Dernier « Chorus » 2017… hommage à Jaco Pastorius

1982… « Truth, Liberty & Soul - Live In NYC »

Trente ans après la disparition du bassiste et pour le dernier « Chorus » 2017… plongée dans l’univers unique du mythique bassiste Jaco Pastorius avec le double album inédit « Truth, Liberty & Soul - Live in NYC : The Complete 1982 NPR Jazz Alive! Recording » sorti le 22 avril 2017.

Couverture album "Truth, Liberty & Soul" de Jaco pastoriusSorti le 22 avril 2017 le double album inédit « Truth, Liberty & Soul - Live in NYC : The Complete 1982 NPR Jazz Alive! Recording » (Resonance Record/Berthus) propose une immersion dans l’univers de Jaco Pastorius (1964/1987), ce géant de la base électrique disparu le 21 septembre 1987.

L’enregistrement tiré des bandes originales restaurées et remastérisées par l’ingénieur du son Paul Blackemore permet d’écouter le bassiste à la tête de son fameux « Word of Mouth Big Band », un éclatant big band de vingt-deux musiciens. Les deux CD restituent l’intégralité du concert enregistré au Avery Fisher Hall de New York City le 27 juin 1982 lors du George Wein’s Kool Jazz Festival avec Jaco Pastorius à la tête du « Word of Mouth Big Band » qui réunit son sextet et les sections de saxophones, trompettes, trombones et cors.

« Word of Mouth Big Band » c’est Jaco Pastorius à la basse électrique, le saxophoniste Bob Mintzer, le trompettiste Randy Brecker, le joueur de steel drum Othello Molineaux, le percussionniste Don Alias, le batteur Peter Erskine.  les saxophonistes Frank Wess, Bob Stein, Lou Marini et Howard Johnson, les trompettistes Alan Rubin, Lew Soloff, Jon Faddis, Ron Tooley et Kenny Faulk, les trombonistes David Taylor, Jim Pugh et Wayne Andre, les cornistes John Clark et Peter Gordon et en invité spécial, le célèbre harmoniciste belge Toots Thielemans.

Outre la musique, un livret de 100 pages comble les amateurs et les curieux.avec photos, commentaires, témoignages inédits, textes signés Robert Trujillo, Bill Milkowski ou Zev Feldman et de témoignages de Peter Erskine, Bob Mintzer, Randy Brecker, John Pastorius.

On frémit durant les treize minutes du frénétique titre d’ouverture Invitation. Durant les deux minutes de Soul Intro on capte l’essence de la technique du bassiste. The Chicken constitue un des plus beaux moments de l’album. Sur Okonkolé y Trompa on est terrassé par la force du solo de congas de Don Alias. On apprécie autant les splendides compositions du bassiste, Three Views Of a Secret et Liberty City, que les thèmes de jazz que Jaco Pastorius se plaisait à interpréter Sophisticated Lady de Duke Ellington, Donna Lee de Charlie Parker, Giant Steps de Coltrane. De bout en bout, la force orchestrale du « Word of Mouth » est saisissante.

Autoproclamé le « plus grand bassiste du monde », le compositeur et bassiste Jaco Pastorius mérite effectivement ce qualificatif car il a révolutionné le jeu, le son et le rôle de la basse électrique et a laissé à tout jamais son empreinte dans l’histoire du jazz. Musicien exceptionnel il a influencé des générations de musiciens et reste aujourd’hui encore une figure mythique et une référence musicale incontestable.

Jaco Pastorius-juillet 1983-Nice©Nicole VidemannAprès avoir appris la batterie, le piano et la guitare, Jaco Pastorius se consacre à la basse après un accident et une opération au bras. Dès ses débuts il utilise une basse Fender dont il enlève les barrettes (frettes). Après des débuts discographiques aux côtés du guitariste Pat Metheny, il enregistre en 1976 son fameux album « Jaco Pastorius » qui marque le début de son succès et amorce sa célébrité.

Durant cette même année 1976, il enregistre avec la chanteuse Joni Mitchell l’album « Hejira » et intègre « Weather Report », le groupe de jazz fusion cofondé par Joe Zawinul et Wayne Shorter. Il joue sur deux morceaux du fameux album « Black Market ». C’est au sein de ce groupe mythique qu’il se fait connaître sur les scènes du monde entier et développe sa technique de jeu unique qui a bouleversé la place de la basse dans le jazz.

En 1981 Il quitte « Weather Report » et en 1982 fonde un sextet avec Bob Mintzer, Randy Brecker, Othello Molineaux, Don Alias et Peter Erskine puis son big band « Word of Mouth » dont l’album « Truth, Liberty & Soul… » restitue la splendeur.

La main de de Jaco Pastorius-juillet 1983-Nice©Nicole VidemannQue ce soit à ses débuts, au sein « Weather Report », aux côtés de Joni Mitchell ou à la tête de ses groupes, Jaco Pastorius demeure à tout jamais une figure iconique du jazz. Il a en effet révolutionné, redéfini l’approche de son instrument, la basse électrique fretless.

Virtuose et inventif il a exploré toutes les ressources de cet instrument lui permettant de devenir un instrument soliste. Avec ses pédales d’effets, il a utilisé au mieux au mieux la dimension amplifiée de l’instrument, joué avec les amplis à la manière de Jimi Hendrix. Il a développé les dimensions, rythmiques, mélodiques et harmoniques de la basse.

Le charisme scénique de Jaco Pastorius a aussi contribué à fonder sa légende. Il possédait à la fois l’énergie d’un rocker capable de se déchaîner sans compter et la sophistication harmonique d’un jazzman raffiné. Cette profonde dualité existentielle a contribué à l’éloigner des scènes jusqu’à sa triste fin dans une altercation mortelle à l’extérieur d’une discothèque de Floride.

« Truth, Liberty & Soul - Live in NYC : The Complete 1982 NPR Jazz Alive! Recording », un feu d’artifice de cent trente minutes. On perçoit à la fois ses talents de soliste, de compositeur et de chef d’orchestre, son groove énergique, son sens inouï de l’harmonie. Quatorze plages hors du temps qui restituent la force et la lumière de la musique de Jaco Pastorius alors à l’apogée de sa carrière.

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