FUSSYDUCK sort son premier album

FUSSYDUCK sort son premier album

Groove et fraîcheur

Le tout premier album de FUSSYDUCK est sorti sur le Label Double Moon Records. Belle découverte que le projet de ce groupe transnational. L’opus « Maybe that’s all we get » propose une musique singulière aux contrastes mélodiques et harmoniques colorés et aux paysages sonores délicats et chaleureux. Groove et fraîcheur sont alliés pour le meilleur.

visuel de l'album Maybe that's all we get de FussyduckFUSSYDUCK est un projet collaboratif transnational, né à l’été 2017, dans un atelier en Toscane. D’une instrumentation peu commune, le sextet combine un trio jazz classique, piano,/contrebasse/ batterie à un violon, Un saxophone alto et un trombone.

Enregistré en janvier 2020, « Maybe that’s all we get » est paru le 27 mai 2022 (Double Moon Records).

Le son de FUSSYDUCK est léger, chaleureux et vif, empreint de contrastes créés par le son du saxophone alto, du trombone et du violon, avec un sens de la narration musicale passionnante et un groove communicatif inimitable, résultat d’une connexion passionnante.

FUSSYDUCK

Fondé durant l’été 2017, dans un atelier mené par Dave Liebman en Toscane, FUSSYDUCK a rapidement attiré l’attention en remportant le renommé Bejazz Transnational Prize à Berne au printemps 2019.

Ce sextet à l’instrumentation peu commune, piano/contrebasse/batterie/violon/saxophone alto/trombone, se caractérise par l’origine internationale de ses membres. Si le violoniste Robin Antunes, le saxophoniste alto Guillaume Guedin et le batteur Baptiste Dolt viennent de Paris, le tromboniste Florian Weiss vit à Berne, le pianiste Leandro Irarragorri a grandi en tant que fils d’un père cubain à Zurich et la jeune contrebassiste Daisy George vient de Londres.

Le son de FUSSYDUCK est léger et transparent et mêle groove et fraîcheur. Enregistré les 24 et 25 janvier 2020 à Cologne (Allemagne) par Christian Heck, l’album « Maybe that’s all we get » a été mixé par Aurélien Marotte et mastérisé par Alex Killpartrick.

Sons percutants et anguleux, passages chaleureux et émotionnel, subtilités rythmiques s’entrelacent sur « Maybe that’s all we get » et créent un son de groupe unique.

Chaque artiste a apporté sa contribution au collectif. Ainsi, sur les sept titres répertoire, Bricks et Zafu sont à porter au crédit de Guillaume Guedin, lequel a aussi arrangé Mambo Requiem, la composition de Lennie Tristano. A Brighter Day et George Maybe Thats All We Get sont redevables à Daisy George, Refugium à Florian Weiss et Encore Cinq Minutes à Robin Antunes.

Au fil des titres

L’album ouvre avec Bricks. Le piano introduit un riff léger sur lequel trombone et saxophone alto exposent en douceur une mélodie qui semble flotter dans l’air. Le solo lumineux et vif du pianiste est soutenu par une section rythmique enflammée. D’emblée, l’oreille est immergée dans un jazz coloré et subtil.

Le trombone bouché puis le violon esquissent plus loin la ligne musicale souple et chatoyante de la composition A Brighter Day. Le saxophone alto prend ensuite son envol flamboyant et l’on se laisse transporter sur le flot vif de ses notes effervescentes. Le répertoire continue avec Refugium. Introduite par la contrebasse, cette superbe ballade permet d’apprécier la sonorité ronde du trombone et le souffle délicat de l’alto. Empreint de nostalgie et de tendresse, le climat gagne en énergie quand intervient le violon et quand la batterie se saisit des baguettes… après un groove velouté, la rythmique s’anime.

Complexe par sa structure mélodique et rythmique, Zafu, interpelle de bout en bout. Tous les membres du groupe s’expriment avec une grande liberté. Après la courte improvisation du piano groovy, le saxophone alto déverse des lignes d’improvisation nerveuses et vigoureuses soutenues par la batterie tout à son service puis tout le groupe ne se retrouve.

Le sextet revisite alors Mambo Requiem, la célèbre composition du pianiste Lennie Tristano arrangée par Guillaume Guedin en deux mouvements sonores contradictoires. En prélude, le trombone et la clarinette entament une sorte de chant contemplatif recueilli. Ils sont rejoints par le violon qui dialogue avec le piano dans un climat étrange et feutré puis le trombone au son cuivré et expressionniste improvise, soutenu par la contrebasse. S’installe alors le deuxième versant plus énergique du morceau. Soufflants, piano et violon interagissent librement et leur véhémentes expressions génèrent une tension musicale qu’accentuent les dynamiques interventions de la contrebasse et batterie.

Après ce splendide moment musical, advient Encore cinq minutes. Sur cette ballade raffinée, on est littéralement envoûté par le chorus tourbillonnant et haut en couleurs du violoniste. Les riches harmonies du morceau créent une atmosphère musicale d’une sérénité angélique.

L’album se termine avec le morceau titre, Maybe That’s All We Get sur lequel le sextet s’exprime avec subtilité et délicatesse alors que les notes perlées du piano teintent le climat de romantisme.

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