Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.
Jazz à l’Opéra de Lyon – Daniel Humair
Daniel Humair dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon
Le Jazz bat encore son plein sous le Péristyle de l’Opéra que déjà se profile la rentrée du Jazz à l’Opéra de Lyon. Le 20 octobre 2017, Daniel Humair est invité dans la Grande Salle de l’Opéra. Le prodigieux batteur fera découvrir ses « Panoramas » sur la scène de la grande maison. Belle soirée en perspective.
C’est à l’invitation de François Postaire que Daniel Humair revient à l’Opéra de Lyon pour un concert exceptionnel programmé dans la Grande Salle de l’Opéra le 20 octobre 2017 après avoir avoir si souvent comblé les spectateurs de l’Amphi Jazz. C’est l’occasion où jamais de découvrir les plus belles facettes de son univers artistique. On ne doute pas que sa venue mobilise un large public.
Daniel Humair est devenu un des musiciens apprécié de l’Amphi Jazz de l’Opéra de Lyon grâce à son immense talent mais aussi grâce à celui de François Postaire qui a su le programmer au fil des ans, tout comme nombre d’autres excellents musiciens du jazz actuel.
Depuis 2005, Daniel Humair est revenu souvent jouer pour le plus grand plaisir des spectateurs de l’Amphi Jazz. La liste n’est pas exhaustive mais l’on se souvient de sa venue en 2007 avec Benjamin Moussay et Jean-Philippe Viret, en 2013 avec Nicolas Folmer, en 2015 avec Emil Spanyi et plus récemment en 2017 avec Antonio Farao.
Batteur exceptionnel et inventif s’il en est, Daniel Humair a depuis longtemps oublié la position d’accompagnateur du batteur. Il fait en effet partie de ceux qui ont participé à faire de la batterie un instrument à part entière. Derrière ses fûts et ses peaux il sculpte le tempo tout comme il peint ses tableaux. Inventif et attentif au jeu de ses compagnons il prodigue un jeu où finesse et énergie alternent.
Daniel Humair c’est plus de quatre décennies de jazz. Pas question d’évoquer dans le détail sa longue et fructueuse carrière, ce serait trop long. En fait il serait plus simple de citer les musiciens avec lesquels il n’a pas joué car de fait il a côtoyé durant toutes ces années passées les plus grands mais a aussi contribué à l’émergence de nouveaux talents qui sont aujourd’hui des valeurs sûres et reconnues.
Le Club Saint-Germain a vu ses débuts avec Martial Solal, René Urtreger, Pierre Michelot, Barney Wilen, Stéphane Grapelli. A cette époque il a aussi eu l’occasion de jouer avec la plupart des grands jazzmen de passage à Paris. Les années 60 le voient en trio avec le violoniste Jean-Luc Ponty et l’organiste Eddie Louiss. Il accompagne ensuite les Swinggle Singers pendant deux ans puis intègre l’European Rythm Machine de Phil Woods avant de jouer en free-lance dans les années 70 auprès de Dexter Gordon, Johnny Griffin, Joe Henderson, Art Farmer, Anthony Braxton et bien d’autres.
Vient ensuite la grande époque où il forme un trio avec Henri Texier et François Jeanneau. Avec eux il va participer à la grande aventure du jazz improvisé européen. C’est ensuite avec Joachim Kühn et Jean-François Jenny-Clark qu’il constitue un autre trio marquant de sa carrière au sein duquel il va développer son activité de compositeur et concevoir le rôle de la batterie moderne. Il convient aussi de citer les collaborations nombreuses et fructueuses qu’il a eues avec Michel Portal, Dave Liebman, Richard Galliano.
En 1997 il a gravé un album qui a réuni autour de lui quatre trios différents (Chevillon/Ducret, Kühn/Portal, Jenny-Clark/Liebman, Garzone/Crook). C’est ensuite la création du Baby Boom Quintet qui réunit autour de lui Christophe Monniot, Manu Codjia, Matthieu Donarier et Sébastien Boisseau avec lesquels il enregistre deux albums en 2003 et 2008. C’est avec Émile Parisien, Viencent Peirani et Jerôme Regard qu’il a enregistré en 2011 son dernier album « Sweet and Sour » chez Laborie Jazz.
On se réjouit par avance de cette soirée prometteuse en émotions musicales puisque le 20 octobre 2017 sur la Grande Scène de l’Opéra de Lyon, Daniel Humair propose plusieurs « Panoramas » de son univers artistique. Au programme de la soirée deux Trios et un Quartet.
C’est Bruno Chevillon qui tient la contrebasse aux côtés de Daniel Humair dans les deux trios qui accueillent pour l’un le clarinettiste Michel Portal, pour l’autre le saxophoniste Stefano Di Battista. Le quartet réunit autour de Daniel Humair, le contrebassiste Stéphane Kerecki, le saxophoniste Vincent Lê Quang et le tromboniste Samuel Blaser.
Il est aussi donné de découvrir une autre facette artistique de Daniel Humair. En effet une exposition de quelques toiles et papiers est proposée à l’Amphi en entrée libre du 21 octobre au 25 novembre 2017, les vendredis et samedis de 12h à 19h.
Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »
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