Immersion à prévoir dans le monde musical de Gregory Porter lors de la soirée du 11 juillet sur la scène du Théâtre Antique de Vienne puisque le chanteur se produira, dans le cadre du « Festival Jazz à Vienne ». Nul doute que le chanteur saura encore une fois rallier tous les publics pour cette première partie d’une soirée prometteuse qui célèbre le 75ème anniversaire de Chick Corea.

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Lancement du Jazz Day 2016 à Lyon

Lancement du Jazz Day 2016 à Lyon

Lancement du « Jazz Day » à l’Alliance Française

C’est à l’Alliance Française de Lyon, labellisée par l’Unesco, que s’est déroulé le lancement du « Jazz Day » 2016. Le lycée Lumière de Lyon a ouvert le feu d’artifice musical de cet évènement.

De nombreux responsables d’évènements ont rejoint les organisateurs de cette Journée Internationale du Jazz. Après une présentation synthétique et dynamique de l’origine et des objectifs de ce « Jazz Day » organisé jazz-day-2016-568x852-200x300par « Jazz à Vienne » sur le territoire métropolitain, Benjamin Tanguy a remercié l’ensemble des acteurs participant à l’organisation de cette manifestation. Outre les responsables des espaces privilégiés accueillant régulièrement la vie du jazz au quotidien, il a mis l’accent sur l’accueil fait au jazz dans des lieux où cette musique pénètre rarement, tels les EHPAD(s) du territoire métropolitain. C’est bien là un des buts majeurs de cette journée telle qu’elle a été profilée par l’UNESCO, objectiver le jazz comme véhicule d’un lien social, un art qui vit de l’échange et promeut la mixité et la liberté.

L’ouverture de la journée s’est faite en musique, avec dix-neuf élèves du Lycée Lumière de Lyon ont présenté un projet musical sur le thème du jazz mis en place sous la direction de Jean-Luc Hyvoz, professeur de musique de ce lycée. Visiblement la motivation et l’implication était grande parmi ces jeunes gens. Neuf grands thèmes de jazz et des formations de taille variées, JazzDay_Morjana-Julien_30042016_NVdu duo au chœur des terminales L.

La séance ouvre par « Cantaloupe Island », comme un clin d’œil à Herbie Hancock (à l’initiative de cette Journée Internationale du Jazz), avec Jiulia, Lucas et Corentin. Tous les lycéens ontvaincu leur trac (visible) pour donner le meilleur d’eux-mêmes et offrir des interprétations soignées. Certains de ces « musiciens en herbe » JazzDay-choeur-lycee.Lumiere_30042016_NVsont multi-instrumentistes mais il s’est sans doute agi d’un challenge pour eux que de s’essayer à cette musique, pas forcément familière à leurs oreilles (ces mêmes élèves travaillent actuellement Mozart). Nous retenons le duo de Mathéo (b) et Candice (voc) qui ont interprété « Spain » de Chick Corea. Peut-être avaient-ils écouté la version d’Al Jarreau. Le concert s’est terminé avec « Autum leaves » joué par Morjana, Mathéo, Senthuuran et Julien.

JazzDay_D-Peyreplane_30042016_NVLa séance d’ouverture du « Jazz Day » a pris fin avec le vernissage de l’Expositon « Pays’JAZZ » de Daniel Peyreplane dont les photographies font le plaisir des amateurs de photos jazz. Les clichés exposés nous promènent dans des paysages où le jazz s’invite, paysages divers et surprenants pour certains. Ce qui demeure par contre une certitude, c’est la qualité du regard photographique de cet « homme au chapeau » dont la silhouette et les clichés nous sont familiers et précieux. L’exposition reste ouverte au public pendant tout le mois de mai à l’Alliance Française. Ne ratez pas le cliché de Mathias Eick ! Il vaut le détour.

La pluie s’est invitée à la fête mais pluie du matin n’arrête pas le pèlerin de Jazz. Au regard du large choix d’évènements proposés pour ce « Jazz Day », il est certain que les uns, les unes et les autres auront trouvé leur bonheur au gré de leurs déambulations diurnes et noctures … et seront de nouveau de la fête dans un an.

 

 

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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« Autour de Chet », l’album

« Autour de Chet », l’album

« Autour de Chet » un album comme un hommage

Star de son vivant, le trompettiste et chanteur de jazz, Chet Baker, a atteint le statut d’icône après sa mort. Les plages de l’album « Autour de Chet » font résonner aujourd’hui des compositions qu’il a jouées et rejouées.

On tient à saluer l’album « Autour de Chet » (Decca/Universal) sorti le 29 avril et réalisé par Clément Ducol avec des duos de trompettiste/chanteur(se) réunis autour d’un solide quartet comptant Bojan Z au piano, Cyril Atef à la batterie, Christophe Minck à la basse et Pierre-François Dufour à la batterie et au violoncelle. Cet opus présente la vision musicale de musiciens d’aujourd’hui pour qui Chet Baker est une référence.

A l’origine inscrit dans le style west-coast des années cinquante, Chet Baker avait alors le visage d’un ange beau et Chet Baker_150désenchanté comme le fut celui de James Dean. Après une période de vie ravagée par les excès et les addictions, il a repris une seconde carrière de 1975 à sa mort tragique en 1988. S’il n’était plus physiquement le même, sa musique aussi s’était transformée. Chargée d’émotion, elle restituait, ses questionnements, ses errances, sa quête. Son souffle et sa voix nous bouleversaient. Sa musique devenait l’incarnation même de la nostalgie. Ses notes bleues ponctuaient le silence dont il se jouait. Le souffle devenait soupir, la voix se brisait. Son visage crépusculaire et parcheminé, évoquait celui d’un indien qui aurait parcouru les sentiers d’une guerre qu’il livrait avec lui-même. Autour de Chet la légende prenait forme.

Si Chet Baker n’a jamais été un virtuose, il a pourtant toujours suscité l’enthousiasme. Crooner autant que trompettiste, Chet a affirmé son identité musicale : un jeu ourlé de pudeur et de retenue, entre retrait  et distance, introspection et confidence. C’est ainsi que des générations se sont imprégnées des compositions qu’il n’a eu cesse de rejouer. Aujourd’hui encore, le musicien continue à murmurer ses poèmes musicaux dans l’inconscient collectif où il se projette tel le funambule lunaire qu’il a toujours été. Tous ses morceaux portent son empreinte et il est difficile de les écouter joués par un autre.couv-autour_de_chet

L’intérêt majeur de l’album « Autour de Chet » est de projeter l’univers de Chet Baker dans la sphère du XXIème siècle. Sur l’opus, la trompette est tenue par six musiciens différents : Luca Aquino, Stéphane Belmondo, Airelle Besson, Benjamin Biolay, Alex Tassel et Erik Truffaz. De la même manière, le chant est incarné par plusieurs voix : Hugh Coltman, Piers Faccini, Elodie Frégé, Ibeyi, Caméliana Jordana, Yael Naim, Sandra Nkake & Charles Pasi. Les associations trompettiste/chanteur(se)s quelquefois inattendues parviennent à imprimer des ambiances très singulières, quelquefois très inspirées. Les arrangements musicaux sont soignés et les choix d’orchestration varient.

Point de trompette sur les thèmes interprétés par Yaël Naïm et Pasi. Option musique de chambre, juste la voix de Yaël Naïm et les cordes pour le titre d’ouverture, l’incontournable My Funny Valentine repris dans une version rubato introspective. Pasi choisit une ambiance blues pour interpréter It could happen to you où voix et harmonica balancent entre pudeur et entrain.

Les autres thèmes proposent des duos trompette/voix. Le monde du blues émarge de nouveau dans l’interprétation désabusée et déchirante que Hugh Coltman (voc) et Erik Truffaz (tpt) donnent de Born to be blue.

Avec Airelle Besson (tpt) et Sandra Nkake (voc), deux femmes explorent les profondeurs de la nostalgie et s’abandonnent avec retenue sur un Grey December teinté d’un sépia digne des années 50. La trompette d’Airelle Besson et la voix mate et très souple de José James s’accordent en contrepoint pour un Nature Boy mystérieux. C’est un Let’s get lost très cinématographique, minimaliste et romantique qu’interprètent Rosemary Standley (voc) et Luca Aquino (tpt), avec en toile de fond l’univers de Chet. Le même Luca Aquino rejoint Piers Faccini (voc) pour une version « comptine » du morceau A Taste of Honey qui nous entraîne dans les coulisses d’un étrange théâtre d’ombres. Elodie Frégé (voc) et Alex Tassel (tpt) choisissent le parti d’un swing délicat et tendre pour reprendre But not for me qui se promène dans une atmosphère que Marylin n’aurait pas renié. Ibeyi et les jumelles Diaz joignent leurs voix à celle de la trompette de Benjamin Biolay pour un Moon and Sand chaloupé et plein de langueur.

Frisson garanti avec le duo Camelia Jordana (voc) et Erik Truffaz qui nous attirent dans un monde teinté de désenchantement avec un lancinant et désespéré The Thrill is gone.

« Autour de Chet »… un album qui colle à l’image de son inspirateur dont le profil bleu orne la pochette du disque avec bonheur. L’essentiel est restitué. L’émotion affleure tout au long de ces dix moments précieux que chacun goûtera avec sa propre sensibilité.

Et pour comble, la seconde partie de la soirée du 29 juin sur la scène du Théâtre Antique de Vienne sera l’occasion de déguster quelques-unes de ces atmosphères. En effet, Jazz à Vienne propose une soirée « Hommage à Chet Baker » avec Piers Faccini (g, voc), José James, Sandra Nkaké, Camelia Jordana, Yael Naim (voc), Erik Truffaz, Airelle Besson, Stéphane Belmondo (tp), Bojan Z (p), Cyril Atef (dms), Christophe Minck (b), Pierre-François Dufour (dms, vlc), Quatuor à cordes, Clément Ducol (dir). 

Toutes les informations à retrouver sur le site du festival Jazz à Vienne. Il reste les dix titres de l’album « Autour de Chet » pour illuminer les nuits à venir.

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.

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Auditorium de Lyon Saison 16/17

Auditorium de Lyon Saison 16/17

Jazz & Musiques du Monde à l’Auditorium de Lyon en 2016/17

A l’Auditorium Orchestre National de Lyon, huit concerts « Jazz & Musiques du Monde » sont reconduits pour la saison 16/17. La fréquentation des spectateurs donne raison à cette institution au dynamisme avéré.

425-205_visuel-AONLLe public cautionne les choix de programmation de cette grande maison incontournable dans le paysage lyonnais. C’est ainsi que huit concerts « Jazz & Musiques du Monde » sont programmés en 16/17 à l’AOL, soit deux de  plus que durant la saison 15/16. La nouvelle est réjouissante et la teneur des concerts proposés est plus qu’alléchante.

L’équipe de Direction, Jean-Marc Bador et Leonard Slatkin, a travaillé avec celle de « Jazz à Vienne ». La programmation fait aussi écho aux évènements de la propre programmation de l’Auditorium. Avec un festival Russe organisé cette année et les Happy Days perpétués pour la troisième année avec ses propositions innovantes.

En 2016, quatre spectacles :

  • Le 17/10/15 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne et Rhino Jazz(s) Festival
    • Hiromi The Trio Project : retour de la tonique pianiste japonaise entourée de Anthony Jackson à (basse) et Simon Phillips (batterie)
  • Le 13/11/16 à 16h, une coproduction Jazz à Vienne
    • Joshua Redman & Brad Mehldau Duo : dialogue de deux fortes personnalités du saxophone et du piano
  • Le 19/11/16 à 20h, dans le cadre du Festival Russe organisé par l’Auditorium –Orchestre national de Lyon
    • Musiques Populaires Russes : cinq spécialistes des traditions populaires russes avec la chanteuse Larissa Souldina accompagnée du quatuor Phoenix
  • Le 13/12/16 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
    • Paolo Fresu / Trilock Gurtu / Omar Sosa : un kaléidoscope sonore offert par les trois leaders charismatiques qui font unissent leurs talents et leurs instruments (trompette, piano et percussions)

En 2017, quatre concerts :

  • Le 07/01/17 à 20h30, dans le cadre des Happy Days
    • Negro Spirituals : le chœur Sweet Witness sous la direction de Pascal Horecka pour un voyage dans les standards du répertoire gospel, Oh Happy Day, Glory Glory, etc…
  • Le 13/01/17 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
    • Dhafer Youssef quartet : vocaliste et oudiste, ce passeur de culture revient pour son nouveau répertoire avec Aaron Parks (piano) et Ben Williams (contrebasse)
  • Le 05/02/17 à 16h, une coproduction Jazz à Vienne et Saint Fons Jazz Festival
    • JAZZ 100 HOMMAGE à Thelonious Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald pour leur centième anniversaire : le pianiste Danilo Pérez remarqué par Dizzy à 24 ans, a joué avec lui très longtemps. Monk a aussi influencé son style. Il convie à ses côtés des grands de la scène jazz actuelle, Chris Potter (ts), Avishai Cohen (tpt) et Robin McKelle (voc) qui se fera l’écho de la voix de la grande Ella.
  • Le 12/05/17 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
    • Bobby McFerrin and Spirityouall : le chanteur renoue avec les racines noires de la musique américaine dans laquelle il instille toutes les influences glanées précédemment. Il présente le nouveau répertoire de son disque « Spirityouall ».

Dans le cadre des spectacles proposés en direction du Jeune Public, une autre proposition réjouissante est organisée par l’Auditorium de Lyon organise en complicité avec Jazz à Vienne, le Carnaval Jazz des Animaux interprété par « The Amazing Keystone Jazz Big Band », les 24  &  25 février 2017.

Il est par ailleurs intéressant de noter qu’une autre passerelle est activée par l’Auditorium en direction des Musiques Électroniques avec un concert organisé au Périscope par le Périscope et la S2M (Scènes des Musiques Métropolitaines).

Bien sûr la rentrée de cette saison est encore loin mais il est toujours bon d’anticiper pour ajuster les agendas. Pour cela et pour plus de détails sur cette programmation Jazz & Musiques du Monde, rendez-vous le site de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon.

La saison 16/17 de l’Auditorium réjouit comme nous les amateurs de Jazz et de Musiques du Monde avec une programmation qui réunit des grands noms de ces styles et des découvertes innovantes.

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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Jazz à Vienne 2016

Jazz à Vienne 2016

Du 28 juin au 15 juillet 2016, Jazz à Vienne 2016 #36

Très centrée sur les fondements du jazz, l’édition 2016 de « Jazz à Vienne » propose une programmation ambitieuse qui réunit principalement des artistes inscrits au cœur des jazz. Les genres et styles explorés devraient plaire à toutes les générations et réunir les publics.

Cordes vocales et cordes de guitares résonneront dans le Théâtre Antique. Au programme, découvertes, rencontres et métissage.

JazzaVienne-350-263Ainsi, l’affiche artistique proposée en 2016 devrait permettre à ce festival d’effacer la baisse de fréquentation connue en 2015. En effet, cette année les organisateurs ambitionnent de rallier les 3 termes de l’équation « satisfaction du public/qualité artistique/rentabilité ». Aux côtés du nouveau directeur Samuel Ribier, Benjamin Tanguy assure la coordination artistique. Présent dans le staff de programmation depuis de nombreuses années (Scènes de Cybèle, Club de Minuit et de Caravan’Jazz, …) il œuvre aux côtés de Jean-Paul Boutellier, Jean-Pierre Vignola et Reza Ackbaraly.

Certes la scène innovante du Jazz Mix sous le Magic-Mirror disparaît dans sa forme originelle, mais le festival propose deux jours supplémentaires et délocalise la scène du JazzMix les 14 & 15 juillet sur les scènes de Cybèle où la dynamique artistique et « l’esprit JazzMix » sont conservés. Ainsi nous retrouvons ces mélanges musicaux si appréciables où les musiques traditionnelle, électronique et classique côtoient et pénètrent le jazz pour mieux le renouveler.

Au Théâtre Antique, seize jours de programmation. Icônes du jazz, interprètes confirmés, nouveaux talents et soirées festives avec des stars internationales, il y en aura pour tous les goûts.

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L’Ouverture du festival

Elle est confiée à Ibrahim Maalouf qui a déjà chauffé à blanc les gradins les années précédentes. Le matin du 28 juin il propose le rituel Spectacle Jeune Public à destination des enfants des classes primaires. Le trompettiste tient aussi l’affiche des deux parties de la soirée du 28 juin puisqu’il a le privilège de présenter sur scène ses deux projets, Kalthoum et Red & Black Light dont les opus éponymes sont sortis le 25/09/15. Ibrahim Maalouf présente deux facettes de son art et rend hommage aux femmes.

Les Soirées Hommage

couv-autour_de_chetDans l’esprit de l’opus « Autour de Chet » (parution chez Decca/Universal le 29/04/16), quelques-uns des trompettistes et chanteurs/chanteuses présents sur le disque sont réunis pour la soirée 29 juin autour des titres fétiches du trompettiste disparu pour un Hommage à Chet Baker. La première partie de soirée voit le retour du quartet d’Erik Truffaz qui invite Oxmo Puccino.

Le 06 juillet a lieu l‘Hommage à Django Reinhardt avec le Gypsy Unity d’Angelo Debarre en ouverture puis l’Amazing Keystone Big Band qui invite le saxophoniste James Carter et le guitariste Stochelo Rosenberg pour leur « Djangovision » grand format.

Soirées Anniversaireta_chick_corea

A l’occasion des 75 ans de Chick Corea un plateau de pointures du jazz est réuni le 11 juillet autour du pianiste : Wallace Roney (trompette), Kenny Garett (saxophone alto), Christian McBride (contrebasse) et Marcus Gilmore (batterie).

randy_westonRandy Weston, pianiste et compositeur depuis longtemps reconnu comme un géant du jazz moderne a exploré longuement ses racines africaines. Pour honorer ses 90 ans, « Jazz à Vienne » l’invite le 04 juillet. Il vient en quintet avec trois invités africains, Cheick Tidiane Seck, Ablaye Cissoko et Mohamed Abozekry. Le premier set est assuré par la fille de Nina Simone, Lisa Simone qui présente en quartet son projet teinté de soul, « All Is Well ».

Les cordes des guitares

john_mclaughlinmontage-scofield-mehldau-guilianaLe 07 juillet, un double plateau présente successivement sur scène John Scofield et John McLaughlin. L’ouverture de soirée revient à John Scofield qui se produit en trio avec Brad Mehldau au piano et le batteur Mark Guiliana. John McLauglin joue ensuite avec son groupe 4th Dimension où nous retrouvons Etienne Mbappe (guitare basse), Gary Husband (keyboard, percussions) et Ranjit Barot (percussions) pour une immersion dans le monde de « Black Light », son dernier opus.

Les voix

diana_krall_c_bryan_adamsLe 05 juillet, nous retrouvons la chanteuse et pianiste Diana Krall précédée par un premier set confié au chanteur Hugh Coltman qui interprète le répertoire de son opus « Shadows – Songs for Nat King Cole ».

Le 09 juillet, la scène appartient aux voix féminines avec la succession de trois plateaux. Lisa et Naomi Diaz, filles du percussionniste cubain Anga Diaz, plus connues sous leur nom de scène Ibeyin (« jumelles » en langue yoruba), présentent le répertoire de leur opus éponyme, évoluant entre negro-spiritual, électro et hip-hopesperanza-spalding-janus-image_credit-holly-andres. Esperanza Spalding délaisse la contrebasse pour la guitare basse et produit son nouveau projet « Emily’s D + Evolution » (paru le 04 mars 2016 chez Decca/Universal) qui devrait en surprendre plus d’un. Elle. La soirée se termine entre pop, folk et jazz avec Yael Naim.

Le 11 juillet, le premier Gregory Porterset de la soirée « Anniversaire de Chick Corea » est confié à la voix soul de Gregory Porter qui devrait présenter le répertoire de son dernier opus « Take me to the Alley » (parution le 06/05/16 chez Decca/Universal).CecilMcLorinSalvant_300px_09072013_JAV_NV

Le 12 juillet, la merveilleuse chanteuse Cécile McLorin Salvant nous revient en quartet avec ses musiciens américains. L’amour et le plaisir sont au cœur de « For One To Love », son dernier opus paru le 08/09/15 chez Mac Avenue/Harmonia Mundi. Place ensuite à la soul musique avec le chanteur Seal.

A découvrir

Le 08 juillet, deux voix pas banales, Celle d’Imelda May, entre blues, rock et jazz et celle de Beth Hart, plus corsée et éraillée.

Musiques du Monde et Musiques Actuelles

goran-bregovic_c_breganoveslikebabicUn peu éloigné de la cible « jazz pur jus », le chanteur et guitariste Sanseverino vient présenter le répertoire de son dernier album « Papillon » en ouverture de la soirée du 01 juillet. Il cède la plateau au guitariste et compositeur Goran Bregović qui revient enflammer les gradins du Théâtre Antique avec la musique des Balkans portée par son orchestre des Mariages et Enterrements, format réduit (le Small Band).

pinkmartini_c_chris_hornbeckerLe 30 juin une soirée paillettes et danse. Le style musical un peu rétro du groupe américain Pink Martini oscille entre jazz, musique latine et lounge avec China Forge et Strom Large qui se partagent le chant. La soirée se termine avec Caravan Palace, groupe français de musique électro-swing qui devrait être accueilli avec chaleur pour l’humeur festive de leur répertoire.

Les Soirées à thème.

Les amoureux du style se retrouvent le 02 juillet pour une Soirée Funk qui fait découvrir un prodige multi-instrumentiste et vocaliste, Jacob Collier et propose des retrouvailles avec Nile Rodgers.

Les spectateurs présents dans les gradins le 10 juillet vont sans doute unir leurs voix à celles du groupe louisianais Joyful et de Tonya Baker qui animent la Soirée Gospel.

La rituelle All Night Jazz débute le 13 juillet et se termine le lendemain à l’aube. Sonnox3_19032015_AVJ_NV programme alléchant présente diverses facettes du jazz. Nox.3, le groupe lauréat du RéZZO FOCAL à Vienne de 2015, Robin McKelle ROBIN MC KELLEqui nous promène entre soul jazz et pop, un groupe de musiciens qui ont tous joué avec James Brown, The J.B. Original James Brown band, la voix pleine de ferveur de Faada Freddy, le souffle inépuisable du saxophoniste Kamasi Washington qui avait créé le buzz en 2015 avec son double album « The Epic » et enfin le claviériste multi-instrumentiste Cory Henry, pilier du groupe Snarky Puppy, se produit avec les The Funk Apostles.

buddy_guy_c_josh_cheuseC’est le chanteur et guitariste Buddy Guy qui est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival avec la Soirée Blues du 15 juillet. Sur scène il sera précédé de la chanteuse Shakura S’Aida et du chanteur guitariste Selwyn Birchwood.

Bien sûr et comme tous les ans, le Festival Jazz à Vienne c’est aussi :

  • une journée organisée en collaboration par Jazz à Vienne et le Rhino Jazz’s) Festival. Cette année elle a lieu le 03 juillet et commence à 12h30 sur les scènes de Cybèle pour se terminer au Théâtre de Vienne. Centrée sur les relations entre la danse et le jazz, elle s’intitule Jazz & Dance Connection et permet à tous les spectateurs d’assister gratuitement à l’ensemble des spectacles, de place en place de rue en rue jusqu’au théâtre,
  • le Club de Minuit continue à proposer des concerts en libre accès dans le Théâtre de Vienne. En lien avec l’hommage à Django commencé au Théâtre Antique le 06 juillet, le Club de Minuit affiche le Trio de James Carter et son programme « Django Unchained »,
  • les Scènes de Cybèle et ses concerts gratuits sur pour découvrir la nouvelle génération du jazz, les Big Bands et les groupes sélectionnés pour Tremplin National, RéZZo FOCAL Jazz à Vienne,
  • l’Académie de Jazz à Vienne qui aborde sa 23ème édition,
  • la Caravan’Jazz avec The Steady Rollin’men et ses étapes dans les communes de l’agglomération viennoise,
  • les Lettres sur Cour avec des auteurs du monde entier. Notons le 05 juillet la lecture par Miguel Gonzalez d’extraits de « Chet Baker, (Déploration) » de Zéno Bianu avec David Enhco (tp) Florent Nisse (b).
  • les Musaïques, ses concerts et cette année un Brunch réunionnais au Musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal-Vienne,
  • les Résonnances Métropolitaines avec RhinOversize sur Saint Etienne Métropole, et 5 Cartes Blanches au Périscope à Lyon.

Cette programmation n’est pas exhaustive. Pour tout savoir sur le Festival Jazz à Vienne 2016 et pour organiser au mieux votre agenda et vos concerts, nous vous engageons à vous connecter sur le site http://jazzavienne.com/festival.

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Chet Baker (Déploration)

Chet Baker (Déploration)

Chet Baker (Déploration) de Zéno Bianu

Entre éloge et hommage, le livre « Chet Baker (Déploration) » résonne comme une confidence murmurée.

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Je souhaite évoquer le livre « Chet Baker (Déploration) » édité au Castor Astral (Edition 2008 & 2015, ). Je l’ai reçu en cadeau d’un être cher qui connait bien mes préférences musicales et mon goût pour la poésie. En même temps que le livre, je découvrais l’auteur. Zéno Bianu auteur multiforme interroge la poésie, le théâtre et l’orient. Dans l’ouvrage l’auteur restitue l’essence même de la musique du trompettiste. Dans sa préface, Yves Buin explicite la démarche du poète qui a « recherché et retrouvé Chet dans l’espace du naufrage pour nous le rendre innombrable  » (p16).

Le monologue poétique de Zéno Bianu imagine la pensée du musicien à l’instant de sa chute fatale, une pensée qui prend la forme d’une introspection rétrograde sur ce qu’a été sa vie, sa non-vie, sur le sens de sa musique. Chet nous parle. Les vers se déroulent comme un contenu musical. Ils résonnent comme une résurgence de son phrasé, un écho de sa musique. Même sensibilité, même contenu émotionnel. L’écriture très riche nous promène dans des entrelacs délicats et nostalgiques. La tension des rythmes parvient à nous bouleverser tout autant que le souffle du musicien le faisait. Même déclenchement d’émotions, même chavirements irrésistibles.

« je joue au bord du silence

chaque note a sa pesanteur

son apesanteur particulière

je ne bavarde jamais

je n’aime pas le brio

le brio c’est toujours l’ego

et ses vieilles lunes

je préfère jouer vers autrui vers l’autre

rendre sereinement mon cœur

oui

ma musique s’envole vers autrui

c’est un art de l’envol quoi d’autre » (p61)

Zeno Bianu fait résonner les notes bleues que Chet Baker faisait vibrer et on déplore plus encore aujourd’hui que cet artiste nous ait quittés. Après une première dévoration rapide du texte, il m’est apparu essentiel de relire les vers comme on réécoute un disque. Lire à haute voix s’est imposé comme une incontournable nécessité pour mieux l’écouter sonner et la partager.

Rien n’empêche de lire « Chet Baker (Déploration) » en écoutant la musique de Chet Baker pour mieux encore se laisser pénétrer par la poésie indicible de Zéno Bianu.

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Nuits de Fourviere 2016

Nuits de Fourviere 2016

 2016, le Festival international de la Métropole de Lyon a un nom …les « Nuits de Fourvière »

Après la flamboyante édition anniversaire de 2015 qui célébrait les spectacles de 70 étés dans les théâtres antiques, les Nuits de Fourvière incarnent en 2016 un véritable Festival International de la Métropole de Lyon.

61 jours de programmation et 178 représentations déployées sur 12 scènes du 01 juin au 31 juillet 2016.

Affiche NDF2016_visuel1A l’occasion de tous ces évènements, ce sont des artistes des cinq continents qui se vont se croiser à Fourvière et en métropole pour composer ce bouquet de 178 représentations. Parmi ces spectacles, il y aura 42 créations et/ou premières françaises dont 83 au cirque, 52 sont dévolues au théâtre, 7 à la danse et 36 aux musiques.

Une connection sur le site des Nuits de Fourvière permet d’avoir toutes les informations concernant les 52 spectacles de la programmation des Nuits de Fourvière.

Du côté des spectacles de Cirque la programmation est opulente et diversifiée. Au Grand Théâtre le spectacle Tryptique de la fidèle compagnie de cirque Les 7 doigts de la Main et le spectacle Super Sunda Sur l’Esplanade de l’Odéon, Tania’s Paradis. Sous le chapiteau dressé sur le domaine de Lacroix-Laval La cuccina, Dell’Arte Fidelis, Fortibus et Obludarium, Le jour du grand jour, l’Impromptu Nuptial et le Turlututu funèbre de la tribu Domesko

La colline de Fourvière accueille toujours des spectacles de Théâtre mais les lieux se diversifient dans la Métropole. Sur la scène du Grand Théâtre trois grands noms du Théâtre mondial au sommaire le cette édition. Letter to a man de Robert Wilson et Mikhail Baryshnikov. Quills de Robert Lepage et The Encounter de Simon McBurney .A l’Odéon. Lysistrata ou la Stratégie d’Alice avec une mise en scène d’Emanuel Daumas. Dans le préau du collège Jean Moulin, Eric Almosnino incarne le célèbre footballeur Mané Garrincha sous la direction de Patrick Pineau dans Monsieur Armand dit Garrincha de Serge Valetti. Aragon est lu par Ariane Ascaride et Didier Bezace. Au Théâtre de la Renaissance, le Collectif mensuel propose Blockbuster, la projection de 140 plans de film détournés et remis en forme musicale (doublages compris) pour façonner une nouvelle fiction. Durant la projection, sur le devant de la scène, 3 acteurs et 2 musiciens jouent la nouvelle partition du film ainsi créé. La cour du Lycée Saint Just accueille une représentation de Fenêtres et deux spectacles de Barons perchés. Aux Subsistances s’installe la Compagnie Marius pour les 4h du spectacle Marius, Fanny, César, La Trilogie. Dans trois quartiers du 5ème arrondissement les élèves du CRR dirigés par Gwenaël Morin jouent Sophocle, Ajax, Œdipe Roi et Electre puis reprennent l’intégrale sur l’Esplanade de l’Odéon le 23 juillet.

Du côté de la Danse, esthétique et « glace » au programme. Sur la scène du Grand Théâtre, inspirée par l’esthétique des peintures à l’encre traditionnelle et la calligraphie, la Compagnie Nationale de Danse de Corée transcende les danses et la musique traditionnelle coréennes et propose Scent of Ink. En première française, de la danse sur glace à la Patinoire Charlemagne avec Vertical influences. Cinq patineurs canadiens qui inventent leur vision du patinage et transcendent leur art…le patin libre.

Cette année l’affiche est riche et diversifiée du côté de la Musique.

L’ouverture des Nuits est placée sous le signe de la musique avec la venue exceptionnelle de RADIOHEAD le 01 juin au Grand Théâtre de Fourvière. Comme chaque année les Nuits de Fourvière convoquent quelques-unes des Stars de la scène internationale les plus en vogue, PJ Harvey (14/06), Sigur Rós (06/07), The Offspring (05/07), Tame Impala et Mac Demarco (04/07), The Last Shadow Puppets et Yak (07/07), Tindersticks (24/07), La scène Française et Européenne n’est pas en reste avec des artistes qui devraient rallier de nombreux spectateurs. benjamin-biolay-biolayph02-7.73-moBenjamin Biolay pour une unique date estivale française aux Nuits de Fourvière avec son nouveau projet Palermo Hollywood le 17/06.

C’est aussi The Shoes et Rone (13/06), Feu Chatterton, Radio Elvis et Sage (29/06), Dionysos et Katerine (27/06), Zazie & Neeskens (01/07), Jeanne Added en première partie de la soirée de Christophe qui se produit avec les musiciens du CRRL (11/07), William Sheller & un quatuor à cordes (12/07), DeLuxe, Naïve New Beaters et Faik (13/07), Francis Cabrel (18/07), Louise Attaque et La Maison Tellier (19/07) Michel Polnareff le 21 juillet), Bertrand Belin (24/07), les inséparables Alain Souchon et Laurent Voulzy (25/07), Thomas Dutronc et Cœur de Pirate (26/07).

Les Nuits de Fourvière 2016 donnent la part belle aux musiques. Le jazz et ses musiques « cousines » affleurent sous de nombreuses soirées qui s’inscrivent tout à fait dans le Ciel des « Latins de Jazz …& Cie ». Un regard attentif sur la programmation devrait permettre aux amateurs de ces musiques de planifier des soirées à prévoir sur l’agenda estival.

Le 11 juin, une création rend un vibrant hommage au célèbre Clochard Céleste et compositeur de génie Louis Thomas Hardin a.k.a. « Moondog ». Soirée à réserver absolument.

La première partie de soirée valorise la dimension orchestrale de la musique de Moondog avec la collaboration de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon dirigé par Stefano Montanari, l’ensemble Minisym, Stephan Eicher, Dominique Ponty, Stefan Lakatos et Raphaël Imbert. La seconde partie de soirée avec Katia Labèque au piano met en évidence la dimension du mouvement qui habite l’œuvre de Moondog avec des chorégraphies.

Il faut au moins tout cela pour faire connaître plus largement l’art universel de « Moondog », ce solitaire qui a croisé Philip Glass, Charlie Parker mais aussi Leonard Bernstein et qui comptait Stravinsky, Toscanini, Frank Zappa Janis Joplin,  John Zorn et Jarvis Cocker parmi ses admirateurs. Nous vous donnons rendez-vous prochainement pour un prochain billet consacré spécifiquement à cette soirée « Moondog » du 11 juin.barbara-hendricks-et-son-blues-band-29-barbarahendrickscreditmattiasedwal

Le 22 juillet, Barbara Hendricks et son Blues Band donneront un Récital Blues. La chanteuse revient aux sources du jazz et à ses racines en chantant le Blues. Des émotions en perspective.

Les Musiques du Monde sont honorées comme chaque année :

  • Idir et Lounis Aït Menguellet représentent la culture berbère le 12 juin.
  • l’italien Vinicio Capossela est l’invité d’honneur du festival pour 3 jours et 3 nuits de rêve éveillé et de vraie folie. Le 07/07 il rejoint la Banda Della Posta pour un bal italien au Domaine de La Croix-Laval, le 08/07 il apparaît sur la scène du Grand Théâtre durant la Nuit des Balkans et le 09/07 il se produit à l’Odéon avec son groupe Canzonni della Cupa.
  • le 28 juillet, Didier Lockwood explore les traditions musicales de l’Orient avec Violons Barbares & Guo Gan. Le violoniste de jazz aime à se confronter hors de son idiome d’appartenance et son talent présage encore une fois de la réussite de ce nouveau projet.

Les Nuits thématiques explorent aussi les Musiques du Monde avec des affiches très alléchantes :vincent-segal-ballake-sissoko-sissokosegalclaudegassian

  • le 28 juin, une Nuit Africaine réunit Vincent Ségal & Ballaké Sissoko, Africa Express et le projet « Terry Riley’s In C Mali » et la Marocaine Oum
  • le 30 juin une Nuit Italienne avec des voix du Sud pour un hommage à Pier Paolo Pasolini, « Sono Pasolini », avec Giovanna Marini, Coro Favorito & Enrico Frattarolli
  • le 02 juillet la Nuit Soul propose une affiche hors norme sur la scène du Grand Théâtre avec Malted Milk & Toni Green, James Hunter Six et rien moins que le grand Charles Bradley.
  • le 03 juillet à partir de 21h, c’est la Nuit de la Rumba qui enflamme les gradins de Fourvière avec un périple entre Cuba, le Congo et la Catalogne avec Parrita, Faya Tess, Ludmila Mercerón, Antoine « Tato » Garcia. Le tout esnuit-de-la-rumba-robinreyesgillesbouquillon-2.41-mot enrobé par un orchestre de cuivres et de percussions confié aux arrangeurs Robin Reyes Torres et Ernesto Burgos Osorio de Santiago de Cuba. Pour que la soirée soit encore plus vivante, un atelier gratuit de danse rumba est organisé à l’Odéon ce même 03 juillet à 11h. Pour parachever la fête, Dominique Hervieu, la Directrice artistique de la Biennale de la Danse, viendra initier le public à la rumba tarentelle qui composera le final du défilé de la Biennale en septembre… tout un programme en perspective
  • le 08 juillet se tient la Nuit des Balkans avec Emir Kusturica and the no Smoking Orchestra, la fanfare Tirana avec le renfort du pianiste Robert Bisha. Vinicio Capossela qui est l’invité d’honneur du festival pour trois jours fera son apparition sur la scène de la Nuit des Balkans
  • le 14 juillet, la Nuit des Accordéons du monde qui se termine, après le rituel feu d’artifice sur Fourvière par un bal réunionnais avec René Lacaille
  • le 16 juillet, la Nuit du Blues avec Raphaël Imbert et son New 5tet, Eric Bibb & Habib Koité avec en final, le grand Taj Mahal
  • le 17 juillet, la Nuit BretonneErik Marchand propose ses visions musicales et l’évènement No Land avec Brendan Perry, les 30 bombardes du Bagad de Cesson et Olivier Mellano
  • le 23 juillet, la Nuit Grecque prend place à l’Odéon avec Angélique Ionatos qui chante les poètes de son pays
  • Le 30 juillet eclat-final-celsopina2016, les Nuits de Fourvière confient les clefs de l’Eclat Final au Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Pour cette Carte Blanche, voyage musical entre Afrique (Bénin et Somaliland), Réunion et Mexique/Colombie. La nueva cumbia sera au cœur de la fête avec Celso Pinã et Kumbia Boruka. Ambiance dansante à prévoir. On  l’aura compris pour cet Eclat Final, le rythme triomphe en beauté.

A Lyon l’été se vit encore une fois sur la colline de Fourvière et la Musique fera la fête avec tous ceux qui sauront s’y rallier.

Le pianiste McCoy Tyner est mort

Le pianiste McCoy Tyner est décédé le 06 mars 2020 à l’âge de 81 ans. Avec lui s’éteint le dernier membre du quartet de Coltrane dans lequel il a joué de 1960 à 1965. Son héritage a révolutionné l’art du piano jazz moderne. Après une riche carrière de leader, il laisse le souvenir d’un musicien lumineux et discret dont le jeu unique et reconnaissable demeure une référence essentielle du jazz moderne.

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Visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois

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Cette année encore, c’est un volatile haut en couleurs qui se pavane sur le visuel 2020 de Jazz Campus en Clunisois. L’oiseau hausse le col et ouvre le bec pour donner rendez-vous au public du 15 au 22 août 2020. Il siffle aussi l’ouverture des inscriptions pour les stages 2020. Plumes lissées et œil vif, il attend avril pour annoncer la programmation.

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Chick Corea Trilogy rime avec Magie à l’Auditorium de Lyon

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Le 29 février 2020, après la prestation de Chick Corea Trilogy, le public de l’Auditorium de Lyon a encore des étoiles dans les yeux. Il se félicité d’avoir assisté au concert éblouissant du pianiste entouré de ses complices, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade. Ce soir-là Chick Corea Trilogy rime avec Magie. Trois virtuoses inspirés en conversation musicale… un pur moment de bonheur.

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