Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Rhoda Scott Lady Quartet présente « We free queens »

Le groove du jazz féminin « made in France »

Entourée de la génération montante des french jazzwomen, Rhoda Scott, la grande Dame de l’orgue Hammond sort son nouvel album « We free Queens » chez Sunset Records. Une musique généreuse au groove dopé par cuivres endiablés.

Après « Live at the Sunset » sorti en 2008, voici venir « We Free Queens » avec le Lady Quartet de Rhoda Scott. Il s’agit de la première production discographique du Sunset/Sunside, dirigé par Stéphane Portet. Sorti le 03 février sous le label Sunset Records, l’album est distribué par L’Autre Distribution.

Depuis 2007, année où le « Lady Quartet » est né au Sunset, Rhoda Scott aime à se produire avec trois représentantes de la nouvelle génération des musiciennes de jazz français, Sophie Alour (saxophone ténor), Lisa Cat-Berro (saxophone alto) et Julie Saury (batterie). Pour cet enregistrement, les quatre jazzwomen invitent Géraldine Laurent (saxophone alto), Anne Paceo (batterie) et Julien Alour (trompette).

On se rappelle le succès du groupe féminin lors de leur passage le 30 juin 2011 sur la scène du Théâtre Antique lors du  festival « Jazz à Vienne ». Sans sexisme, l’ensemble avait alors invité Alex Tassel (bugle, trompette). De la même manière, sur l’album « We free Queens », on observe que le groupe invite aussi un représentant masculin à les rejoindre, le trompettiste Julien Alour. Comme le dit Rhoda Scott elle-même, le groupe n’est « pas sextaire » !

Véritable légende vivante du jazz Rhoda Scott est l’ambassadrice de l’orgue Hammond depuis près de 40 ans. A chacun de ses passages sur scène, elle déclenche l’enthousiasme du public. Au-delà de ses talents de musicienne, sa simplicité et sa générosité lui attirent la sympathie de tous. A 78 ans elle a tout joué, le blues, le gospel, le jazz et aujourd’hui encore elle semble se faire plaisir avec le « Lady Quartet ».

Née le 4 juillet 1938, à Dorothy, dans l’État du New Jersey, l’américaine Rhoda Scott est organiste et chanteuse de jazz. Enfant, elle se mettait pieds nus sur l’orgue du presbytère où son père était pasteur pour ne pas abîmer le bois du pédalier. Elle a conservé cette habitude qui lui a valu le surnom de « Barefoot lady ».

On connait le souffle énergique de la saxophoniste ténor Sophie Alour qui sait aussi faire vibrer la corde de la sensibilité. On apprécie le sens de l’improvisation de la saxophoniste alto Lisa Cat-Berro qui accompagne aussi Rhoda Scott hors quartet. Julie Saury  fait preuve de finesse sur sa batterie mais soutient le swing, il est vrai que la fille de Maxims Saury a très tôt goûté à cet art.

Le répertoire de « We Free Queens » propose la tendre Valse à Charlotte écrite par Rhoda Scott, deux compositions originales de Sophie Alour, I wanna move et Joke et deux autres de Lisa Cat-Berro, Rhoda’s delight et We Free Queens tout à fait représentatif de la tonalité globale de l’album.

Du côté des reprises on n’est pas surpris de retrouver le légendaire titre de Ray Charles, What I’d say, qui termine l’album en groovant de belle manière L’alto incisif de Géraldine Laurent met le feu aux poudres et entraîne les cuivres dans une joute tonique où Julien Alour tente de sortir de la mêlée féminine envers et contre le ténor plein de rage de Sophie Alour.

Porté par l’orgue, le groupe livre une interprétation tout en souplesse du titre de Wayne Shorter, One by One. Comme on savoure les éclaircies après l’orage, on prend aussi beaucoup de plaisir à écouter le thème légendaire de Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours ? Langueur et nuances teintent cette ballade savoureuse. Les échanges entre l’orgue de Rhoda Scott et le souffle de velours du ténor de Sophie Alour ponctuent l’album d’un bienfaisant climat de douceur.

« We free Queens ». Un groove bien tempéré et équilibré qui n’oublie pas la musicalité et la finesse. Du jazz généreux à destination de tous les publics. Stimulé par les échanges des cuivres, l’orgue Hammond impulse un groove intemporel dopé aux vitamines. Derrière la musique on devine le grand sourire de Rhoda Scott qui joute avec bonheur avec la nouvelle génération du jazz féminin français.

A ne pas rater le concert de sortie de l’album « We free Queen » le 16 mars 2017 à 20h30 au New Morning. Ambiance groovy garantie.
Answer Me par Keith Jarrett

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Vincent Peirani et Emile Parisien dévoilent Deus Xango

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Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Le saxophoniste Baptiste Herbin vient enchanter ces temps de confinement avec la sortie de « Vista Chinesa ». Son quatrième album offre un concentré musical imprégné de rythmes brésiliens. A la tête d’un quartet, l’altiste accueille des invités brésiliens de marque et introduit des chansons dans son répertoire. Son jeu volubile ne manque ni de nuance ni de sensibilité. Du jazz ensoleillé et flamboyant.

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« La vie devant soi » par Renaud Garcia-Fons

« La vie devant soi » par Renaud Garcia-Fons

Une carte postale musicale et poétique de Paris

Loin des rivages méditerranéens, Renaud Garcia-Fons déambule dans Paris. Son dernier album, « La vie devant soi » célèbre la cité cosmopolite aux ambiances contrastées. Entre nostalgie et jubilation, mélodies et rythmes sculptent la musique de la vie.

Avec son nouvel album « La vie devant soi », le contrebassiste Renaud Garcia-Fons prend de la distance avec ses opus précédents. Il s’éloigne de ses racines catalanes et de ces mondes qu’il a explorés avec tant de brio, l’Espagne, la Méditerranée, l’Inde, l’Orient, l’Afrique… Il vient arpenter le pavé de la cité parisienne. Un beau prétexte pour dresser le portrait de son Paris imaginaire, entre hier et aujourd’hui. Un Paris universel où les musiques comme la vie sont faites de rencontres… d’où le clin d’oeil au titre du livre d’Ajar/Gary.

Né au pied de la Butte Montmartre, Renaud Garcia-Fons conduit sa musique dans les climats qui alimentent sa créativité. Dans son écriture, affleurent toutes les musiques qui ont fait Paris, toutes celles qui ont croisé sa vie. Si Debussy, Ravel et Satie alimentent un Paris poétique et rêveur, les chansons d’après-guerre et la musette contribuent à évoquer un Paris nostalgique et gouailleur..

Pour ce nouveau projet, Renaud Garcia-Fons s’entoure de deux complices rompus comme lui à tous les styles. Virtuose autant que poète, l’accordéoniste David Venitucci est un coloriste d’ambiance. Poète subtil et sensible, il maîtrise l’improvisation et tous les registres de son instrument. Le multi-instrumentiste Stephan Caracci passe quant à lui avec aisance du vibraphone à la batterie sur laquelle il utilise uniquement les balais. Son jeu nuancé se prête à tous les contrastes. L’ouverture d’esprit des deux instrumentistes leur permet d’intégrer le nouveau monde musical du contrebassiste.

Décidément toujours inspiré, Renaud Garcia-Fons joue des cinq cordes de son instrument avec autant de virtuosité que de sensibilité. Dans « La vie devant soi », ses compositions sont autant de clins d’oeil à ces grandes figures qui ont fondé le Paris artistique, Prévert, Doisneau, Sempé, Goscinny, Michel Simon, Georges Brassens. Tout au long des onze plages de l’album, on arpente avec lui le pavé de la cité parisienne. Écouter le disque c’est un peu comme assister à la projection d’un film dont les scènes content les paysages, les habitants et la vie d’un Paris plein d’émotions et de mouvements.

Avec Monsieur Taxi et dans Les rues vagabondes, on déambule dans le Paris trépidant d’aujourd’hui dont on sent battre le cœur. Porté par la musique, on gravit Montmartre en courant jusqu’à l’essoufflement. On ne sait plus qui a crié Je prendrai le métro ! mais pour attraper les rames dont les musiciens nous font entendre le ballet incessant, on s’engouffre ensuite dans les escaliers et couloirs du métro au plus vite.

Ressorti à l’air libre, on se promène Le long de la Seine et de ses quais comme aspiré par une nostalgie lascive. Le vibraphone dessine les dernières gouttes d’une averse de printemps et l’on ressent le désir de sortir dans les ruelles et d’explorer les parcs Après la pluie.

La vie devant soi résonne des accents d’une contrebasse qui se promène sur les terres méditerranéennes de Momo et de de Madame Rosa (les héros du roman éponyme d’Emile Ajar/Romain Gary). Comme le livre, la trame narrative de ce thème hésite entre nostalgie et espoir, entre valse et mélopée bluesy.

Ensuite, comme dans un film en noir et blanc, la musique projette aussi une vision d’antan, Les écoliers  qui sortent en courant des salles de classe pour traverser la cour de récréation et dévalent en bandes dans les rues où ils flânent en sautillant.

L’album se termine avec une magnifique complainte, Elégie de Novembre. Empreints d’une gravité recueillie, les trois instruments unissent leurs chants d’où émerge le souvenir d’un certain mois de novembre … en 2015. L’émotion affleure mais un trait d’espoir s’élève et conclut le thème, comme si, après le pire, la vie reprenait le dessus. La boucle est bouclée…  et s’ouvre La vie devant soi.

« La vie devant soi ». Une musique chambriste à l’accent parisien. L’album conjugue un groove enjoué et jubilatoire avec des atmosphères nostalgiques et poétiques. La partition célèbre les différences et les réunit pour colorer une carte postale Paris musical aux accents universels.

Renaud Garcia Fons présentera le projet « La vie devant soi » en trio le 14 mars à 20h à l’Européen, à Paris. Pour en savoir plus sur l’artiste et découvrir l’ensemble des dates de concerts de ce répertoire (et pourquoi pas les autres projets aussi), une visite sur le site de Renaud Garcia-Fons s’impose.
Answer Me par Keith Jarrett

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Pour les 75 ans de Keith Jarrett, le label ECM dévoile le 8 mai 2020, un titre inédit du légendaire pianiste. Une version live de Answer Me, issu du prochain album solo de Keith Jarrett enregistré à Budapest. Un petit trésor !

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Vincent Peirani et Emile Parisien dévoilent Deus Xango

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Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Le saxophoniste Baptiste Herbin vient enchanter ces temps de confinement avec la sortie de « Vista Chinesa ». Son quatrième album offre un concentré musical imprégné de rythmes brésiliens. A la tête d’un quartet, l’altiste accueille des invités brésiliens de marque et introduit des chansons dans son répertoire. Son jeu volubile ne manque ni de nuance ni de sensibilité. Du jazz ensoleillé et flamboyant.

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Alexis Avakian présente l’album « Hi Dream »

Alexis Avakian présente l’album « Hi Dream »

Un jazz de rêve (mé)tissé avec lyrisme et élégance

Le saxophoniste Alexis Avakian revient avec « Hi Dream ». Cet album très personnel gravé en quintet restitue les influences musicales du leader. Un jazz solide et lyrique métissé de subtiles influences arméniennes. Un répertoire sensible à l’esthétique élégante.

Pour l’album « Hi Dream » (Paris Jazz Underground/Absilone/Socadisc) sorti le 06 janvier 2017, Alexis Avakian a réuni l’équipe de son premier disque « Digging Chami ». Autour de lui on retrouve le pianiste Ludovic Allainmat, le contrebassiste Mauro Gargano, le batteur Fabrice Moreau et le doudoukiste Artyom Minasyan dont les accents timbrent de nostalgie les ambiances de quatre titres. On découvre ici le leader à la flûte et à la guitare. Fidèle au label du collectif Paris Jazz Underground, Alexis Avakian affirme une identité perceptible dans l’écriture et dans le son propre au groupe.

On pourrait traduire le titre du disque « Hi Dream » par Salut, Rêve … le rêve d’un enfant qui souhaite depuis toujours devenir musicien. Par ailleurs puisque « Hay » signifie arménien en arménien, ne pourrait-on pas aussi entendre qu’il s’agit d’un… Rêve Arménien. Il est vrai que ces deux sens conviennent autant l’un que l’autre. Libre à chacun de choisir mais en tout cas, la trame narrative et la substance musicale de l’album incitent vraiment au rêve. Hi Dream…!

« Hi Dream ». Onze titres pour un projet à l’esthétique raffinée. L’album fait alterner des ballades très fluides et lyriques, des morceaux plus tempétueux aux rythmiques toniques, des atmosphères très jazz et des ambiances plus influencées par la tradition musicale arménienne.

Pour « Hi Dream » le saxophoniste a peaufiné dix compositions originales et arrangé un thème traditionnel. La mère d’Alexis Avakian, joueuse de qanûn, lui a transmis la richesse culturelle arménienne. D’ailleurs certains titres de l’album témoignent avec sensibilité de cet héritage et l’on ressent en même temps la nostalgie et l’espérance de l’âme arménienne

On a rêvé sur Noubar, thème traditionnel arménien où Alexis Avakian embouche flûte et saxophone pour dialoguer avec le doudouk. On a vibré à l’écoute Boulevard des grands pins, dédié à la grand-mère du saxophoniste. Le titre évoque l’histoire de ce quartier de Marseille devenu une vraie « Petite Arménie ». De la même manière, Alexis Avakian fait un clin d’oeil à Glendale, la cité californienne qui compte une des plus grandes communautés arméniennes des USA mais le découpage rythmique très particulier sonne là plus franchement jazz, avec quelques sons de guitare que le saxophoniste pose à dessein.

Mais « Hi Dream » baigne aussi sa trame dans le jazz, un jazz plein de nuances où les musiciens peuvent laisser libre cours à leur inventivité et explorer des territoires variés. Per Gonzo rend compte de l’influence que, Jerry Bergonzi, le grand saxophoniste a exercée sur Alexis Avakian.

D’autres compositions rendent hommage à des personnes chères au saxophoniste. Ainsi l’album ouvre avec Adieu mon Drôle dédié à un peintre amoureux du jazz. On est ému par les chants du saxophone et du doudouk qui s’enroulent et dessinent un paysage mélancolique mais serein. Agnès, morceau délicat et pointilliste est dédié à celle qui soutient les projets du saxophoniste depuis 16 ans. Chalût Calvi fait aussi un clin d’oeil au directeur du Festival de Calvi, René Caumer très impliqué dans les projets du saxophoniste.

On frisonne à l’écoute de Minor Mood et son climat onirique et recueilli. On apprécie la délicatesse de Lullaby, murmurée uniquement par les souffles des saxophones, doudouk et flûtes qui mêlent leurs timbres avec élégance. Une berceuse dont la poésie éthérée met un point final à l’album.

En fait, on laisse tourner l’album en boucle et à chaque nouvelle écoute on découvrir de nouvelles nuances, de nouveaux accents, ….

Loin des étalages techniques exubérants, les musiciens mettent leur virtuosité et leur lyrisme au service d’une écriture moderne et subtile. Servi par des interprètes sensibles, « Hi Dream », un jazz métissé qui coule avec légèreté et dessine les contours d’un univers onirique et raffiné.

Pour apprécier en live la musique de l’album « Hi Dream »… Rendez-Vous à Paris, au Sunset, le 02 février pour écouter Alexis Avakian et son quintet. Sans oublier de visiter le site d’Alexis Avakian pour en savoir encore plus sur l’artiste et ses projets.
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Vincent Peirani et Emile Parisien dévoilent Deus Xango

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Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

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« More Light », le jazz lumineux de Sandro Zerafa

« More Light », le jazz lumineux de Sandro Zerafa

 Un propos musical tout en finesse

Avec « More Light », le guitariste Sandro Zerafa propose un album lumineux aux compositions inspirées. Les musiciens élaborent une musique qui se promène entre modernité et tradition. La souplesse et la sensibilité de la musique vont droit à l’âme.

couverture de l'album More Light de Sandro ZerafaAnnoncé pour le 27 janvier, l’album « More Light » (Jazz&People/Harmonia Mundi) est le quatrième opus de Sandro Zerafa, ce guitariste maltais basé à Paris. Entouré par quelques-uns des artistes les plus prisés du moment, le musicien fait mouche avec neuf compositions originales inspirées. Sandro Zerafa, Yonathan Avishai (piano), Yoni Zelnik (contrebasse) et Lukmil Perez Herrera (batterie) sont rejoints sur trois titres par le saxophoniste David Prez.

Ancré dans la tradition, « More Light » propose un jazz moderne où les solistes échappent à la gravité. Leurs propos aériens se densifient au fil des mesures pour mieux surprendre et enchanter l’auditeur. Sandro Zerafa articule ses phrases avec précision et souplesse. Les musiciens rivalisent d’inventivité et de finesse tout au long des plages. Un album rafraîchissant et inspiré.

On ne se lasse pas d’écouter les neufs titres de « More Light » qui séduisent d’abord par leur fraîcheur et leur légèreté puis révèlent leur profondeur et leur densité. Les solistes rivalisent de créativité. Leur propos musical se tient loin du bavardage et la musique respire. On se laisse particulièrement emporter par Nowness et Blurred Vision IV dont on apprécie le flou tout à fait artistique.

Né à Pietà, Malte, Sandro Zerafa étudie la musique à l’Université de Malte et au Conservatoire de Lyon dont il sort avec le 3ème prix d’orchestre. Il obtient, par ailleurs, la Mention Spéciale du Jury au Concours de La Défense en Composition.

Avant « More Light », le guitariste a enregistré trois disques sous son nom qui ont tous été largement supportés par la critique. Son premier disque en tant que leader « White Russian 5tet » s’est vu récompensé par JazzMagazine ainsi que son deuxième opus, « Urban Poetics ». Son troisième album « The Bigger Picture » loué par JazzMagazine a aussi été repéré par JazzNews.

Sandro Zerafa a aussi enregistré quinze disques en tant que sideman et joué dans le monde entier avec de grands noms du Jazz tels que Francesco Bearzatti, Youn Sun Nah, Sergio Krakowsli, Hugo Lippi, Chico Buarque, Manu Katché, Laurent Coq et bien d’autres. Membre fondateur du collectif/label Paris Jazz Underground, le guitariste est aussi directeur artistique, depuis 2009, du « Malta Jazz Festival », qui se déroule chaque année en juillet sur l’île de Malte.

« More Light » illumine ce début d’année 2017. Un album à écouter et à partager sans modération pour faire connaître encore plus largement le talent de Sandro Zerafa.

Answer Me par Keith Jarrett

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Vincent Peirani et Emile Parisien dévoilent Deus Xango

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Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

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Sarah McKenzie sort « Paris In the Rain »

Sarah McKenzie sort « Paris In the Rain »

Un élégant voyage dans les contrées d’un jazz traditionnel

La jeune pianiste et chanteuse australienne Sarah McKenzie revient sur le devant de l’actualité jazz avec un nouvel album chez Impulse! Records, « Paris In The Rain ». Avec des standards et des compositions originales, l’album brille par la musicalité de ses arrangements et par son élégance.

Un an après « We could be lovers » (Impulse! records/Universal), Sarah McKenzie est de retour avec « Rain In The Rain ». Installée à Paris depuis peu, elle offre une sorte de déclaration d’amour à la capitale de la France dont elle tente de restituer la beauté à travers la composition qu’elle lui dédie et qui donne son nom à l’album, Paris In Rain.

« Paris In The Rain », un album aux ambiances précieuses. Avec soin, Sarah McKenzie murmure son amour pour un jazz élégant voire précieux. La chanteuse pianiste sait aussi faire preuve d’énergie sur ses propres compositions pour surprendre et dépayser un propos plutôt pastel.

Sarah McKenzie assume à la fois la position de pianiste, chanteuse, compositrice et arrangeuse. En effet sur son nouvel opus elle propose cinq compositions originales. Elle a par ailleurs élaboré la totalité des arrangements des treize titres de l’album. Influencée par George Shearing elle parvient à créer des climats d’une musicalité palpable.

Pour ce faire Sarah McKenzie s’est entourée d’un groupe de musiciens qui créent des textures peaufinées frisant parfois la perfection au détriment d’une spontanéité que l’on cherche un peu. Au vibraphone on retrouve Warren Wolf déjà présent sur « We could be lovers ». Les autres instruments sont tenus par des musiciens aux qualités avérées, le guitariste Mark Whitfield, le bassiste Reuben Rodgers, le batteur Gregory Hutchinson, le trompettiste Dominick Farinacci, le flutiste Jamie Baum, les saxophonistes Scott Robinson (alto) et Ralph Moore (ténor).

On a particulièrement apprécié les interventions de Romero Lumambo à la guitare sur deux thèmes aux ambiances latines, Triste de Jobim et une version du thème In The Name of Love qui fleure bon le Brésil. Légèreté et douceur de chaque instant..

Le toucher de piano de Sarah McKenzie apporte une fraîcheur incontestable aux standards tant de fois interprétés comme Day in Day out de Johny Mercer et Rube Bloom, Embraceable you de George et Ira Gerschwin; Triste d’Antonio Carlos Jobim, Little Girl Blue de Richard Rodgers et Lorenz Hart ainsi que Tea for Two de Vincent Youmans et Irving Caesar. Par contre c’est vraiment sur ses propres compositions qu’on peut prendre la mesure du talent de pianiste de la jeune-femme comme par exemple sur Road Chops, qu’elle fait choix d’interpréter en version instrumentale. La dynamique exubérante de ce morceau final tranche avec le reste des thèmes qui émargent plutôt dans des atmosphères délicates.

On a apprécié la belle énergie et la teneur poétique des compositions de la pianiste qui ne déparent pas loin de là avec les morceaux du Great American Songbook repris par la chanteuse. Sur ces morceaux, des échanges féconds s’engagent entre Sarah McKenzie et les musiciens.

Sur One Jealous Moon, le saxophoniste Ralph Moore accentue le côté bluesy du morceau alors que la voix se fait poétique. Sur Onward and Upward, Sarah McKenzie rend un hommage appuyé à Nat King Cole dans un morceau très joyeux au tempo soutenu. Son brillant solo de piano ouvre la voie à une intervention inspirée de Jamie Baum à la flute qui passe ensuite la main à Dominick Farinacci dont la trompette chante le blues.

Empreinte d’une profonde mélancolie, Don’be a fool flotte en quasi apesanteur. Le solo de vibraphone de Warren Wolf contribue à accentuer le climat de tristesse de ce morceau où la voix de la chanteuse évoque les affres de la passion amoureuse.

Si l’album « Paris In The Rain » ouvre brillamment avec la composition éponyme de Sarah McKenzie, c’est avec ce morceau que se termine cette chronique consacrée à un album qui sait concilier esthétique et musicalité. Un brin de soleil pour réchauffer un hiver rigoureux

Answer Me par Keith Jarrett

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Yilian Cañizares, « Invocacion » deluxe

Yilian Cañizares, « Invocacion » deluxe

Son violon chante… elle aussi !

A l’occasion du concert parisien prévu le 21 janvier à 19h au Trianon, en première partie du Jazz Magazine Festival, Yilian Cañizares ressort le 20 janvier chez Naïve son album « Invocacion » en version digitale deluxe. Beau début d’année 2017 pour la violoniste et chanteuse cubaine.

On se rappelle le 09 mars 2015 chez Naïve la sortie de l’album « Invocacion ». A l’époque on a découvert avec surprise la prodigieuse chanteuse et violoniste Yilian Cañizares. Cette native de La Havane a vraiment le rythme dans la peau et propose un langage singulier et séduisant. Sur l’album Yilian Cañizares est accompagnée de Daniel Stawinski au piano, David Brito à la contrebasse et Cyril Regamey à la batterie et aux percussions.

En ce début 2017, Naïve ressort l’album « Invocacion » en version deluxe avec 2 remixes inédits par BLVK SAMURAI, excellent Producteur et Beatmaker de la Nouvelle Orléans, Beroni Abebe Osun (BLVK SAMURAI remix) et Toi Mon Amour (BLVK SAMURAI remix).

Nourrie de jazz, de musique cubaine et de musique classique, Yilian Cañizares navigue entre douceur langoureuse et exubérance incandescente. La jeune violoniste et chanteuse plonge l’auditeur dans une musique éclectique et hybride, entre tradition et modernité, entre lyrisme et rythmes ensorcelants. « Invocacion », une musique énergique et puissante qui enchante les oreilles et dynamise le cœur.

A l’exception de Beroni Abebe Osun (chant tradiitonnel) et de Non, je ne regrette rien (Vaucaire/Dumont), Yilian Cañizares a composé les huit autres titres de l’album. On est emballé par les contrastes de la musique où les rythmes cubains complexes alternent avec de douces compositions. Au violon, ses interventions instrumentales sont renversantes de vélocité, de nuances et de précision. Le chant séduit par sa fluidité sur les ballades et sur les rythmes médium mieux que sur les tempi rapides où la chanteuse a une légère tendance à forcer sur sa voix.

De La Havane à Caracas en passant par la Suisse, la violoniste a élaboré un langage très personnel qui balance entre des rythmes effrénés et de douces invocations à ses ancêtres. On aime Donde Hay Amor l’hommage qu’elle fait à son grand-père, et aussi celui qu’elle adresse Luis Carbonnell avec Canción de Cuna para dormi a un negrito. Yilian Cañizares révèle la tendresse de son amour pour sa mère dans Iya Mi où elle mêle sa voix au flow de Akua Naru. Sa version de Non, je ne regrette rien, la chanson d’Edith Piaf, renouvelle le titre même s’il ne l’enchante pas.

Sur la version d’origine de Toi Mon amour la voix dialogue vraiment avec le violon alors que la version remixée met plus l’accent sur la dimension rythmique. La version remixée de Beroni Abebe Osun introduit une étrangeté qui sied fort à ce titre dédié à la déesse yoruba Orisha. Le titre éponyme de celui de l’album demeure un moment clé de cet album « Invocacion » qui convoque les esprits de la vie.

Nul doute que la prestation d’Yilian Cañizares va ouvrir avec brio à 19h la deuxième édition du Jazz Magazine Festival le samedi 21 janvier 2017 au Trianon. Avec la jeune chanteuse et violoniste, jazz et musique cubaine font mettre la salle en forme. A 20h10, se produira la chanteuse Malou Beauvoir; Qui sait, chantera-t-elle La vie en Rose en écho au titre de Piaf que reprend Yilian Cañizares. La soirée se termine avec à 21h30 la venue sur scène de l’exceptionnelle Cecil McLorin Salvant dont le dernier album, “For One To Love”, vient d’être récompensé d’un Grammy Award. Veinards celles et ceux qui assisteront à ce triple concert riche en promesses.

Pour plus d’actualité sur Yilian Cañizares, une visite sur son site s’impose.

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Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Baptiste Herbin présente « Vista Chinesa »

Le saxophoniste Baptiste Herbin vient enchanter ces temps de confinement avec la sortie de « Vista Chinesa ». Son quatrième album offre un concentré musical imprégné de rythmes brésiliens. A la tête d’un quartet, l’altiste accueille des invités brésiliens de marque et introduit des chansons dans son répertoire. Son jeu volubile ne manque ni de nuance ni de sensibilité. Du jazz ensoleillé et flamboyant.

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