Le vendredi 09 novembre 2018 à 20h, l’Auditorium de Lyon accueille Madeleine Peyroux. La chanteuse présente à Lyon son neuvième album « Anthem » sorti le 31 août 2018. Après vingt-deux ans de carrière elle livre un message spirituel à travers ses « hymnes personnels ». Une soirée imprégnée d’une élégance sensible et poétique.
Ce deuxième concert de la saison 2018/2019 de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon est réalisé en co-production avec « Jazz à Vienne ». Il propose aux spectateurs d’écouter le nouveau répertoire de Madeleine Peyroux… 22 ans après ses débuts sur le superbe « Dreamland » qui a permis de découvrir la chanteuse, sa guitare et sa voix bluesy que d’aucuns ont comparé à celle de Billie Holiday.
Madeleine Peyroux de 1996 à 2016
Après son premier disque « Dreamland » sorti en 1996, Madeleine Peyroux poursuit sa carrière discographique, « Careless Love » en 2004, « Half The Perfect World » en 2006, « Bare Bones » en 2009 avec onze compositions originales, « Standing on The Roof Top » en 2011 où elle s’éloigne du format voix-guitare et élargit sa palette musicale auprès de Marc Ribot et Meshell Ndegeocello, « The Blue Room » en 2013 qui navigue entre jazz, country, blues et pop et « Keep Me in Your Heart for a While » un best of sorti en en 2014.
En 2016, pour ses 20 ans de carrière, Madeleine Peyroux publie « Secular Hymns »en trio, un disque sensible et élégant baigné dans le blues, la soul et le gospel. Les dix titres issus du répertoire américain populaire, du jazz ou emprunté à Tom Waits, prennent la forme de « cantiques profanes et élégants ».
On prend alors la mesure de l’évolution musicale de la chanteuse et aussi de la richesse de ses influences.
En 2018, l’album « Anthem »
Le 31 août 2018, Madeleine Peyroux sort l’album « Anthem » qu’elle produit et co-écrit avec Larry Klein. Tout au long des plages de ce neuvième opus enregistré en quintet, la chanteuse porte un regard sobre et poétique mais aussi philosophique voire même engagé sur l’état actuel du monde.
L’album témoigne de son amour pour la liberté et de son besoin de spiritualité ce qu’annonce d’emblée son titre. Anthem est d’ailleurs le troisième titre du poète Leonard Cohen que reprend la chanteuse Elle dit elle-même faire du titre Anthem son « hymne personnel »..
De fait, « Anthem » s’inscrit dans la continuité de « Secular Hymns ». Il a pris forme au cours de l’année 2016 qui a vu les électeurs américains porter au pouvoir Donald Trump. Madeleine Peyroux élabore et affine les chansons dans un processus collectif d’écriture avec les musiciens de l’album, Patrick Warren, Brian McLeod et David Baerwald. Les titres passent du politique à l’évocation du monde personnel de Madeleine Peyroux et mêlent ainsi l’universel et l’intime en un équilibre parfait entre humour noir et compassion.
Tournée de lancement de l’album et concert à Lyon
Le 09 novembre 2018 à 20h sur la scène de l’Auditorium de Lyon, Madeleine Peyroux vient entourée du guitariste Jon Herington, du batteur Graham Hawthorne, du bassiste Paul Frazier et du claviériste Andy Ezrin. A 19h, le concert est précédé de la séance rituelle des « Propos d’avant concert » qui se déroule dans le Bas Atrium de l’Auditorium de Lyon.
Pour le public, la soirée est l’occasion de découvrir la multitude d’histoires que conte avec élégance et sensibilité la chanteuse Madeliene Peyroux.
Des chansons pleines de couleurs et de péripéties. Le répertoire se colore de tristesse sur All My Heroes, se teinte de désespoir à travers Lullaby, respire la sentimentalité et l’ironie dans Down on me. La chanteuse va aussi sans doute évoquer les rêves jamais atteints du bluesy Ghosts of Tomorrow et porter un regard critique sur la société à travers The Brand New Deal.
Au programme de la soirée à n’en pas douter, Madeleine Peyroux va interpréter pour le public de l’Auditorium de Lyon le monumental Anthem de Leonard Cohen mais aussi le superbe Liberté, poème que Paul Eluard a écrit durant la second guerre mondiale et qui porte l’aspiration de toutes celles et ceux épris de liberté…
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.
Les concerts d’octobre continuent que déjà s’annoncent les RV de novembre 2018 avec l’Opera Underground. Deux grands noms du jazz américain, Ben Sidran et Marc Ribot et une légende de l’Ethio-jazz, Hailu Mergia. Des « Ailleurs Musicaux » prometteurs avec Meridian Brothers, Vaudou Game et Kamilya Jubran & Sarah Murcia. Un programme alléchant.
Les RV de novembre 2018 de l’Opéra Underground laissent augurer de prometteuses soirées qui devraient ravir tous les curieux et amateurs de musique. Il y en a pour tous les goûts.
Toujours présent, le jazz côtoie d’autres « Ailleurs Musicaux » dont les syntaxes se promènent de l’Amérique du Sud au Togo, en passant par le Moyen-Orient. Ces escapades aux climats variées témoignent de la diversité des musiques et des croisements qui les parcourent et les vivifient.
Du côté du Jazz
Ben Sidran, Hailu Mergia et Marc Ribot sont programmés dans le cadre des RV de novembre 2018 de l’Opera Underground. La stature et la rareté de ces figures sur les scènes françaises du jazz font de leurs concerts des moments essentiels de cette fin d’année 2018. Trois concerts à faire figurer en bonne place sur l’agenda des amateurs de jazz
Ben Sidran
Ben Sidran est attendu le 03 novembre 2018 à 20h à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Il n’est guère besoin de le présenter tant sa légende le précède. Celui qui est souvent surnommé le Cow-boy sidéral doit cette appellation à sa composition Space Cowboy.
Ben Sidran ne se contente pas d’être pianiste et chanteur, il est aussi compositeur et poète, érudit et producteur, critique et écrivain. S’il s’est produit avec les plus grands noms du rock comme Eric Clapton et les Rolling Stones, il a aussi côtoyé quelques grandes figures du jazz parmi lesquelles on peut citer Abbey Lincoln, Eddie Gomez, Peter Erskine, Johnny Griffin, Ben Riley, Gil Evans, Dizzy Gillespie, Bobby McFerrin et Brecker Brothers. En 1972, il a publié « Black Tall », sa thèse de doctorat sous-titrée « Une histoire culturelle de la musique noire en Amérique » qui est devenu un ouvrage de référence dans le jazz.
Récemment en France on l’a écouté en solo mais c’est en trio qu’il vient à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Le 03 novembre 2018, il est annoncé avec son fils Leo Sidran chanteur et batteur et avec le bassiste Billy Peterson. Un jazz qui fait se rencontrer tradition et modernité.
Figure légendaire de l’éthio-jazz Hailu Mergia est un des claviéristes les plus respectés de la scène éthiopienne d’Addis-Abeba des années 70 où jouent aussi des musiciens comme Mulatu Astatke, Alémyahu Esthete ou Girma Bèyènè. Arrangeur et pianiste du fameux Walias Band pionnier de l’éthio-jazz, il fuit le régime meurtrier de Mengistu et trouve refuge aux États-Unis en 1981 où il exerce le métier de taxi et continue à pratiquer la musique.
En 1985, il enregistre « Hailu Mergia And His Classical Instrument », un album où il joue lui-même de tous les instruments, accordéon, Rhodes, synthétiseur et boîte à rythmes. En 2013, le label Awesome Tapes From Africa édite à nouveau cet album solo qui connait alors un énorme succès et relance sa carrière musicale.
Son dernier projet réunit deux autres musiciens, le bassiste éthiopien Alem Kebede et le batteur culte du groupe de reggae Culture, Ken Joseph. Leur nouvel album, « Lala Belu », est d’une vitalité étonnante et propose une vision totalement contemporaine de cet éthio-jazz que Hailu Mergia ne cesse de réinventer.
Le tonique septuagénaire Hailu Mergia (orgue, rhodes, accordéon, mélodica) vient à l’Amphi avec Alemseged Kebede Anissa (basse électrique) et Kenneth Courtney Joseph (batterie).
22 novembre 2018, un moment à vivre pour découvrir la version renouvelée de l’ethio-jazz que propose les claviers et l’accordéon du leader Hailu Mergia et les gammes pentatoniques de l’éthiojazz. Au programme de la soirée, rythmes envoutants et musique hypnotique.
Marc Ribot’s Ceramic Dog
Figure essentielle et incontournable du jazz américain Marc Ribot n’en finit pas d’étonner et d’enthousiasmer. Sa venue à l’Amphi de l’Opéra de Lyon le 30 octobre 2018 à 20h fait partie de ces moments mobilisateurs pour tous ceux qui apprécient les musiques innovantes.
Précision importante, pour des raisons artistiques, le concert initialement prévu le samedi 1er décembre à 20h est avancé au vendredi 30 novembre à 20h.
Guitariste célèbre de la scène underground new-yorkaise. Marc Ribot s’est fait connaitre du grand public en collaborant avec Tom Waits, Elvis Costello et John Zorn. Ses projets personnels passent de la musique d’avant-garde aux rythmes latins postmodernistes de ses Cubanos Postizos récemment écoutés aux Nuits de Fourvière.
Celui qui a dynamité les frontières des styles et promène son jazz dans des paysages variées, se présente le 30 octobre 2018 à la tête de Ceramic Dog, son power trio dont on a apprécié le dernier album « YRU Still Here ? » (Enja Yellow Bird/L’autre Distribution) sorti le 28 mai 2018. A ses côtés, le bassiste Shahzad Ismaily et le batteur Ches Smith.
Le trio propose un pamphlet politique vigoureux, avec des textes irrigués d’une colère portée à son paroxysme par une musique qui se profile entre rock, folk, funk et blues.
Le 30 octobre 2018, Marc Ribot promet une soirée de jazz hors norme. Les convulsions de la musique enragée et paroxystique de Ceramic Dog risquent d’enflammer la passion des spectateurs présents sur les gradins de l’Amphi de l’Opéra de Lyon.
Lors de cette soirée à l’Amphi de l’Opéra de Lyon, le quintet du musicien colombien Eblis Alvarez présente une version de son album ¿Dónde Estás María? avec des arrangements pour quatuor à cordes écrits spécialement pour le quatuor Wassily.
Le quatuor Wassily est en résidence à l’Opéra durant toute la saison 2018/2019. Les violonistes Antoine Brun et Marine Faup-Pelot, l’altiste Dominik Baranowski et le violoncelliste Raphaël Ginzburg se sont déjà produits sur la scène de la Grande Salle de l’Opéra de Lyon le 17 octobre 2018 dans le cadre de la soirée Porteños aux côtés du chanteur et clarinettiste Daniel Melingo.
Le guitariste Eblis Alavarez est un des acteurs les plus importants de la nouvelle scène de Bogota. Il a étudié le jazz et la musique classique puis la composition électronique au Danemark. Il a redécouvert ensuite les musiques tropicales populaires de Colombie dont il a fait la matière première de ses expérimentations avec les Meridian Brothers. Autour du guitariste et chanteur, le groupé réunit Mauricio Ramirez (batterie percussions), Maria Valencia (saxophone, claviers), Cesar Quevedo (basse) et Alejandro Forero (claviers).
Le 06 novembre 2018 le quintet Meridian Brothers et le Quatuor Wassily promettent une soirée festive aux croisées des musiques savantes et populaires de l’Amérique Latine. A prévoir, accents psychédéliques imprégnés de cumbia, salsa, chicha et merengue et enrichis des arrangements pour cordes.
Vaudou Game
A 20h, le chanteur guitariste togolais Peter Solo et son collectif Vaudou Game sont les invités de l’Amphi de l’Opéra pour la soirée du 09 novembre 2018.
Peter Solo est natif de d’Aného-Glidji, haut-lieu de la culture vaudou. Durant les rituels vaudou sont employées des gammes particulières. Le guitariste en utilise les harmonies intégrées par lui dans une musique qui emprunte beaucoup à l’afro-funk des années 70. Sa musique rappelle aussi que les rituels étaient à l’origine dévolus à la nature et à ses éléments, ses forces. L’Air est l’élément auquel se réfère Peter Solo.
Dans la musique vaudou pas d’instruments harmoniques, pas de kora ni de balafon, les chants sont seulement accompagnés par les peaux des tambours. Dans Vaudou Game, le chant et la guitare du leader sont accompagnés la batterie de Gilbert Ai-Nho, la basse de Gaétan Ahouandjogbe, les saxophones et les percussions de Ghislan Paillard la trompette et les percussions d’Aurélien Joly, les claviers et la guitare de Jérémy Garcia. Tous les musiciens donnent de la voix pour accompagner le chant de Peter Solo.
Pour la soirée du 09 novembre 2018, groove hypnotique et énergie débridée garantis. Vaudou Game, c’est la certitude de vibrer en rythme et de se dégourdir les jambes.
Avec la récente vidéo de l’Anniversaire, pour se mettre dans la tonalité de la soirée…
Il s’agit de la cinquième conférence du cycle “Musiques portuaires” organisé en partenariat avec l’Opera Underground de Lyon et le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Ainsi après le rebetiko, les musiques afro-colombiennes, celles de Buenos-Aires et de Valparaiso, le cycle explore les chants de marins du Havre.
La soirée propose une restitution jouée, chantée et parlée d’une enquête minutieuse menée auprès des Havrais. Avec trois musiciens ethnologues Michel Colleu, collecteur, chanteur, instrumentiste (violon, vielle, concertina), Marc Blondel (collecteur, chanteur, flûtiste) et Bernard Subert (chanteur, transcripteur, clarinettiste) renaissent les chants et cris des matelots de la marine marchande et des vendeurs ambulants, les chants des marins baleiniers, long-courriers et ouvriers.
Un patrimoine sonore et musical précieux mis à portée d’oreilles le 10 novembre 2018 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon.
Kamilya Jubran et Sarah Murcia
Après sa venue récente et fort appréciée aux côtés de Louis Sclavis, la contrebassiste Sarah Murcia est de retour le 21 novembre 2018à 20h à l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec la chanteuse et oudiste Kamilya Jubran.
La chanteuse et oudiste Kamilya Jubran et la contrebassiste et compositrice Sarah Murcia se connaissent depuis plus de 15 ans. Elles se sont rencontrées en 1998 au sein de la formation palestinienne « Sabreen ». Aujourd’hui les deux leaders proposent le nouveau répertoire de leur projet « Habka » entourées d’un trio de cordes constitué de Régis Huby (violon), Guillaume Roy (alto), Atsushi Sakaï (violoncelle), tous trois membres du quatuor Ixi, un collectif soudé d’improvisateurs virtuoses.
La oudiste et la contrebassiste ont approfondi leur écriture et leur rapport à l’improvisation. Elles reviennent avec une musique puisée aux sources des musiques arabes, des musiques improvisées et des formats classiques.
Le 21 novembre 2018, Kamilya Jubran et Sarah Murcia présentent leur musique intense et très personnelle aux confluences de plusieurs mondes. Un univers à distance des clichés exotiques trop souvent associés à la musique arabe.
Une fois encore en novembre 2018, l’Opéra Underground programme des musiques où tradition et innovation font bon ménage. Les musiques populaires croisent des langages plus modernes. L’Autre Scène de l’Opéra propose à la fois des valeurs sûres et des artistes à découvrir. Il y en a pour toutes les sensibilités!
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.
« Thanks A Million » réunit Eric Le Lann et Paul Lay autour de la musique de Louis Armstrong. Le trompettiste et le pianiste unissent leurs expressions pour dire leur gratitude à cette figure légendaire et fondatrice du jazz. La conversation du duo fait résonner les échos du passé dans un univers moderne et élégant.
Une génération sépare le trompettiste Eric Le Lann du pianiste Paul Lay qui ont déjà joué ensemble dans le quartet du premier. Ils poursuivent aujourd’hui leur collaboration en duo sur l’album « Thanks A Million » (Gazebo/L’Autre Distribution) annoncé pour le 19 octobre 2018.
Le titre de l’opus reprend celui d’un morceau que Louis Armstrong jouait et aussi celui d’un disque que le fameux trompettiste a sorti en 1935 avec son orchestre.
« Thanks A Million »
Sur « Thanks A Million », Eric Le Lann et Paul Layexplorent quelques grands thèmes marqués à jamais par l’empreinte de Louis Armstrong. Cette figure de légende incomparable doit son succès, non à ses compositions plutôt rares mais à son jeu et à ses improvisations qui ont fondé son style.
Les duettistes font le choix de revisiter des titres qui ont marqué les années trente. Si quelques titres emblématiques de l’œuvre d’Armstrong figurent sur l’album comme Dinah, Mack the Knife ou St. James Infirmary d’autres pièces moins connues sont au répertoire ainsi que Louison et Farewell to Louis, deux titres originaux composés par Eric le Lann pour le premier et par Paul Lay pour le second, tous deux dédiés au légendaire trompettiste néo-orléanais.
La direction artistique de l’album qui sort sous le label Gazebo est assurée par Laurent de Wilde.
Eric Le Lann est familier du duo trompette-piano. Pour mémoire il a gravé « Trois Heures du Matin » (Twins/WMD) en 1996 avec le pianiste Michel Graillier et « Portrait in Black and White » (Plus Loin Music) en 2009 avec Martial Solal. En 2018, sur « Thanks A Million », sa trompette s’allie avec le piano de Paul Lay.
Les pistons de la trompette d’Eric Le Lann ont phrasé be-bop mais cette fois ils vibrent de la musique qu’il écoutait enfant lorsqu’il avait sept ans sur les 78 tours de son père et découvrait la musique d’Armstrong qu’il a joué ensuite jusqu’à l’âge de 15 ans.
Quant à Paul Lay il s’est penché sur la musique de Jelly Roll Morton et celle d’Earl Hines et … comme le jeune pianiste le dit, « qui dit Earl Hines dit Armstrong » puisqu’ils ont joué ensemble à de nombreuses reprises.
Ainsi réunis autour de la musique d’Armstrong le duo complice muse et s’amuse sur un répertoire qui saisit par son climat ludique et moderne.
Dix titres dédiés à Louis Armstrong
Certes un prisme vintage teinte les plages de l’album qui actualise pourtant avec modernité les mélodies sculptées par la trompette sur le fil harmonique et rythmique que déroule le piano.
L’album ouvre avec Dinah, que Satchmo jouait en hommage à Dinah Washington. Le discours élégant et ciselé de la trompette est accompagné par un piano qui regarde du côté stride en direction de Fats Waller mais se teinte de modernité. La sourdine sèche de la trompette et la caresse délicate du piano teintent Mack The Knife d’une mélancolie qui sied à la ballade de Kurt Weil.
Après avoir exposé avec sobriété le thème de Jubilee, la trompette déroule une improvisation au swing mordant qui laisse ensuite place à un solo moderne que le piano teinte de fantaisie. Joué en 1928 par le second Hot Five de Louis Armstrong, Tight like thisest revisité par le duo. L’expression ample et éclatante de la trompette est accompagnée par le piano dans un style hérité d’Earl Hines. De riches subtilités harmoniques émaillent le chorus moderne de piano.
Le duo adopte la forme d’une ballade pour Thanks A Million que Louis Armstrong jouait sur un tempo de fox trot. Le climat se fait onirique et quelque peu pointilliste. La sourdine de la trompette pare Azalead’une douce tristesse. Le thème de Duke Ellington devient un blues rêveur que les harmonies du piano soutiennent et enrichissent. Un tendre moment de souvenir que tisse avec délicatesse le duo complice.
Composé par Eric Le Lann, Louisonse révèle d’une grande pureté mélodique et ménage un large espace de liberté au pianiste. Le duo interprète St Jamesinfirmary avec une précision et une délicatesse qui accentuent la dimension funèbre du morceau imprégné d’accents bluesy. Le duo réactualise et étire le tempo de la ballade I surrender Dear dont le raffinement mélodique suscite une émotion sensible.
L’album se termine avec Farewell to Louis. La composition de Paul Lay résonne comme une célébration respectueuse où la trompette élève une louange, un merci infini que les deux musiciens dédient à Louis Armstrong.
La talentueuse complicité qui unit Eric Le Lann et Paul Lay contribue au climat intime et confidentiel de « Thanks A Million ». Une musique raffine et élégante qui séduit par sa véracité et son modernisme. Elle honore et actualise de belle manière la mémoire et l’art de Louis Armstrong.
Pour écouter live Eric Le Lann et Paul Lay, des concerts se profilent. RV le 07 novembre 2018 pour la soirée de lancement au Bal Blomet à Paris et le 28 Novembre 2018 à Marseille à l’Hôtel C2. En 2019, le duo est invité à Rennes par le festival Jazz à l’Etage le 08 mars et le 05 avril à Coutances par le festival Jazz Sous les Pommiers.
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.
Après « My Chet My Song », Ricardo Del Fra revient le 19 octobre 2018 avec l’album « Moving People ». Dix compositions originales centrées autour des voyages et de l’espoir des populations en mouvement à la recherche d’un monde meilleur. Entouré par des musiciens venus de larges horizons le contrebassiste livre une œuvre musicale lyrique et chargée d’émotions.
Responsable du département Jazz et Musiques Improvisées au CNSMD de Paris depuis 2004, Ricardo Del Fra s’entoure de partenaires européens et américains pour son nouvel album « Moving People » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) dont la sortie est annoncée pour le 19 octobre 2018.
Après avoir consacré « My Chet My Song », son précédent disque, à la musique de Chet Baker qu’il accompagna sur scène pendant 9 ans, le contrebassiste fait cette fois valoir ses talents de compositeur et d’arrangeur sur les dix pistes de son nouvel opus, « Moving People ». Entre mai, juin et juillet 2018, l’opus a été enregistré au studio La Buissonne de Pernes-les-Fontaines par Gérard de Haro & Anaëlle Marsollier, mixé par Gérard de Haro & Riccardo Del Fra et masterisé par Nicolas Baillard.
Un sextet acoustique invite une guitare électrique
Après avoir joué comme sideman auprès des plus grands comme Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, Art Blakey, Kenny Wheeler, Lee Konitz, Dave Liebman et bien d’autres encore, RIcardo Del Fra s’entoure aujourd’hui de musiciens de haut vol auxquels il s’associe pour interpréter ses nouvelles compositions.
En position de leader, Ricardo Del Fra prend donc la tête d’un sextet qui réunit des musiciens de cinq nationalités différentes. Ils vont fédérer leurs expressions autour de son écriture. Autour de la contrebasse de Ricardo Del Fra, le pianiste français Carl-Henri Morisset et le batteur américain Jason Brown. Une mini section de cuivres réunit le saxophoniste français Rémi Fox (soprano et baryton), le saxophoniste allemand Jan Prax (soprano et alto) et le trompettiste polonais Tomasz Dabrowski.
Ce sextet acoustique post-bop invite la guitare électrique de l’Américain Kurt Rosenwinkel.
« Moving People »
Outre l’attention méticuleuse qu’il porte à l’écriture des mélodies, séquences harmoniques et rythmiques), Ricardo Del Fra distribue les partitions de son répertoire selon différents formats orchestraux pour faire sonner de différentes manières la substance de ses compositions.
Ainsi, il confie deux pièces au sextet et deux autres morceaux à un quintet où la guitare rejoint le piano, la contrebasse, la batterie et le saxophone soprano de Rémi Fox. Quatre titres sont par ailleurs joués par le septet au complet. Enfin, la contrebasse interprète en solo deux autres compositions.
Drames- Sextet
Ressac, comme le mouvement des vagues qui se cassent sur le rivage et déposent-un enfant sans vie sur le sable. Une suite musicale avec un premier mouvement au tempo rapide où la trompette hard bop survoltée s’exprime librement dans un style incandescent puis un deuxième mouvement avec un solo de contrebasse plus apaisant. Pour finir un troisième mouvement plus court joué par le pianiste avec de nouvelles harmonies qui rappellent le thème abrégé par le groupe
Children Walking, bande musicale d’un film en ombres chinoises où la batterie guide les instruments dans un champ de mines. Les enfants jouent, se poursuivent puis advient l’explosion suivie de séquences musicales conflictuelles témoignages du drame.
Parenthèses - Quintet
Piano, contrebasse, batterie et le saxophone soprano de Rémi Fox invitent la guitare sur The Sea Behind, une ballade où les lignes d’espérance de la guitare croisent les arabesques du soprano et dessinent un possible avenir qui laisserait la mer loin derrière.
La même formation interprète Ephemeral Refractions, des impressions fugaces que le soprano aérien suspend aux cordes de la contrebasse à la sonorité dense et soignée.
Déplacement vers un ailleurs - Septet
Moving Peopleoù le chant boisé de la contrebasse chante une douce mélodie caressante reprise inlassablement par les cuivres et les autres musiciens sur des harmonies enrichies. Porteuse d’énergie la guitare dessine une spirale lyrique puis retour au thème apaisé. Moving People - Epiloguese profile comme un potentiel morceau de rappel qui reprend le thème de départ et porte regard en arrière un peu mélancolique.
L’orchestration colorée de Wind on An Open Book II, composition à l’ambiance bucolique, joue avec le tempo et instaure un dialogue enivrant entre guitare et soprano. Le livre du temps s’écoule d’hier à demain, jusqu’au croisement des rues inconnues de Street Scenes. La contrebasse expose une mélodie joyeuse, déstructurée et facétieuse qui entraîne les instruments dans une expression groupale interactive un peu folle.
Lumière - Contrebasse solo
En solo la contrebasse explore les lumières. Celle du feu sur Around Firequi éclaire la nuit et transforme les peurs en espoirs. Celle de Cieli Sereni, ces cieux sereins enfin illuminés de l’espoir devenu réalité. Archet caressé dans le premier thème, cordes d’une contrebasse qui phrase comme une guitare sur le second thème au chant lumineux.
Les couleurs de la vie varient avec la temporalité et les espaces qu’elle traverse. Les dix plages de « Moving People » proposent dix moments musicaux comme des impressions captées au fil du temps. Des paysages figés dans des lieux que les personnes déplacées parcourent. Les instruments conjuguent leurs expressions sur la trame d’une écriture précise et sensible. Ils proposent des développements énergiques et rythmiques, délicats et éthérés pour évoquer le drame ou l’espoir.
Quelques RV pour retrouver Ricardo Del Fra et écouter le répertoire de « Moving People ».
A Metz- Les Trinitaires à 20h30 le 22 novembre 2018. A Paris au Sunside à 20h30 le 29 novembre 2018 avec Thibault Gomez au piano, le 30 novembre 2018 avec Bruno Ruder au piano et le 01 décembre 2018 avec le groupe de l’album réuni au complet.
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.
Ray Lema présente son nouvel album « Transcendance » annoncé pour le 19 octobre 2018. A la tête d’un sextet énergique, le pianiste exprime son amour pour la musique. Sur neuf titres inédits, son propos universel invite à un voyage au cœur des rythmes. Un condensé de joie pour vivre la transe en danse.
Après « VSNP - Very Special New Production » et « Headbug »(2016) enregistrés en quintet et « Riddles »(2016) en duo avec Laurent de Wilde, le pianiste et compositeur Ray Lema revient le 19 octobre 2018 avec « Transcendance » (One Drop/L’Autre Distribution).
L’album vibre d’une joyeuse pulsation de vie et transmet son amour de la musique, son goût pour la mélodie, son attachement au rythme, son intérêt pour la danse et la transe.
Autour du piano de Ray Lema
Pour son nouvel opus Ray Lema a réuni autour de lui cinq musiciens qui font partie de sa famille musicale. Une solide rythmique avec le bassiste Michel Alibo qui quitte sa basse électrique pour la contrebasse sur deux titres et le batteur Nicolas Viccaro. Un jeune guitariste brésilien qui joue avec lui depuis environ dix ans, Rodrigo Viana, le saxophoniste ténor Irving Acao et le trompettiste Sylvain Gontard, qui unissent la voix de leurs instruments à la sienne pour former une ligne de trois chanteurs, caractéristique des musiques congolaises qui ont bercé les jeunes années musicales du leader.
Sur la dernière plage de l’album Ray Lema convie deux flûtistes à rejoindre le sextet, Fredy Massamba aux flûtes pygmées et Jocelyn Mienniel à la flûte traversière et à la flûte piccolo
« Transcendance »
A l’image de la couverture de l’album, Ray Lema se met à nu et se dévoile tout au long des neuf plages de son nouvel opus « Transcendance ».
Comme le pianiste l’exprime lui-même, il a eu « l’envie de faire simplement de la musique sans souci des catégories et des étiquettes, d’aller au-delà des appellations ».
Pour lui, « transcender ses peurs, ses tabous et son ego et se livrer sans retenue à l’expérimentation de l’amour permet à l’humain de goûter sa liberté ». A travers les neuf compositions originales de « Transcendance », Ray Lema dit son amour pour celle qui traverse sa vie et le nourrit… la musique.
Ray Lema a composé et interprété avec ses complices une musique qu’il a voulue sienne, un propos qui dépasse les styles et les genres et porte sa signature. Un jazz irrigué de sa science des rythmes et du groove.
En neuf étapes, « Transcendance » propose un voyage jazz entre transe et danse, ces deux éléments constitutifs de la musique de l’Afrique et des Caraïbes.
Impressions musicales
« Transcendance » dessine une mosaïque musicale de neuf titres où le piano et la voix de Ray Lema entrent en parfaite symbiose avec les musiciens réunis autour de lui.
Le titre éponyme, Transcendance, débute par un motif continu de basse. Ray Lema évoque brièvement l’amour si nécessaire à chacun et entame avec ses cinq comparses une mélodie teintée d’afro-beat qui évoque les couleurs musicales de Fela Anikulapo. Après un solo fougueux du saxophone ténor, s’instaure une sorte de transe collective portée par une section rythmique d’enfer.
On quitte l’Afrique pour la Caraïbe avec Zoukissaqu’ouvrent basse, batterie et piano. Saxophone et trompette exposent la mélodie chantante et laissent le champ libre à un solo enflammé de basse dont la fluidité enchante. Serein, le piano reprend la main puis s’engage une joute musicale complice entre ténor et trompette qui reviennent ensuite à un propos plus délicat.
Congo Rhapsodyrésonne comme un hymne musicalhabité par le jeu harmonieux et apaisé du piano. Ténor, trompette et piano chantent les quatre notes prégnantes de la mélodie avant que la batterie ne fasse gronder ses fûts et résonner ses cymbales. Calme et lumière reviennent à la toute fin.
Kivu’s Bluessublime les frontières entre les genres musicaux. La musique s’écarte des rivages de la technicité pour s’aventurer dans un paysage coloré et sensible. Soutenue par les contrechants nostalgiques de la trompette et du saxophone, la guitare sauvage décolle et se lance dans un chorus déchiré. Sa tonalité bluesy évoque le conflit qui affecte l’est de la République Démocratique du Congo et sa population sacrifiée.
Le piano swingue avec délicatesse accompagné par la profonde et chaleureuse contrebasse sur Anouk,subtile et poétique ballade dédié à Anouk Khélifa, qui a écrit les paroles des deux titres chantés de l’album. Le tempo se fait plus musclé sur Sinaux accents qui balancent entre funk et rock. La voix du leader slamme sur la ligne de basse puis la guitare éraillée propulse le solo torride du ténor au punch débordant.
Le piano poursuit et lance la mélodie de 3ème bureau comme une ritournelle que reprend la voix. La rumba s’installe doucement et décline ses couleurs et ses rythmiques afro caribéennes qu’illumine le solo de la trompette voltigeuse. Après la brillance de ce morceau dansant advient Le Bout du Chemin. Sur cette courte pièce mélancolique, voix, piano et guitare évoquent l’errance sans fin de la triste caravane des migrants.
L’album se termine avec Chimères et son climat onirique. La contrebasse déroule une ligne musicale et invite les flûtes pygmées, traversière et piccolo. Les accords discrets du piano les accompagnent dans leur promenade au cœur de la forêt africaine.
« Transcendance » concentre les piliers de la foi musicale de Ray Lema. Un cocktail équilibré de rythmes au groove profond, de danses proches de la transe, de mélodies simples et chantantes. Une musique universelle qui dépasse les frontières des genres et portent son empreinte, sa signature.
Pour écouter live la musique de « Transcendance », RV avec Ray Lema à 20h30 le 21 novembre 2018 à Paris à La Petite Halle qui ouvre une résidence de trois jours à l’artiste.
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.
Après son projet « Golan-Al Joulan », le contrebassiste Hubert Dupont revient à la tête d’un quartet saxophone alto-piano-contrebasse-batterie. Via le titre de son album, « Smart Grid », le leader confirme une évidence, le jazz serait affaire de réseau intelligent. La nouvelle est bonne même si elle n’est pas vraiment neuve. Hubert Dupont replonge dans les flux de la musique improvisée pour le meilleur.
Attendu pour le 25 octobre 2018, l’album « Smart Grid » (Ultrabolic/Musea) marque le retour du contrebassiste Hubert Dupont au quartet saxophone alto-piano- contrebasse-batterie après les deux albums « Golan-Al Joulan Vol 1 » (2016) et « Golan-Al Joulan Vol 2 » (2017).
Déjà présent onze ans plus tôt aux côtés d’Hubert Dupont, sur « Spider’s Dance » (2007), le pianiste Yvan Rebillard est de nouveau de l’aventure. Le saxophoniste alto Denis Guivarc’h et le batteur Pierre Mangeard les rejoignent.
Le jazz vit d’interactions intelligentes
Tout organisme vivant, système ou société évolue via un réseau par lequel transite ce qui permet le développement de la vie végétale, animale, systémique ou sociétale. En intitulant l’album « Smart Grid », Hubert Dupont reprend la métaphore et la transpose au groupe de jazz. Il renforce même le propos en ajoutant le maillage symbolique d’un réseau sur toutes les pages de l’album et sur le disque lui-même…
… un groupe de jazz vit à travers ses interactions et c’est encore mieux si les échanges se font de manière intelligente !
« Smart Grid »
Sur « Smart Grid » circule un jazz fougueux et tranchant.
De fait, l’écoute de l’album confirme ce que le titre annonce, l’énergie et la créativité musicale circulent sans obstacle entre les quatre points du réseau/quartet et cela fonctionne même plutôt bien. Entre Dupont, Guivarc’h, Robilliard et Mangeard, les interactions sont productives. Les compositions se développent et prennent belle tournure au fil d’ardents échanges et d’improvisations fougueuses qui jaillissent et rebondissent de l’un à l’autre.
Hubert Dupont assume la totalité des compostions qu’il dirige par ailleurs avec une grande autorité. Six titres sur lesquels le quartet pratique une musique stimulante aux accents véhéments.
Capté live salle Jacques Brel à Fontenay-sous-Bois en 2017, l’enregistrement restitue une musique stimulante et incisive interprétée par des solistes virtuoses. Leur propos musical interactif témoigne d’une connivence très contrôlée.
Impressions musicales
On savoure avec un délice infini l’improvisation vigoureuse que développe l’avide alto sur Greed et l’on apprécie le chorus chantant de la contrebasse qui chante l’allégresse sur Eoliane. On frémit aux interpellations toniques et sportives qu’échangent saxophone et piano sur Helliptic.
La contrebasse bruitiste, les phrases éthérées du piano et les notes vaporeuses de l’alto font régner un climat d’apesanteur sur le mystérieux Recondition. La pulsation impaire qu’impulse la batterie de sa frappe sèche et crépitante sur Pendulairdéclenche un solo nerveux du piano suivi de l’emballement débridé de l’alto. La tension règne et fascine.
La magie de Wonderréside en son climat particulier. Contrebasse, piano et batterie jette les fondations d’une construction incertaine. On en saisit mieux les formes lorsque l’alto ordonne les lignes et noue son discours avec le piano avant de se lancer dans d’étourdissantes et fulgurantes acrobaties jubilatoires…
Pour écouter liveHubert Dupont (contrebasse), Denis Guivarc’h (saxophone alto), Yvan Robilliard (piano) et Pierre Mangeard (batterie), RV à 20H30 le 25 octobre 2018 au Studio de l’Ermitage à Paris pour le concert de sortie de l’album « Smart Grid ».
Sur « Ti’bal Tribal », André Minvielle mène le bal avec la verve, l’humour et l’inventivité qui lui appartiennent en propre. Il propose un bal euphorique et effervescent où se téléscopent valse et cumbia, cha-cha et fandango. Avec sa fille Juliette et son complice de longue date, Fernand « Nino » Ferrer, le batteur et chanteur gascon fait danser la vie et le jazz. La frénésie affleure !
Des conditions climatiques idéales président à la soirée du 16 juillet 2022 des Nuits de Fourvière qui programment Marion Rampal puis Archie Shepp sur la scène du Théâtre de l’Odéon. Le public a vibré avec enthousiasme à l’écoute des musiques de ces artistes aussi talentueux que généreux.
Double plateau alléchant et conditions atmosphériques estivales pour la soirée du 02 juillet 2022 du festival Jazz à Vienne. Le oudiste Dhafer Youssef venu en quartet puis Marcel Khalifé & Bachar Mar Khalifé en septet ont comblé le public du Théâtre Antique. Les vibrations musicales orientales ont déclenché l’ovation d’une foule enthousiaste.