Après le silence musical imposé par la pandémie, la batteuse Lada Obradović et le pianiste David Tixier présentent leur quatrième album, « A Piece of Yesterday ». Avec neuf compositions originales, le Obradović-Tixier Duo met un conte en musique pour se souvenir d’hier, pour vivre au temps présent et se projeter afin de construire de nouveaux lendemains.
Clin d’œil à Omar Sosa et Yilian Canizares
« Aguas », une respiration loin de l’agitation
Le pianiste Omar Sosa revient avec la chanteuse/violoniste Yilian Canizares pour un opus dédié à l’eau. « Aguas », se situe aux confluences de leurs racines afro-cubaines, de la musique classique occidentale et du jazz. Une musique empreinte de poésie, de nostalgie et de spiritualité.
Après la musique pure et translucide de « Transparent Water » publié en 2017 et enregistré avec le joueur de kora Seckou Keita, le pianiste cubain Omar Sosa croise son inspiration et sa musique avec celle de la violoniste et chanteuse cubaine Yilian Canizares.
On se souvient de l’album « Invocacion« paru en 2015 et ressorti en 2017 par Naïve en version deluxe avec 2 remixes inédits. Nourrie de jazz, de musique cubaine et de musique classique, Yilian Canizares navigue alors entre douceur langoureuse et exubérance incandescente.
Une rencontre… un album
Omar Sosa et Yilian Canizares se sont rencontrés en 2014 alors que la chanteuse et violoniste assure la première partie du concert du pianiste. A partir de leurs points communs la connexion s’est faite entre ces artistes issus de deux générations différentes qui décident d’unir leurs univers.
« Aguas »
Ils sont rejoints par leur compatriote Inor Sotolongo aux percussions et ils enregistrent ensemble « Aguas » (MDC/PIAS) annoncé pour le 05 octobre 2018.
Comme son titre l’indique, « Aguas » est dédié à l’eau et particulièrement à Oshun, la Déesse de l’Amour et Maîtresse des Rivières dans la tradition Lucumí, ou Santería, comme on l’appelle à Cuba, une pratique spirituelle importante pour les deux artistes.
A travers les onze plages de l’album, ces artistes cubains vivant en dehors de leur patrie commune alimentent leur musique à la source de leurs traditions et de leurs racines.
La musique restitue un climat irrigué de nostalgie. Le propos poétique et sensible contribue à créer des atmosphères sereines et pacifiées dont se dégage de douces émotions.
Même si l’apport dynamique des percussions est essentiel, les contrastes se font rares sur « Aguas » où les artistes ont centré leur créativité pour générer un univers d’où serait gommée en grande partie la dimension démonstrative souvent associée à la musique cubaine. Il en résulte un quasi lissage rythmique accentué par des lignes de violon empreintes de classicisme, un chant presque sans aspérité et des effets électroniques étirés et aquatiques.
Qu’il s’agisse pour Omar Sosa et Yilian Canizares d’un parti pris intellectuel pour se démarquer ou d’une réelle interaction fusionnelle et spirituelle existant entre les deux artistes, l’album parvient à créer un univers singulier propice à la contemplation.
« Aguas » pour respirer et prendre de la distance avec l’agitation et l’entropie du monde.
Les 12 & 13 novembre 2018 Omar Sosa et Yilian Canizares seront en concert à 20h30 au Bal Blomet à Paris, avec à leurs côtés le percussionniste Gustavo Ovalles.
Obradović-Tixier Duo – « A Piece of Yesterday »
Laurent Coulondre propulse « Meva Festa »
Avec « Meva Festa », Laurent Coulondre livre un album explosif. Au fil des pistes, Laurent Coulondre communique sa vision de la musique, de la vie et du partage. Chaque titre constitue une promesse d’évasion. L’album respire la joie de vivre et communique l’envie d’exulter. Placé placé sous le signe du soleil et de l’exotisme, « Meva Festa » porte bien son nom, un mélange de catalan et de brésilien qui se traduit par « Ma Fête »…. tout un programme !
André Minvielle revient avec « Ti’bal Tribal »
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Le 
Il décide alors, trois ans après la mort de son père, de créer en sa mémoire un projet autour du jazz et de la hazzanout, cet art de chanter des prières juives. Après voir élaboré les premiers arrangements des quelques-unes de ces mélodies traditionnelles, Jacques Schwarz-Bart leur associe des rythmes issus de la diaspora africaine des États-Unis, de la Caraïbe ou des Gnaouas.



En effet, les racines des musiques caribéennes plongent dans les origines et les cultures des hommes déracinés qui ont peuplé ces territoires de la mer des Caraïbes. Calypso, merengue, bolero, chachacha, valse, son et danson émanent des cultures africaines, européennes et sud-américaines qui les ont irrigués. Leur histoire porte les cicatrices mais témoigne surtout de la richesse de celles et de ceux qui, nés dans la souffrance ont fondé leur culture et leur identité dans le terreau de leur diversité. Les musiques de la Caraïbe sont multiples et diffèrent mais elles ont toutes en commun cette pluralité d’origines dont elles se nourrissent.






