Henri Texier est de retour en quintet avec un opus intitulé « Chance », en écho à celle qui lui permet « d’être toujours ici et maintenant » et « de n’avoir que peu de regrets ». Avec Sébastien Texier, Vincent Lê Quang, Manu Codjia et Gautier Garrigue, le contrebassiste délivre une musique où se croisent allégresse et nostalgie. Une aubaine que de découvrir le nouveau projet de cette figure emblématique du jazz européen.
Auditorium de Lyon Saison 16/17
Jazz & Musiques du Monde à l’Auditorium de Lyon en 2016/17
A l’Auditorium Orchestre National de Lyon, huit concerts « Jazz & Musiques du Monde » sont reconduits pour la saison 16/17. La fréquentation des spectateurs donne raison à cette institution au dynamisme avéré.
Le public cautionne les choix de programmation de cette grande maison incontournable dans le paysage lyonnais. C’est ainsi que huit concerts « Jazz & Musiques du Monde » sont programmés en 16/17 à l’AOL, soit deux de plus que durant la saison 15/16. La nouvelle est réjouissante et la teneur des concerts proposés est plus qu’alléchante.
L’équipe de Direction, Jean-Marc Bador et Leonard Slatkin, a travaillé avec celle de « Jazz à Vienne ». La programmation fait aussi écho aux évènements de la propre programmation de l’Auditorium. Avec un festival Russe organisé cette année et les Happy Days perpétués pour la troisième année avec ses propositions innovantes.
En 2016, quatre spectacles :
- Le 17/10/15 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne et Rhino Jazz(s) Festival
- Hiromi The Trio Project : retour de la tonique pianiste japonaise entourée de Anthony Jackson à (basse) et Simon Phillips (batterie)
- Le 13/11/16 à 16h, une coproduction Jazz à Vienne
- Joshua Redman & Brad Mehldau Duo : dialogue de deux fortes personnalités du saxophone et du piano
- Le 19/11/16 à 20h, dans le cadre du Festival Russe organisé par l’Auditorium –Orchestre national de Lyon
- Musiques Populaires Russes : cinq spécialistes des traditions populaires russes avec la chanteuse Larissa Souldina accompagnée du quatuor Phoenix
- Le 13/12/16 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
- Paolo Fresu / Trilock Gurtu / Omar Sosa : un kaléidoscope sonore offert par les trois leaders charismatiques qui font unissent leurs talents et leurs instruments (trompette, piano et percussions)
En 2017, quatre concerts :
- Le 07/01/17 à 20h30, dans le cadre des Happy Days
- Negro Spirituals : le chœur Sweet Witness sous la direction de Pascal Horecka pour un voyage dans les standards du répertoire gospel, Oh Happy Day, Glory Glory, etc…
- Le 13/01/17 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
- Dhafer Youssef quartet : vocaliste et oudiste, ce passeur de culture revient pour son nouveau répertoire avec Aaron Parks (piano) et Ben Williams (contrebasse)
- Le 05/02/17 à 16h, une coproduction Jazz à Vienne et Saint Fons Jazz Festival
- JAZZ 100 HOMMAGE à Thelonious Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald pour leur centième anniversaire : le pianiste Danilo Pérez remarqué par Dizzy à 24 ans, a joué avec lui très longtemps. Monk a aussi influencé son style. Il convie à ses côtés des grands de la scène jazz actuelle, Chris Potter (ts), Avishai Cohen (tpt) et Robin McKelle (voc) qui se fera l’écho de la voix de la grande Ella.
- Le 12/05/17 à 20h, une coproduction Jazz à Vienne
- Bobby McFerrin and Spirityouall : le chanteur renoue avec les racines noires de la musique américaine dans laquelle il instille toutes les influences glanées précédemment. Il présente le nouveau répertoire de son disque « Spirityouall ».
Dans le cadre des spectacles proposés en direction du Jeune Public, une autre proposition réjouissante est organisée par l’Auditorium de Lyon organise en complicité avec Jazz à Vienne, le Carnaval Jazz des Animaux interprété par « The Amazing Keystone Jazz Big Band », les 24 & 25 février 2017.
Il est par ailleurs intéressant de noter qu’une autre passerelle est activée par l’Auditorium en direction des Musiques Électroniques avec un concert organisé au Périscope par le Périscope et la S2M (Scènes des Musiques Métropolitaines).
Bien sûr la rentrée de cette saison est encore loin mais il est toujours bon d’anticiper pour ajuster les agendas. Pour cela et pour plus de détails sur cette programmation Jazz & Musiques du Monde, rendez-vous le site de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon.
La saison 16/17 de l’Auditorium réjouit comme nous les amateurs de Jazz et de Musiques du Monde avec une programmation qui réunit des grands noms de ces styles et des découvertes innovantes.
Henri Texier présente « Chance »
Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault
Deux ans après le bluffant « Pas de géant », « Le Tigre » de Camille Bertault va rugir. Sur cet album annoncé pour le 17 avril 2020, la chanteuse laisse exploser son talent de compositrice et d’auteure. Sa voix agile et claire se déploie sur un nuancier qui allie avec subtilité, groove, humour et émotions. Avant de l’écouter à Paris le 27 avril 2020 au New Morning, Camille Bertault déroule une Todolist! à l’énergie vigoureuse et aux échos électro funk. A écouter de toute urgence !
« Un Poco Loco » revient avec « Ornithologie »
Après « Feelin’ Pretty » consacré à « West Side Story » de Leonard Bernstein, « Un Poco Loco » revient avec « Ornithologie ». Cette fois, les talentueux Fidel Fourneyron, Geoffroy Gesser et Sébastien Beliah revisitent la musique de l’altiste Charlie Parker. Le défi est un peu fou mais c’est avec brio et fantaisie que les trois musiciens se réapproprient la musique de Bird. Trombone, clarinette/saxophone ténor et contrebasse jouent avec le répertoire de Parker. C’est virtuose, pétillant, jubilatoire et innovant. Une insolente réussite !
Ainsi, l’affiche artistique proposée en 2016 devrait permettre à ce festival d’effacer la baisse de fréquentation connue en 2015. En effet, cette année les organisateurs ambitionnent de rallier les 3 termes de l’équation « satisfaction du public/qualité artistique/rentabilité ». Aux côtés du nouveau directeur Samuel Ribier, Benjamin Tanguy assure la coordination artistique. Présent dans le staff de programmation depuis de nombreuses années (Scènes de Cybèle, Club de Minuit et de Caravan’Jazz, …) il œuvre aux côtés de Jean-Paul Boutellier, Jean-Pierre Vignola et Reza Ackbaraly. 
Dans l’esprit de l’opus 
Randy Weston, pianiste et compositeur depuis longtemps reconnu comme un géant du jazz moderne a exploré longuement ses racines africaines. Pour honorer ses 90 ans, « Jazz à Vienne » l’invite le 04 juillet. Il vient en quintet avec trois invités africains, Cheick Tidiane Seck, Ablaye Cissoko et Mohamed Abozekry. Le premier set est assuré par la fille de Nina Simone, Lisa Simone qui présente en quartet son projet teinté de soul, « All Is Well ».
Le 07 juillet, un double plateau présente successivement sur scène John Scofield et John McLaughlin. L’ouverture de soirée revient à John Scofield qui se produit en trio avec Brad Mehldau au piano et le batteur Mark Guiliana. John McLauglin joue ensuite avec son groupe 4th Dimension où nous retrouvons Etienne Mbappe (guitare basse), Gary Husband (keyboard, percussions) et Ranjit Barot (percussions) pour une immersion dans le monde de « Black Light », son dernier opus.
Le 05 juillet, nous retrouvons la chanteuse et pianiste Diana Krall précédée par un premier set confié au chanteur Hugh Coltman qui interprète le répertoire de son opus « Shadows – Songs for Nat King Cole ».
. Esperanza Spalding délaisse la contrebasse pour la guitare basse et produit son nouveau projet « Emily’s D + Evolution » (paru le 04 mars 2016 chez Decca/Universal) qui devrait en surprendre plus d’un. Elle. La soirée se termine entre pop, folk et jazz avec Yael Naim.
set de la soirée « Anniversaire de Chick Corea » est confié à la voix soul de Gregory Porter qui devrait présenter le répertoire de son dernier opus « Take me to the Alley » (parution le 06/05/16 chez Decca/Universal).
Un peu éloigné de la cible « jazz pur jus », le chanteur et guitariste Sanseverino vient présenter le répertoire de son dernier album « Papillon » en ouverture de la soirée du 01 juillet. Il cède la plateau au guitariste et compositeur Goran Bregović qui revient enflammer les gradins du Théâtre Antique avec la musique des Balkans portée par son orchestre des Mariages et Enterrements, format réduit (le Small Band).
Le 30 juin une soirée paillettes et danse. Le style musical un peu rétro du groupe américain Pink Martini oscille entre jazz, musique latine et lounge avec China Forge et Strom Large qui se partagent le chant. La soirée se termine avec Caravan Palace, groupe français de musique électro-swing qui devrait être accueilli avec chaleur pour l’humeur festive de leur répertoire.
programme alléchant présente diverses facettes du jazz. Nox.3, le groupe lauréat du RéZZO FOCAL à Vienne de 2015, Robin McKelle
qui nous promène entre soul jazz et pop, un groupe de musiciens qui ont tous joué avec James Brown, The J.B. Original James Brown band, la voix pleine de ferveur de Faada Freddy, le souffle inépuisable du saxophoniste Kamasi Washington qui avait créé le buzz en 2015 avec son double album « The Epic » et enfin le claviériste multi-instrumentiste Cory Henry, pilier du groupe Snarky Puppy, se produit avec les The Funk Apostles.
C’est le chanteur et guitariste Buddy Guy qui est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival avec la Soirée Blues du 15 juillet. Sur scène il sera précédé de la chanteuse Shakura S’Aida et du chanteur guitariste Selwyn Birchwood.

A l’occasion de tous ces évènements, ce sont des artistes des cinq continents qui se vont se croiser à Fourvière et en métropole pour composer ce bouquet de 178 représentations. Parmi ces spectacles, il y aura 42 créations et/ou premières françaises dont 83 au cirque, 52 sont dévolues au théâtre, 7 à la danse et 36 aux musiques.
Benjamin Biolay pour une unique date estivale française aux Nuits de Fourvière avec son nouveau projet Palermo Hollywood le 17/06.

t enrobé par un orchestre de cuivres et de percussions confié aux arrangeurs Robin Reyes Torres et Ernesto Burgos Osorio de Santiago de Cuba. Pour que la soirée soit encore plus vivante, un atelier gratuit de danse rumba est organisé à l’Odéon ce même 03 juillet à 11h. Pour parachever la fête, Dominique Hervieu, la Directrice artistique de la Biennale de la Danse, viendra initier le public à la rumba tarentelle qui composera le final du défilé de la Biennale en septembre… tout un programme en perspective
2016, les Nuits de Fourvière confient les clefs de l’Eclat Final au Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Pour cette Carte Blanche, voyage musical entre Afrique (Bénin et Somaliland), Réunion et Mexique/Colombie. La nueva cumbia sera au cœur de la fête avec Celso Pinã et Kumbia Boruka. Ambiance dansante à prévoir. On l’aura compris pour cet Eclat Final, le rythme triomphe en beauté.
Le jour du Jazz Day, le 30 avril, tout le territoire métropolitain résonne du son du jazz et la plupart des évènements mis en place sont proposés gracieusement au public. Bien sûr, nous entendons déjà les puristes protester et prétendre que toutes ces « journées » ne sont que des évènements, des cache-misère qui promeuvent un jour et oublient les 364 autres jours. Nous nous insurgeons contre cette idée simpliste et pensons qu’il est essentiel d’éclairer au grand jour cette musique au moins un jour par an ne serait-ce que pour la valoriser, la promouvoir largement, tous styles et tous musiciens confondus. Profiler le jazz comme un outil éducatif est plutôt rassurant et conforme à l’idée que nous nous faisons de cet art et il nous plaît que les objectifs fixés par l’Unesco pour cette musique soient ambitieux et correspondent à son propos.

Le contrebassiste
L’album ouvre avec Muhammad’s Market aux résonnances coltraniennes irradiées de soleil sur laquelle Horace Silver aurait greffé son empreinte rythmique. Bien après son écoute, la mélodie nous revient en mémoire. Intenses et énergiques avec des accents « sauvages », Afrik et New Yemenite Song sont des titres phares où la virtuosité, le rythme et la mélodie se disputent la prééminence. Avec Three four sur un tempo de valse en 3/4 nous réserve des surprises. Le groupe fait un pas du côté vers un jazz plus à la tonalité plus soul où encore une fois s’affirment les talents de mélodistes des solistes. Le morceau gagne en épaisseur sur les 8’35 de son développement.

