Clin d’œil à l’album « Orbit »

Clin d’œil à l’album « Orbit »

Oliva-Rainey-Boisseau International Trio

Annoncé pour le 26 avril 2019, l’album « Orbit » résulte de la réunion de trois artistes parmi les plus créatifs de la scène jazz actuelle. Entre France et États-Unis, le trio Oliva-Rainey-Boisseau explore l’art d’une formation emblématique du jazz, le trio piano-contrebasse-batterie. Les univers des artistes se fondent en une planète dont la mise en orbite constitue une réussite absolue.

Sur « Orbit » (Yolk Music/L’Autre Distribution) annoncé pour le 26 avril 2019, trois musiciens émérites fort rodés à l’art du trio piano-contrebasse-batterie, unissent leurs talents et leurs expériences. Le pianiste Stephan Oliva, le contrebassiste Sébastien Boisseau et le batteur Tom Rainey s’engagent avec brio dans la formule du trio piano-contrebasse-batterie tant prisé par les musiciens de jazz.

Certes le parcours de chacun des trois musiciens témoigne de précédentes expériences vécues en trio mais leur art dépasse largement les frontières musicales de ce strict cadre. Leur personnalité musicale s’est nourrie d’autres projets et de nombreuses rencontres artistiques et humaines.

Stefan Oliva

L’art créatif et subtil du pianiste Stephan Oliva a fait merveille au sein des expériences en trio pratiquées avec Claude Tchamitchian et Jean-Pierre Jullian, Bruno Chevillon et François Merville, Bruno Chevillon et Paul Motian. Esthète poétique et sensible, le pianiste associe aussi son univers à celui d’autres artistes comme il l’a fait avec Suzanne Abbuehl (chant) et Øyvind Hegg-Lunde (percussions) pour le projet « Princess ». Adepte du solo et de l’improvisation comme on a pu l’apprécier sur l’album « Cinéma Invisible », Stephan Oliva apprécie aussi le duo de piano qu’il pratique avec François Raulin.

Sébastien Boisseau

Cofondateur et codirecteur artistique du label Yolk Music, le contrebassiste Sébastien Boisseau a lui-aussi pratiqué l’art du trio hors des sentiers battus aux côtés de Cédric Piromalli et Nicolas Larmigna, Gabriel Zufferey et Daniel Humair,, Hans Lüdemann et Dejan Terzic. On lui connait par ailleurs la faculté à s’impliquer dans des projets aux côtés de compagnons de longue date comme Alban Darche, Matthieu Donarier. Il prête son jeu puissant et élégant à de nombreuses expériences inventives.

Tom Rainey

Batteur renommé du jazz avant-gardiste jazz de New-York où il s’est établi, Tom Rainey peut être qualifié d’artiste créatif qui refuse les formules toutes faites. S’il s’est exprimé aux côtés de Fred Hersch, Joe Lovano, Bill Frisell, John Abercrombie, Tim Berne (et bien d’autres), il mène une activité de leader mais s’investit aussi, aux USA et en Europe, au sein de nombreux projets comme ce fut récemment le cas à l’Opera Underground de Lyon lors de la superbe création « Œdipe Redux » aux côtés de Mat Meneri et Lucian Ban.

« Orbit »

De facto, Stephan Oliva et Sébastien Boisseau conçoivent un répertoire spécifique pour Tom Rainey, le batteur avec lequel ils fondent Oliva-Rainey-Boisseau International Trio. Le répertoire du projet créé en 2016 sur la scène de l’Europa Jazz Festival est ensuite enregistré et mixé en 2018 par Gérard de Haro et mastérisé par Nicolas Baillard au Studio La Buissonne de Pernes-Les-Fontaines. Intitulé « Orbit » à partir des initiales du nom du trio, l’album sort le 26 avril 2019.

Les échanges triangulaires des musiciens créent un univers où se confrontent tensions rythmiques et climats harmoniques. Lyriques ou poétiques les lignes musicales entrelacent leurs mouvements. Elles invitent le silence et fondent des climats dont la densité et les couleurs varient.

Check-list avant mise sur orbite

couverture de l'album OrbitOnze titres, sept compositions de Stephan Oliva, trois de Sébastien Boisseau, une du guitariste Marc Ducret que les trois musiciens connaissent fort bien. Quelques intitulés évoquent la dynamique, le mouvement, tels Spirales, Le Tourniquet, Cercles, Wavin, Processione mais c’est bien le trio qui génère l’énergie de la musique et propulse la musique en orbite.

Après l’exposition tonique du thème de Split Screen dont le style n’est pas sans évoquer l’empreinte de Lennie Tristano, les circonvolutions de l’improvisation du piano s’appuient sur la ligne tellurique tendue par la contrebasse et sur le riche foisonnement de la batterie. La fluidité des échanges ravit. Tel un jeu musical, Wavin sert de prétexte à une improvisation collective mouvementée et interactive.

Lumineuse et mélancolique, Gene Tierney propose un paysage musical souple et lyrique à la fois alors que le lancinant motif de contrebasse-batterie de Processione fait alterner son rythme entre mouvement dense et murmure.

Mu par l’énergie qu’impulse la batterie, Le Tourniquet entraîne dans son mouvement les notes épurées et volatiles du piano et un dense chorus de contrebasse. De cet univers mobile naissent des images quasi cinématographiques qui tournent au rythme de la musique. Impulsée par l’énergique batterie, la mélodie enivrante de Cercles virevolte jusqu’à la transe.

Le trio propose une relecture calme de la superbe composition de Marc Ducret, Inflammable, que l’on a souvent écoutée dans des versions plus embrasées. Comme en flottaison la musique collective évoque un cosmos au climat songeur.

Plage très libre, Polar Blanc se démarque par un développement très contrasté et des couleurs rythmiques d’une richesse inouïe. Fragmenté par une rythmique dont les décalages et les syncopes stimulent l’expression bluesy du piano, Around Ornette n’en finit pas de tourner autour de l’axe que dessinent les traits profonds et graves de la contrebasse

Le mouvement se poursuit avec Spirales au tempo effréné nourri par l’énergie de chaque instrument virtuose. Un exercice très libre où, sans filet, les trois planètes tracent des trajectoires qui se croisent sans se télescoper. Comme une invitation à une rêverie cosmique, Lonyay Utça referme l’album sur une orbite peuplée d’étoiles lumineuses.

« Orbit »… certes la musique d’un trio mais plus encore, celle de trois constellations dont les orbites fusionnent. En l’espace de onze titres, les univers de Stephan Oliva, Sébastien Boisseau et Tom Rainey entrent en interaction parfaite. Un album en mouvement dont l’univers singulier et contrasté se nourrit de liberté et de poésie.

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

lire plus
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

lire plus
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

lire plus
Coup de cœur pour… « Avec Le Temps » de Giovanni Guidi

Coup de cœur pour… « Avec Le Temps » de Giovanni Guidi

Exploration poétique et lyrisme brûlant

« Avec Le Temps »… la chanson de Léo Ferré inspire le pianiste italien Giovanni Guidi qui intitule ainsi son troisième opus en leader chez ECM. L’album ouvre d’ailleurs avec le titre dont il propose une version sensible et poétique interprétée en trio avec le contrebassiste Thomas Morgan et le batteur João Lobo. En trio ou en quintet, Giovanni Guidi captive par ses mélodies épurées, ses explorations sonores et ses propos enflammés.

Giovanni Guidi fait partie de cette nouvelle garde des pianistes-compositeurs du jazz italien et depuis 2007 où son talent a été repéré, le musicien creuse son sillon et explore un univers très personnel qui accueille tour à tour une poésie musicale épurée, un lyrisme brûlant et de superbes explorations sonores.

Après « City of Broken Dreams » (2013) et « This is the Day » (2015) parus en trio chez ECM, le 22 mars 2019, le pianiste Giovanni Guidi sort couverture de l'album Avec Le temps de Giovanni Guidi« Avec le Temps », son troisième album en leader sous le label allemand. Avec deux titres interprétés avec le contrebassiste Thomas Morgan et le batteur João Lobo, il continue à développer sa conception du trio piano-contrebasse-batterie mais élargit son expression en quintet en accueillant le saxophoniste Francesco Bearzatti et le guitariste Roberto Cecchetto.

Au fil de l’album l’approche mélodique captive tout autant que les échappées libres que proposent le pianiste et ses compagnons dans des compositions collectives aux improvisations très libres. Prétextes à des excursions d’un monde sonore très personnel, ces digressions sont autant de pirouettes exploratrices qui élaborent une trame musicale imprévisible d’une richesse et d’une force inouïes. La musique alterne entre poésie épurée et brûlot passionné.

Giovanni Guidi

Né en Italie à Foligno, près de Pérouse, en 1985, Giovanni Guidi a commencé le piano à l’âge de 12 ans et a été d’abord remarqué et encouragé dans ses orientations musicales par Enrico Rava, lors de master classes d’été organisées à Sienne. En 2007, il remporte le Prix des Critiques du magazine Musica Jazz dans la catégorie Jeune Talent.

Après avoir commencé sous l’aile du trompettiste italien Enrico Rava, Giovanni Guidi a ensuite enregistré avec lui en 2011 sur “Tribe“ (ECM) au sein du Rava Quintet et un an plus tard sur “On The dance Floor“ (ECM), en compagnie du groupe Parco della Musica Jazz Lab. Outre ces expériences enrichissantes il creuse parallèlement son propre sillon.

Ainsi, après avoir enregistré sous le label japonais Venus, il grave quatre albums sous son nom pour Cam Jazz. « Indian Summer » (2007), « The House Behind This One » (2008) et « The Unknown » Rebel Band » (2009) où le batteur João Lobo est déjà à ses côtés. Il enregistre ensuite « We Don’t Live Here Anymore » en 2011 où joue le contrebassiste Thomas Morgan.

Repéré par Manfreid Eicher, il sort en 2013 « City of Broken Dreams », un premier album en trio en tant que leader chez ECM. Il continue avec le même trio constitué de Thomas Morgan (contrebasse) et João Lobo (batterie) et en 2015 publie « This is the Day » (ECM). On l’a aussi remarqué en 2016 sur Ida Lupino aux côtés de Gianluca Petrella, Gerald Cleaver et Louis Sclavis, opus qui a été nommé album jazz de l’année dans Musica Jazz.

Sur scène il a aussi participé à la tournée 2017 du quintet d’Enrico Rava &Tomasz Stanko. Les années passent et le jeune pianiste confirme ses qualités et son talent et continue à mener sa carrière avec brio. En témoigne son troisième album, « Avec Le Temps » (ECM/Universal), enregistré aux Studios La Buissonne à Pernes-les-Fontaines en novembre 2017 et produit par Manfred Eicher.

« Avec Le Temps »

Pointilliste et mélancolique, poétique et aérienne la musique introspective de Giovanni Guidi engage à la méditation mais n’hésite pas pour autant à emprunter des détours enflammés dont les soubresauts explorent librement l’espace sonore. Ainsi l’album propose huit titres qui s’inscrivent entre méditation crépusculaire et soubresauts dynamiques.

Deux titres en trio

L’album ouvre en trio avec une version touchante de la chanson de Léo Ferré (1916-1993), qui donne son titre à l’album. L’hommage à Ferré qui a longtemps vécu en Toscane, propose une atmosphère recueillie et sensible qui suspend le temps. Les instruments chantent littéralement, la contrebasse étire les notes, le piano cisèle les notes, la batterie fait pleurer les cymbales.

L’opus se termine avec Tomasz, un hommage rendu à Tomasz Stanko (1942-2018). La mélodie nostalgique est au trompettiste récemment décédé à l’âge de 76 ans. Les notes perlées du piano, l’expression subtile de la contrebasse et le jeu feuilleté des balais sur la batterie restituent un climat d’une sensibilité rare qui n’est pas sans rappeler celle du trompettiste qu’elle honore.

Six pièces en quintet

Compositions collectives

Commencé sur un tempo rubato PostLudium And A Kiss fait naître une tension explosive insufflée par les divagations sonores du saxophone explorateur du son qui mène la transe jusqu’à un feu d’artifice final auquel les cinq instrumentistes apportent leur flamme. No Taxi évoque l’univers d’Ornette Coleman et permet d’écouter un piano libéré de toute contrainte.

Compositions de Giovanni Guidi

Le jeu symbiotique de la guitare et du saxophone contribuent à insuffler une forme de spiritualité à 15th of August qui prend la forme d’une imploration musicale bluesy. La sonorité embrumée du ténor crée un climat onirique sur Caino, ballade où le piano délivre des arpèges dont les dissonances croisent les voluptueuses lignes de la contrebasse. La trame musicale se tisse et se détend dans un bain sonore soigné. Minimaliste, Johnny The Liar génère une atmosphère lunaire où guitare et piano échangent des impressions fugitives.

Sur une rythmique très souple, guitare et piano chantent tour à tour la mélodie angélique de Ti Stimo. Dans un troisième mouvement, le ténor rejoint la guitare et tous deux croisent leurs envolées lyriques portées par la batterie au jeu très libre. La douce berceuse se termine en une déclaration admirative imprégnée d’une subtile tendresse.

« Avec Le Temps » fascine par sa variation coloriste et la densité des paysages proposés. Empreinte d’une conviction profonde, l’expression musicale fait alterner une poétique aérienne aux entrelacs d’une légèreté impalpable et des climats brûlants de liberté et de lyrisme. Un album inspiré où la mélodie prend quelquefois la tangente pour distendre les rythmes et engendrer des tensions palpables. L’univers de Giovanni Guidi n’en finit pas de surprendre et de convaincre.

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

lire plus
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

lire plus
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

lire plus
Camille Bertault au Centre Culturel d’Ecully

Camille Bertault au Centre Culturel d’Ecully

La chanteuse présente « Pas de Géant » en quartet

Le vendredi 12 avril 2019 à 20h30, le Centre Culturel de la ville d’Ecully accueille la chanteuse Camille Bertault. En quartet, elle vient présenter son projet « Pas de Géant » qui a agité tout le Landerneau du jazz lors de la sortie de son album du même nom. C’est vraiment à pas de géants que cette artiste a conquis ses galons dans le monde du jazz vocal. Une soirée pétillante en perspective !

Camille Bertault au Centre Culturel d'Ecully le 12 avril 2019On se réjouit de pouvoir écouter la chanteuse Camille Bertaud sur la scène du Centre Culturel de la Ville d’Ecully où elle se produit en quartet le 12 avril 2019 à 20h30.

Après avoir fait le buzz avec une vidéo virale de son scat effréné où elle reprenait le fameux « Giants Steps » de John Coltrane, la chanteuse a autoproduit son premier CD « En Vie » sorti en 2016. Elle est alors repérée outre-Atlantique par Sonnyside qui va en assurer la distribution.

Belle aventure que celle de Camille Bertault.

L’album « Pas de Géant »

Les évènements s’enchaînent ensuite et son deuxième album« Pas de Géant » sort le 19 janvier 2018 sous le label OKeh distribué par la major Sony Music. Ainsi porté par une major, l’album reçoit un excellent accueil tant auprès du public que des médias. C’est dans cette dynamique que la carrière de la jeune chanteuse a vraiment avancé à pas de géants !

De nombreuses influences musicales

Les influences musicales de Camille Bertault sont nombreuses et si son projet « Pas de Géant » fait un clin d’œil au titre de Coltrane, « Giant Steps », d’autres univers ont par ailleurs inspiré la chanteuse.

Elle regarde en effet  du côté de la chanson française (Brassens Gainsbourg, Brigitte Fontaine) tout autant que vers la musique classique, en direction de Ravel ou de Bach. Camille Bertault, au Centre Culturel d'Ecully où elle presente le projet Pas de Géant le 12 avril 2017Elle flirte par ailleurs avec la « Nouvelle Vague » via une des musiques que Michel Legrand a écrite pour le film de Jacques Demy, « Les Demoiselles de Rochefort ».

Camille Bertault ouvre bien sûr son univers du côté du jazz. Elle explore en effet les mondes de Bill Evans, de Wayne Shorter et bien sûr celui de Coltrane comme déjà évoqué. Enfin, La vocaliste chante aussi ses propres compositions d’une facture plutôt pop.

On a aussi pu apprécier récemment la délicate version de As praias desertas qu’elle a enregistrée sur  l’album « Eu Te Amo - The Music of Tom Jobim » (Bonsaï Music/Sony Music Entertainment) que Daniele di Bonaventura (bandonéon) et Giovanni Ceccarelli (piano) ont sorti en février 2019.

Virtuose, Camille Bertault télescope les notes, jongle avec les mots, bouscule les syllabes, séduit par l’humour de ses textes et par son sourire. On apprécie enfin la facilité qu’elle à jongler avec les notes tout autant qu’avec les langues puisqu’elle interprète avec aisance des textes en Français, en Anglais et en Portugais. Beaucoup d’atouts pour garantir un concert de belle facture !

Entourée de Fady Farah au piano, Christophe Minck à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie, Camille Bertault va propulser ses scats virtuoses sur la scène du Centre Culturel de la Ville d’Ecully le 12 avril 2019 à 20h30. Ce serait vraiment dommage de rater les voltiges vocales de cette chanteuse qui sait aussi lover sa voix dans un écrin de douceur. Ça va swinguer haut la voix !

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

lire plus
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

lire plus
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

lire plus
Opera Underground – Les RV d’avril 2019

Opera Underground – Les RV d’avril 2019

Ouverture & Diversité

Après les dépaysements de mars, les RV d’avril 2019 de l’Opera Underground s’ouvrent à la diversité. Le guitariste américain Peter Blegvard se fait raconteur expérimental en quintet. Place à un trio de choc pour un concert de haute volée avec Surel, Segal & Gubitsch qui collaborent avec le quatuor Wassily. Fidèles à l’esprit du musette, Les Primitifs du Futur et Sanseverino font régner pendant deux soirs une ambiance qui balance entre tradition et 21ème siècle. De belles découvertes à ne pas bouder !

les RV d'avril 2019Les RV d’avril 2019 à l’Opera Underground aiguisent les oreilles à la découverte de musiques dont la diversité n’a d’égale que la qualité. L’inénarrable Peter Blegvard, les cordes frottées et pincées du trio Surel, Segal & Gubitsch et une promenade entre tango et blues avec Les Primitifs du Futur qui accueillent Sanseverino.

Un printemps musical qui renouvelle les genres musicaux, loin des genres formatés. Pour explorer des paysages musicaux stimulants !

Peter Blegvard Quintet

Peter Blegvad est guitariste, chanteur, compositeur, illustrateur (Le Livre de Léviathan). Ce talentueux artiste possède aussi une longue liste de collaborations fructueuses. En effet, sa musique va des expérimentations cérébrales au thème rock ludique. On ne compte d’ailleurs plus les projets musicaux auxquels il a participé (John Zorn, Golden Palominos, …).

Il sera sur la scène de l’Opéra Underground de Lyon, rejoint par un casting de haut niveau qui réunit John Greaves (contrebasse), Chris Cutler (batterie, percussions), Karen Mantler (orgue, harmonica chromatique, voix) et Bob Drake (guitare, voix). Que du beau monde !

Le 05 avril 2019 à 20h à l’Amphi de l’Opera de Lyon, le guitariste et chanteur Peter Blegvard va développer ses talents de (ra)conteur avec ceux qui l’ont rejoint sur son dernier album, « Go Figure » sorti en 2018. Ce serait dommage de se priver de cette belle et rare rencontre.

Le trio Surel, Segal & Gubitsch

On ne compte plus les collaborations de Vincent Segal ! De Bumcello à Piers Faccini ou Ballake Sissoko sans oublier son passage le 17 décembre 2017 sur la scène de la Grande de l’Opéra de Lyon avec les musiciens du projet Chemirani & Rhythm Alchemy.

Entre partitions et improvisations

Celui qui va ouvrir les Salons de Musique des Nuits de Fourvière et fêter à l’occasion les 15 ans du Label No Format, confronte aussi depuis 2014 les cordes de son violoncelle avec celles de deux autres musiciens issus d’univers différents sont à ses côtés. D’une part le violoniste concertiste Sébastien Surel aussi à l’aise avec Chostakovitch que Richard Galliano et d’autre part le guitariste Tomás Gubitsch, qui a joué avec Astor Piazzola et navigue depuis des années entre le rock, le tango et la musique contemporaine.

Plus on est de cordes plus ça joue…

En effet, le trio Surel, Segal & Gubitsch collabore pour cette soirée avec le Quatuor Wassily constitué de Antoine Brun (violon), Marine Faup Pelot (violon), Dominik Baranowski (alto) et Raphaël Ginzburg (violoncelle).

Le 11 avril 2019 à 20h, l’Amphi de l’Opera de Lyon propose un concert de Haute Volée, un concert où les cordes ront reines. Rendez-vous avec l’inclassable Trio Surel, Segal & Gubitsch auquel se joint le Quatuor Wassily, dont ce n’est ni la première ni la dernière apparition de la saison à l’Opera Underground. Une soirée où la musique va se promener entre plusieurs continents musicaux !

Les Primitifs du futur avec Sanseverino

La musette, musique universelle, c’est un peu le pari des Primitifs du Futur, fondés il y a déjà trente ans, avec le guitariste Dominique Cravic et le dessinateur R. Crumb (créateur de Fritz the Cat).

« World tribal musette »

Fidèles à l’esprit du ou de la musette (c’est au choix…), Les Primitifs du Futur valorisent l’esprit du terroir et proposent un cocktail musical qui mêle accordéon avec thérémine, ukulélé, scie musicale et xylophone. Pour ce faire sont réunis autour de Dominique Cravic (voix, guitare), Fay Lovsky (voix, thérémine, ukulélé, scie musicale), Daniel Colin (accordéon), Daniel Huck (scat, saxophone), Hervé Legeay (guitare), Claire Elzière (voix), Jean-Philippe Viret (contrebasse), Jean-Michel Davis (vibraphone, batterie). Ils construisent la musique du futur à partir de celle du passé.

Pour ajouter au plaisir, la joyeuse bande de saltimbanques accueille le guitariste et chanteur Stéphane Sanseverino, déjà familier du projet. Pourtant à Lyon il s’agit d’une première, donc à ne pas rater !

Double vinyle annoncé

Amateurs, amatrices de vinyles… Les Primitifs du Futur vont sortir le 13 avril 2019 (jour du Disquaire Day) un double vinyle intitulé « Résumé des épisodes précédents » sur le label Souffle Continu Records, avec une nouvelle pochette exclusive du légendaire Robert Crumb.

Pas de doute l’ambiance sera festive les 24 et 25 avril 2019 à 20h à l’Amphi de l’Opera de Lyon avec ces deux soirées proposées par l’Opera Undergroud pour écouter le répertoire imaginaire proposé par Les Primitifs du Futur avec Sanseverino. Avec cette « World tribal musette », ce sont des promesses de fox-trot, rumba, tango, blues, java, valse et de tout un tas d’autres genres à découvrir live et à partager entre amis. Certes la musique est au rendez-vous mais on va aussi avoir des fourmis dans les jambes. Belle occasion de faire la fête et de bouger dans la bonne humeur après les libations pascales !

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

lire plus
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

lire plus
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

lire plus
Echo#5-A Vaulx Jazz 2019

Echo#5-A Vaulx Jazz 2019

Soirée de clôture

Tous les bons moments ont une fin… et le 30 mars 2019 marque le dernier jour du 31ème festival A Vaulx Jazz qu’il a été si bon de retrouver. Fidèle à sa philosophie, le festival propose au public de découvrir deux nouvelles esthétiques pour compléter l’éventail des formes musicales déjà présentées. En ouverture, le superbe concert de Nik Bärtsch’s Ronin dont la venue dans la région a mobilisé de nombreux spectateurs. La dernière prestation permet ensuite au public de découvrir l’univers singulier de la chanteuse et flutiste belge Mélanie De Biasio.

Echo#5-A Vaulx Jazz 2019 salue la « Soirée de Clôture » du 30 mars 2019 au Centre Culturel Communal Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin. Le festival se termine avec un double plateau qui ne joue pas la carte d’un mode festif. Devant un public attentif et curieux Nik Bartsch’s Ronin a offert une prestation à la hauteur de la renommée du groupe. La chanteuse et flutiste belge Mélanie De Biasio a surjoué un minimalisme scénique et musical qui a partagé la salle.

Pour terminer dans l’esprit de la fête, l’After a été confié au Grigri qui a fait régner dans l’Espace Bar la une bonne heure communicative jusqu’à une heure avancée. Il fallait bien que les corps exultent !

Nik Bärtsch’s Ronin

Echo#5-A Vaulx Jazz 2019-Nik BartschFondé en 2001 par le pianiste Nik Bärtsch, le groupe acoustique Nik Bärtsch’s Ronin présente son nouveau spectacle qui restitue le projet « Awase » sorti en mai 2018 chez ECM où le pianiste a enregistré tous ses albums. Au fil des ans sont demeurés Sha (Stefan Haslebacher) à la clarinette basse et au saxophone alto ainsi que Kasper Rat à la batterie. On a le plaisir de découvrir la mouture actuelle de la formation qui a intégré un nouveau bassiste, Thomy Jord. Ainsi devenu quartet après avoir été quintet Nik Bärtsch’s Ronin délivre une musique encore plus performante et plus groovy que dans sa forme précédente. 

Le terme Ronin fait référence au samouraï sans maître. La musique présentée est sous-tendue par cet awase propre à l’art martial du samouraï qui préconise d’utiliser la fusion avec l’adversaire pour mieux en triompher. En l’occurrence, sur scène, la fusion est mise au profit d’une musique héritée du minimalisme de Steve Reich. Elle fusionne les rythmes pairs et impairs, utilise des motifs répétitifs, des boucles rythmiques et mélodiques qui se décalent et se superposent. Pourtant point de chaos et de nombreuses nuances. Les musiciens ne se perdent jamais et si l’on est attiré dans leur monde, on en ressort toujours bienheureux.

Du piano le leader dirige le groupe avec une attention constante et un sourire bienveillant. Les lignes de basse alternent entre clarinette basse et basse électrique, alto, clarinette et basse se partagent les interventions alors que batterie et piano font varier le rythme avec rigueur et souplesse. Si les instrumentistes s’expriment à tout de rôle, ils demeurent toujours au service de la dimension collective de la musique.

Echo#5-A Vaulx Jazz 2019-Nik Bartsch'RoninLes éclairages varient en accord avec la musique dont elle valorise les nuances, de la délicatesse au paroxysme. La pénombre et les jeux de lumières favorisent l’écoute sans pour autant cacher les musiciens, ce qui serait fort dommage car on perçoit dans leurs regards et leurs sourires, une entente quasi fusionnelle.

Dès son entrée sur scène, le groupe installe l’ambiance et développe le processus très bien rôdé qui caractérise l’art de Ronin. Du premier au dernier des six modules présentés durant le set, l’harmonie règne sur scène entre les quatre musiciens. Répétitive et minimalisme la musique  n’en délivre pas moins un groove rythmique tendu dont la pulsation associée à la force hypnotique des boucles crée un climat fascinant que certains spectateurs ont résumé en fin de concert sous le vocable « planant ». Certes réducteur, l’adjectif se réfère à cette impression ascensionnelle que l’on ressent à écouter ces tectoniques musicales qui se transforment sans cesse et donnent une impression de mouvement captivant.

Nik Bärtsch’s Ronin a produit une musique collective dont la force a convaincu le public qui a joué le jeu et a lâché prise pour entrer dans l’univers du groupe. Pour une grande partie des spectateurs et spectatrices, ce fut une découverte. Les autres déjà acquis à l’art de la formation se sont réjouis d’avoir écouté une fois de plus cette musique unique qui transforme un concert en voyage euphorisant.

Mélanie De Biasio

Pour le second set, la pénombre est de règle sur scène. A peine perceptible même des premiers rangs, les trois accompagnateurs de la chanteuse disposés en triangle occupent la totalité de la scène et sont très distants les uns des autres. Ils disparaissent derrière leurs instruments mais le service musical sera inversement proportionnel à la masse instrumentale.

On aurait pu s’attendre à ce que Matthieu Van (piano, synthé, chant)  Aarich Jespers (batterie, percussions) et Axel Gilain (contrebasse, basse, guitare, chœur) et  s’installent à proximité de la chanteuse pour créer le climat intimiste à laquelle prétend la musique de Mélanie De Biasio. Que nenni !

Echo#5-A Vaulx Jazz 2019-Melanie De BiasioLa chanteuse occupe tout l’espace laissé entre les musiciens pour déambuler tout au long du concert. Elle s’éloigne dans la pénombre assez loin du public avec lequel elle communique fort peu. Pas de salut à l’arrivée ni de présentation après quelques morceaux.  Mélanie De Biasio ne se donne pas à voir, tout juste laisse-t-elle percevoir sa silhouette à contre-jour, de dos, penchée, accroupie. Sans jamais lâcher sa flûte électrifiée, elle adopte une gestuelle certes gracieuse mais si peu naturelle quelle semble dénuée de toute spontanéité. Tout est étudié, le claquement de doigt, la main qui se tend, se pose sur le front….

Le chant se résume à des mélopées susurrées, à un souffle désincarné qui reprend des leitmotivs répétés à l’envi. Les lignes jouées à la flute procèdent de la même logique. Certes on reconnaît Gold Junkies ou Afro Blue mais il n’est guère possible d’évoquer un climat d’intimité que tentent pourtant de suggérer les murmures introspectifs chuchotés dans une atmosphère embrumée. Sans doute d’aucuns évoqueraient une musique de l’épure mais d’autres y verraient une pauvreté créative cachée derrière des artifices et des effets.

Une voix qui n’est guère qu’un souffle, un murmure qui tente d’envouter, une flûte plus argument qu’instrument, un mystère instauré via une distance peu propice à générer des émotions, des gestuelles qui manquent de naturel, une communication minimale avec le public. On a cherché la musicalité et la créativité mais sans doute cette dernière réside-t-elle dans le concept que l’on perçoit de facto mieux sur disque que sur scène.

Avec trop d’effet accumulés, trop de contrôle, guère d’intimité, Mélanie de Biasio présente un jazz singulier dont les codes empruntent au blues, au jazz, au hip-hop et à la soul et pour finir s’apparente à un hip-pop pop, minimaliste et embrumé qui se veut mystérieux mais ne parvient pas vraiment à convaincre.

Les artifices de séduction déployés conquièrent malgré tout pour une partie du public qui sollicite la chanteuse pour un rappel.

Pour terminer sa 31ème édition, le festival A Vaulx Jazz instaure l’esprit de la fête après les deux concerts et invite les spectateurs à devenir acteurs et danseurs dans l’Espace Bar durant un « after » chaleureux animé par les platines du « Grigri ». Tout est bien qui finit bien ! Rendez-vous sans faute dans deux ans pour vivre la 32ème édition du festival A Vaulx Jazz que l’on plébiscite par avance avec chaleur.

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

« Remembering Jaco » par Charlier/Sourisse/Multiquarium Big Band

Sur « Remembering Jaco », le Multiquarium Big Band d’André Charlier et Benoît Sourisse fait revivre la mémoire de Jaco Pastorius avec Biréli Lagrène à la basse fretless. La voix de Peter Erskine, ancien batteur de Weather Report, évoque la mémoire de Jaco. Les dix-sept musiciens de l’orchestre et leur invité rendent un hommage éblouissant au grand bassiste. Orchestrations éclatantes et jubilatoires… du groove à couper le souffle !

lire plus
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

lire plus
Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

lire plus