Trois ans après « For Travellers Only », Sébastien Texier & Christophe Marguet reviennent leur deuxième album, « We Celebrate Freedom Fighters ! ». Avec Manu Codjia et François Thuillier, ils célèbrent des combattants qui ont lutté pour la liberté. Un hommage musical rendu à ces femmes et hommes engagés contre toute forme d’obscurantisme, de discrimination, d’exclusion et d’injustice. En cette période perturbée, cet hymne à la liberté résonne avec une grande force.
Yael Angel et « Bop Writer »
Bebop, ballade… « no limit » pour Yael Angel !
La chanteuse Yaël Angel propose un premier album dont le titre et le label donnent le ton, « Bop Writer » sous le Label Pannonica. La jeune-femme ne se contente pas de chanter, elle dote de paroles de magnifiques thèmes qu’elle s’approprie avec talent. Le jazz vocal va devoir compter avec cette chanteuse audacieuse qui n’a pas froid aux yeux.
Sur l’album « Bop Writer » (Pannonica/Inouie Distribution) annoncé pour le 19 janvier 2018, Yaël Angel a voulu transformer en « chansons » des morceaux instrumentaux de Miles Davis, Wayne Shorter et Ornette Coleman sans omettre de faire un hommage appuyé à celui qui est pour elle une inspiration essentielle, Thelonious Monk.
L’album « Bop Writer » présente dix titres que Yaël Angel interprète avec un aplomb magistral et une grande aisance. L’art de la chanteuse est mis en lumière par un trio tout entier à son service, le pianiste Olivier Hutman, le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Tony Rabeson. Le pianiste Jean-Marc Sajan tient le clavier sur Melodies of Monk, composé par Yaël Angel en hommage à Monk.
Accompagnée dans sa démarche par John Wilson et Tom Gilroy, Yaël Angel a développé son talent de parolière et mis des textes sur de superbes morceaux des géants du jazz pré-cités. Cette chanteuse des Alpes-Maritimes a remporté en 2013 le premier Prix des trophées du Jazz et a participé en tant que finaliste au Concours de Crest Jazz Vocal et n’a eu cesse depuis de sillonner clubs et festivals en France et à l’étranger.
Sur « Bop Writer », le bop coule, les ballades étirent le temps. Avec une rare intensité, la chanteuse habite les dix morceaux de l’album. Son interprétation très personnelle est empreinte d’émotions qui varient au fil des rythmes, des mélodies et des textes. Son propos renouvelle la tradition à laquelle s’abreuve la chanteuse.
L’album ouvre avec un coup de poing qui fait mouche d’emblée, le splendide So What de Miles Davis avec des paroles de Yaël Angel et Tom Gilroy et des arrangements de la chanteuse. C’est renversant de précision et d’efficacité. Madame Betty Carter n’aurait pas renié une telle version.
Avec bonheur, la chanteuse interprète deux splendides compositions de Wayne Shorter. Le magnifique Teru rebaptisé Ophelia en référence au texte que la chanteuse a librement adapté de l’Ophélie d’Arthur Rimbaud. Sur cette sublime ballade, la voix de la chanteuse évoque à s’y méprendre les fameux glissandos du saxophoniste.
C’est Infant Eyes, une autre ballade composée par Wayne Shorter qu’Olivier Hutman a arrangée et sur laquelle la chanteuse a ajouté des paroles. Le trio et la chanteuse se jouent la complexité du canevas harmonique de ce morceau d’anthologie et leur interprétation restitue le climat émotionnel de la pièce originelle.
Le répertoire de « Bop Writer » fait la part belle à Thelonious Monk qui représente une référence majeure pour la chanteuse. Yaël Angel reprend trois thèmes de Monk dont le célèbre Round Midnight et deux illustres compositions sur lesquelles Jon Hendricks avait ajouté des paroles, In Walked Bud et Rhythm-A-Ning. Pour compléter son vibrant hommage à celui qui fut un des pères du bebop, Yaël Angel a composé Melodies of Monk, un blues lascif sur lequel Jean-Marc Sajan tient le piano.
Pris sur un tempo plus ralenti que l’original (déjà fort lent) le thème d’Ornette Coleman, Lonely Woman, représente sans doute une des plus belles réussites de l’album. Les paroles de Yaël Angel et John Wilson, l’interprétation de la chanteuse et le climat musical créé par le trio restituent l’esprit du morceau original et reflètent une désespérance bluesy exacerbée. L’espace d’un instant plane l’ombre fugace de la grande Abbey Lincoln.
Quoi de mieux qu’un duo voix-contrebasse pour interpréter Goodbye Pork Pie Hat du compositeur et contrebassiste Charlie Mingus. La chanteuse étire le tempo, les mots et notes qu’elle échange avec Yoni Zelnik. Un incontestable moment d’émotion.
C’est la composition d’un autre bassiste, Steve Swallow, que la chanteuse interprète avec une délicatesse sans pareille… Falling Grace rayonne d’élégance et de légèreté.
Certes, Yaël Angel possède un talent inouï, mais il convient de saluer le travail fondamental de chacun des trois musiciens qui sont à ses côtés. Les talents d’harmonisateur et le toucher unique d’Olivier Hutman, le soutien attentif et précis de Tony Rabeson, l’ancrage harmonique et rythmique de Yony Zelnik.
Le timbre grave et chaud de Yaël Angel sied au répertoire de « Bop Writer ». Avec virtuosité mais sans excès démonstratifs, la chanteuse maîtrise les écarts qu’elle pratique sur tous les rythmes sans faillir. Le découpage précis de son articulation et la souplesse de son phrasé lui permettent de triompher avec aisance de ces morceaux d’anthologie et de les renouveler.
Après avoir savouré les dix plages de « Bop Writer » dès sa sortie le 19 janvier 2018, rendez-vous sans faute à Paris au Sunside le 01 février 2018 à 21h. C’est l’occasion où jamais d’apprécier en concert le captivant répertoire de l’album et découvrir live la chanteuse Yaël Angel, le pianiste Olivier Hutman, le contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Tony Rabeson.
Retour de Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet
Jazz à Vienne 2021 dévoile les derniers noms
Avec l’annonce de quatre nouvelles soirées du Théâtre Antique, le festival « Jazz à Vienne »dévoile les derniers noms de son affiche désormais complète. Au final, la programmation a de quoi réjouir un large public autour de cette édition anniversaire prévue du 23 juin au 10 juillet 2021.
Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »
Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.
Pierre de Bethmann continue à renouveler et à questionner son art au fil des ans. Sans cesse tourné vers l’avenir il explore avec sérieux, mais non sans humour, la musique qu’il enseigne et pratique. Chacune de ses apparitions contribue à combler les amateurs de musique. On se rappelle avec bonheur sa
Après avoir appris la batterie, le piano et la guitare, Jaco Pastorius se consacre à la basse après un accident et une opération au bras. Dès ses débuts il utilise une basse Fender dont il enlève les barrettes (frettes). Après des débuts discographiques aux côtés du guitariste Pat Metheny, il enregistre en 1976 son fameux album « Jaco Pastorius » qui marque le début de son succès et amorce sa célébrité.
Que ce soit à ses débuts, au sein « Weather Report », aux côtés de Joni Mitchell ou à la tête de ses groupes, Jaco Pastorius demeure à tout jamais une figure iconique du jazz. Il a en effet révolutionné, redéfini l’approche de son instrument, la basse électrique fretless.

Qui ne connait pas les photos montrant le génial Dizzy Gillespie et sa fameuse trompette au pavillon retourné vers le haut, celui dont les joues gonflaient démesurément lorsqu’il embouchait et soufflait ?

En sortant le 20 octobre 2017 « Passerelles » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) et « Always Too Soon, Dedicated to Phil Woods » (Cristal Records/Sony Music Entertainment), le pianiste Hervé Sellin ne fait vraiment pas les choses à moitié. Sa double culture de pianiste classique de formation devenu pianiste de jazz et ses quarante années d’expériences musicales au service de la musique lui donnent toute légitimité pour mener à bien ce projet ambitieux tout à fait réussi.