Avec « Hope », Marc Ribot et ses complices de Ceramic Dog proposent en neuf titres un concentré de ce qui constitue l’ADN musical du groupe. En se promenant dans tous les territoires qu’il affectionne, le power trio propose avec quelques invités un album furieux et poétique qui pourrait incarner le jazz du XXIème siècle.
The Source, premier album de Tony Allen chez Blue Note
Retour à la Source du jazz ou nouvelle Source musicale ?
Avec « The Source », le batteur Tony Allen grave à 76 ans son premier album chez Blue Note. Couleurs et rythmes témoignent de la vitalité et de la modernité du père de l’Afrobeat. « The Source », le jazz de Tony Allen, entre Afrique et Amérique.
L’album
« The Source », annoncé pour le 08 septembre 2017 suit la parution de « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers », un premier EP de quatre titres paru le 19 mai 2017. Tous deux sont enregistrés par Tony Allen chez Blue Note.
De ce douzième album, le batteur nigérian dit qu’il s’agit d’un véritable rêve d’enfant, du disque de sa vie. Après 50 ans de carrière, il s’agit du premier album gravé par Tony Allen chez Blue Note, label prestigieux de l’histoire du jazz. L’esthétique sonore de l’opus s’inscrit en ce sens dans la plus pure tradition du jazz légendaire enregistré chez Blue Note. En effet l’album « The Source » bénéficie de la technologie analogique, de l’enregistrement à la gravure en passant par le mixage. Un retour aux traditions des origines qui donne un grain très particulier à l’album.
A l’écoute de « The Source », on peut se demander si l’album témoigne pour le batteur d’un retour à la Source du jazz ou si cet enregistrement peut être considéré comme une nouvelle Source musicale. En fait sans doute s’agit-il un peu des deux. En effet, si la musique témoigne de l’esthétique sonore et des traditions du jazz, elle véhicule aussi une modernité orchestrale très actuelle
La lecture de la chronique d’avril « Tony Allen annonce la sortie d’un EP en hommage à Art Blakey » permet d’en savoir plus sur Tony Allen, sa trajectoire musicale aux côtés de Fela Kuti dès 1964 puis sa carrière personnelle après 1979.
En 2017, pour l’écriture des onze titres de l’album « The Source », Tony Allen s’est rapproché du saxophoniste Yann Jankielewicz avec qui il travaille depuis l’album « Secret Agent » de 2009. Autour du batteur sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens actuels. Le saxophoniste Yann Jankielewicz, le tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, les saxophonistes Rémi Sciuto et Jean-Jacques Elangue, le trompettiste Nicolas Giraud, le pianiste Jean-Philippe Dary, le guitariste Indy Dibongue et le contrebassiste Mathias Allamane. Sans oublier deux invités de marque avec lesquels Tony Allen a déjà collaboré, le pianiste Damon Albarn sur le titre Cool Cats et le claviériste et coproducteur Vincent Taurelle sur Life is beautiful.
De bout en bout des onze titres le batteur tient les rênes de la musique à laquelle il impose son rythme si particulier où flirtent souplesse et rigueur. De l’afrobeat irisé des rayons d’une fanfare africaine ensoleillée comme dans Push and Pull comme un clin d’oeil à Charlie Mingus…
La batterie fait pulser le cœur de la musique mais les couleurs de l’orchestre irradient l’album de leur lumière. Incisifs et colorés les instruments inscrivent leur discours dans les ruptures rythmiques. Ainsi le battement de Bad Roads s’illumine du son cuivré de la trompette, Cruising est réchauffé par la pulsation boisée de la contrebasse, Woro Danse frémit sous les assauts puissants et sensuels du saxophone baryton, Cool Cats sautille au rythme du saxophone ténor, Wolf Eat Wolf vibre avec le chant puissant du trombone, On Fire est embrasé par le chorus brûlant du piano…
« The Source ». Onze plages inventives et colorées. A la fois retour à la source et renouveau musical, le jazz de Tony Allen est irrigué des polyrythmies africaines et vibre de couleurs chaleureuses et modernes.
Un jour après la sortie de l’album « The Source » chez Blue Note, le batteur Tony Allen se produit le 09 septembre 2017 à 20h à la Grande halle de La Villette, dans le cadre de « Jazz à la Villette. Pour l’occasion, il sera accompagné des saxophonistes Irving Acao Sierra et Rémi Sciuto, du tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, du claviériste Jean-Philippe Dary et du contrebassiste Mathias Allamane.
« Hope »… le jazz du XXIème siècle de Marc Ribot et Ceramic Dog
« Too Short » par Fabien Mary and The Vintage Orchestra
« Too Short », le premier album en big band de Fabien Mary réalisé avec The Vintage Orchestra est sorti le 28 mai 2021 sur le label jazz&people. Membre de l’orchestre depuis ses débuts, le trompettiste a composé et arrangé l’intégralité de la musique de ce disque. Répertoire original, couleurs chatoyantes, improvisations inspirées. Dix pièces inscrites dans la grande tradition du jazz orchestral. Du swing XXXL !
Simon Bolzinger Trio – Jazz des cinq continents
Dans le cadre de Jazz des cinq continents, le pianiste Simon Bolzinger rend hommage en trio aux musiques du continent latino-américain, le 20 juin 2021 à 20h au Musée Provençal de Marseille. Son album « Ritmos Queridos » opère la fusion entre musiques traditionnelles d’Amérique du Sud et Jazz. Promesses d’un voyage musical épicé en Amérique du Sud.
Lionel Belmondo a élaboré « Ravel et le Jazz », un programme qui explore à l’aune de son langage, le jazz, une sélection de pièces puisées dans le versant le plus intime de l’œuvre ravélienne, privilégiant le répertoire de chambre et certaines compositions méconnues.
Cela fait déjà quatre mois que Bémol 5 fait battre le cœur du jazz dans le paysage lyonnais. Deux magnifiques concerts d’ouverture avec David Linx et In Lab4tet, une programmation variée et attractive avec de talentueux musiciens de la région (Zaza Desideiro, David Bressat, …), des artistes nationaux (Emmanuel Bex, Pierre de Bethmann, Manu Le Prince, Sangoma Everett,…) et internationaux (Tony Tixier), sans omettre les toniques jams sessions.
Après l’exploration des
Le samedi 30 septembre 2017 à 21h sous le Chapiteau, le Canticum Novum, ensemble de musique baroque dirigé par Emmanuel Bardon va entraîner les spectateurs aux confins de l’Europe et du Moyen-Orient. A l’ombre d’Ararat, douze musiciens et chanteurs interprètent des œuvres lumineuses, véritables trésors mélodiques. En amont du concert, il est possible de se mettre en oreille en écoutant l’album « Ararat » du Canticum Novum sorti en juin 2017 chez Ambronay Editions.
Batteur exceptionnel et inventif s’il en est, Daniel Humair a depuis longtemps oublié la position d’accompagnateur du batteur. Il fait en effet partie de ceux qui ont participé à faire de la batterie un instrument à part entière. Derrière ses fûts et ses peaux il sculpte le tempo tout comme il peint ses tableaux. Inventif et attentif au jeu de ses compagnons il prodigue un jeu où finesse et énergie alternent.
l’album « African Salsa Orchestra » est enregistré avec une formation élargie à quinze musiciens.