Opera Underground – Les RV d’octobre 2018

Opera Underground – Les RV d’octobre 2018

Porteños, Papanosh, Sclavis, BIM & Alash

A peine ont retenti les trois coups de l’automne que déjà se profilent les RV d’octobre 2018 de l’Opéra Underground. Un concert dans la grande salle de l’Opéra avec un double plateau aux couleurs de l’Amérique latine. Quatre concerts jazz et musiques du monde dans la salle de l’Amphi. Des promesses de surprises et de dépaysement !

Le duo des Riley père et fils marque donc le 27 septembre 2018 le début de la saison 2018/19 de l’Opéra Underground. En effet, en ce début de saison 2018/19, le décès de Rachid Taha a privé le public du concert évènement du 22 septembre où l’artiste devait célébrer les 20 ans de l’album « Diwan ».

Avant d’évoquer les RV d’octobre 2018 de l’Opéra Underground, pas question de rater le second concert de septembre 2018.

Anaventou!, un rendez-vous festif incontournable

logo du groupe Anaventou!Le 29 septembre 2018 à 20h, la soirée s’annonce frénétique avec la venue du groupe festif et énergique Anaventou!

Anaventou!, un groupe de cinq Belges et quatre Brésiliens qui mènent le bal. Anaventou! cultive l’esprit de la fête avec batteries, percussions, harmonica, accordéon, chant, flûte, basse, saxophone, violon, clavier. Neuf compères et une musique festive à découvrir absolument.

Avec ce groupe fini le blues et les idées noires du début d’automne. Anaventou! … la garantie d’une soirée groovy où s’agitent les corps et monte la température !

Porteños

Le 18 octobre 2018 à 20h, la Grande Salle de l’Opéra de Lyon accueille la soirée Porteños dont le nom évoque d’emblée les grandes villes portuaires de l’Amérique du Sud et leurs musiques. En effet, la soirée rend hommage à Buenos Aires et Valparaiso avec un double plateau pour une soirée qui réunit Melingo et Macha et Bloque Depresivo, avec la participation spéciale du Quatuor Wassily.

Bloque Depresivo

Bloque Depressivo, le nouveau groupe d’Aldo Asenjo plus connu sous le nom de Macha, leader et chanteur du groupe culte chilien Chico Trujillo tourne avec un répertoire le répertoire nourri et des classiques portuaires et des compositions de Macha. Au programme pas de cumbia mais des valses péruviennes, cuecas, ballades et boléros.

La voix de velours du chanteur transmet la mélancolie souvent associée aux drames qu’il raconte.

Melingo

C’est un vrai bonheur de retrouver le tango-blues halluciné de Daniel Melingo dont les albums et les prestations scéniques procurent de belles sensations. Après avoir abandonné le rock, le musicien argentin Melingo a investi le tango et s’est forgé un univers singulier Il illumine le tango et le revigore. Son dernier opus « Anda » sorti en 2016 témoigne de son art.

La voix rocailleuse et éraillée du crooner bluesy fascine et invite à pénétrer dans ce que l’on peut nommer le tango du XXIème siècle.

Du côté du Jazz

Le jazz est de retour dans la salle underground de l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec deux soirées jazz organisées en partenariat avec le Rhino Jazz(s) Festival.

Papanosh avec Roy Nathanson & Napoléon Maddox

Le 05 octobre 2018 à 20h, le groupe rouennais Papanosh réunit à ses côtés saxophoniste Roy Nathanson et le rappeur et beat boxer Napoléon Maddox. Ensemble ils proposent leur projet « Home », une musique dont les ambiances naviguent entre rock, R&B et soul. La musique pleine de joie de vivre et de virtuosité de Papanosh gagne encore en énergie et s’enrichit de la participation des deux musiciens américains habitués aux salles underground outre-Atlantique.

Au programme, des promesses de folles improvisations, de superbes mélodies sans oublier des envolées poétiques.

Louis Sclavis

Louis Sclavis

Louis Sclavis©Luc Jennepin

On ne présente plus Louis Sclavis, cet insatiable créateur devenu depuis longtemps une référence majeure de la musique improvisée.

Il vient le 10 octobre 2018 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon avec son tout nouveau projet, “Characters on a Wall”, élaboré autour du travail de son ami, l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest. Après avec « Napoli’s Walls », Louis Scalvis poursuit sa quête en quartet avec Sarah Murcia à la contrebasse, Benjamin Moussay aux claviers et Christophe Lavergne à la batterie autour du travail de celui qui a été un des pionniers du street-art. Huit œuvres musicales mises en perspectives avec huit œuvres picturales.

Au croisement des arts, cette soirée prometteuse laisse augurer des improvisations créatives, de superbes paysages musicaux et de belles émotions.

Du côté des Musiques du Monde.

BIM

Le 06 octobre 2018 à 20h, le Benin International Musical vient rendre hommage à la musique des ancêtres du Dahomey. Le BIM est un projet de Radio France en collaboration avec l’ORTB, l’UER, Rolling Stone Magazine, TV5Monde, Institut Français Paris et Institut français Bénin. L’occasion pour le public de découvrir la musique béninoise.

Entre rythmes vaudous et chants traditionnels, des rythmes électriques et des chants enfiévrés.

Alash

Avec le trio Alash, la soirée du 20 octobre 2018 permet de découvrir la nouvelle génération du chant de gorge traditionnel de Tuva. Les trois musiciens du groupe Alash viennent de la république de Touva, à la frontière de la Mongolie et pratiquent le chant diphonique plus communément appelé « chant de gorge ». Une technique traditionnelle ancestrale permet à un chanteur de produire jusqu’à trois mélodies distinctes, et de créer ainsi un chant harmonique.

Dépaysement et étonnement garantis.

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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Jacques Schwartz-Bart revient avec « Hazzan »

Jacques Schwartz-Bart revient avec « Hazzan »

Fresque mystique et explosive

Avec « Hazzan », le saxophoniste et compositeur Jacques Schwarz-Bart plonge dans la musique liturgique juive entouré d’un quartet impétueux. Les mélodies venues de la tradition croisent les rythmiques héritées de la diaspora africaine. Sur cet album lyrique et riche en couleurs, le saxophone élève une prière vigoureuse.

Après « Jazz Racine Haïti », le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart revient le 21 septembre 2018 avec « Hazzan » (Enja Yellow Bird/L’autre Distribution). Une création de jazz qui embrasse la musique liturgique juive, des séquences d’improvisation et des rythmes envoûtants.

Natif de Guadeloupe et fils de Simone et André Schwarz-Bart, le saxophoniste assume sa filiation et son identité ancrée dans ses doubles origines. Avec son projet « Hazzan », il prend le relai de ses deux parents écrivains dont les œuvres ont évoqué la Caraïbe et le martyr du peuple juif.

« Hazzan », du projet à l’album

Dans la tradition juive, le terme Hazzan peut se traduire par cantor ou chantre. Jacques Schwarz-Bart a choisi ce titre en souvenir des paroles d’un rabbin qui avait assimilé ses notes aux paroles d’une prière et l’avait perçu comme « un hazzan sur [son] saxophone » lorsque le musicien avait interprété Adon Olam en 2008 à la Fondation du Judaïsme français.

Couverture de l'album "Hazzan" de Jacques Schwartz-BartIl décide alors, trois ans après la mort de son père, de créer en sa mémoire un projet autour du jazz et de la hazzanout, cet art de chanter des prières juives. Après voir élaboré les premiers arrangements des quelques-unes de ces mélodies traditionnelles, Jacques Schwarz-Bart leur associe des rythmes issus de la diaspora africaine des États-Unis, de la Caraïbe ou des Gnaouas.

Il a ensuite approfondi ses recherches dans les traditions juives d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en sélectionnant des chants différents dont les couleurs puissent participer à créer une fresque mystique et ardente.

Pour réussir son challenge, le leader a réuni une impétueuse équipe qui soutient le chant de son saxophone. Stéphane Kerecki (contrebasse), Gregory Privat (pianiste) rompu à la tradition afro-caribéenne tout autant que le batteur Arnaud Dolmen. Le chanteur David Linx les rejoint sur deux titres.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Shabbat Menuka Hi une célébration collective où le thème est exposé à l’unisson par le ténor et le piano. Le titre du morceau fait comme un clin d’oeil à la tradition du Gwoka. Après une improvisation incandescente du piano fougueux, le ténor en verve élève son cri comme une prière musicale dont le flot génère la transe que la rythmique soutient et que la voix du chanteur entretient.

Le saxophoniste se fait tour à tour serein, enflammé, lyrique (Ma Nishtana), sobre et profond (Avinu Malkenu). Sur son ténor volubile, Jacques Schwarz-Bart fait montre d’une impressionnante maîtrise des sur-aigus.

On a vibré à l’écoute du thème Ahot Ketana ouvert par le chant lumineux de David Linx dont la prière alterne avec celle du saxophone devenu serein. On a apprécié l’ambiance de Daienu, ritournelle joyeuse qui groove sur un tempo médium swing où piano et ténor s’enflamment à tour de rôle.

On a savouré le calme et la simplicité du très court Havdalah. On a cédé à l’enchantement de Ma Nishtana irradié de lumière par le solo ciselé du piano. On a succombé au dialogue fécond de la batterie et du ténor sur Adon Olam que les deux instruments interprètent seuls.

Sur « Hazzan » Jacques Schwarz-Bart élabore une fresque de dix prières qui honorent ses doubles racines. Un album au climat incantatoire où le jazz côtoie la hazzanout, les rythmes africains et carribéens.

Rendez-vous le 04 novembre 2018 au Studio de l’Ermitage dans le cadre du festival « Villes des Musiques du Monde » pour retrouver Jacques Schwarz-Bart avec la formation de l’album, Gregory Privat (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Arnaud Dolmen (batterie), Le saxophoniste se produit aussi le 16 novembre 2018 à Ermont dans le cadre du festival « Jazz au Fil de l’Oise », avec Fred Nardin au piano.
« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Pour une rentrée en fanfare !

Le 21 septembre 2018, NOLA French Connection Brass Band sort un album bourré d’énergie. Sept titres survitaminés pour aborder la rentrée en fanfare. Impossible de résister à la joyeuse bande de frappeurs, souffleurs, chanteurs. Ils dissipent l’ennui, effacent la fatigue et communiquent leur entrain joyeux.

NOLA French Connection Brass Band… c’est un brass band français venu en droite ligne de La Nouvelle-Orléans, la ville-mère des marching bands, ces fanfares populaires qui déambulent dans les rues.

Cette bande de neuf musiciens parisiens déborde d’énergie. Ils frappent caisses et percussions, soufflent dans trompettes, trombones et saxophone sans oublier de chanter à en perdre haleine avec un entrain étonnant et une énergie débordante.

« Street Kings » en témoigne…

Naissance de NOLA French Connection Brass Band

Lors d’un séjour en Louisiane à La Nouvelle-Orléans dans le quartier de Jackson Square, quelques-uns de ceux qui constituent le groupe actuel ont eu l’occasion de jouer avec des musiciens locaux. Amateurs des groupes phares du style, comme le Hot 8, Dirty Dozen Brass Band ou Rebirth Brass Band, les musiciens, dès leur retour en France décident de créer leur brass band en 2016.

NOLA French Connection Brass Band

NOLA French Connection Brass Band©Philip Ducap

En hommage à la Nouvelle-Orléans, ils le nomment NOLA (New Orleans Louisiana) French Connection Brass Band et les voilà partis… Les morceaux sont de leur cru, paroles et musique.

Ça sonne funk, soul, hip hop et jazz… ça envoie et ça donne la pêche !

Le groupe veut transmettre la musique des second lines néo-orléanaises. Dans les fanfares de rue, il y avait en première ligne les fanfares officielles, au jeu plutôt classique. Venaient ensuite les fanfares plus dansantes, celles qui constituaient la seconde ligne, qui exécutaient leurs pas de danse en ligne en jouant du jazz, un jazz qui au fil des années a trempé son expression dans le bain de la soul et la marmite du funk.

Depuis sa création, NOLA French Connection Brass Band enchaîne les déambulations de rues et se produit sur scène avec succès. En 2018, il est sélectionné pour le concours de La Défense Jazz Festival où il s’est produit le 27 juin.

Après la rue et les scènes… les studios

Aujourd’hui les neuf musiciens parisiens perpétuent la tradition néo-orléanaise dans les rues et sur les scènes. Pour mieux faire découvrir leur musique, ils sont entrés en studio et…  le 21 septembre 2018 sort leur album, NOLA French Connection (Fo Feo Productions).

Les neuf musiciens ont gravé sept titres qui résonnent comme un concentré de groove !

Avec Hippolyte Fevre (trompettes), Gabriel Levasseur (trompette), Nicolas Benedetti (trombone), Michael Ballue (trombone) et Bastien Weeger (saxophone ténor), les soufflants envoient des riffs puissants et cuivrés. Avec Johan Barrer (grosse caisse), Florent Berteau (caisse claire) et Tao Erhlich (percussions), caisses et percussions assurent avec Rémi Cretal (sousaphone) une rythmique infaillible. Les voix enivrantes chantent à en perdre haleine.Couverture de l'album NOLA French Connection Brass Band

De quoi transformer, salon, chambre, habitacle de voiture en un néo-Jackson Square. Idem dans le bus ou le métro, il suffirait de faire circuler les écouteurs pour que la musique dynamise l’atmosphère et transforme la monotonie quotidienne des transports en commun en un moment festif. On imagine sans peine le clip qui évoquerait cette transformation.

Les compositions de l’album s’articulent autour de questions/réponses entre les neuf instrumentistes. Les refrains chantés en chœur sont parsemés de chorus et riffs de cuivres avec des clins d’œil aux maîtres, Bootsy Coolins, George Clinton ou Maceo Parker.

On a un petit faible pour Coffee Machine Blues. Le sousaphone tient la ligne de basse en soutien aux mélodies, aux riffs et aux improvisations des trompettes, trombones et du saxophone ténor, tous soutenus par les solides rythmiciens.

 
Quelques RV de concerts pour écouter live Nola French Connection. Dès 19h30 les 15 & 16 octobre 2018 à Paris à La Boule Noire pour la sortie de l’album. Possible aussi de les retrouver le 12 octobre 2018 à Nancy en première partie de soirée sous le chapiteau du Parc de la Pépinière lors du Nancy Jazz Pulsations, le 18 octobre 2018 à Tourcoing lors du Tourcoing Jazz Festival.
« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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Samy Thiébault présente « Caribbean Stories »

Samy Thiébault présente « Caribbean Stories »

Voyage musical entre fête et spiritualité

Inspiré par les musiques de la Caraïbe, le saxophoniste Samy Thiébault présente « Caribbean Stories ». Empreint d’une musicalité festive, l’album invite à un voyage métissé qui vibre d’humanité et de spiritualité. Des histoires musicales caribéennes à découvrir dès le 21 septembre 2018.

En juin 2018, le single et le clip « Calypsotopia » ont déclenché intérêt et curiosité mais il aura fallu attendre jusqu’au 21 septembre 2018 pour découvrir « Caribbean Stories » (Gaya Music Production/L’Autre Distribution), le nouvel album du compositeur, saxophoniste et flutiste Samy Thiébault.

Le musicien a plongé son inspiration et ses instruments à la source et même jusque dans l’âme des musiques caribéennes. Il les a explorées et revient conter ses enchanteresses « Caribbean Stories ». L’opus célèbre l’esprit de la fête et incite à la danse mais il laisse aussi place à des instants introspectifs voire méditatifs.

Samy Thiébault

Samy Thiebault, Caribbean Stories

Samy Thiebault©Youri Lenquette

Né en Côte d’Ivoire, celui qui est à l’origine de « Caribbean Stories » est issu d’un père français et d’une mère marocaine. Il entreprend parallèlement un cursus de philosophie et de musique. Il entre au CNSM de Paris dans la classe de jazz dont il sort en 2008.

Depuis 2004 c’est dans le jazz que Samy Thiébault s’est fait un nom. Au fil des ans on le découvre sur « Blues For Nel » (2004). Ses productions discographiques se suivent : « Gaya Scienza » (2007), « Upanishad Experiences » (2010), « Clear Fire » (2013), « Feast of Friends (2015) autour des Doors et « Rebirth » (2016) porteur de ses nombreuses influences musicales parmi lesquelles Coltrane, les musiques du Maroc et de la Côte d’Ivoire sans oublier la musique classique occidentale. Au fur et à mesure des années, le succès ne se dément pas et il devient un artiste reconnu sur les scènes nationales et internationales.

« Caribbean Stories »

En 2018, on ne va pas ergoter pour savoir si « Caribbean Stories » est à classer dans le jazz ou non car de facto, il s’agit de la musique de Samy Thiébault, de celle qu’il pratique aujourd’hui. Une expression très personnelle mâtinée d’influences diverses qui émargent du côté de Cuba, des Antilles, du Vénézuela, de l’Afrique, de Puerto Rico sans oublier de regarder du côté de Coltrane. De fait, le maître mot qui préside à l’album est sans doute le terme métissage.

Couverture de l'album Caribbean Stories de Samy ThiebaultEn effet, les racines des musiques caribéennes plongent dans les origines et les cultures des hommes déracinés qui ont peuplé ces territoires de la mer des Caraïbes. Calypso, merengue, bolero, chachacha, valse, son et danson émanent des cultures africaines, européennes et sud-américaines qui les ont irrigués. Leur histoire porte les cicatrices mais témoigne surtout de la richesse de celles et de ceux qui, nés dans la souffrance ont fondé leur culture et leur identité dans le terreau de leur diversité. Les musiques de la Caraïbe sont multiples et diffèrent mais elles ont toutes en commun cette pluralité d’origines dont elles se nourrissent.

Pour porter le répertoire de son nouveau projet, Samy Thiébault est accompagné d’une nouvelle équipe à l’image de sa musique. Autour de lui le leader a réuni une solide section rythmique avec le percussionniste cubain Inor Sotolongo, le batteur Arnaud Dolmen, originaire de la Guadeloupe et le contrebassiste natif de Cuba, Felipe Cabrera chargé aussi des fondements harmoniques. Les guitaristes Hugo Lippi et Ralph Lavital apportent leur contribution et des influences venues d’Angleterre et de Martinique. Le tromboniste Fidel Fourneyron, très attaché aux musiques cubaines, dialogue avec le saxophone ténor et la flûte alto de Samy Thiébault.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Santeria. Le saxophone introduit seul le motif musical qu’il reprend soutenu par le groupe. La mélodie du ténor élève ensuite son chant qui croise celui de la guitare. Les improvisations du saxophone et de la guitare sont ponctuées par une section rythmique très présente. On a l’impression de suivre une procession de santeria, cette religion cubaine dérivée du culte yoruba.

Poesia Si Fin débute sur un tempo de chachacha qu’introduisent contrebasse et section rythmique. Le saxophone chante une mélodie mélancolique avant de souffler une incantation lascive aux aigus teintés de nostalgie. Il passe ensuite la main à la guitare qui fait claquer ses notes, façon Benson.

Les Mangeurs d’étoiles déroulent une voûte musicale hypnotique. Après une douce introduction du ténor sur un motif répétitif de guitare, Samy Thiébault s’enflamme et se lance dans un solo fiévreux au discours coltranien. On demeure captif du rythme lancinant et des volutes que le saxophone déroule. On est comme ensorcelé.

Sur un tempo de calypso, trombone et saxophone en totale symbiose incitent à une danse chaloupée que percussions et batterie soutiennent. Les chœurs reprennent en créole et ouvrent l’espace au trombone à la sonorité charpentée. Avec souplesse la guitare s’invite et l’on se prend à chanter avec le groupe jusqu’au bout de la nuit sur Calypsotopia.

Ballade teintée de mélancolie suave, Tanger la Negra adopte un tempo de bolero. Le ténor méditatif déroule son chant nostalgique soutenu par les accords caressants de la guitare et par les harmonies douces de la contrebasse.

Samy Thiebault sort Caribbean Stories

Samy Thiebault©Youri Lenquette

Puerto Rican Folk Song résonne du rythme de la jibara, une musique traditionnelle de Porto Rico. Trombone et ténor entrecroisent chants et contre-chants puis dialoguent par improvisations interposées. Leurs sonorités chaleureuses et cuivrées laissent ensuite place aux percussions et aux chœurs. L’ambiance se fait envoûtante.

Sur Let Freedom Reign le trombone de Fidel Fourneyron et la flute alto de Samy Thiébault exposent la mélodie comme une incantation accompagnée par une rythmique délicate et inspirée. Le solo de trombone fait entendre une prière profane déchirante que la flute relaie.

Le ténor cisèle la mélodie et la guitare tresse les contre-chants sur Presagio qui s’amuse avec les syncopes. On se laisse porter par le flux du saxophone qui s’évade pour improviser mais redevient mélodiste avant de laisser les rythmiciens et la guitare terminer le rêve.

Librement inspiré d’un traditionnel vénézuélien, Pajarillo Verde tourne sur un tempo de valse folle que la rythmique agrémente d’un balancement propre aux Antilles. La guitare légère et sensuelle laisse le saxophone tournoyer avant de revenir au thème. L’album se termine avec Aida, une ballade qui hésite entre gravité et exaltation, entre chant volubile et sensible du ténor et soutien lumineux de la guitare.

Sur « Caribbean Stories », Samy Thiébault et ses complices tissent les fils des musiques issues de la Caraïbe et d’autres ailleurs. Ils les combinent en un ouvrage singulier et poétique. Dix plages, dix atmosphères différentes, dix histoires captivantes. Au final, un disque envoutant et ressourçant pour aborder l’automne avec le soleil entre les oreilles et dans le corps.

 

Rendez-vous le 15 novembre 2018 à Paris au Café de la Danse pour le concert de sortie de l’album de Samy Thiébault « Caribbean Stories ». Un moment à ne manquer pour retrouver Hugo Lippi (guitare), Ralph Lavital (guitare), Felipe Cabrera (contrebasse), Arnaud Dolmen (batterie), Inor Sotolongo (percussions) et Daniel Zimmerman (trombone).
« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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En septembre 2018 Laborie Jazz fait très fort !

En septembre 2018 Laborie Jazz fait très fort !

ERMI’JAZZ et 6 sorties d’albums

En ce début d’automne, l’actualité du label Laborie Jazz attire l’attention. Du 24 au 28 septembre 2018, se profile ERMI’JAZZ avec dix concerts des artistes du label au Studio de l’Ermitage. La sortie de six nouveaux albums précède cet évènement. Bravo au dynamisme de ce label de production indépendant.

Depuis 2006 le label Laborie Jazz figure en bonne place parmi les labels de production indépendants français. En 2017 il s’engage dans la production de concerts pour ses artistes. En 2018, il frappe un grand coup pour mieux accompagner et développer la carrière des artistes qu’il soutient.Logo du Label Laborie Jazz

En investissant le Studio de l’Ermitage pendant une semaine avec ERMI’JAZZ, Jean-Michel Leygonie (directeur artistique) et son équipe de Laborie Jazz donnent ainsi une plus grande visibilité au travail de neuf des artistes du label. Ainsi sont mises en avant de nouveaux venus comme Cassius Lambert signé en mars 2018 mais aussi des artistes confirmés comme Anne Paceo.

On note avec intérêt la présence de quatre femmes musiciennes et compositrices parmi les neuf artistes programmés durant le festival Laborie : la batteuse Anne Paceo, la chanteuse Leïla Martial, la clarinettiste Elodie Pasquier et la saxophoniste Silvia Ribeiro Ferreira.

ERMI’JAZZ… le Festival Laborie

Le Studio de l’Ermitage accueille le Festival Laborie à Paris du 24 au 28 septembre 2018

… 5 jours, 9 artistes, 10 concerts.

Lundi 24 septembre 2018

  • A 18h, la scène appartient à Anne Paceo et son projet « Circles ». La musique pulsatile, tendre, organique et onirique de ce groupe vaut le déplacement, d’autant plus que dès janvier 2019, Anne Paceo va tourner avec son nouveau projet « Bright Shadows ».
  • A 20h30, la clarinettiste Elodie Pasquier présente « Mona ». C’est l’occasion rêvée pour découvrir le Quintet EST « Mona » et l’unité de son qui le caractérise, un Son qui évolue, circule, transpire et exulte.

Mardi 25 septembre 2018

  • A 18h, Itamar Borochov présente « Blue Nights ». Le trompettiste, mélodiste accompli revient sur scène avec son nouveau projet. Il propose sa musique, aboutissement de sa recherche du « Divin » dans le sacré comme dans le profane.
  • A 20h30, place à Silvia Ribeiro Ferreira. A la tête de son quartet elle présente son projet « Luziades ». Avec ses saxophones, elle explose les timbres et les formes.

Mercredi 26 septembre 2018

  • A 18h & 20h30, le pianiste Lorenzo Naccarato est de retour avec son trio et son nouveau projet « Nova Rupta ». Il offre une musique en mouvement qui séduit et dépayse.

Jeudi 27 septembre 2018

  • A 18h, la soirée ouvre avec la vocaliste Leïla Martial qui présente « Baabel » en trio. C’est le moment où jamais de prendre la mesure de l’évolution de ce projet créatif. De belles émotions en perspective.
  • A 20h30, c’est le guitariste Benjamin Bobenrieth qui prend le relai sur scène avec son projet « Travels ». A la tête de son quartet il porte haut le legs des maîtres de la guitare manouche qui l’ont inspiré.

Vendredi 28 Septembre 2018

  • A 18h, le groupe Festen présente le tout nouveau « Inside Stanley Kubrick ». L’énergique quartet dévoile au public l’univers énigmatique et tourmenté de sa nouvelle musique.
  • A 20h30, le jeune bassiste et compositeur suédois Cassius Lambert termine la soirée. Il présente son projet « Symmetri » avec son septet aux résonances contemporaines qui marie jazz, funk, rock, hip-hop et musique minimaliste.

Avec cette toute récente recrue du label se termine le Festival Laborie dont on espère qu’il sera suivi d’une deuxième édition en 2019.

Six sorties d’albums

En amont de l’ERMI’JAZZ, le label Laborie Jazz annonce pour le 21 septembre 2018 six nouvelles sorties d’albums.

A cette occasion, il propose de découvrir les projets de trois nouveaux artistes : la saxophoniste Silvia Ribeiro Ferreira avec « Luziades », le guitariste Benjamin Bobenrieth avec « Travels » et le bassiste Cassius Lambert avec « Symmetri ».

Trois autres musiciens reviennent avec de nouveaux projets. Le groupe Festen avec « Inside Stanley Kubrick », le pianiste Lorenzo Naccarato avec « Nova Rupta » et le trompettiste Itamar Borochov avec « Blue Nights ».

Ci-dessous les échos de « Blue Nights » et « Nova Rupta » écoutés en amont de leur sortie le 21 septembre 2018.

« Blue Nights »

Après « Boomerang » paru en 2006, le trompettiste et compositeur Itamar Borochov est de retour avec de nouvelles et superbes mélodies sur « Blue Nights » (Laborie Jazz/Socadisc/Idol) le leader est entouré du pianiste Rob Clearfield, du bassiste et oudiste Avri Borochov et du batteur Jay Sawyer.

couverture de l'album Blue Nights par Itamar Borochov chez Laborie JazzOn a aimé Right now, la composition lumineuse du trompettiste dont la sonorité voilée évoque un climat de recueillement voire de prière. Sur Blue Nights, l’atmosphère se fait hypnotisante avec un motif itératif joué de manière fusionnelle par le piano et la trompette. La tension monte encore avec l’intervention du oud et d’une rythmique ancrée dans la tradition juive séculaire.

On vibre sur Motherlands où intervient Innov Gnawa. La mélopée chantée par Maalem Hassan Ben Jaafer soutenu par les voix et les qraqers de Samir Langus et Amino stimule l’expression du trompettiste qui fait un clin d’oeil au hard-bop, style où il excelle. Sur Maalem, le groupe adopte une esthétique qui permet au trompettiste de phraser aux marges de la tradition cool.

Daasal évoque quant à lui les atmosphères tendues du hard-bop et les envolées bouillonnantes de la trompette rappellent parfois le style d’un certain Woody Shaw. Garden Dog Sleeps et Broken Vessels mettent en avant le rôle de la section rythmique inspirée et foudroyante qui pousse le trompettiste dans ses retranchements.

Les deux derniers titres sont plus sobres. Revolutionizin’ inspire la sérénité et Kol Haolam Kulo-Take Me To The Bridge suggère une quête divine où se croisent exaltation et recueillement.

Inspirée par la tradition séfarade, la musique de l’album est jouée par des musiciens habités, comme en recherche de Divin, qu’il soit sacré ou profane d’ailleurs.

« Nova Rupta »

couverture de l'album Nova Rupta par le Lorenzo Naccarato Trio, Label Laborie Jazz

Pour son deuxième opus, « Nova Rupta » (Laborie Jazz/Socadisc/Idol), le pianiste et compositeur Lorenzo Naccarato revient en trio avec à ses côtés Adrien Rodriguez à la contrebasse et Benjamin Naud à la batterie. En latin, nova rupta signifie nouvelle éruption ce que certains climats volcaniques de l’album évoquent vraiment. Tout au long des dix plages de « Nova Rupta », le trio propose un voyage musical imaginaire.

La musique évoque le mouvement et s’inscrit dans le concept de musique cinématique qui est basée sur des cellules répétitives et développe des motifs. Le disque propose une alternance savamment dosée de climats oniriques et de silences auxquels succèdent d’orageuses perturbations rythmiques rappelant sur Osmosis et Shapes and Shadows les atmosphères du groupe « Bad Plus ».

Au final , de l’album se dégage une atmosphère qui évoque la nature et engage à une sérénité vigilante.

Le label Laborie Jazz voit grand ! ERMI’JAZZ au Studio de l’Ermitage à Paris du 24 au 28 septembre 2018. Six albums à sortir le 21 septembre 2018. Trois nouvelles signatures… Isabel Sörling, Uriel Herman, François & Louis Moutin. Une nomination aux Victoires du Jazz dans la catégorie « Label de l’année ». A suivre avec attention !

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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Ibrahim Maalouf de retour avec « Levantine Symphony N°1 »

Ibrahim Maalouf de retour avec « Levantine Symphony N°1 »

Hymne unificateur et métissé

L’infatigable Ibrahim Maalouf revient le 14 septembre 2018 avec l’album « Levantine Symphony n°1 ». Dans ce projet symphonique aux confluences des musiques classique, contemporaine, world et jazz, le compositeur tente le défi de rassembler les musiques du Levant. Un projet ambitieux.

Couverture de l'album Levantine Symphony N°1 composée par Ibrahim MaaloufLe compositeur et trompettiste Ibrahim Maalouf est de retour avec un nouveau projet qu’il présente sur l’album « Levantine Symphony N°1 » (Mister Ibe/Universal Music) dont la sortie est annoncée pour le 14 septembre 2018.

L’œuvre a été créée en première mondiale le 01 mars 2018 au Kennedy Center à Washington DC. Le projet est issu d’une collaboration avec la New Levant Initiative, une organisation américaine qui aide à la compréhension et au développement culturel et économique du Levant.

Sur l’album Ibrahim Maalouf propose quarante-cinq minutes d’une suite symphonique qui réunit le Paris Symphonic Orchestra, le chœur d’enfants de La Maîtrise des Hauts de Seine, Ibrahim Maalouf (composition, direction, solos trompette, piano, claviers) et les musiciens de son groupe, François Delporte (guitare), Frank Woeste (Fender Rhodes) et Stéphane Galland (batterie).

Trompettiste, leader, compositeur….

Depuis les années 2000 Ibrahim Maalouf s’est fait connaître comme trompettiste, pianiste, leader et homme de scène mais aussi compositeur et homme de studio qui produit, co

Ibrahim Maalouf

Ibrahim Maalouf©Yann Orhan

mpose, arrange et réalise des albums pour lui et pour les autres. Récompensé par de nombreux prix (4 Victoires de la Musique, César de la meilleure Musique de Film en 2016, …) et d’autres titres honorifiques qu’il serait trop long d’énumérer, voilà Ibrahim Maalouf devenu incontournable.

… Chef d’orchestre

Ibrahim Maalouf devient chef d’orchestre. Avec les musiciens qu’il a réunis autour de lui et avec les ingénieurs du son, il enregistre l’ambitieux projet « Levantine Symphony N°1 ».

Ainsi, Ibrahim Maalouf rassemble les musiques constitutives de son identité musicale qui englobe les cultures arabe sacré, pop, jazz, funk au sein d’une symphonie qu’il souhaite universelle. Il livre la musique du Levant tel qu’il le perçoit, le conçoit.

La symphonie

Seize mouvements s’enchaînent. Le thème est exposé puis repris sous des formes dont les structures changent. Il est développé, s’amenuise, enfle, s’enrichit au fil des sept mouvements. Les instruments et l’intensité varient, la parole circule avec fluidité entre le chœur, les solistes et l’orchestre.

Du prélude au final on se laisse porter au gré des vagues musicales qui se succèdent dans une grande continuité.

« Levantine Symphony N°1 » est marquée du sceau de son auteur et l’on ressent une relative impression de déjà écouté. Rien de surprenant quand on a l’oreille imprégnée des précédents opus du leader tous marqués de son empreinte portée par la sonorité si caractéristique de sa trompette microtonale et par ses univers si personnels. Les inconditionnels du trompettiste Ibrahim Maalouf ne s’en plaindront pas. Aux autres il reste à faire preuve de curiosité pour découvrir cette symphonie.

Pourquoi ne pas approfondir l’écoute de « Levantine Symphony N°1 » en concert et retrouver Ibrahim Maalouf et sa symphonie en direct les 18/19 janvier 2019 à la Seine Musicale ?
« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

« Our Folklore » – Louis Matute Large Ensemble

Le guitariste Louis Matute livre son album « Our Folklore » gravé avec le Louis Matute Large Ensemble. Douze titres colorés de joie et de nostalgie et irrigués de musiques latines, de pop-rock, de classique et de jazz. Une invitation à voyager dans le folklore imaginaire du guitariste et de ses complices. Une musique acoustique élégante et mélodique, énergique et rythmée qui donne envie de chanter.

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Flavio Boltro & Fabio Giachino – « Things To Say »

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Le trompettiste Flavio Boltro et le pianiste Fabio Giachino conversent en toute intimité sur « Things To Say ». Une alchimie musicale expressive et intense unit les deux musiciens transalpins. Onze compositions originales à savourer avec délice. Entre passion et confidence, un album lyrique et stimulant.

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Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Avishai Cohen signe « Shifting Sands »

Le contrebassiste Avishai Cohen fait son grand retour avec « Shifting Sands » et formation éblouissante qui réunit à ses côtés le pianiste Elchin Shirinov et la batteuse Roni Kaspi. L’album renoue avec l’alchimie propre à la musique d’Avishai Cohen… élégance musicale, grandes lignes mélodiques et rythmes divers et recherchés. Somptueux et captivant.

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