« Gershwin » par J.M. Foltz & S. Oliva

« Gershwin » par J.M. Foltz & S. Oliva

Jean-Marc Foltz & Stéphan Oliva brodent « Gershwin »

Avec l’album minimaliste « Gershwin », le clarinettiste Jean-Marc Foltz et le pianiste Stefan Oliva revisitent en duo le monde du compositeur américain G. Gershwin. Le silence teinté de bleu dessine une musique de nuit intimiste.

Le clarinettiste Jean-Marc Foltz est issu du monde classique et contemporain alors que Stefan Oliva s’inscrit dans la famille du jazz où son élégance musicale a de tout temps fait l’unanimité. Les deux musiciens ont déjà croisé les notes à de multiples occasions. Ensemble ils avaient déjà parcouru et tissé à leur manière le répertoire classique pour piano et clarinette en 2011gerswhwin_couv dans leur précédent opus, « Visions Fugitives » (Vision Fugitive/Harmonia Mundi).

Ce nouvel album « Gershwin » (Vision Fugitive/Harmonia Mundi) à paraître le 27 mai 2016 prolonge donc leur rencontre autour de neuf titres de George Gershwin, de deux compositions originales, une du  pianiste et une du clarinettiste et de la célèbre composition de Vernon Duke et Ira Gershwin, « I Can’t get Started » que l’on écoute.

160px_JMFoltz-SOlivaLes œuvres de Gershwin ont autant été interprétées par des musiciens issus de la sphère classique que par les jazzmen. Dans « Gershwin », le propos musical de Jean-Marc Foltz et Stephan Oliva émarge dans un univers dont l’esthétique se situe à l’interface du jazz et de la musique classique. Au premier, les musiciens empruntent la liberté, au second ils capturent l’esprit de Ravel. Avec ces deux interprètes, oublié le cliché du glissando de la clarinette introductif de la « Rhapsodie in Blue » qui retrouve  les « fondamentaux » de la musique classique.

Les musiciens étirent le temps et le distendent avec une sobriété qui confine au dénuement, avec une élégance dont la sérénité n’a d’égale que la poésie qui s’en dégage. Et l’incroyable advient … du dépouillement jaillit l’émotion, une émotion qui nous habite encore longtemps après l’écoute de cet album empreint de bleu et de silence.

Leur version de « Summertime » est comme alanguie par la chaleur écrasante d’un soir d’été. Dans « ‘S Wonderful (morning) », les deux musiciens nous content la beauté de la fin de la nuit quand l’aube blanchit le ciel. Plus tard, ils nous proposent une version tout aussi éthérée de « ‘S Wonderful (evening) » pour dessiner l’esthétique du crépuscule qui efface le jour. Deux véritables poèmes que nous recevons comme des merveilles. Le « Prélude N° 2 Blue Lullabye » advient comme une introduction du thème « I love you Porgy » dont la mélodie exhale l’essence même de l’amour.

C’est un amour attendu et souhaité qui se dessine en délicatesse dans la version de « The man I love ». « Fascinating Rythm/Some one to watch over me » est dédié à Woody Allen dont on connaît le goût pour le jazz et la clarinette. De titre en titre, les notes sont soufflées et caressées. C’est sans doute le titre qui emprunte le plus à l’esthétique rythmique du jazz.

Même après qu’il ait regagné sa pochette, le disque tourne en boucle dans nos têtes et la magie opère. D’ailleurs la pochette dessinée par Emmanuel Guibert restitue tout à fait l’atmosphère ourlée de bleu et de silence qui caractérise cet album. Il est essentiel par ailleurs de préciser que la qualité du son doit aussi beaucoup au talent de l’ingénieur du son, Gérard de Haro, puisque l’opus a été enregistré dans son studio de la Buissonne en novembre 2015.

Pour s’immerger dans le clair-obscur de la musique de l’album « Gershwin », plusieurs options se profilent. Attendre le 27 mai, date de la sortie annoncée pour le disque sous le label « Vision Fugitive » ou… prévoir une escapade musicale pour écouter le duo Foltz/Oliva, soit le 17 mai à 21h à Paris au Sunside soit le 18 mai à la chapelle du Méjan dans le cadre de « Jazz in Arles ».

Le teaser de « Gershwin » permet mieux capter l’essence mystérieuse de cette musique.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Run Away » de Jeremy Hababou

« Run Away » de Jeremy Hababou

« Run Away », le premier album de Jeremy Hababou

Sensible et énergique, l’album « Run Away » du pianiste Jeremy Hababou donne à entendre onze titres dont six compositions originales, deux improvisations du groupe et trois reprises.

160px_jeremyhababouCe jeune pianiste et compositeur franco-israélien, Jeremy Hababou, revendique comme influences majeures les pianistes de jazz, Art Tatum, Bud Powel et Thelonious Monk et la musique classique (Bach, Ravel, Debussy). Il a étudié le jazz au centre d’Étude de Jazz à Tel Aviv, parrainé par le contrebassiste Avishai Cohen et en coopération avec la New School of Jazz de New-York. Il a suivi des masters classes avec Mulgrew Miller et Pat Metheny. Dans les clubs de Tel Aviv, il a rencontré de nombreux musiciens israéliens.

Sa rencontre avec Anne Ducros lui permet de se produire en première partie des concerts de la chanteuse, en septembre 2012 au Festival de Jazz de Saint-Rémy de Provence et en novembre 2013 au Théâtre de Bobino. En 2014 il participe au concours international de Piano Solo Jazz de Montreux dont il est finaliste. Cette même année 2014 il joue au Festival Éclats d’Émail de Limoges dont la programmation est concoctée par J.M. Leygonie. En Août 2013 il a enregistré à Tel Aviv « Run Away » son premier album en tant que leader avec autour de lui le batteur Ziv Ravitz et le contrebassiste Haggai Cohen Milo. Le trio invite le saxophoniste Gilad Ronen qui est aussi le directeur artistique du projet. Depuis peu Jeremy Hababou vit en France et commence à écumer les clubs de la capitale

En France la sortie de l’album « Run Away » (Gaya Music/Socadisc) est prévue le 20 mai 2016 chez Gaya Music/Socadisc. Les mélodies enivrantes sont servies par des interprètes sensibles et talentueux qui parviennent à créer une pluralité de climats. L’énergie génère des tensions mises au service d’une richesse harmonique toujours sous-jacente.

run-away_couv

Sur la pochette de l’album figure un tableau du célèbre peintre Yoël Benhrrouche. Sur l’album, onze titres dont six compositions originales du pianiste.

Le titre d’ouverture « Runaway », propose une musique dense et tendue avec des interventions lumineuses du saxophone soprano. Escapade ou fuite ? à suivre… Avec « Paradox » interprété en trio, la nuance advient, le climat change, le calme serein et rêveur alterne avec des cassures rythmiques toniques et interrogatives. Sur « Rea » le trio prouve sa cohésion et le pianiste entraîne ses compagnons dans une spirale où les influences orientales affleurent avec nuance. La parole circule librement et équitablement entre les trois musiciens dont on perçoit l’écoute réciproque. Sur « Turbulences » les lignes mélodiques du saxophone soprano ne sont pas sans évoquer la notion de fuite même si la fin du morceau suggère le répit. La structure du morceau « The Lick » met en évidence la virtuosité de Gilad Ronen littéralement porté par la section rythmique. Lyrisme et romantisme affleurent dans l’interprétation de « Richard & Mussorgsky », une composition de Jeremy Hababou inspirée par Moussorgsky.

Sur les deux titres « A la Mode » et « Conflict » l’orchestre improvise et les musiciens occupent l’espace musical renouvelé avec liberté et créativité. L’absence de saxophone nous surprend sur la reprise de la composition de Joe Henderson « Inner Urge » qui met en évidence les talents d’improvisateur du contrebassiste et la capacité du trio à faire circuler l’énergie. Jeremy Hababou rend hommage à Léo Ferré avec une interprétation singulière du titre « Avec le temps » pris sur tempo étiré et déstructuré. La bouleversante lamentation du saxophone ténor fait suite à la voix murmurée du pianiste. Même le texte, le poème affleure, l’émotion nous gagne. Une telle interprétation témoigne d’une grande maturité musicale. L’album se termine avec bonheur par une version éthérée, poétique et impressionniste de « Someday », la composition de Frank Churchil.

Après l’écoute d’un tel l’album, vient l’envie d’une immersion « live » pour mieux goûter à ces climats aux multiples couleurs. Le concert du 09 juin au Duc des Lombards à Paris est une opportunité pour écouter Jeremy Hababou sur une scène.

En attendant la sortie de l’album et le concert … rien de mieux qu’une vidéo pour patienter. Elle a été tournée au Sunside où Jeremy Hababou s’est produit en décembre 2015. Yoni Zelnik était à la contrebasse et Fred Pasqua à la batterie.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Moondog » création des Nuits de Fourvière

« Moondog » création des Nuits de Fourvière

« Moondog », une création des Nuits de Fourvière

en hommage au Viking de la 6ème Avenue

Le 11 juin, les Nuits de Fourvière proposent un vibrant hommage au compositeur de génie, « Moondog ». Une création qui célèbre le fameux Clochard Céleste, Louis Thomas Hardin plus connu sous le nom de « Moondog ».

Le moment est venu de compléter l’article du 27 avril qui annonçait un billet spécial consacré à cette création.

350-245_moondog-moC’est parce que nous percevons cette soirée comme un évènement que nous nous sommes penchés sur la musique de ce créateur pour mieux nous préparer aux moments musicaux de cette soirée à venir. Pour cela nous avons lu l’excellent ouvrage « Moondog » écrit par Amaury Cornut et publié en 2014 aux éditions « le Mot et le Reste ». Le livre est passionnant de bout en bout. Le site français dédié à Louis Thomas Harding est dirigé par ce même Amaury Cornut, devenu le spécialiste français de Moondog. Les informations contenues sur le site « Moondog, Le Viking de la 6ème avenue »  nous ont permis de mieux nous imprégner de la musique du compositeur et d’appréhender plus largement son univers. Un vrai trésor que ce site où l’on ne cesse de découvrir des informations sur cet artiste unique.

A partir des sources précitées on tente de se préparer à mieux profiter de la soirée du 11 juin.

Posté à l’angle du Moondog’s corner à Manhattan (New-York), Moondog signait ses œuvres de son nom indien « The Bridge ». Drapé dans sa grande cape, il a ainsi joué de la musique chaque jour, de 1949 à 1959. De célèbres musiciens de jazz lui rendaient visite (Duke Ellington, Charlie Parker, Benny Goodman, …). Il a rejoint l’Europe en 1974 et sa vie s’est terminée en 1999 en Allemagne.

Ce musicien aveugle composa de nombreuses œuvres musicales dans le système tonal auquel il adhérait fondamentalement et son écriture a utilisé l’écriture contrapuntique. La polyrythmie vit et vibre au cœur de ses créations. Ainsi construite, sa musique demeure inclassable, entre pop, jazz, avant-garde et classique.

Taxé de « fondateur du minimalisme » par P. Glass, S. Reich et R. Riley, L.T. Hardin refusa ce qualificatif. C’est en braille qu’il écrivit une œuvre immense qui compte des chansons mais aussi des madrigaux, des symphonies, son grand ouvrage « The Creation » et nombre d’autres pièces (écrites pour orgue, saxophone ou orchestre symphonique).

Le musicien était aussi poète et créateur d’instruments. Il inventa la fameuse trimba (percussion composée de deux tubes de forme triangulaire avec une ou deux cymbales directement rattachées au bois), le Oo, le uni (instrument à 7 cordes), le hüs (instrument à cordes) et le « stinky » (percussion).

Compositeur exceptionnel, Moondog a enregistré sous son propre label puis chez Epic. Il a publié trois albums, « Moondog », « More Moondog » et « The Story of Moondog », sous le Label Prestige Records, label de jazz chez qui avaient signé Coltrane, Getz, Monk, Konitz, Rollins ou Miles Davis. Moondog a aussi enregistré deux disques chez Columbia dont le LP « Moondog » en 1969 et « Moondog 2 » en 1971. Pour précision, une réédition de 1989 chez Columbia réunit ces deux albums.

En Europe il a enregistré sous le Label allemand Roof (Kopf) qui publia « Moondog in Europe » en 1977 puis quatre autres albums dont le fameux « H’art Songs » en 1978 (courtes mélodies chantées et accompagnées au piano), « A New Sound of an Old Instrument » en 1979 où l’orgue est mis en exergue et « Elpmas » en 1992 où le compositeur utilise les machines électroniques (sampler). Il grave ensuite « Sax Pax for a Sax » chez Atlantic Records en 1994, un hommage au saxophone puis « Big Band » en 1985 chez Trimba Music où le « London Brass » rejoint l’orchestre de saxophones.

160_moondog-stephan-eicherLa première partie de spectacle du 11 juin réunit quelques uns de ceux qui furent les compagnons de la vie européenne de Moondog. Ils viennent honorer de la plus belle manière la mémoire du compositeur. Stephan Eicher a rencontré Moondog aux Transmusicales de 1988, collaboré avec lui sur l’album « My Place » et lui a offert une « Carte blanche » au Montreux Jazz Festival en 1996. À partir de 1995, la pianiste Dominique Ponty était sur les scènes aux côtés de Moondog. Le percussionniste suédois Stefan Lakatos a découvert Moondog au cours d’un programme animé par Frank Zappa. Il a noué avec le compositeur une amitié qui les a unis de 1980 à la mort de Moondog. La présence sur la scène du Grand Théâtre de Stefan Lakatos adoubé par Moondog de son vivant, constitue un garant de l’authenticité de l’hommage rendu le 11 juin à Louis Thomas Harding a.k.a. Moondog. La dimension orchestrale de la musique du compositeur est restituée dans cette même première partie de spectacle par la participation de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon sous la Direction de Stefano Montanari.160_raphaelimberjeanbaptistemillot-7.57-mo Le saxophoniste Raphaël Imbert rejoindra les artistes déjà cités sur « Bird’s Lament » (originellement nommé la « Symphonique No. 9 ») que Moondog avait composé suite au décès du saxophoniste de jazz Charlie Parker disparu le 12 mars 1955. Dans cette même première partie de soirée, 160_moondog-ltm-minisymkarlll’Ensemble Minisym créé en 2013 sur l’initiative d’Amaury Cornut incarne ce que Moondog appréciait, les liens pouvant exister entre le baroque, le classique et la modernité. Cet ensemble emprunte le nom que Moondog avait donné à une de ses symphonies, Minisym  en guise de Symphonie Miniature. C’est Amaury Cornut qui assure la Direction Artistique de la première partie de la soirée du 11 juin et tiendra à cette occasion les percussions sur la scène du Grand Théâtre.

160_moondog-katialabequeLa seconde partie de spectacle met en évidence la dimension du mouvement qui habite l’œuvre de Moondog avec des chorégraphies et au piano. Il faut au moins tout cela pour faire connaître plus largement l’art universel de Moondog, ce solitaire qui a croisé Philip Glass, Charlie Parker mais aussi Leonard Bernstein et qui comptait Stravinsky, Toscanini, Frank Zappa, Janis Joplin, John Zorn et Jarvis Cocker parmi ses admirateurs mais aussi aujourd’hui Sophie Calle et Philippe Starck ou Riad Sattouf.

Le samedi 11 juin sera vraiment une journée à marquer d’une pierre blanche puisqu’une conférence « Moondog à travers le XXème siècle » est aussi proposée. Elle sera donnée par le même Amaury Cornut, spécialiste de cet artiste, véritable exégète de la vie et de l’œuvre de Louis Thomas Harding. A cette occasion le conférencier mettra en évidence les liens qui existent entre cet artiste méconnu et des figures marquantes de la musique du 20ème siècle : de Steve Reich à Elvis Costello en passant par Janis JoplinLeonard Bernstein ainsi que de nombreux jazzmen. Ainsi on en saura encore plus sur Moondog et on sera plus à même de profiter au mieux de la soirée du 11 juin que les Nuits de Fourvière proposent sur la scène du Grand Théâtre.

On se quitte avec la version de Bird’s lament gravée sur le disque « Moondog » de 1989.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Mare Nostrum II » avec P. Fresu, R.Galliano et J. Lundgren

« Mare Nostrum II » avec P. Fresu, R.Galliano et J. Lundgren

« Mare Nostrum II », l’aventure poétique continue

Avec ce second opus, « Mare Nsotrum II », le trio constitué par Paolo Fresu, Richard Galliano et Jan Lundgren poursuit son aventure poétique et continue à tisser des ponts musicaux européens.

Mare-Nostrum-II_couvLa sortie de « Mare Nostrum II » (ACT/Harmonia Mundi) le 04 avril a comblé tous ceux qui avaient goûté au premier opus. Le plaisir de retrouver l’inspiration des trois protagonistes du projet est proportionnel à la durée de cette attente. Il nous aura en effet fallu attendre neuf longues années depuis la parution du premier album « Mare Nostrum » (ACT/Harmonia Mundi). Cette durée s’explique par la notoriété et l’agenda chargé des trois musiciens impliqués dans le projet. En effet, le trompettiste Paolo Fresu, l’accordéoniste Richard Galliano et le pianiste Jan Lundgren sont très demandés et sont impliqués dans de nombreux projets.

Le lyrisme de la musique du trio Paolo Fresu, Richard Galliano et Jan Lundgren concourt à définir les lignes d’un « son européen » empreint de poésie et de délicatesse.

« Mare Nostrum » signifie « notre mer ». Dans la Rome Antique, ce terme désignait la Méditerranée. Avec ce nouvel album « Mare Nostrum II », le trompettiste sarde Paolo Fresu, l’accordéoniste français Richard Galliano et le pianiste suédois Jan Lundgren continuent à établir des ponts entre leurs différentes cultures musicales. Ces trois musiciens ont tous grandi à proximité de la mer (même si l’étendue marine du Suédois est éloignée de la Méditerranée). Cette « mer » représente pour eux plus qu’un symbole. Véritable source d’inspiration, elle est le point de départ de leurs voyages (réels ou intérieurs) et les fait naviguer vers des rencontres, vraies ou fictives.

Même si les trois musiciens ont des personnalités, des héritages culturels et des familles d’instruments très différents, ils parviennent à travailler en symbiose, chacun passant outre les limites apparentes du jazz et travaillant avant tout sur les mélodies. Les lignes mélodiques de l’un entrecroisent celles des deux autres, reliant ainsi leurs racines musicales. Les trames musicales résonnent en harmonie et définissent les contours d’une « mer musicale » transparente dont liberté et création sont les lignes de flottaison et demeurent les repères essentiels du discours musical.

Deux adaptations de pièces très contrastées d’œuvres classiques. « Dolce è il tormento » tiré du neuvième livre de madrigaux de Claudio Monteverdi, œuvre d’un innovateur présent à l’aube de l’opéra baroque, est interprétée ici de manière éthérée et avec une grande subtilité. A l’opposé, la « Gnossienne N°1 », du maître des miniatures musicales Erik Satie est jouée avec une incontestable assurance rythmique. L’album propose une succession de compositions des trois musciens qui décline différentes colorations de la mélancolie. Un tango langoureux au tempo ralenti, « Blue Silence » au format d’une pièce d’étude, « Leklåt », une douce comptine aux couleurs nordiques, « Kristallen den fina », la ballade « Giselle », « Farväl », une danse au tempo vif dont nous vous proposons quelques mesures.

« Mare Nostrum II », une douce rêverie et douze titres comme douze vagues musicales délicates qui apaisent nos âmes.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Headbug » de Ray Lema

« Headbug » de Ray Lema

Ray Lema présente son album « Headbug » en concert

A l’occasion de la sortie de son nouvel album, « Headbug », Ray Lema se produit en quintet le 26 mai à Paris à la Maison des Cultures du Monde, dans le cadre du Festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés ».

160_Raylema_Il n’y a pas grand décalage entre la sortie du disque « Headbug » (One Drop/Rue Stendhal), le 22 avril et le concert de sortie de l’album, le 26 mai à 20h30, à paris, à la maison des Cultures du Monde. Ce double évènement va ravir les amateurs de Ray Lema dont le groove est fort apprécié. Ce pianiste, guitariste et compositeur congolais est un des pères de la musique centrafricaine congolaise et un grand pourvoyeur de groove. A son actif, plus d’une vingtaine d’albums et un parcours musical très personnel.

Ray Lema met en avant son travail de compositeur à l’écriture singulière, à travers la pratique d’un jazz décomplexé qui ne cherche à imiter personne. Le leader a fait sienne une phrase de Miles Davis : « Le Jazz n’est pas une musique, c’est une attitude ». C’est ainsi quil met sa musique au service d’un discours créatif et imaginatif.

Headbug_Ray-Lema_couvL’énergie habite « Headbug », cet album au titre trompeur car à son écoute point de « prise de tête », loin de là. Les  plages se succèdent et procurent un même plaisir d’écoute. En fait, il y a bien eu prise de tête, mais seulement pour Ray Lema lors de l’écriture du titre éponyme qui ouvre le disque. Le pianiste Ray Lema s’est appliqué à trouver une structure harmonique qui mette en valeur ce morceau au groove renversant. Après ce premier thème, huit autres titres qui montrent (si cela est encore à prouver) la pluralité des styles que Ray Lema est capable d’embrasser avec réussite pour concocter un jazz multiculturel groovy et mélodique.

Les comparses-musiciens qui accompagnent Ray Lema sur « Headbug » sont ceux qui étaient déjà à ses côtés sur l’album « VSNP- Very Special New Production ». 160-leRayLema-QuintetIls ont donné le meilleur d’eux-même et contribuent grandement à la qualité de l’album.

Etienne Mbappe, le « bassiste aux gants de soie » joue de toutes les nuances auxquelles il nous a habitué. Il tisse des lignes de forces avec le drumming du batteur, Nicolas Viccaro, et les deux complices contribuent grandement au groove qui sous-tend l’album entier. Le saxophoniste Irvin Acao dont nous avions déjà apprécié les qualités en concert et sur son disque « Azabache » apporte sa contribution à l’album et ses échanges avec le trompettiste Sylvain Gontard sont du plus bel effet sur « Mira », une samba-funk endiablée. L’incandescence rythmique se tempère sur deux ballades nostalgiques « Nâab » et « Ulagaresh » dont les mélodies pleine de sensibilité nous ramènent vers l’Afrique.

Manu Dibango un autre « monument » de la musique africaine est invité au Marimba sur le cinquième titre « No Hiding ». Si l’influence de l’Afrique est incontestable dans le jazz de Ray Lema, le pianiste affectionne les mélodies et pose sa voix avec bonheur sur plusieurs titres. Il chante le titre « Mon bel amour » en français sur un rythme afro-cubain où  la trompette rayonne. La bossa-nova de Jobim, « Samba de uma nota so », est revisitée d’une manière peu orthodoxe et plutôt surprenante. Un découpage rythmique innovant renouvelle cette bossa qui ne perd pourtant rien de ses fondamentaux que restituent la voix de Ray Lema et le saxophone du Cubain Irvin Acao.

Le quintet de Ray Lema cultive l’esprit de groupe, la fraternité et l’entente. Chaque musicien est à l’écoute de l’autre. Si les fondations sont assurées par un trio rythmique efficace, piano-basse-batterie, les envolées et les contre-chants des soufflants, trompette et saxophone, teintent la musique d’un lyrisme sensible. L’énergie circule et alimente le groove qui soutient des mélodies subtiles.

affiche_festivalJazzastgermaindes presLe Festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » accueille Ray Lema et son quintet qui se produiront à Paris le 26 mai à 20h30, au théâtre de la Maison des Cultures du Monde. Le concert est soutenu par le Mois des Cultures d’Afrique. Le groupe lyonnais « EYM trio » assure la première partie de la soirée.

Soirée festive en perspective pour un public amateur de dépaysement musical. Les couleurs du monde de Ray Lema séduiront autant les amateurs de groove que les amoureux des rivages poétiques.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Continuum » de Nik Bärtsch’s Mobile

« Continuum » de Nik Bärtsch’s Mobile

« Continuum », le nouvel album de Nik Bärtsch’ Mobile

L’album « Continuum » (ECM/Universal) de Nik Bärtschs’s Mobile est sorti le 18 mars chez ECM. Un concert du même groupe est programmé le 21 mai dans le cadre du Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés. Les nouvelles sont bonnes quand l’actualité discographique et celle des concerts se téléscopent.

N.BartschCette double occurrence a en effet de quoi ravir les amateurs de la musique acoustique du pianiste et compositeur suisse. La personnalité singulière de Nik Bärtsch a émergé sur la scène jazz ces dix dernières années et a conquis un public très large. Entre la précision de l’horloger suisse et le détachement du maître zen, sa musique, héritière de Steve Reich, excelle à transmettre « une énergie intense et calme », un groove hypnotique renforcé par la puissance de cohésion qui émane du groupe.

Au commencement était « Mobile » … c’est dont s’est souvenu Nik Bärtsch qui a consacré son dernier disque, à son groupe d’origine, « Mobile », groupe totalement acoustique. Il lui a adjoint un quintet à cordes sur trois pièces, et « Mobile » est devenu, « Mobile Extended ». Puisque l’actualité des concerts rejoint celle du disque le plaisir sera augmenté d’entendre « live » la musique du CD « Continuum »

2464 XAprès trois albums studio (Stoa, 2006, Holon, 2008, et Lyria, 2010) et un double album live (2012) avec son groupe amplifié « Ronin », c’est en effet avec sa formation d’origine « Mobile » que le claviériste et compositeur suisse Nik Bärtsch a enregistré en mars 2015 son nouvel album « Continuum » (ECM/Universal) sous la direction artistique de Manfred Eicher. Pour précision, l’effectif de « Mobile » se recoupe avec le line-up actuel de « Ronin ».

N-Bartsch'Mobile_legrouA la base, le quartet acoustique « Mobile », fondé en 1997, est la source de l’esthétique de Nik Bärtsch et de son attitude musicale. Une attitude façonnée par son approche conceptuelle de la réduction et de la répétition, mais aussi par sa fascination pour la culture japonaise. Le pianiste conçoit l’art musical comme une sorte de rituel. Nik Bärtsch et ses comparses, Kaspar Rast (batterie), Sha (clarinette) et Nicolas Stocker (percussions) travaillent à la confection d’un son de groupe global fondé sur l’énergie sans se complaire dans de vains exercices de virtuosité. « Cette musique puise son énergie dans la tension entre la précision des compositions et de l’auto-contournement de l’improvisation. De cette restriction auto-imposée découle la liberté. L’extase par l’ascétisme », dit l’artiste.

Jouant avec des textures musicales issues du jazz, du funk, de la musique contemporaine, du minimalisme ainsi que des musiques rituelles et sacrées, il crée de nouvelles énergies extrêmement structurées. L’approche artistique de Bärtsch est quelque peu inspirée de Ligeti et de sa finesse rythmique.La musique se développe en modules, comme des spirales ascensionnelles dont les structures sont fondées sur la répétition d’un certain nombre d’éléments qui se propulsent à travers le rythme. Cela n’est pas sans évoquer les motifs de la musique minimaliste (Reich, Glass, Riley) mais chez Bärtsch, les pulsations sont rythmiques et non flottantes.

Les musiciens sont moins soucieux de donner en spectacle leur virtuosité individuelle et prennent plutôt part à la création d’un timbre commun, fort et énergique.

affiche_festivalJazzastgermaindes presNik Bärtsch a choisi le festival « Jazz à Saint-Germain-des-Prés » pour présenter avec les musiciens du groupe « Mobile » son nouvel album « Continuum » le 21 mai à 21h dans le grand amphithéâtre de la Maisons des Océans. Ce concert constitue un évènement car le groupe se fait rare en France et la musique de « Mobile » devrait résonner de la meilleure manière dans ce joyau de l’architecture du début du 20ème siècle.

Nul doute qu’on se laissera pénétrer par la sensualité quasi-physique de la musique de Nik Bärtsch et son groupe « Mobile ».

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Border Lines » de Stéphane Tsapis

« Border Lines » de Stéphane Tsapis

« Border Lines », le pays singulier de Stéphane Tsapis

Dans l’album « Border Lines » (Cristal Records/Harmonia Mundi) paru le 18 mars, le pianiste Stéphane Tsapis explore avec beaucoup de liberté ses racines grecques. Le disque présente un panorama musical de la Grèce d’hier et d’aujourd’hui.

couv_border-line_tsapisLe titre de l’album « Border Lines » de Stéphane Tsapis génère plusieurs réflexions en ces temps où les frontières sont au cœur des préoccupations de notre monde.

Puisque c’est le propre du « jazz » de ne pas fixer de frontières, puisque cette musique prône le concept de liberté, cet opus a tout à fait sa place dans le jazz, cet idiome qui a ouvert les bras à tant de mondes musicaux et l’ouverture à la diversité. Dans un tel territoire, musiciens et auditeurs ne sont pas en situation « borderlines ». La définition du terme « borderlines » comme un état d’instabilité émotionnel, recouvre aussi la situation de celui qui vit à cheval sur deux cultures et est en déstabilisé. Tel fut le cas pour Stéphane Tsapis que la barrière de la langue a conduit à se sentir français quand il est en Grèce et pas tout à fait français quand il est en France…

Le titre de l’album « Border Lines » est donc à double titre compréhensible. C’est en considérant la musique comme « langage universel » que le musicien transforme la notion de frontière et affirme qui il existe et définit son propre territoire.

Avec poésie, dérision et humour, Stéphane Tsapis navigue dans « Border Lines » entre compositions originales et musiques traditionnelles grecques revisitées. Onze titres singuliers. Un répertoire interprété avec grande intelligence et sans fébrilité.

Stéphane-tsapi-trio-s-300x200Ce projet très original évoque différentes époques et régions du pays. Les musiques stimulent l’écoute et entraînent l’auditeur aux confins d’un monde aux frontières mouvantes. Stéphane Tsapis a confié la direction artistique de son projet au compositeur Arthur Simonini et a construit le monde musical de son album avec la complicité de Marc Buronfosse  à la contrebasse et d’Arnaud Biscay à la batterie.

Clin d’œil en ouverture du disque avec « Welcome to my country » et virgule à mi-album avec « Tourist’s point of view », des balises d’humour qui définissent la place du touriste. Les modes des musiques anciennes dépaysent. On est transporté en Macédoine et dans d’autres contrées d’Asie Mineure.  Avec d’intrigantes harmonies, les musiciens nous transportent ensuite avec « Karaghiósis in Wonderland » dans le monde magique du théâtre d’ombres et de son héros Karaghiósis.Le titre « Goldman Sucks » fait résonner une énergie plus électrique où la colère résonne de manière évidente pour dire la révolte dont le titre est porteur.

Des images, des paysages oniriques défilent au fur à mesure que le disque se déroule. Il est vrai que Stéphane Tsapis est aussi professeur de création musicale pour l’image au Conservatoire à rayonnement régional de la Ville de Paris et compose beaucoup pour le cinéma… ceci explique peut-être cela. Une consultation du site de Stéphane Tsapis vous permettra de mieux le connaître.

La vidéo réalisée au Studio de l’Hermitage donne envie d’écouter l’album « Border Lines » de bout en bout.

L’album « Border Lines » ouvre les frontières musicales sur un nouveau monde, celui de Stéphane Tsapis, un musicien dont le discours nuancé emprunte la voie de la délicatesse pour narrer des émotions fortes.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Suite of Time » de Hans Ulrik

« Suite of Time » de Hans Ulrik

« Suite of Time », la Messe Jazz de Hans Ulrik

À l’occasion du 75ème anniversaire de l’église Grundtvig, le saxophoniste danois Hans Ulrik publie le 18 mars un élégant album « Suite of Time » (Stunt records/Una Volta Music).

église-Grundtvig_photo-de-ole-meyer--236x300Cette église fut construite en souvenir de N.F.S Grundtvig (1783 – 1872), prêtre danois et homme des Lumières. La première pierre fut posée en 1921 et l’édifice fut inauguré en 1940. Son architecture s’inspire des façades crénelées des églises traditionnelles des villages danois mais sa taille avoisine celle d’une cathédrale. Dans l’église pas d’icône. Juste la lumière. L’opus de Hans Ulrik « Suite of Time » célèbre l’édifice autant que la philosophie lumineuse de Grundtvig

SuiteofTime_couvLe saxophoniste Hans Ulrik a été invité à composer la musique des célébrations de l’anniversaire de l’église. Il a écrit la partition de « Suite of Time » construite comme une sorte de « Messe Jazz ». Avec un prélude, une suite de quatre mouvements, un sacrement et un post lude inspirés par un texte de l’historien Henrik JENSEN retraçant les différentes périodes historiques que l’église a traversées. La Suite évoque les années 1945, 1967, 1989 et 2001 et après. Autour de Hans Ulrik se retrouvent Peter Rosendal (trombone à piston & Wurlizer), Henrik Gunde (piano), Kaspar Vadsholt (basse), Anders Modensen (batterie) et Marylin MAZUR (percussions sur les titres 1, 6 & 7).

Un jazz instrumental moderne et serein. Une construction simple et aérienne au service d’un discours lumineux et pur.

Dans les premières pièces, les inflexions hardbop du saxophone ténor de Hans Ulrik précèdent les lumineuses envolées du saxophone soprano utilisé sur les dernières compositions.

Un voyage musical entre profane et sacré propice à une introspection stimulante.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
« Dreamers » par le quartet de Sébastien Texier

« Dreamers » par le quartet de Sébastien Texier

Sébastien Texier et ses « Dreamers » échappent à la pesanteur

Dans son nouvel album « Dreamers » paru le 01 avril chez Cristal Records/Harmonia Mundi, Sébastien Texier fait le choix d’une formation qui laisse libre cours à son imagination.

325-292_Dreamers_couvDans l’opus « Dreamers », le rêve existe comme un lien, un fil qui relie les nouvelles compositions. Dans notre monde contemporain, il est difficile de rêver, de s’évader… et Sébastien Texier (saxophone alto, clarinettes) a voulu réunir autour de lui des compagnons qui sont à la fois des musiciens et des rêveurs, de vrais « dreamers », Olivier Caudron à l’orgue Hammond B3, Pierre Durand à la guitare électrique et Guillaume Dommartin à la batterie.

Ces quatre musiciens complices évoluent en osmose. Au centre du nouvel opus de Sébastien Texier la mélodie permet à chaque soliste de s’exprimer en toute liberté.

Les rêves se suivent et les « dreamers » interprètent différents climats de rêves. Au fil des huit titres de l’album, les musiciens nous engagent à l’évasion et nous invitent à les rejoindre dans leurs mondes aux couleurs accueillantes.

C’est une Nouvelle-Orléans dynamique qui ouvre le disque avec « Let’s Roll ». Les titres se suivent et nous transportent. L’amitié est dessinée dans « Frienship », la solidarité habite l’hymne recueilli de « Silent March », la douceur se projette dans les lignes de « Smooth Skin », la partition de Crest Waves » surfe sur l’équilibre, comme un rêve, « Dreaming with Ornette » s’élève vers Ornette (Coleman), les paysages paradisiaques imprègnent « Cape Cod ». L’atmosphère planante de « Dreamers », résonne comme un dernier écho de leurs atmos-rêves. Hormis « Cape Cod » écrit par Olivier Caudron, toutes les autres compositions sont de Sébastien Texier.

Let’s dream ! ….. sans aucune arrière pensée.

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus
Le Jazz de Benjamin Tanguy

Le Jazz de Benjamin Tanguy

Le Jazz de Benjamin Tanguy : Liberté, Inspiration, Rencontres

Benjamin Tanguy vit une passion pour le Jazz qu’il a découvert enfant auprès de son oncle, organisateur de concerts. Cette musique lui rend bien son investissement puisqu’il est aujourd’hui coordinateur artistique de la programmation musicale de la 36ème édition du « Festival Jazz à Vienne ».

Avant d’exercer cette fonction de coordinateur artistique de la programmation musicale des scènes de Jazz à Vienne, Benjamin Tanguy a vécu dans le sein de cette musique dont il a exploré les univers multiples. Il a été attentif à l’ensemble des styles qu’il a découverts au fil des années. C’est le regard de ce trentenaire amateur de jazz que nous avons souhaité connaître et nous le remercions d’avoir accepté de nous livrer la vision qu’il porte sur cette musique.

160_elvinjonesBaigné dans le jazz depuis son enfance, Benjamin Tanguy écoutait beaucoup de vinyles. Il fréquentait assidûment les médiathèques et lisait avec grand intérêt la presse spécialisée jazz.  C’est à l’âge de 10 ans qu’il « a eu le déclic pour le jazz » lors de l’écoute d’un concert du batteur Elvin Jones en Suisse. Cet icône charismatique de la batterie a imprimé son influence sur le monde du jazz et même celui du rock par sa maîtrise de la polyrythmie. Sans doute a-t-il aussi marqué la perception de Benjamin pour la dimension rythmique de la musique.

Actuellement Benjamin Tanguy pratique tous les modes d’écoute du jazz : vinyle, CD, streaming, mp3, clips mais aussi bien sûr la musique « live » des concerts. S’il a pratiqué le saxophone alto, c’est un autre saxophone qui a sa préférence : le sax ténor. Sa réponse fuse lorsque nous lui demandons quel est le style de jazz qu’il préfère aujourd’hui. Ses goûts vont vers ce qu’il nomme « les fils du jazz », toutes ces musiques qui incarnent actuellement la dimension politique et sociétale que le jazz a toujours incarné et les courants sont nombreux, hip-hop, groove, le jazz tel qu’il est aujourd’hui pratiqué à New-York, …

Un jour de pleine forme, ce sont les musiques brésiliennes qu’il écoute, celles de João Gilberto, de Chico Buarque entre autres. Son goût pour ces musiques l’a ainsi conduit cette année à nous faire découvrir une pépite, le chanteur et guitariste brésilien Tigana Santana, programmé au Club de Minuit le 09/07/16 à 00h. Par contre il lui arrive de moins en moins souvent de se surprendre à chantonner un air de jazz. Son dernier souvenir remonte à la période qui a suivi le concert donné durant le festival « Jazz à Vienne » de 2009 par Roy Hargrove avec son RH Factor en hommage au trompettiste Freddie Hubbard (disparu l’année précédente). Il s’est entendu chantonner les riffs qui avaient émaillé le concert.

Pour Benjamin Tanguy, sensibiliser une connaissance au jazz est chose simple. Cela consiste à lui faire écouter des musiques que proposent les « fils du jazz ». Pour lui « le jazz est partout, dans toutes les musiques ». Ainsi, après avoir été familiarisé à l’écoute de ces « musiques populaires », la personne pourra envisager d’aller, de fil en aiguille, vers un une autre forme de jazz. Donc le jazz d’aujourd’hui peut représenter un pont qui permettrait d’approcher plus globalement le jazz. Ce pourrait être par exemple Kamasi Washington, ce saxophoniste qui en 2015 a gravé « Epic », un triple CD au succès retentissant.

 

Il serait tout aussi pertinent pour lui de proposer une écoute du concert de Beyonce « live » avec The Roots, ou un clip de Kendrick Lamark ou des Snarky Puppy dont le premier album studio « Culcha Vulcha » va sortir le 06 mai chez Ground up/UNiversal Classic.

Dans la mesure où le statut professionnel de Benjamin Tanguy le conduit à se déplacer souvent et loin pour é160_couv_john_coltrane_a_love_supremecouter des musiciens dans la perspective de  programmations éventuelles, nous ne le questionnons pas quant à l’artiste qui le ferait parcourir de longues distances. Par contre il nous confie qu’il aurait volontiers traversé l’océan pour écouter Jimmy Scott et il aurait apprécié d’assister à un concert de John Coltrane. Aujourd’hui, il écoute rarement du « jazz improvisé trop libre », autrement dit du « free jazz » qui met en scène  des performances avant tout techniques et dont le propos n’est plus en adéquation avec le contexte sociétal actuel.

Au regard de son devoir de réserve de p160_KolnConcert-Keith-Jarret_couv-1rogrammateur, il ne répondra pas à la question de l’affiche idéale d’un concert hypothétique, ce qui est tout à fait compréhensible. Par contre Benjamin répondra sans hésitations quant aux tryptique des albums fétiches dont il ne se séparerait pas. Il évoque d’abord un album représentatif du jazz modal post-bop, un opus icônique, le disque « Love Supreme » du saxophoniste John Coltrane, album sorti en 1965 chez « 160_moaning-artBlakey_couvImpulse ». Il cite ensuite le disque « Köln Concert » du pianiste Keth Jarrett enregistré en direct en 1975 chez ECM. Il s’agit d’un concert en piano solo totalement improvisé. Enfin Benjamin fait référence à un album de hard-bop, « Moanin' » enregistré par le batteur Art Blakey avec les Jazz Messengers en 1958 sous le label Blue Note. Funky en diable !

Pour terminer, Benjamin Tanguy accepte de préciser les « trois mots » qui définiraient sa vision actuelle du jazz. Après une réflexion très rapide les termes s’enchaînent pour caractériser un jazz qu’il voit libre, inspiré et précurseur de rencontres.

Lors de la 36ème édition du « Festival Jazz à Vienne », vous aurez sans doute l’occasion d’apercevoir Benjamin Tanguy et nous gageons que vous apprécierez les concerts programmés par celui qui est le coordinateur artistique de la programmation. Il est important de savoir que ses goûts ne sont pas « sous influence ». Il se prévaut d’un « goût indépendant », se garde de fonctionner par « coup de cœur » et veille à conserver une oreille très attentive aux  musiques qu’il écoute et analyse.

Propos recueillis le jour du Jazz Day, 30 avril 2016.

 

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

lire plus
Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse et chargée de groove.

lire plus
Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

Le retour de « Shabaka & The Ancestors »

« Shabaka & The Ancestors » annoncent la sortie de « We Are Sent Here By History ». Enregistré sur 2 ans, entre Cape Town et Johannesburg, ce deuxième album du groupe réunit le saxophoniste londonien Shabaka Hutchings et ses musiciens de jazz sud-africains. L’opus résonne comme une réflexion musicale sur la condition humaine en pleine agonie. Un poème sonore comme une méditation plutôt sombre sur l’avenir de l’homme. Une mise en garde… sauve qui peut & espère qui veut !

lire plus