Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Un voyage intimiste et sensible

Pour son troisième album chez ECM, Elina Duni signe « Partir », un album conçu et réalisé en solo. La chanteuse interprète un répertoire de chansons autour du départ, de la perte et de l’amour. Elle s’accompagne au piano, à la guitare ou avec un set de percussions. Son chant intimiste et sensible transcende la souffrance.

Couverture de l'album "Partir" de la chanteuse Elina Duni« Nous sommes tous en partance, amenés à être arrachés de ce que l’on aime » … tel est le point de départ du projet d’Elina Duni concrétisé en 2017 par l’enregistrement de l’album « Partir » enregistré aux Studios La Buissone à Pernes-les-Fontaines en juillet 2017 sous la direction artistique du patron du label ECM, de Manfred Eicher lui-même.

Avec « Partir » (ECM/Universal) à paraître le 27 avril 2018, la chanteuse Elina Duni signe un recueil de chansons issues de sources très diverses. Des airs traditionnels mais aussi des chansons plus connues et même une composition originale.

D’une trajectoire personnelle….

Évoquer l’exil et tout ce qui se rattache au départ contraint ou choisi résonne avec la trajectoire personnelle de la chanteuse devenue une voix de la diaspora albanaise. En effet, suite à la chute du régime communiste, Elina Duni doit quitter l’Albanie en1992. Elle s’établit alors en Suisse avec sa mère. Après avoir appris le violon en Albanie où elle avait déjà chanté dès l’âge de cinq ans puis plus tard pour la Radio et la Télévision Nationales Albanaises, elle étudie en Suisse le piano classique au Conservatoire de Genève où elle continue ses études musicales et découvre le jazz.

Après divers projets de musique, de films et de théâtre qui l’ont de nouveau conduit en Albanie mais l’ont aussi amenée à partir à New-York, elle s’oriente vers le jazz qu’elle étudie à Berne entre 2004 et 2008. En 2005 elle crée le Elina Duni Quartet avec Colin Vallon (piano), Patrice Moret (basse) et Norbert Pfammatter (batterie), un retour à ses sources musicales qui mélange les chants folkloriques des Balkans au jazz

Avec eux elle enregistre deux albums « Baresha » (2008) et « Lume Lume » (2010) chez Meta Records puis publie chez ECM en 2012 « Matanë Malit » (Au délà de la montagne) et en 2015 « Dallëndyshe » (Hirondelle). Les chansons albanaises se retrouvent dans le répertoire de ces albums.

… à une création artistique, « Partir »

Pour « Partir », son troisième album chez ECM, Elina Duni élabore un répertoire de douze titres dont elle réalise les arrangements. Deux pièces chantées a capella, quatre autres où elle s’accompagne au piano, quatre à la guitare et deux autres où elle utilise les percussions pour ponctuer son chant.

Certes la provenance des morceaux est éclectique mais leur thématique est cohérente, puisque tous sont en lien avec l’exil, le départ, la séparation. Certes ces ruptures riment la plupart du temps avec la souffrance mais l’amour et l’espoir permettent de surmonter la perte pour finalement renaître.

Sur « Partir » les nuages du chagrin et de la douleur qui s’élèvent du chant d’Elina Duni ne masquent pas la lumière d’une renaissance possible dans un autre ailleurs. A travers cette réalisation artistique, la poésie musicale  de la chanteuse transcende le désespoir et laisse entrevoir une lueur d’espoir.

Au programme, des airs traditionnels d’Albanie, du Kosovo, d’Arménie, de Macédoine, de Suisse ou issues de l’héritage arabo-andalou mais aussi une composition personnelle de l’artiste Let us drive in et d’autres chansons plus connues comme Je ne sais pas de Jacques Brel, Amara terra mia de Domenico Modugno ou encore Meu Amor d’Alain Oulman.

La chanteuse se fait polyglotte et sa voix mute avec aisance de l’Italien au Portugais, de l’Albanais à l’Arménien, de l’Arabe au Yiddish, de l’Anglais au Suisse-Allemand. Dans toutes ces langues, sans dramaturgie excessive, le chant poignant d’Elina Duni conte la nostalgie, la saudade et le spleen mais convoque aussi l’amour.

Arrangements épurés, chant méditatif et recueilli, timbre limpide et clair, tout concourt à faire de « Partir » un album aux ambiances intimistes. A travers la voix expressive et sensible d’Elina Duni vibrent  tour à tour la force du chagrin, la tristesse du désespoir, la puissance de l’amour, la lumière de la renaissance. Au fil des titres, on voyage avec Elena Duni dans une rêverie embrumée d’une mélancolie trouée par le soleil de l’espoir. Son chant nuancé exprime la déchirure et la perte mais laisse percevoir la puissance de l’amour.

 

Pour écouter live le projet « Partir » de la chanteuse Elina Duni en concert, trois rendez-vous se profilent. Le 03 mai 2018 à 20h au Centre Culturel Suisse de Paris. Le 06 juillet 2018 à 18h au musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal dans le cadre des Musaïques de « Jazz à Vienne ».  Le 28 juillet 2018 à partir de 20h30 sur la Scène de la Cour dans le cadre de l’Alberville Jazz Festival.
Youn Sun Nah signe « Waking World »

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Pour « Waking World », son onzième album, la chanteuse Youn Sun Nah propose un répertoire inédit. Onze titres aux climats fort différents dont elle signe paroles, musiques et arrangements. Sa voix de soprano invite à plonger dans son intimité. Un autoportrait introspectif où la noirceur des mots contraste avec la luminosité de la musique.

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

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Le pianiste et compositeur Fred Hersch signe « Breath by Breath », un album dont l’esthétique soignée s’inscrit entre musique classique et jazz raffiné. Le trio du pianiste instaure un véritable dialogue avec le Crosby Street String Quartet. Avec douceur et légèreté, la musique délicate respire et apaise.

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

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Dans son nouvel opus, « Adjusting », annoncé pour le 28 janvier 2022, le batteur Arnaud Dolmen propose une musique complexe et incisive ancrée dans les rythmiques caribéennes et plus spécifiquement le gwoka guadeloupéen. En quartet avec ou sans piano, la batterie et la contrebasse complices croisent les notes avec trois saxophones ténors et des invités de choix. Un jazz libre et enivrant.

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Robin McKelle présente « Melodic Canvas »

Robin McKelle présente « Melodic Canvas »

Un album couleur sépia

Pour son septième album, « Melodic Canvas », Robin McKelle met en avant la couleur soul de son chant. Sur ce disque au titre éclairant, mélodies et styles se croisent. La chanteuse tisse une trame nostalgique qui sied tout à fait à sa voix. Un opus sensible et nostalgique.

Couverture de l'album "Melodic Canvas" de la chanteuse Robin McKelleSur son nouvel album « Melodic Canvas » (Doxie records/Membran) attendu pour le 20 avril 2018, Robin McKelle a recours à une instrumentation minimaliste, sans batterie, avec pour accompagnement un piano, une guitare, des percussions.

La chanteuse réunit autour d’elle un groupe de premier plan avec Shedrick Mitchell aux piano, Fender Rhodes et orgue, Vicente Archer à la basse, Daniel Sadownick aux percussions, Marvin Sewell et Al Street aux guitares et en invité spécial Chris Potter et ses saxophones (soprano et ténor).

Dans l’environnement instrumental allégé de « Melodic Canvas »Robin McKelle se retrouve presque « sans filet », la chanteuse est conduite à repousser ses limites et à se dévoiler. Ainsi mise en avant dans ce paysage instrumental réduit, sa voix de contralto se libère et cultive ses couleurs soul ce qui sied tout à fait à ses compositions personnelles qui constituent l’essentiel du répertoire.

Le gospel résonne sur I Believe qui ouvre l’album et sur le traditionnel Swing Low, Sweet Chariot où la chanteuse est rejointe par un ensemble gospel de cinq voix, « The piano Man’s Choir » ainsi que sur Yes we can can d’Allen Toussaint où sa voix explose telle une prière gospellisante sur laquelle s’envole le solo lyrique et incantatoire de Chris Potter.

Avec une grande sobriété, Robin McKelle enregistre deux versions d’un même titre, la version anglaise, The sun died et Il est mort le soleil qu’elle chante en Français. On reste un peu sur la réserve quant au peu de puissance émotionnelle libérée par ce morceau dont on garde en mémoire la force des interprétations de Ray Charles et Nicoletta.

Come to Me ouvert par Chris Potter, la voix souple et mélancolique de la chanteuse murmure une complainte qu’irisent les arabesques du saxophone soprano. Gorgé de soul, le morceau sied tout à fait à la voix de Robin McKelle. Dans un tout autre registre, Simple Man, une ballade au tempo chaloupé, met en évidence la sensibilité et la chaleur du chant mis en valeur par le piano tout entier à son service.

Soutenue par une section rythmique délicate, Robin McKelle teinte de lumière la ballade Lyla sur laquelle sa voix, un rien sensuelle, n’est pas sans évoquer Barbra Streisand. Il faut attendre It won’t end up pour retrouver un vrai tempo soul sur lequel la voix de la chanteuse se lamente, scatte et groove.

Melodic Canvas, un album plein de retenue et de nuances. Servie par de superbes arrangements et une instrumentation allégée, la chanteuse Robin McKelle explore le registre de la sensiblité. Un album au grain sépia porteur de la nostalgie chaleureuse des photos d’antan.

Rendez-vous au New Morning à Paris le 23 mai 2018 à 21h pour écouter live, Robin McKelle entourée de Matt Marantz (Saxophone), Mike King (claviers, piano), Rashaan Carter (basse) et Kush Abadey (batterie). La chanteuse est en tournée en France pour présenter le répertoire de son nouvel album.
Youn Sun Nah signe « Waking World »

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Pour « Waking World », son onzième album, la chanteuse Youn Sun Nah propose un répertoire inédit. Onze titres aux climats fort différents dont elle signe paroles, musiques et arrangements. Sa voix de soprano invite à plonger dans son intimité. Un autoportrait introspectif où la noirceur des mots contraste avec la luminosité de la musique.

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

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Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un art vocal poétique et dépouillé

Du 26 au 28 avril 2018, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille Susanne Abbuehl en résidence. Cette chanteuse et compositrice suisse-néerlandaise présente trois projets différents dont une nouvelle création. Trois concerts qui permettent d’écouter cette voix qui tutoie le silence.

La chanteuse Susanne Abbuehl photographiée en 2016 par Pia NeuenschwanderCette résidence de Susanne Abbuehl à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon va permettre d’apprécier l’art vocal de cette chanteuse dont les prestations se font rares sur les scènes françaises.

En 2017, Susanne Abbuehl a reçu le Grand prix Jazz 2017 de l’Académie Charles Cros et a aussi été récompensée par le prix du Musicien Européen 2017 de l’Académie du Jazz, pour l’ensemble de sa carrière discographique débutée par « I Am Rose » en 1997 puis continuée chez ECM avec « April » en 2001 en quartet sans contrebasse, « Compass » en 2006 en quintet sans contrebasse, « The Gift » en 2013 en quartet sans contrebasse sans oublier sa participation en 2017 à l’album « Princess » (Vision Fugitive/l’Autre Distribution) résultat d’un projet collectif mené par la chanteuse avec le pianiste Stephan Oliva et incluant le batteur Øyvind Hegg-Lunde.

Formée au Conservation Royal de la Haye par Jeanne Lee et Rachel Gould, Susanne Abbuehl a aussi étudié le chant indien classique avec Dr Indurama Srivastava et s’est rendue plusieurs fois en Inde pour y suivre l’enseignement de Dr Prabha Atre à Mumbai.

La chanteuse suisso-néerlandaise apprivoise le silence auquel elle prête sa voix qui flotte comme en apesanteur. Le timbre chaud et envoûtant de son chant navigue entre lyrisme et sensualité. Sa diction précise et son articulation soignée laissent percevoir la poésie musicale de son souffle impalpable dont la texture évoque celle de la soie. 

Pour sa résidence à l’Amphi de l’Opéra de Lyon, Susanne Abbuehl présente pour chacune des trois soirées, un programme distinct. L’ingénieur du son Boris Darley sera aux commandes des consoles pour les trois concerts.

Le nouveau projet “Sphaira” au programme du jeudi 26 avril 2018

Aux côtés de Susanne Abbuehl, la pianiste Magda Mayas et la percussionniste Marilyn Mazur. On a hâte de découvrir le premier concert du tout nouveau trio de la chanteuse. Une création à ne pas rater.

“Gift” au programme du vendredi 27 avril 2018

Pour ce programme, la chanteuse invite à ses côtés l’équipe de l’album « The Gift » avec Matthieu Michel au bugle, Wolfert Brederode au piano et à l’harmonium indien et Øyvind Hegg-Lunde à la batterie et aux percussions. Il tarde de réentendre les contrechants du bugle posés comme des drapés précieux qui parent la voix de mystère.

“Princess” au programme du samedi 28 avril 2018

Pour la dernière soirée de la résidence se reforme le trio qui préside à l’album « Pincess ». Susanne Abbuehl  (voix), Stephan Oliva (piano) et Øyvind Hegg-Lunde (batterie & percussions). L’art du trio pratiqué en toute liberté, un répertoire qui déroule un chant à trois voix. « Un souffle vocal irradié de grâce, un piano intimiste, une percussion en suspension pour un hommage à Jimmy Giuffre ».

La résidence de Susanne Abbuehl à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon est l’occasion rêvée pour découvrir toute l’étendue de son art vocal poétique et épuré qui révèle la beauté dépouillée du silence. Susanne Abbuehl déploie sa voix sans limite dans les graves ou les aigus comme à la recherche incessante d’harmonies impalpables. Son chant flotte, se pare de gravité, se fait évanescent et tutoie le lyrisme. Son souffle maîtrisé, chuchoté ou dilaté jusqu’à l’extrême, confine quelquefois au céleste. 

Youn Sun Nah signe « Waking World »

Youn Sun Nah signe « Waking World »

Pour « Waking World », son onzième album, la chanteuse Youn Sun Nah propose un répertoire inédit. Onze titres aux climats fort différents dont elle signe paroles, musiques et arrangements. Sa voix de soprano invite à plonger dans son intimité. Un autoportrait introspectif où la noirceur des mots contraste avec la luminosité de la musique.

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

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Le pianiste et compositeur Fred Hersch signe « Breath by Breath », un album dont l’esthétique soignée s’inscrit entre musique classique et jazz raffiné. Le trio du pianiste instaure un véritable dialogue avec le Crosby Street String Quartet. Avec douceur et légèreté, la musique délicate respire et apaise.

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

Dans son nouvel opus, « Adjusting », annoncé pour le 28 janvier 2022, le batteur Arnaud Dolmen propose une musique complexe et incisive ancrée dans les rythmiques caribéennes et plus spécifiquement le gwoka guadeloupéen. En quartet avec ou sans piano, la batterie et la contrebasse complices croisent les notes avec trois saxophones ténors et des invités de choix. Un jazz libre et enivrant.

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Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Voyage imaginaire entre swing et groove

Après vingt-cinq ans de musique partagée, Sébastien Texier et Christophe Marguet s’associent pour monter un quartet. Sur « For Travellers Only » ils unissent leurs univers. Avec François Thuillier et Manu Codjia ils inventent un voyage imaginaire entre swing, soul, groove et rock. Un monde aux couleurs singulières.

Réunis par la musique durant plus de vingt ans et plus de dix albums partagés, le saxophoniste et clarinettiste Sébastien Texier et le batteur Christophe Mourguet unissent leurs univers sur l’album « For Travellers Only » (Cristal/Sony Music Entertainment) à paraître le 06 avril 2018. Un quartet à l’instrumentation singulière dépayse la musique. Aux côtés du saxophone alto, des clarinettes et de la batterie, pas de basse mais le tuba de François Thuillier et la guitare électrique de Manu Codjia.Couvertire de l'album "Travellers Only" par Sebastien Texir et Christophe Mourguet

François Thuillier apporte avec lui les couleurs de la Nouvelle-Orléans et de ses marching bands sur les rythmes rapides mais incarne aussi une esthétique très libre lors de ses improvisations aux sonorités si personnelles. Manu Codjia et sa guitare incarnent un courant alternatif avant-gardiste qui regarde plutôt du côté du rock. Pourtant tous deux sont des poètes et fédèrent leurs mondes dont il n’était pas d’emblée une évidence qu’ils s’unissent.

Le répertoire de « For Travellers Only » propose une alternance de compositions des deux leaders et l’on se gardera de caractériser l’un ou l’autre car de fait, si les écritures diffèrent, le propos musical gomme les différences. Les thèmes souvent exposés guitare/saxophone ou guitare/clarinette laissent toute liberté aux improvisateurs soutenus par une section rythmique d’une efficacité redoutable.

Le saxophone alto de Sébastien Texier s’enflamme sur Next Door ou se fait lumineux et délicat sur Peace Overtures alors que la clarinette boisée s’envole sur Cinecitta. Les sonorités de l’alto et celle de la guitare s’unissent à merveille lors des expositions des thèmes. La batterie de Christophe Marguet passe de la polyrythmie la plus complexe sur The Next Door à un accompagnement tout en délicatesse et en nuance sur Lilian Tears ou Le Jardin Suspendu.

Le tuba de François Thuillier se fait tellurique sur l’enrocké Eddie H mais sa vélocité et ses sonorités apportent une coloration étrange au soul Hurry up. Sur le splendide Cinecitta le tuba rejoint la batterie sur un tonique rythme de marche mais il émeut sur Peace Overtures lors d’une improvisation fort expressive.

La guitare de Manu Codjia contribue à transporter la musique vers un ailleurs résolument actuel. La modernité de son expression et ses phrasés si personnels dessinent un espace propice à la rêverie. Éthérée sur The Same but Different, la sonorité de la guitare devient aérienne sur Cinecitta ou sulfureuse sur The Next Door. Par ses envolées paroxystiques la guitare entraine le voyage vers les routes de la liberté et déclenche des bouffées d’émotions vives.

« For Travellers Only » fait défiler les paysages. Cinecitta évoque avec bonheur l’univers de Nino Rota alors que Le Jardin Suspendu transporte dans un éden poétique où règnent sérénité et paix intérieure. Migrants propose une prière émouvante et lyrique. Incandescente et soul l’ambiance de Hurry Up tranche avec celle plus apaisante de Peace Overtures. Les rythmes varient, de la pulsation polyrythmique de The Next Door au swing de The Same but Different en passant par le tempo plus rock de Eddie H. Un voyage à conseiller pour découvrir un monde singulier et dépaysant.

Une date à noter absolument pour monter dans la caravane colorée de « For Travellers Only ». Rendez–vous le 09 juin 2018 au Triton-Les Lilas pour retrouver Sebastien Texier, Christophe Marguet, Manu Codjia et François Thuillier.
Youn Sun Nah signe « Waking World »

Youn Sun Nah signe « Waking World »

Pour « Waking World », son onzième album, la chanteuse Youn Sun Nah propose un répertoire inédit. Onze titres aux climats fort différents dont elle signe paroles, musiques et arrangements. Sa voix de soprano invite à plonger dans son intimité. Un autoportrait introspectif où la noirceur des mots contraste avec la luminosité de la musique.

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

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Clin d’œil à EA Project & « Le combat des loups »

Clin d’œil à EA Project & « Le combat des loups »

Un combat aventureux aux climats changeants

A la tête de son quintet « EA Project »,  le contrebassiste Martin Guimbellot présente « Le combat des loups ». Entouré de musiciens talentueux, le leader propose une musique moderne aux multiples influences. Les mélodies se dégagent d’ambiances aux textures très riches qui évoquent des univers aux teintes changeantes.

Sideman sur la scène jazz depuis plus de quinze ans, le contrebassiste Martin Guimbellot est rompu à tous les styles, jazz malgache (Ouranos Quartet), électro-jazz (Why Cie), bop (Jean-Philippe Gregoire Quartet, Baptiste Herbin Quartet), jazz latin (Bloom) et jazz soul (Mélina Tobiana Quintet).

Le 23 mars 2018 c’est à la tête de son quintet, « EA project », et autour de ses compositions qu’il sort l’album « Le combat des loups » (Jazz Family/Socadisc).

Que l’on ne s’y trompe pas, le combat proposé par Martin Guimbellot demeure courtois même s’il ne manque pas de tonus. En effet, le supposé chef de meute a chargé ses compagnons de combattre armés seulement de notes et d’instruments de musique. Autour de la contrebasse tellurique de Martin Guimbellot sont réunis les saxophones inventifs de Stephan Moutot, la trompette et le bugle coloristes de Yoann Loustalot, le piano prometteur de Simon Chivallon et la batterie subtile de Fred Pasqua.

photo de couverture de l'album "Le combat des loups" par EA Project« Le Combat des loups » ouvre avec la trajectoire d’un Boomerang hard-bopien où une section rythmique souple et délicate soutient la trajectoire conjointe de la trompette et du saxophone. Commence alors une rapide Course Poursuite entrecoupée de breaks rythmiques. Poussé par des vents en zig-zag, le piano sautillant est rejoint par la trompette véloce. Le saxophone à la foulée très fluide s’emballe et les rejoint.

Borderline instaure un climat inquiétant où le chant du piano alterne entre tonalité cristalline ou crépusculaire sur des lignes de contrepoint qui ne sont pas sans évoquer le climat de certaines pièces d’un certain Esbjörn Svensson Trio. Avec une pièce dont l’écriture est inspirée par Thelonious, les musiciens traversent ensuite le royaume de King Monk. La contrebasse se fait chantante, le piano bluesy. Trompette et saxophone échangent ardemment au gré d’un tempo rebondissant qui emprunte des accents néo-orléannais.

L’aventure se calme alors avec EA qui marque un temps de répit au centre de l’album. Richesse des couleurs, atmosphères évanescentes, piano mélancolique, bugle bucolique. Urban Shadows fait planer des couleurs plus sombres sur un tempo morcelé. Saxophone et trompette ouvrent ensemble puis s’expriment avec souplesse rejoints par le discours énergique du piano.

Advient ensuite Le combat avec les loups, un thème à l’écriture intense et complexe où le solo mélodique de la contrebasse déclenche une réponse lyrique et lumineuse de la trompette à laquelle se rallie saxophone ténor et batterie. Sur le territoire de Gaïa règne un climat étrange généré par un motif réitératif joué au piano. Soprano et trompette conversent avec flamboyance sur des lignes rythmiques disruptives de la section rythmique.

Les péripéties se terminent avec In Blue, une ballade flottante que le saxophone ténor ourle de lignes bleutées et veloutées. La trompette apporte un point de vue feutré de tendresse et pour finir, le quintet se réunit autour du thème. Ainsi se termine l’aventure, dans un climat de sérénité recouvrée.

 

Rendez-vous avec EA project, pour le concert de sortie de l’album à Paris le 15 mai 2018 à 21H00 au Sunset. L’occasion d’écouter live, Martin Guimbellot (contrebasse), Stephan Moutot (saxophones), Yoann Loustalot (trompette), Simon Chivallon (piano) et Fred Pasqua (batterie).

 

Youn Sun Nah signe « Waking World »

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

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Jazz à Vienne 2018 – La programmation

Jazz à Vienne 2018 – La programmation

Un festival ouvert, métissé et transgénérationnel

Jazz à Vienne 2018 dévoile la programmation de sa 38ème édition. Du 28 juin au 13 juillet 2018, les quatre scènes de Vienne accueillent des musiques métissées dont le spectre s’élargit en direction d’un public rajeuni. Un festival transgénérationnel.

Jazz à Vienne 2018… le cœur du festival bat de 12h30 à la nuit sur les scènes de Cybèle Jazz à Vienne 2018 – La programmation. Les soirées du Théâtre Antique proposées dès 20h30 sont suivies des Afters ouverts en libre accès dès minuit au Club de Minuit et au Jazz Mix, sur la scène de l’historique Théâtre de Vienne.

Affiche du "Jazz à Vienne" 201816 jours, 4 scènes, 250 concerts, 1000 artistes

Toujours soucieux de proposer des musiciens inscrits dans l’histoire du jazz ou des stars d’aujourd’hui, Jazz à Vienne 2018 regarde aussi en direction de la nouvelle génération, qui profile le jazz de demain. Attentif aux musiques actuelles, le festival explore des territoires musicaux variés lors des soirées thématiques (Hip-hop, French Touch, Blues, Afrique, Brésil, Funk). Il fait un tour du côté du rock ou de la pop-folk, propose l’écrin rutilant d’un big-band à des vocalistes amoureux de Disney. La rituelle All Night Jazz termine la programmation au cours d’une soirée métissée en diable.

La grande famille du jazz

En première ligne ceux qu’annonce l’affiche du dessinateur Brüno, les trompettistesRoy Hargrove revient cette fois avec son quintet post hard-bop 12 juillet 2018. Ambrose Akinmusire se produit en quartet le 09 juillet 2018. On retrouve aussi des contrebassistes et bassistes. Le légendaire Ron Carter en trio le 05 juillet qui partage le plateau avec Avishai Cohen et son projet « 1970 ». Jazz à Vienne 2018 avec le bassiste Marcus MillerLe 03 juillet 2018 voit le retour à Vienne du charismatique Marcus Miller.

Le Lady Quartet et l’organiste Rhoda Scott vont faire entendre la force vive de leur groove ce même 03 juillet, avec en invité le batteur Bernard Purdie.

L’art vocal est représenté par deux noms déjà inscrits dans le ciel des stars, Gregory Porter va faire entendre le répertoire de « Nat King Cole and Me » avec l’ONL dirigé par le célèbre Vince Mendoza le 12 juillet 2018 et Melody Gardot présente le meilleur de « Live in Europe » le 29 juin 2018. Ce même jour, entourées par le rutilant Amazing Keystone Big Band, les voix de Hugh Coltman, China Moses, Sarah McKenzie et Myles Sanko vont faire vivre les thèmes de Disney comme sur les deux albums « Jazz Loves Disney » et « Jazz Loves Disney 2 ».Jazz à Vienne 2018 avec le projet "R+R=Now"

Outre ces représentants d’un jazz inscrit dans la grande tradition, Jazz à Vienne 2018 dédie la soirée du 04 juillet à la nouvelle génération du jazz avec Badbadnotgood, l’organiste Cory Henry et le projet R+R=Now qui réunit Robert Glasper, Christian Scott, Terrace Martin, Taylor McFerrin, Derrick Hodge & Justin Tyson.

Le 09 juillet 2018 le trompettiste Ibrahim Maalouf et la chanteuse Angélique Kidjo s’associent avec l’Orchestre des Pays de Savoie pour célébrer la reine de Saba avec leur projet « Queen of Sheba ».

Les soirées thématiques

A l’écoute des musiques actuelles, Jazz à Vienne 2018 propose une soirée Hip Hop le 07 juillet 2018 avec Tank and The Bangas venus de la Nouvelle-Orléans, le beatmaker Guts entouré de Tanya Morgan, Leeroy et Féfé du Saïan Supa Crew, et la reformation du duo mythique Black Star composé de Mos Def et Talib Kweli Green.

Pour la soirée French Touch du Jazz à Vienne 2018 avec le groupe mythique "Magma"11 juillet 2018, le festival invite le public à décoller avec le jazz cosmique de Thomas de Pourquery. Le même jour Jazz à Vienne accueille pour la première fois le batteur Christian Vander et son mythique groupe Magma, pour une date unique cet été. Des promesses d’émotions inédites.

La soirée Blues du 10 juillet 2018 propose un triple plateau avec Lucky Perterson qui débarque au Théâtre Antique dans un répertoire 100% blues, avec l’américain Marquise Knox et enfin Sugar Rayford au carrefour du rythm & blues, de la soul et du funk.

La soirée Afrique du 06 juillet 2018 réunit Mulatu Astatke, le père de l’éthio-jazz, Rokia Traore la diva de la musique malienne après son concert dessiné donné la veille dans la salle du Manège de Vienne et aussi Youssou Ndour et son  groupe fétiche, le légendaire Super Étoile de Dakar.

Jazz à Vienne 2018 avec Hermeto Pascoal & GrupoLa soirée Brésil du 08 juillet 2018 annonce le retour au Théâtre Antique d’un mythe de la musique brésilienne, le magicien ensorceleur Hermeto Pascoal avec son Grupo. Gilberto Gil est aussi de la fête avec Mayra Andrade, Chiara Civello, Mestrinho et Bem Gil pour présenter « Refavela 40 », en souvenir de son album paru il y a 40 ans.

Le 28 juin 2018, Jazz à Vienne 2018 ouvre avec la soirée Funk. Reformé après 18 ans d’absence, le groupe Malka Family débute la soirée suivi du groupe mythique des années 70, Earth Wind & Fire Experience emmené par le guitariste Al Mc Kay.

Soul, Pop, Folk & Rock

Le 30 juin 2018, place à un plateau féminin où se mêlent soul, pop, folk et blues avec Selah Sue en mode acoustique et Imany.

Le 02 juillet 2018 la guitare est à l’honneur avec Joshanne Shaw Taylor, jeune prodige du blues anglais et en tête d’affiche, Jeff Beck, l’un des plus grands guitaristes de rock.

Le 01 juillet 2018…

Jazz à Vienne 2018 déserte le Théâtre Antique pour les rues de Vienne. Le festival  propose une journée gratuite avec la célébration œcuménique, la répétition générale du défilé de  la Biennale de la danse emmené par la chorégraphe Carla Frison, le Brass band de Voiron, Fanfarai et l’after DJ par les 2 animateurs de Crock Radio.

All Night Jazz le 13 juillet 2018

Avec au menu des réjouissances, les ambassadeurs du Trip-Hop Morcheeba Band, le chanteur et oudiste Dhafer Youssef, Electro De luxe, désigné « groupe de l’année » aux dernières « Victoires du jazz », Sofiane Saidi & Mazalda et Gauthier Toux Trio, lauréat du Rézzo Focal Jazz à Vienne 2017.

Les grands-parents ont grandi à l’ombre des musiques de Ron Carter, Rhoda Scott, Magma, Hermeto Pascoal, Lucky Peterson, Earth Wind & Fire Experience ou Jeff Beck. Ces artistes ont irrigué les oreilles de leurs enfants, lesquels ont vibré avec Marcus Miller et Roy Hargrove. Les petits-enfants s’éclatent en écoutant Thomas de Pourquery, Christian Scott, Robert Glasper et les hip-hoppers. Sur les scènes de Jazz à Vienne 2018 plusieurs générations de musiciens s’expriment. Jazz à Vienne deviendra-il un festival intergénérationnel sur scène et dans la salle ? On gage que les amateurs des musiques d’hier et les tenants des arts musicaux d’aujourd’hui partagent des spectacles et ne demeurent pas cloisonnés dans leurs écoutes.

Rendez-vous sur le site de Jazz à Vienne

Pour en savoir plus sur toute la programmation, les scènes et les projets du festival.

Youn Sun Nah signe « Waking World »

Youn Sun Nah signe « Waking World »

Pour « Waking World », son onzième album, la chanteuse Youn Sun Nah propose un répertoire inédit. Onze titres aux climats fort différents dont elle signe paroles, musiques et arrangements. Sa voix de soprano invite à plonger dans son intimité. Un autoportrait introspectif où la noirceur des mots contraste avec la luminosité de la musique.

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Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

Fred Hersch dévoile « Breath by Breath »

Le pianiste et compositeur Fred Hersch signe « Breath by Breath », un album dont l’esthétique soignée s’inscrit entre musique classique et jazz raffiné. Le trio du pianiste instaure un véritable dialogue avec le Crosby Street String Quartet. Avec douceur et légèreté, la musique délicate respire et apaise.

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Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

Arnaud Dolmen revient avec « Adjusting »

Dans son nouvel opus, « Adjusting », annoncé pour le 28 janvier 2022, le batteur Arnaud Dolmen propose une musique complexe et incisive ancrée dans les rythmiques caribéennes et plus spécifiquement le gwoka guadeloupéen. En quartet avec ou sans piano, la batterie et la contrebasse complices croisent les notes avec trois saxophones ténors et des invités de choix. Un jazz libre et enivrant.

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