Diego Imbert dédie « Tribute to Charlie Haden » à ce grand maître de la contrebasse disparu en 2014. Un hommage au lyrisme et au sens de la mélodie de ce légendaire musicien que le contrebassiste français considère comme une figure fondamentale.
Pour réaliser l’album « Tribute to Charlie Haden » (Trebim Music/L’Autre Distribution) annoncé pour le 22 septembre 2017,Diego Imbert renoue avec le trio réuni sur l’album « Ménage à trois » de 2016. Le contrebassiste est donc entouré du batteur André Ceccarelli et du pianiste EnricoPieranunzi. Très impliqué dans le projet, ce dernier avait enregistré quatre albums avec Charlie Haden, « Silence » en 1989, « First Song » en 1992, « Fellini Jazz » en 2003 et « Special Encounter » en 2005.
Parmi les douze titres du répertoire figurent trois compositions de Charlie Haden. Sur deux d’entre elles, First song qui ouvre l’album et Silence qui le termine, le trio est soutenu par les arrangements qu’a réalisés Pierre Bertrand pour un ensemble de cordes (deux violons, deux violoncelles) et vents ( flûte, hautbois et clarinette). L’orchestre prodigue un écrin précieux à un tiers des pièces du disque dont la splendide composition d’Enrico Pieranunzi intitulée Charlie Haden et les Part I et Part III de la Liberation Suite écrite par Diego Imbert à la mémoire de Charlie Haden.
Outre ces plages orchestrées, les thèmes, Liberation Suite Part II coécrite par les membres du trio, Nightfall de Charlie Haden, Last Dance in Paris de Diego Imbert, Lennie’s Pennies de Lennie Tristano et In the Wee small hours of the morning de David Mann sont jouées en trio et permettent de saisir plus encore les qualités des instrumentistes.
« Tribute to Charlie Haden », le jeu sensible des trois musiciens et les élégants arrangements célèbrent la mémoire du contrebassiste disparu. Délicatesse des balais, rondeur de la contrebasse et lyrisme du piano servent avec subtilité la mélodie si chère à Charlie Haden.
Pour écouter tous les musiciens du « Tribute to Charlie Haden », rendez-vous le mercredi 29 novembre 2017 à 21h à Paris au Studio de l’Ermitage.
Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
Pour son vingtième anniversaire le Caratini Jazz Ensemble publie un nouvel album « Instants d’orchestre ». Habilement construit, l’opus regroupe des instants marquants de l’histoire de l’orchestre. Des instantanés musicaux du passé projetés dans le présent. Le temps sublimé.
Annoncé pour le 22 septembre 2017, « Instants d’Orchestre » (Caramusic/L’Autre Distribution) propose des extraits de plusieurs albums enregistrés par le Caratini Jazz Ensemble entre 1999 et 2013. Une sorte de rétrospective choisie par Patrice Caratini lui-même pour témoigner de la vie de cet orchestre unique.
Fondé par Patrice Caratini en 1997, le Caratini Jazz Ensemble est une grande formation qui s’inscrit dans la continuité du Onztet, premier orchestre créé par le contrebassiste en 1979. Aujourd’hui le Caratini Jazz Ensemble rassemble des musiciens français parmi les meilleurs, toutes générations et tous styles d’expression confondus.
Depuis sa création, le Caratini Jazz Ensemble a imposé sa singularité qui tient en grande part à la personnalité de son leader, le contrebassiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, Patrice Caratini. Sous sa direction, le Caratini Jazz Ensemble incarne en quelque sorte une machine à remonter le temps et à explorer l’avenir avec une trentaine de programmes allant du jazz contemporain au bal populaire avec des incursions dans la chanson ou les musiques caribéennes, sans compter d’autres projets montés en interaction avec le théâtre, la danse ou le cinéma.
A l’écoute de l’album « Instants d’Orchestre » on perçoit l’aptitude du Caratini Jazz Ensemble à restituer l’essence même des musiques dans leur hétérogénéité. Au fil des dix titres de l’album on peut écouter (sans être exhaustif) la plupart des membres historiques de l’orchestre, Patrice Caratini (contrebasse et direction), André Villéger (saxophones, clarinettes), Claude Egea (trompette), Pierre Drevet (trompette), François Bonhomme (cor), Denis Leloup (trombone), François Thuillier (tuba), Thomas Grimmonprez (batterie), Sebastian Quezada (percussion). Sans oublier d’autres musiciens mis en valeur lors de leurs solos comme Christophe Monniot (saxophone alto), Matthieu Donarier (saxophone), Sara Lazarus (chant), David Chevallier (banjo, guitare), Alain Jean-Marie (piano), Manuel Rocheman (piano), Rémi Sciuto (saxophone).
Pour précision, « Instants d’Orchestre » propose des extraits des albums suivants qu’on peut refaire tourner sur les platines :
« Darling Nellie Gray - Variations sur la musique de Louis Armstrong » (Label Bleu/Harmonia Mundi) de 1999
« Anything Goes. Les chansons de Cole Porter » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2000
« From The Ground » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2002
« Latinidad » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) en 2009
« Body And Soul » (Caramusic/L’Autre Distribution) en 2013, autour du film éponyme d’Oscar Micheaux.
Ancré dans l’histoire du jazz et dans les traditions populaires sans rien sacrifier à la modernité et aux expressions contemporaines les plus exigeantes le Caratini Jazz Ensemble donne à entendre sur « Instants d’Orchestre » des plages où plusieurs temporalités se télescopent, celle du jazz avec des répertoires inscrits dans l’histoire de cette musique et celle de l’orchestre de 1999 à 2013.
Tous les arrangements sont à porter au crédit de Patrice Caratini qui a aussi composé tous les titres sauf les deux pièces de Cole Porter, My Heart belongs to Daddyet What is this thing called love que l’on écoute
Pour son vingtième anniversaire, le Caratini Jazz Ensemble donnera deux concerts exceptionnels avec ses partenaires historiques. Le 30 septembre 2017 au studio 104 de Radio France qui a soutenu l’orchestre tout au long de son histoire et en a diffusé les créations dès les premiers concerts. Le 8 novembre 2017 à Sceaux, Les Gémeaux, Scène nationale qui a invité Patrice Caratini comme artiste associé pour la création de l’orchestre le 8 octobre 1997 et a accueilli neuf créations au cours des années suivantes.
Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
« Modern Art », un trio et un album. Daniel Humair, Stephane Kerecki et Vincent Lê Quang invitent à découvrir en musique quelques peintres du XXème siècle. Improvisations chatoyantes, traits libérés et vibrations animées.
Autour de lui, le batteur de renommée internationale Daniel Humair réunit Stéphane Kerecki (contrebasse) et Vincent Lê Quang (saxophones soprano et ténor), deux talentueux musiciens du jazz français. Ainsi constitué le trio élabore un répertoire et un album « Modern Art » (Incises/Outhere) annoncé pour le 22 septembre 2017. L’opus propose de visiter musicalement quelques grands peintres de l’art moderne dont Daniel Humair a croisé la route et qui l’ont inspiré dans son activité picturale.
En effet, Daniel Humairne se contente pas d’être batteur et compositeur, il pratique aussi la peinture. On a d’ailleurs souvent observé une similitude entre les gestes du peintre et ceux du batteur. Durant un concert de Daniel Humair on peut à la fois le regarder dessiner la musique et écouter ses traits musicaux contrastés et mouvants.
Dans le monde du jazz, Daniel Humair a imposé sa stature de batteur sur toutes les scènes et l’on peut compter aujourd’hui les musiciens avec lesquels il n’a pas joué. Dans son jeu alternent finesse et énergie. Il a aussi contribué à l’émergence de nombreux talents maintenant reconnus. Les deux quarantenaires qu’il a réunis autour de lui dans « Modern Art » comptent parmi ceux-là.
Après « Sound Architects » (2012) le contrebassiste Stéphane Kerecki s’est imposé comme un véritable architecte sonore. Son album « Nouvelle Vague » (2014) illustre son intérêt vis à vis du 7ème art. Le musicien accumule les récompenses mais continue à renouveler son art. Son expression très mélodique n’en est pas moins solide et structurée.
Professeur au CNSM de Paris, le saxophoniste Vincent Lê Quang possède un style très expressif identifiable dès la première note. Compositeur, chef d’orchestre et improvisateur émérite il possède le profil du musicien complet mais conserve une curiosité tournée en direction de tous les arts.
Sur l’album « Modern Art », le trio élabore une musique qui visite quelques uns des grands peintres du XXème siècle. De manière fort libre s’établissent des associations entre les deux arts. En écho aux tableaux des peintres, la musique génère des couleurs, des mouvements, des espaces, des vibrations.
En treize titres le répertoire évoque quelques uns des plus grands peintres du XXème siècle qui comptent pour Daniel Humair… même s’il a dû faire des choix. Jackson Pollock, Bram Van Velde, Pierre Alechinsky,Yves Klein, Vladimir Velčković, Sarn Szafran, Jim Dine, Cy Twombly. Tous ont influencé la conception picturale de Daniel Humair. Certains sont des amis et parmi eux quelques uns ont aimé le jazz comme Jean-Pierre Pincemin, Paul Reberolle D’autres ont peint des musiciens de jazz comme Bernard Rancillac. D’autres encore pratiquaient même un instrument comme Alan Davie et Larry Rivers qui jouaient du saxophone.
Par bonheur, « Modern Art » se présente sous la forme d’un magnifique livre-disque. Le livret de l’album propose la reproduction d’une œuvre de chacun des artistes mettant ainsi en lumière les correspondances entre ces œuvres et les compositions du trio. Cela incite aussi à rechercher plus avant pour mieux connaître ou découvrir les peintres et leurs réalisations.
« Modern Art », des vibrations musicales chatoyantes et vivantes. Les trois artistes laissent guider leur écriture, leurs improvisations et leurs interactions par les œuvres de quelques grands peintres du XXème siècle. La musique se fait couleur, épaisseur, mouvements, vibrations. Elle respire, souffle, chante, s’envole. Des plaintes bruissantes précèdent des moments de calme éthéré.
Après la sortie de l’album, on peut découvrir le trio « Modern Art » et sa musique en concert. Rendez-vous le 13 octobre 2017 à 21h au Cinéma le Balzac à Paris avec la projection du film « En résonance » de Thierry le Nouvel. Le Comptoir à Fontenay-sous-Bois accueille ensuite le trio le 17 novembre 2017.
Un autre moment à ne pas rater, la venue de Daniel Humair le 20 octobre 2017 à 20h30 dans la grande salle de l’Opéra de Lyon. La soirée fort prometteuse se termine avec le Trio « Modern Art » rejoint par le tromboniste helvète Samuel Blaser. De plus une exposition de quelques toiles et papiers de Daniel Humair est proposée à l’Amphi en entrée libre du 21 octobre au 25 novembre 2017, les vendredis et samedis de 12h à 19h.
Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
Simon Goubert et Ablaye Cissoko annoncent la sortie de leur nouvel album, « Au loin ». Le batteur et le joueur de kora poursuivent leur projet « African Jazz Roots » en quartet. Énergie et lumière irriguent la musique.
Le batteur Simon Goubert et le joueur de kora Ablaye Cissoko continuent leur collaboration débutée en 2010. Le 22 septembre 2017, les deux leaders présentent « Au loin » (Ma Case Prod), leur nouvel opus où ils s’expriment en quartet. Aux côtés de Simon Goubert et Ablaye Cissoko, la pianiste Sophia Domancich et le contrebassiste Jean-Philippe Viret.
Conçu pour valoriser les fondements musicaux communs aux deux langages du projet « African Jazz Roots », le répertoire de l’album « Au loin » rend à la fois hommage à la tradition musicale sénégalaise et au jazz modal de John Coltrane. Un voyage dépaysant qui allie de nouvelles sonorités et une élégance lumineuse.
Certes le travail avait déjà commencé en 2010 entre Simon Goubert et Ablaye Cissoko lors de leur première rencontre au Festival de Saint-Louis-du-Sénégal suivi en 2011 par l’enregistrement de l’album « African Jazz Roots » sorti en France en novembre 2012. Le titre de l’album est par ailleurs devenu celui de leur projet commun.
Simon Goubert a assuré la direction du projet et les quatre musiciens ont contribué à l’écriture du répertoire. Grâce à la grande complicité qui lie les quatre protagonistes, le travail préalable à l’enregistrement de l’album a été facilité. Le projet prétend en effet générer de vrais liens entre le jazz et l’idiome traditionnel de la kora et il y parvient.De facto, la musique proposée ne relève en rien d’une simple juxtaposition de styles. Le propos du groupe parvient réellement à fusionner les deux influences musicales, sans les affadir ni les lisser. Il s’agit bien d’un réel métissage.
Les approches différentes des artistes du quartet leur ont permis de cerner les fonctionnements et les rôles de chaque instrument. La kora ne pouvant s’accorder dans tous les modes utilisés en jazz, les compositeurs doivent écrire en prenant en compte les modes musicaux accessibles aux 21 cordes de la kora pour qu’il soit possible à Ablaye Cissoko d’improviser librement. Ainsi, le groupe a conçu un répertoire de compositions originales et a intégré les caractéristiques physiques de la kora qui requiert un accordage spécifique pour chaque mode musical dans lequel le musicien doit s’exprimer.
Seul un expert de l’instrument comme Ablaye Cissoko peut faire face à de telles exigences. Sur l’album « Au Loin », il s’exprime dans plusieurs modes, lemode Syllaba, le mode Toumara et le mode Sawouta. Ses improvisations inspirées répondent ainsi de belle manière à celles de Sophia Domancich ou de Jean-Philippe Viret.
Enregistré live, « Au loin », fait alterner des ambiances fluides et lumineuses ou puissantes et incantatoires. Le répertoire du groupe est conçu de telle manière que l’on ne perçoit à l’écoute de l’album, aucune contrainte technique. Cela participe sans nul doute en grande partie à la réussite de la fusion de ces deux mondes musicaux que sont le jazz modal et la musique traditionnelle sénégalaise. Le talent des artistes et leur entente fait le reste.
L’album ouvre avec Sur le Pont Faidherbe, une composition de Simon Goubert écrite en hommage à cet édifice emblème de Saint-Louis-du-Sénégal et continue avec Au Loin, le thème de Sophia Domancich qui donne son titre à l’album. Écrit et interprété dans la pure veine coltranienne, le morceau donne lieu à un échange très riche entre le joueur de kora et la pianiste.Tous deux sont portés par Simon Goubert au meilleur de sa forme. Ses interventions puissantes et sa verve ne sont d’ailleurs pas sans évoquer un certain Elvin Jones.
A l’écoute du titre De Dakar à Saint-Louis on se trouve transporté dans la fantastique forêt de baobabs qui pousse entre Dakar et Saint-Louis du Sénégal. Lumineux et fragile, le chant de la kora s’élève au-dessus de la rythmique jazz et l’on est immergé dans les couleurs et les senteurs africaines. Après une incursion du piano dans le monde coltranien, on revient en Afrique.
Le vieux sage révèle l’alliance sonore subtile qui se crée entre le piano, la voix du griot et la kora. Dérivante permet d’apprécier l’élégance et la force tranquille de la contrebasse dont les cordes chantent la mélodie. Sur la première moitié du morceau la délicate improvisation de Jean-Philippe Viret procure un grand moment d’émotion.
On est séduit par Saint Awawa, la subtile composition du contrebassiste. Ce dernier ouvre le thème à l’archet et instaure ensuite un splendide dialogue avec la kora qui esquisse le thème avec une fluidité exquise. Soutenu par des cymbales pointillistes, le piano enchaîne et improvise avec une légèreté tout en suspension. La batterie impulse ensuite une rythmique subtile mais solide qui permet à la harpe-luth de faire entendre son chant lumineux.
Tout au long de l’album « Au loin », les incantations de la kora et le chant habité du griot s’unissent au jeu délicat de la contrebasse et au toucher souple du piano. La musique se teinte alors d’une forte dimension spirituelle. La grande rigueur rythmique et harmonique magnifie les mélopées de la kora et de la voix. Le tout évoque alors ces espaces de transe que l’on retrouve dans le jazz modal coltranien.
Enregistré live, l’album « Au loin » permet de capter la musique telle qu’elle vit lors d’un concert. Le 25 août 2017 on a pu apprécier la musique du quartet en direct sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny durant le festival Jazz Campus en Clunisois.
« Au Loin » réalise une fusion aboutie entre le langage du jazz moderne incarné par Simon Goubert, Sophia Domancich et Jean-Philippe Viret et les sources de la musique mandingue représentée par le griot, chanteur et joueur sénégalais de kora, Ablaye Cissoko.
A l’occasion de la sortie de l’album « Au Loin », un rendez-vous s’impose pour écouter Simon Goubert et Ablaye Cissoko en concert. Le Pan Piper accueille le quartet le lundi 06 novembre 2017 à partir de 20h au 2-4 impasse Lamier à Paris (75011). Concert évènement à ne pas rater.
Remerciements à Simon Goubert et Ablaye Cissoko pour leurs précieuses informations.
Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
Le David Chevallier trio propose un répertoire entièrement original. Entouré de Sébastien Boisseau et Christophe Lavergne, le leader troque la guitare électrique contre les guitares acoustiques et le banjo. Un son de trio inédit et fort plaisant.
Après le magnifique « Standards & Avatars » de 2015 à l’énergie plutôt rock, le David Chevallier trio, né en 2013 lors de l’Europa Jazz Festival, revient le 22 septembre 2017 avec un tout autre idiome sur « Second Life »(Cristal Records/Sony Music Entertainment). Le contrebassiste Sébastien Boisseau et le batteur Christophe Lavergne se retrouvent autour du guitariste qui abandonne l’électrique et choisit de s’exprimer sur guitares acoustiques et banjo.
« Second Life », le trio composé de David Chevallier, Sébastien Boisseau et Christophe Lavergne propose une musique acoustique performante. Les sonorités évoquent celles des musiques folk américaines mais guitares et banjo dessinent avec subtilité un paysage très personnel.
Sur scène le guitariste David Chevallier utilise un ordinateur pour augmenter la présence sonore de ses instruments ce qui lui fait dire qu’il s’agit d’un trio augmenté, mais on lui fait confiance pour un usage délicat de l’électronique.
Le toucher clair et précis du guitariste est servi par l’accompagnement fluide et souple que prodiguent contrebassiste et batteur. Les dix titres font alterner les ambiances. Entre improvisation et écriture sophistiquée, on se laisser porter d’un univers à un autre.
Un petit tour allusif du côté du Brésil avec Choroqui danse et tourne jusqu’à l’ivresse. Sans oublier une pièce qui trompe son monde avec son titre Naïf en faisant coexister une mélodie décalée sur un motif harmonique que n’aurait pas renié un certain Monk. Quant à Simple, on ne se laisse pas non plus abuser par la base harmonique assez simple sur laquelle le guitariste élabore un motif mélodique inspiré par une pièce de Michael Formanek. Double annonce par contre la couleur, une guitare à deux fois six cordes et une batterie qui double la pulsation de l’écriture.
On surfe sur le dynamique Trickyservi par la technique performante du guitariste. Plus loin et sans hésitation le trio passe du 6/8 au 12/8 et enchaîne Dodici avecSix. Les dix minutes de Patience permettent aux musiciens de vraiment développer leur expression et cela comble d’aise l’auditeur.
Sur « Second Life » coexistent sophistication et subtilité, tension et détente. Une rêverie inventive aux ambiances dépaysantes.
Rendez-vous le 18 novembre 2017 à Paris au Sunset pour le concert de sortie de l’album « Second Life ». Pour en savoir plus sur les autres dates de la tournée du David Chevallier Trio, rien de mieux que la consultation de son site.
Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
Le 8 septembre 2017 Le Periscope a ouvert sa saison avec un concert du saxophoniste Shabaka Hutchings et « The Comet is Coming ». Pour la suite du trimestre, la programmation de cette scène incontournable des musiques innovantes s’annonce riche et animée.
Pour le premier trimestre 2017/2018, Le Periscope propose une programmation qui navigue entre jazz créatif, hip-hop indé, rock expé et musiques électroniques. Sans oublier « Músicas Híbridas » : Bogotá-Lyon », du 19 au 24 octobre 2017 qui s’inscrit dans le cadre de l‘Année France-Colombie 2017.
Après le passage de l’apocalypse musicale proposée par Shabaka Hutchings, Danalogue et Betamax, les concerts vont se suivre sans se ressembler et c’est bien là que réside un des plus grands intérêts de la programmation du Périscope qui explore un très large éventail des musiques créatives actuelles. On ne s’improvise pas « Scène de Musiques Innovantes » sans raison ! Ce n’est pas par hasard d’ailleurs que Le Periscope a choisi son logo !
On ne peut résister à évoquer quelques moments clefs ce premier trimestre même si bien sûr, pour découvrir la programmation exhaustive du Périscope de Septembre à Décembre 2017, rien ne remplace la consultation du site du Périscope.
Par contre pas question d’aller plus avant sans louer l’esthétique du visuel de Laho qui illustre la plaquette septembre-décembre 2017 du Périscope. La tonalité colorée et le paysage arboré bruissant stimulent l’imagination et engagent à la rêverie musicale. On espère que formes et couleurs musicales des concerts seront au diapason.
Les 29 et 30 septembre 2017 revoilà le Gaffer Fest avec son lot d’artistes inclassables. On note aussi la volonté du Périscope d’accompagner des sorties d’albums en invitant les artistes à les présenter live au prétexte que, dixitPierre Dugelay, « le son se crée sur scène ». Ainsi, le jeudi 12 octobre 2017, David Bressat vient avec son nouveau projet « Alive ! » dont l’album sort le 06 octobre 2017. Le 13 octobre 2017, dans le cadre de la tournée Jazz Migration, c’est au tour de Watchdog qui présente son deuxième album « Can Of Worms ». Le vendredi 10 novembre 2017, place au Zozophonic Orchestra et au répertoire de son nouvel album « That Thing » annoncé pour le 21 septembre 2017.
En partenariat avec le Goethe Institut, Le Périscope invite le 06 octobre 2017 le pianiste allemand Benedikt Jahnel. Ce sera l’occasion de découvrir live son trio et son « équilibre collectif harmonieux au swing absolu »chroniqué dans « Label ECM Focus4 » à l’occasion de la sortie de son album « The Invariant » le 13 janvier 2017.
Du 19 au 24 octobre 2017 le projet « Músicas Híbridas » vient à Lyon et fait suite au volet colombien qui s’est déroulé à Bogotá du 12 au 22 avril 2017.
C’est l’occasion pour les chercheurs, musiciens, professionnels de la culture et pédagogues colombiens de poursuivre leurs échanges et leurs réflexions autour des musiques hybrides. Pour le public de la métropole lyonnaise il s’agit d’une opportunité unique de découvrir la scène bouillonnante et indépendante de la capitale colombienne avec cinq jours de concerts.
Au Periscope, El Ombligo le 19 octobre et Ensamble Tríptico les 22 et 23 octobre 2017. Au Marché Gare, Curupira le 20 octobre 2017. Redil Cuarteto le 21 octobre 2017 sur la scène de Bizarre ! … sans oublier la création Kaixu by Pixvae au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin le 24 octobre 2017 avec un petit avant-goût enregistré en avril 2017 à Bogota.
A ne pas rater le 09 novembre 2017 la venue du saxophoniste new-yorkais Seamus Blake avec son Seamus Blake FrenchQuartet. En partenariat avec le Goethe Institut, le 16 novembre 2017 voit la rencontre du trio Klima Kalima mené par le guitariste finlandais Kalle Kalima avec le tromboniste Yves Robert réunis autour du projet « Finn Noir ».
Amateurs de musiques originales, rendez-vous le 22 novembre 2017 avec les jeunes musiciens belges de Stuff et le 30 novembre 2017 avec Manuel Hermia et l’Orchestra Nazionale Della Luna.
Le Periscope et le Grolektif s’associent à nouveau pour une résidence des 21 musiciens de Bigre! qui seront présents le 14 décembre 2017, pour la première des trois sessions de la saison. Avec à la clef un répertoire inédit lors de chacune des trois dates. Plus que jamais, l’aventure du big band continue.
Les 10 ans du Periscope vont se fêter du 08 décembre 2017 à avril 2018. Les festivités commencent le 08 décembre 2017 à 20h30 avec une soirée surprise. Bien d’autres évènements à venir jusqu’au printemps 2018.
On n’oublie pas la programmation du Café Culturel et les actions culturelles ni la play-list du Periscope pour se mettre en oreille et choisir ses soirées.
Dans le cadre de l’Année France-Colombie, le Périscope lieu incontournable de la scène des musiques actuelles et innovantes à Lyon, s’associe à IDARTES, l’institut culturel de la ville de Bogotá pour le projet “Músicas Híbridas : Bogotá – Lyon”. Labellisé par l’Institut Français, cette collaboration est un pont entre deux “scènes artistiques” et le point de départ d’échange professionnels, pédagogiques et créatifs
BLEU « Músicas Híbridas », du 18 au 25 octobre 2017 la semaine Bogotá-Lyon un occasion pour découvrir les nouvelles scènes de musiques hybrides, concerts, tables
Rondes, conférences, ateliers, rencontres professionnelles. Les projets artistiques qui se font écho de chaque côté de l’atlantique.
Du 12 au 22 avril 2017 le Périscope a conduit une délégation professionnelle et artistique en Colombie Bogotá. Durant la semaine du 18 au 25 ovtobre 2017 le projet « Músicas Híbridas » vient cette fois à Lyon. Inscrit dans le cadre de l’Année France-Colombie ce projet se déroulera dans de nombreux lieux de l’agglomération lyonnaise et sera une opportunité immanquable pour découvrir la scène bouillonnante et indépendante de la capitale colombienne. 5 jours de concerts au Périscope , chez leurs partenaires, le Marché Gare et Bizarre !, mais aussi au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin avec le concert de la création franco-colombienne Kaixu by Pixvae. Quatre groupes colombiens aux sonorités actuelles se succéderont sur les différentes scènes. Une trentaine de musiciens, ( responsables culturels, directeurs de labels, de collectifs) chercheurs, professionnels de la culture et pédagogues colombiens seront présents à Lyon en octobre pour poursuivre des échanges et réflexions autour des musiques hybrides L’association entre Le Périscope et IDARTES - l’institut culturel de la ville de Bogotá - a donné vie à un projet bilatéral “Músicas Híbridas”. Après une semaine dense à Bogotá en avril, c’est à Lyon que le projet prend forme une seconde fois avec une programmation représentative de la scène des “musiques hybrides” et mêlant concerts, programme jeune public, création, échanges professionnels, masterclass et recherche en pédagogie. Commune aux deux métropoles, la volonté de favoriser ces échanges permet de créer un pont entre les deux scènes artistiques, leur mode de fonctionnement et leurs évolutions.
Programme de la semaine à Lyon du 16 au 22 octobre avec les vidéos : El Ombligo au Périscopele 19 octobre, , Curupira le 20 octobre au Marché Gare, le 21 octobre, Redil Cuarteto + Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL (FR)sur las scène de Bizarre!, le 22 octobre Ensamble Tríptico, le 23 octobre Concert jeune public de l’ Ensamble Tríptico et une jam à 21h le même jour et pour finir en beauté, le mardi 24 octobre à 21h l’Ensamble Tríptico + Kaixu by Pixvae au CCCC Charlie Chaplin de Vaulx en Velin. Kaixu by Pixvae (création Franco-colombienne), Elber Álvarez - Gaïta, chant, percussions, Clément Edouard - Traitement électronique, claviers, Damien Cluzel - Guitare, Alejandra Charry - Chant, guasa, Romain Dugelay - Saxophone baryton, Juan Carlos Arrechea - Marimba de chonta, Jaime Salazar - Chant, percussions, Léo Dumont - Batterie Margaux Delatour - Chant, guasa
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Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.