Ciel dégagé, température estivale et vent léger président à la soirée du 18 juillet 2021 qui voit se produire Stefano Bollani puis Thomas de Pourquery sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière. Les deux jazzmen avaient enchanté le public des Nuits de Fourvière lors de leur première venue, en 2017 pour le pianiste et en 2018 pour le saxophoniste. Si Stefano Bollani se produit de nouveau en solo, c’est à la tête de son Supersonic que revient Thomas de Pourquery. Une soirée pourvoyeuse de contrastes et de surprises. Deux concerts irrésistibles et inoubliables.
Clin d’œil à Stephane Nisol
Evasions musicales
Après sa sortie digitale en janvier, l’album « Trafic d’influences » du saxophoniste Stephane Nisol est disponible au format physique dès le 09 février 2018. Belle occasion pour découvrir les ambiances qui colorent l’univers de ce musicien. Entre world-music et jazz, le voyage est confortable.
La sortie physique de l’album « Trafic d’influencse » (Aurasky MUsic/The Orchard) est annoncée pour le 09 février 2018. Autour de lui, le saxophoniste Stephane Nisol a réuni cinq artistes très proches pour réaliser ce projet. Igor Brover au piano, Zaf Zapha à la basse et à la contrebasse, David Mirandon aux percussions et Laurent Locuratolo à la batterie. D’autres musiciens amis ont été invités à se joindre au groupe.
On comprend dès la première écoute que Stephane Nisol a été marqué par les influences croisées de son parcours On capte aussi combien chacun des membres de sa « bande » influe sur les paysages sonores de l’album. Au croisement de ces multiples influences musicales et humaines une musique émerge, une musique aux couleurs infinies qui incite à la rêverie. Utiliser l’expression fortement connotée dans le monde des affaires pour nommer l’album « Trafic d’influences » peut contribuer à brouiller le message et c’est un peu dommage car l’album procure un moment d’écoute tout à fait agréable.
L’album ouvre avec une piste qui évoque la recherche des stations d’une radio difficile à capter. En fait cette Intro réunit en 1’08 les dix titres de l’album « Trafic d’influences ». Joli clin d’oeil !
Le voyage sur les dix pistes continue ensuite. Des échos saisonniers avec Premier jour de printemps et Couleurs d’automne qui à distance semblent adopter le même tempo et la même tonalité. Lou maë et Magatte résonnent comme deux versants d’un même paysage.
La très riche texture de Panthère bleue enchante autant que la douce valse de cette Histoire secrète qui intrigue et séduit. Le violon de Nadine Collon et le violoncelle d’Isabelle Sajot contribuent au climat de rêverie de ce titre. La superbe ballade Elia permet d’apprécier la sonorité veloutée de Stephane Nisol au saxophone ténor et l’accompagnement sur mesure que prodiguent ses compagnons. Une délicieuse quiétude à savourer sans modération.
Trafic d’influences vaut aussi son pesant de jazz. La plage se déroule comme en flottaison sur les eaux des nombreux climats que traversent les musiciens. Du saxophone soprano s’élèvent des spirales que les percussions soutiennent avec une douceur infinie. Avec Parfum d’Afrique on est transporté dans des contrées lointaines. La mélopée du soprano trouve écho dans les voix de Malik Hemaidi et Woz Kali. Piano et saxophone joutent et leurs chorus font monter la tension que batterie et percussions exacerbent.
« Trafic d’influences », un album à écouter pour voyager confortablement dans les univers colorés et sensibles de Stephane Nisol
Echo#2-Nuits de Fourvière 2021
Echo#5-Jazz à Vienne 2021
Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.
Echo#4-Jazz à Vienne 2021
Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.
C’est le thème de Monk, Ask me Now qui ouvre l’album. La solidité de la section rythmique permet au ténor de s’exprimer avec une grande liberté et beaucoup d’audace. Sur Nobody Else But Me de Jerome Kern, le saxophoniste surprend par son aisance à improviser en restant très proche du thème alors que la batterie propulse le rythme à grand train.
Avec la venue du saxophoniste Joshua Redman, le trio devient quartet. On the Trail de Ferde Grofé résonne du joyeux échange qu’entreprennent les deux ténors. Après avoir avoir exposé le thème en alternance, les deux saxophonistes joutent avec souplesse et dextérité durant six minutes sur la solide rythmique qu’assurent Harland et McBride. L’échange est amical et l’on saisit le fort potentiel de Walter Smith III qui tient tête à Joshua Redman avec une aisance remarquable. Un échange de saxophones dans la grande tradition des chase d’antan.
Après son dernier opus jazz « My Picture » enregistré en trio avec Mark Turner et Ben Street et sorti en 2016,
Les trois compères sillonnent l’Europe, les États-Unis et se produisent sur les scènes des festivals et celles des clubs où ils côtoient à l’occasion Stefano Battaglia, Nils Peter Molvaer et bien d’autres encore. C’est durant les tournées de présentation du CD « The Human Beings » que le trio a conçu le travail préliminaire de l’album à venir et a défini sa direction musicale que restitue son titre, « Legacy ». Un projet inspiré par un héritage aux origines variées.
le trio Pericopes+1 va s’engager dans une tournée européenne entre mars et mai 2018.







(Decca/Universal) représente pour elle plus qu’une compilation. Elle a en effet écouté elle-même les enregistrements de plus de 300 concerts captés entre 2012 et 2016 sur les scènes d’Amsterdam, Barcelone, Bergen, Lisbonne, Londres, Paris, Utrecht, Vienne et Zurich.
Au fil des ans on a vu Melody Gardot quitter petit à petit le fond de la scène où elle se tenait à distance du public. Ainsi lors de son concert du 02 juillet 2015 dans le cadre de « Jazz Vienne », on l’a vue habiter la scène sans restriction et entretenir une relation très proximale et chaleureuse avec le public.
Nourri au jazz mais pas seulement, le Breton Pierrick Pedron a choisi le saxophone alto parce que tout le monde dans sa famille jouait de l’accordéon. Sa pratique de musicien de bal lui a permis de se familiariser avec la musique populaire dont il a retrouvé certaines cadences dans le jazz découvert à l’âge de seize ans via son professeur de saxophone en écoutant « Stan Getz … ou Don Byas » , dit-il, même s’il dit ne plus se souvenir plus vraiment !