Clin d’œil à Hubert Dupont & Smart Grid

Clin d’œil à Hubert Dupont & Smart Grid

Echanges incisifs aux accents fougueux

Après son projet « Golan-Al Joulan », le contrebassiste Hubert Dupont revient à la tête d’un quartet saxophone alto-piano-contrebasse-batterie. Via le titre de son album, « Smart Grid », le leader confirme une évidence, le jazz serait affaire de réseau intelligent. La nouvelle est bonne même si elle n’est pas vraiment neuve. Hubert Dupont replonge dans les flux de la musique improvisée pour le meilleur.

Attendu pour le 25 octobre 2018, l’album « Smart Grid » (Ultrabolic/Musea) marque le retour du contrebassiste Hubert Dupont au quartet saxophone alto-piano- contrebasse-batterie après les deux albums « Golan-Al Joulan Vol 1 » (2016) et « Golan-Al Joulan Vol 2 » (2017).

Déjà présent onze ans plus tôt aux côtés d’Hubert Dupont, sur « Spider’s Dance » (2007), le pianiste Yvan Rebillard est de nouveau de l’aventure. Le saxophoniste alto Denis Guivarc’h et le batteur Pierre Mangeard les rejoignent.

Le jazz vit d’interactions intelligentes

Tout organisme vivant, système ou société évolue via un réseau par lequel transite ce qui permet le développement de la vie végétale, animale, systémique ou sociétale. En intitulant l’album « Smart Grid », Hubert Dupont reprend la métaphore et la transpose au groupe de jazz. Il renforce même le propos en ajoutant le maillage symbolique d’un réseau sur toutes les pages de l’album et sur le disque lui-même…

… un groupe de jazz vit à travers ses interactions et c’est encore mieux si les échanges se font de manière intelligente !

« Smart Grid »

couverture de l'album Smart Grid du contrebassiste Hubert DupontSur « Smart Grid » circule un jazz fougueux et tranchant.

De fait, l’écoute de l’album confirme ce que le titre annonce, l’énergie et la créativité musicale circulent sans obstacle entre les quatre points du réseau/quartet et cela fonctionne même plutôt bien. Entre Dupont, Guivarc’h, Robilliard et Mangeard, les interactions sont productives. Les compositions se développent et prennent belle tournure au fil d’ardents échanges et d’improvisations fougueuses qui jaillissent et rebondissent de l’un à l’autre.

Hubert Dupont assume la totalité des compostions qu’il dirige par ailleurs avec une grande autorité. Six titres sur lesquels le quartet pratique une musique stimulante aux accents véhéments.

Capté live salle Jacques Brel à Fontenay-sous-Bois en 2017, l’enregistrement restitue une musique stimulante et incisive interprétée par des solistes virtuoses. Leur propos musical interactif témoigne d’une connivence très contrôlée.

Impressions musicales

On savoure avec un délice infini l’improvisation vigoureuse que développe l’avide alto sur Greed et l’on apprécie le chorus chantant de la contrebasse qui chante l’allégresse sur Eoliane. On frémit aux interpellations toniques et sportives qu’échangent saxophone et piano sur Helliptic.

La contrebasse bruitiste, les phrases éthérées du piano et les notes vaporeuses de l’alto font régner un climat d’apesanteur sur le mystérieux Recondition. La pulsation impaire qu’impulse la batterie de sa frappe sèche et crépitante sur Pendulair déclenche un solo nerveux du piano suivi de l’emballement débridé de l’alto. La tension règne et fascine.

La magie de Wonder réside en son climat particulier. Contrebasse, piano et batterie jette les fondations d’une construction incertaine. On en saisit mieux les formes lorsque l’alto ordonne les lignes et noue son discours avec le piano avant de se lancer dans d’étourdissantes et fulgurantes acrobaties jubilatoires…

 

Pour écouter live Hubert Dupont (contrebasse), Denis Guivarc’h (saxophone alto), Yvan Robilliard (piano) et Pierre Mangeard (batterie), RV à 20H30 le 25 octobre 2018 au Studio de l’Ermitage à Paris pour le concert de sortie de l’album « Smart Grid ».

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Avec « Children of The Night », Manu Le Prince rend hommage à Wayne Shorter, saxophoniste et compositeur essentiel de l’histoire du jazz. Entourée d’un aréopage de musiciens français, cubains et brésiliens, elle met en parole quelques-uns des grands standards du mythique jazzman dont les qualités de mélodiste font l’unanimité.

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Crossover#5… Plucked’N Dance – Violaine Cochard-Edouard Ferlet

Crossover#5… Plucked’N Dance – Violaine Cochard-Edouard Ferlet

Pérégrinations dansantes

Après « Bach Plucked-unplucked », la claveciniste Violaine Cochard et le pianiste Édouard Ferlet proposent « Plucked’N Dance ». Le duo clavecin-piano développe un programme instrumental sur le thème de la danse, à travers pays, époques et styles variés. Pérégrinations dansantes dans des univers dépaysants.

L’album « Plucked’N Dance » (Alpha Classics/Outhere Music) dont la sortie est annoncée pour le 12 octobre 2018, marque les retrouvailles discographiques de Violaine Cochard et Edouard Ferlet.

La claveciniste baroque et le pianiste de jazz s’aventurent cette fois hors des chemins dévolus à Bach autour duquel ils s’étaient réunis sur leur précédent opus, « Bach Plucked-unplucked » (2015).

Croiser les univers musicaux

Si Violaine Cochard et Edouard Ferlet excellent chacun dans son propre domaine d’expression, tous deux s’aventurent hors des frontières de leur univers musical pour découvrir, investir et lancer des ponts en direction d’autres mondes.

Sur « Inspiration Baroque » Violaine Cochard et l’Ensemble Amarillis ont croisé leurs notes avec celles du trio jazz de Louis Sclavis. Édouard Ferlet quant à lui continue à converser avec Jean-Sébastien Bach. En effet, après « Think Bach » (2011) il a enregistré en 2017 le splendide « Think Bach Op.2 ».

« Plucked’N Dance »

Sur ce nouvel album, les deux complices s’éloignent de Bach pour plonger leur inspiration sur le thème de la danse. Le répertoire de « Plucked’N Dance » parcourt les époques, les styles et les pays, de l’Espagne à la Russie en passant par l’Angleterre, la Hongrie, la France la Turquie et l’Italie.

Ainsi, entre 13ème et 20ème siècle, ils empruntent des thèmes, des mélodies et des couleurs à De Nebra, Moussorgski, Purcell, Bartók, Rameau, Satie ou à des compositeurs anonymes de danses populaires. Ils élaborent ainsi de nouvelles pièces pour piano et clavecin. Édouard Ferlet y ajoute trois compositions originales d’une modernité confondante, ajoutant ainsi la contribution du 21ème siècle au répertoire de l’album.

De thème en thème les cordes du piano et du clavecin croisent leurs improvisations. Au fil des plages s’articulent des danses aux pulsations variées et aux couleurs contrastées. La dimension rythmique est prégnante mais les mélodies surgissent des riches textures musicales que les deux instrumentistes élaborent avec inventivité. Tonique ou délicate, la musique respire.

Impressions musicales

On ressort stimulé de l’écoute du très rythmique Bartok’n Roll inspiré d’un Duo pour 2 violons de Béla Bartók. C’est ensuite sur le baroco-poétique Les Cinq Sauvages irrigué de la Danse des Sauvages de Rameau que piano et clavecin font des pointes et pratiquent l’art du contrepoint. Le climat se fait sombre mais une trouée lumineuse et sereine advient sur Entre Ciel où de tendres accents hispaniques tirent leur révérence à une seguidilla de Jose De Nebra.

Après une pirouette mutine, clavecin et piano explorent Envoutés, pièce dérivée d’une danse populaire italienne du 18ème siècle. Après avoir développé un rythme tourbillonnant, ils se glissent dans le cœur des danseurs pour explorer les structures profondes de la mélodie avant de revenir à la danse. Danse de Profil tisse un voile de lumineux d’arpèges qui saluent La Danse de Travers de Satie.

Couverture de l'album  Plucked'N Dance de Violaine Cochard et Edouard FerletOn s’achemine ensuite sur les pas hésitants du clavecin qui avance au rythme des hoquets du piano. Le Bal Ethylic tangue sévère mais les deux instruments parviennent à avancer bras-dessus bras-dessous pour mieux affronter une gigue anglaise qui fait tourner les têtes de fantomatiques danseurs qui auraient croisé Purcell.

Les trois compositions originales du pianiste offrent un espace d’expression très libre aux deux instrumentistes. Trames rythmiques ébouriffantes et denses d’Ombre D’Or, mélodies évanescentes de la Valse Blanche empreinte d’une douce émotion, pulsation répétitive de Qui-Vive qui bouscule le tempo et égare les sens.

Le clavecin aventure ensuite ses ornementations sur le fil rythmique tendu par le piano et sculpte Reverence, inspirée par une danse turque du 13ème siècle. Les deux instruments tour à tour fusionnent ou s’éloignent sur les ailes d’une délicate spirale musicale.

Oppidum, le dernier titre, sonne martial voire même guerrier. La composante rythmique du morceau exacerbe la musique qui résonne de sonorités métalliques ou telluriques. La promenade se poursuit ensuite sur des sentiers dont les paysages évoquent Les Tableaux d’une Exposition de Moussorgski qui inspirent cette ultime pièce.

Au fil des onze plages de « Plucked’N Dance », piano et clavecin invitent à un voyage musical contrasté. Leurs pérégrinations dansantes traversent les siècles qu’ils caressent ou secouent. Le duo dépayse la musique qu’il projette dans leur univers singulier où le rythme occupe une place essentielle. Tour à tour sensible ou tempétueux, le piano attache ses pas dans ceux du clavecin qui déambule avec légèreté ou martèle avec force des lignes mélodiques imprévisibles. Les cordes des deux instruments tissent des trames pulsatiles variées et brodent des mélodies lyriques ou mélancoliques. Chaque morceau possède une texture particulière. Modernité et tradition se côtoient avec bonheur.

 
RV avec Violaine Cochard et Édouard Ferlet le 09 novembre 2018 à 20h au Café de la Danse à Paris pour découvrir live le répertoire de « Plucked’N Dance »;
D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Avec « Children of The Night », Manu Le Prince rend hommage à Wayne Shorter, saxophoniste et compositeur essentiel de l’histoire du jazz. Entourée d’un aréopage de musiciens français, cubains et brésiliens, elle met en parole quelques-uns des grands standards du mythique jazzman dont les qualités de mélodiste font l’unanimité.

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Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

Clin d’œil à Thomas Naïm & Desert Highway

Échappée onirique au climat vintage

Le guitariste Thomas Naïm annonce la sortie prochaine de « Desert Highway », son deuxième album. Enregistré en trio le disque propose une musique épurée qui projette des climats oniriques aux couleurs vintage. La guitare au son réverbéré occupe l’espace avec une grande liberté.

Pour son deuxième album, « Desert Highway » (Rootless Blues-Promise Land/Socadisc) annoncé pour le 02 novembre 2018, le guitariste Thomas Naïm a choisi de s’exprimer en trio avec Raphaël Chassin à la batterie et Marcello Giuliani à la contrebasse, tous deux déjà présents sur sa première aventure discographique, « Dust » enregistré en quintet.

Thomas Naïm

Le guitariste Thomas Naïm est venu au jazz après s’être intéressé à différents courants musicaux comme le funk, la musique brésilienne, le reggae ou les musiques électroniques.

le guitariste Thomas NaïmC’est en qualité de co-compositeur et arrangeur qu’il a participé à plusieurs titres de « Handmade », l’album d’Hindi Zahra récompensé en 2010 par une Victoire de la Musique pour le meilleur album de musique du monde. Il co-arrange avec Jonathan Quarmby et Kevin Bacon à la plupart des chansons du chanteur Tiken Jah Fakoly.

En 2011 c’est en quintet qu’il enregistre « Dust », un album instrumental aux inspirations partagées entre rock bluesy et jazz moderne. Entouré du bassiste Marcello Giuliani, du pianiste François Faure, du batteur Raphaël Chassin et du tromboniste Daniel Zimmermann, il compose la musique de l’ensemble des plages.

Il accompagne ensuite sur les scènes ou en studio de nombreux artistes d’horizons très différents parmi lesquels on note Hindi Zara, Idrissa Diop, Blick Bassi, Ala ni, Mayra Andrade, Bernard Lavilliers, Albin de la Simone, Sébastien Tellier et Hugh Coltman.

C’est d’ailleurs au cours de la dernière tournée avec Hugh Coltman, que Thomas Naïm a goûté à quelques occasions au fait de jouer sans piano. Il a pu apprécier l’espace sonore, le son et la liberté générés, ce qui lui a permis de prendre plus d’initiative en termes d’harmonie. Ainsi il en est venu à concevoir d’enregistrer son deuxième album en trio guitare-basse-batterie.

« Desert Highway »

La formule du trio qui fait écho aux power trios rock des sixties laisse une grande place à l’expression de la guitare au son réverbéré. Cette formation procure un espace d’expression très ouvert à la guitare de Thomas Naïm que l’on entend presque respirer avant de lancer ses improvisations. Il investit totalement son rôle de mélodiste coloriste et celui de rythmicien tout en assumant avec une grande liberté sa position d‘improvisateur.couverture de l'album Desert Highway de Thomas Naim

Au long des pistes on perçoit aussi le dialogue permanent qui règne entre Thomas Naïm, Marcello Giuliani et Raphaël Chassin. Ensemble ils ont d’ailleurs arrangés tous les morceaux de l’album.

Le répertoire propose dix titres originaux et une reprise de John Coltrane enregistrés par Fred Carrayol au Studio Mercredi 9, mixés par Pascal Garnon et masterisés par Brian Lucey (Magic Garden Mastering). Instrumental sur dix pistes, le disque accueille pourtant à sa toute fin un spoken word vocalisé en arabe sur un blues touareg qui termine et dépayse le voyage vers d’autres contrées.

Entre jazz, blues et rock, « Desert Highway » possède une dimension visuelle très forte. L’album génère des climats qui ne sont pas sans évoquer ceux des B.O. des films de David Lynch ou l’atmosphère musicale de Ry Coder.

Impressions musicales

Dès l’introduction de California, s’instaure un climat onirique. Le jeu langoureux de la guitare dont les inflexions flirtent avec le blues évoquent des volutes légères comme des brumes de mer qui colorent le morceau d’une atmosphère éthérée propice à la rêverie.

Vinicius déroule un lent tempo de blues sur lequel la guitare à la sonorité chaude groove, éructe, fait claquer ses notes à travers la mélodie qui se déroule et gagne en intensité. Plus rock que les autres morceaux Tijuana développe une belle énergie. Entre les riffs qui exposent le thème de manière réitérative, la guitare électrise le paysage par un chorus intense. On se laisse envahir par l’ambiance tonique qui confine à la transe.

Sur Camminare on suit le trio dans sa marche dont on ignore qu’elle sera l’issue. Sur le tempo infaillible qu’impulsent la basse et la batterie on pose les pas dans les traces de la guitare au rythme d’une mélodie planante suivie d’un solo qui arrache et termine l’épopée.

Mélancolique au possible The Last One évoque les ambiances des B.O. de David Lynch. La contrebasse établit un climat étrange et mystérieux au sein duquel la guitare entreprend une virée qui fleure bon le jazz.

Avec la voix de Martin Luther King en fond, le trio adresse avec The Promised Land, un message musical d’espérance. Sur un tempo médium la guitare dessine une une petite mélodie qui tourbillonne et enchante Valle de la Luna. Le trio transfigure ensuite la composition de John Coltrane, Lonnie’s Lament en un blues apaisant et fluide.

La guitare se fait plus incisive et plus expressive sur The wire, au climat funky. Le trio continue ensuite sa pérégrination musicale à travers les grands espaces de Desert Highway  où le son de la guitare flotte d’écho en écho jusqu’à presque se fondre aux confins du paysage.

Un spoken word orientalisant déroute la caravan’trio sur Arabic Blues. Fin du voyage … ou début d’une autre épopée à venir ?

« Desert Highway », un album dont la tonalité vintage brosse un univers oniriqus. Le son réverbéré de la guitare et les interactions permanentes du trio nimbent les plages d’ambiances mystérieuses où l’on se plait à voyager. Le jazz flirte avec de chaleureuses atmosphères bluesy et un rock éthéré aux effets planants.

 

Pour découvrir « Desert Highway » live, RV à 20h le 30 octobre 2018 aux Disquaires, à Paris. Avec Thomas Naïm (guitare) et Raphaël Chassin (batterie) et Laurent Vernerey (contrebasse).
D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Avec « Children of The Night », Manu Le Prince rend hommage à Wayne Shorter, saxophoniste et compositeur essentiel de l’histoire du jazz. Entourée d’un aréopage de musiciens français, cubains et brésiliens, elle met en parole quelques-uns des grands standards du mythique jazzman dont les qualités de mélodiste font l’unanimité.

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

Incantations rythmiques envoûtantes

Stéphane Galland & (the mystery of) Kem est un album conceptuel construit autour de rythmiques complexes. En effet, l’opus est issu de la recherche continue que ce virtuose incontesté de la batterie jazz mène depuis fort longtemps dans la galaxie des rythmes. Avec un groupe de jeunes musiciens bruxellois et le flûtiste Ravi Kultur, le batteur a inventé un nouveau territoire aux libertés rythmiques prodigieuses et innovantes.

couverture de l'album de Stéphane Galland & (the mystery of) KemSur « (the mystery of) Kem » (Outhere Music/Out Note), son nouvel album annoncé pour le 26 octobre 2018, Stéphane Galland propose onze compositions personnelles à partir de rythmiques qu’il a travaillées et partagées avec un groupe de jeunes musiciens bruxellois et deux invités.

Le pianiste Bram de Looze, le saxophoniste Sylvain Debaisieux, le bassiste Federico Stocchi sont rejoints sur sept des onze thèmes par Ravi Kulur, un flûtiste originaire de l’Inde du Sud qui joue actuellement avec Anushka Shankar et a partagé la musique de Ravi Shankar durant ses huit dernières années de vie. Le trompettiste Ibrahim Maalouf intervient en qualité d’invité spécial sur un titre (Memetics).

En Égypte ancienne, la terre noire des crues du Nil est désignée par le terme kemet dont la racine kem signifie « noir », un noir porteur de vie. Comme les crues du fleuve fertilisaient la terre égyptienne, Stéphane Galland insuffle son énergie à des rythmiques complexes qu’il parvient à transformer en une musique pulsatile et lancinante. Derrière (the mystery of) Kem se cache un processus qui se nomme créativité.

Le maître des rythmes

Stéphane Galland

Stéphane Galland © Alexander Popelier

Professeur de batterie et rythme avancé au conservatoire royal de Bruxelles Stéphane Galland maîtrise les rythmes les plus complexes qu’il a découverts eti ntégrés dans son langage après avoir côtoyé les Pygmées Aka de Centrafrique, le percussionniste sénégalais Doudou Ndiaye Rose ou le maître indien Umayalpuram K. Sivamaram spécialiste des rythmes de son pays.

Outre sa participation au trio Aka Moon fondé en 1992 avec le saxophoniste Fabrizio Cassol et le bassiste de Michel Hatzigeorgiou, Stéphane Galland tient les baguettes sur un nombre inouï d’albums. Il a joué avec Zap Mama, Joe Zawinul, Novastar. Actuellement il participe à de nombreux projets. Des duos avec Nelson Veras ou Malcolm Braff, le groupe Shijin avec Jacques Schwarz-Bart, Malcolm Braff et Laurent David, Keyvan Chemirani & the Rhythm Alchemy, Alexandra Grimal « Naga ».

En 2014 il a rejoint Ibrahim Maalouf lors de sa tournée “Illusions” et depuis fait partie de son groupe pour les projets “Red & Black Light”, « Levantine Symphony », “Queen of Sheba” avec Angélique Kidjo, ou “NY tonalism wars” avec Wynton Marsalis. Il travaille également avec lui sur plusieurs musiques de films.

Le nouveau projet

Après son premier projet personnel « Iobi » mené en 2012 avec Tigran Hamasyan au piano, Carles Benavent à la basse, Magic Malik à la flute, Misirli Ahmet aux percussions et Petar Ralchev à l’accordéon, Stéphane Galland s’engage dans un nouveau projet personnel, « (the mystery of) Kem », alimenté par son expérience musicale et rythmique.

Pour ce faire il réunit un groupe de jeunes musiciens bruxellois, Sylvain Debaisieux (saxophone ténor), Bram de Looze (piano), Federico Socchi (basse) auquel s’ajoute le talentueux Ravichandra Kulur, joueur de flûte carnatique. Ensemble, ils travaillent sur des aspects rythmiques issus des traditions musicales qu’il a explorées.

Sans aucun a priori, le groupe travaille à partir des données proposées par le leader et élabore sur « (the mystery of) Kem » une syntaxe commune. Il en résulte un nouveau territoire musical fondé autour des rythmiques. Pulsations impaires portées par des quintolets, schémas rythmiques variables, alternance de temps court et de temps long. La scansion de ces métriques variables stimule chez les solistes des improvisations mélodiques complexes.

« (the mystery of) Kem »

Les onze pistes de « (the mystery of) Kem » foisonnent de rythmes complexes. Paradoxalement, la complexité rythmique se transforme en un idiome accessible à tout un chacun. Ainsi, les musiciens parviennent presque à faire à faire oublier le statut d’album conceptuel du disque.

Gorgée d’énergie la musique possède un groove lancinant et mystérieux qui oscille cycliquement entre des spirales de rythmes tantôt rapides tantôt ralentis. La linéarité du temps disparaît au profit de pulsations rythmiques circulaires qui tournent de manière quasi obsessionnelle comme le ferait un mantra répété inlassablement.

Lava débute avec une seule note de piano et un riff réitératif joué par le saxophone et la basse. Le batteur ouvre le premier titre de son projet sur une nouvelle pulsation rythmique envoutante. Opening se colore du souffle méditatif de la flûte carnatique puis poussés par la pulsation de la batterie, le ténor et la flûte croisent leurs arabesques et l’atmosphère se charge d’un étrange mystère.

Stéphane Galland

Stéphane Galland © Alexander Popelier

Plus tellurique, Black Sand tend le tempo et engage flûte et saxophone à voltiger pour échapper à la gravité. Symbiosis met en évidence le jeu lumineux du piano puis libère une mélopée incantatoire jouée avec intensité et fougue à l’unisson par le ténor et la flute

Derrière la structure rythmique complexe de Soils éclot une mélodie enfantine au tempo découpé que jouent les solistes soutenus par une tranquille ligne de basse. Sur Memetics la contribution du trompettiste Ibrahim Maalouf stimule les fulgurances exploratrices des musiciens.

Archetype délivre une sorte de prière enchanteresse dont le climat ensorcelle. Sur Hitectonic porté par une batterie omniprésente le pianiste introduit un tempo lent sur un rythme ternaire irrégulier rejoint ensuite par le ténor.

La flute carnatique et le ténor jouent ensemble des séquences mélodiques sur The Fuze colorisé par l’humeur joyeuse du piano colonisé par l’humeur joyeuse du piano. On se laisse emporter dans le tourbillonnant Maelstrom à la matière sonore opulente. L’expression foisonnante du piano et les propos libérés du ténor déchaînent une tempétueuse intervention de la batterie.

L’album se termine avec Morphogenesis ouvert par une superbe introduction du bassiste qui dialogue avec le batteur laissant émerger comme un rythme latin que le ténor enflammé et le piano relaient dans une poursuite qui use du processus de la fugue.

Maître avéré des rythmes, Stéphane Galland, a élaboré avec son groupe une syntaxe mystérieuse et innovante. Les propositions rythmiques complexes du batteur ont fertilisé le matériau originel. Il en ressort « (the mystery of) Kem » et son foisonnement de rythmes, un nouveau territoire musical irrigué d’énergie, un monde ancré dans les rythmes originels de l’Afrique que le batteur projette sans a priori dans le XXIème siècle. Un opus envoûtant.

Pour découvrir le nouveau projet de Stéphane Galland & (the mystery of) Kem, RV le 30 octobre 2018 à 20h30 Paris à la Petite Halle
D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Avec « Children of The Night », Manu Le Prince rend hommage à Wayne Shorter, saxophoniste et compositeur essentiel de l’histoire du jazz. Entourée d’un aréopage de musiciens français, cubains et brésiliens, elle met en parole quelques-uns des grands standards du mythique jazzman dont les qualités de mélodiste font l’unanimité.

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Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Voyage entre Bartók, jazz et improvisation

Mathias Lévy, Matyas Szandai et Miklos Lukacs signent « Bartók Impressions ». Un album situé entre classique et jazz, entre musique écrite et improvisation, entre musique savante et populaire. Forte d’innovation créatrice et avec une instrumentation inédite, violon, cymbalum et contrebasse, la proposition du trio reste proche de l’inspiration originale.

Se confronter à l’œuvre de Bartók Couverture de l'album Bartók Impression par Matyas Szandai, Mathias Levy, Miklos Lukacsreprésente un challenge que le violoniste français Mathias Lévy, le cymbaliste hongrois Miklos Lucas et le contrebassiste hongrois Matyas SzandaÏ ont tenté et réussi. Expressive, leur musique résonne de rythmes évocateurs de danses. Lyrique elle développe une grande richesse harmonique et rythmique.

Dans « Bartók Impressions » (BMC/L’autre distribution) attendu le 05 octobre 2018, les improvisations inventives des trois musiciens parviennent à projeter les paysages musicaux du compositeur hongrois dans un univers moderne. Ils développent leur propre langage en appui sur la musique de Bartók elle-même imprégnée des traditions populaires.

Le projet

Après avoir joué ensemble dans le « Mathias Lévy Quartet », le contrebassiste hongrois Matyas SzandaÏ et le violoniste français Mathias Lévy décident de monter un projet dédié à Belà Bartók. Pour ce faire, ils appellent le joueur de cymbalum hongrois Miklós Lukács, complice de Matyas SzandaÏ. Avec le soutien du Budapest Music Center de Budapest, a lieu une première résidence de création en Janvier 2016 suivie d’un concert d’inauguration à l’Institut hongrois de Paris en mai.

Les musiciens interprètent des morceaux d’inspiration traditionnelle. Leur expression se déploie entre climats folkloriques et atmosphères savantes, atonales et complexes. Rythmes et harmonies lancent des ponts entre l’idiome de Bartók et celui du jazz où l’improvisation prend grande place.

L’instrumentarium inédit cymbalum-contrebasse-violon favorise le rapprochement avec la musique traditionnelle des Balkans mais laisse aux musiciens la possibilité de libérer leur expression à la recherche de climats sonores inédits.

Le répertoire

Au jazz, le trio emprunte la liberté créative et l’improvisation mais réfute les patterns propres au jazz anglo-saxon vis à vis duquel la musique de « Bartók Impressions » prend ses distances. Mathias Lévy, Matyas Szandai et Miklos Lukacs entretiennent une relative fidélité aux origines populaires voire folkloriques de la musique du compositeur hongrois.

Les musiciens puisent en grande partie dans l’œuvre de Bartók pour piano. Ainsi ils s’inspirent et improvisent à partir de certains Mikrokosmos, de danses folkloriques roumaines, de rythmes bulgares et de chants de Noël roumains que Bartók avait composés après son énorme travail de collectage dans les villages hongrois, slovaques et roumains. Les trois instrumentistes partent aussi du quatrième mouvement du Concerto pour Orchestre et d’un duo pour deux violons.

A partir de ces matériaux aux résonances folkloriques et à distance des pièces connues de l’auteur, le trio évite tout cliché évocateur d’ambiance au trait tzigane trop appuyé.

« Bartók Impressions » s’abreuve à la source de l’improvisation et de la liberté du jazz pour inventer et créer une musique qui certes conserve des familiarités avec celle du grand ethnomusicologue que fut Béla Bartók mais possède pourtant une singularité admirable. Superbe dépaysement musical. Libre voyage musical entre France et Hongrie.

 
Pour découvrir sur scène la musique de « Bartók Impressions » , deux RV se profilent pour retrouver en concert Matyas Szandai, Mathias Levy et Miklos Lukacs. Le 7 novembre 2018 dans le cadre du festival Jazzycolor au Centre Culturel Irlandais de Paris. Le 14 décembre 2018 au Triton (Les Lilas)
D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

Sur l’album « On Shoulders We Stand », le chanteur David Linx, le pianiste Guillaume de Chassy et le clarinettiste Matteo Pastorino proposent un voyage musical entre jazz et classique. Guillaume de Chassy a retranscrit des thèmes de pièces classiques sur lesquelles David Linx a écrit des paroles. Un album enchanteur où poésie, sobriété et raffinement s’entrelacent avec bonheur. Une réussite absolue !

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Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

Ellinoa & Wanderlust Orchestra – « Ville Totale »

« Ville Totale » marque le retour discographique de la compositrice vocaliste et cheffe d’orchestre Ellinoa et son Wanderlust Orchestra. Un voyage musical incantatoire qui imagine les retrouvailles entre l’Homme et la Nature. Une exploration musicale où poésie et narration, jazz, pop et musiques contemporaine allient leurs textures au sein d’une riche palette sonore. Une fable écologique et dystopique qui évolue entre énergie et délicatesse.

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Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Focus sur Manu Le Prince et « Children of The Night »

Avec « Children of The Night », Manu Le Prince rend hommage à Wayne Shorter, saxophoniste et compositeur essentiel de l’histoire du jazz. Entourée d’un aréopage de musiciens français, cubains et brésiliens, elle met en parole quelques-uns des grands standards du mythique jazzman dont les qualités de mélodiste font l’unanimité.

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Auditorium de Lyon – Archie Shepp

Auditorium de Lyon – Archie Shepp

A la tête d’un quartet rejoint par Marion Rampal

Le vendredi 12 octobre 2018 à 20h, l’Auditorium de Lyon accueille le saxophoniste Archie Shepp. Il est entouré de deux musiciens américains Darryl Hall et Steve McCraven et deux artistes français, Carl-Henri Morisset  et Marion Rampal. Une affiche alléchante qui laisse espérer une belle soirée !

Dès le mois de mai, il est apparu que la saison 2018/2019 de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon s’annonçait prometteuse. En effet, Aline Sam-Gio, Directrice Générale de l’institution lyonnaise, poursuit le dialogue et la co-production de concerts avec « Jazz à Vienne » et propose cinq concerts de jazz dont le premier approche.

En effet, les réjouissances jazz de la nouvelle saison débutent le 12 octobre 2018 à 20h avec la venue du saxophoniste Archie Shepp. Figure phare du jazz, le saxophoniste a contribué à en écrire la grande histoire. Il a prêté sa voix et ses saxophones aux révoltes musicales avant-gardistes du free jazz et a ainsi participé aux contestations et résistances afro-américaines. Depuis, il ne cesse de chercher de nouvelles directions à son expression.

Au commencement des années 60, aux côtés de Cecyl Taylor il a gravé trois références du  free jazz, » Four for Trane », « Fire Music » et « Mama Too Tight », sans oublier « Mama Rose ».  Les années 70 le retrouvent à la tête du big band Attica Blues. Dans son discours se mêlent, jazz, blues et soul. Après avoir créé son propre label « Archie Ball », Archie Shepp est resté attentif à ses racines afro-américaines, a diversifié son discours et élargi les domaines de ses collaborations (Brigitte Fontaine, Chuck D, Rocé, Cheick Tidiane Seck, Mike Ladd, …). Le saxophoniste mêle aujourd’hui sa voix et son ténor à de nombreux projets et au fil des ans en conservant son idiome singulier porteur d’une grande charge émotionnelle.
 
Le 12 octobre 2018 à 20h, Archie Shepp est annoncé en quartet à l’Auditorium de Lyon, entouré de deux musiciens américains, le contrebassiste Darryl Hall et le batteur Steve McCraven et du jeune pianiste français Carl-Henri Morisset. La chanteuse française Marion Rampal va joindre sa voix vibrante et envoûtante à la plainte émouvante gorgée de blues, de spirituel, de soul, de folk et de jazz du saxophoniste. 
Aujourd’hui encore à 81 ans, le charismatique Archie Shepp se prévaut d’être un témoin et un gardien engagé de la musique noire américaine. Si son discours demeure ancré dans le free jazz, il plonge dans le blues, fondement de la musique afro-américaine.
 
Avant la prometteuse soirée du 12 octobre 2018 à l’Auditorium de Lyon, il fait bon se souvenir d’un certain 03 juillet 2017 durant le festival Jazz à Vienne pour la soirée « Hommage à John Coltrane » sur la scène du Théâtre Antique où le saxophoniste avait été rejoint pour quelques morceaux par Marion Rampal.
 

D. Linx, G. de Chassy et M. Pastorino – « On Shoulders We Stand »

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