Suite à l’annulation de la tournée européenne de Marcus Miller, les deux concerts du bassiste programmés les 04 et 06 juillet 2021 dans le cadre de Jazz à Vienne 2021 sont annulés. Les organisateurs du festival communiquent à propos de la soirée du 04 juillet. La soirée ouvre avec le guitariste Raul Midón puis le batteur Manu Katché recrée sa célèbre émission « One Shot Not » sur la scène du Théâtre Antique de Vienne.
Dianne Reeves sort « Light up the Night-Live in Marciac »
Célébration lumineuse
Dans la plénitude de son art, Dianne Reeves sort « Light up the Night-Live in Marciac ». Ample et chaleureuse, la voix de la chanteuse s’épanouit en une musique spontanée et généreuse.
Trois longues années se sont écoulées depuis « Beautiful Life » le précédent opus de Dianne Reeves avant la sortie de « Light up the Night-Live in Marciac » (Concord/Universal) le 15 septembre 2017.
Sans les contraintes du studio, cet opus enregistré live permet d’écouter Dianne Reeves en concert, là où elle donne la pleine mesure de son talent. On se souvient en effet de la force des performances captées en concert sur « In the Moment - Live in Concert » en 2000 et « New Morning » enregistré en 1997 dans la salle parisienne du même nom.
Aujourd’hui on peut écrire que Dianne Reeves a accédé au statut de diva de l’art vocal et qu’elle occupe une place d’honneur au Panthéon des chanteuses de jazz, aux côtés des légendaires Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Carmen McRae et Sarah Vaughan à laquelle Dianne Reeves a d’ailleurs rendu hommage en 2001 en enregistrant l’album « The Calling ».
Dès les premières notes de « Light up the Night-Live in Marciac » on reste captif de la voix de Dianne Reeves, cette voix unique qui allie puissance et subtilité, virtuosité et flamboyance. La clarté de ses aigus fascine tout autant que la profondeur de ses graves.
Le 09 août 2016, Dianne Reeves monte sur la scène du grand chapiteau de Marciac pour le concert final de sa tournée européenne de 2016. Entourée du pianiste Peter Martin, du guitariste Romero Lubambo, du contrebassiste Reginald Veal et du batteur Terreon Gully. L’harmoniciste Gregoire Maret les rejoint sur deux plages de l’album (Infant eyes - Heavens).
Le disque dont le répertoire n’est pas exclusivement jazz commence par une relecture de Dreams, un thème de Stevie Nicks pour Fleetwood Mac. La mélodie éclate de mille feux à travers la voix de Dianne Reeves dont le scat fort inspiré emporte la chanson dans un univers céleste.
Sur un tempo brésilien la chanteuse revisite ensuite Minuano (Six Eight) de Pat Metheny , soutenue à la guitare par son complice, le guitariste Romero Lubambo. Stimulée par la chanteuse, l’assistance du chapiteau se prend au jeu et chante.
Dianne Reeves se souvient de son enfance lorsqu’elle avait neuf ans et chante Nine, une chanson qu’elle a écrite en hommage à « l’innocence et l’espoir ». Sur un tempo de bossa-nova, elle en profite pour citer dans son chorus Les eaux de Mars de Jobim et Frère Jacques. Elle précise aussi qu’elle a cinquante ans de plus que la petite-fille… et fête son anniversaire durant le concert.
A n’en pas douter, la version du All Blues de Miles Davis représente le moment où Dianne Reeves projette son chant comme celui d’instrument face à la section rythmique avec laquelle elle échange. Elle se lance dans une improvisation étincelante dont elle seule possède le secret.
La technique et les prouesses vocales de la chanteuse ne masquent pas la sensibilité du chant de Dianne Reeves. En effet, si ses scats inventifs constituent de véritables performances, la caresse enveloppante de sa voix génère beaucoup d’émotion sur les ballades.
Ce sont ses propres textes que la chanteuse interprète avec une grâce infinie sur Infant Eyes, la magnifique composition de Wayne Shorter. Sur un tempo étiré, la charge émotionnelle augmente encore lorsque l’harmonica de Grégoire Maret rejoint la voix de Dianne Reeves. L’harmoniciste intervient aussi sur Heavens, titre qu’il avait déjà enregistré avec la chanteuse sur son propre album « Wanted » en 2016.
Avec aisance Dianne Reeves varie les registres. Elle interprète une version pleine de gravité du thème Old déjà présent sur l’album « Beautiful Life » où elle chante la fin d’une histoire d’amour. Son chant devient lumineux quand elle interprète Beautiful et formule son credo en la nature humaine.
« Light up the Night-Live in Marciac ». Bien au-delà de la nuit, le charisme et la grâce de Dianne Reeves alliés à sa virtuosité et sa sensibilité parent de lumière l’univers du jazz.
La sortie de l’album « Light up the Night-Live in Marciac » coïncide avec la tournée d’automne de Dianne Reeves dont on peut retrouver l’intégralité des dates sur son site. Le premier concert en France se déroule le 10 septembre 2017 à 19h, à la Grande Halle de la Villette, dans le cadre de « Jazz à la Villette » . Après avoir sillonné l’hexagone, la chanteuse se produira à Lyon le 24 octobre 2017 à 20h sur la scène de l’Auditorium pour un concert co-organisé par « Jazz à Vienne », l‘Auditorium de Lyon et le « Rhino Jazz(s) Festival ».
Jazz à Vienne 2021 – 04 juillet
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »
Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…
Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet
Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !
Accessible en téléchargement numérique sur les plateformes depuis le 30 juin 2017 et disponible en magasin depuis le 01 septembre 2017, l’album « Onze Heures Onze Orchestra Volume 1 » est la dernière parution discographique inscrite au catalogue du label Onze heures Onze.
« The Source », annoncé pour le 08 septembre 2017 suit la parution de « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers », un premier EP de quatre titres paru le 19 mai 2017. Tous deux sont enregistrés par Tony Allen chez Blue Note.
En 2017, pour l’écriture des onze titres de l’album « The Source », Tony Allen s’est rapproché du saxophoniste Yann Jankielewicz avec qui il travaille depuis l’album « Secret Agent » de 2009. Autour du batteur sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens actuels. Le saxophoniste Yann Jankielewicz, le tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, les saxophonistes Rémi Sciuto et Jean-Jacques Elangue, le trompettiste Nicolas Giraud, le pianiste Jean-Philippe Dary, le guitariste Indy Dibongue et le contrebassiste Mathias Allamane. Sans oublier deux invités de marque avec lesquels Tony Allen a déjà collaboré, le pianiste Damon Albarn sur le titre Cool Cats et le claviériste et coproducteur Vincent Taurelle sur Life is beautiful.
Lionel Belmondo a élaboré « Ravel et le Jazz », un programme qui explore à l’aune de son langage, le jazz, une sélection de pièces puisées dans le versant le plus intime de l’œuvre ravélienne, privilégiant le répertoire de chambre et certaines compositions méconnues.
Cela fait déjà quatre mois que Bémol 5 fait battre le cœur du jazz dans le paysage lyonnais. Deux magnifiques concerts d’ouverture avec David Linx et In Lab4tet, une programmation variée et attractive avec de talentueux musiciens de la région (Zaza Desideiro, David Bressat, …), des artistes nationaux (Emmanuel Bex, Pierre de Bethmann, Manu Le Prince, Sangoma Everett,…) et internationaux (Tony Tixier), sans omettre les toniques jams sessions.
Après l’exploration des
Le samedi 30 septembre 2017 à 21h sous le Chapiteau, le Canticum Novum, ensemble de musique baroque dirigé par Emmanuel Bardon va entraîner les spectateurs aux confins de l’Europe et du Moyen-Orient. A l’ombre d’Ararat, douze musiciens et chanteurs interprètent des œuvres lumineuses, véritables trésors mélodiques. En amont du concert, il est possible de se mettre en oreille en écoutant l’album « Ararat » du Canticum Novum sorti en juin 2017 chez Ambronay Editions.