L’album « Interplay », sorti le 02 mars 2018, présente le superbe projet du duo François Moutin et Kavita Shah. Le contrebassiste et la chanteuse portent l’interaction au plus haut niveau. Un jazz minimaliste empreint de sensibilité et de poésie.
« Inspiration Baroque » par l’Ensemble AMARILLIS et Louis SCLAVIS
« Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis & Louis Sclavis
La rencontre de l’Ensemble Amarillis et de Louis Sclavis a généré une création intitulée « Inspiration Baroque ». L’album sorti le 08 mars chez NoMadMusic immortalise une musique d’émoi.
Dans cet opus « Inspiration Baroque » par l’Ensemble Amarillis et Louis Sclavis, deux trios coexistent. Le trio baroque Amaryllis, Héloïse Gaillard (flûtes à bec et hautbois baroque), Annabelle Luis (violoncelle baroque) et Violaine Cochard (clavecin). Le trio jazz, Louis Sclavis (clarinettes), Matthieu Metger (saxophones) et Jean-Philippe Feiss (violoncelle). Les deux formations mettent en résonance des œuvres de l’époque baroque et des compositions de Jazz européen de Louis Sclavis et Matthieu Metzger.
Durant 150 ans, en Europe, la musique baroque a transcrit l’émotion, a eu le goût du pathétique, a inventé des dissonances, des contrastes, des tensions et des ruptures. La musique improvisée européenne née au XXème siècle a inscrit l’improvisation comme un principe majeur et prône la recherche et l’expérimentation, joue beaucoup sur l’énergie et l’émotion. Ces deux musiques ont le goût du partage. La pratique du voyage leur est aussi un point commun. Rien d’étonnant donc que ces deux arts se rencontrent et échangent aujourd’hui.
L’enchaînement des morceaux concourt à mettre en évidence les points communs qui existent entre les syntaxes de cesdeux musiques. Lors du passage d’un morceau à un autre, point vraiment de démarcation mais plutôt des ponts, des similitudes, des liens même. Les musiciens en toute liberté inventent et croisent sons et partitions, alternent rythmes et fantaisies, inventent des mots nouveaux.
Les pièces de Dario Castello, Jacques Martin Hotteterre, Jean-Baptiste Barrière, Marin Marais, Georg Philipp Telemann, Andrea Falconieri ou Henry Purcell alternent avec des morceaux écrits dans le même esprit par Louis Sclavis ou Matthieu Metzger. Les mouvements s’enchaînent en toute continuité. Les timbres des instruments anciens et modernes se combinent, certaines associations inattendues sont du meilleur effet, flûte soprano/saxophone soprano et clavecin; sopranino/haubois baroque et clarinette basse.
Tout concourt dans cet enregistrement à susciter des émotions et à toucher l’auditeur. La fantaisie de ce projet et sa liberté de ton laisse augurer de merveilleux moments d’écoute lors des concerts que vont donner ces musiciens.
A écouter le 29 juin à Lyon dans le cadre du festival La Tour Passagère.
Clin d’œil au duo François Moutin et Kavita Shah
Clin d’œil à Sonia Cat-Berro & « Lonely Siren »
Après vingt ans de scène et trois albums, Sonia Cat-Berro revient avec « Lonely Siren », son quatrième album chez Shed Music. Entourée de quelques-uns des meilleurs musiciens de la scène jazz hexagonale, la chanteuse propose un opus au climat captivant. Le chant de la sirène déborde d’émotions.
Bémol 5 accueille France Musique
La vivacité du jazz lyonnais est honorée. En effet, le 09 mars 2018, le Bemol 5 accueille France Musique à l’occasion d’un concert de « Foehn Trio ». Un évènement majeur et réjouissant pour cet établissement à peine six semaines avant qu’il ne fête sa première année d’existence.
on baptême de jazz remonte à son enfance. En effet, c’est son grand-père qui a été en quelque sorte son passeur, celui qui a initié son premier contact avec le jazz et plus précisément avec la musique de Django Rheinhardt
. L’adolescence l’a guidé vers d’autres mondes, celui du reggae et du funk (entre autres) et vers l’âge de seize ans il commence la pratique du saxophone. Deux grandes pointures du saxophone ténor l’ont alors interpelé, deux musiciens dont les esthétiques et les sons se situent presque aux antipodes. Stan Getz au son velouté et raffiné (« Voyage ») et
Archie Shepp au son plus rauque et plus brut (« Trouble in Mind »). C’est ensuite vers le discours plus orientalisant du saxophoniste Yussef Lateef (« Eastern Sound ») que son écoute est attirée.
membres des Jazz Messengers d’Art Blakey. Leur concert du 09 juillet 2015 durant le Festival Jazz à Vienne l’a impressionné par la qualité et l’enthousiasme de ces musiciens qui contribuent à garder vivante l’âme de cette musique sans la dénaturer. Un revival bon teint !
Paul serait capable de se déplacer loin et même de traverser l’Europe pour rejoindre la Grèce afin d’écouter le pianiste Vassilis Tsabropoulos Imprégné de musiques traditionnelles grecques et byzantines, ce musicien a enregistré deux CD en piano solo dont le dernier « The promise » (ECM/Universal) en 2009 et il a aussi gravé deux autres opus avec Anja Lechner (violoncelle) et un autre avec Arild Andersen (cb). Ainsi Paul nous dit de nouveau son intérêt pour les musiques que l’on peut appeler musiques du monde, celles qui participent autrement dit au courant de l’ethno-jazz. Par contre il écoute rarement les musiques qui s’inscrivent dans le courant hip-hop, pas plus que l’électro-jazz ni même les musiques de tendance noise ou trash.
Son premier contact avec le jazz remonte aux années 90 et à la découverte de Miles Davis via le répertoire de l’album « Tutu ». Elle nous précise être une absolue inconditionnelle de cet artiste (trompettiste, compositeur, arrangeur, ….) qui incarne aussi, le style de jazz qu’elle préfère.
Les jours de pleine forme, elle fait tourner en boucle un des deux derniers albums de Ibrahim Maalouf, « Red & Black LIght ». A n’en pas douter la journée d’ouverture du 28 juin que le Festival « jazz à Vienne » 2016 consacre à cet artiste va prodiguer à Marion l’occasion de cibler le trompettiste dans son objectif. S’il lui arrive de chantonner un air à
un moment ou à un autre de sa journée ce peut être « Moretika » un titre du CD « Aurora » d‘Avishai Cohen (le contrebassiste) à moins que ce ne soit un des multiples thèmes d’Ibrahim Maalouf ne l’habite ou encore un des nombreux titres de Miles.
sensibiliser une personne de son entourage au jazz, elle envisage deux options. Soit faire écouter l’album « Trio in Tokyo » de Michel Petrucciani enregistré en 1997 avec Steve Gadd et Anthony Jackson. Soit engager la personne à assister un concert d’électro-jazz, comme par exemple une prestation d’Eric Truffaz ou de Julien Lour
au. Elle a souvent ainsi procédé avec ses proches et elle nous garantit que cela fonctionne pratiquement à tous les coups.
Marion Tisserand a déjà eu l’occasion de photographier de nombreux artistes des scènes jazz mais elle serait prête à se déplacer très loin pour écouter et capter l’essence de la musique d’Avishai Cohen (le trompettiste), Renaud Garcia-Fons et Ibrahim Maalouf Aujourd’hui c’est sans doute le jazz manouche qui attire le moins son attention.
nous demandons à Marion de nous indiquer ses trois albums fétiches. Pour faire suite avec ses propos précédents, elle désigne « Tutu » de Miles Davis, « Trio à Tokyo » de Michel Petrucciani et rajoute l’album « Personal Mountains » de Keith Jarrett.
Après « Water » (2010) et « Be good » (2012) et le succès phénoménal de « Liquid Spirit », son premier disque sur Blue Note en 2013, Gregory Porter est retourné en studio à New-York pour réaliser « Take me to The Alley » (Blue Note/Universal), toujours avec le soutien de son fidèle producteur Kamau Kenyatta. Il a enregistré avec le noyau dur de son groupe, le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott. Le disque bénéficie également des participations de la chanteuse Alicia Olatuja, du trompettiste Keyon Harrold et de l’organiste Ondrel Pivec.
par « Jazz à Vienne » sur le territoire métropolitain, Benjamin Tanguy a remercié l’ensemble des acteurs participant à l’organisation de cette manifestation. Outre les responsables des espaces privilégiés accueillant régulièrement la vie du jazz au quotidien, il a mis l’accent sur l’accueil fait au jazz dans des lieux où cette musique pénètre rarement, tels les EHPAD(s) du territoire métropolitain. C’est bien là un des buts majeurs de cette journée telle qu’elle a été profilée par l’UNESCO, objectiver le jazz comme véhicule d’un lien social, un art qui vit de l’échange et promeut la mixité et la liberté.
du duo au chœur des terminales L.
sont multi-instrumentistes mais il s’est sans doute agi d’un challenge pour eux que de s’essayer à cette musique, pas forcément familière à leurs oreilles (ces mêmes élèves travaillent actuellement Mozart). Nous retenons le duo de Mathéo (b) et Candice (voc) qui ont interprété « Spain » de Chick Corea. Peut-être avaient-ils écouté la version d’Al Jarreau. Le concert s’est terminé avec « Autum leaves » joué par Morjana, Mathéo, Senthuuran et Julien.
La séance d’ouverture du « Jazz Day » a pris fin avec le vernissage de l’Expositon « Pays’JAZZ » de Daniel Peyreplane dont les photographies font le plaisir des amateurs de photos jazz. Les clichés exposés nous promènent dans des paysages où le jazz s’invite, paysages divers et surprenants pour certains. Ce qui demeure par contre une certitude, c’est la qualité du regard photographique de cet « homme au chapeau » dont la silhouette et les clichés nous sont familiers et précieux. L’exposition reste ouverte au public pendant tout le mois de mai à l’Alliance Française. Ne ratez pas le cliché de Mathias Eick ! Il vaut le détour.