Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !
Jazz à Vienne 2016
Du 28 juin au 15 juillet 2016, Jazz à Vienne 2016 #36
Très centrée sur les fondements du jazz, l’édition 2016 de « Jazz à Vienne » propose une programmation ambitieuse qui réunit principalement des artistes inscrits au cœur des jazz. Les genres et styles explorés devraient plaire à toutes les générations et réunir les publics.
Cordes vocales et cordes de guitares résonneront dans le Théâtre Antique. Au programme, découvertes, rencontres et métissage.
Ainsi, l’affiche artistique proposée en 2016 devrait permettre à ce festival d’effacer la baisse de fréquentation connue en 2015. En effet, cette année les organisateurs ambitionnent de rallier les 3 termes de l’équation « satisfaction du public/qualité artistique/rentabilité ». Aux côtés du nouveau directeur Samuel Ribier, Benjamin Tanguy assure la coordination artistique. Présent dans le staff de programmation depuis de nombreuses années (Scènes de Cybèle, Club de Minuit et de Caravan’Jazz, …) il œuvre aux côtés de Jean-Paul Boutellier, Jean-Pierre Vignola et Reza Ackbaraly.
Certes la scène innovante du Jazz Mix sous le Magic-Mirror disparaît dans sa forme originelle, mais le festival propose deux jours supplémentaires et délocalise la scène du JazzMix les 14 & 15 juillet sur les scènes de Cybèle où la dynamique artistique et « l’esprit JazzMix » sont conservés. Ainsi nous retrouvons ces mélanges musicaux si appréciables où les musiques traditionnelle, électronique et classique côtoient et pénètrent le jazz pour mieux le renouveler.
Au Théâtre Antique, seize jours de programmation. Icônes du jazz, interprètes confirmés, nouveaux talents et soirées festives avec des stars internationales, il y en aura pour tous les goûts.
L’Ouverture du festival
Elle est confiée à Ibrahim Maalouf qui a déjà chauffé à blanc les gradins les années précédentes. Le matin du 28 juin il propose le rituel Spectacle Jeune Public à destination des enfants des classes primaires. Le trompettiste tient aussi l’affiche des deux parties de la soirée du 28 juin puisqu’il a le privilège de présenter sur scène ses deux projets, Kalthoum et Red & Black Light dont les opus éponymes sont sortis le 25/09/15. Ibrahim Maalouf présente deux facettes de son art et rend hommage aux femmes.
Les Soirées Hommage
Dans l’esprit de l’opus « Autour de Chet » (parution chez Decca/Universal le 29/04/16), quelques-uns des trompettistes et chanteurs/chanteuses présents sur le disque sont réunis pour la soirée 29 juin autour des titres fétiches du trompettiste disparu pour un Hommage à Chet Baker. La première partie de soirée voit le retour du quartet d’Erik Truffaz qui invite Oxmo Puccino.
Le 06 juillet a lieu l‘Hommage à Django Reinhardt avec le Gypsy Unity d’Angelo Debarre en ouverture puis l’Amazing Keystone Big Band qui invite le saxophoniste James Carter et le guitariste Stochelo Rosenberg pour leur « Djangovision » grand format.
Soirées Anniversaire
A l’occasion des 75 ans de Chick Corea un plateau de pointures du jazz est réuni le 11 juillet autour du pianiste : Wallace Roney (trompette), Kenny Garett (saxophone alto), Christian McBride (contrebasse) et Marcus Gilmore (batterie).
Randy Weston, pianiste et compositeur depuis longtemps reconnu comme un géant du jazz moderne a exploré longuement ses racines africaines. Pour honorer ses 90 ans, « Jazz à Vienne » l’invite le 04 juillet. Il vient en quintet avec trois invités africains, Cheick Tidiane Seck, Ablaye Cissoko et Mohamed Abozekry. Le premier set est assuré par la fille de Nina Simone, Lisa Simone qui présente en quartet son projet teinté de soul, « All Is Well ».
Les cordes des guitares

Le 07 juillet, un double plateau présente successivement sur scène John Scofield et John McLaughlin. L’ouverture de soirée revient à John Scofield qui se produit en trio avec Brad Mehldau au piano et le batteur Mark Guiliana. John McLauglin joue ensuite avec son groupe 4th Dimension où nous retrouvons Etienne Mbappe (guitare basse), Gary Husband (keyboard, percussions) et Ranjit Barot (percussions) pour une immersion dans le monde de « Black Light », son dernier opus.
Les voix
Le 05 juillet, nous retrouvons la chanteuse et pianiste Diana Krall précédée par un premier set confié au chanteur Hugh Coltman qui interprète le répertoire de son opus « Shadows – Songs for Nat King Cole ».
Le 09 juillet, la scène appartient aux voix féminines avec la succession de trois plateaux. Lisa et Naomi Diaz, filles du percussionniste cubain Anga Diaz, plus connues sous leur nom de scène Ibeyin (« jumelles » en langue yoruba), présentent le répertoire de leur opus éponyme, évoluant entre negro-spiritual, électro et hip-hop
. Esperanza Spalding délaisse la contrebasse pour la guitare basse et produit son nouveau projet « Emily’s D + Evolution » (paru le 04 mars 2016 chez Decca/Universal) qui devrait en surprendre plus d’un. Elle. La soirée se termine entre pop, folk et jazz avec Yael Naim.
Le 11 juillet, le premier
set de la soirée « Anniversaire de Chick Corea » est confié à la voix soul de Gregory Porter qui devrait présenter le répertoire de son dernier opus « Take me to the Alley » (parution le 06/05/16 chez Decca/Universal).
Le 12 juillet, la merveilleuse chanteuse Cécile McLorin Salvant nous revient en quartet avec ses musiciens américains. L’amour et le plaisir sont au cœur de « For One To Love », son dernier opus paru le 08/09/15 chez Mac Avenue/Harmonia Mundi. Place ensuite à la soul musique avec le chanteur Seal.
A découvrir
Le 08 juillet, deux voix pas banales, Celle d’Imelda May, entre blues, rock et jazz et celle de Beth Hart, plus corsée et éraillée.
Musiques du Monde et Musiques Actuelles
Un peu éloigné de la cible « jazz pur jus », le chanteur et guitariste Sanseverino vient présenter le répertoire de son dernier album « Papillon » en ouverture de la soirée du 01 juillet. Il cède la plateau au guitariste et compositeur Goran Bregović qui revient enflammer les gradins du Théâtre Antique avec la musique des Balkans portée par son orchestre des Mariages et Enterrements, format réduit (le Small Band).
Le 30 juin une soirée paillettes et danse. Le style musical un peu rétro du groupe américain Pink Martini oscille entre jazz, musique latine et lounge avec China Forge et Strom Large qui se partagent le chant. La soirée se termine avec Caravan Palace, groupe français de musique électro-swing qui devrait être accueilli avec chaleur pour l’humeur festive de leur répertoire.
Les Soirées à thème.
Les amoureux du style se retrouvent le 02 juillet pour une Soirée Funk qui fait découvrir un prodige multi-instrumentiste et vocaliste, Jacob Collier et propose des retrouvailles avec Nile Rodgers.
Les spectateurs présents dans les gradins le 10 juillet vont sans doute unir leurs voix à celles du groupe louisianais Joyful et de Tonya Baker qui animent la Soirée Gospel.
La rituelle All Night Jazz débute le 13 juillet et se termine le lendemain à l’aube. Son
programme alléchant présente diverses facettes du jazz. Nox.3, le groupe lauréat du RéZZO FOCAL à Vienne de 2015, Robin McKelle
qui nous promène entre soul jazz et pop, un groupe de musiciens qui ont tous joué avec James Brown, The J.B. Original James Brown band, la voix pleine de ferveur de Faada Freddy, le souffle inépuisable du saxophoniste Kamasi Washington qui avait créé le buzz en 2015 avec son double album « The Epic » et enfin le claviériste multi-instrumentiste Cory Henry, pilier du groupe Snarky Puppy, se produit avec les The Funk Apostles.
C’est le chanteur et guitariste Buddy Guy qui est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival avec la Soirée Blues du 15 juillet. Sur scène il sera précédé de la chanteuse Shakura S’Aida et du chanteur guitariste Selwyn Birchwood.
Bien sûr et comme tous les ans, le Festival Jazz à Vienne c’est aussi :
- une journée organisée en collaboration par Jazz à Vienne et le Rhino Jazz’s) Festival. Cette année elle a lieu le 03 juillet et commence à 12h30 sur les scènes de Cybèle pour se terminer au Théâtre de Vienne. Centrée sur les relations entre la danse et le jazz, elle s’intitule Jazz & Dance Connection et permet à tous les spectateurs d’assister gratuitement à l’ensemble des spectacles, de place en place de rue en rue jusqu’au théâtre,
- le Club de Minuit continue à proposer des concerts en libre accès dans le Théâtre de Vienne. En lien avec l’hommage à Django commencé au Théâtre Antique le 06 juillet, le Club de Minuit affiche le Trio de James Carter et son programme « Django Unchained »,
- les Scènes de Cybèle et ses concerts gratuits sur pour découvrir la nouvelle génération du jazz, les Big Bands et les groupes sélectionnés pour Tremplin National, RéZZo FOCAL Jazz à Vienne,
- l’Académie de Jazz à Vienne qui aborde sa 23ème édition,
- la Caravan’Jazz avec The Steady Rollin’men et ses étapes dans les communes de l’agglomération viennoise,
- les Lettres sur Cour avec des auteurs du monde entier. Notons le 05 juillet la lecture par Miguel Gonzalez d’extraits de « Chet Baker, (Déploration) » de Zéno Bianu avec David Enhco (tp) Florent Nisse (b).
- les Musaïques, ses concerts et cette année un Brunch réunionnais au Musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal-Vienne,
- les Résonnances Métropolitaines avec RhinOversize sur Saint Etienne Métropole, et 5 Cartes Blanches au Périscope à Lyon.
Cette programmation n’est pas exhaustive. Pour tout savoir sur le Festival Jazz à Vienne 2016 et pour organiser au mieux votre agenda et vos concerts, nous vous engageons à vous connecter sur le site http://jazzavienne.com/festival.
« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »
Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine
Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

A l’occasion de tous ces évènements, ce sont des artistes des cinq continents qui se vont se croiser à Fourvière et en métropole pour composer ce bouquet de 178 représentations. Parmi ces spectacles, il y aura 42 créations et/ou premières françaises dont 83 au cirque, 52 sont dévolues au théâtre, 7 à la danse et 36 aux musiques.
Benjamin Biolay pour une unique date estivale française aux Nuits de Fourvière avec son nouveau projet Palermo Hollywood le 17/06.

t enrobé par un orchestre de cuivres et de percussions confié aux arrangeurs Robin Reyes Torres et Ernesto Burgos Osorio de Santiago de Cuba. Pour que la soirée soit encore plus vivante, un atelier gratuit de danse rumba est organisé à l’Odéon ce même 03 juillet à 11h. Pour parachever la fête, Dominique Hervieu, la Directrice artistique de la Biennale de la Danse, viendra initier le public à la rumba tarentelle qui composera le final du défilé de la Biennale en septembre… tout un programme en perspective
2016, les Nuits de Fourvière confient les clefs de l’Eclat Final au Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Pour cette Carte Blanche, voyage musical entre Afrique (Bénin et Somaliland), Réunion et Mexique/Colombie. La nueva cumbia sera au cœur de la fête avec Celso Pinã et Kumbia Boruka. Ambiance dansante à prévoir. On l’aura compris pour cet Eclat Final, le rythme triomphe en beauté.
Le jour du Jazz Day, le 30 avril, tout le territoire métropolitain résonne du son du jazz et la plupart des évènements mis en place sont proposés gracieusement au public. Bien sûr, nous entendons déjà les puristes protester et prétendre que toutes ces « journées » ne sont que des évènements, des cache-misère qui promeuvent un jour et oublient les 364 autres jours. Nous nous insurgeons contre cette idée simpliste et pensons qu’il est essentiel d’éclairer au grand jour cette musique au moins un jour par an ne serait-ce que pour la valoriser, la promouvoir largement, tous styles et tous musiciens confondus. Profiler le jazz comme un outil éducatif est plutôt rassurant et conforme à l’idée que nous nous faisons de cet art et il nous plaît que les objectifs fixés par l’Unesco pour cette musique soient ambitieux et correspondent à son propos.
