L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.
Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »
La musique et le monde en harmonie
Le guitariste australien Alex Stuart présente « Aftermath », son quatrième opus. En quintet, le leader propose un voyage musical contrasté en onze étapes. Ce carnet de route comble l’auditeur par la variété de ses textures.
Après « Waves » en 2005, « Around » en 2010 et « Place to be » en 2014, le 24 novembre 2017, le guitariste australien Alex Stuart sort « Aftermath » (Jazz Family/Socadisc), son quatrième album. Onze morceaux originaux composés et arrangés par le leader pour son quintet. Toutes les pièces sont inspirées de ses propres expériences de vie et de voyage, en Inde, en Asie et en Australie.
La splendide photo de couverture de l’album est à porter au crédit de Roger Stuart.
Entouré du trompettiste Arno de Casanove, du saxophoniste ténor Irving Acao, du bassiste Ouriel Ellert et du batteur et percussionniste Antoine Banville, le guitariste Alex Stuart voyage entre les deux mondes qui le passionnent. Sa vie de musicien à Paris et le style de vie auquel il aspire, en proximité avec la nature. C’est de son pays d’origine et de ses étendues sauvages, l’Australie que lui vient son amour de la nature.
« Aftermath », selon les plages, l’album résonne des énergiques vibrations des cités urbaines ou des échos d’espaces plus vastes qui résonnent de multiples traditions musicales unifiées. Réminiscences groovy venues d’Afrique, inflexions issues de l’Inde ou des Balkans, les musiques du monde s’invitent mais la pop n’est pas loin et le jazz flirte avec le rock.
Les onze compositions originales d’Alex Stuart se succèdent comme les étapes d’un voyage que pilote avec aisance le jeu fluide du guitariste. Le saxophone aux lignes puissantes et poignantes et les envols aériens et acérés de la trompette illuminent la texture dense que trame l’énergique section rythmique.
Home évoque des espaces à perte de vue. Les effluves latino-caribéens de Perfume River contrastent avec la tension de la rythmique et les lignes obsédantes que la guitare réitère au-dessus des chants inquiétants du saxophone et de la trompette sur Aftermath.
Après l’entêtant System Overload qui comme son nom l’indique n’est pas loin de faire disjoncter l’auditeur, advient Pluie Basque, le dernier titre de l’album, dont le climat indo-rafraîchissant laisse espérer la survenue d’un espoir salvateur qui effacera les séquelles de la démence du monde.
Alex Stuart a eu recours à un financement participatif pour une partie du projet (location du studio d’enregistrement, travail de l’ingénieur du son, mixage et mastering, coûts de communication). En cohérence avec ses idées, le guitariste a versé 10% des fonds récoltés à l’association OXFAM, (association loi 1901 reconnue d’intérêt général) engagée dans la lutte contre la pauvreté. Alex Stuart croit que la musique, ses mélodies, ses rythmes et ses harmonies peuvent contribuer à lutter contre les inégalités et alimenter l’espoir d’un « demain » plus radieux. Sa démarche va plus loin que les mots et vaut d’être saluée.
Sur « Aftermath » le guitariste communique son espoir de surmonter les séquelles qui affectent le monde actuel. Sa musique fait coexister les couleurs sombres d’aujourd’hui et celles plus lumineuses qu’offre la nature porteuse d’espérance. Une musique unificatrice.
Pour découvrir la musique de l’album « Aftermath » en live, rendez-vous le 23 janvier 2018 à Paris au New Morning à 20h30 avec Alex Stuart (guitare), Arno De Casanove (trompette), Irving Acao (saxophone ténor), Ouriel Ellert (basse) et Antoine Banville (batterie). La première partie de soirée est assurée par le pianiste Gregory Privat en solo.
Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »
Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé
Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !
La musique antidépressive de Flukten
Sur son premier album, « Velkommen håp », le groupe norvégien Flukten propose une musique stimulante et surprenante. Elle s’aventure dans les contrées de l’avant-garde où la liberté est reine mais demeure ancrée dans la tradition du jazz. Décapante et percutante, elle réveille les sens. Pourvoyeuse d’émotions, elle fait rêver. Un album énergique et joyeux dont les vertus antidépressives sont à louer.

spoken word CD très important dans la discographie du chanteur. Il en a composé les musiques (sauf pour Precious Lord) principalement avec le regretté Pierre Van Dormael.

