Le 11 décembre 2024, le pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre Martial Solal est mort à l’âge de 97 ans. Le monde de la musique est en deuil et pleure la disparition de ce prodigieux artiste considéré comme un maître de l’improvisation. Son empreinte demeure à jamais inscrite dans l’univers du jazz français et international.
Laurent Coulondre propulse « Meva Festa »
Evasion, exotisme et jazz font bon ménage
Avec « Meva Festa », Laurent Coulondre livre un album explosif. Au fil des pistes, le pianiste communique sa vision de la musique, de la vie et du partage. Chaque titre constitue une promesse d’évasion. L’album respire la joie de vivre et communique l’envie d’exulter. Placé sous le signe du soleil et de l’exotisme, « Meva Festa » porte bien son nom, un mélange de catalan et de brésilien qui se traduit par « Ma Fête »…. tout un programme !
Après la présentation de Meva Festa, premier extrait du nouvel album au titre éponyme de Laurent Coulondre, il a fallu patienter jusqu’au 23 septembre 2022 pour s’immerger dans la musique du nouveau projet du pianiste, l’album « Meva Festa ». Sur cet opus, entouré de ses amis et musiciens préférés, le pianiste propose un jazz latin, festif et chaleureux qui rend hommage à ses origines espagnoles et à l’Amérique du sud qu’il affectionne tant.
Une carrière jalonnée de récompense
Depuis le début de sa carrière, Laurent Coulondre ne dort pas sur ses lauriers et glane de nombreux titres et récompenses prestigieux.
En effet, après avoir été vainqueur avec son trio au Concours National de Jazz à la Défense 2015 et nommé la même année Talent Jazz Adami puis élu Génération Spedidam (2014-2017), il est lauréat Jazz et Musique Classique de la Fondation Lagardère en 2016 puis est récompensé du titre de « Révélation de l’Année » aux Victoires du Jazz 2017. Son album « Michel on My Mind » reçoit le « Prix du disque français 2019 » décerné par l’Académie du Jazz. Pour finir, en 2020, Laurent Coulondre est élu « Musicien français de l’année 2019 » par Jazz Magazine et reçoit une Victoire du Jazz dans la catégorie « Artiste instrumental ».
Outre ses activités de scène, Laurent Coulondre enseigne aussi avec passion le piano et le jazz depuis 2017 à l’École Supérieure de Musique Bourgogne-Franche-Comté (formation supérieure pour les musiques actuelles) et au Centre des Musiques Didier Lockwood (CMDL) après être intervenu à l’Université de Toulouse le Miraïl en Licence de Musicologie et avoir été directeur et responsable pédagogique du Centre de Formation Professionnelle de Musique de Toulouse.
« Meva Festa »
Né de la rencontre avec le percussionniste brésilien Adriano Tenorio, l’album « Meva Festa » réunit autour du pianiste dix musiciens issus de générations diverses parmi lesquels l’iconique batteur André Ceccarelli (75 ans), le tout jeune tromboniste Robinson Khoury (25 ans) et aussi le percussionniste Adriano Dos Santos Tenorio, le bassiste Jérémy Bruyère, les trompettistes Alexis Bourguignon et Nicolas Folmer, le saxophoniste (alto et baryton) Lucas Saint Cricq, le saxophoniste ténor et flutiste Stéphane Guillaume et la chanteuse Laura Dausse.
La brillante section de cuivre se joint à la solide section rythmique pour soutenir les envolées lyriques des solistes. Il en résulte un groove de chaque instant qui donne une furieuse envie de danser.
« Meva Festa » restitue des ambiances festives et chaleureuses aux sonorités latino-américaines épicées de couleurs musicales cuivrées. Un album solaire où musique et plaisir entrent en résonance à chaque instant.
Au fil des titres
Dès la première plage, Meva Festa, qui donne son nom à l’album, on est immergé dans un mélange de rumba catalane et de samba brésilienne. La fulgurance mélodique du piano se joint à la rutilance des cuivres pour donner le ton de l’album, celui de la FÊTE. Dès l’introduction du second thème El Jonito, les arrangements colorés et somptueux abreuvent l’oreille d’un groove funky. Les riffs mettent en avant les percussions alors que les échanges entre les solistes brillent par leur précision et explosent d’une fougue inouïe.
C’est avec une allégresse contagieuse que l’ensemble des musiciens expose le thème d’Agua Bon puis le saxophone alto furieux et les cuivres rugissants émergent des rythmiques éclatantes. Dans la première partie de Memoria, la mélodie est placée en orbite sur un tempo de jazz latin et l’on se laisse ensorceler par le jeu lumineux de la flûte. Sur la deuxième partie du morceau, le piano s’emballe et déclenche un véritable feu d’artifice sur un rythme effréné de batucada.
Après la mélodie onirique de Isla Perdida que déroule le piano avec lyrisme, la voix angélique de Laura Dausse prend le relai. Sur un écrin de percussions, le piano entonne ensuite la mélodie latine de Piment Doux. Un parfum d’exotisme s’installe alors que la section de cuivre rejoint la rythmique avec panache. Après un court et efficace solo de contrebasse, le trombone rugit et développe une improvisation décoiffante qui boucle le titre. Accompagné par le piano volubile et stimulé par la cuica, les onomatopées inspirées de la chanteuse et les délires enchanteurs de la flûte illuminent la samba Bahia.
Une conversation entre la contrebasse véhémente et les accords hispanisants du piano ouvre Gato Furioso. Au-dessus des percussions volubiles, Laurent Coulondre déroule ensuite la mélodie d’une rumba catalane entrecoupée des fulgurances lumineuses du piano. Un sommet de l’album.
Sans délai, les musiciens enchaînent avec Laura dont la version scintille des traits virtuoses du piano exubérant. En bonus, Laurent Coulondre termine l’album avec une deuxième version de Meva Festa. Après un début très percussif évoquant le maracatu brésilien, le piano s’exprime solo ajoutant à l’album une dimension lyrique somptueuse.
Pour écouter live Laurent Coulondre et son projet « Meva Festa », rendez-vous à Paris le 12 octobre 2022 au New Morning.
Le pianiste, compositeur et arrangeur Martial Solal est mort
« Looking Back », le swing enchanteur de Scott Hamilton
Le saxophoniste ténor américain Scott Hamilton célèbre ses 70 ans avec « Looking Back ». Sa sonorité patinée semble venue d’un autre temps, celui des big-bands des années 30 à l’époque où est né le « jazz swing ». Ancré dans la plus pure tradition de ce style, Scott Hamilton swingue avec aisance et élégance. Un enchantement dont on ne se lasse pas.
Médéric Collignon présente « Arsis Thesis »
Le cornettiste, chanteur et franc tireur du jazz, Médéric Collignon, propose avec « Arsis Thesis », un album hors-format. Il invite à voyager dans sa galaxie musicale singulière. Écriture complexe, richesse des arrangements, énergie et inventivité de chaque instant… tout concourt à faire de cet opus une pépite musicale aux allures de symphonie-jazz. L’oreille décolle et en redemande !
Outre ses propres compositions, Nino, Balagora, Le Tcha de la Tchatche et Sacré Éole, De Dame et d’Homme et Esperanza l’Aranesa où il s’associe à Marc Perrone, le leader reprend La Lega, un traditionnel italien, assaisonne à la « sauce minvielle » El criollo camino to Chazz de Mingus qui devient Cumba Jazz Fusion, interprète Daphné de Django Reinhardt porté par le swing inouï de Marcel Loeffler, dynamise de belle manière Jubilee Stomp de Duke Ellington avec les soufflants du Trio Journal Intime rejoints par Christophe Monniot. André Minvielle fait groover Cajuina de Caetano Veloso sur lequel la voix de Juliette apporte un souffle de fraîcheur. Sans oublier l’incomparable Besame Mucho de Consuelo Velazquez où le chant et les scats de Minvielle rivalisent avec le saxophone de Christophe Monniot.
FUSSYDUCK
Sous la supervision du producteur de musique Ermanno Basso, « The Extra Something » a été enregistré en direct en janvier 2016 au Village Vanguard de New York, par James Farber, puis mixé en Septembre 2016 par James Farber au Sear Sound à New York et masterisé par Danilo Rossi.
L’album a été mixé et mastérisé par Philipp Heck aux Bauer Studios Ludwigsburg en Allemagne. Le visuel de la pochette donne à voir une main lumineuse aux couleurs vives. Il s’agit de la main gauche de Louis Matute shootée à la caméra thermique… ouverte et dynamique elle semble donner le rythme et inviter à la danse.