Jazz à Vienne 2019 – La programmation

Jazz à Vienne 2019 – La programmation

Le festival fait le pari de la diversité

« Jazz à Vienne » 2019 dévoile la programmation de sa 39ème édition. Du 28 juin au 13 juillet 2019 les musiques affichent leur diversité. Une création en ouverture, des projets exclusifs, des grands noms, des soirées thématiques et des représentants du jazz actuel. Un large éventail musical à découvrir.

Soucieux de soutenir la création et de proposer des projets exclusifs, « Jazz à Vienne » 2019 ouvre largement sa programmation. Le festival accueille les musiques des Caraïbes, propose des noms mythiques inscrits dans l’histoire du jazz, célèbre l’Afrique et le Blues, le Piano et le Flamenco, reflète les tendances actuelles, soutient la nouvelle génération du jazz et invite aussi pop, électro-swing et chanson swing.

Affiche du festival Jazz à Vienne 2019Dessinée par Jacques de Loustal le visuel 2019 marque la 2ème année du partenariat qui rapproche « Jazz à Vienne » et le « Festival International de la BD d’Angoulême ». Les deux festivals s’associent pour la deuxième fois autour d’un « concert dessiné ». RV au Théâtre Antique à 19h le 07 juillet 2019 pour vivre live une œuvre inédite née de la collaboration entre le pianiste Christophe Chassol, le dessinateur Brecht Evens et l’illustratrice et réalisatrice Céline Devaux.

Pour la 13ème année, « Jazz à Vienne » transforme le Théâtre Antique en une salle de classe format XXXL qui accueille les 6000 enfants des classes primaires du pays viennois. En 2019, le spectacle Jeune Public est confié au saxophoniste Raphaël Imbert qui va proposer aux enfants une version spéciale de son projet « Music is My Hope » dont on a pu apprécier les qualités en disque et en concert.

Jazz à Vienne 2019… 16 jours de musique, 4 scènes, 250 concerts et 1000 artistes

Avec 4 scènes « Jazz à Vienne » varie les ambiances. Le cœur du festival bat de 12h30 à la nuit sur les scènes de Cybèle ouvertes à tous les publics en entrée libre. A partir de minuit, la scène du Théâtre de Vienne ouvre ses afters en accès libre. Les 6 soirées du Club de Minuit alternent avec les 7 concerts du Jazz Mix. A 20h30, le Théâtre Antique propose 15 soirées diversifiées.

Une création en ouverture

« Jazz à Vienne » ouvre le 28 juin 2019 avec « Up Above My Head« , une création commandée par Jazz à Vienne autour des chants de lutte du sud des Etats-Unis que sont les black convict songs. Initiée par le pianiste Raphaël Lemonnier elle est portée par les chanteuses Camille et Sandra N’Nkake et le saxophoniste Raphaël Imbert sur des arrangements de Clément Ducol. A découvrir avec curiosité après une première partie animée par la chanteuse Michelle David.

Des projets exclusifs

Bobby McFerrin & Gimme 5

Le 02 juillet 2019 le vocaliste Bobby McFerrin revient au Théâtre Antique accompagné de Gimme 5 pour une relecture de son album « Circlesongs » de 1997. .Un dialogue musical entre le chanteur virtuose, les choristes, une chorale gospel emmenée par Sabine Kouli et le public.

La première partie de la soirée est assurée par le chanteur José James qui vient présenter le répertoire de son album « Lean On Me » consacré aux compositions de Bill Withers.

Ibeyi & Erick Truffaz

Déjà venues en 2015, Ibeyi, les jumelles Lisa et Naomi Diaz (filles du percussionniste cubain Anga Diaz) sont de retour à Vienne le 06 juillet 2019 avec un invité spécial habitué à la fusion des genres, le trompettiste Erik Truffaz. Une rencontre unique.

Le Théâtre Antique accueille ensuite la pop folk du chanteur anglais Charlie Winston.

MizikOpéyi - Créole Big Band & Alain Jean-Marie

La soirée du 07 juillet 2019 honore la musique des Caraïbes avec une soirée thématique du même nom. Pour l’occasion, le festival accueille un projet spécial, les 17 musiciens du big band créole MizikOpéyi qui invite le pianiste de jazz Alain Jean-Marie. Au programme, des arrangements qui mêlent jazz créole, rythmes traditionnels antillais, mélodies afro-caribéennes.

La fête continue le 07 juillet 2019 avec Calypso Rose, emblème de la lutte pour le Droit des Femmes puis Kassav, qui vient fêter ses 40 ans au Théâtre Antique.

Chucho Valdès- Hommage à Roy Hargrove avec Terence Blanchard

Le 08 juillet 2019, le pianiste cubain Chucho Valdès revient au Théâtre Antique avec la musique de son « Jazz Batá 2 ». A l’occasion de sa venue à Vienne, il rend hommage au trompettiste Roy Hargrove disparu en novembre 2018 après avoir offert un superbe concert au public viennois le 12 juillet 2018. Chucho Valdès se souvient de sa participation au disque Habana (1997) avec le projet Crisol de Roy Hargrove. Pour rendre hommage à Roy Hargrove, le pianiste invite le trompettiste Terence Blanchard.

Le premier set est assuré par Omar Sosa et Yilian Canizarez qui présentent leur projet « Aguas » avec le percussionniste Gustavo Ovalles.

Manu Dibango - Safari symphonique

La soirée « Afrique » du 12 juillet 2019 accueille le projet spécial que présente le saxophoniste camerounais Manu Dibango. Rien moins qu’un « Safari Symphonique » qui réunit sur la scène du Théâtre Antique le vénérable saxophoniste Manu Dibango, les musiciens de l’Orchestre National de Lyon avec deux invitées spéciales, la chanteuse brésilienne Flavia Coelho et la bassiste ivoirienne Manou Gallo.

En première partie de soirée, retour de la chanteuse malienne Fatoumata Diawara qui vient présenter son nouveau projet « Fenfo ».

Thomas Dutronc & les Esprits Manouche

En 2002, Thomas Dutronc assurait la pompe à la guitare au sein du Gypsy Project de Biréli Lagrène. Fan de la musique de Django Reinhardt, Thomas Dutronc revient le 13 juillet 2019 au programme de la « All Night Jazz » avec le projet « Thomas Dutronc & les Esprits Manouche ». Pour l’occasion le guitariste chanteur invite la saxophoniste Sophie Alour et le trompettiste Malo Mazurié.

La rituelle « All Night Jazz » du dernier jour du festival annonce aussi Obradovoc-Tixier Duo (lauréat Rézzo Focal Jazz à Vienne 2018), Papatef que présente le batteur Cyril Atef en solo, la chanteuse Neneh Cherry, le projet du chanteur angolais Bonga et « Anomalie », le projet live du claviériste Nicolas Dupuis qui croise jazz fusion, de funk et de musique électronique

Les autres soirées du Théâtre Antique

Bagatelles Marathon

Le 10 juillet 2019, compositeur, improvisateur, saxophoniste, clarinettiste, producteur et arrangeur américain John Zorn vient sur la scène du Théâtre Antique pour présenter ses « Bagatelles Marathon ». Un évènement au cours duquel le patron du label Tzadik propose au public de « Jazz à Vienne » une expérience exceptionnelle… 4 heures de musique, 14 groupes et 50 morceaux issus des 300 pièces répertoire « The Bagatelles » écrit entre mars et mai 2015 par cet artiste exceptionnel. Avec la fine fleur du jazz new-yorkais. Une expérience à vivre absolument !

Soirée Blues
  • Le 01 juillet 2019, la soirée Blues ouvre avec Zac Harmon et son blues du Mississipi.
  • Le Théâtre Antique accueille ensuite un artiste en perpétuel renouvellement, le guitariste, chanteur et compositeur Ben Harper entouré de son groupe The Innocent Criminals.
Soirée Flamenco
  • Chick Corea a déjà présenté de nombreuses facettes de sa musique au public de Jazz à Vienne qu’il n’a d’ailleurs jamais déçu. Le 03 juillet 2019, le pianiste Chick Corea se présente avec « The Spanish Heart Band » avec lequel il rend hommage à Paco de Lucia. Autour du pianiste on retrouve deux anciens compagnons de Paco de Lucia, le guitariste Niño Josele et le flutiste Jorge Pardo.
  • La soirée ouvre avec Juan Carmona Septet. Le guitariste flamenco revient 12 ans après son premier spectacle au Théâtre Antique avec le chanteur El Piculabe.

Soirée New Generation
  • Le 04 juillet 2019 propose le jazz fusion allumé des Snarky Puppy. La musique du collectif n’a cessé de s’enrichir et les spectateurs déjà présents en 2013 ne vont pas s’en plaindre. Aux autres le plaisir de les découvrir.

  • Le premier plateau de la soirée propose la musique de Kokoroko Afrobeat Collective. Un octet londonien dont la section de cuivres est tenue par trois femmes.
Soirée Hip Hop
  • Absents des scènes depuis leur dernier concert de Tokyo en 2012, les six membres du groupe Hocus Pocus reprennent du service et sont au Théâtre Antique le 05 juillet 2019. L’énergique groupe nantais va faire revivre sur scène son rap métissé en revisitant les grands succès de son répertoire des années 2000.
  • La première partie de soirée est assurée par l’auteur compositeur, interprète et multi-instrumentiste Tom Mish.
Diana Krall
  • La pianiste et chanteuse canadienne Diana Krall est à l’affiche de la soirée du 09 juillet 2019. Le public de Vienne se réjouit de la voir revenir aux fondamentaux du jazz avec en invité spécial le saxophoniste Joe Lovano.

  • Pour le set d’ouverture, le guitariste Paul Jarret (talent Adami Jazz) invite le batteur Jim Black pour présenter « Ghost Songs » en quartet.
Autour du piano

La soirée du 29 juin 2019 se décline en trois temps autour du piano.

  • Le trio de Gogo Penguin qui mêle acoustique et machines.
  • Christophe Chassol qui vient en duo avec le batteur Mathieu Edward.
  • Le showman Chilly Gonzales va faire vivre au public sa musique en PianoVision. Des écrans pour mieux percevoir l’art du pianiste qui va en surprendre plus d’un.e.
Electro swing
  • Le 11 juillet 2019 propose l’électro swing de l’Autrichien Parov Stelar. Entre jazz swing et musiques numériques l’artiste mélange jazz, hiphop, electro soul et grooves électroniques.
  • Il revient à Yom & The Wonder Rabbis d’ouvrir la soirée. Le clarinettiste touche-à-tout a plus d’un tour dans son sac.

Entre histoire et avenir, Jazz à Vienne 2019 déroule une programmation ouverte et diversifiée. RV sur le site du festival « Jazz à Vienne » pour approfondir plus avant la programmation du Théâtre Antique, de Cybèle et du Théâtre de Vienne et pour découvrir les Musaïques, les Lettres sur Cour, Jazz for Kids, Traits de Jazz, Caravan’ Jazz et tous les autres évènements proposés par le festival

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Déambulation musicale colorée

Le trio Dreisam revient avec « Upstream », son deuxième album enregistré aux Studios la Buissonne. Toujours sous-tendues par un lyrisme devenu marque de fabrique du groupe, les ambiances aériennes se font turbulentes ou audacieuses. Le trio fait évoluer sa musique avec un brin d’électricité mais conserve son identité. Une déambulation musicale dans des paysages aux couleurs intenses.

Depuis sa création, le trio germano-franco-brésilien Dreisam s’est forgé une identité et a obtenu un succès confirmé au fil des concerts et des années.

Après « Source » (Diapason/Absilone), un premier album paru en 2014, Dreisam est retourné aux Studios la Buissonne pour enregistrer son deuxième opus. « Upstream » (Jinrikisha Production/Inouïe Distribution) est annoncé pour le 05 avril 2019.

Le trio Dreisam

Fondé en 2011, Dreisam réunit la saxophoniste Nora Kamm, le pianiste Camille Thouvenot et le batteur Zaza Desiderio, trois lyonnais d’adoption qui mènent par ailleurs d’autres projets personnels.

Issu d’horizons géographiques variés, le trio nourrit son inspiration des différentes cultures musicales dont les musiciens sont issus. Cette richesse contribue sans doute à fonder l’identité du groupe. Une autre clef de la singularité de Dreisam réside dans un répertoire constitué à parts égales de compositions de chacun des artistes.

En géométrie on parlerait de triangle équilatéral. En jazz on serait tenté d’utiliser le néologisme équitrio pour évoquer l’équilibre qui caractérise Dreisam tant au niveau des compositions, que de la construction et de l’expression musicales.

L’album « Upstream »

couvertue de l'album Upstream du trio DreisamEnregistré, mixé et mastérisé entre mai et juillet 2018 aux studios la Buissonne par Gérard de Haro, l’album « Upstream » s’inscrit dans la continuité de « Source »… comme une déambulation musicale dans des paysages familiers dont les couleurs renouvelées stimulent l’écoute.

Sur l« Upstream« , l’osmose musicale qui unit les trois musiciens de Dreisam ne se dément pas. Les thèmes s’enchaînent comme de tendres mélodies que l’on mémorise aisément. Toujours habitées par un lyrisme omniprésent, les couleurs des musiques évoluent. Nouveauté, le climat acoustique s’étoffe par l’ajout d’un clavier de basse ou d’un orgue qui complètent le registre expressif du pianiste dont l’âme de contrebassiste ressurgit.

Toujours fluide et souvent lyrique, le piano chevauche les rythmes nuancés que distille la batterie dont la palette sonore ne cesse de s’enrichir. Alto ou soprano, le saxophone libère des cascades de notes exaltées ou un souffle caressant.

Au fil des douze plages de « Upstream » on se laisse porter sur les ailes d’une musique aux couleurs nuancées. Avec Dreisam, on déambule dans un univers onirique propice à une rêverie que traverse une pulsion vitale infinie.

Impressions musicales

Le saxophone alto batifole au gré des chemins champêtres de Chasse aux papillons. L’oreille quitte cette atmosphère bucolique pour pénétrer dans le monde plus frénétique d’une ode For Michel. Le saxophone alto ouvre ensuite A voir, une procession musicale dont la mélodie entêtante prend les allures d’un hymne à la vie.

Le motif répétitif de Kepler stimule l’alto dont le chorus énergique galvanise la musique propulsée par une batterie tumultueuse. Jouée en suspension Ma Méditation met en valeur la sonorité lyrique et aérienne du soprano porté par les spirales rythmiques délicates de la batterie et par le piano réflexif.

Bien arrivé met en lumière le chant exalté de l’alto et le solo pastoral du piano. L’écriture complexe de Kouclamou sied au piano dont le chorus déborde d’inspiration et stimule ensuite l’éloquence du saxophone. Sur Dona Nilva, on se laisse captiver par le charme du soprano voltigeur qui n’en finit pas de butiner les notes comme un colibri délicat.

Le phrasé syncopé et les brisures de Leto Oro transportent dans un univers différent. La ligne de basse et la batterie tressent un filet au-dessus duquel l’alto ascensionnel et le piano lyrique se croisent. Valse au Carré résonne comme une pièce qui muse entre classique et escapade insolente au pays des rythmes décalés.

Procissão résonne comme une oraison porteuse d’espérance. La prière de l’alto s’envole au-dessus de la batterie qui porte le morceau de bout en bout. Pour terminer l’album, l’incisif alto se projette sur Lazy Ladie dont le groove funky doit autant à l’orgue qu’à une batterie endiablée.

Pour découvrir live la musique de « Upstream », rendez-vous ICI pour consulter la liste des concerts à venir de Dreisam.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Escapade de l’autre côté du bleu

Après “Emotional Dance” sorti en 2017, Andrea Motis revient avec “Do Outro Lado Do Azul”. La jeune trompettiste, chanteuse et compositrice catalane fait une escapade fort réussie du côté de la musique brésilienne avec laquelle elle manifeste de fort belles affinités. Un album chatoyant, des teintes fraîches, des accents délicats, une musicalité infinie.

couverure de l'album Do outro lado do azul de la chanteuse et trompetiste Andrea MotisAvec “Do Outro Lado Do Azul” (Verve/Universal) sorti le 01 mars 2019, la chanteuse et trompettiste espagnole Andrea Motis s’éloigne des partitions du jazz traditionnel pour s’aventurer sur les sentiers de la musique brésilienne dont elle explore la tradition.

Avec un goût infini elle puise dans la vaste production brésilienne mais déjoue le piège majeur de piocher parmi les légendaires titres de bossa-nova ou de samba tant de fois repris.

S’émanciper pour créer

Sur les treize plages de l’album “Do Outro Lado Do Azul”, Andrea Motis réussit un challenge peu commun, demeurer fidèle aux codes de la musique brésilienne et s’en émanciper en même temps. Son inspiration créative respecte en effet l’esprit de la tradition dont l’opus est vraiment imprégné. Pourtant la musicienne passe de l’autre côté du bleu qu’elle colore d’accents très personnels.

Un opus ensoleillé dont la musicalité rime avec délicatesse et fraîcheur.

Une incroyable trajectoire

Impossible de ne pas revenir sur la trajectoire peu commune d’Andrea Motis. Précoce, elle embouche la trompette à 7 ans et intègre à 12 ans le big band de l’école de musique de Sant Andreu (conservatoire municipal barcelonais) où elle est repérée par son professeur, le contrebassiste Joan Chamorro.

Pour ses 14 ans, la parution de son premier enregistrement “Joan Chamarro présente Andrea Motis” permet de prendre la mesure de la fraîcheur et de la musicalité de son propos. L’année de ses 16 ans, elle est invitée par Quincy Jones en personne à monter sur la scène festival de Perelada où le légendaire musicien s’extasie de son talent.  Andrea Motis poursuit sa collaboration avec Joan Chamorro et sort cinq autres albums parmi lesquels “Feeling Good” paru en 2012.

En 2017, elle dessine les contours d’un univers plus personnel sur “Emotional Dance” (Impulse!/Universal), un album enregistré à New York avec Joan Chamorro autour d’un groupe américano-catalan. Ce disque élégant et équilibré ouvre de nouvelles perspectives à la carrière de l’artiste espagnole.

En 2019, Andrea Motis continue à tracer son sillon et rejoint le label Verve… le 01 mars 2019 sort “Do Outro Lado Do Azul”.

“Do Outro Lado Do Azul”

Les musiciens

Certes Joan Chamarro (contrebasse), lgnasi Terraza (piano), Josep Traver (guitare) et Esteve Pi (batteriei) constituent toujours le cœur de la formation. Ils assurent ainsi une sorte de continuité par rapport aux disques précédents avec un ancrage jazz qui s’exprime par exemple dans des arrangements évocateurs de jam sessions dans le style New-Orleans. Pourtant dans ce nouveau projet Andrea Motis affirme son autorité via ses choix artistiques. En effet, la jeune musicienne inscrit son empreinte sur le répertoire et les ambiances.

Ainsi la référence majeure de “Do Outro Lado Do Azul” regarde du côté de la musique brésilienne dont elle capte les rythmes, emprunte les instruments et saisit les accents à travers le pandeiro de Sergio Krakowsky, le cavaquinho de Fernando Del Papa, la guitare de Mathieu “Tétéu” Guillemant, la clarinette de Gabriel Amargant et le violon de Christoph Mallinger qui apportent des couleurs folk dépaysantes.

Le répertoire

Pour regarder de l’autre côté du bleu, Andrea Motis porte son choix sur des chansons composées par de grands sambistes comme Ismael Silva (Antonico), Roque Ferreira (Filho De Oxum) ou Paulinho da Viola (Dança Da Sildao). Elle n’hésite pas non plus à interpréter des pièces écrites par des auteurs plus contemporains comme Rodrigo Maranhao et Roberta Sa (Samba De Um Minuto) ou d’autres tout à fait confidentiels comme Moacyr Luz (Saudades Da Guanabara), Luiz Tatit (Baião De Quatro Toques) et elle trempe aussi sa plume dans l’encre pour proposer des compositions tout à fait inspirées (Brisa, Sense Pressa, Sombra De Lá)

Andrea Motis embouche tour à tour trompette, bugle, saxophone soprano mais c’est surtout son chant qui colore “Do Outro Lado Do Azul”. Sa voix élastique de contralto passe du Portugais, au Catalan et à l’Espagnol sans effort. C’est à s’y méprendre, elle phrase comme les natives du Brésil, performe sur les tempi rapides et caresse les mots avec tendresse sur les pièces plus lentes. Selon les styles, elle pose un voile de douceur ou un grain légèrement acidulé sur les trames musicales.

Impressions musicales

L’album ouvre avec le propos épuré que tiennent guitare, voix cajoleuse et voilée, cavaquinho et violon sur Antonico, la superbe composition du grand sambiste Ismael Silva.

Après la triste tendresse du premier titre se profile Sombra De Là, une samba élégante. Un zeste de voix, un trait de bugle et de limpides rasades de saxophone ténor, ça désaltère comme un mojito rafraîchissant.

Pandeiro et cavaquinho se font espiègles autour de la voix  équilibriste qui interprète avec légèreté Brisa, une samba partido alto. La trompette insolente adopte le swing sur un tempo jazz, suivie par le violon, le piano et la batterie. C’est ensuite à une sieste paresseuse qu’invitent la voix lascive et le chorus ciselé de piano sur la langoureuse ballade bossa Sensa Pressa. La sonorité diaphane de la trompette convoque le fantôme de Chet Baker.

Plein d’entrain, l’hymne du chanteur catalan Joan Manuel Serrat, Mediterráneo résonne comme un hymne plein d’entrain porté sur les ailes d’une valse aux accents vénézuéliens que ponctuent un piano vigoureux et un saxophone gémissant. Voix, cavaquinho et basse se retrouvent ensuite au rythme du frevo sur Filho De Oxuma. Place ensuite à la samba pagode Pra Que Discutir Com Madame où le chant devient scat porté par guitare et pandeiro. La musique se déhanche avec aisance et même le piano joyeux esquisse des pas de danse.

Le superbe thème de Paulinho da Viola, Dança da Solidao, résonne alors en portugais sur un tempo de morna coladeira capverdienne. La voix se coule dans une esthétique évocatrice de l’art de Cesaria Evora. L’émotion gagne en intensité avec le solo nostalgique de la clarinette lyrique, la tendresse de la guitare et la triste plainte de la contrebasse.

Sur la samba pagode Saudades da Guanabara, le chant collectif invite à une danse dionysiaque où tous les instruments donnent de la voix. Pas un ne manque, piano, violon, clarinette, guitare électrique pour un clin d’oeil complice au jazz de la Nouvelle-Orleans. On en redemande et on danse sans état d’âme, heureux que samba et jazz coexistent avec autant de bonheur. Sur une rythmique impulsée par le pandeiro, trompette et violon exposent le thème de Choro de Baile. Entre polka et de la valse, syncopes et contrepoints n’en finissent pas de se croiser pour le meilleur.

La voix nasale et élastique dépose avec tendresse son chant brésilien sur les accords de la guitare de Record De Nit. Une berceuse que ne renierait pas Rosa Passos. Portés par le pandeiro et le cavaquinho, Samba De Um Minuto résonne de la douce mélancolie qu’insufflent voix, clarinette et cavaquinho. C’est enfin avec le regard tourné vers le nordeste du Brésil que se termine l’album. Clarinette voltigeuse, trompette habile, violon jazz reprennent même l’intemporel Brazil avant de revenir au thème de Baião De Quatro Toques qui invitent à la fête

Les treize titres de l’album “Do Outro Lado Do Azul” affichent la vigueur et l’inspiration de la trompettiste et chanteuse catalane Andrea Motis. Cet album très personnel confirme son goût pour la composition. Ancré dans la tradition très large de la musique brésilienne, le répertoire met surtout en valeur les couleurs de son art vocal très convaincant.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

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Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Hot Club Jazz Festival #2019

Hot Club Jazz Festival #2019

Du 04 au 07 avril 2019

Après avoir fêté ses 70 ans en 2018, le Hot Club de Lyon repart de plus belle avec le Hot Club Jazz Festival #2019. Du 04  au 07 avril 2019 sont programmés Romain Pilon Trio, Hot Club Generations Big Band, Manu Guerrero Quintet et Jeremy Pelt Quintet. De quoi faire battre plus fort le cœur de la presqu’île !

Fondé en 1948, le Hot Club de Lyon se prévaut d’être le plus ancien club de jazz en activité en Europe. Situé entre Saône et Rhône, au cœur de la presqu’île lyonnaise, Hot Club Jazz Festival #2019le Hot Club de Lyon accueille depuis plus de 70 ans, tous les styles de musique et tous les musiciens.

Depuis fin 2017, sur l’impulsion de la nouvelle équipe dirigeante, le vénérable club lyonnais programme des concerts (du mercredi au samedi soir, de septembre à juin), dans la cave nouvellement toilettée. Le printemps 2019 se distingue par la programmation du festival annuel du Hot Club de Lyon.

Du 04 au 07 avril 2019, le Hot Club Jazz Festival #2019 propose quatre évènements exceptionnels avec des artistes de renommée internationale, Romain Pilon, Hot Club Generations Big Band, Manu Guerrero, Jeremy Pelt.

Chaque soir après les concerts, la soirée se prolonge par une jam session animée par Hot Reason Sessions, Jean-Salim Charvet Quartet, Thomas Blaisel Quintet.

Romain Pilon Organ Trio

Le festival ouvre avec un musicien incontournable de la scène jazz française, le guitariste français Romain Pilon qui enchaîne projets et enregistrements. On a pu l’apprécier en trio avec le batteur Fred Pasqua et le contrebassiste Yoni Zelnik et on l’a découvert avec bonheur auprès de Pierre de Bethmann et David Prez. On a aussi remarqué avec intérêt sa présence auprès de musiciens internationaux (Seamus Blake, Walter Smith III) avec lesquels il a enregistré.

En 2019, Romain Pilon associe les sonorités de la guitare à celles de l’orgue Hammond B-3 dont la tradition du jazz compte déjà de nombreux exemples comme Kenny Burrell-Jimmy Smith, Grant Green-Larry Young, Wes Montgomery-Melvin Rhyne.

Dans sa nouvelle formule musicale, le guitariste français Romain Pilon propose quelques concerts en Suisse, Belgique, Allemagne et France. Il s’arrête au Hot Club de Lyon avec deux musiciens américains, Sam Yahel (orgue Hammond) et Kush Abadey (batterie).

Le 04 avril 2019 à 20h30, une soirée qui allie le lyrisme et la musicalité du guitariste, le sens mélodique peu commun et la parfaite maîtrise de la palette sonore de l’organiste, le groove explosif du batteur. Pas encore de son ni de video de l’Organ Trio de Romain Pilon… c’est donc à découvrir live !

Hot Club Generations Big Band

Depuis sa création le Hot-Club a pour vocation de réunir des artistes de générations différentes. C’est pour perpétuer cette tradition que le batteur Philip Maniez installé aujourd’hui à Paris écrit un répertoire spécifique. Il s’associe avec un jeune musicien lyonnais Jean-Salim Charvet. Philippe Maniez et Jean-Salim Charvet assurent la co-direction musicale du Hot Club Generations Big Band.

Autour de Philippe Maniez et Jean-Salim Charvet : Patrick Maradan (contrebasse), Thibaut François (guitare), Olivier Truchot (piano), Jean-Salim Charvet, Yonatan Hes, Victor Maisonneuve, Alexandre Roudault (saxophones), Simon Girard, Héliodore Perrot, Jules Regard, Sylvain Thomas (trombones), Achille Alvarado, Ysaura Merino, Christophe Metra, Hervé Salamone (trompettes).

Le 05 avril 2019 à 20h30, un orchestre intergénérationnel inédit.

Manu Guerrero Quintet

Le pianiste franco-péruvien Manu Guerrero, vient présenter son projet « Nuevo Mundo » dont l’album est sorti le 19 janvier 2018 chez Jazz Family. Comme sur l’opus, le leader est accompagné de musiciens renommés, le saxophoniste Samy Thiebault, le percussionniste Minino Garay, le contrebassiste Felipe Cabrera et le batteur Lukmil Perez.

Expression poétique, improvisations créatives, syncopes explosives, rythmique souple et solide à la fois, comme dans Fresia composé en hommage à la grand-mère péruvienne du pianiste.

Le 06 avril à 20h30, les promesses d’un voyage rythmé au fil d’un jazz aux accents sud-américains et aux racines nord-américaines.

Jeremy Pelt Quintet

La fougue maîtrisée et le swing ardent de Jeremy Pelt ont contribué à faire de lui un des trompettistes de l’élite du jazz new-yorkais. Il a fait ses classes auprès de Franck Foster, Vincent Herring, Franck Wess, Jimmy Heath, Greg Osby, Gerald Cleaver, Ravi Coltrane. Il affiche aujourd’hui plus d’une douzaine d’albums en tant que leader et l’on ne compte plus ceux auxquels il a participé comme sideman.

On se rappelle que pour le 70ème anniversaire du vénérable club lyonnais Jeremy Pelt a honoré le Hot Club de sa présence lors des deux mémorables sets du 28 mars 2018. Visiblement le trompettiste y prend goût. En effet, lors de sa tournée 2019 en Europe, entre des concerts en Suisse, Allemagne et Pologne, il fait étape au Hot Club de Lyon avant de retourner aux USA.

Pour l’occasion, Jeremy Pelt (trompette, bugle) vient entouré de Victor Gould (piano, Fender Rhodes), Vicente Archer (contrebasse), Allan Mednard (batterie) et Chien Chien Lu (vibraphone, marimba).

Le 07 avril à 18h, des échos de « Jeremy Pelt The Artist », le dernier album du trompettiste  inspiré de l’œuvre d’Auguste Rodin.

Le Hot Club Jazz Festival #2019, une édition qui devrait tenir toutes ses promesses, ravir les oreilles les plus averties, surprendre les plus novices et enchanter celles et ceux pour que le jazz est synonyme de fête et de dépaysement.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.

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Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »

Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.

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Mars 2019 à l’Auditorium de Lyon

Mars 2019 à l’Auditorium de Lyon

Anouar Brahem - Brad Mehldau

En mars 2019 à l’Auditorium de Lyon, le jazz hisse haut ses couleurs avec deux grands noms à l’affiche. Le lundi 18 mars 2019 à 20h, Anouar Brahem présente son projet « Blue Maqams ». Le mardi 26 mars 2019 à 20h, Brad Mehldau propose une soirée partagée entre solo et concerto. Des mondes différents, échos de la variété et de la richesse des paysages musicaux du jazz.

Organisée en co-production avec Jazz à Vienne, la saison Jazz 2018/19 de l’Auditorium de Lyon continue. Après avoir accueilli en 2018 le saxophoniste Archie Shepp puis la chanteuse Madeleine Peyroux, en 2019, la scène de l’Auditorium de Lyon déroule le tapis rouge à deux musiciens de jazz et pas des moindres.

Le célèbre oudiste Anouar Brahem est attendu le 18 mars 2019 avec son projet « Blue Maqams ». Le 26 mars 2019, le pianiste Brad Mehldau présente deux facettes de son art, son premier concerto pour piano et orchestre et des improvisations en solo.

18 mars 2019 à 20h  - Anouar Brahem et « Blue Maqams »

L’album « Blue Maqams » (ECM/Universal) paru le 13 octobre 2017 a permis d’écouter Anouar Brahem en compagnie du contrebassiste Dave Holland, du batteur Jack DeJohnette et du pianiste britannique Django Bates. L’opus délivre une musique équilibrée qui navigue entre rêve et introspection.

Par son titre même, le projet « Blue Maqams » reflète les deux attaches du oudiste. D’une part la tradition modale des maqams, ces modes mélodiques arabes dans lesquels sa partition demeure ancrée et qui signent l’identité singulière de la musique d’Anouar Brahem depuis ses débuts. D’autre part la liberté de l‘improvisation à laquelle le leader concède un grand espace d’expression. Un projet comme un écho à « Kind of Blue », l’album historique de 1959 où Miles Davis a exploré le monde modal.

Le 18 mars 2019 à 20h, Anouar Brahem est annoncé en quartet à l’Auditorium de Lyon, entouré du contrebassiste Dave Holland, du pianiste Django Bates et du batteur Nasheet Waits. Promesses d’un jazz poétique et délicat, sobre et épuré dont les nuances devraient enchanter le public.

Une soirée où vont se croiser la magie orientale des maqams et l’esthétique lyrico-dynamique du jazz occidental.

26 mars 2019 à 20h - Brad Mehldau

La venue de Brad Mehldau en solo, en 2005, reste gravée dans les mémoires de celles et ceux présents à l’Auditorium pour un moment inoubliable. Depuis, le pianiste est depuis en trio et plus récemment en duo avec le saxophoniste Joshua Redman pour un concert mémorable, le 13 novembre 2016. On connait par ailleurs le goût du musicien pour la pop musique des Beatles ou de Radio Head et son affinité pour le répertoire classique qu’il a récemment exploré sur l’album « After Bach » sorti en mars 2018.

Le 26 mars 2019 à 20h, Brad Mehldau revient à l’Auditorium de Lyon pour présenter son concerto pour piano et orchestre qu’il va interpréter avec les musiciens de l’Orchestre national de Lyon, sous la direction de Clark Rundell. Durant la soirée, Brad Mehldau se produit aussi en solo.

Ainsi, en mêlant au cours du même concert improvisations en solo et interprétation de son premier Concerto pour piano et orchestre, Brad Mehldau franchit une étape symbolique qui lui permet de fusionner les frontières de deux mondes entre lesquels il ne choisit pas, celui du jazz et celui de la musique classique.

Une soirée qui assouplit les frontières entre les genres musicaux et démultiplie le champ des possibles.

Les nuages musicaux de « Rahona »

Les nuages musicaux de « Rahona »

Le quartet Rahona résulte de la rencontre de deux guitaristes, Joël Rabesolo et Julien Marga. En quartet, les deux musiciens proposent un album dont le titre emprunte son nom au groupe. « Rahona » cultive lyrisme et poésie. Sa musique emprunte au jazz et intègre des éléments de musique africaine, de rock et de musique contemporaine. De belles sensations musicales aux couleurs pastels et aux ambiances nuageuses.

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Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »

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